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partir retrouver le maître

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♥♥♥ – 28/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

j’ai appris hier via notre amie S. qui est en quelque sorte l’accompagnante ultime dans notre famille d’Osho, que notre amie Bagiya, qui est sur le quai du grand départ, a dû être amenée à l’hôpital hier, mais qu’elle a insisté pour retourner à la maison pour y passer ses derniers jours ici-bas en son corps… départ prévu mardi…

hier, lundi et mardi, deux amis intimes de Bagiya étaient et seront à son chevet, alors que c’est S. qui sera à ses côtés aujourd’hui…

depuis vendredi, lorsque j’ai appris la nouvelle du départ à venir bientôt de Bagiya, je pense beaucoup à elle… j’allais dire je ne pense qu’à elle, ce qui n’est tout à fait le cas, car d’autres petites pensées et émotions plus triviales me traversent aussi la caboche… mais le background de mon esprit et de mon coeur est occupé principalement par notre amie… comme ça l’est probablement pour plusieurs autres ami(e)s de Bagiya ces jours-ci…

we are family ! all our friends, Bagiya, Osho and me… tralala…

alors autour de quoi d’autre écrire ces jours-ci ? car  face à la mort imminente, tout perd son sens… son sens habituel du moins…

quand une amie est le quai ainsi, à quoi d’autre réfléchir qu’à la mort, à l’ultime passage, aux aux revoirs de ce corps qui nous a si généreusement porté… à notre conception de la mort…

et la mort d’un(e) ami(e) nous renvoie inévitablement à notre propre mort…

on dit souvent que nous ne sommes qu’un…

mais bien humblement, la mort nous indique que nous sommes aussi séparé(e)… chacun et chacune en relation avec notre propre corps, notre propre ptit char de chair personnel, ce véhicule qui nous trans porte en cette existence… qui nous porte jusqu’à la transe…

oui, peut-être bien que notre essence est une, unique et unifiée au centre du coeur, au coeur de la vie, en Dieu, name it… mais notre chemin est très personnel.. on nous dit souvent de ne pas prendre les choses trop personnel, mais vous direz ça à quelqu’un qui s’apprête à quitter son corps… caca de taureau…

et d’une bien mystérieuse façon, si on se questionne parfois sur le rôle d’un maître spirituel, c’est lors de la mort qu’il semble se révéler plus pertinent que jamais…

dans mes yeux et ma ptite tête de pinotte de mortel not yet déclaré au bout du grand chemin, je considère Osho, notre maître à plusieurs de nos ami(e)s, comme un portail, comme un refuge… qui n’a jamais vraiment été un corps en tant que tel, mais davantage une inspiration, une lumière qui shine so bright dans nos coeurs, nous qui l’avons croisé d’une façon ou d’une autre en cette existence terrestre…

je me souviens d’une amie, disciple d’Osho elle aussi, il y a quelques années, sur le pas de la grande porte justement et qui avait vécu une période de peur intense juste avant le grand moment, et qui, lorsqu’elle s’était souvenu d’Osho, avait pu relaxer subitement et laisser aller cette courte épisode de petite mort subite…

car un maître, peut-être encore plus quand il ou elle a déjà quitté son corps, est en fait la simple présence en soi de quelque chose de plus que soi, de plus grand que ce corps… comme le rappel d’où l’on vient et où on retourne, comme la fil conducteur de notre âme qui a jadis choisi d’avoir pris corps… pour apprendre différentes leçons…

évidemment qu’on ne peut rien dire face à la mort… tant qu’on ne la vit pas soi-même… et en ce sens, nous sommes tous égos… jusqu’à ce qu’on le vie… alors peut-être que par ces mots, je me fourvoies royalement… je saurai bien peut-être un de ces jours ? ou pas, parce qu’avec la vie, on en sait si peu…

mais pour avoir eu la chance d’accompagner de près ou de loin quelques amies de notre gang qui ont quitté la beach pour le grand large dans les dernières années, les passages de nos amis de gang nous font tous vivre à différentes mesures notre propre mort… à venir…

évidemment aussi que pas simplement parce qu’un(e) autre disciple du même beloved meurt ne nous permet de connaître la mort, le fait d’être présent à un tel processus est riche de sens, d’espoir et d’espérance… comme si le maître reprenait vie par ce processus…

car que ça ait rapport ou pas au fait que l’on ait un jour choisi le même maître – ou plutôt que lui nous ait choisi et que l’on ait pas dit non – nos ami(e)s de la gang qui meurent le font si bien, avec dignité, avec lucidité, et avec humour… on dirait qu’on a finalement appris quelque chose…

en ce sens, chaque ami(e) qui meurt nous enseigne à sa façon…

et ces jours-ci, c’est Bagiya qui le fait pour nous… mieux et plus certainement que Loto-Québec, elle nous rappelle qu’un jour ce sera notre tour…

mais ces jours-ci c’est le sien, son tour, à nous montrer… à se préparer à quitter ce monde dignement… son tour à elle ces jours-ci à vivre probablement le plus grand moment de sa vie… l’ultime en tous cas… en tous cas avec mes yeux d’encore vivant pour le moment qui ne sait pas sa mort imminente… et je suis certain qu’elle le fait avec le plus de conscience possible, avec présence, avec méditativité car c’est le message ultime de notre beloved… en sachant garder une vivacité jusqu’à la fin…

alors chère amie, nous sommes avec toi ces jours-ci…

de loin, full impuissant(e), mais full présent(e), attentif à nos pensées et souvenirs de toi, à l’impact que tu as eu dans nos vies respectives et dans notre vie de gang à-travers nos rencontres et silences, nos célébrations et nos folies de jeunesse…

arigato sweet Bagiya…

we love your love, we love you so…

親愛なる友人と… 永遠に… ありがとう…

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♥♥♥ – 27/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…


••• Kon’nichiwa Bagiya, I translated this text in english below if you like to read…


on a appris hier que notre amie Bagiya, qui souffre dans son corps depuis un moment, avait choisi de quitter son véhicule terrestre la semaine prochaine… back to infinity !

strange feeling d’apprendre ça d’avance, comme ça dans son écran par un petit matin ordinaire de juin… et de poster at large pour que les ami(e)s sachent et pensent à elle…

et en même temps, good feeling d’avoir le temps de se préparer, de prendre ce temps en ces quelques jours à venir pour penser à elle, simplement être ici avec elle, présent en pensées et en émotions, et tenter de sizer un peu le feeling qu’elle peut ressentir elle, même si mission pas vraiment possible… car même si nous sommes UN, chacun(e) son corps, chacun(e) sa route…

quoi faire d’autre que de simplement l’accompagner en pensées et en présence… humblement, mais présemment, avec le plus de présence qu’on peut incarner…

et lui écrire quelques mots pour faire contact, humblement, simplement…

on ne se fréquentait plus au quotidien Bagiya et moi dans les dernières années… mais il y a plus d’une vingtaine d’années, à son arrivée au Canada avec Jean, ils ont passé quelques étés à l’auberge du Lac Carré avec nous, membres de la famille pour toujours depuis… depuis, nous nous croisions ici ou là car nous sommes de la même famille Osho, la gang d’Oshos… famille locale et internationale…

Bagiya a apporté à notre communauté occidentale une touche de finesse Orientale, une touche de Zen avant que le Zen ne soit un style, une mode… et on a même appris quelques mots au fil du temps, que l’on oubliés pour la plupart depuis malheureusement… mais restent anyway konichiwa, arigato, ogendudesuka…

ce prochain départ du corps de notre amie me fait me rappeler un moment particulier vécu avec elle dans le cadre d’une récente retraite Satori il y a quelques années…

un moment magique… d’une grande simplicité d’être, sentie et ressentie par deux personnes, simultanément… un moment d’éternité… qui perdurera pour toujours dans mon coeur, même quand son âme se sera glissée tout doucement hors de son corps mardi prochain, et même quand j’aurai levé les pattes moi aussi dans quelque temps…

un moment inscrit quelque part dans nos coeurs respectifs dans les annales Oshoiques…

car c’est par le biais d’Osho, grâce à notre beloved Master, que nous nous sommes rencontrés… c’est par notre amour pour Osho que nos coeurs se sont reconnus… et par la musique aussi car elle aussi, comme Jean Leloup, elle jouait de la guetare… ou était-ce davantage de la basse Bagiya que tu jouais ?

au fi des dernières années, quelques ami(e)s de notre gang d’Oshos ont fait leur passage… notamment Amala et Paule autour de qui nous nous sommes rassemblé(e)s et, à chaque fois, c’est toute notre communauté qui se rassemble en coeur avec nos ami(e)s qui quittent… comme si elles allaient préparer les lieux pour le party à venir…

alors pour ces quelques jours à venir, nous serons quelques centaines et milliers d’ami(e)s et parents à garder Bagiya en pensées et en coeur… et mardi, alors que Devaprem et Anadi (et une autre amie intime) seront à ses côtés pour le départ au grand large, nous serons quelques-un(e)s en différents lieux à méditer en compagnie de notre amie, sachant que les amarres de son âme se délesteront de son corps et qu’elle retrouvera son ultime liberté… et Osho up there peut-être !

Bye Byegya !

avec toi chère amie… para sempre… arigato…


we learned yesterday that our friend Bagiya, who has been suffering for a while, had chosen to leave her body next week … back to infinity !

strange feeling to learn it ahead of time, like that on his screen by an ordinary morning in June … and to post the news at large so that the friends can know and think of it …

and at the same time, good feeling of having time to prepare, to take this time in these next few days to come to think of her, just to be here with her, present in thoughts and emotions, and to try to get a little the feeling that she is going through herself, even if not really possible … because even if we are ONE, each one his/her own body, each his/her own route…

what to do other than simply accompany her in thoughts and in presence … humbly and with the most presence that each one of us can embody… feeling her…

and write a few words for her, to make contact, humbly, simply …

we no longer saw each other on a daily basis Bagiya and I in the last years … but more than twenty years ago, when she arrived in Canada with Jean, they spent a few summers at the Auberge du Lac Carré with us, and we became a family forever… since then, we met here and there because we were in the same Osho family, the gang of Oshos … local family, but also an international one…

Bagiya brought to our community a touch of Oriental finesse, a touch of Zen before Zen was a style, a fashion… and we even learned a few japanese words over time, most of which we have unfortunately forgotten since then … konichiwa, arigato, ogendudesuka …

this next departure from the body of our friend makes me remember a special moment with her as part of a Zen retreat based on koans that we experimented a few years ago…

a magical moment… a great simplicity of being, simply felt by two people, simultaneously … a moment of eternity… which will last forever in me, even when her soul has slipped quietly out of her body next Tuesday, and even when I will kick the bucket myself in a little while crocodile…

a moment registered somewhere in our respective hearts in the «Oshoic annals»…

because it is through Osho, our beloved master, that we met … it is through our love for Osho that our hearts have met and recognized each other… and through music also as like Jean Leloup, Bagiya used to play the «guetare» … or was it more bass Bagiya that you played ?

in the past few years, a few friends of our gang from Oshos have made their passage to the other side of the veil … including Amala and Paule around whom we have gathered and, each time, it’s all our community which gathers in heart with our friends who leave … as if they were going to prepare the places …

then for these few days to come, we will be a few hundred of friends to keep Bagiya in our thoughts and in our heart… and Tuesday, around noon, while Devaprem and Anadi (and another of her close friend) will be by her side for the big departure offshore, some of us  will be apart and together with her in different places to meditate in the company of our friend, knowing that the threads of her soul will leave her fragile body and that she will find her ultimate freedom…

Bye Byegya!

with you my friend … para sempre… arigato for your presence in our lives…


Coming Home

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faut que les choses se disent ? ou pas

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♥♥♥ – 26/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

le dire ou ne pas le dire, that is THE question… en fait, ce n’est qu’une parmi des milliards de questions… avec des milliards de réponses possibles…

de nos jours, nous sommes plusieurs à dire haut et fort ce que nous pensons, croyons, voyons… ben voyons donc…

même FB qui me demande à chaque matin

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si tu savais FB, si tu savais… je me garde tant de ptites gênes tu sais…

nous sommes invités à donner notre opinion à propos de tout, et surtout de rien, car tout ce que l’on peut dire n’est rien d’autre que du vent, que le vent du moment… notre perception très limitée du moment présent… du vent du moment…

et si seulement ce vent pouvait tourner plus facilement… car c’est pourtant le propre du vent de tourner et de changer de sens…. ah le sens du vent… let’s go with the flow…

car le vent a la capacité de rafraîchir les choses, les découvrir les dépoussiérer… d’apporter du nouveau, du renouveau…

prenez ce chroniqueur, ça fait 8 ans et 2350 chroniques plus tard qu’il dit tout, n’importe quoi et son contraire, et qu’est-ce que cela a changé ? rien, absolument rrrrien… mais il continue de le dire, sur tous les tons, sur divers tons… parfois un peu toton même… mais faut s’assumer… et tout est dans le ton… le ton du moment…

et quoi que l’on dise, est-ce que cela fera une différence en ce bas monde ?

parfois, vraiment sage de se taire… comme on dit, il faut apprendre à ne pas dire…

qu’on parle ou pas, qu’on le dise ou pas, qu’on l’exprime ou non, les choses demeureront à peu près telles quelles… une voix parmi 8 milliards…

car de toute façon, la majorité des gens qui croient dur comme fer à ce en quoi ils croient continueront de croire comme ils pensent… et désormais, même les divers réseaux leur fourniront matière à réflexion en ce sens unique…

ceux qui pensent autrement – que nous – continueront de penser comme ils pensent quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse…

ces temps-ci, parfois je vois passer des mots et sans voir qui les poste, je peux presque dire d’avance qui les a postés… prévisibilité… qui frôle parfois risibilité quand ce n’est pas la débilité… car on est toujours – ou souvent ? – le débile de quelqu’un…

seuls quelques rares personnes oseront sortir de leur zone de confort pour aller visiter d’autres façons de voir les choses, d’autres conceptualisations, d’autres possibilités de la pensée

mais pour la plupart des humains, la tendance est de se conforter dans une pensée linéaire, prévisible, penser en ligne droite… qui, peut-être, au fil des courbes de l’autoroute de la vie, s’arrondira, se détendra, osera sortir de la voie principale… peut-être…

qu’elle soit mainstream, ou alternative, la pensée requiert twistage et tordage de sens et de possibilités… car si on peut seulement concevoir le monde différemment à certains moments, cela nous montrera que peu importe la façon de penser le monde, tout s’équivaut d’une certaine façon…

car à force de toujours penser pareil, on finit par toujours marcher, à avancer toujours dans les mêmes vieilles traces…

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alors, changeons-nous les idées… et switchons de canal… infinies possibilités…

entre passé et futur

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♥♥♥ – 25/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

simple non ?

alors il nous reste à trouver cet espace, cette fente dans le temps entre le souvenir d’un mal passé (ou du moins perçu et souvenu comme tel) et la peur d’un mal futur, une potentielle tragédie à venir et à survenir…

d’ailleurs l’avenir n’est souvent rien d’autre qu’une simple projection du passé légèrement amélioré… arrangé avec le cas des vues… et déjà vu…

passé délesté de ses moments plus difficiles, plus coinçants, plus corsés… car on aime le velours et le velouté… un passé qu’on aimerait à éviter, réinventer, une histoire personnelle amputée de ses traumatismes et de ses zones ayoye, ouch et beurk… car on préfère le menoum menoum… qu’il soit déjà passé, ou qu’il soit à venir…

on dit généralement que si l’on est triste, c’est qu’on vit dans le passé, et que si l’on a peur, c’est qu’on anticipe négativement l’avenir… makes sense…

alors le refuge se cherche et se trouve inévitablement dans le moment… présent… cadeau de la vie…  justice pour tous…

le moment… celui-ci et celui-là, tous ces moments qui passent, qui fuient et filent entre les aiguilles du temps et entre nos doigts, coincé entre les deux points clignotants des horloges numériques…

la vie est un flot qui flow, un courant, une vague… la deuxième et toutes les autres à venir… vagues encore vagues mais qui se préciseront… et peut-être qu’elle viendra, mais peut-être pas aussi… alors on surfera en temps et lieu… si et quand… mais surtout si… si jamais…

mais en ce moment, celui-ci et oups, celui-là aussi, tout bon, tout bon la vie…

tout est parfait, tout ce qui est… comme ci, comme ça… simplement…

car c’est ça qui est ça, toujours ça qui est ça…

alors sur cette sagesse à cinq’cennes… qui ne veut que two-cents en anglais…


Le combat cesse lorsque la vague réalise qu’elle est océan.

Le combat face à n’importe quel phénomène ou situation.

Le combat contre n’importe quelle expérience.

Le combat contre n’importe quel contenu de l’expérience.

Le combat pour l’apparition de certains objets.

Le combat pour la disparition de certains objets.

Vouloir que les choses restent comme elles sont.

Vouloir que les choses soient différentes de ce quelles sont.

Le combat cesse lorsqu’on réalise que toujours,

depuis toujours et pour toujours,

la Vie vit sa vie à sa manière.

Réalise qu’il en est ainsi… détends toi,

et laisse la vie se vivre en toi.

– Daniel Poissant, via Zahora

de bon ton

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♥♥♥ – 24/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

traduction: élève tes mots et non le ton… c’est la pluie qui fait pousser les fleurs, pas le tonnerre… – Rumi

peu importe qui a dit ça – car Rumi et Einstein notamment ont le dos large en matière de citations – ceci est juste et beau… juste et bon… juste ton… car tout est dans le ton… plus que dans les mots… tout est dans la manière de dire… bien sûr que tout est dans tout, mais tout est surtout dans le ton… alors le ton est tout…

encore plus justes ces mots après ces quelques orages et la pluie qui les a accompagnés qui ont rendu la si assoiffée terre mère tant heureuse… et les fleurs débordantes de beauté…

en entendant la terre soupirer de soulagement à la réception de cette H2O, on peut saisir encore mieux la portée de ces mots… fine pluie essentielle à la beauté et à la vie…

en ces temps différents, on peut soit regarder à l’extérieur de soi et crier aux – gros méchants – loups, chercher l’erreur et la trouver car on finit toujours par trouver ce que l’on cherche, que ça existe ou pas… et encore plus avec les fameux algorithmes,  nouveaux dieux créateurs du ciel et de la terre et de notre réalité virtuelle – qui calculent à notre place et nous donnent ce que l’on veut voir, confirmant et renforçant ainsi nos multiples biais d’interprétation…

dis-moi ce que tu regardes et je te dirai ce que tu croieras…

on peut tenter de chercher la vérité, sa vérité, en dehors de soi pour justifier ses propos et croyances ou observer plutôt ce que les événements extérieurs suscitent en nous… car pas mal tout est arrangé avec les gars des médias…

observer ce que les événements font émerger en terme de sentiments, sensations, pensées… car on ne peut rien pour contrer les faits qui se produisent à l’extérieur, que choisir comment ils nous sont présentés… et de ne rien prendre pour du cash…

et ensuite, on ne peut que prendre acte, noter, constater… et revenir à soi avec l’information… puis laisser résonner, laisser caler en soi… et porter son regard sur soi, sur le terrain de nos pensées et émotions…

et observer l’observateur/trice… avec bienveillance, avec acceptation de tout ce qui monte, tout ce qui émerge des tréfonds de notre âme…

alors en ce début d’été chaud et sec comme un biscuit soda tout récemment arrosé un peu, en ces temps questionnants socialement, en ce point dans l’univers ou nous sommes si choyés et où les mots sont devenus davantage séparant qu’unifiant, accueillons les fleurs que cette pluie nourrissent…

et choisissons tous nos mots avec soin, ceux que l’on pense comme ceux que l’on dit, et surtout,  prenons soin du ton sur lequel nous les émettons et les diffusions…

parlons aux autres comme nous aimerions que l’on nous parle, comme nous souhaitons nous faire parler… parlons à autrui comme nous aimerions que l’on s’adresse à nous…

communiquons avec soin et respect…

car on peut dire à peu près n’importe quoi, mais souvenons-nous…

que tout est dans le ton, que tout est dans le ton bon…

poupoum poupoum


♥♥♥ – 23/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

beaucoup d’émotions fortes ces temps-ci… alors inspirons par le nez, expirons par la bouche et branchons-nous sur notre coeur… le même seul et unique coeur qui bat partout tout le tour de la boule…

car il y a probablement un sens à cette vie… faut peut-être seulement le laisser nous trouver… ou arrêter de vouloir en trouver un, en se l’imposant à soi ou aux autres…

mais pour ça, faudrait peut-être qu’on arrête de courir partout, de consulter les médias, qu’ils soient mainstream ou alternatifs, et de respirer en profitant de l’été…

allez bon début de summertime and the feeling is easy…

père au faîte grâce à filles

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♥♥♥ – 21/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

salut lecteur/trice

désolé mais cette chronique s’adresse plus particulièrement à mes deux grandes filles… mais je te prends néanmoins en témoin… car tu fais un peu partie de la famille…

aujourd’hui c’est la fête des pères… mais pour moi, père au fâite de la fierté papaternelle c’est la fête de ma paire… de filles…

et pour l’occasion, je me suis payé la traite en nous proposant une rencontre à 3, une offre que mes filles auraient pu refusé, mais qu’elles ont acceptée… fiou…

en cette journée spéciale et en même temps comme toute autre et aucune autre, je ramasse ma plus jeune chez sa mère et on s’en va dans l’urbanité de ma plus vieille pour se faire un ptit BBrunchQ (prononcez Bibrunchquiou) ma paire de filles et moi…

j’écris ici, au monde entier, en ce petit matin extra ordinaire d’un été naissant, mais c’est à elles que s’adresse cette chronique, que leur lirai live tout à l’heure… comme apéro ou comme dessert… à moins qu’elle ne passe au BBQ…

alors tadam les voici les voilà ces ptits mot dits…


salut les filles, salut mes filles…

ce matin, je prend ce ptit morceau temps pour vous écrire… ces mots écrits tout à l’heure et que je vous lis maintenant… ati guy lit qui lit… guili guili…

car il plus facile pour moi de vous dire combien je vous aime et vous apprécie par écrit, moins gênant, moins intimidant… tsé les pères, pas toujours évidemment pour nous d’exprimer nos émôtions…

donc il a déjà été une fois… en fait, au moins deux même… sinon plus…

cette aventure de papaternité a débuté il y a 40 ans ago… pas le temps qui papasse, c’est nous je crois… oui papa… ou pas… en tous cas, pas à pas que la vie nous file dedans et dehors…

vous êtes d’ailleurs en train d’apprendre ça vous même non ? non en effet pas nécessairement…

alors, flashback, 1980, encore ti-cul idéaliste et un peu pouilleux de ma personne (aux yeux de mon beau-père de l’époque du moins), on the road dans l’ouest canadien, ne me doutant de rien et doutant d’un peu tout, dont de moi surtout, même pas la vingtaine encore entamée, j’ai croisé par hasard la destinée de Sabera qui s’appelait encore Paule à l’époque… pas pour dire combien les temps ont changé…

nous étions jeunes et fous, un peu nonos même (n’ayons pas peur des mots mon tipèpère, je sais que vous êtes d’accord avec moi sur ce point, mais non non non, ne riez pas trop, car c’est génétique, alors on se garde une ptite gêne, tout ptit tique de gêne)… et comme on dit la folie est génétique, elle se transmet des enfants aux parents…

jeunes et fous donc nous étions, alors que nos quelques rencontres passionnées ont généré une nouvelle vie… disons qu’en matière de précautions, on était loin des masques et de Corona à l’époque… et là, tout là-haut dans les Rocky Mountains, l’âme d’une Léonie s’est incarnée ici-bas… oui baba… tu es née d’un amour de jeunesse chère plus vieille…

après seulement quelques rencontres de coeur (car évidemment on ne parle pas de ces choses-là à ses filles et encore moins au grand public, ni au petit), tu as été conçue et poups, apparue 9 mois plus… je me demandais pourquoi tu m’appelles ainsi Léo, je viens de me l’apprendre (inside joke)…

et ce fut le début d’une bien belle, et un peu fofolle, aventure… qui nous a menés jusqu’ici right now… dans ta cour… avec ta tite soeur en prime…

une aventure qui nous a amenés à apprendre la job de parents, sur le tas et sur le pouce avec toi d’une marre à l’autre, à apprendre à devenir des prenants soins – care takers – nous deux ptit-culs de tout juste 20 ans, et de plus en plus… quand on sème on a toujours 20 ans…

deux kids apprenant à prendre soin de quelqu’un d’autre que soit, à faire pousser une autre vie dépendante de soi, vers l’indépendance… 1980, premier référendum… et à voir la vie éclore sur deux pattes qui ne sont pas les nôtres… ingrate job d’être la plus vieille… sorry l’ainée…

et ici, nous voilà, toi au seuil de ta quarantaine et moi de ma soixantaine, dans ta cour, les 3 ensemble… super fier de toi ma fille…

et toi Fanny, disons que ta vie a été plus normale… quoi que…

considérant nos étés aux quatres coins du lac et sur le balcon de sa vieille auberge juchée sur la colline, eh câline (toujours le mot pour rire le paternel, c’est pas pour rire), on ne peut pas dire que normal (entre italique) est vraiment normal (encore) avec nous, donc pour toi… fille de papaternel oblige… ne riez pas, vous êtes les fruits de cette folie… méchante salade méchantes malades… nouvelles pousses devenues grandes mais un peu fêlées dans le sous-sol…

donc, vie disons plus rangée en apparence pour toi Fanny disais-je, mais un peu fofolle aussi… flyée l’été, rangée l’hiver… bi polaire ça a l’air le petit frère 😉 …

et comme on s’était pratiqués à faire nos gaffes avec Léo, j’imagine qu’on a été obligés de faire de nouvelles erreurs sur ton dos… mais à voir le résultat, 25 ans plus tard, force est de constater qu’on a clairement passer le test… et si la barre était haute, le barreau fut passé haut la main… high five ! super fier de toi ma fille… et droit devant…

Fa, alors que j’écris ce passage en ce môman même – oui papa – tu me Messenger pour me demander si 11 h est toujours OK pour que je te ramasse… connectés tu dis ? et je ne t’ai même pas vendu le punch… j’ai toujours été bon pour garder les ptits secrets…

alors mes filles, comme ma batterie de mon vieil ordi faiblit rapidement et que les mots semblent fuir mon cerveau – ce qui arrive de plus en plus régulièrement, sauf qui veut, je vais aller droit au but – gardiens de buts de frère en fils les Dion brothers

alors ce petit mot ce matin est pour vous écrire, et surtout pour vous dire et vous lire :

merci de m’avoir choisi comme père et de m’avoir montré le don de soi… drôle de choix mais bon, mais la vie est un mystère dit-on chez les Demers-Dagenais-Dion et filles…

que je vous aime, que je suis fier d’être votre géniteur (arch quel pas beau mot dont, dernière fois que je le dis, promis juré craché, mais en temps de Corona fini le crachage juré que j’ai catché)… catcher avant de crasher…

que je suis immensément comblé de vous avoir dans ma vie, et en ce moment même… heureux de vous savoir heureuses, épapanoui de vous voir autant épanouies, inoui… et encore plus intelligentes que moi – quoi que ça, le barreau était pas haut ho ho et c’est pas du gâteau (double inside joke lecteur/trice)…

comme on s’est déjà dit, je vous ai donné toute mon intelligence, ce qui m’en laisse bien peu, mais contrairement aux choses du cerveau, c’est en donnant que le coeur grandit (j’allais écrire que le coeur gandhi mais je vais me retenir car c’est contre ma religion)…

alors en ce petit dimanche d’ère coronarienne, grâce à vous, je me sens comme le roi des papas de papasser ce dimanche ensemble chères fifilles…

merci d’avoir dit oui car je l’entends ce oui papapoups – et ce, avant même d’avoir eu une bouche – et d’être nez dans ma cour royale…

parlant nez, si vous avez mes pieds – sorry for that – je sais que vous vous considérez chanceuses de ne pas porter le mien…

je veux aussi vous dire en phase terminale de ma batterie, que je n’ai aucune attente envers vous, aucune attente autre que celle de vous voir et de vous savoir heureuses, de vous voir prendre le risque d’être vous-mêmes, ce que vous fêtes avec mère veille depuis respectivement 39 et 25 ans… et que je souhaite que vous continuerez à le faire longtemps longtemps… éternellement… car le plus bel héritage qui soit la liberté…

parlant de mère veilleuses, un ptit mot pour souligner la présence de vos mères respectives, Lise Charu et Paule Sabera (vraiment, quelle famille !!!) car sans elles, vous ne seriez pas tout à fait ici… pas en aussi bonne forme du moins… vous ne seriez qu’une idée, un souhait, un projet, une possibilité… et grâce à elles, et à nos rencontres de coeur,  vous êtes devenues réalité…  et c’est grâce à elles que vous êtes aussi belles, et buns… paroles de ptit bum de mourial now

comme Léo n’est pas sur FB, aucune chance qu’elle ne voit ceci, alors la surprise est pas mal assurée de ce côté…

toutefois, j’espère que Fanny ne voit pas sa photo pas shoppée popper (pas pire non ? oui popa) sur son fil et qu’elle ait l’idée d’aller voir si elle y est… qu’un petit risque pas calculé du tout…

mais vous savez comme je suis bon pour garder les secrets right ?

et que je vous aime n’en est pas un du tout rendu ici…

alors bonne fête mes gracieuses… et merci pour vous…

car clairement, j’ai un penchant pour vous…

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bienveillons-nous

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♥♥♥ – 20/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

tant d’inquiétude et de peur autour de nous en ce moment… tant de frustration et d’irritation qui culminent jusqu’à la colère… bouillonnement humain… positions campées et affirmées, parfois jusqu’au manque de respect fondamental…

masque ou pas, liberté limitée, vivre ensemble complexe avec des règles sociales souvent confuses et irritantes – 1 mètre, 1,5, 2 alouette – tellement que parfois on ne sait plus trop quoi penser… alors on sent et on ressent beaucoup… beaucoup beaucoup…

mais avant de pitcher toutes ces réactions vers l’extérieur, réalisons que tout ce qui monte face à l’environnement social actuel nous appartient… matière première personnelle…

alors souvenons-nous de demeurer humain, humaine, tout en sentant et en affirmant ce qui est juste pour soi, et tout en respectant les attitudes et comportements différents des nôtres… car ni meilleurs ni pires, que différents…

alors écoutons-nous, soi-même et les un(e)s les autres… et respectons-nous les un(e)s les autres… jusqu’à nous aimer les un(e)s les autres comme aurait jadis dit quelqu’un de la grande famille humaine…

la moindre et plus importante chose à faire en ce moment tendu de l’humanité…

alors ce matin, un pot pourri de mots des autres…


tout d’abord ceux de Ram Dass

j’aimerais jouer le rôle d’une personne qui a suffisamment exploré sa propre conscience (et insconscience, ndlr 😉 que si jamais les choses se corsaient, autant en termes d’environnement, d’enjeux sociaux, d’oppression, de protection des plus démuni(e)s – peu importe – je pourrais être impliqué(e) sans être «pris» dans ma propre réactivité, sans avoir peur et ce, afin que je puisse faire partie de la solution et non du problème…


puis ceux de Jeff Foster

EMPATHIE: LORSQUE LE SYSTÈME NERVEUX SE RÉJOUIT

La plus belle qualité chez un être humain, à mon humble avis ?

La capacité d’écouter profondément.

Pour écouter à partir de la Présence, de l’immobilité.

Pour écouter sans essayer de réparer quelqu’un, de le changer ou de le «sauver».

La possibilité de permettre à un autre d’être exactement comme il/elle est.

Ne pas donner de conseils non sollicités. Ne pas leur enseigner les dernières recherches psychologiques ou l’enseignement spirituel «le plus vrai». Ne pas essayer de les modeler, de les manipuler pour qu’ils/elles correspondent à un concept de qui ils/elles «devraient» être. Ne pas projeter son propre traumatisme – ou nos réponses traumatisantes – partout.

Simplement écouter.

Écouter avec un esprit ouvert et un cœur ouvert et un système nerveux réceptif. Leur permettre de respirer, d’exprimer, de pleurer, de questionner, d’être complètement unique, de s’étendre dans l’espace, de découvrir leur propre vérité.

J’ai rencontré des experts mondiaux de l’intimité, des relations et de la communication honnête qui sont incapables de le faire. J’ai rencontré des gourous spirituels, des soi-disant «maîtres éclairés», des psychologues experts et des coachs de vie qui sont totalement incapables de le faire. J’ai rencontré des professeurs et des auteurs populaires sur «l’écoute du cœur», «l’espace de détention», la «conscience pure» et la «spiritualité incarnée» qui sont incapables de le faire.

C’est un cadeau rare que celui de permettre aux autres d’être exactement comme ils sont.

Cassé(e). Entier(ère). Triste. En colère. Apeuré(e). Perdu(e). Réveillé(e) ou endormi(e). Peu importe.

Simplement les écouter avec chaque fibre de son être.
Les recevoir par les sens, écouter comme les animaux sauvages de la forêt.
Les emmailloter dans une attention non distraite et fascinée.
Pour les envelopper d’une Présence silencieuse et chaleureuse.
Pour leur faire sentir – dans ces moments précieux lorsque vous êtes ensemble – comme s’ils étaient le plus aimé(e)s de tout l’Univers.

Lorsque vous ressentez ce genre d’écoute sacrée de la part de quelqu’un, c’est indéniable.

Il ne peut pas être fabriqué.
Il ne peut pas être truqué.
C’est tout à fait rare et saint.
Ce n’est rien de moins qu’un amour inconditionnel.

Votre système nerveux le sent et se réjouit.


puis ceux de John de Ruiter (que je choisi de ne pas traduire car poétiques)

Soften in your heart and you know.
Open in your heart and you see.
Live like that and you understand.

et ci-bas, ceux d’une femme que je viens juste de découvrir

 


allez bon solstice… enjoyons totalement !

car ce sera l’été avant la fin de cette journée…

penser savoir et se faire avoir

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♥♥♥ – 19/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

traduction: ce n’est pas ce que tu ignores qui te met «dans le trouble», c’est ce que tu crois savoir avec certitude et qui s’avère erroné… – Mark Twain

je ne suis pas certain – ni de ceci ni de cela – et ni si c’est Mark Twain qui a réellement dit ça car de nos jours avec les mots publics, on trouve de tout – dont un ami et un pepsi chez nos amis Johnny et Jici, on trouve de tout et son contraire dans l’espace public de moins en moins pudique et de plus en plus pubique… écrits érogènes et affirmations et informations qui sentent le poisson… ces écrits qui demeurent inscrits dans les annales akashiques and swell

en cette existence multi-dimensionnelle, on ne peut tout savoir ni tout connaître car beaucoup trop à savoir… on doit reconnaître que l’on ignore donc la très très très grande majorité des faits de la vie… ce qui est relativement large et multiformes

et cela est juste et bon… anyway, c’est ça qui est ça… et comme ci comme ça… tralala…

d’ailleurs une certaine citation (que je ne peux retrouver donc qu’approx. ici) dit quelque chose comme : l’intelligence n’est pas de savoir ce qu’il importe de connaître mais plutôt ce que l’on doit ignorer… makes sense non ? ou pas pour certain(e)s…

d’ailleurs, en ce sens, Neil deGrasse Tyson, populaire astro-physicien américain, affirme que l’un des problèmes de nos jours est que la plupart des gens en savent juste assez pour penser connaître un domaine, mais qu’ils sont loin d’en savoir assez pour réaliser dans quelle mesure ils sont ignorants… bon à savoir ça non ? pas facile pour certain(e)s ça…

mais pas mal la majorité d’entre nous, simples mortel(le)s ça non ?

me rappelle l’une de mes plus grandes réalisations personnelles, qui s’est produite jadis lors de la collation des grades, lorsque je suis allé cueillir mon diplôme de doctorat à l’université de mouréal…

grand flash de lumière intérieure lorsque j’ai réalisé, à la lumière de mes 6 années intenses de recherche dans mon tout petit et pointu domaine des drogues et des lois les réglementant, et me pensant ti-Jo connaissant du haut de ma toge, de mon ptit bérêt et de mon nouveau titre rutilant, que dans le fond, la réalité est que j’ignorais 149 domaines de recherche autres que le mien (en effet nous étions 150 récipiendaires de Ph. D.)… et ce ne sont que les nouveaux docteurs présents ce jour-là…

ainsi, j’ai réalisé qu’autant j’en connaissais un tipeu dans mon domaine, encore au moins 149 fois plus j’en ignorais dans les autres domaines… si en météo, il existe le concept d’humidité relative, dans le domaine de la connaissance, on doit appliquer le concept d’humilité relative…

mais comme on dit :

un(e) endormi(e) qui se sait dormir est moins endormi(e) qu’un(e) endormi(e) qui se pense éveillé(e)…

et comme le dit la maxime, je me pensais éveillé mais lorsque je me suis réveillé, je me suis rendu compte que je rêvais… vous dormirez là-dessus…

car de toute façon, un poteau est un poteau… et a post is a post

aimons-nous et partageons-nous note bien humble connaissance mes bien chers frères et soeurs…

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intelligente humilité

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♥♥♥ – 17/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

traduction :

quelques phrases importantes que nous devrions tous et toutes pouvoir affirmer en cette importante période d’apprentissage:

à la lumière de cette nouvelle information, je dois revoir ma position…

oh je ne savais pas ça avant, j’imagine qu’il m’en manquait un bout…

en tenant compte de cette nouvelle information, je vais reconsidérer ce que je croyais…

tu as un bon point, je vais en tenir compte…

je ne peux soutenir ma position, je ne sais pas pourquoi je pense ainsi…

je n’ai jamais pensé à ça ainsi, merci, je vais voir les choses autrement…


malheureusement, on ne croise pas souvent ce genre de réflexion et affirmations sur les réseaux… ni ailleurs d’ailleurs

malheureusement, ceux et celles qui auraient le plus besoin de voir ces mots ne les verront probablement pas… et même s’ils les voyaient, ils ne les liraient possiblement pas… mais sait-on jamais…

propos pas assez tranchants, ni assez catégoriques, pas assez spectaculaires, ni suffisamment provocateurs… trop wishy washy… trop mous… ambivalents… pas assez campés… trop remettant-soi-même-en-question… et ainsi trop dérangeants…

pourtant…

si on pouvait seulement arrêter de réagir et réfléchir un peu plus en profondeur en lien avec la complexité des choses… car le monde est bel et bien complexe, et non duel… inclusif, pas exclusif… le monde est multi et non uni… pas l’un ou l’autre, l’un et l’autre… multivers juxtaposés… monde kaléidoscopique…

tellement de mots sont postés dans l’invisible des ondes et toutes sortes de monde réagit… à première vue… épidermiquement…

et souvent plus on écrit fort, moins on pense profond… si seulement le deep du deep state pouvait refléter nos mécanismes de réflexion plutôt qu’un monstre invisible là-bas dans l’invisible…

car vraies ou pas, fake ou non, les news sont rendues folles… ça r’vole sur les réseaux… de chaque côté des axes du bien et du mal, on repousse les limites de plus en plus loin… ligne imaginaire de toute façon… ni de bien ni de mal… que ce qui est… car c’est ça qui est ça… ou l’est-ce ?

de toute façon, d’aussi loin qu’on se souvienne, qui peut dire ce qu’est LA vérité…

car autant de vérités que de biais d’interprétation, autant de vérités que de regards sur les choses… toutes limitées et épidermiques… alors que la vie se vit dans le deep… dans les profondeurs de l’âme…

et chacun chacune, on ne voit que la vérité que l’on veut bien voir… ou celle que l’on peut voir en fonction de la largesse et la profondeur du regard qu’on porte sur les choses, ainsi que de notre capacité de réflexion et de conceptualisation… la capacité de tisser des liens n’est pas donnée à tout le monde…

quand on ne se doute même pas que notre tout petit regard sur les choses est limité, nous forçant à choisir ceci ou cela plutôt que ceci et cela, on ne peut voir que la dualité de l’immensité…

car l’existence est bel et bien immense, mais notre regard si petit, et biaisé… et ces temps-ci, de surcroit, on a soit de la peur ou de la colère plein les yeux…

nous avons deux yeux pour voir dehors, et un autre pour ramener ce que l’on voit en dedans…

alors utile de prendre le temps pour réfléchir avant de parler et d’écrire… car on doit faire sens de ce qui se présente à nous… et cela prend du temps… et un minimum d’objectivité… car rien ne nous est donné tel quel… tant de couches d’apparences à trier et à démêler…