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dehors de contrôle

♥♥♥ – 12/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

traduction: quand tu ne peux contrôler ce qui est en train d’arriver, essaie au moins de contrôler ta façon de répondre à ce qui est en train d’arriver… là réside ton réel (et seul) pouvoir…

contrôle, quel gros mot non ? drôle de mot, mot drôle en fait… pire qu’un mot de 3 lettres, ou de 4 même…

on a rien empêcher de ce que l’on pas voulu jusqu’à maintenant, que ce soit la guerre, l’injustice ou la maltraitance, alors contrôle, really ?

on n’a même pas pu empêcher le processus ayant mené à notre incarnation alors comment penser contrôler quoi que ce soit ?

car qui a vraiment décidé de prendre forme ici-bas ? ou devrait-on dire qu’est-ce qui a mené à ça ?

si c’est notre âme profonde, ce qui nous relie au reste de l’univers, l’intelligence ultime et supérieure, le grand esprit, peut-être l’a t-on seulement oublier ? mais peu importe, nous sommes ici et la seule chose que nous ne contrôlions ne peut qu’être notre perception de la manifestation de la vie dans laquelle nous sommes plongé(e)s, cette même vie qui est en nous…

et couler avec le flot de la vie… car si on ne peut contrôler la rivière, qui semble-t-il nous mènera jusqu’à la mer anyway, on peut tout au plus s’amuser à patauger en pensant que ça mènera au port auquel nous voulons arriver… splouch splouch et tiguidou…

car si peu à part cela pouvons-nous espérer contrôler… que notre réponse à la vie, que notre attitude face à ce qui nous arrive…

on peut bien tenter de s’opposer à ce que l’on trouve injuste en ce bas monde, pensant contrôler quoi que ce soit, que cela soit le port du masque, l’injustice perçue, la disparition des animaux, les feux de forêts, la maltraitance des enfants ou la faim dans le monde, tout ce que l’on peut faire au fond est tout d’abord de reconnaître et accepter ce qui se passe, et ensuite de faire ce qui nous semble juste et bon… à notre humble mesure…

pour le reste, bon chance…

alors en cet automne unique en nos vies, rions de notre croyance qui consiste à nous faire croire que nous avons le contrôle… tout est hors de contrôle, alors dansons le chaos…

RIP JP, give & take & rock & roll

Jean-Patrice Desjardins, RIP…


♥♥♥ – 11/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

salut lecteur/trices

premièrement, j’aimerais sincèrement et chaleureusement remercier ceux et celles qui ont répondu à mon appel de $olidarité lancé hier et qui contribuent avec moi à ce que ce blogue puisse demeurer sans publicité…

https://atidion.com/2020/09/10/donnerecevoir/

car on aime pas ça la pub nous zôtres right ?

toujours touchant, quand on envoie une bouteille à la mer, de sentir qu’il y a de la vie qui nous répond en provenance de cette mer, que la bouteille est vue et appréciée, et bue… et remplie en retour même… et que tout le monde y met un peu du sien… dans ce cas-ci, moi mes doigts, ma tête et mon coeur, vous, vos yeux, coeur et commentaires… et un peu de soutien $ ici et là…

hier, pendant que j’étais dans le mood bidou$ & financement, j’ai commencé à travailler sur une éventuelle campagne de $ocio$ afin de réaliser un deuxième album qui s’intitule Os Hinos do Vale da Vida

et en réfléchissant à la motivation sous-jacente à ce second album, c’est l’image de Jean-Patrice – JP pour moi – qui est montée très clairement… comme s’il voulait me rappeler l’esprit de cet album…

pour rester dans le mood marin, JP a quitté le navire le 4 juillet 2019 suite à des années de bataille avec le cancer… dans les dernières semaines de sa vie, il avait lancé une invitation à tous/tes sur FB et les photos et témoignages des multiples rencontres de coeur nous ont démontré quel homme de coeur il était… suis même allé sur sa page FB qui est restée active ce matin et si touchant de voir qu’encore plein d’ami(e)s vont lui parler… si vous êtes sur FB et avez envie d’aller voir : https://www.facebook.com/jeanpatricedesjardins

si je parle de JP ce matin, c’est que c’est grâce à lui que cet album est en train de se matérialiser… c’est lui qui, au début de 2019, m’avait relancé pour qu’on pratique les hymnes de cet album ensemble car en plein coeur de la maladie, il disait que mes hymnes lui faisaient du bien… quel beau compliment… venant d’un bon musicien en plus… il avait même commencé à écrire des lignes de basse pour ces hymnes…

si vous voulez connaître un peu la qualité de notre relation qui n’était pas si vieille dans le temps mais qui a été juste et bonne, et intense et deep…. il m’appelait son ami spirituel 😉 et ça me gênait toujours un peu… car lui est encore à veiller sur nous…

alors laissez-moi vous raconter une histoire ce matin…

sans même me connaître, il y a quelques années, suite à un appel à l’aide technique en matière de son de ma part sur un réseau local (car on préparait un concert qui a pris des proportions surprenantes qui me dépassaient largement), JP s’est manifesté pour la première fois dans ma vie… et il a fait en sorte que les 15 musiciens sur scène soient amplifiés dans l’église de Val-David… suite à cette collaboration, notre amitié s’est développée…

puis il y a 2 ans, apprenant que nous organisions un concert bénéfice pour les gens qui avaient contribué à la campagne de socio-financement d’un premier album, il s’était de nouveau offert pour me donner un coup de main technique… sans même que je lui demande cette fois… that’s how sweet he was… il était venu avec son plus jeune aussi fou de musique que lui… ils construisaient des guitares ensemble…

le concert avait lieu dans le hall du théâtre du Marais à Val-Morin car on ne pouvait se payer la vraie salle de concert… et en organisant l’équipement, je lui avais partagé qu’un de mes rêves était d’un jour remplir le Théâtre du Marais… le vrai, la grande salle…

8 mois plus tard, le 4 juillet (m’en rappelle car c’était le jour de l’indépendance aux É-U, tout un jour pour retrouver la totale indépendance de corps et d’esprit), JP nous quittait…

quelques jours plus tard, Magalie, son amie, ex conjointe et mère de leurs 3 enfants, m’a téléphoné pour me laisser savoir que dans ses dernières volontés, JP avait demandé à que ce soit moi, avec ma musique, qui ouvre la cérémonie pour célébrer sa vie qui avait lieu…

au Théâtre du Marais, dans la vraie, la grande salle… plus que remplie à pleine capacité pour l’occasion avec ami(e)s et famille… les larmes aux yeux, le coeur plein de JP…

sur le coup, je n’ai pas réalisé la cosmic joke – pas mal comique si on y pense pas trop…

j’ai contacté Charles, qui avait réalisé mon premier album et y avait ajouté de nombreux instruments, pour savoir s’il voulait m’accompagner pour cet événement vraiment spécial à mon coeur, et à ma guitare…

et lorsque nous ajustions le son sur la scène juste avant notre prestation Charles et moi, Bing ! ça m’est revenu en tête. et en plein coeur…

et j’ai vu le visage souriant de JP qui avait bien entendu mon désir profond de remplir le Théâtre du Marais quelques mois auparavant… et qui m’offrait l’occasion rêvée… et en plus, dans un contexte sacré… ment précieux…

tout ça pour dire que la vie est parfois coquine… et qu’elle peut nous jouer des tours, avec la complicité de nos ami(e)s…

et que ce second album est motivé principalement par l’amour et l’amitié… et par la mémoire et la générosité de JP…

c’est en ce sens que j’ai convoqué quelques musiciens pour m’accompagner sur ces hymnes, car seul, souvent, il manque quelque chose… en ensemble, toujours plus riche… surtout en musique… alors immense reconnaissance envers Guy, Charles et Raoul qui ont répondu présents et avec qui nous avons enregistré love les 13 hymnes de l’album à la fin août chez-moi…

et hier en planchant sur une seconde campagne de $ocio$, je me disais que ce processus de création menant à la réalisation de cet album qui s’est enclenché récemment se devait d’être plus grand que ma toute simple musique à moi…

j’ai alors contacté Magalie car je savais que JP était impliqué dans de nombreux projets communautaires afin de savoir quel organisme on pourrait aider dans le cadre de cette campagne… et elle m’a suggéré le nom d’un organisme cher au coeur de JP où il s’impliquait de son vivant de corps… et on incluera donc cet organisme dans ce projet de levée de fonds…

car l’amour engendre l’amour… qui engendre encore plus d’amour…

et on sait que l’amour, that’s it en cette existence…

avec la solidarité, l’amitié, l’empathie et le reste de la grande constellation humanité…

ainsi, d’ici quelques semaines, on lancera un projet pour générer de l’amour, de la générosité, en passant par la musique…

car le cash au fond, que de l’énergie pour générer de l’amour…

l’amour, encore l’amour…

donnérecevoir

♥♥♥ – 10/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

salut lecteur/trice…

chronique un peu spéciale ce matin alors qu’on jasera cash, bidous, énergie verte, financement, échange et rémunération… des mots pour jaser collaboration, donnant donnant, give and take comme disent les zanglais(e)s… concept qui touche aussi la valeur de ce que l’on fait dans la vie… gros et délicat sujet…

une fois par année – quoi que certaines années je passe tout droit face à cette requête – je fais ce tel type d’annonce ici sur ce blogue…

c’est que pour faire en sorte que ce blogue ne contienne pas de publicité, WordPress demande 100 $ annuellement pour le forfait premium… depuis quelques années, pour vous éviter que vous ne vous tapiez de la pub à-travers mes mots, je paie moi-même ce montant et une fois de temps, je fais un appel à tous/tes pour m’aider avec cette somme… et toujours quelques-un(e)s parmi vous contribuez et je vous en remercie encore une fois pour les années passées… précieux soutien…

d’autre part, ces temps-ci, je travaille (en fait je joue plus que je ne travaille) sur un nouveau projet musical, l’album intitulé Os Hinos do Vale da Vida… ce qui m’amène aussi à penser cash car je cherche une façon de financer ce projet (coûts de production et rémunération des musiciens pour leur temps)…

afin de réaliser ce nouvel album, je suis à considérer lancer une nouvelle campagne de $ocio$ comme je l’avais fait il y a 2 ans pour réaliser le premier, Les Hymnes du Pays d’en Haut… vous vous en souvenez ?

https://atisupino.bandcamp.com/album/les-hymnes-du-pays-den-haut

mais avec la situation financière actuelle difficile pour certain(e)s, pas certain de la pertinence d’une telle initiative de demander de l’argent cette année… alors j’explore diverses possibilités…

de mon côté, je suis en préretraite et comme mon petit fond de fond de pension fond vite justement, je devrai considérer une nouvelle source de revenus bientôt… ce qui m’amène à réfléchir aux sous en général, et notamment à ce que l’on fait pour gagner sa vie comme on dit…

ce qui nous ramène à la musique et à l’écriture…

comme pour la musique, j’écris par plaisir et sincèrement, je n’ai jamais considérer gagner ma vie avec ces deux hobbies… mais encore plus sincèrement, j’avoues que j’aimerais bien cependant que ces passe-temps deviennent mon gagne-pain… du moins en partie si possible… mais je suis réaliste et sais bien que l’écriture autant que la musique ne comptent pas parmi les activités les plus lucratives en ce bas monde…

donc j’explore les possibilités de financement pour ce que je préfère faire dans la vie… beau défi…

ce qui nous ramène à ce blogue… et à son financement pour rester pub free

j’écris quasi quotidiennement ici et que je le fais par pur plaisir… j’écris gratuitement, j’écris sans penser… la première chose que je fais le matin est d’écrire comme d’autres font leur yoga first thing in the morning… j’en suis rendu à 2 350 chroniques sur ce blogue même si je ne compte, WordPress qui le fait… et puisque je ne compte pas mais que WordPress le fais, je sais que vous êtes environ 100 par jour à me lire ici d’un peu partout dans le monde, surtout au Canada…

alors ce matin, petite demande de la part du chroniqueur à vous, lecteurs/trices…

si le coeur vous en dit et que le porte-monnaie vous le permet, je vous invite à envoyer quelques $ (grâce au bouton don en haut à droite de la page d’accueil, tout juste sous la photo) afin que l’on puisse faire en sorte ensemble qu’il n’y ait pas de pub en ces pages…

en terminant, petit cadeau… un deuxième hymne capté lors de notre concert intime du 30 août dernier, Estou Aqui, un hymne dédié à mon ami Ravi:

de même qu’un TedTalk d’Amanda Palmer, une artiste que je vous ai déjà présentée ici et qui nous inspire à réfléchir aux diverses façons de financer son art…

mais plutôt que simplement demander, donnons… car ça revient toujours… à ça, donner qui nous sommes…

L’Amour n’est Pas ce que tu Souhaites,
c’est ce que Tu Es
C’est très Important d’en être Conscient
Si tu Penses que l’Amour est ce que Tu Veux,
tu vas le Rechercher Vraiment Partout
Si tu penses que l’Amour est ce Tu Es,
tu vas le Partager Vraiment Partout
Tu Dois Donner de l’Amour
parce que Tu en As à Donner
De cette manière, tu Feras l’Expérience
de ta Propre Jouissance de l’Amour

Donald Neale Walsch

tête heureuse


♥♥♥ – 9/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

traduction: tu vis la plupart du temps dans ta tête, assure-toi que ça soit un endroit où il fait bon vivre

êtes-vous dans votre tête la plupart du temps vous aussi ?

ça a l’air que c’est le propre de tous les humains…

mais peut-être que c’est aussi le cas des plantes et des animaux, quoi qu’évidemment leurs têtes semblent différentes… d’apparence plus simple toutefois, plus simple d’esprit…

pas de problème comme tel d’être sans sa tête si on peut aussi équilibrer ça avec du coeur et de la présence en corps… encore et encore…

le problème est davantage quand notre tête se prend pour le ptit boss des bécosses… ou quand on la laisse l’être… car toujours notre choix… si on peut observer la mécanique du mental et son contenu incessant, de même que le fait que ce sont à peu près toujours les mêmes idées qui y passent et repassent, parfois un peu revampées mais toujours pas mal semblables…

même si on voulait vivre ailleurs, si on voulait vivre plus vastement, c’est sur la boule qui git en haut des épaules qu’on se situe en bonne partie… on doit apprendre y vivre, à y évoluer, à vivre à partir de là, pour éventuellement devenir infini, devenir l’infini… l’infinité…

sans tomber dans la pensée positive, apprenons à prendre une distance de nos pensées, à les regarder sans les juger car une pensée n’est qu’une pensée qui vient et va, et revient reva, qui retournera dans le cyberespace présent depuis le début des temps et qui le demeurera jusqu’à la fin… un moment d’éternité à la fois…

apprenons à vivre avec notre tête, siège de notre pensée… créative comme destructive, le même prix…

et gardons la tête heureuse… et en paix…

bon chance


♥♥♥ – 8/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

traduction: parfois tu dois risquer le tout pour le tout pour une vision que personne ne voit à part toi-même

et je dirais même plus :

parfois tu dois risquer le tout pour le tout pour une vision que même toi-même ne voit pas…

parfois on doit seulement faire quelque chose parce que ça pousse dans cette direction… on doit suivre la vie… suivre le chemin au fur et à mesure qu’il se déploie devant nous…

même si on ne sait pas exactement quoi faire ni comment, même si on ne sait pas vraiment où ça s’en va, un pas à la fois on marche le chemin droit devant ou tout en courbes et le pas suivant se décidera de lui-même… à la force du pied…

parfois on doit arrêter de penser et de se fier à sa tête et simplement suivre son coeur, son instinct, ses tripes… simplement marcher, un pas à la fois, chaque pas dans la foi, avec amour et confiance… sans chercher à – trop – savoir…

car lorsqu’on regarde sa vie en rétrospective, peut-on vraiment dire que l’on a véritablement planifier quoi que ce soit jusqu’à maintenant ?

a-t-on décider quoi que ce soit ?

peut-on prétendre savoir ce que nous faisons ici et pourquoi nous y sommes ?

une idée really pourquoi vous vous êtes incarné(e)s vous ?

vous savez vous, où nous allons après que notre coeur ait arrêté de battre ?

alors, et encore plus particulièrement maintenant que l’avenir a moins d’avenir qu’il n’en a jamais eu s’il en déjà eu un, marchons notre parole à petite échelle, un pas à la fois, une lettre de chaque mot à la fois… sans savoir, sans vouloir savoir…

mais je sais que c’est difficile… car nous zumain(e)s, comme Janette jadis, voulons savoir… où, quoi, pourquoi, comment… mais la réalité est que nous ne savons rien… du moins, rien avec certitude… nous avons parfois des indices, nous sentons parfois certaines choses qui résonnent et qui vibrent avec justesse en nous…

mais quant à savoir quoi que ce soit ? bon chance comme disent certain(e)s anglophones…

alors, faute de savoir, trustons… et faisons ce qui nous semble juste et bon à chaque moment… faisons confiance que chaque geste portera le fruit qu’il sème à chaque instant… en faisant de notre mieux, au meilleur de nos habiletés… et la suite de la route se chargera de nous indiquer les prochains pas à faire…

quant au risque, qu’a-t-on vraiment à risquer ?

une prétendue sécurité ?

la promesse du paradis à la fin de nos jours ?

la certitude que les choses iront comme on les veut ?

en tous cas, moi certainement pas…

alors à nous tous et toutes, bon chance !

cordes sensibles droit au coeur

♥♥♥ – 7/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

en haut, c’est moi… tout seul avec ma guitare sur ma roche… à recevoir de la musique en direct d’en haut… du moins à tenter de la diviner… la fleur à droite n’a pas l’air très contente… pas toujours facile pour son environnement immédiat le processus de création 😉 (j’ai trouvé cette image sur le web mais ne retrouve la source, grand merci à l’artiste)…

et ci-bas avec mes amis Charles, Guy et Raoul… les fleurs sont plus heureuses 😉

dimanche passé a été le plus beau jour de ma vie… ce jour-là que nous avons enregistré les 14 hymnes du futur album intitulé Os Hinos do Vale da Vida (Les hymnes de la vallée de la vie, ou de Val-David, c’est selon et les deux en même temps) dont vous voyez et entendez le premier extrait ici…

en effet, après seulement 3 pratiques au cours de l’été, Charles, Guy, Raoul et moi avons joué devant quelques ami(e)s et proches et Charles a capté notre performance en images et en sons dans notre petite église dans la forêt devenue pour l’occasion petite salle de spectacle intime… moment magique pour le ptit gars qui gratte habituellement seul sur sa roche… au grand dam des fleurs… mais les oiseaux apprécient…

j’avais commencé à travailler les hymnes de cet album il y a quelques années avec mon ami Jean-Patrice Desjardins avant que son cancer ne revienne frapper plus sérieusement et le ramène au créateur… c’est donc pour honorer sa mémoire que j’ai décidé d’entamer ce projet…

moi qui ne suis pas un musicien virtuose, ni très connaissant de la théorie musicale – disons que je suis suis un bon jobber travaillant et très déterminé – j’ai osé inviter quelques musiciens chevronnés pour m’accompagner…

j’avoue candidement que cela m’a demandé une bonne dose de courage car lorsqu’on joue avec des gens qui connaissent la musique, notre ignorance en la matière est évidente… mais mes comparses ont embarqué et nos rencontres ont été très riches et fructueuses… et ils savent que je leur en suis très reconnaissant… je me retiens de trop leur dire car je ne veux les tanner

Guy a mis toute ma musique sur des partitions – imaginez voir des sensations sonores floues, instinctives et imprécises devenir organisées entre 5 lignes et plein de signes que moi-même je ne comprends pas… pour un gars qui connait une vingtaine d’accords, impressionnant je vous le dis…

Charles, avec qui on avait enregistré l’album Les Hymnes du Pays d’en Haut (https://atisupino.bandcamp.com/album/les-hymnes-du-pays-den-haut) il y a quelques années, est un élément clé de mes projets musicaux… en plus d’être un multi instrumentiste polyvalent, il filme et joue avec le son… imaginez…

sans oublier mon ami Raoul avec qui je fais boum boum depuis quelques années, qui agrémente ma musique de rythmes réguliers qui structurent le tout… imaginez…

l’imagination… exactement ce qui est requis quand on veut créer… et ensuite oser…

sauf que parfois, la vie nous réserve des surprises qu’on ne pouvait même pas imaginer… en tous cas moi jamais je n’aurais pensé un jour avoir mon trio… j’aime penser que ces 3 amis sont mon trio… mais nous sommes surtout un quatuor…

si jouer de la musique est à la base une activité solitaire car comme on dit pratique pratique pratique, jouer en groupe est la cerise sur le sundae… et ce fut le cas en ce plus beau sunday de ma vie de cette fin août pandémique…

nous avons donc en banque une séries de 14 hymnes enregistrés son et image… encore pas tout à fait clair ce qui résultera de ce matériel… mais une chose est sûre c’est que j’aimerais récidiver… offrir des concerts, partager la musique de mon coeur… communier avec mes amis… à suivre…

alors en ce petit lundi de la fête du travail, c’est le coeur débordant de gratitude pour mes amis musiciens que je partage le premier de nos hymnes qui étaient un peu miens mais qui sont devenues beaucoup nôtres…

viva a musica !

retour au centre de la retraite

♥♥♥ – 5/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

traduction: au centre de ton être, la réponse est là… tu sais qui tu es et tu sais ce que tu veux… – Rumi

grosse fin de semaine de travail en vue que celle-ci nommée fête du travail

2 cérémonies tout en musique avec quelques ami(e)s…

dans la lignée du Santo Daime, on dit des cérémonies qu’elles sont un travail

car on travaille sur soi… c’est-à-dire qu’on prend le temps de plonger en soi, en compagnie des autres, de sentir, ressentir et observer, s’observer, et s’observer s’observer et etc… – je sais ça fait beaucoup d’observation, mais que ça à faire dans la vie, observer l’observateur/trice qui observa la vie… auto-observation qui se reflète sur elle-même…

tout d’abord observer, afin de pouvoir ensuite agir avec justesse… de plus en plus de justesse… et agir sur les éléments environnants, ceux que nous pouvons contrôler… en toute humilité, à petite échelle, sans trop d’attentes autres que celles de résonner juste dans nos actions, juste que dans nos actions… et quand on est musicien, cela signifie sonner juste aussi… résonner en musique… à l’unisson, en harmonie…

comme il y a beaucoup à faire avant l’arrivée des ami(e)s pour préparer la salle du travail de la fête du travail afin qu’on puisse s’observer, je vous laisse sur les mots de Josée Blanchette ce matin, une ami(e) qui écrit si bien les mouvements de l’âme et qui nous revient d’une retraite estivale justement avec ses chroniques du vendredi dans le Devoir… et ça c’est pas de la fake news

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/585358/therapie-dans-les-nuages?fbclid=IwAR3jXd5BwbBS7c8hgI2wXq0OWi89BdBDAFYTraIGrg-txgYI3EpA438Lcik#

allez bonne célébration de la vie… car au centre de la retraite, on en voit de toutes les couleurs…

photo via mon amie Alexandra prise sur FB – je présume que c’est d’elle mais pas certain…

boîte de réception divine

♥♥♥ – 4/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

traduction: «éteins» ton téléphone, assis-toi, observe ta respiration, et tu découvriras tous les appels manqués et les messages non-lus en provenance de l’Univers

ai refait quelques trempettes sur FB et les médias depuis une semaine… même game qu’au début de l’été really… les deux bords se font aller les arguments et la game de ping-pong continue de prendre place… j’y décèle autant de peur, de méfiance et de suspicion tout le tour de la terre…

sans parler de la certitude aveugle de certain(e)s… maudit que certaines personnes semblent certaines de leurs sources… sans même jamais les avoir vues ni connues… encore moins vérifié car comment vérifier des sources out there ? pas mon genre de source anyway… moi je cherche the main source

moi aucune certitude… que du doute tout le tour de la tête et un vague désintérêt face aux choses du monde… car pas vraiment mon monde que celui représenté dans les médias… trop petit et bas monde alors que le vrai est si grand et haut… ohé ohé ohé… oui beaucoup plus envie de chanter que de penser…

et je me rends compte – encore – que ce que l’on voit dans nos écrans ne reflète qu’une bien infime et biaisée vision de la réalité avec un tout petit r… et pas tout à fait réel non plus me semble…

et en plus, les nouveaux dieux, grands seigneurs algorythmiens du monde invisible de la grande lampe magique, sont ceux qui déterminent ce qu’on va voir… notre vision du monde est dorénavant influencée par ce que l’on a déjà regardé auparavant… alors plus ça change, plus ça va être pareil… simple question de calculs algorythmiques… vive le progrès !

davantage envie de surprises et d’innatendu dans ma vie pour ma part… envie de mystère, envie de vrai stuff car pas mal tanné des algorythmes et des bits… qu’elles soient techno, Timbits ou celles des mâles qui ont tant manqué de respect envers les femmes du monde depuis des siècles…

pourtant, pendant qu’on patauge dans les pourriels virtuels, notre boîte courriel existentielle est pleine de messages non-lus, ni même suspectés… et pourtant si importants… et pendant qu’on s’inquiète des plans et complots des gros méchants de ce monde, la vie nous passe sous le radar… right here, en nous… et up there, partout…

on continue de regarder le reality show se dérouler en dehors de soi, cherchant les indices du grand plan machiavélique, et on met de côté nos besoins essentiels, notre soif de plénitude… notre toute simple humanité et celle de nos semblables qui vivent pour de vrai juste ici autour de nous… la vraie quête…

certain(e)s ont peur des puces que pourraient contenir les fameux vaccins à venir et qu’on nous imposera de gré ou de force… me semble qu’on a déjà le cellulaire plein de puces et de tics et que même s’ils n’ont pas de fil, ces bidules nous attachent et nous rattachent à une foule d’information tout aussi abondante qu’inutile et insignifiante…

sincèrement, les tweets du gros twit en charge du grand irreality show, de la nourriture essentielle pour l’esprit ? really ? divertissant peut-être mais justement, là le problème, car the show qui must go on nous écarte de nous-même, nous vole notre propre regard sur soi et l’écoute de ce qui compte vraiment… on se laisse pogner dans le grand cirque médiatique… avec notre propre consentement… et pendant ce temps-là, on se méfie d’un peut tout…

nous nous noyons quotidiennement dans une mer d’information pas mal futile finalement… univers médiatique… et tac… du toc en fait…

et pendant ce temps-là, sur la bonne vieille ligne, la vraie vie se passe sur le téléphone à roulette russe… la grosse vie pleine, la vraie vie juteuse et réelle qui nous relie à notre coeur, à notre âme, à notre esprit… sans fil… là d’où on vient, là où on retournera… et à nos proches, nos frères et soeurs de coeur…

grande famille pourtant si divisée en ce moment, pendant que les glands de ce monde concoctent apparemment leur complote de pommes… allez savoir… back à Adam et Éve…

mais pour l’essentiel, faut se fermer les yeux et le cell. et retourner on the line… que ce soit avec Djisus, Allah ou le Dalai Lama… l’idée étant d’avoir du fun… et de mordre dans la vraie pomme…

délicate vie

– Henri Gougaud


♥♥♥ – 3/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

ces temps-ci, mon coeur est touché… tout mou, flottant dans la graisse de bine

j’ai jadis été rough and tough, du moins le prétendais… un ptit wannabe motherfucker qui se protégeait du mieux qu’il le pouvait… indépendant, un brin baveux, ptit smatt à cincennes, ti-jos connaissant, n’ayant besoin de personne… du moins le pensant…

mais grâce à certaines rencontres, rencontres de coeur, et avec le temps qui fait son oeuvre et révélant notre âme, pétrissant le corps, tissant des plis au coeur là où la fragilité de la vie peut s’y insérer, on finit par apprendre, à se laisser attendrir… à baisser les armes, et à laisser couler les larmes… d’amour… par amour… pour les autres, et pour soi…

parfois c’est l’amour en provenance des autres qui nous fait réaliser que nous sommes aimables… l’amour qu’on reçoit, et qu’on veut redonner, partager, multiplier, faire fructifier… à l’infini…

après lui avoir rentrer dedans à grand coups d’arrogance et d’audace baveuse, on finit par apprendre à se laisser frôler par la vie… se laisser chatouiller, toucher doucement…

et à dire oui, tout simplement… osant révéler notre immense et béate fragilité, notre délicatesse infinie…

si se construire une certaine armure sociale est nécessaire pour faire ses premiers pas dans les premières années de notre chemin sur terre, survient un moment en cette vie où l’on réalise que cette armure ne sert plus… que le chemin est ouvert et que le temps est mûr pour baisser les armes et ouvrir son coeur… et oser se laisser toucher… de bord en bord… sans résister, ni retenir… qu’ouvrir les vannes et laisser couler la vie, l’amour, la délicatesse…

alors pour vous emmener un peu avec moi là où je suis en ce matin tendre, fragile et délicat, deux hymnes célébrant la fragilité de la vie que nous partageons pour ce court moment…

quelques minutes de pure fragilité… pour l’éternité… jusqu’à l’infinité…

positivement négatif ou vice-versa, ou pas…

♥♥♥ – 2/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: cette affirmation constitue un vrai casse-tête mental, alors je vais vous donner une minute pour vous démêler et relisez-là peut-être ?
vouloir une expérience positive constitue une expérience négative… et accepter une expérience négative est une expérience positive… c’est ce que le philosophe Alan Watts nommait la «loi inversée»… qui implique que plus vous poursuivez le désir de vous sentir bien en tout temps et plus vous devenez insatisfait(e) car la poursuite de quoi que ce soit ne fait qu’en renforcer son prétendu manque… plus vous voulez devenir riche, plus vous vous sentez pauvre et sans valeur, peu importe votre richesse du moment… plus vous désirez être sexy et désiré(e) et plus laid(e) vous vous sentirez, sans égard à votre apparence physique… plus vous désirez être heureux et aimé(e), plus vous vous sentirez seul(e) et apeuré(e), peu importe les gens qui vous entourent… et plus vous désirez être «illuminé(e) spirituellement», plus vous serez centré(e)s sur votre petit nombril et superficiel(le) en tentant d’atteindre cet état…

la morale de cette histoire ?

droppons l’idée de vouloir être ailleurs, plus, autrement…

and simply just be you…

chou bi, doo bi, doux…