père au faîte grâce à filles

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♥♥♥ – 21/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

salut lecteur/trice

désolé mais cette chronique s’adresse plus particulièrement à mes deux grandes filles… mais je te prends néanmoins en témoin… car tu fais un peu partie de la famille…

aujourd’hui c’est la fête des pères… mais pour moi, père au fâite de la fierté papaternelle c’est la fête de ma paire… de filles…

et pour l’occasion, je me suis payé la traite en nous proposant une rencontre à 3, une offre que mes filles auraient pu refusé, mais qu’elles ont acceptée… fiou…

en cette journée spéciale et en même temps comme toute autre et aucune autre, je ramasse ma plus jeune chez sa mère et on s’en va dans l’urbanité de ma plus vieille pour se faire un ptit BBrunchQ (prononcez Bibrunchquiou) ma paire de filles et moi…

j’écris ici, au monde entier, en ce petit matin extra ordinaire d’un été naissant, mais c’est à elles que s’adresse cette chronique, que leur lirai live tout à l’heure… comme apéro ou comme dessert… à moins qu’elle ne passe au BBQ…

alors tadam les voici les voilà ces ptits mot dits…


salut les filles, salut mes filles…

ce matin, je prend ce ptit morceau temps pour vous écrire… ces mots écrits tout à l’heure et que je vous lis maintenant… ati guy lit qui lit… guili guili…

car il plus facile pour moi de vous dire combien je vous aime et vous apprécie par écrit, moins gênant, moins intimidant… tsé les pères, pas toujours évidemment pour nous d’exprimer nos émôtions…

donc il a déjà été une fois… en fait, au moins deux même… sinon plus…

cette aventure de papaternité a débuté il y a 40 ans ago… pas le temps qui papasse, c’est nous je crois… oui papa… ou pas… en tous cas, pas à pas que la vie nous file dedans et dehors…

vous êtes d’ailleurs en train d’apprendre ça vous même non ? non en effet pas nécessairement…

alors, flashback, 1980, encore ti-cul idéaliste et un peu pouilleux de ma personne (aux yeux de mon beau-père de l’époque du moins), on the road dans l’ouest canadien, ne me doutant de rien et doutant d’un peu tout, dont de moi surtout, même pas la vingtaine encore entamée, j’ai croisé par hasard la destinée de Sabera qui s’appelait encore Paule à l’époque… pas pour dire combien les temps ont changé…

nous étions jeunes et fous, un peu nonos même (n’ayons pas peur des mots mon tipèpère, je sais que vous êtes d’accord avec moi sur ce point, mais non non non, ne riez pas trop, car c’est génétique, alors on se garde une ptite gêne, tout ptit tique de gêne)… et comme on dit la folie est génétique, elle se transmet des enfants aux parents…

jeunes et fous donc nous étions, alors que nos quelques rencontres passionnées ont généré une nouvelle vie… disons qu’en matière de précautions, on était loin des masques et de Corona à l’époque… et là, tout là-haut dans les Rocky Mountains, l’âme d’une Léonie s’est incarnée ici-bas… oui baba… tu es née d’un amour de jeunesse chère plus vieille…

après seulement quelques rencontres de coeur (car évidemment on ne parle pas de ces choses-là à ses filles et encore moins au grand public, ni au petit), tu as été conçue et poups, apparue 9 mois plus… je me demandais pourquoi tu m’appelles ainsi Léo, je viens de me l’apprendre (inside joke)…

et ce fut le début d’une bien belle, et un peu fofolle, aventure… qui nous a menés jusqu’ici right now… dans ta cour… avec ta tite soeur en prime…

une aventure qui nous a amenés à apprendre la job de parents, sur le tas et sur le pouce avec toi d’une marre à l’autre, à apprendre à devenir des prenants soins – care takers – nous deux ptit-culs de tout juste 20 ans, et de plus en plus… quand on sème on a toujours 20 ans…

deux kids apprenant à prendre soin de quelqu’un d’autre que soit, à faire pousser une autre vie dépendante de soi, vers l’indépendance… 1980, premier référendum… et à voir la vie éclore sur deux pattes qui ne sont pas les nôtres… ingrate job d’être la plus vieille… sorry l’ainée…

et ici, nous voilà, toi au seuil de ta quarantaine et moi de ma soixantaine, dans ta cour, les 3 ensemble… super fier de toi ma fille…

et toi Fanny, disons que ta vie a été plus normale… quoi que…

considérant nos étés aux quatres coins du lac et sur le balcon de sa vieille auberge juchée sur la colline, eh câline (toujours le mot pour rire le paternel, c’est pas pour rire), on ne peut pas dire que normal (entre italique) est vraiment normal (encore) avec nous, donc pour toi… fille de papaternel oblige… ne riez pas, vous êtes les fruits de cette folie… méchante salade méchantes malades… nouvelles pousses devenues grandes mais un peu fêlées dans le sous-sol…

donc, vie disons plus rangée en apparence pour toi Fanny disais-je, mais un peu fofolle aussi… flyée l’été, rangée l’hiver… bi polaire ça a l’air le petit frère 😉 …

et comme on s’était pratiqués à faire nos gaffes avec Léo, j’imagine qu’on a été obligés de faire de nouvelles erreurs sur ton dos… mais à voir le résultat, 25 ans plus tard, force est de constater qu’on a clairement passer le test… et si la barre était haute, le barreau fut passé haut la main… high five ! super fier de toi ma fille… et droit devant…

Fa, alors que j’écris ce passage en ce môman même – oui papa – tu me Messenger pour me demander si 11 h est toujours OK pour que je te ramasse… connectés tu dis ? et je ne t’ai même pas vendu le punch… j’ai toujours été bon pour garder les ptits secrets…

alors mes filles, comme ma batterie de mon vieil ordi faiblit rapidement et que les mots semblent fuir mon cerveau – ce qui arrive de plus en plus régulièrement, sauf qui veut, je vais aller droit au but – gardiens de buts de frère en fils les Dion brothers

alors ce petit mot ce matin est pour vous écrire, et surtout pour vous dire et vous lire :

merci de m’avoir choisi comme père et de m’avoir montré le don de soi… drôle de choix mais bon, mais la vie est un mystère dit-on chez les Demers-Dagenais-Dion et filles…

que je vous aime, que je suis fier d’être votre géniteur (arch quel pas beau mot dont, dernière fois que je le dis, promis juré craché, mais en temps de Corona fini le crachage juré que j’ai catché)… catcher avant de crasher…

que je suis immensément comblé de vous avoir dans ma vie, et en ce moment même… heureux de vous savoir heureuses, épapanoui de vous voir autant épanouies, inoui… et encore plus intelligentes que moi – quoi que ça, le barreau était pas haut ho ho et c’est pas du gâteau (double inside joke lecteur/trice)…

comme on s’est déjà dit, je vous ai donné toute mon intelligence, ce qui m’en laisse bien peu, mais contrairement aux choses du cerveau, c’est en donnant que le coeur grandit (j’allais écrire que le coeur gandhi mais je vais me retenir car c’est contre ma religion)…

alors en ce petit dimanche d’ère coronarienne, grâce à vous, je me sens comme le roi des papas de papasser ce dimanche ensemble chères fifilles…

merci d’avoir dit oui car je l’entends ce oui papapoups – et ce, avant même d’avoir eu une bouche – et d’être nez dans ma cour royale…

parlant nez, si vous avez mes pieds – sorry for that – je sais que vous vous considérez chanceuses de ne pas porter le mien…

je veux aussi vous dire en phase terminale de ma batterie, que je n’ai aucune attente envers vous, aucune attente autre que celle de vous voir et de vous savoir heureuses, de vous voir prendre le risque d’être vous-mêmes, ce que vous fêtes avec mère veille depuis respectivement 39 et 25 ans… et que je souhaite que vous continuerez à le faire longtemps longtemps… éternellement… car le plus bel héritage qui soit la liberté…

parlant de mère veilleuses, un ptit mot pour souligner la présence de vos mères respectives, Lise Charu et Paule Sabera (vraiment, quelle famille !!!) car sans elles, vous ne seriez pas tout à fait ici… pas en aussi bonne forme du moins… vous ne seriez qu’une idée, un souhait, un projet, une possibilité… et grâce à elles, et à nos rencontres de coeur,  vous êtes devenues réalité…  et c’est grâce à elles que vous êtes aussi belles, et buns… paroles de ptit bum de mourial now

comme Léo n’est pas sur FB, aucune chance qu’elle ne voit ceci, alors la surprise est pas mal assurée de ce côté…

toutefois, j’espère que Fanny ne voit pas sa photo pas shoppée popper (pas pire non ? oui popa) sur son fil et qu’elle ait l’idée d’aller voir si elle y est… qu’un petit risque pas calculé du tout…

mais vous savez comme je suis bon pour garder les secrets right ?

et que je vous aime n’en est pas un du tout rendu ici…

alors bonne fête mes gracieuses… et merci pour vous…

car clairement, j’ai un penchant pour vous…

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4 réflexions au sujet de « père au faîte grâce à filles »

  1. Anandgyan

    Ça c’est la photo que je voulais voir depuis longtemps.

    Coucou Léonie et Stéphanie; ce que vous êtes beaux tous les trois.

    J’ai rien lu encore, j’aI juste flashé sur la photo pis je ne pouvais pas me retenir;
    que chu content!

    Répondre
  2. Anandgyan

    Pis là je viens de lire ce texte exulté; oh wow.

    Moé qui aime Paule, Sushanti, Fanny comme un malade
    comme seul moi peut faire.

    Oui papa, pas pire pan toute!

    Répondre

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