Archives de l’auteur : atidion666

laidement beau

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••• les zultimes chroniques – 13/8/19

comme j’aime les gens qui créent des choses originales avec les mots, que j’aime faire de la traduction et que je suis occupé à ça avec mon chum Pierre

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donc moins de temps libre pour écrire ce matin,

je partage avec vous ce matin quelques mots brillants…

je vous les traduis, et en plus, je vous les inverse même pour vous faciliter la vie…

de rien…

que le pretty ugly qui ne se traduit pas vraiment… car laidement beau, pas vraiment ça right ? beau ou laid, de haut en bas et de bas en haut… pas ça non plus… anyway… mais pas assez de temps pour fouiller…

allez bon mardi, nous on retourne à nos 2 x 8 20 pieds de long et à notre plywood…


traduction

la personne qui a écrit ce poème est un(e) génie

je suis très laid(e)
alors n’essaie pas de me convaincre que
je suis une très belle personne
parce qu’à la fin du jour
je me déteste de toute façon
et je ne vais me mentir en disant
qu’il y a de la beauté en moi qui importe
alors sois certain que je me vais me souvenir
que je suis une personne terrible et sans valeur
et rien de ce que tu me diras ne me fera croire
je mérite quand même l’amour
parce que peu importe
je ne mérite pas l’amour
et je ne suis pas dans une position pour croire que
la beauté existe en moi
parce que peu importe quand je me regarde dans une miroir je pense toujours
suis-je aussi laid(e) que les gens le disent ?

et maintenant de bas en haut…

suis-je aussi laid(e) que les gens le disent ?
parce que peu importe quand je me regarde dans une miroir je pense toujours
que la beauté existe en moi
et je ne suis pas dans une position pour croire que
je ne mérite pas l’amour
parce que peu importe
je mérite quand même l’amour
et rien de ce que tu me diras ne me fera croire
que je suis une personne terrible et sans valeur
alors sois certain que je me vais me souvenir
qu’il y a de le beauté en moi qui importe
et je ne vais me mentir en disant
je me déteste de toute façon
parce qu’à la fin du jour
je suis une très belle personne
alors n’essaie pas de me convaincre que
je suis très laid(e)

écoutons, je vous en prie

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••• les zultimes chroniques – 12/8/19

traduction: par la prière, on veut souvent dire à Dieu quoi faire, par la méditation, on comprend plutôt nos limites et on se tait… – Sadghuru

depuis quelque temps, je découvre les bienfaits de la prière…

pas la prière des commandes personnelles, des désirs télécommandés au Grand Esprit, des intentions passés au bonhomme d’en haut avec exigences de résultats… abondance, santé, obtention de bébelles diverses…

non, plutôt une prière réceptive, féminine, une prière d’écoute, de disponibilité…

une prière d’impression interne, de coeur et de ressenti, plus qu’une prière d’expression et de tête… une prière de gratitude, d’immense reconnaissance, d’appréciation de la délicate énergie de la vie qui passe en soi et autour de soi…

quand on était petits et petites, dans notre contrée cathochrétienne et culpabilisante vénérant un ptit Jésus pendouillant sur la croix – Dieu ait son âme, autant Jésus souffrant que la croix –  on nous a appris à demander des choses au bon Dieu…

ces prières, qui, la plupart du temps se soldaient par de grandes déceptions car pas certain que quelqu’un up there écoute et prenne nos commandes…

non une prière méditative, une prière humble, une prière qui demande que ce qui doit être soit… d’où le sens profond du fameux ainsi soit-il

dans notre lignée, celle du Santo Daime, Dai me signifie donne-moi… mais pas un donne moi quêteux, dirigé vers ce que l’on désire, pas une donne moi ce que moi je veux…

non, plutôt un Dai me satisfait avec quoi que ce soit que la vie nous apportera, un Dai me qui sous-tend que quoi que ce soit que la vie me donnera, je l’accepterai et ferai avec… car si la vie décide de nous donner quelque en particulier, ainsi soit-il…

donc vive une prière méditative, une prière respectueuse, une prière passive et d’écoute…

car la vie a possiblement bien des choses à nous dire si on l’écoute bien, mais elle chuchote alors il semble qu’on doive faire oreille attentive pour entendre la vérité…

parler moins, écouter plus

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••• les zultimes chroniques – 11/8/19

traduction: parle beaucoup de Dieu, un peu de toi et pas du tout des autres

si vous tiquez sur le terme Dieu, remplacez-le tout de suite par la vie, l’existence, le grand mystère, ou tout simplement ça… mais entre nous, qu’un mot de 4 lettres Dieu après tout… s’il nous fait tiquer, quelque chose à regarder là peut-être ? chacun pour soi en ce domaine… ce que 4 lettres peuvent contenir quand même hein ?

mais en gros, s’il nous fait parler, cette phrase invite à parler davantage de la vie en général, moins de soi et pas du tout des autres…

car nous les humain(e)s on aime ça parler.. certain(e)s aiment beaucoup parler d’eux-mêmes… d’autres, des autres… et pas toujours en bien habituellement…

quant à soi, OK de tenir compte de ce qui se passe en nous et de le partager un peu à nos proches… OK la communication… mais tout est question d’équilibre…

quant aux autres, comme le dit Ramana, ces prétendus autres n’existeraient pas… que nous, toujours que nous… alors on ne parle que de soi… toujours… même quand on parle du mot de 4 lettres… ou des autres… ce que l’on dit parle toujours de soi…

par parler de Dieu, personnellement, moi je comprends parler de la vie, parler du monde entier, parler des solutions à ces crises que l’on vit globalement… penser aux situations urgentes du monde et chercher des solutions… penser plus grand que soi… penser aux autres mais pas en parlant à leur sujet, en les englobant dans nos propos… penser et agir pour le bien du plus grand nombre…

pour ensuite donner au suivant… travailler pour le monde, pour la vie… faire oeuvre utile… se rendre heureux heureuse tout en contribuant au bien du monde…

beau défi…

quant à Dieu, au lieu d’en parler, on peut aussi se mettre à l’écouter car on dit qu’il/elle chuchotte plus qu’il ne parle… alors faut prêter l’oreille…

en fait, en général, il serait peut-être même une bonne idée de moins parler et d’écouter davantage…

je t’entends, dit la sourde d’oreille…


je me suis endormi et jai rêvé que la vie était joie…
je me suis réveillée et j’ai réalisé que la vie était plutôt service…
j’ai servi et j’ai vu que le service était joie…

~ Ram Das

savoir ne pas savoir

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••• les zultimes chroniques – 10/8/19

tellement de choses à apprendre dans cette vie… tellement à connaître… à tenter de saisir…

mais encore beaucoup plus à ignorer… à ne même pas vouloir tenter de connaître ou  de comprendre…

car un si grand mystère la vie… alors indispensable d’apprendre à vivre sans vouloir tout comprendre…

ce matin, petite anecdote personnelle en lien avec ceci…

en 2003, ma mère était malade et nous quittait lentement mais sûrement… je venais de compléter mon doctorat après 7 ans de longues et pénibles études… moi, un peu snob face aux cérémonies officielles de tout acabit, je ne pensais pas prendre part à la cérémonie de la collation des grades…

mais comme ma mère était malade, j’ai décidé d’aller à la dite cérémonie afin de me faire photographier pour lui rapporter les photos…

lors de la cérémonie, première de mes grandes surprises, je fus grandement impressionné par le décorum de la cérémonie : impressionnante et majestueuse grande salle de concert de l’Université de Montréal, orchestre symphonique compris, les divers représentants des différentes facultés, avec les costumes propres à leur maison, décor digne des livres et films d’Harry Potter, bref la grande classe… de surcroît, comme c’était le 175ème anniversaire de l’Université de Montréal, même Koffi Anan était en direct sur écran géant pour nous féliciter… la totale quoi…

mais le vrai choc est survenu quand j’ai revêtit la tunique et la toge de circonstance et que j’ai vu la centaine d’autres nouveaux et nouvelles docteurs récipiendaires de diplôme de Ph. D.

moi qui avait fouillé en menus détails le monde des politiques et des pratiques policières sur les drogues au Canada et dans le monde pendant 7 ans, et qui en connaissait quand même un ptit brin sur le sujet, je réalisais tout à coup l’ampleur de mon ignorance… car autant j’en connaissais dans mon infime domaine de prédilection, je prenais conscience de mon ignorance face à une tonne d’autres disciplines…

plutôt que de quitter la cérémonie la tête enflée et égollardi de mon nouveau diplôme, j’en suis plutôt sorti nettement plus humble et conscient de l’ampleur de mon ignorance dans une foule de domaines… Ph. D. en humilité, really…

du peu que l’on peut savoir, connaître et comprendre, ou en fait penser savoir, connaître et comprendre, on en sait toujours si peu en réalité… sommes plutôt des ignorant(e) que des sachant(e)s…

la connaissance est une chose, connaître en est une autre…

surtout en ce qui concerne le grand mystère…

car en réalité, nous sommes complètement démuni(e)s devant ce grand mystère…

mais si on ne cherche pas à le percer ce mystère, autant les petits que le grand, la vie devient une grande aventure, une grande curiosité, une grande quête…

et plutôt que de vouloir trouver, on commence alors à avoir du fun à simplement chercher… à rester curieux et curieuse… à simplement jouer le grand jeu de la vie… sans prétention, sans ambition…

et avec le temps qui passe, on finit par distinguer ce qui doit être fouillé et investigué de ce qui doit être ignoré et laissé de côté… car tant de données – vraies ou fausses – en circulation de nos jours… on peut s’y noyer…

comme dans nos relations, certaines valent la joie d’aller au fond des choses, alors que d’autres ? on peut les laisser aller car on ne règlera pas le sort de tout le monde… et parfois, préférable de laisser les choses aller…

car au fond, on crée le monde que l’on veut bien créer…

le sait-on vraiment ?

au fin fond de soi

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••• les zultimes chroniques – 9/8/19

traduction: je veux que tu ailles au fin fond de ta douleur mon amour… laisse ta peine et ton chagrin te réduire en morceaux (saches que ça ne peut briser que tes illusions et détruire tes attentes, ça ne peut pas te briser toi)… 

verses-toi en ton propre coeur brisé… respire dans ta solitude la plus terrible… sinon tu seras hanté(e) par tout ce que tu ne touches pas maintenant… 

n’aies pas peur, je suis ici… je te respire quand tu ne peux plus respirer par toi-même… je te donne l’élan de vie quand tu ne le trouves plus… je t’aide à soutenir l’insoutenable, à digérer l’indigeste… je suis au coeur de ta douleur, présent dans les abysses de ton désespoir… je suis ton esprit incassable, ton moi éternel et sans temps…

si tu as peur de ta propre disparition, alors disparait… si tu sens que le sol veut t’avaler, si le vide t’attire, laisse-toi tomber volontairement… abandonnes-toi ou laisse même aller l’abandon et tombe… je vais t’attraper, ou tu seras rattrapé(e) par ta sagesse la plus profonde…

d’une façon ou d’une autre, ta douleur ne te tuera pas, elle ne fera que retirer ce qui est dégoûtant et faux en toi… tu émergeras brassé(e), oui, vulnérable aussi, mais renouvellé(e), plus sage, plus vrai(e)… saches que je suis ici avec toi, jusqu’à la fin du temps…

– Jeff Foster

wow, quelle force en ces mots, quelle puissance…

parfois, aussi ça la vie… oser se laisser consumer par le feu purificateur de la douleur… par l’apparente dureté de cette existence, par ces passages plus étroits…

pour en ressortir plus léger, plus vrai(e), plus soi…

peur pas peur j’y vais

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••• les zultimes chroniques – 8/8/19

on a tellement peur d’avoir peur…

pourtant, la peur est saine, si humaine et naturelle… elle fait partie de ce que l’on nomme les quatre émotions fondamentales avec la colère, la tristesse et l’amour (ou joie)…

la peur nous dit de prendre soin, d’être vigilant(e) devant une source de danger ou de grand changement à venir… la peur est un signal d’alarme devant l’inconnu… elle nous y prépare si on sait l’écouter…

qu’on la sente ou pas selon notre âge et nos expériences, nous ressentons tous à divers degrés la peur ultime: celle de la mort… même si, comme moi pendant longtemps, quand j’étais – plus – jeune, j’affirmais arrogamment ne pas avoir peur de la mort… mais qu’en sais-je vraiment ? très possible que je ferai dans mes culottes devant cette ultime étape ? mais on verra bien quand on sera rendu au pont…

mais pour le moment, bonne idée d’apprivoiser cette peur que nous vivons tous et toutes… que ce soit devant l’amour, ou devant la mort… amor à mort anyway… l’apprivoiser, l’accueillir, la serrer dans ses bras et se laisser la vivre…

ci-bas un superbe texte (que j’ai traduit de l’anglais, de source non-identifiée) à son sujet:

sois doux(ce) avec la peur…

elle est un enfant de l’inconnu… elle a voyagé des années-lumière pour te trouver… n’aies pas peur de la sentir totalement… elle ne te fera pas de mal… laisse-là pénétrer en toi si elle veut cogne à ta porte…

sens la vie qu’elle contient, son coeur battant, ses vibrations et les secousses qu’elle provoque en ton corps… jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de division entre la peur et toi… jusqu’à ce que tu ne puisses plus l’appeler peur… jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’une seule vie en toi, brute et immédiate, sans nom, bienveillante…

la peur permet d’ouvrir sur l’inconnu, et d’ébranler nos certitudes… elle permet d’ouvrir un nouveau chemin dans la vastitude de la vie… elle est excitation d’être vivant(e)…

la peur te rappelle que tu vis au seuil du mystère… que tu t’abreuves à la fontaine des possibilités… que ton être est vaste… que seul le faux peut mourir…

ne repousses pas la peur… et ne la qualifie pas de négative ou de non spirituelle… ne te fais pas à croire qu’elle n’est pas en toi… ne te hâte pas à le supprimer, ou à vouloir la transformer, ou même tenter de la «guérir»… elle n’est pas une ennemie… ni une erreur… ell est ancienne et sage… incline-toi devant elle…

laisse la peur être peur, telle quelle… et en même temps, ne la crains pas…

laisse ton corps trembler, ton coeur aussi… et saches que tu es présent(e)… ouvrant, s’ouvrant…

laisse la peur, si mal comprise et mal interprétée, venir se reposer dans ton coeur si vaste… laisse-là marcher avec toi… lorsque tu te sens ne pas l’accueillir, serre-là près de toi… te tenant sur le seuil, tu fais tes premiers pas dans le grand vide…

tu trembles, mais tu es si terriblement vivant(e)…


si tu fais face à un crocodile, laisse-le te dévorer et tu deviendras le crocodile…


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pros fondeurs

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••• les zultimes chroniques – 31/7/19

traduction: personnellement, je suis profondément en amour avec cette délicieuse giblotte humaine… en profonde relation, oui oui relation, avec les coeurs qui tremblent, avec les bedons qui brassent, les désirs ardents, la confusion et l’anxiété aussi… je ne vois rien de tout ceci comme séparé de la non-dualité, rien de tout ceci comme un signe que nous échouons ou que nous ne sommes pas encore réalisé(e)s; je vois tout ceci comme profondément sacré… je crois que c’est profondément en cette sacrée «ordinarité» que nous pouvons trouver notre réelle liberté… – Jeff Foster

sur le point de partir on the road pour quelques jours de quête et de musique, je vous laisse avec cette citation profondément et hautement sacrée et humaine de Jeff Foster…

et ci-bas, sur un texte profond de Claude Leclerc… (Claude Leclerc)

on y va ?

_____
VIENS !

Viens…

Viens avec moi !

Je t’emmène…
Au fond des choses…


Où c’est toujours
La paix…

Prends ma main…
Viens !

Laisse tomber
Tes combats…
Tes peurs…

Viens !
On s’en va
Au fond de toi…

Tu verras
Il y fait toujours
Beau…

Au fond des choses
Le soleil
Se lève
Continuellement…

Au fond des choses
Le soleil
Se couche
Encore
Et encore
En même temps
Qu’il se lève…

Y’a une lumière
Que tu n’as jamais
Vue
Auparavant…

Une lumière
Diaphane…

Qui brille
En transparence
Au cœur
De tout…

Dans cette lumière
Le temps
Danse
Avec l’espace…

Jusqu’à se perdre
Jusqu’à disparaître
Encore
Et encore
L’un dans l’autre…

Dans l’amour…

Viens voir
L’amour…

Tu verras…
C’est chaud
Tendre
Enveloppant…

Et ça t’emporte…
Toujours
Un peu plus
Dans le cœur
Des choses…

Allez viens
Laisse tout
Tomber !

Viens
Avec moi
Au fond de toi !

Au fond de toi
Au fond des choses
C’est la même chose…