Archives de l’auteur : atidion666

à pas de tortue

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les dernières chroniques – 22/7/18

traduction: la patience, c’est être en paix face au processus de la vie

hommage aux tortues…

vive les parcours lents, posés et méticuleux…

bravo pour les slomos…

on aimerait que tout aille exactement comme on le veut dans notre vie personnelle comme dans le monde… et vite à part de ça… souvent plus vite que ça va dans les faits en tous cas… on voudrait pousser au cul de Dieu…

et en même temps, on trouve que tout va trop vite… de plus en plus vite, de plus en plus trop vite…

on souhaite que tout coule dans le sens qu’on voudrait, toujours, tout le temps… à notre rythme à nous, pas celui de la vie…

on voudrait que tout change, tout de suite… en notre faveur tout le temps…

mais la vie est changement, et faite d’étapes…

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qu’il nous faut appendre à respecter, et traverser… une par une…

la vie est une grosse slomo… une grosse patate chaude… une grosse pente lente… parfois montante, parfois descendante…

la vie se fait parfois tortue, parfois éléphante…

mais la vie est aussi parfois lapine, surtout trop vite à notre goût quand ça ne va pas comme on le voudrait…

mais souvent aller lentement mais sûrement plutôt que de vouloir sauter les étapes s’avère plus efficace… du moins plus reposant… la paix quoi…

suffit de clairement déterminer où se trouve la maison… où on s’en va…

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home is where the heart is

nothing to do, nowhere to go

 

 

écrire Zen

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les dernières chroniques – 21/7/18

citation:  le seul Zen que vous trouverez au sommet de la montagne est le Zen que vous apportez avec vous… proverbe Zen

chronique dédiée à mon amie Zen préférée… merci et smack…

ce temps de l’année again… le retour de retraite… de la retraite Satori à la réalité ordinaire… du monastère à la chambre à coucher… et au tas de compost…

après 5 jours passés à m’être scruter l’intérieur, du scrotum jusqu’aux cieux and back à l’infini, et aller-retour, à m’observer l’infinie boîte à idées, ce mental si vigoureux et plus créatif que le créateur lui-même, temps du doux retour à l’ordinairité du quotidien ordinaire… extra ordinaire retour…

après avoir surfer sur diverses vagues d’émotion et d’élation, après avoir visité l’enfer et ses multiples sous-sols inférieurs, après avoir été Dieu et avoir séduit et été flirté par le yable en personne et désincarné, back home again

plus de structure pour soutenir l’introspection, plus de cloches pour nous la fermer ou nous l’ouvrir, plus de partenaire ou de miroir à remercier, on doit apprendre et ré-apprendre par soi-même à se regarder par soi-même… en soi-même, et pour soi-même… au-delà de soi même… en miroir… en silence… et avec des mots… que quelques… écrits… ici… la plupart là-bas… car j’écris la plupart du temps tout bas…

mon koan pour l’année à venir est dis-moi ce qu’est liberté… le même que l’an passé d’ailleurs qui, pour une raison sur laquelle je me pencherai et plancherai dans les mois à venir, j’avais complètement remisé dans une sous-couche profonde de mon inconscient personnel et connectif…

durant cette récente retraite, je me demandais si j’allais continuer à rédiger chroniquement tel que je le fais depuis des années, presque quotidiennement… compulsif…

et telle une surprise sortie spontanément de sa boîte de Cracker Jack, hop !

voici donc quelques mots pour dire toute mon appréciation du Zen et de ses anecdotes… les Zenecdotes… ses ptites histoires coquines et subtilement twistées… alors toute ma reconnaissance au Zen et à son non-sens qui nous dit le rien en plain face…

pas le Zen des magazines de décoration, ni celui des dernières tendances du développement personnel…

pas le Zen qu’on vend en boutique nouvelâgeuse…

pas le Zen des magasins à une piasse… ou deux… ou trois…

pas le full zen à la mode de la grande foule en masse pas très critique…

juste le Zen…

le Zen plain, dénudé, sans artifice…

le Zen nature…

le Zen Oriental du bon vieux temps sans temps qui ne passe pas autrement que sur et dans notre corps…

le Zen de la roue et du boeuf…

le Zen du bois et de l’eau…

celui du non-sens et du sens multiple et infini… ce sens simple qui nous renvoie au plus simple en soi… simplicité de la Zenitude cosmique et pas mal comique quand on pogne la divine joke… ou quand on se pogne soi-même…

le Zen miroir… celui de notre visage original…

le Zen qui nous demande 100 fois par jour de quel côté de la porte on a laissé nos souliers…

pas le Zen philo ni psycho, juste le Zen Zen…

mais évidemment, je ne partagerai pas ici les mots qui me sont les plus personnels… même moi je ne les connais pas encore…

non ça je le ferai face à mon âme et les yeux ouverts, face à mon miroir intérieur, les yeux fermés dans ma ptite tête de pinotte et dans mon coeur incandescent et transcendent… et la plupart du temps transparent…

yeux fermés, cieux et coeur ouverts…

car j’aime écrire Zen… une écriture privée, pudique et réservée… une écriture décapante… une écriture de fond d’âme… une écriture face à un blanc, un blanc d’écran… le blanc Zen d’un blanc bec…

car l’écran blanc recèle un écrin qui n’est que mien… et qui relève du mystère… caché de moi-même…

en terminant, quelques mots qui pourraient bien être Zen… ou pas…

car tout est Zen… et rien ne l’est non plus…

Un écrivain ne doit jamais s’installer devant un panorama, aussi grandiose soit-il.
J’avais oublié la règle.
Comme saint Jérôme, un écrivain doit travailler dans sa cellule.
Tourner le dos.
On a une page blanche à noircir.
Écrire est une vue de l’esprit.
C’est un travail ingrat qui mène à la solitude.
On apprend cela à ses dépens et aujourd’hui je le remarque.
Aujourd’hui, je n’ai que faire d’un paysage, j’en ai trop vu!
«Le monde est ma représentation.»
L’humanité vit dans la fiction.
C’est pourquoi un conquérant veut toujours transformer le visage du monde à son image.
Aujourd’hui, je voile même les miroirs.
Tout le restant est littérature.
On n’écrit que pour «soi».
C’est peut-être immoral.
Je vis penché sur moi-même.
«Je suis l’Autre.»

• Blaise Cendrars
via Richard T. Chartier – un de mes préférés pushers de bons mots (bene diction)…

in L’HOMME FOUDROYÉ, p.115

gratte gratte gratitude

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les dernières chroniques – 14/7/18

traduction : la gratitude se manifeste lorsque les souvenirs sont conservés dans le coeur et non dans la tête… – Lionel Hampton

elle va avec celle d’hier celle-là… oui oui celle-là justement…

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pas tant à dire sur la gratitude en soi car elle parle d’elle-même et demande surtout à être vécue plutôt que décrite… vécue et ressentie partout dans son corps… à mon avis autant dans le coeur que dans la tête et tout le reste des parties du petit et grand tout…

reconnaissance et appréciation pour qui l’on est, ce que nos parents nous ont transmis du mieux qu’ils ont pu et avec les moyens qu’ils avaient…

reconnaissance pour tout ce qui est… ce que l’on aime beaucoup, et ce que l’on aime moins… et encore plus ce que l’on déteste… car un filon précieux là il me semble…

reconnaissance pour la facilité et le confort de notre vie matérielle… car relativement facile cette existence en ce bout du monde non ? cette facilité qui résulte notamment du travail de tous ceux et celles qui nous ont précédé ici bas… et de ceux et celles qui veillent sur nous de la-haut…

reconnaissance pour la capacité de pouvoir être empli(e) de gratitude justement…

car toujours le choix au fond vous et moi, peut-être la principale justice qui soit en ce bas monde… malgré les apparentes injustices… surtout matérielles…

toujours le choix… gratitude pour qui ou ce qui, ou insatisfaction face à ce qui n’est pas… ce qui n’est pas encore ou pas du tout et qui ne sera peut-être – probablement ? – jamais…

même si on la désire fortement autrement, la vie ne peut être que telle qu’elle est… du moins telle qu’on la perçoit, donc telle qu’on l’imagine, telle qu’on la créée si on aime se considérer co-créateur/trice… nous le gars et la fille des vues au fond… en équipe avec l’affaire plus grande que soi…

on projette sur l’écran de notre vie les motifs de nos choix… perpétuels choix qui se recréent à chaque instant, chaque moment… et zoup ! parti ce moment… jusqu’à celui-ci qui deviendra l’autre, et l’autre, et l’autre… qui n’est toujours ai fond que celui-ci… en perpétuelle recréation…

toujours, que cet éternel moment de gratitude… si c’est ça qu’on veut…

Amour Paix Douceur et Bonté

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les dernières chroniques – 13/7/18

l’amour, la paix, la douceur et la bonté comme force en dépit de tout…

en dépit ce que les médias nous rapportent… et de l’image du monde que l’on s’en fait…

en dépit de nos peurs, nos insécurités et de notre vision à trop court terme qui nous font abuser de la terre sur laquelle on marche, la terre qui nous  nourrit… notre mère…

en dépit de tout ce qui en nous, l’humain(e), tend à vouloir descendre et se fermer, restons focus sur l’amour, la paix, la douceur et la bonté comme force ultime, comme moteur de vie, comme inspiration…

qu’on appelle cette force Dieu, les anges, le destin ou le grand mystère, faisons confiance à la vie car quoi faire d’autre anyway ? la vie doit bien savoir elle non ?

nous sommes ici, tous et toutes, vous et toi et moi, à faire l’expérience humaine, à apprendre les leçons que nous sommes venu(e)s apprendre en cette incarnation précise… sans toujours savoir pourquoi, sans toujours se rappeler…

what the fudge ?

car on vit beaucoup dans notre tête, trop… en pensant en avant ou en arrière, en concepts, en imaginant souvent le pire… on vit trop seulement dans notre tête et on oublie trop souvent notre coeur…

mais avec ces 4 mots, amour, paix, douceur et bonté, il est possible de redescendre de la tête au coeur… de là à ici…

car

la tête n’est qu’un ramassis de pensées… des pensées au sujet du passé et de l’avenir, voila ce qu’est la tête… alors que le coeur est un havre de calme, de tranquillité, de paix absolue… et quand vous faites reposer votre tête dans votre coeur, vous ressentez une joie et une béatitude tellement plus grande que vous… alors vous saurez… laissez votre tête s’abandonner à votre coeur et vous le sentirez… – Robert Adams

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et si nos plaques d’immatriculation servaient à nous souvenir quant au pourquoi nous sommes ici ?

la bonne altitude

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les dernières chroniques – 10/7/18

ça vous appelle vous aussi ?

ça vous interpelle ?

ou ça vous rappelle quelque chose ?

j’imagine que toute forme de vie incarnée sur terre a tendance à vouloir remonter… à la surface… tout le monde veut aller au ciel… peut-être que tout ce qui descend doit remonter ?

très appelé ces temps-ci par les êtres supérieurs, par les anges, par les entités légères…

les deux pieds et le coeur sur terre, l’âme appelé vers le ciel… de plus en plus… avec les hymnes et la musique qui élèvent, la tendance est à la légèreté et à l’élévation…

car comme on dit, tout est une question d’altitude…

lavée de ses biens

les dernières chroniques – 9/7/18

ce matin j’aimerais vous raconter une petite histoire, aux grandes et tragiques conséquences… une histoire qu’on ne vivra fort probablement jamais ni vous ni moi… apprécions-le…

c’est l’histoire de mon amie Sylvie (Navjot)… qui vit à Hawaii sur la plus grosse des îles, Big Island comme on l’appelle là-bas… une amie que je n’ai pas vue depuis longtemps (mais avec qui je suis en contact via FB)… une amie qui vit là-bas depuis longtemps… près d’un volcan… en éruption encore en ce moment… images Youtube tournées hier à l’appui…

une amie qui a perdu la maison dans laquelle elle vivait… comme presque 700 autres maisons des environs qui ont été englouties par la lave… et une partie de ses biens… et ça coule et ça menace encore et toujours… images Youtube tournées hier à l’appui…

une amie qui, comme plusieurs touchés par la lave autour d’elle, doit refaire sa vie… une amie qui vit dans une communauté poursuivie et menacée par une coulée de lave bouillonnante issu d’un volcan et dont les maisons disparaissent…

intriguants les volcans… séduisants aussi… mais sourdement et puissamment menaçants…

en fait, pour nous, intriguants et séduisants… pour d’autres, destructeurs et décapants…

la semaine dernière, quand notre amie a raconté son histoire, nous avons été nombreux et nombreuses à être touchés par ses mots…

et je me suis mis à m’imaginer ma petite maison, ici, se faire ensevelir par des coulées de lave… m’imaginer que je perdais tout ce que je pensais posséder… car en effet, on ne possède rien dans les faits, cette histoire de lave recouvrant tout sur son passage nous le montre bien… on peut tout perdre à tout moment… nos biens, les êtres chers, la vie même… tout si fragile et délicat…

que prêté tout ça… que passager… pouf et tout – peut être – parti !

alors apprécions ce que la vie nous offre pendant que ça passe… et soyons prêt(e)s à laisser aller… à tout moment… n’importe quand…

car aussi ça la vie… aussi court que ça… aussi volatile… qu’un moment… qu’une illusion… qu’une respiration… à la fois… que celle-ci, en ce moment même… ni plus, ni moins…

qu’un sentiment de sécurité… jusqu’à la prochaine coulée de lave… peu importe sa forme… ou le moment ou elle arrivera…

merci Navjot de nous montrer la délicatesse et la résilience de la vie qui coule… comme une coulée de lave…

double disciplitude

les dernières chroniques – 6/7/18

aujourd’hui marque l’anniversaire de mes 35 années de disciplitude auprès d’Osho…

aujourd’hui est aussi la journée du passage du corps de Mestre Irineu vers les cieux…

coincoincidence ?

deux maîtres, deux inspirations, deux forces très différentes, l’une féminine et introspective, Osho, l’autre forte et très terrienne tout en étant hautement élevante, Mestre Irineu…

que voulez-vous, je suis un polyamoureux spirituel… mais pas une guidoune quand même, que deux, qu’eux deux… déjà en masse pour un ptit disciple de mon espèce…

je n’ai aucune idée du pourquoi ni comment j’en suis arrivé là… même quand je leur demande, je ne saisis pas…

les choses ne sont telles qu’elles sont, sans que je n’en comprenne nenni… et ainsi soit-il… in God we trust… et en mes gourous aussi…

d’ailleurs, on dit que ce n’est pas le disciple qui choisit le maître… en effet makes sense que ce ne soit pas l’aveugle qui guide celui ou celle qui voit…

si la vie de disciple n’est pas évidente, car on n’a pas vraiment idée dans quoi on est embarqué(e) et parfois ça brasse en discipline, on suit notre intuition et on fait confiance même si on ne sait rien, la vie de maître ne doit pas l’être non plus… évidente I mean… du moins du point de vue limité du disciple…

des milliers de disciples, tous et toutes plus ou moins inconscients, plus in que con en tous cas… 😉

des milliers de personnes qui nous vénèrent, bourrées d’attentes et d’idées préconçues grosses comme un égo de 3 tonnes…

encore plus étrange d’avoir des gourous pu d’corps… on peut croire qu’on peut en faire ce que l’on veut… mais tel n’est pas le cas je vous assure… ils ont beau ne plus être incarnés, ils continuent de parler et de passer leurs messages… que plus subtil, que plus chuchotant… faut écouter avec nettement plus de finesse et de présence…

une grande responsabilité aussi je trouve que d’être disciple… car nous sommes en quelque sorte la carte de visite de notre – ou nos – maître(s)… du moins ainsi que je le conçois… on les représente… en quelque sorte car on ne représente bien sûr que soi-même…

souvent quand je fais quelque chose, je me demande ce que diraient mes maîtres à propos de mes actions… je me demande parfois ce qu’ils feraient, eux, dans la même situation… le vrai sens d’alter égo en fait, au-delà de l’égo… une présence pure… le même ptit bout de Dieu vivant en chacun de nous…

et inévitablement, on fantasme au sujet de nos maîtres car on ne connait rien de la grandeur de leur réalité… ou peut-être est-ce encore plus petit que la nôtre ? peut-être qu’il ne reste plus rien rendu là… on projète probablement tous nos trips ésotériques sur eux… ça fait partie de la game d’être disciple…

alors infinie compassion du maître pour les indisciplines de leur disciples ? acception inconditionnelle ? ou exaspération devant nos nounouneries indisciplinées de wannabe illuminé ?

anyway, un grand jeu cosmique… mystère et boule d’égo… à mâcher… et à remâcher…

Osho m’incite à aller dans le silence, à observer, à sentir… Mestre Irineu aussi évidemment car c’est toujours ce qu’un maître fait, nous ramener au plus pur en nous-même, mais en plus, il m’apprend à chanter, à developper une fermeté et une discipline sans faille dans les tempêtes cérémoniques

sincèrement, je ne connais rien de la nature de ma relation avec mes maîtres… mais je m’abaisse et je relève la tête, l’âme et le coeur devant ce grand mystère…

tout ce que je peux faire est confiance, et être le plus impeccable possible devant mes maîtres…

je ne sais vers où je marche mais je marche d’un bon pas… et je danse, et je chante…

merci beloved Mestres…