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gourous de l’instant

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••• les zultimes chroniques – 18/1/19

traduction :  la vie nous offre toujours exactement l’enseignement dont nous avons besoin à chaque moment… et ça inclut chaque moustique (pas de trouble avec ça right now), chaque malchance, chaque feu rouge, chaque bouchon de circulation, chaque superviseur(e) dérangeant(e) ou employé(e), chaque maladie, chaque perte, chaque moment de joie et de dépression, chaque dépendance,  chaque morceau de poubelle, chaque respiration… chaque moment est le gourou… – Charlotte Joko Beck

en passant, j’ai traduit the teacher par enseignement et non par enseignant(e) car ça dépersonnalise l’affaire, ça inclut plus facilement choses et événements…

pour en revenir à la citation, je ne sais pas pour vous, mais pour moi c’est une façon intéressante de voir les choses, de faire du sens… certain(e)s le verront comme du fatalisme, d’autres comme une fatalité, mais au fond same same, … la vie est ce qu’elle est… that’s it that’s all… ou est-ce vraiment le cas ?

car la vie est un fait – ou une illusion ? – dans laquelle on doit vivre… fatale expérience dans le sens qu’on ne s’en tirera pas vivant(e)… certain(e)s vont même jusqu’à dire que la vie est une maladie transmise sexuellement et qui s’avérera éventuellement mortelle… un peu de cynisme mais tout de même, une certaine part de vérité là…

on ne la choisit pas vraiment cette vie, du moins nous n’en avons pas toujours conscience… quoi que certains prétendent savoir exactement ils/elles se sont incarnés… good for them non ? pas mon cas, encore à chercher le pourquoi du comment et le de quecé

qu’on pense la subir ou la choisir notre vie, décider de considérer chaque événement ou chaque personne que l’on rencontre comme le parfait enseignement du moment fait sens (je sais je sais, un anglicisme, mais j’ai fait l’effort car j’avais écrit makes sens en premier lieu, pour mes ami(e)s 101 puristes)…

certains disent la même chose un peu autrement en affirmant du haut de leur tour d’y voir qu’il n’y a pas de hasards… good for them aussi mais peut-être que juste un gros hasard la vie aussi non ? qui sait vraiment ?

ça facilite la vie dans les coins moins ronds de considérer tous les événements et personnes de la vie comme une leçon, comme un enseignement… ça permet d’affronter plus facilement le pas si affrontable que ça…

mais il ne fait pas non plus cependant oublier de célébrer la vie, d’y mettre de l’épice, de la joie, du drôle… car qui veut aller à l’école full time ? ça prend des récréations…

qu’on voit la vie comme un enseignement ou comme une montagne à gravir, comme un défi à relever – comme les gens qui quittent un poste pour relever de nouveaux défis, toujours quelque chose à apprendre sur soi en effet en cette grande vie…

personnellement, à la veille de changer de job à 58 ans et j’avoue que je n’ai aucune idée de ce que je ferai pour faire sourire mon gérant de banque, quoi que j’ai certaines petites idées derrière la capine…

mais la vie m’a si souvent démontré que nos petites idées n’étaient pas toujours les idées que la vie avaient en tête pour nous – même si la vie n’a et n’est ni queue ni tête –  que je ne me prends pas trop au sérieux justement…

bien beau avoir des intentions mais pas fou non plus de laisser une part d’inconnu, de vide, d’imprévu que la vie saura remplir de ce qui est juste et bon au bon moment…

in life we trust right ? du moins on essaie, on essaie…

qu’on considère chaque chose de la vie ou chaque personne comme un enseignement ou une mission – même si le mot mission sonne un peu prétentieux à mes yeux et oreilles – une personne doit faire ce qu’un faire personne doit as they say

mais pour que la vie puisse nous enseigner, il faut vouloir apprendre… paraît même que des disciples sincères puissent apprendre quelque chose de la part de faux gourous… la leçon est dans le camp de l’appreneur(se) plus que l’apprenant(e)…

d’autre part, comme le terme dépendance était inclus dans la liste des enseignements, permettez-moi quelques mots sur ma pause FB…

pas trop difficile à date, au contraire même relativement facile… comme un profond soulagement de ne pas avoir à regarder la vie de tout un chacun(e) passer devant moi… avec en prime le face du gros clown roux que je ne vois presque plus à part sur quelques fils de nouvelles…

éventuellement, j’y retournerai peut-être car j’ai l’intention de faire de la musique quand je serai grand et ça prend un endroit pour être visible et s’annoncer… mais je cherche d’autres options… à suivre… mais pour le moment, disons que je trouve mes enseignements ailleurs…

alors chers lecteurs/trices, profitez-en pour apprendre, c’est vendredi, dernier jour d’école…

demain on reste au lit…


parlant de FB et de quelques-uns de ses effets pervers, excellent reportage d’Isabelle Haché dans LaPresse au Sri Lanka…
https://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201901/17/01-5211354-la-presse-au-sri-lanka-quand-facebook-propage-la-haine.php

contamouriné

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••• les zultimes chroniques – 17/1/19

ces temps-ci, je me laisse contaminer…

eh oui, de plus en plus contaminé…

par l’amour…

full contAMOURiné

par l’amour d’une femme, par l’amour d’une petite fille, par l’amour de mes deux filles devenues grandes… et de quelques ami(e)s…

et par l’amour de la vie en général…

quoi que si l’amour peut sûrement être général – et certains sages affirment qu’il doit le devenir de plus en plus, on verra bien pour ça quant à moi – l’amour est aussi et surtout essentiellement personnel il me semble… l’amour passe par le face à face, le coeur à coeur…

l’amour est quotidien, l’amour se transmet par de petites actions, par du prendre soin, des petits gestes de rien du tout qui font tout justement…

l’amour se cache dans les petits gestes du quotidien, dans l’ordinaire de tous les jours…

l’amour se passe sur la longue run

l’amour est simple, l’amour est humble, l’amour est extra ordinaire…

l’amour se cache dans les petites attentions, dans les petites et grandes intentions…

l’amour se donne, il ne sait pas compter…

l’amour est doux mais parfois l’amour gronde aussi, autant en émotion qu’en passion…

et en effet, l’amour ne s’apprend pas, il se transmet…

de soi à l’autre, en donnant…

et de l’autre à soi, en recevant…

l’amour c’est du give and take

mais qui commence par le give on dirait bien… du moins c’est mon expérience du moment…

car à trop vouloir l’amour en le recevant de l’extérieur, on risque de finir quêteux, et déçu…

non l’amour commence en donnant… en donnant ce que l’on voudrait ultimement  recevoir…

alors continuons d’apprendre à donner lecteurs/trices… à prendre soin, à soutenir les nouvelles pousses qui croissent autour de nous…

car l’amour, même s’il vieillit de corps, et bien cet amour est encore et toujours jeune en esprit, et l’amour nous garde jeune…

allez, amor amor chez-vous itou…

 

chacun(e) de nous, tous toi de ce monde

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••• les zultimes chroniques – 16/1/19

traduction: personnellement, pour moi être un saint signifie être moi-même… ainsi les enjeux de sainteté et de salut de l’âme consistent en fait à trouver qui je suis, à découvrir qui je suis… – ?

sincèrement je ne sais pas qui est cet homme – quelqu’un a une idée ? – ni même si c’est lui qui a dit cela… qu’une vignette trouvée ici, ou était-ce là ? ou ailleurs ?

et très sincèrement, pas important du tout tant qu’à moi…

pas important non plus de devenir un saint ou un pécheur, tant qu’on reste soi-même…

et même être soi-même, que cela veut-il dire ?

car qui peut-on être d’autre que soi-même anyway ?

d’ailleurs hier, Osho disait que nous sommes ce que l’existence veut que l’on soit… donc qu’on pouvait relaxer… sounds good to me…

vous voyez, certains matins il y a des affaires bêtes de même qui me trottent dans la tête…

des questionnements sans queue ni tête, des questions un peu bébêtes qui me trottent tout le tour de la tête… pas de quoi écrire à sa mère, surtout que la mienne est morte il y a belle lurette, alors on peut lui parler directement via le wifi cosmique…

alors voilà ces quelques mots un peu épars ce matin, quelques concepts qui ne savent pas quoi vouloir dire, mais qui sont toujours prêts à rire… car rire plutôt que dire est parfois plus de circonstance… rire de cette vie qui passe, qui nous passe dessus, qui nous passe dedans, sans que l’on sache où l’on va, ou même qui l’on est car qui suis-je ?demandais le mystique… ou était-ce une mystique ?

petite chronique de quelques mots décousus avant le run du matin, avant de préparer la petite pour l’école et que la lumière du jour nous éclaire de nouveau la binette…

lumière sur notre ombre, l’un des déploiements de la vie…

et pour que vous ne soyez pas en reste, voici quelques mots smarts – des smarties de Rumi – de Djalal-od-Rûmi via Jean Gagliardi :

Tout l’univers est contenu dans un seul être humain : toi !

Tout ce que tu vois autour de toi, y compris les choses que tu n’aimes guère, y compris les gens que tu méprises ou détestes, est présent en toi à divers degrés.

Ne cherche donc pas non plus Sheitan hors de toi. Le diable n’est pas une force extraordinaire qui t’attaque du dehors. C’est une voix ordinaire en toi.

Si tu parviens à te connaître totalement, si tu peux affronter honnêtement et durement à la fois tes côtés sombres et tes côtés lumineux, tu arriveras à une forme suprême de conscience. Quand une personne se connaît, elle connaît Dieu…

 

médecine sacrée

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••• les zultimes chroniques – 15/1/19

salut lecteur/rice

comme je suis en pause FB et que ces chroniques reçoivent donc un peu moins de visiteurs pendant cette pause, j’en profiterai pour vous parler d’un projet à venir qui me tient grandement à coeur puisque nous sommes presqu’en famille rétrécie

alors…

depuis une quinzaine d’années, j’expérimente avec l’ayahuasca, un breuvage enthéogène (qui génère = gène / le divin = théo / en soi = en) que l’on retrouvait originalement dans l’Amazonie, mais qui a migré depuis dans d’autres régions tropicales du monde…

ce breuvage est utilisé comme outil pour soigner et traiter le corps, pour communier avec les esprits et les morts, et en tant qu’élément central de puissants rites de passage chez plusieurs communautés autochtones… les chamanes travailleraient avec ce breuvage au nombreux noms (plus de 60 parait-il) depuis des centaines d’années, si ce n’est des millénaires, un peu partout autour du grande bassin de l’Amazonie…

en ces temps modernes, une industrie touristique s’est développée au Pérou notamment autour des rituels impliquant l’Ayahuasca et d’autres plantes enthéogènes… pour le meilleur mais souvent pour le pire… même l’émission Enquête en a parlé récemment… avec une ptit twist sensationnaliste évidemment…

personnellement, depuis une quinzaine d’années, j’ai expérimenté  avec cette plante au sein de divers types de contextes, autant chamaniques, artistiques que religieux… mais c’est ce dernier qui résonne le plus pour moi… notamment dans la configuration du Santo Daime, sous la protection de Mestre Irineu… dont je vous reparlerai davantage éventuellement ailleurs…

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sous ce parapluie spirituel, je nous sens protégés, guidés, et le répertoire d’hymnes que l’on y chante est mélodieux et réveille chez les gens quelque chose de spécial… je tiens à spécifier que même je ne m’inscris pas dans le courant le plus orthodoxe de ce mouvement spirituel (on pourrait toujours discuter des nuances entre les termes spirituel et religieux mais avec ce thé, aucun dogme ou doctrine trop stricte ne me semble pouvoir tenir la route), ce mouvement est pour le moment notre couvert de protection…

c’est depuis 2007 que je pratique et apprends ces hymnes et que je guide des cérémonies… à compter de 2011, je me suis joins à une église de Montréal afin de tenter de convaincre le gouvernement canadien de nous accorder l’autorisation d’importer et de servir ce breuvage légalement… c’est une femme de Montréal qui avait entamer ce processus en 2001…

mais à l’époque comme c’était les con servateurs qui étaient au pouvoir au Canada, nos démarches stagnaient, et en 2013, j’ai décidé de quitter les rangs de cette église et de continuer illégalement le travail avec ces hymnes dans le cadre de cérémonies clandestines au sein de notre petite église dans la forêt… et depuis, un petit groupe s’est formé malgré la clandestinité…

et avec le retour des Libéraux fédéraux au pouvoir en 2015, un vent d’ouverture a soufflé d’une marre à l’autre, notamment avec l’ouverture face au cannabis, et en juin 2017, une première église Santo Daime a obtenu une exemption après 17 ans de procédures…

sentant la porte ouverte, et le vent souffler, l’hiver dernier, nous avons fondé une église et avons rédiger une demande formelle pour recevoir une exemption et juste avant Noël, nous avons reçu le OK du ministère de la Santé fédéral pour importer et servir ce thé cérémoniel ici au Canada… nous sommes dorénavant 5 église au pays à pouvoir le faire en toute légalité… avec certaines conditions strictes à respecter bien sûr…

ce qui fait que nous irons de nouveau au Brésil en mars prochain pour fabriquer et rapporter notre première cargaison de thé et entamerons nos cérémonies au printemps…

alors pourquoi j’écris à ce sujet ? c’est que certaines personnes m’ont dit être curieuses… mais comme nous n’avons rien à vendre, nous resterons très discrets quant à nos activités… important que les gens cherchent pour nous trouver… car nous sommes une école de mystère…

et ce travail est très intime, très fin et requiert courage et persévérance de la part de ceux et celles qui y cheminent… et une grande capacité de se regarder, surtout en ses zones d’ombre et de moins grande clarté pour y apporter un peu de lumière justement…

alors si ces mots résonnent, écrivez-nous à ceudovaledavida@gmail.com et nous entrerons en contact  à notre retour du Brésil..

question sans réponse

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••• les zultimes chroniques – 14/1/19 (2)

traduction : tu es ce que l’existence veut que tu sois… alors relaxe… – Osho

l’autre jour je vous ai demandé de m’écrire… et quelques personnes m’ont bel et bien répondu pour me faire part qu’elles aimaient bien lire mes chroniques et pour faire contact…

remember ?

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mais c’est mon ami Yusuf qui a répondu le premier et qui a osé jouer le jeu jusqu’au bout en me posant quelques questions…

notamment :

Où est passé Zorba ?

et

C’était quoi en fait Ati, le message ?  d’Osho, I think Yusuf means…

eh bien voilà un ami qui a le mérite d’être clair…

alors voici quelques bribes de réponse…

quant à la première question, elle fait référence au concept de Zorba le Bouddha qu’Osho avait amalgamé en opposition aux saints trop saints du trop vieux temps…

il avait mêlé épices et du zen dans la même assiette… du daring, du gling gling, du baveux, du irrévérencieux… c’était notre gourou ça!

car trop de Zorba seulement, un peu trop à l’extérieur de soi, et trop de Bouddha,  un peu trop plate…

Osho a eu la brilliance de nous entretenir sur, et de nous inculquer les deux volets… une divinité bien incarnée dans une humanité un brin éclatée… qui aura fait r’virer quelques puristes dans leurs shortsgood for them… et pour nous…

mais sincèrement, pour répondre à la question de mon ami, je ne peux me prononcer quant à ce qu’est devenu le concept de Zorba de nos jours… trop absent ? peut-être…

car pour moi, autant Zorba que Bouddha semblent perdre un peu d’intérêt…

comme si Zorba et Bouddha s’étaient fondus l’un dans l’autre… comme si ces deux facettes disparaissaient pour ne devenir qu’une seule et même entité…

et comme la grenouille zen dans l’étang, plouf ! disparue…

quant à la deuxième question

C’était quoi en fait Ati, le message d’Osho ?

eh bien ma réponse vaut la tienne mon cher Yu, et la vôtre cher lecteur/trice… que vous ayez été disciple d’Osho ou pas, que vous l’ayez connu ou non…

car toujours à nous d’interpréter selon nos capacités et bons vouloirs au final…

personnellement, j’ai dû faire un ptit retour sur ma carrière de disciple l’an dernier quand j’ai visionné la série choc Wild Wild Country pour aller en jaser à la radio du Canada… et cette version que j’ai vue de bouts de films d’archives avait bien peu à voir avec ce que j’ai vécu auprès d’Osho… beaucoup plus à voir avec quelques membres de sa garde rapprochée…

personnellement, je pourrais dire que le message d’Osho est en train de se dissiper de plus en plus… je suis devenu un disciple dissipé… un disciple qui s’auto-efface… et un adepte de cérémonies à saveur amazonienne… avec un deuxième maître à bord… Mestre Irineu… que je n’ai jamais connu ni rencontré en personne, mais qui trône à côté d’Osho dans ma cour d’Anges Gardiens…

alors si j’ai déjà su ce à quoi aurait pu ressembler le message d’Osho à une certaine époque, je le sais de moins en moins, et ça ne m’importe de moins en moins aussi…

comme si c’était suffisant d’avoir une chaude présence au coeur, un four letter Word pour me tenir compagnie là-haut dans l’astral et ici bas au coeur du corps…

car Osho pour moi c’est surtout ça…

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une présence pâlissante et disparaissante… qui se fond en moi… ou est-ce moi qui se fond en elle ? ou peut-être que pas d’elle ni moi… que du ça… ou que ça a déjà été ? je ne sais trop, je ne pas, je ne sais plus…

car Osho disait qu’à sa mort, il se fondrait dans ses disciples…

alors son message ?

il pourrait être multi-formes, ou n’être rien du tout aussi…

quant à moi, j’aime bien celui-ce ptit bout :

tu es ce que l’existence veut que tu sois… alors relaxe

et ainsi suis-je, ainsi soit-il et ainsi soyez-vous…

enough for today…

la doctrine ? la compassion

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••• les zultimes chroniques – 14/1/19

traduction : nous pouvons rejeter tout le reste: la religion, les idéologies, la sagesse ancestrale… mais nous ne pouvons passer à côté de l’amour et de la compassion… ceci est ma réelle religion, ma foi la plus simple… en ce sens, pas besoin ni de temples ni d’églises, ni de mosquées, ni de synagogues, ni de philosophies, de doctrines ou dogmes complexes… notre coeur, notre esprit, sont les temples… la compassion est la doctrine… l’amour des autres et le respect de leurs droits et de leur dignité, peu importe qui et ce qu’ils sont : ultimement, cela est ce dont nous avons besoin… – Dalai Lama

si simple et sensé cet homme… si humble, si ordinaire… si terre à terre, et si humain… inspirant…

en effet, pas besoin de grands temples ni de formules secrètes, seuls notre coeur et notre esprit sont requis… et notre courage, notre générosité, notre humanité…

le reste is up to life… et up to us

même quand la vie est ordinaire, et même plus ordinaire que ça… amour et compassion…

nous qui sommes sur le point de mettre sur pied une église dans laquelle on partagera un sacrement de l’Amazonie et dans laquelle on méditera et on chantera – et dont je vous reparlerai bientôt – intéressant de garder en tête ces sages mots du Dalai Lama…

selon ses mots, suffit de rester humain, le coeur et l’esprit ouverts, et de garder l’amour des autres et le respect de leurs droits et de leur dignité, peu importe qui et ce qu’ils sont…

car on a beau être en quête de bonheur, de lumière, de révélation ou de vérité, notre capacité à demeurer simplement humain(e) semble être le meilleur gage d’une saine spiritualité incarnée…

le respect de soi et des autres, et l’apprentissage de l’amour au quotidien et surtout sa mise en pratique, pas mal les ingrédients de base pour faire pogner la sauce divine… en commençant par sa propre humanité…

de même que notre capacité d’observer l’observateur/trice…

et donner, oser, partager, risquer…

pas mal simple non ?

en effet, si simple, mais pourtant…

mots liants

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••• les zultimes chroniques – 13/1/19

en effet… et je dirais les hommes plus que les femmes d’ailleurs… je le sais j’en suis un…

d’autre part, parfois on boit pour oublier et on mange pour ne pas sentir ou parce qu’on s’ennuie… quoi qu’une fois domestiqués, certains animaux font de même aussi j’imagine…

les animaux autres que l’humain doivent probablement faire des choses autres que parler pour communiquer… ça doit être plus simple, plus concret, plus direct, plus pratique… ils ne doivent pas se perdre dans les mots…

mais nous si… parfois…

mais ces mots, même si on se perd parfois dedans et entre eux, et même s’ils peuvent rarement dire exactement ce que nous voulons dire, ces mots nous permettent de vivre ensemble…

ils nous permettent de dire, de partager, de communiquer et parfois de communier…

par contre, ils peuvent aussi blesser, nous éloigner et nous faire nous méprendre…

les deux sont possibles, les mots pour se rapprocher ou pour s’éloigner…

hier j’ai utilisé quelques mots ici en chronique pour rejoindre une amie… ça l’a touchée…

et quelques autres personnes m’ont écrit en privé pour me remercier pour ces mots car hier était une journée ordinaire semble-t-il…

et ça m’a fait chaud au coeur que mes mots ont touché la cible… du coeur…

car les mots peuvent s’avérer des armes de compassion massive…

les mots sont notre liant, notre lien, des fils qui nous rattachent les un(s) aux autres…

les mots sont des courroies pour nous faire sentir que même si nous semblons seul(s) ici-bas, nous ne le sommes pas tout à fait… du moins pas sans connexion quelconque avec nos semblables, hommes ou femmes…

même si nous sommes lié(e)s à tout ce qui vit malgré que nous l’oublions parfois, nous savons que nous sommes ensemble dans cette grande barque grâce à  certains mots…

parfois lors de journées extraordinaires, parfois plus ordinaires que ça, les mots nous parlent dans le cassss…. par jours extra ordinaires, mais aussi en d’autres ordinairement ordinaires…

comme ça la vie… la justice humaine se réfugie dans cette ordinarité… car elle ne peut pas peut-être pas être toujours extra la vie… car on ne peut étirer l’extra à l’infini…

car même si on le fuit, comme l’impression que l’ordinaire nous rattrapera éventuellement, et qu’il nous faut apprendre à extraifier l’ordinaire… faire de cet ordinaire de l’extra, du super, du wowordinaire…

ou simplement goûter l’ordinarité de la simplicité… plain, straight, at face value

nous qui vivons au froid savons que janvier peut être plus ordinaire que d’autres mois… comme en ce moment… ce froid est estra ordinaire comme aurait dit Sol… et cet estraordinaire rend le quotidien différend, plus terre à terre… il nous faut devenir brave simplement pour se mettre le bout du nez dehors… et y rester…

et ce froid relativise la vie… ce froid nous ramène à notre identité bipolaire…

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ce froid nous permet de nous re saisir… ce froid nous fouette la couenne car plus le temps de se perdre dans les mots en ce froid tranchant… le froid coupe dans le gras…

alors chers lecteurs/trices, voilà mes quelques mots du jour… pour me réchauffer les doigts et le coeur, et peut-être les yeux et l’âme de quelque-un(e)s d’entre vous on the way… ici ou là…

pas de grandes ambitions pour mes mots… que simplicité, un peu d’humanité, et un peu de compassion – autant que j’en suis capable – sans nécessairement plus…

petits et simples mots d’esprit…

alors si ces quelques mots résonnent chez-vous, eh bien tant mieux… ding dong…

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P.S. Yusuf, je ne t’ai pas oublié, te reviens bientôt en lien avec tes commentaires et questions…

et j’aurai quelques photos du Myanmar qu’une amie lectrice m’a envoyées à partager avec vous…