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rechute chronique

♥♥♥ – 10/2/21
l’amour au temps du Corona… couvre-feu, le feu couve…

traduction: bois ton thé lentement et avec révérence, comme si c’était l’axe sur lequel la terre tourne – lentement, uniformément, sans se presser vers l’avenir… – Thich Nhat Hanh

coucou lecteur/trice…

je me permets un tout petit saut hors de retraite chroniqueless ce matin…

juste te dire allo, coucou, salut… faire un petit signe de vie en ta direction… de ce côté-ci de mon écran au tien…

petit signe de vie… d’entre mes cours de composition de chansons – et en anglais siouplait – ma pratique guitaristique quotidienne, mes grandes réflexions sur la vie en général et petites réflexion de rien du tout en particulier, mes marches et mon pelletage dans le grand blanc d’un superbe hiver ici, de grandes périodes de silence, sans oublier les joies d’une amitié d’amoure partagée avec ma voisine si spéciale à mon coeur… et si près de ma maison… bénédictions…

petite rechute chronique simplement pour faire contact avec toi de l’autre côté de cet écran-ci… de mon écran à ton écrin de vie intime, limitée, à petite échelle physique mais à grand déploiement au niveau de ton âme… étanchéité cathodique…

alors que les divers événements du monde d’ici et d’ailleurs se bousculent et nous confrontent dans nos limites de toutes sortes, la vie – et la pandémie – continue… et continue…

du temps pour apprendre la tolérance et le respect de la différence dans nos perceptions de soi et du monde extérieur, l’expansion, sinon l’allongement, de nos limites de patience, l’espoir à court terme, mais aussi et surtout le changement de ce paradigme de la vie…

parce que ce changement de paradigme existentiel est nécessaire… la nature nous parle, elle crie, même si ici c’est l’hiver…

elle nous impose l’ordre de ralentir, de prendre davantage soin, de soi et des autres, de rapporter notre vision à partir d’un endroit en nous plus près du coeur…

prendre le temps pour retrouver une simplicité d’être… vouloir moins, être plus… posséder moins et donner plus… et accepter tout, totalement…

alors en guise de conclusion, cette citation de Thich Nhat Hanh prend tout son sens ce matin…

boire son thé lentement et avec révérence, comme si c’était l’axe sur lequel la terre tourne – lentement, uniformément, sans se presser vers l’avenir…

car l’avenir est ici… maintenant… toujours…

allez…

on se recroise un moment donné…

ou emprunté…

car toute vie n’est qu’empruntée… temporairement…

2500… et puis après ?


♥♥♥ – 12/1/21
l’amour au temps du Corona… couvre-feu, le feu couve…

salut lecteur/trice…

ça y est… deux-mille-cinq-centième chronique que celle-ci…

ça fait du mot ça hein mes âmes et mes cieux ? et de l’image… et du 3 petits points

moi-même le premier surpris de ça

surpris car je n’ai pas l’impression d’avoir écrit quoi que ce soit encore après tout ce bla bla… rien qui vaille, rien qu’il ne faille…

en tous cas pas le feeling d’avoir rien dit ni écrit qui n’ait changé quoi que ce soit à ce qui s’est passé, ce qui se passe et se passera… ni pour moi, ni pour le monde…

car nos opinions de toute façon…


car la vie va, avec ou sans nous… avec ou sans nos mots, nos petits et gros maux, et nos silences radio…

surpris aussi car je ne suis pas du tout un chroniqueur, simplement un wannabe blogueur chronique… qui aime boucou boucou écrire… souvent comme il parle…

mais ces derniers temps, quand j’écris, je me demande à quoi ça sert que j’écrive, et si ça sert à quelque chose…

car il y a déjà tant de bruit out there ici dans le now here… alors en rajouter encore ?

oui à mon avis si c’est pour tenter de réfléchir, sur soi et sur le monde autour, moi et nous tous et toutes…

pour nous remettre en questions sans réponses mes lecteurs/trices et moi-même…

et réaliser que pas parce que je perçois le monde comme je le perçois que c’est la vision la plus juste, ni celle de tous et toutes… que ma vision personnelle d’un monde qui va vite vite vite ces temps-ci… à partager, à exprimer, à communiquer…

c’est donc principalement un acte égoïste que celui d’écrire… qui ne sert tout d’abord qu’à soi, à sa propre petite personne… car j’aime écrire… que dis-je, j’adore écrire…

j’aime jouer et jongler avec les mots, traduire des citations avec lesquelles je suis d’accord, ou pas… broder autour de quelques concepts plus généraux et questionner mon – et nos petits – ordres pré-établis internes…

car toujours rafraîchissant de se provoquer moi-même…

et découvrir ce qui se cache en soi au sujet de certains enjeux personnels et sociaux car écrire est immensément révélateur de – et face à – soi-même…

se brasser le cerebelum et en présenter son contenu au reste du monde… sans filtre… ou presque…

comme je disait plus haut, ces derniers temps, je me demande plus que jamais pourquoi écrire… à part la bête réponse parce que j’aime ça… qui serait en soi suffisante pour certain(e)s, mais encore ?

questions, questions…

car ces temps-ci, à-travers le maillage de mes questionnements en ce grand tout mélangé, mêlé et bien brassé, je me demande si je pourrais faire en sorte que mes mots parlent davantage… qu’ils parlent aux gens qui se posent trop peu de questions sur leurs croyances à mes yeux et mon avis… alors réfléchissons ensemble…

quand on écrit, on peut présumer que l’on a quelque chose à dire…

mais quoi au juste ?

ces mots qui reposent au fond de notre coeur ?

ce qui nous fait nous lever à chaque matin et garder espoir ?

ce qui nous garde en vie ?

nos ambitions, nos rêves, nos questions ?

ce qui nous inspire au plus profond de soi ?

et nous donne envie de partager avec les collègues de cette grande école qu’est la vie ?

mais… aussi être entendu ? avoir une influence ? faire réfléchir ?

of course… mais pas à tout prix…

comme je devrai retourner faire des sous éventuellement car ma pré-retraite est surtout pré que retraite, je réfléchis ces temps-ci à la possibilité de créer un espace de connexion qui me permettrait en partie de gagner un bout de ma vie grâce à mes écrits, ma musique, mes connaissances acquises, mes réflexions…

un espace à l’aide de mots, de musique, entrecoupée de silence commun parfois, d’échanges avec certain(e)s d’entre vous à l’occasion par voix et/ou par mots… car j’apprécie aussi vous lire et vous entendre puisque vos interventions alimentent ma propre réflexion…

sans tomber dans le recrutement, j’aimerais créer un espace réservé à quelques personnes qui ont envie de réfléchir ensemble… en français et en anglais car many people out there… et l’anglais est une si belle langue à frencher

un espace de création donc, et de récréation… un lieu inspirant, où l’on pourrait réfléchir ensemble, abaissant nos limites et relevant nos ambitions de vie…

alors…

question de marquer cette étape qui n’est qu’un numéro mais, tout de même un beau gros et rond numéro, twenty five hundred comme disent nos friends, je prendrai quelques jours de pause de cette tribune afin de réfléchir justement… faire fléchir mes idées, et le refaire, et encore, et encore…

mais comme 2500 chroniques dorment sous l’onglet chroniques ci-haut, et que plusieurs ont trop peu été yeuxtés à mon avis, je plongerai moi-même dans mon vieux stock de mots usagés pour vous présenter quelques-unes parmi les chroniques que j’ai eu le plus de plaisir à écrire… et à relire…

et quand les choses auront suffisamment mariner et mijoter, je vous donnerai des nouvelles au sujet de la suite à venir… si suite il y aura… et cela, seul les cieux le savent…

car bien beau d’avoir publié 2500 chroniques, et puis après ?

à suivre…

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La planète n’a pas besoin de personnes plus prospères, mais elle a désespérément besoin de plus de pacificateurs, de guérisseurs, de restaurateurs, de conteurs et d’amoureux de toutes sortes.

Elle a besoin de personnes qui vivent bien à leur place, de personnes de courage moral désireuses de se joindre à la lutte pour rendre le monde habitable et humain.

Et ces qualités n’ont pas grand-chose à voir avec le succès tel que nous l’avons défini.

~ David W. Orr via Alan Reed

ni vérité, ni mensonge

♥♥♥ – 11/1/21
l’amour au temps du Corona… couvre-feu, le feu couve…

ni vérité, ni mensonge, que des interprétations différentes de situations diverses plus ou moins réelles selon les filtres de perception et d’interprétation de chacun(e)…

selon ce que j’en comprends, et je comprends de moins en moins, réalité et vérité n’existent pas en termes absolus…

ces deux concepts sont toujours relatifs… une chance qu’on a cette expression pour nous sortir des cul-de sacs intellectuels quand on est bouche-bée et bouché(e) de la bouche… tout est relatif

car la vérité de l’un(e) est souvent le mensonge de l’autre…

et vice et versa…

et ainsi soit-il…

alors pour ce qui est du célèbre en vérité en vérité je vous le dis de notre enfance, on repassera… surtout considérant les agissements de tant d’hommes de l’église catholique dans notre cas… hommes avec de touts petits h…

car on dirait bien que la vérité ne se dit pas, ni ne se partage… du moins, elle ne s’entend pas pareillement selon qui porte les oreilles qui entendent, ou les yeux qui sont censés la voir…

dès qu’on considère certains mots – ou l’agencement de certains mots – comme reflétant une certaine véritéou réalité – relative, ces mêmes mots seront considérés inévitablement interprétés différemment par autrui… différemment ou carrément inversement…

que la nature des choses…

et qui dit vérité dit automatiquement et simultanément mensonge… seule et même médaille à deux faces…

dualité des mots, dualités dans le monde incarné…

car on dirait bien que dès que nous naissons, nous devenons de la dualité incarnée… un instant, tout à fait à l’aise et confo dans maman, puis du coup, oups, pousse pousse, pousse et hop, bienvenue dans le monde, l’autre monde… et welcome dualité…

dorénavant, ce sera moi versus le monde… jusqu’au grand retour…

pour les besoins de la cause, reprenons les propos de Mme Arendt dont j’apprécie beaucoup les mots… mais auxquels je ne peux souscrire complètement…

quand tout le monde vous ment en permanence…

premièrement, pas certain que tout le monde nous ment en permanence…

je crois plutôt que chacun(e) présente sa version personnelle de la réalité, et la recrée ensuite, en la bonifiant… multiples versions de nos propres petites réalités… donc chacun(e) sa vérité… du moment du moins…

mais une chose pour sûr, la nature ne ment jamais…

le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien…

pas si dommage que ça je trouve que l’on ne croit plus rien… car croire est si limité… et on a longtemps cru, les yeux fermés… l’Église, l’État et la plupart des personnes en autorité… donc utile et nécessaire de tout questionner et de tout remettre en question… pour qu’on cherche au moins…

un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut plus se faire une opinion…

premièrement, la notion même de peuple semble désuète… on devrait plutôt dire les peuples… car le peuple n’est qu’on concept général qui n’existe pas… du moins, pas en tant que bloc monolithique et homogène…

en effet, plusieurs groupes de citoyen(ne)s qui forment quelque chose comme un peuple… régions, nations, pays, les humains dans un ensemble de plus en plus déchiré…

et d’autre part, je ne sais pas si le peuple ne croit vraiment plus rien

je crois plutôt que grâce aux algorythmes, on croit de plus en plus à ce que l’on veut bien croire, à ce qui nous rassure dans nos convictions, dans nos croyances, dans notre confort… ce que l’on a déjà consulté déterminera notre nouvelle réalité…

et à voir ce qui circule sur les réseaux sociaux, pas certain que les gens ne puissent plus se faire d’opinions…

en fait, nous sommes suropinionné(e)s… mais pas nécessairement mieux informé(e)s…

car comme pour ce qui est de l’information, nous sommes surchargé(e)s sinon noyé(e)s, bourré(e)s, de l’un comme de l’autre… un océan d’opinions dans une mer de surinformation…

et comme la mer, ça donne mal au coeur…

mieux qu’avant cette surinformation ?

en effet, poser la question c’est y répondre…

il est privé non seulement de sa capacité d’agir, mais aussi de sa capacité de penser et de juger…

autrement qu’à petite échelle, en effet nos actions sont relativement limitées ces temps-ci…

mais je crois justement que parce que nos actions sont limitées, tout ce qu’il nous reste à faire est de penser et de juger… et on ne s’en prive pas… tels que le démontrent les divers réseaux de télé dégoût

mais si on ne peut faire grand chose à grande échelle, l’idée serait peut-être de voir ce que l’on peut faire à plus petite échelle… à notre juste mesure…

et avec un tel peuple vous pouvez faire ce que vous voulez…

un tel peuple ? ou de tels peuples ?

car le peuple des rebelles voit l’autre partie du peuple comme des moutons, et ceux-ci les premiers comme des insouciant(e)s…

et vive alors la grande partie de ping-pong virtuel qui bat son plein notre casque actuellement…

non, pas UN peuple… de multiples sous-groupes de peuples

selon nos préférences…

quant à nous, soit moi, toi, nous et le reste du monde, il ne nous reste qu’à dénicher qui ILS sont… ceux qui veulent nous faire faire ce qu’on dit qu’ILS veulent…

et quant à ce que l’on nous demandera de faire, voyons voir…

pour certain(e)s, on vous nous encager en brîmant notre liberté…

pour d’autres, au contraire, on veut nous protéger, chacun(e) de nous, et les travailleurs de la santé et des services essentiels, de même que l’ensemble de notre réseau de santé qui vacille…

la vérité ?

la vôtre évidemment…

redevenir tribu

♥♥♥ – 10/1/21
l’amour au temps du Corona… couvre-feu, le feu couve…

redevenir tribu, et tributaire de son propre mieux-être, mais aussi et surtout peut-être encore plus de celui des autres, surtout ceux et celles qui ont le plus besoin… oeuvrer pour le bien du plus grand nombre…

et comme les arbres de l’image, se reposer et construire sur les expériences de nos ancêtres pour mieux avancer…

je suis en train de lire Sapiens de Yuval Noah Harari qu’on m’a offert à Noël… passionnant… particulièrement en ces temps actuels si riches sur le plan sociétal…

quel précieux recul de perspective que de lire l’évolution de notre histoire depuis des dizaines, voir des centaines de milliers et même millions d’années…

il semble que ce soit l’agriculture qui nous ait fait perdre notre feeling de grande gang, notre connexion à la tribu… et peut-être que c’est à partir de là que les choses ont commencé à se gâter… de là que viendrait notre sens de la propriété, duquel découle notre grande individualité tant chérie, ici en Occident du moins…

car auparavant les groupe d’humains voyageaient et partageaient de grands territoires et devaient collaborer… lorsque de petits lots individuels furent attribués à certains individus, nous avons commencé à nous sentir quelqu’un… de séparé… du plus grand groupe… autre virus qui sévit en ce moment autour…

et peut-être justement ce que nous devons ré-apprendre ces temps-ci… à redevenir une tribu… celle des humain(e)s, des terriens… vivant sur la même boule, avec relativement les mêmes besoins fondamentaux: manger, boire, chaleur, amour et sécurité… mais avec des conceptions différentes du quoi et du comment

d’où la beauté, mais aussi d’où les frictions…

ce matin envie de partager avec vous trois textes… qui illustrent assez bien ma perception du temps actuel qui nous passe plus ou moins de travers par la gorge ces temps-ci… de nos relations tendues et scindées, et de notre lien à la tribu…

____
Texte de Valerie Lanctot-Bédard via Benoit Ouellet

Ridiculiser la différence. Triste effet de la peur…

Fait marquant: qu’on soit de ce côté-ci ou de ce côté-là de l’équation, je suis triste de constater qu’on utilise partout le ridicule pour taire les voix dissidentes.

La certitude d’avoir raison + la peur en toile de fond = se donner le droit de se moquer et de déshumaniser les autres.

Et notre tissu social s’effrite, une moquerie à la fois.

Je le sens ici aussi, la lourdeur de s’exprimer avec des opinions impopulaires, la méfiance qui s’est installée entre nous de façon générale…

Vivement plus d’habiletés dialogiques pour toutes et tous!

Vivement développer des habitudes de sincère curiosité envers ce qui n’est pas comme nous, d’apprendre à vivre l’enrichissement qu’offre la différence, ainsi que la puissance du lien qui passe à travers des moments intenses dans le respect mutuel.

Les multiples couches de polarisation dans lesquelles nous vivons, combinées à l’auto radicalisation dans laquelle nous enferme les médias sociaux, font – selon moi – tomber les sociétés occidentales en panne d’empathie et en échec dialogique.

Je rêve de

1) voir tout le monde apprendre à gérer leur peur afin d’éviter de perdre accès à leur discernement

et

2) développer de nouvelles façons d’aborder la complexité extrême dans laquelle baigne notre époque – ensemble.

___
un deuxième, de Jeff Foster

les conflits se terminent
lorsque tu écoutes l’autre en face de toi
à partir d’un espace non-défensif d’acceptation profonde et d’amour,

un espace au-delà de «J’ai raison» et «tu as tort»
un espace où tu honores pleinement et autorises son expérience présente de la vie,
aussi absurdes ou cruels que ses points de vue puissent te sembler à ce moment.

les conflits se terminent lorsque tu es prêt(e) à être perçu(e) comme ayant tort,
même si tu es tout à fait certain(e) que tu as raison.

les conflits se terminent lorsque tu arrêtes de faire semblant d’avoir toutes les réponses, quand tu arrêtes de faire semblant de savoir,

et qu’au contraire

tu écoutes, tu écoutes vraiment celui en face de toi,
qui est secrètement toi-même, ingénieusement déguisé.

ce que tu es n’a rien à défendre, et nulle part où se cacher

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CONTRIBUTE (texte en anglais, non traduit cette fois)

When we stopped being tribes, the unit cracked.
We believed that the couple, or the family nucleus, were going to be enough, while friends and circles of belonging gave us the crumbs of ephemeral coexistence.

The tribe is much more than friends, and blood brothers.
The tribe is the spiritual belonging to a brotherhood that sustains and invites us to sustain.
The tribe is where natural roles are shared, exchanged, and interact.

Mothers today breastfeed alone without the group of containment and support.
Children have brothers who are always the same, those of the blood, and spiritual brothers who are many should be playing together, co-creating.
We separated in small private properties, running from one side to the other to seek sustenance for the family nucleus.
The natural thing is to group ourselves and while some plant, others educate, others build, some cook, and at the right time we get together to eat, to celebrate, to continue working.

The love that we seek so much, in addition to the self-love that is cultivated, is not that of a partner, children, family, but by not having a tribe to practice love in infinite facets, we overload the idea that the couple, the children, and the family, will give us the land to channel love.

Without a tribe it is like a dismembered human body trying to function, each member separately.
We have to go back to the tribes where grandparents are dignified and we are all uncles.
Commerce, private property, and individualism tore us like branches from the trunk that unites us.
In the tribe all gifts are welcome, and rotating roles do not create boredom or saturation.
In the tribes there are so many brothers and sisters that sharing is very rich and the models alternate.

Now aging is beginning to be used among friends, and that is appreciating the tribe.
We can start earlier and give children the healthy environment where sharing is natural and where there are many role models to learn from.

The tribe: It is to create love.

– Laura Losada
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et ci-bas excellent «papier» pour donner encore plus de perspective

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1761625/cerveau-conspirations-complots-covid-19?fbclid=IwAR0omAxSeREnuPnKLqyobuwel6_toRfwyVSjjUlTBE8hdl9CR_-_2SZP-qM

bêêê oui, bêêê non, bêêêby…

♥♥♥ – 9/1/21
l’amour au temps du Corona… wave 2… couvre-feu, le feu couve…

gang de moutons… on croise souvent cette affirmation ces jours-ci…

en général de la part de ceux et celles qui contestent boucoup boucoup envers ceux et celles qui contestent moins, ou peu, ou pas… ou pas assez à leur goût, ou pas comme eux/elles du moins…

comme si une grande partie de la population n’était qu’un bloc monolithique de dociles petites bêtes, soumis(es), endormi(e) et aveugle(e) qui n’ont tout simplement pas encore vu la lumière… saints bergers éclairez-nous…

selon eux et elles, parait que si certains petits moutons parmi nous allons peut-être nous réveiller bientôt à force de se faire conscientiser par les flashs de lumière émis par ces éveillé(e)s des réseaux, d’autres dorment trop dur et c’est pour ça qu’on devrait les laisser mourir… ouch !

pour ce qui est de l’empathie et de la compassion, ainsi que du respect envers nos aînés qui ont contribuer à bâtir ce monde de confort pour nous, on fera comme les chinois, on repassera… expression que seuls les vieux moutons saisiront…

moi qui me suis imaginé mouton noir toute ma vie en raison de mes choix qui n’entraient pas dans les cases traditionnelles, il semble que mon lainage a pâli… car l’autre jour, me suis fait traité de vieux crouton – or something like that – par un inconnu des ondes qui rectifiait mon point de vue, sachant mieux que moi ce que je voulais dire…

wow ! même si je suis resté quelque peu surpris, je ne sais pas si je devais prendre ça comme un honneur ou comme une insulte… j’ai choisi l’honneur, car le même prix… et à notre âge, on prend les honneurs là où on les trouve… bêêê oui…

depuis quelques temps, je m’intéresse aux propos de ceux et celles qui voient clair

pas pour les blaster, ni pour trouver des failles dans leur argumentaire (ce qui ne serait toutefois pas très difficile si on le voulait vraiment, mais une autre histoire que celle-ci), simplement pour tenter de comprendre… de distinguer l’émotion du propos… j’aimerais simplement mieux comprendre…

comprendre comment ces rebelles éveillé(e)s auto-proclamé(e)s peuvent percevoir et interpréter le monde si différemment des moutons plus blancs qu’eux… sans chercher à savoir qui a raison et qui a tort, car un va avec l’autre, juste pour tenter de comprendre et sentir d’où partent ces gens, comment ils/elles raisonnent, sur quelles bases ils et elles se fient si fidèlement… etc…

car oui des choses étranges qui se passent dans le monde… et pas toujours pour le bien du plus grand nombre…

hier en suivant brièvement le post de quelqu’un qui demandait ouvertement s’il y avait encore des gens qui croyaient à ÇA, j’ai constaté que les dark sheeps étaient actifs en timouton sur le clavier… les réponses sarcastiques rentraient à un rythme effréné et avec une vigueur surprenante qui ne relevait pas à première vue de l’amour et du respect mutuel envers les ptits frisé(e)s blanc(he)s

je voulais sincèrement demander de quoi on parlait quand on parlait de ÇA, car pas si clair pour moi voyez-vous, mais avec la vigueur de ces commentaires à l’encontre des moutons plus blancs du troupeau, je me suis gardé une ptite gêne, ne voulant pas me ramasser au centre d’un méchoui virtuel…

car le sens du ÇA était implicite et très clair parmi les amis(e)s de la personne qui posait la question, et la réponse encore plus claire… mais ouch, quelle conviction dans les propos… ça sentait le poil roussi de petit mouton rôti…

toujours surprenant que des gens soient aussi convaincu(e)s de certains faits sociétaux à la lumière de la validité et la fiabilité très relative de nos diverses sources d’information… toutes plus virtuelles les unes que les autres d’ailleurs… à partir de notre terminal respectif…

surpris le chroniqueur en tous cas… et un peu triste j’avoue – mais normal car un peu moumoune ce mouton chroniqueur – de voir flyer virtuellement autant de (réel) mépris et de haine bien sentie (haine ou peur ? autre question) envers la majeure partie du troupeau dans son ensemble… sans nuance, sans discernement… et en particulier envers les moutons les plus âgés du troupeau qu’on infantilise à coup de lourdes et grossières bêêêtises…

aille gang, y a du vrai monde à propos desquels vous parlez, qui ne vous lisent pas… alors toute cette colère est à vous, qu’à vous… comme ma surprise qu’à moi face à votre vive réponse d’hier, car vous ne me lirez pas non plus…

on aime toujours penser que ceux et celles qui ne pensent pas comme nous sont brainwashé(e)s, endormi(e)s, inconscient(e)s… mais, comme le demande ? suggère ? propose ? D. H. Laurence,

si tu ne réalises pas que tout le monde est programmé, alors tu l’es peut-être encore plus ?


car mouton noir, mouton blanc, mouton quand même… bêêêê oui…

c’est du moins ce que bêlent certains philosophes… même grand troupeau d’humains faisant du mieux possible avec les moyens du bar… ouvert en ce moment en terme d’interactions sociales… même grand troupeau mais diverses petites cliques selon nos couleurs… même si 2 grandes principales…

alors, esclave de notre propre image ? et de toutes ces idées empruntées que l’on entretient ? et des croyances grâce auxquelles on se définit ?

peut-être bêêê que oui, peut-être bêêê que non…

car qui sommes-nous pour tout savoir du monde dans son ensemble hein gang de ptits frisé(e)s lisses et moins lisses que nous sommes ? nous dignes descendant(e)s direct de St-Jean-Baptiste anyway

mais si on ne peut réaliser que tous les moutons qui font partie du grand troupeau sont tous programmés, peut-être sommes-nous ceux et celles qui le sont le plus ? tous des moutons de la même grande farce ?

car en effet, peut-être juste un rêve tout ce cirque ? pincez-nous quelqu’un….

peut-être qu’un jour, à notre mort, ou avant, quand on se réveillera enfin, qu’on soit mouton noir ou mouton blanc, ou mouton transgenre, on réalisera vraiment que tout ceci n’existe pas vraiment… pouf ! pêtée la baloune ! good morning !

et que finalement, les bergers à blanche barbe avaient raison quand ils disaient que tout ceci n’est qu’un rêve… que la vie est maya, illusoire…

alors qu’on rêve en blanc, en noir ou de toutes les couleurs, peut-être juste un rêve dans lequel on braie ?

peut-être bêêê que oui, peut-être bêêê que non ?

cons… frontations

♥♥♥ – 8/1/21
l’amour au temps du Corona… take 2… de l’autre bord de la 20…

traduction: confronter les gens qui nous «déclenchent» plutôt que d’observer notre propre colère s’apparente à blâmer la pluie parce qu’elle nous mouille plutôt que d’utiliser un parapluie

dès qu’on s’obstine et qu’on veut imposer notre point de vue et con vaincre l’autre, on est con… vaincu… con de penser vaincre par la force… con de fronter… con de penser vaincre… con de tester… con spuer… jusqu’à s’en trumper…

dès qu’on se pogne avec autrui, c’est l’autre qui a gagné…

et on dit que l’on certain(e) de perdre quand on tente de convaincre quelqu’un car en nous entrainant sur le terrain de l’argumentation, son terrain, là où il/elle est souvent un(e) expert(e), et expérimenté(e), il/elle gagnera la game des mots…

dès qu’on obstine avec quelqu’un(e), il/elle a déjà gagné…

en fait, dès qu’on essaie de convaincre quelqu’un, on a perdu car on a déjà mordu dans son jeu…

car au fond, pourquoi vouloir convaincre quelqu’un ? le faire changer d’idée ? en particulier s’il ou elle est déjà convaincu(e) du contraire ?

car comme on dit, seulement les fous et folles ne changent pas d’idée, alors bon chance

et on dirait que le monde est un peu fou ces temps-ci…

plus qu’avant ?

peut-être ben que oui, peut-être ben que non…

mais peut-être ben que oui… car nos jeux de têtes et nos obstinations se font maintenant sur la place publique… aux yeux de tous… sur la place du grand marché des idées…

dès qu’on réagit – action réaction – aux propos de l’autre plutôt que de répondre – ou encore mieux, ne pas répondre et simplement observer ce qui monte en soi – c’est toujours 1 à 0 pour l’autre, cet autre apparent qui se situe en dehors de soi… mais qui n’est souvent que soi en soi d’ailleurs car nous ne sommes pas seuls à l’intérieur de nous-même, toute une foule y vit… full idées… foule de croyances, d’idées pré-conçues, de conditionnements…

ces derniers jours, j’ai reçu quelques invectives suite à quelques récentes chroniques qui interpellaient mes ami(e)s qui doutent… qui doutent de tout, mais surtout des idées mainstream – comme si une telle distinction existait pour vrai, mainstream versus alternatifs – qui doutent de tout, mais très peu d’eux et d’elles mêmes et de leurs croyances…

drôle d’être la cible de telles attaques écrites – que légères, que légères – car je ne défends rien… je n’ai pas de positions ni d’opinions très rigides ni arrêtées à propos de rien… encore moins à propos de tout..

je suis assez curieux, plutôt ouvert à entendre tous les points de vue, à tenter de voir et sentir d’où les gens partent en eux dans leurs sparages intellectuels et idéologiques parfois plus que surprenants…

je tente aussi de concilier les divers arguments et points de vue car je suis persuadé qu’au fond, nous nous entendons… qu’au fond de notre coeur, on veut tous et toutes la même affaire… notamment la paix…

mais je trouve curieux de voir comment chacun(e) de nous on se construit notre réalité à partir de timbits d’information bigarrées puisées dans le grand Tim virtuel… car peu importe nos sources, toute source extérieure à soi est plus que douteuse… et suspecte, et sujet à interprétation…

les sources externes sont douteuses, mais même nos sources internes sont louches… ainsi, il me semble évident qu’on ne peut se fier à quoi que ce soit avec certitude… si vous le pouvez de votre côté, bien heureux pour vous, mais moi, incapable…

ainsi il me semble que la culture du doute est sage…

je ne sais pas s’il y a un complot out there, je crois plutôt qu’il y en a plusieurs, comme je crois aussi qu’on en tisse tous un… chacun chacune notre petit plan de vinaigre face à la grande vinaigrette… et quelle salade la vie… plan de vie… plan démis de ses fonctions…

je crois aussi que tout le monde désire le mieux pour lui et elle même, de même que pour ses proches… faudrait seulement s’entendre sur le mieux

perso, je pense qu’il n’y a pas de mieux, qu’il n’y a que du juste… pas de juste et bon pour tous… juste du juste pour soi… comme dans justesse et non pas comme dans justice…

car la vie n’est pas juste… elle est comme elle est… et on doit faire du sens avec tous les ingrédients qu’on nous offre du mieux qu’on peut… pas toujours comme on veut… et la situation actuelle nous le démontre assez bien…

et ce juste pour soi n’est pas nécessairement le plus juste ni le mieux pour tous

car impossible de trouver un mieux pour tous… trop éclaté le grand nous désormais… comme il l’a probablement toujours été, mais désormais on a tous et toutes des portes voix pour crier nos opinions haut et fort, on a désormais tous et toutes accès aux microphones sur la grande scène publique et impudique… et le macro fun est pogné dans la baraque…

si on pouvait seulement nuancer nos opinions… si on pouvait seulement griser un peu notre pensée qui, au fond, n’est qu’un ramassis d’idées puisées ici et là, à diverses sources…

car en ce moment, plus que jamais, nous sommes dans le festival de la dualité… nous sommes pour ou contre… et surtout contre… les un(e)s contre les autres…

et bien difficile de faire dans la nuance, difficile de raffiner le fil d’une pensée qui, pourtant, évolue, bouge, change selon les événements et le temps qui passe…

et sincèrement, on s’en fous-tu de nos opinions ? les miennes comme les vôtres, comme celle du peuple en général…

nos opinions ne changeront rien à ce qui était, à ce qui est, ni à ce qui sera…

nos opinions sont à l’image du chien qui jappe après le train qui file à toute allure avec grand vacarme, nos opinions résonneront dans le grand vide insterstellaire du grand plat existentiel pour le reste de l’éternité… comme les critiques littéraires face au grand film de la vie…

personnellement, je ne sais pas grand chose des choses du monde

je continue de regarder, d’observer et on dirait bien que plus ça change, plus c’est pareil… mais est-ce que anything ever change really ? et est-e que les choses peuvent être pareilles à ce qu’elles ont déjà été ? car ont-elles déjà été anyway ?

poser la question, ce n’est pas savoir… ce n’est peut-être même pas vouloir savoir…

poser la question, c’est laisser l’espace ouvert pour que des réponses nous soient chuchotées à l’oreille…

poser la question, c’est simplement se questionner, descendre en soi, pour mieux écouter, et laisser émerger un début de réponse en provenance du fin fond de soi…

mais ça, c’est long, ça prend du temps, c’est insécurisant et surtout, ça n’implique aucune certitude… et pas sujet à grand débat… que des petits ébats…

mais en creusant en soi, on finit par rejoindre les autres…

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À force de descendre profondément en soi, on finit par rejoindre les autres parce que ça crée un vase communiquant… – Gaston Miron

cette fois

♥♥♥ – 7/1/21
l’amour au temps du Corona… take 2… de l’autre bord de la 20…

ce matin, trop gros, trop grossier…

ce matin, trop de mots seraient nécessaires, et encore davantage inutiles, alors je ne dirai rien, je me tairai et j’observerai…

parce que tout ce que l’on peut dire parfois, eh bien ça ne veut rien dire…

en fait souvent quand on parle, quand on écrit et quand on dit, ça ne dit rien… ça ne dit pas ce qui veut mais ne peut se dire…

car parfois, comme cette fois, tout ce que l’on pourrait dire ne rimerait à rien…

et rien rime avec en vain…

car l’essentiel ne se dit pas… l’essentiel ne peut que s’écouter…

la parole est le langage de l’argent, gling gling, alors que le silence, pourtant plus fort, nous endort trop souvent…

pour ça qu’on parle tant, qu’on lit tant, qu’on se divertit tant… pour ne pas sentir le grand rien qui nous habite… mais en vain…

à part je t’aime, rien n’est essentiel à dire…

et même je t’aime ne dit pas ce qu’on tente de dire…

car je t’aime ?


alors aujourd’hui, je me tairai et j’observerai… en écoutant le silence toujours si plein… plein de tout, plein de vide, plein de vie…

et ne dirai que je t’aime… quand même…

car oui tout ce qui existe en ce monde existe aussi à l’intérieur de moi, comme de toi… comme de nous, de tout partout…

alors, aujourd’hui, sans juger, sans prendre parti ni me prononcer, sans m’engourdir de pensées devant l’absurdité de l’humanité ambiante, j’irai écouter les arbres, les oiseaux, la nature… les sons peuplant le silence… la vie quoi…

car tout les secrets de l’existence s’y trouvent et y reposent… toujours… tout le temps… pendant que le monde parfois fou fou s’active…

et comme à part je t’aime, rien n’est essentiel à dire, c’est ce que je me contenterai de dire… même si ça ne dit pas ce que ça tente de convier deep down

quand même… je t’aime

mais pas plus que je ne peux m’aimer moi-même j’imagine…

alors aujourd’hui, je me tairai et j’observerai…

et je tenterai, bien humblement, d’apprendre un brin de sagesse… goutte à goutte… à chaque inspiration…

vous disant simplement, je vous aime

___
et en partageant quelques mots sages de Omraam Mikhaël Aïvanhov…

 » S’il est si difficile de donner une définition de la vérité, c’est qu’elle n’existe pas en tant que telle : seuls existent la sagesse et l’amour.

C’est le comportement des êtres qui révèle s’ils sont dans la vérité, non les théories qu’ils présentent aux autres.

Quant à ceux qui prétendent chercher la vérité… mais ne l’ont pas trouvée, ils doivent comprendre qu’ils n’ont en réalité rien à chercher : ils ont seulement à progresser chaque jour de leur vie dans l’amour et la sagesse.

C’est l’amour et la sagesse qui conduisent à la vérité.

La vérité ne peut pas se concevoir indépendamment du cœur et de l’intellect.

Si elle était indépendante de l’activité du cœur et de l’intellect, tout le monde devrait découvrir la même.

Or, ce n’est pas le cas : chacun ou presque trouve une vérité différente.

Seuls ceux qui possèdent l’amour et la sagesse découvrent la même vérité.

Voilà pourquoi malgré leurs origines et leurs cultures différentes ils parlent, au fond, le même langage.

St-Doute et St-Déni, priez pour nous

♥♥♥ – 6/1/21
l’amour au temps du Corona… take 2… de l’autre bord de la 20…

traduction: le scepticisme constitue un doute sain face à un manque d’évidence crédible… le déni est un doute délibéré face à plusieurs sources d’évidence crédible

ma chronique d’hier destinée à mes ami(e)s qui doutent a fait réagir…

j’ai reçu quelques messages un peu fâchés, alors que certains disent penser comme moi – ce que je ne recherche pas du tout en passant, d’où mon hésitation à chroniquer Covid trop directement… polarisant débat…

car les 2 camps sont comme le pain Weston de notre enfance, assez bien tranché merci… et pas mon but de pencher d’un bord ou de l’autre, me semble que la Vérité – ou ce qui peut s’en approcher – se trouve quelque part entre les deux extrêmes… large et bigarré spectre cependant je le reconnais…

le ton de la fille du vidéo hein ? mamamia… je ne sais toujours pas si elle se prenait au sérieux ou si elle se parodiait elle-même, elle ou le mouvement dit complotiste… mais elle a quand même été vue plus de 100 000 fois et reçu des milliers de like – et des bidous – sur sa page Youtube… incredible… nous ne sommes pas sortis du boa…

mon ami Srajano m’a suggéré que j’aurais dû intituler ma chronique mes amis qui nient plutôt que mes amis qui doutent, et il m’a fourni ce meme sur le scepticisme versus le déni ci-haut… mais pas tous mes ami(e)s qui nient, certains ne font que douter… doutent de tout, mais que doute, pas déni de tout…

lui ai dit que j’avais intitulé intentionnellement ma chronique mes amis qui doutent afin de garder la discussion ouverte… pas certain si j’ai réussi…

j’avais même pensé intitulé ma chronique d’hier convainquez-moi

car je suis vraiment prêt à entendre les arguments de mes amis qui doutent… car peut-être pas que du vent dans leurs affirmations j’imagine… mais leur argumentaire est souvent mal ficelé et leur désir de convaincre très vigoureux pour dire le moins… mais j’ai besoin de preuves – ou disons de manifestations – un peu plus solides que de lointains et obscurs oui-dires en provenance de médias alternatifs étrangers… et le tout tricotés maison à la broche à foin…

quiconque a déjà étudié un peu l’argumentation philosophique a besoin d’un peu plus de viande intellectuelle… mais je suis près à écouter et à entendre… jusqu’à un certain point évidemment… car la fille du vidéo d’hier, y a toujours ben des limites… et souvent les arguments qui remettent en doute la bonne foi de l’état laisse grandement à désirer… plus de rigueur intellectuelle… néanmoins, ouverture… mais convainquez-nous avec du bon stock à penser… et vérifiable…

je veux rester ouvert car oui, peut-être que les médias mainstream sont biaisés, mais pas qu’eux… le monde entier est biaisé… et alors trop biaisé ainsi, tout le monde finit par se faire biaiser des deux bords…

par exemple, quand on nous dit Eux, les tenants du Nouvel Ordre Mondial, de qui parle-t-on au juste ? les Zaméricains ? les Chinois ? les Russes ? les têtes couronnées d’Europe ? le Vatican ? les propriétaires des quelques plus grandes Corporations dont font parie les Big Pharmas ? les riches magnats du pétrole ? les vendeurs d’armes ? les dirigeants du GAFAM ? Bezos, Gates et Zuckerberg ?

alors qui ça Eux au juste ?

car nous pouvons toujours être le Eux de quelqu’un d’autre… soit la masse d’endormis qui dort au gaz, ou les complotistes, c’est selon… mais au fond, nous sommes tous et toutes des nous… des humains qui font du mieux qu’on peut…

je n’ai pas de parti pris autre que l’intelligence et une position épistémologique cohérente, le tout partagée dans un contexte de discussion éclairée et lucide… mais pas toujours le cas…

et peut-être bien qu’il y a des tentatives de complot de la part de certains groupes autour ou derrière la situation actuelle, mais peut-être y a-t-il plutôt ou aussi de nombreux complots en concurrence les uns avec les autres ? et qui sait qui gagnera la joute ? les paris sont ouverts…

car complexe le monde de nos jours, et limitées sont nos sources d’information de même que leur solidité… de même que le temps que nous pouvons consacrer à faire nos recherches 😉

comme l’illustre le meme ci-haut, oui, il existe sûrement une certaine nuance, sinon une nuance certaine, entre scepticisme – doute sain face à un manque d’évidence crédible – et déni qui serait plutôt un – doute délibéré face à plusieurs sources d’évidence crédible

il ne nous reste maintenant qu’à juger si le doute est sain ou délibéré… de même que de la qualité de nos sources d’évidence si on veut se prononcer… et de la neutralité de la transmission de ces sources qui suit… ce qui n’est pas toujours simple ni limpide car les scientifiques ne forment pas un bloc monolithique…

car si la science fondamentale est en principe neutre et objective, et sa méthodologie reproduisable, les chercheurs, comme les juges, ont certains biais personnels, et des opinions et convictions, d’où la nécessité d’une méthodologie solide et reproduisable

sans compter que la science est financée par des groupes d’intérêts particuliers, et rapportée et diffusée par certains groupes d’intérêts tout aussi particuliers… et opaques… et que plusieurs décisions sont davantage politique que strictement scientifiques… pas simple que ça tout ça… joyeux bordel laboratoire en fait…

s’il est sain d’afficher du scepticisme face à la nouveauté, aux données non vérifiées, ça prend tout de même une dose minimale de bonne foi si on veut finir par saisir la complexité de la réalité des choses du monde… de part et d’autre… en ce sens le déni, que nenni…

alors du doute, oui, mais teinté d’ouverture d’esprit, de transparence et de sincérité…

car certains adeptes des théories du complot autant que certains adeptes des théories sanitaires – gros gros italiques car ces termes sont si flous, imprécis et si chargés – refusent d’entendre tout argument qui vient ébranler leur conviction…

bonne foi, chères ouailles, cessons de faire preuve de mauvaise foi baptême…

un peu de bonne foi et beaucoup d’humanité est requise de la part de tous et toutes envers nos semblables, et surtout envers nos moins semblables… car nos différences apparentes d’opinions et de convictions nous empêchent souvent même d’entendre les propos de l’autre, ou du moins les distortionnent considérablement…

alors quelque soit notre bord de la clôture dans ce débat, rappelons-nous notre humanité commune et continuons à sincèrement vouloir comprendre et entendre ce qui se dit au-delà des mots… car les mots ne sont que des mots, et les mots ne traduisent pas toutes les aspirations du coeur humain…

pour pas que mots ne se transforment en maux…

Ste-Lucidité, veuillez sur nous…

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grille d’écoute pertinente pour sortir de la dichotomie noir/blanc et comprendre le discours ambiant délicat

à mes ami(e)s qui doutent

♥♥♥ – 5/1/21
l’amour au temps du Corona… take 2… de l’autre bord de la 20…

au cours des derniers jours, j’ai reçu – encore et encore – quelques messages de propagande de la part de certains de mes ami(e)s qui doutent… ami(e)s FB ou dans la vraie vie… dont le vidéo ci-haut que j’ai quand même pris le temps de regarder malgré le ton qui dégoute et dégouline bêtement et stupidement de sarcasme cheap, de condescendance, de twistage de données et de mépris généralisé…

le pire est qu’on se demande si cette fille est sérieuse, mi fille/mi raisin ou si elle fait une parodie d’une parodie… la réalité est devenue vraiment difficile à saisir, imaginez la fiction… et la science…

car j’aime parfois me confronter à d’autres poins de vue… question de savoir à quoi je choisis de ne pas adhérer si pas juste à mon avis… je le fais parfois… mais ce matin, ma tasse déborde…

car à vous mes ami(e)s qui doutent, j’avais pourtant demandé à plusieurs reprises de ne plus m’envoyer ce type de propagande quasidébile qui tente de me – et nous peuple endormi – convaincre de la vérité… votre vérité en tous cas… grossière votre vérité, de la façon dont vous tentez de nous la pousser dans la gorge…

faut-il vraiment que je reçoive les fruits de vos recherches ?

mais ceci semble être un point commun chez mes amis(e)s qui doutent

ils et elles ne se contentent pas de douter… non, ils et elles doutent de toutes les nouvelles en provenance des méchants et vils merdias mainstream avant même d’avoir lu, mais rarement de leurs sources alternatives qui sont la vérité crachée et présentée avec bravoure et sans bavure aucune… pure pure la vérité alternative… mais d’où vient-elle ?

mais ces ami(e)s ne doutent jamais – ou si rarement – de leur propres croyances à eux et elles malheureusement, et ils et elles veulent aussi beaucoup beaucoup nous convaincre que leur point de vue est le bon, le seul, le meilleur et le plus juste… mais encore…

après vous avoir demandé plusieurs fois d’arrêter de m’envoyer ce genre de message qui, of course, contiennent certaines parcelles de vérité mais toutes twistées et mises en scène, et arrangées à votre sauce, je considère que si vous continuez à m’envoyer ces messages malgré mes demandes, soit que vous êtes distrait(e)s, soit vous êtes de mauvaise foi… ou soit vous n’êtes pas si certain(e) de votre brilliant argumentaire…

car évidemment que quelque peu frustrant ce qui se passe… et que tout n’est pas logique ni cohérent out there… certaines choses sont fâchantes, scandalisantes même… dont notre liberté brimée, nos déplacements limités… et le sort des petits commerces, du monde des arts et autres tutti quanti si faciles à critiquer de votre show de salon chaud…

alors à toi qui essaie de me convaincre que big pharma a des gros intérêts qui ne sont pas nécessairement les nôtres, que les vaccins ne sont peut-être pas si efficaces qu’on le prétend, en effet, bien possible l’ami(e)… tu vois, j’ai étudié les politiques et pratiques de gestion sociale des drogues (licites comme illicites) pendant plus de 25 ans, soit tout du long de mes études de maîtrise et de doctorat et du temps que j’enseignais à l’université… et en effet, le monde des pharmas en est un étrange, et complexe et aux gros sous… alors continue tes recherches car après plus de 25 ans, moi-même en sait si peu…

alors avant de si subtilement me passer le message que moi et mes corêveurs/ses du grand troupeau on dort au gaz, et que moi en particulier j’ignore ces grandes évidences que tu tu veux me faire gober à gorge défendante, continues de faire tes sublimes recherches mais, de grâce, fais-le de bonne foi… car ton jupon ne fait pas que dépasser, il t’enfarge, t’aveugle et te fait avoir l’air – un peu – bête… et je choisis de rester poli ici ce matin…

ce que je remarque aussi chez mes ami(e)s qui doutent est leur surprenant mépris, leur condescendance, leur manque de nuance, leur apparente confiance en leurs dires, leur ignorance biaisée et leur refus de considérer les points de vue opposés…

je ne considère pas ces ami(es) qui doutent comme des gens dépourvus d’intelligence… au contraire, pas du tout… je crois sincèrement que tout le monde est curieux, mais que certains ne choisissent que de fouiller dans les mêmes tas… de faits… afin de prouver ce qu’ils et elles sentent et ressentent deep down… soit ce qui les rassure, ce qui semble remettre en leurs propres mains la source de la vérité avec une petit et un grand V…

j’aimerais vraiment voir quelles décisions vous prendriez vous qui avez le luxe de chiâler après le gouvernément à partir de votre confortable salon… pourriez-vous vivre avec les conséquences de vos décisions ? car toujours plus facile d’aboyer après le train qui passe que de conduire le wagueune

il y a un bout de temps, j’avais pris la décision de ne pas retirer de ma liste d’ami(e)s les gens aux opinions différentes de la mienne, mes ami(e)s qui doutent… car j’estime qu’il est important de fouiller et de diversifier les points de vue, soit d’entendre les points de vue différents… mais je ne vais pas m’astreindre à écouter le type de discours de la belle fille qui parle dans le vidéo ci-haut en insultant les 3/4 de la population…

heille fille, peut-être qu’un jour tu vas être gêné(e) de tes propos…

mais ce matin, enough est plus qu’assez… alors ciao bye à ces quelques ami(e)s qui doutent mais qui me harcèlent de propagande… basta !

car si je vous demande de ne plus m’envoyer de messages, j’aimerais bien que ça soit entendu… et si tu continues, dis-toi que ton message ne passera pas plus en criant ou en insistant… au contraire…

alors respect pliiiiiiise… et laissez-nous dormir SVP pendant que certain(e)s tentent simplement de gérer l’overflow de cas… qui, je sais pour toi, n’existent pas vraiment, mais si jamais c’était le cas ?

et prends soin de ta santé, et de celles de tes proches…. parait que c’est important ces temps-ci, et parait aussi que les hôpitaux sont sur le point de déborder… mais pas selon tes sources à toi je sais…

et gobe des vitamines C et D, du Zinc et du magnésium…

et si jamais tu as terminé tes recherches et que tu es arrivé(e) à TA conclusion, parait qu’ils ont besoin de bénévoles dans les services de santé…

anxiété empathique

♥♥♥ – 4/1/21
l’amour au temps du Corona… take 2… de l’autre bord de la 20…

traduction : aucune anxiété ne fera de différence face à ce qui va arriver… – Alan Watts

anxieux anxieuse vous aussi ?

car un peu inquiétant ce qui se passe ces temps-ci sur notre boule non ?

une pandémie, le personnel médical épuisé un peu partout sur la planète, les hôpitaux bondés, de nombreuses personnes qui ont perdu leur entreprise, le monde des arts paralysé…

sans parler de l’environnement qui se trouve dans un état de plus en plus piteux…

en plus de Trump et ses millions de supporteurs/ses, dont sa gang de gars blancs et fiers, et bien armés…

de même que la guerre encore en de nombreux endroits du monde, des extrémistes religieux de diverses mouvances prêts à se faire sauter pour la cause…

et des migrants sur plusieurs routes et mers du monde, et des camps de migrant(e)s et de réfugié(e)s en plusieurs endroits sur la planète…

sans compter les multiples paradis fiscaux où les plus riches font transiter leurs profits toujours en hausse pendant qu’une bonne partie du monde n’a même pas à manger…

n’en jetez plus, la cour est pleine… et déborde même…

en fait, pas juste un peu inquiétant ce qui se passe… très inquiétant…

mais qu’on s’en fasse ou pas, qu’on s’inquiète ou pas, cela va-t-il changer quoi que ce soit ?

me demande souvent… me questionne…

est-ce que notre inquiétude et notre anxiété peuvent contribuer à faire de ce monde un monde meilleur ?

le fait de se sentir concerné(e) par le sort du monde relève de la plus simple humanité… de notre lien à nos frères et soeurs de partout, à la grande famille humaine…

pendant qu’on magane la planète même sur laquelle on vit, les événements se succèdent et pas certain qu’on va se sortir de cette situation…

pendant que tout rock n roll sur notre grosse boule disco et que des millions de gens en arrachent, certains athlètes signent encore des contrats de plusieurs millions de $, les GAFAM engrangent les profits par milliards, on jette nos masques par millions dans l’environnement et les mers de plus en plus polluées, pendant que certains regardent encore des courses de formule 1 où des tites autos conduites par d’autres millionaires tournent en rond en brûlant du gaz… vroum vroum… la vie roule et tourne… vicieux cercle…

pas évident de demeurer humble, focus et de continuer à se sentir béni(e)…


nous qui sommes parmi les plus choyé(e)s du monde, les gras durs parmi les gras durs, prenons au moins conscience de notre chance, de notre immense privilège… de vivre où nous vivons, de jouir de ce luxe qui consiste à avoir une maison, de la nourriture, de la chaleur et de l’air pur…

sentons-nous uni(e)s avec ceux et celles qui souffrent, qui travaillent dur pour presque rien, ceux et celles qui errent sur les routes du monde à la recherche d’un simple endroit où vivre…

et regardons ce que nous pouvons faire, chacun chacune, dans nos petites vies respectives, pour améliorer le sort de l’humanité…

chacun chacune, à notre humble manière, à notre petite échelle, comment nous pouvons contribuer à rendre ce monde meilleur, plus juste et bon, plus humain, plus soutenant pour ceux et celles qui ont besoin et qui ont moins…

évidemment, on doit être reconnaissant pour la chance qu’on a…

mais on ne peut simplement jouir de son propre petit bonheur personel et l’apprécier sans se sentir concerné(e) par le sort du monde, du grand monde out therewe are family…

alors, en ce début de nouvelle année qui s’avère cruciale, du haut de notre chance et de notre privilège, je nous souhaite, en tant qu’humanité, d’apprendre à nous sentir de plus en plus lié(e)s à nos frères et soeurs du monde…

car inquiétant ce qui se passe… mais pas sans espoir…

et même si aucune anxiété ne fera de différence face à ce qui va arriver, souhaitons-nous de pouvoir utiliser cette source d’anxiété comme source de conscientisation face à la situation actuelle du monde et en tant que moteur de changement dans la mise en place d’un monde meilleur, plus juste, plus égalitaire, plus respectueux des différences, plus humain…

car si quand on se compare on se console, on ne peut se consoler sur le sort de nos semblables…

fin équilibre s’il en est que celui d’apprécier ce que l’on a et vivre le moment présent, tout en demeurant touché(e) et concerné(e) par le sort du monde…