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briller de présence

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••• les zultimes chroniques – 18/11/19

traduction: un phare ne court pas partout sur l’île à la recherche de bateaux à sauver… il ne fait que se tenir droit et briller… – Anne Lamott

belle image non ?

être un phare, premièrement pour soi-même, et possiblement, pour les autres autour de soi… mais qu’une conséquence secondaire…

encore un peu de lueur ?

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traduction: au milieu d’une nuit de souffrance et de noirceur, sois une chandelle qui partage sa lumière jusqu’au matin… – Rumi

ce matin on fait dans la lumière chers lecteurs/trices…

j’allais dire car novembre oblige mais disons que s’il n’oblige pas, novembre suggère fortement de viser quelconque source de lumière…

ainsi, novembre pourrait en quelque sorte être déclaré mois de la lumière

en fait, ces quelques images ont retenu mon attention, donc elles qui suggèrent… et moi qui obtempère… car la lumière est toujours bienvenue, et encore plus particulièrement en ce temps-ci de l’année…

si dehors novembre, dedans lumière alors… car la vie n’est qu’un fragile équilibre… et un constant paradoxe… entre les extrêmes…

comme on en a encore pour un mois à ce que les jours «raccourcissent», avec comme conséquence la lumière extérieure sur une pente descendante et des jours de plus en plus courts, nécessaire de compenser avec sa propre lumière…

car l’ombre appelle la lumière…

en cette période pivot de l’année, si courte cette année coincée entre les couleurs et le grand blanc, alors que les sources lumineuses en provenance de l’extérieur diminuent avant que les lumières de Noël ne viennent compenser, novembre est l’occasion idéale pour puiser en soi pour luire, réfléchir, allumer, pour briller…

novembre oblige…

en ce temps d’ombre et de noirceur, la lumière symbolise l’espoir et la foi…

foi et espoir, tout en demeurant présent à ce qui se vit en ce moment… car cette ombre révèle, cette ombre est précieuse…

car lorsque c’est sombre autour, et parfois dedans aussi, nul autre choix que de puiser à toutes les sources de lumière…

quand c’est sombre en soi, essentiel de mettre l’énergie à puiser à sa propre source lumineuse… car elle est ici, elle est là…

la flamme brille toujours, la lumière, même si parfois tamisée, est toujours en vie…

d’ailleurs, dans nos cérémonies, nous chantons souvent cette lumière…

eu sou luz, eu sou luz… porque tudo vem da luz…
je suis lumière, je suis lumière, parce que tout vient de la lumière…

la la la… et ici…

c’est au coeur du plus sombre que l’on doit laisser briller la lumière, sa lumière… cette lumière qui illumine toute vie…

en fait, pas vraiment rien à faire pour qu’elle brille la lumière, rien d’autre que de la laisser briller, car elle brille toute seule, elle luit d’elle-même…

et si on célèbre et valorise la lumière, apprécions aussi l’ombre lorsqu’elle se présente dans nos vies… car aussi important que la lumière pour que le repos s’installe, pour que nos yeux se reposent, pour que notre coeur se regénère…

car au fond de soi, la flamme brille toujours…

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striptease et deep cleaning

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••• les zultimes chroniques – 17/11/19

hier matin, suite à un coucher tardif aux ptites heures du matin au retour d’un ptit voyage en ville vendredi soir, je me suis levé quelques heures plus tard avec le soleil shinant full pine dans le bleu ciel mais avec un ptit feeling de blues dans le corps et dans l’âme, blues déclenché par un échange de messages qui tourne en rond depuis des mois…

un peu découragé de me retrouver là, las encore, autant pour moi que pour la personne à l’autre bout du conflit, car beaucoup d’amour en jeu, cherchant une porte de sortie à cette grande incompréhension, mais ne voyant pas clair…

pourtant pas que je veuille me

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consciemment…

mais clairement quelque chose que je ne saisis pas dans la situation… car ça revient encore, et en corps…

ces mêmes blues que je traine – ou qui me suivent ? je ne sais plus trop le sens de cette relation bluesée – depuis le début de l’automne avec la baisse de luminosité… et la charge de choses à accomplir avec les multiples travaux…

lourdeur certainement déclenchée par la débandade d’une histoire d’amour complexe,  jumelée à un grand projet d’agrandissement des lieux ici qui demande plus de temps et de sous que prévu (ah les attentes !, ben oui encore) et d’une certaine fatigue physique… fatigue certaine…

et tout à coup, un grand coup de poing d’exclamation m’a frappé en pleine face hier après-midi: la place requiert un grand ménage de fond…

OK, bouge le chroniqueur, avant d’être KO…

un ménage de fond en comble s’impose… tout y passe, et tout y passera… les choses comme le propriétaire des lieux…

rien de ce qui n’est strictement essentiel ne sera pas passé au crible puis expulsé des lieux si non essentiel… délestage du non essentiel… striptease de la maison, comme de l’âme…

déjà 9 ans que je suis ici… suite à un nouveau départ, après 20 ans de vie de famille… en arrivant ici alors, il me restait peu de biens, qu’un minimum de possessions anciennes, ayant décider de repartir presqu’à zéro en changeant de vie et laissant la plupart de mes anciens biens derrière suite au changement de vie…

et 9 ans plus tard, avec la maison qui grandit, avec l’église, et à l’aube d’une pré retraite, au seuil de ma démission à l’université après 20 ans d’enseignement qui prendra effet le mois prochain, au moment d’un autre grand saut dans le vide, le constat de ce reset s’avère nécessaire… et il commence par un grand ménage en la matière…

alors hier, j’ai entamé le striptease et deep cleaning des lieux, en commençant par la cuisine…

fouiner derrière les meubles, frotter, laver, trier, sous et dans le four, jusqu’au frigo et congélo, et toutes les petites armoires… chaque tupperware aura son couvercle… jusqu’à chaque dossier sauvegardé dans mon ordinateur qui sera passé au crible et mis à la poubelle si pas d’utilité…

vous connaissez le feeling ?

tout y passe… tout doit y passer, et tout y passera… les choses comme le gars…

alors depuis hier, je suis en mission… de fond en comble…

et tout est up in the air… et sera épousseté justement… et donné si encore bon, ou jeté si en fin de vie…

comme on dit less is more

comme this too shall pass… alors tout ce qui est caché passera au cash…

un mouvement d’allègement est enclenché… comme un grand vent de fraîcheur qui s’avère nécessaire… car lorsque l’énergie stagne dans notre vie, on doit parfois fesser dans le tas, même si on ne comprend pas… on doit parfois se frapper soi-même dans le dash pour s’éveiller l’âme… se botter le cul… de sac… 

mouvement d’élan vital, boost de vie, et de survie même… vent de fraîcheur, cure d’allègement existentielle, striptease de l’âme, en commençant par un deep cleaning des lieux physiques…

parfois là le plus simple pour entamer du mouvement…

alors début d’une grande mise en ordre…

tout mettre en ordre, comme dans ordonner, autant les choses, les papiers, les croyances, que les émotions et les pensées…

mise en ordre et ordination… matérielle…

mise en ordre et ordalie… symbolique

ordonner comme dans don, comme dans donner, comme dans faire bouger la matière pour faire bouger l’âme…

ordonner comme dans ordre des choses, comme dans prioriser…

ordonner comme dans donner pour ne conserver que l’or…

car la vie est un grand processus alchimique…

see you later lecteur/trice…

et je ne compte pas ménager mes ardeurs… mais ça va déménager…

vue de ma fenêtre

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••• les zultimes chroniques – 16/11/19

ce matin, j’écris pour le simple plaisir… comme toujours, comme d’habitude…

juste pour le fun comme on dit par ici…

samedi, grasse matinée, journée de congé…

j’écris par habitude, comme d’habitude, sans habitude, et avec encore plus de plaisir que d’habitude car c’est samedi de congé… j’écris par plaisir, avec insouciance…

j’écris et j’envoies mon message et ensuite je ferme l’ordi… samedi débranché… ça me dit de me débrancher…

et j’irai marcher dans l’hiver, je ferai un somme, et du ménage… je ne ferai rien de plus… rien de moins…

journée d’hiver, journée bleue, journée au bord du feu…

journée douce pour l’âme, journée tout court…

il y a clairement quelqu’un ici qui ne veut pas regarder l’hiver en pleine face…

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••• les zultimes chroniques – 15/11/19

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petit suivi sur la chronique d’hier sur la paix… que est fragile et délicate autour de moi cet automne… parfois la paix nous colle aux fesses, juste comme ça, parfois la vie nous met à l’épreuve et on doit travailler un peu plus pour la trouver et la conserver…

comme ça parfois la vie…

même si un peu plus ardus, les moments plus rock n roll constituent aussi de grandes leçons de vie… et nous gardent humble… et empathique… jamais rien d’acquis… toujours à recommencer la paix de l’esprit et du coeur…

comme vous voyez 😉 ce matin, je suis passé de l’autre côté du miroir… comme si vous étiez derrière mon écran…

pour aller derrière les mots de la citation d’hier qui disait :

la paix ne consiste pas à se trouver dans un endroit où il n’y a aucun bruit,  ni problème ou travail ardu… la paix consiste plutôt à se trouver au milieu de toutes ces choses et à demeurer calme en son coeur… – inconnu

alors suite à mes écrits, j’ai décidé de mettre en pratique cette recommandation hier… souvent comme ça quand on décide de mettre de l’attention sur un aspect particulier de sa vie… ça nous donne un élan, un focus, une attention plus fine… une présence plus délicate…

alors pendant toute la journée hier, j’ai décidé de porter une attention particulière aux mots de la citation et à tenter de rester au centre de toutes ces choses et de demeurer calme en mon coeur

suite à la rédaction de ma chronique hier matin, comme un constat qui s’est avéré avec une telle évidente évidence, j’ai mis un effort supplémentaire sur la présence pour la journée, présence et attention à chaque geste, sur toutes les petites choses du quotidien

rien de différent autour, rien de changé drastiquement… qu’une présence davantage bienveillante envers soi-même, plus alerte à la douceur de chaque moment, plus lucide face à la chance qu’on a d’être en vie et de rester présent aux petites choses de la vie

j’ai sablé, teint le bois, une planche à la fois… sans (trop) penser à plus tard, en restant présent à chaque geste…

si simple qu’on oublie parfois…

comme la plupart du temps, quand on s’arrête et qu’on met de l’attention sur un comportement particulier, quand on ralentit et qu’on porte attention, tout est là, tout est parfait… tout est juste comme dans justesse..

juste comme ça la vie…

un geste à la fois, une respiration à la fois… en toute simplicité, en toute humilité… observant ce qui se passe en soi, attentif aux petits mouvements de l’âme… et à la grandiosité de la vie…

ça on le sait avec notre tête, mais parfois, quand la vie est fébrile et que les choses vont vite vite vite autour de soi, on oublie et on se fait prendre dans le petit tourbillon de la vie… et les choses s’emballent…

alors. dans ces moments, suffit d’arrêter, du moins ralentir, et respirer en portant plus de présence et d’attention à chaque instant… simple comme ça…

et comme par magie, les choses se placent et retombent à leur juste place… car dans le moment, tout est parfait…

et par magie, les choses qui semblaient à l’envers et troublant notre paix intérieure se replacent et la paix réapparait tout naturellement…

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la paix ne consiste pas à se trouver dans un endroit où il n’y a aucun bruit,  ni problème ou travail ardu… la paix consiste plutôt à se trouver au milieu de toutes ces choses et à demeurer calme en son coeur… – inconnu

en terminant, pensées chaleureuses vers les gens qui vivent des situations particulièrement difficiles… je sais que parfois, c’est plus facile à dire qu’à faire que de trouver la paix… vous la souhaite très sincérement…

allez, bonne journée paisible à vous aussi !

P.S. le titre ? petit truc pour retrouver la paix 😉

paix d’esprit et de coeur

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••• les zultimes chroniques – 14/11/19

traduction: la paix… ne consiste pas à se trouver dans un endroit où il n’y a aucun bruit,  ni problème ou travail ardu… la paix consiste plutôt à se trouver au milieu de toutes ces choses et à demeurer calme en son coeur… – inconnu

mon défi du jour… ces jours-ci… ces semaines-ci…

notre défi à tous et toutes probablement…

mais ces temps-ci, beaucoup à faire dans la matière, terminer les rénos, accompagnés d’un délai plus long que prévu, et d’un dépassement de coût… plus la fin (quoi qu’intentionnelle) de l’enseignement dans un mois, donc inconnu droit devant… en plus d’une tourmente de relation qui s’étire… et qui me brasse le coeur de tout bord tout côté… sans parler du corps qui est pas mal essoufflé… tout ça en ce novembre froid et hâtif… this too shall pass… dit-on… en train de se passer, en train de passer…

parfait cocktail full matière que ces quelques événements rassemblés en ce moment dans ma vie, ce qui constitue un terrain de pratique propice à la paix… paix 101 intensif…

peace in process, in progress…

car avec la paix, nous en sommes toujours au niveau 101 il me semble, toujours des débutant(e)s, toujours en apprentissage… on ne devient jamais un(e) expert(e) en paixologie… toujours des novices… toujours des étudiant(e)s…

car j’imagine que la paix est un processus, jusqu’à ce qu’elle devienne un état permanent… si une telle chose existe…

la paix passagère, elle va et vient, jusqu’à ce qu’elle devienne une façon d’être, si une telle chose existe… car comme pour l’illumination et le bonheur en général, on fantasme beaucoup au sujet de la paix il me semble… on la désire stable, fixe, solide et pour toujours…

pourtant…

peut-être que la paix est un processus, un apprentissage…

on peut se pratiquer tant qu’on veut, mais parfois les événements de la vie viennent bouleverser cette paix d’esprit et de coeur tant recherchée… parfois, rien comme perdre quelque chose pour l’apprécier quand ça revient…

cette paix d’esprit et du coeur, éphémère, passagère, et tant recherchée… plus grande richesse du monde…

aucune somme ne peut acheter cette paix… la réelle justice en ce monde ?

parfois, elle vient et s’installe en notre coeur et en notre esprit la paix, juste comme ça, sans raison…

tandis que d’autres fois, elle est plus difficile à conserver, à maintenir… elle est mise au défi…

parfois, la tête vient la secouer et la remettre en question… quand la tête questionne la paix, we’re in trouble… mais nous sommes humains(e)s… et la paix est un processus humain…

peut-être essentiel de perdre ainsi la paix parfois ? pour mieux la retrouver…

pour cela, on doit revenir à l’essentiel…

car rien comme perdre la paix intérieure pour se pratiquer à la retrouver… ça le jeu on dirait… ne pas courir après… en profiter quand elle passe et l’inviter quand elle est partie voir ailleurs…

nous, qui en plus sommes parmi les grand(e)s choyé(e)s de la vie, avec un corps qui fonctionne adéquatement, un toit au-dessus de notre tête, de la nourriture au frigo, de la chaleur et des ami(e)s…

parfois, quand on se concentre sur ce qui nous manque, sur comment les choses pourraient être autrement, la paix est inévitablement ébranlée et alors elle fuit…

la paix ne peut jamais se trouver plus tard, ni ailleurs… niet la paix plus tard… seulement here and now…

la paix ne peut qu’être ici et maintenant… sinon ce n’est qu’une idée de paix… une illusion, un souhait… et souhaiter la paix ne la fait pas… un bon début mais insuffisant… comme l’amour, on doit la faire la paix…

je sais, je sais, cliché que de dire tout cela… mais peut-être que la vie est tellement évidente qu’elle n’est qu’un gros cliché ? simple question…

c’est quand on est mis à l’épreuve que l’on peut apprendre à développer la paix…

je ne sais si la paix se mérite, mais parfois, elle fait sa difficile je trouve… du moins pour moi ces temps-ci, elle me trouve parfois mais ma tête se met souvent dans le chemin…

car la matière est exigeante… le défi humain ? que de trouver la paix en dépit de la matière ? peut-être… ces temps-ci, pour moi du moins… chemin d’apprentissage…

si on part d’un présupposé que la paix nous est dûe, qu’elle devrait être, la tâche sera difficile…

mais si on accepte que la paix se travaille, qu’elle s’acquiert, qu’elle se mérite, qu’on doit apprendre à la cultiver et la maintenir, le jeu devient alors intéressant…

en fait, la paix est peut-être un jeu… la paix est peut-être une ptite joker ? une carte frimée ?

quand on est en paix, on n’écrit pas à son propos… pas besoin… on se la ferme et on la goûte… on en profite… comme pour l’amour, on écrit au sujet de la paix quand on est en manque…

en fait, peut-être que la paix n’est rien d’autre qu’une absence de souci ?

allez, back to work… m’en vais me pratiquer… à la simple et sacrée paix…

2 ans déjà

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••• les zultimes chroniques – 13/11/19

salut Paule,

lundi dernier, avec quelques ami(e)s, nous sommes allés aider Gord à sortir vos dernières affaires de votre ancienne maison où vous viviez toi et lui dans les Laurentides… le quartier général de Ho ici au Québec pendant tant d’années… les quelques meubles et guguss restant sont déjà en direction de l’Arizona où tu vivras dorénavant… belle place pour prendre sa retraite…

la maison de Premo juste à côté est vide aussi, la fin d’une étape de vie on dirait bien… la fin d’un petit quartier…

j’écris ceci mais tu sais déjà qu’on était là lundi non ? tu nous a vus hein ? me semble t’avoir senti passer…

n’es-tu pas toujours ici de toute façon ?

en cette maison où tant de choses se sont vécues et où on t’a entouré en gang en novembre 2017 pour notre dernière rencontre ensemble… si touchant ce fut alors…

oui, me semble vraiment que tu y étais lundi passé…

chère Paule, déjà 2 ans que tu es partie, que tu es passée doucement de l’autre bord comme on dit… mais la vie, contrairement à une médaille, a-t-elle vraiment deux côtés ? vraiment pas certain de ça… car me semble que nous sommes tous et toutes toujours de ce même côté-ci de l’existence…

comme le feeling que toi, comme vous, tous nos ami(e)s proches qui ont quitté la barque déjà, êtes encore et toujours ici avec nous… flottant doucement et subtilement, dans nos coeurs et dans nos pensées, vivant dans nos souvenirs, meublant des parties précieuses de notre âme…

le temps passe… nous aussi… la vie aussi…

ou est-ce que tout ne fait pas simplement du surplace ?

car que sait-on vraiment de ce grand mystère ?

les saisons et les années se suivent et s’enfilent… et maintenant, le froid et la neige déjà… pas mal certain que tu n’est pas triste de manquer ton troisième hiver right ? un des avantages de quitter son corps…

deux ans déjà… mais pas nostalgique… juste lucide… juste ainsi… juste comme ça la vie…

deux ans, mais pourtant, me semble que tu es encore ici… avec nous… toujours pas loin… parfois je t’entends même rire tout bas… de là-haut…

tu sembles encore ici, pas loin du tout, pas loin de nous…

peut-être parce que nous sommes plusieurs, et souvent, à penser à toi ?

moi je me souviens encore quand tu étais arrivée en catastrophe avec Premo lors de l’inauguration de mon nouveau lieu ici, en pleine tempête de neige… vous teniez à y être disiez-vous… touché e fus…

on pense tant à toi peut-être parce que tu as laissé des traces concrètes derrière toi avec Ho qu’on voit encore vivre grâce à ta gang de chums ?

tu sais que Gord et moi on s’est pas mal vus cet été right ? ben oui, et à chaque fois, on parlait de toi et du good old time

comme tu sais aussi probablement, on a fait un groupe d’homme pour Ho ensemble cet été… tu m’avais dit que tu aimerais que je reste connecté à Ho d’une certaine manière… c’est ma manière pour le moment… OK pour toi ? en tous cas, c’en fut un beau… et même si c’était un groupe d’homme, tu étais si présente… coquine va… et possible qu’on récidive l’été prochain, qui sait ? tu viendras encore ?

c’était vraiment spécial de vider votre ancienne maison lundi, ancienne car elle est vendue mais c’est quand même chez-vous pour toujours… comme si le temps qui passe, et nos ami(e)s avec, est plus concret quand on peut toucher à de vraies affaires… comme si on vit toujours un peu dans nos affaires…

alors deux ans plus tard, une autre importante page de tournée…

two years ago, tu nous as si dignement montré à partir pour le grand voyage… comme Amala l’avait fait un peu avant toi… avec fierté, avec dignité, avec simplicité… vous nous avez ouvert la grande porte et nous on suivra un moment donné… en temps et lieu… si et quand inch Allah le décidera… on sait qu’on ne sera pas seul(e)… on s’en vient au party…

suite à une vie dans laquelle tu as toujours fait en ce quoi tu as cru avec ton coeur et ta douce audace, tu nous as laissé de bons souvenirs avec lesquels nous délecter… menoum…

Ho Paule !

tu brûles encore en nos coeurs…

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tiens, ci-bas un hymne que j’ai reçu pour toi, tu t’en souviens n’est-ce pas ma chère Ma Pratharna Paula ?


ci-bas un diaporama de notre ami Avinash, on peut t’y voir en masse
https://www.youtube.com/watch?v=CoFFcKp5SP4&feature=youtu.be

 

 

écouteur de voix

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••• les zultimes chroniques – 12/11/19


Il y a un moment où les mots s’usent. Et le silence commence à raconter…  – Khalil Gibran

depuis des années, ce petit chroniqueur des grands chemins, votre humble serviteur des mots, écrit quasi quotidiennement… presque chaque matin que la vie amène – Amen ! – il tape tape tape instinctivement quelques mots sur son clavier… comme pour vider son sac de lettres du grand jeu de scrabble humain…

pour user les mots justement, pourqu’éventuellement le silence commence à raconter à sa place…

et pourtant, il n’a pas vraiment rien de particulier à dire ce chroniqueur…

et en plus, il ne sait pas grand chose… en fait, plus les années qui s’accumulent dans son corps, moins il semble savoir…

car on a beau faire le tour de la question, et même de toutes les questions en fait, aucune réponse faite de mots n’est vraiment satisfaisante…

vous remarquerez la tentative du chroniqueur d’écrire à la troisième personne ce matin… petit exercice littéraire auto-imposé…

pour créer une distance, pour se dégager du corps et de la chair et retrouver son esprit libre… petit jeu avec lui-même… et avec vous qui lisez…

le chroniqueur, autant que certain(e)s de vous lecteurs/trices, est attiré par l’au-delà… attiré par le divin, par les étoiles, par l’au-delà… et souvent c’est par les mots qu’il tente d’y accéder… liquider les mots pour atteindre le silence qui parle, le silence qui guide… ce silence au-delà des mots…

et aucun téléphone, peu importe son degré d’intelligence ni la bouchée de pomme déjà croquée qui le décore, ne peut nous mettre en contact avec cette source de communication, qui est davantage une communion qu’une communication…

autre exercice auto imposé, il intègre deux petites citations envoyées par son ami Jean dans son texte, en plus de l’image parlante ci-haut… celle de Gibran sur l’usure des mots ci-haut, comme celle-ci de D. H. Lawrence sur l’intelligence du corps…

Je crois que le sang et la chair ont plus de sagesse que l’intelligence.
L’inconscient corporel est le lieu où la vie bouillonne.
C’est là que nous nous sentons vivant, en intime connexion avec les profondeurs de nos âmes et de l’affleurement indéfinissable du cosmos
.

 

alors parlant corporalité, les deux pieds sur terre, les deux mains sur le clavier et la tête dans les étoiles, il cherche quelque chose le chroniqueur en tapant sa vie…

oui, comme certain(e)s d’entre vous, il cherche le chroniqueur…

cherchant, mais ne sachant pas quoi exactement… peut-être que le but du jeu est davantage de chercher que de trouver ?

car quand on ne sait pas ce que l’on cherche, tout ce que l’on trouve en chemin est précieux…

il cherche plus grand que soi le chroniqueur, il a soif de connexion avec l’univers, avec les esprits, avec todos os seres divinos, avec les êtres divins… c’est d’ailleurs cette quête qui le motive dans le cadre des cérémonies auxquelles il prend part régulièrement…

connexion inconnue, méconnue, mais parfois par moments subtilement reconnue… comme un divin rappel… allo j’écoute !

et comme un hasard n’arrive jamais seul, en train d’écouter l’émission matinal de la radio du canada, le chroniqueur entend quelqu’un parler du rassemblement des entendeurs de voix… et il sourit de ce petit clin d’oeil de la vie… car exactement le thème de cette chronique…

sauf que le chroniqueur est davantage un écouteur de voix qu’un entendeur… mais il est disponible… en attente, ouvert… écouter en vue d’entendre… des voix, la voie…

alors n’ayant pas vraiment rien à dire, mais pour le simple plaisir d’écrire, bien en corps, et la tête dans les étoiles, le chroniqueur vous envoie ces quelques mots venant encore une fois de nulle part de connu… d’ici… envoyé dans l’espace virtuel comme une bouteille à la mer… et vous trouvant ici…

il écrit le chroniqueur, et il chante aussi… ouvert à recevoir des hymnes…
Amen ! et amènes-en des hymnes…