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être spiritueux

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••• les zultimes chroniques – 11/4/19

traduction: je suis spirituel / les démons le sont aussi, sois plus spécifique

le monde est plein d’êtres spirituels, vertueux, spiritueux… de gens pleins et débordants d’eux-mêmes… j’imagine que même le gros roux down there se considère spirituellement plus élevé que la moyenne… the most spiritual… moi-même, je me surprends parfois à me considérer ainsi…

pourtant si vous saviez…

si vous saviez mes peurs, mes doutes, mes multiples questionnements qui roulent en boucle… un ptit gars dans un corps d’homme, malgré ma blanche barbe à grand-papa qui me pousse au menton et les années qui me pousse au cul depuis une petite éternité…

pourtant quand je joue avec petite lilia, same same elle et moi… deux enfants, qu’un grand et une plus petite… un point c’est tout, that’s it that’s all…

parfois, quand je lis certains commentaires sur divers forums, je réalise que je ne suis pas le seul humain qui se considère autant spiritueloh my god et wouf my dog…

pourtant…

tout ce que je sais, de plus en plus, c’est que je suis humain, je ne suis qu’humain…

un vrai simple et bon humain tout à fait ordinaire… de plus en plus ordinaire… avec mes doutes et mes peines, avec mes rêves et mes souhaits… en fait, que de plus en plus humain…

devenant aussi de plus en plus ce corps que j’aimais croire ne pas être à mesure qu’il vieillit et qu’il se ridifie… en ce sens, r e s p e c t pour toutes les personnes plus âgées que moi… I’m getting there moi aussi et je vois ce que vous passez à-travers de

si humain aussi ce monde autour de nous, si imparfait, si réactif et réactionnaire face à toute nouvelle façon de voir, de faire et d’être…

alors patience et compassion requises mes chers frères et soeurs…

tous et toutes, chacune chacune en marche constante, lente et rapide, encore et toujours vers le meilleur de la human race, encore tant à apprendre sur soi, et sur les autres…

on marche ensemble, et en rond…

avec encore tant de chemin à faire, et pourtant, déjà parfaits et parfaites en même temps…

mais avant de penser être arrivés au summum de soi-même, pliiiise, let’s have a look at ourself, again and again

car si subtile la vie, dans les détails et les ptits plis que tout se passe…

et si facile de regarder à l’extérieur de soi pour se définir… ou se comparer à pire, ou mieux…

si facile de voir la poussière dans l’oeil de l’autre quand on a soi-même une poutre dans les deux yeux… cette poutre nous cache la forêt…

si facile de voir le signe ostentatoire de l’autre, le ptit bout de voile sur la tête de l’autre quand on porte soi-même un chapelet caché de croyances limitatives dissimulé dans notre propre petite tête de pinotte…

anyway, tout le monde est spirituel, ou nobody l’est… ni plus ni moins…

plutôt que de vouloir être dieu ou déesse, why not devenir tout simplement 100 % humain(e) ? me semble que c’est déjà en masse non ?

ci-bas, un fort texte de Jeff Foster qui dit beaucoup, sinon tout…


S’il te plait, ne me parle pas de Pure Conscience ou de Quête de l’Absolu.

Je veux voir comment tu prends soin de ton/ta partenaire, de tes enfants, de tes parents, de ton si précieux corps.

S’il te plaît, ne me parle pas de l’illusion du moi séparé ou de la façon dont tu as atteint le bonheur permanent en seulement 7 jours.

Je veux sentir la véritable chaleur qui rayonne de ton coeur.

Je veux savoir comment tu peux écouter les autres, intégrer des informations qui ne correspondent pas à ta philosophie personnelle.

Je veux voir comment tu respectes les gens qui ne sont pas d’accord avec toi.

Ne me dis pas à quel point tu es éveillé, à quel point tu es libre de ton ego.

Je veux te connaître sous les mots.

Je veux savoir ce que tu es quand tu fais face à des problèmes.

Si tu peux pleinement tolérer la douleur et ne pas prétendre être invulnérable.

Si tu peux sentir ta colère, sans tomber dans la violence.

Si tu peux faire place à ton chagrin, sans en être pour autant l’esclave.

Si tu peux sentir ta honte et ne pas avoir honte des autres.

Si tu peux faire des gaffes et l’admettre.

Si tu peux dire désolé, mais le dire sincèrement.

Si tu peux être pleinement humain dans toute ta divinité.

Ne me parle pas de spiritualité, mon ami. Je ne suis vraiment pas intéressé.

Je veux seulement te rencontrer.

Connaître ton si précieux cœur.

Connaître le bel être en toi qui avance vers la lumière.

Avant l’être spirituel.

Avant tous les mots astucieux.


article original, en anglais

Please, don’t talk to me about ‘Pure Awareness’ or ‘Dwelling in the Absolute’.
I want to see how you treat your partner,
your kids, your parents, your precious body.
Please, don’t lecture me about ‘the illusion of the separate self’ or how you achieved permanent bliss in just 7 days.
I want to feel a genuine warmth radiating from your heart.
I want to hear how well you listen,
take in information that doesn’t fit your personal philosophy.
I want to see how you deal with people who disagree with you.
Don’t tell me how awakened you are, how free you are from ego.
I want to know you beneath the words.
I want to know what you’re like when troubles befall you.
If you can fully allow your pain and not pretend to be invulnerable.
If you can feel your anger yet not step into violence.
If you can grant safe passage to your sorrow yet not be its slave.
If you can feel your shame and not shame others:
If you can fuck up, and admit it.
If you can say ‘sorry’, and really mean it.
If you can be fully human in your glorious divinity.
Don’t talk to me about your spirituality, friend.
I’m really not that interested.
I only want to meet YOU.
Know your precious heart.
Know the beautiful human struggling for the light.
Before ‘the spiritual one’.
Before all the clever words.
– Jeff Foster

in your face le printemps

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••• les zultimes chroniques – 10/4/19

aie gang !

on joues-tu un tour au fucking printemps ?

on reste-tu de bonne humeur ?

on lui fais-tu des bonhommes, des forts, on se lance-tu des boules de neige tout le tour de la terre ?

parce que si on bitche comme on le fait la plupart depuis lundi, c’est lui qui gagne… on va tous et toutes avoir le moral à terre autant que cette neige, en plus de l’estomac dans l’étalon, viande de cheval…

on se met-tu à rire de tout ça ? cause it’s a fucking joke anyway right ?

même si on va avoir de la neige dans face jusqu’au mois de mai, ne nous en faisons pas… d’ailleurs, hâte de voir la tête des bibittes moi quand elles vont se sortir le dard dehors… pis les rainettes vont chanter bas comme leur caquet cette année…

car c’est si prévisible que l’on soit débinné(e)s à cause de cette forme particulière de pluie qui tombe depuis 2 jours – d’ailleurs c’est peut-être ça que Dieu veut, à ça qu’il joue… alors jouons-lui un tour à ce grand sacripan – que ça en devienne risible

alors let’s smile, let’s laugh and dancein the snow…

prenons ces derniers centimètres avec un gros grain de sel, ou comme un gros grain de grêle… rions back de Dieu et dansons dans cette neige lourde qu’on peut ne pas laisser être si heavy sur nos âmes de simples mortel(le)s…

on n’est pas notre corps disiez-vous quand il faisait soleil sur nos vies ? alors prouvons-le lui à cet être suprême qui s’amuse à nous tester le moral que ça en devient – presque, ou plus ou moins – drôle…

pas certain si le printemps va venir cette année mais pas grave, prenons ça au jour le jour, cm par cm… à la baisse, comme à la hausse… même si c’est censé baisser de jour en jour, apprécions ces quelques extras de surplus… faut parfois reculer d’un pas pour avancer de deux… même chose avec la neige… plus il neige, plus ça va fondre right ?

car c’est le même prix qu’on bitche ou qu’on switch, qu’on crisse ou qu’on glisse…

et l’été arrivera – peut-être – le 21 juin de toute façon… et un jour on rira de tout ça anyway… lol…

d’ici là, foutons-nous en… rions-en… laissons la neige, la slush et autre gadou nous glisser sur l’âme comme l’eau sur la peau de vous savez quoi… connard…

pas la faute de la fille – ou du gars – de la météo, font seulement leur job… ne tirez pas sur le messenger…

prenons cet hivernal printemps d’avril comme une bénédiction, comme une joke cosmique, comme un test d’humanité relative… disons-lui namaste et fuck you en même temps,

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c’est OK we’re only, totally and divinely human

mais ne laissons pas cette neige nous entraîner avec elle dans les dédales de l’enfer hivernal… we are not dreaming of a white Christmas… mais il est là quand même alors ainsi soit-il… volonté divine mes chers frères et soeurs, volonté divine…

remember : on a choisi de venir vivre ici… pour expérimenter tout ça, et ceci en particulier… sinon on se serait incarné(e)s au Mexique tabarnacos… et pas mieux là-bas, samos samos…

je me souviens… disent d’ailleurs nos plaques quand elles ne sont pas recouvertes de neige… alors ne soyons pas peines de neige… soyons des poissons d’avril tout le long du mois et glissons sur ce printemps comme la truite dans nos mains…

et ne laissons pas cette illusion terrestre miner le moral de notre âme, ne succombons pas à la tentation… de tout crisser ça là et d’en finir une fois pour toute avec l’hiver car ça va recommencer dans 6 mois… ne soyons pas comme cette neige, ne tombons pas par terre sous le poids de la gravité, ne devenons pas giboulée d’avril…

it is all a dream, disiez-vous quand vous étiez sur un nuage ? ben là c’est le temps de le répéter sans rire ni pleurer… neutralité relative d’avril… en plein dedans…

comme disent les grands sages, this too shall melt… et tout est toujours parfait sour la neige… ainsi que sous le soleil qui transformera tout ça en vert… un moment donné… qui sera au bout du compte le même moment que celui-ci alors que tombe la neige…

ah comme la neige a neigé… et c’est peut-être pas fini hi hi…

on ne s’en souviendra plus en juillet quand on dégouttera…

qu’une autre forme de goutte qui fait déborder le vase…

haïr plutôt que (sentir) souffrir

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••• les zultimes chroniques – 9/4/19

moi aussi… j’imagine… à peu près la même chose…

la haine de l’autre, des autres, pour ne pas sentir sa souffrance, sa propre peine, son propre outch intérieur… gros bobo tout mou en dedans des gros durs de durs…

tellement de propos haineux ces temps-ci dans l’espace public… tellement de gens qui carburent au mépris, à la haine, à l’humiliation et à la disqualification des autres… notamment de ceux, et beaucoup de celles, qui sont différents, différentes, notamment ceux et celles venues d’ailleurs, ou qui semblent venu(e)s d’ailleurs car plusieurs sont né(e)s ici… donc autant chez-eux et elles que nous chez-nous… de souche et de branche… car la même terre mère anyway

pas la terre qui nous appartient, nous qui lui appartenons… on se souvient ?

peur et haine, mêmes ébats… la peur, pôle négatif, la haine, pôle positif… un qui joue dedans, l’autre qui sort dehors… on a peur de ce qui est différent, alors on haït…

peur de ce qui est différent, peur que ce qui a déjà été ne change pour devenir ce que cela n’a jamais encore été, mais qui doit être… car la roue tourne, le monde change… la vie va… de soi… on suit, ou on fige… et on haït et on a peur alors…

pourtant, ce qui est maintenant deviendra un jour ce qui était… tout présent finit par devenir passé date, comme tout cadeau qui finit par perdre une partie de son intérêt après un certain temps… le présent est un cadeau impermanent, qui change et change…

quand on regarde en dehors de soi, on peut ressentir de la haine face à l’autre, la haine de l’autre, mais deep down makes so much sense que ça ne soit que de la souffrance à  soi, de la vieille peine personnelle, de vieilles blessures du passé… et au fond, la haine n’est probablement que de la peur qui dort…

mais plus facile de projeter ça vers l’extérieur que de prendre responsabilité pour ses propres plaies… si, vos plaies… si, nos plaies… si, où plaies ? en soi, chacun chacune ses propres plaies…

difficile de voir dans les faits ce que l’on peut faire pour changer cet état de faits… la haine est out there, mais la haine est aussi in here… haine ou peur, haine et peur… same same au fond…

simplement accepter ce qui est pour ce que c’est… en constatant, en reconnaissant que cela est… tel que c’est… tel quel… as is…

et reconnaître que l’on porte chacun chacune en soi-même ses propres peines, douleurs, blessures, traumatismes… et que le réflexe normal, automatique du moins, est de regarder à l’extérieur pour faire porter aux autres le poids de nos propres peines…

mais peines perdues… tant qu’elles ne sont pas acceptées, assumées, absorbées, nos peurs et notre haine sont vaines… incarnées et portées en soi, en nous, elles deviennent trésors… et peuvent devenir force et sagesse, maturité et lucidité…

pour éventuellement aider à transformer le monde en sachant que justement, nous portons tous et toutes nos peines… chacun, chacune, humain et humaine, simplement, à fleur de peau, sensible, ouvert au monde…

grande responsabilité de contenir ses propres blessures, afin de ne pas faire porter au monde leur poids…

si le monde n’est qu’une illusion, de même qu’un écran sur lequel projeter nos peurs et notre haine, pas fou de garder en soi, de ramener tout ça par en dedans, et de faire le ménage dans nos scénarios car sinon gros film d’horreur out there

et comme as outside so inside, plus simple de commencer en soi, pour soi, avec soi… à faire le ménage dans nos perceptions et nos projections, à ressasser ce qui nous habite et reconnaître que ce qui attire notre attention out there est bien souvent ce qui nous dérange in here…

et parait que le reste va suivre…

mi oui mi non

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••• les zultimes chroniques – 8/4/19

le genre de matin pour dire le moins ambivalent… pour rester poli… ce genre de matin qui confronte notre zenitude right dans l’dash, qui secoue notre coolness ou coolitude c’est selon, met à l’épreuve notre magnanimité…

alors que nous sommes censés être au printemps et tralala, nous avons à gratter les fenêtres du char à bouts de bras… la neige en avril, ça passe toujours car elle fondra rapidement, mais la pluie verglaçante qui fige dès qu’elle touche le solide, dont nous-même, le grésil et autres genres de liquides semi fluides semi solides ont le tour de venir nous chercher dans nos derniers retranchements hivernaux…

on se dit que ça achève, qu’il y a pire au monde… que ça va passer… on se dit que…

mais avril est ce mois de l’année qui étire les affaires… et ce matin l’un de ces matins…

avril, un mois d’agonie, un mois entre deux, un mois nowhere… 30 jours entre mars, prometteur de printemps, et mai, mois des ptits verts tendresse… avril est comme un trou noir, et blanc et vert glaçant…

avril est un bon reality check pour les optimistes, les réalistes et autres zen cool guys and girls

si la pluie glisse sur la peau des connards, le verglas les fige et les laisse de glace… et encore plus le verglas d’avril, quand l’hiver a commencé en octobre…

vivement le show de l’été à venir, vivement les rayons qui nous caressent et qui font l’amour à notre peau jusqu’à notre âme… vivement les rayons laser qui regénèrent notre ADN d’humain et d’humaine jusqu’à notre divinité incarnée, comme les ongles…

alors une semaine jour pour jour après le poisson, avril ne sent pas bon bon ce matin ici sur terre dans notre ptit bout de forêt givrée…

si d’ordinaire lundi n’est pas le jour le plus glissant de la semaine avec le retour à l’école, au boulot et à tout le reste, celui-ci se veut un test sur le moral…

ce genre de jour qui nous met le feu là à la poudrerie, right there dans le cul de sac de l’hiver… et duquel nous devons puiser l’énergie pour continuer… mi maître zen, mi fighter… mi sage, mi mother fucker…

mais comme disent les glands sages, tout ceci n’est qu’une illusion !

mais quelle illusion !

alors cher lundi 8 avril de verglas, Namaste et… love you too…

douceur musicale

••• les zultimes chroniques – 7/4/19

je m’en allais écrire autour d’une autre sujet ce matin…

mais cette chanson m’a ramassé en plein coeur… le lien vient de mon amie Luchi, la plus québécoise de mes amies brésiliennes… obrigado Luch…

issue du Brésil, inspirée par les Dieux et Déesses de la tradition du Umbanda, cette chanson qui honore l’eau, la lamentation de l’eau, fait fondre le coeur en ce printemps hésitant… mi neige, mi eau…

je ne connaissais pas Matéus Aléluia, quelle belle découverte… quelle voix, quelle âme…

entre autre ça le Brésil, ce type d’âmes incarnées, cette musique venue d’ailleurs, cette spiritualité toute naturelle, douce, délicate… l’autre côté de la Samba et du Carnaval à 100$…

pour nous québécois(es), le Brésil est le parfait antipode… à l’autre bout des Amériques, même particularité linguistique… eux, plus de 200 millions parlant le portugais dans une mer d’espagnol au sud, nous 6-7 millions parlant français en mer anglaise…

évidemment, j’ai rédigé ces quelques mots au son de cette musique, et la réécouterai encore souvent par la suite… quand on aime, on aime longtemps… et souvent…

cette chanson m’a ramassé en plein coeur et m’a fermé la trappe…

encore…

imprévoir et inattendre proactivement

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••• les zultimes chroniques – 5/4/19

petite confidence en ce petit vendredi matin d’avril :

je m’apprête à lancer une autre campagne de socio financement nécessitant l’aide de mes proches et moins proches… des nouvelles dans ? 3 semaines…

et je suis aussi en train de planifier un voyage en Europe ce printemps qui inclut la participation à une conférence internationale sur l’ayahuasca en Espagne (https://www.ayaconference.com/)

de même qu’une visite chez mes amis de la Humaniversity en Hollande,

voyage pour lequel je n’ai pas encore reçu de bourse… des nouvelles ? quand le comité des bourses de perfectionnement se sera penché sur ma demande… ce qui sera bientôt j’espère…

mais j’aime confronter le destin… j’aime parler de ces projets dans l’espace public, même s’ils ne sont pas confirmés, en quelque sorte pour conjurer le sort, pour tester la vie… sans être arrogant ni trop sûr de moi… juste pour poker le destin… pour laisser savoir à Dieu – ou à son gérant des commandes – ce qui m’anime et me drive… l’informer de mes préférences…

comme vous voyez, je ne peux pas vraiment dire que je ne prévois pas et que je n’attends rien… mais je fais comme si… je fake la nonchalance et le détachement… je prépare, je risque, j’ose… l’imprévisible et l’inattendu… et qui vivra verra… ou pas…

car l’inconnu ça se prépare…

comme disent les anglos: prepare for the worst but expect the best... prépare-toi pour le pire et attends-toi au meilleur… entre les deux, tout est possible et le coeur balance… et on doit être prêt à jouer, à gambler, à risquer… car comme on dit, qui ne risque rien…

on nous dit souvent que l’on ne doit pas avoir d’attentes dans la vie… et ni prendre les choses personnellement… personnellement, je ne pense pas que nous, les humain(e)s, ne soyons programmés ainsi…

car ça me semble pas futile de préparer un peu le terrain d’avance quant à ce qui nous allume, ce qui nous motive, ce qui nous drive… on ne dirige pas la vie mais on peut l’inviter dans un certain sens… et elle era bien ce qu’elle veut et ce qu’elle doit de toute façon…

me semble en effet que si on n’est pas prêt(e) à risquer, quitte à être déçu(e) big time une fois de temps en temps, à vivre de la déception qui fait mal et des changements de plan majeurs forcés par la vie, on ne va que jouer safe et petit tout le temps…

et plutôt que de vivre des déceptions temporaires ou sporadiques suite à des prises de risque, notre vie entière ne sera qu’un gros party plate qui ne lèvera jamais…

alors osons nos rêves…

alors oui à prévoir et à proposer à la vie notre idée ce que l’on voit pour la suite, nos ptits plans personnels… car de toute façon, on peut bien proposer, mais au bout du compte, c’est toujours la vie qui dispose…

parfois dans le sens qu’on aime et veut, parfois pas… mais parfois encore plus spectaculairement…

alors pas une raison pour ne pas proposer anyway

car on dit que la vie répond toujours à nos propositions… parfois comme on le veut, parfois pas, parfois pour encore mieux qu’on aurait jamais même pu imaginer…

OK la vie, let’s check it out… surprend-moi…

à suivre…

jappe toujours mon pic-bois

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••• les zultimes chroniques – 4/4/19

traduction:
colibri: je vais boire le nectar de cette fleur dans un ballet silencieux…
pic-bois: je vais faire sortir les insectes de cet arbre avec ma face de poignard

nous sommes dans l’ère du pic-bois… ère probablement révélée, du moins amplifiée, par les réseaux sociaux, où tout le monde a une opinion bien arrêtée sur à peu près tout, surtout les sujets que l’on ne connait pas…

en fait, surtout à propos des sujets qu’on ne connait pas car quand on s’est penché sur un domaine en particulier, on sait que les choses sont toujours plus nuancées qu’elles n’y semblent à première vue…

mais crier la nuance, c’est ben mal commode…

radio-poubelles à grandes gueules, commentateurs à pic qui aiment japer en ondes, influenceurs/ses et autres pic-bois qui font grand bruit sur les ondes publiques…

de plus en plus de politiciens préfèrent parler directement au peuple, bypassant les questions irritantes des journalistes et des autres commentateurs souvent plus habiles qu’eux dans la dentelle verbale et intellectuelle…

populisme qu’on dit…

royaume du pic à grande gueule et au raisonnement simpliste… dont certains vivent encore sur une boule plate…

on nous demande notre opinion ici, là et encore là-bas, comme si notre opinion importait vraiment…

mais notre opinion est totalement futile… en fait nos opinions nous bouchent les yeux, et le coeur surtout…

en fait, on nous invite à japper ici et là comme si cela allait changer quelque chose… et certains en profitent gaiement et le font haut et fort… et à certains, on offre même un micro en plus pour réverbérer leur jappement…

tant de haine et de poison déversés au grand air que le monde semble tellement agressif et menaçant que jamais auparavant… pourtant ce n’est pas le cas… jamais auparavant dans l’histoire humaine, la violence, le nombre de guerres et les taux de criminalité n’ont été aussi bas…

pourtant… on dirait que le monde est un grand champs de bataille…

avec l’avènement de toutes ces tribunes, on a prêté le micro aux pics à grandes gueules…

et oh my dog ! que les pic-bois jappent fort… haine, mépris des autres, ridiculisation de ce qui est différent, surtout ce ceux et celles…

on n’arrête pas le progrès dit-on…

pendant que les colibris mind their own business et boivent et dansent délicatement, car le monde est rempli de colibris amateurs de grâce et de beauté, mais généralement back stage, ne laissant deviner que le vroum vroum de leurs ailes et de leur coeur vaillant, les pics-bois démolissent le tronc de l’arbre social… à grand coups de becs, ils poignardent ceux et celles qui ne partagent pas leurs opinions…

opinions souvent si obtues, petites, empreintes de peur et de fermeture d’esprit, opinions souvent passées date mais qui persistent et saignent… opinions qui semblent de la majorité, de souche, car souvent les plus faciles à crier sur tous les autres tois autres que soi…

aille, on est che-nous icitt, qu’ils s’adaptent les étranges…

OK mon gros pic-bois subtil comme un pachyderme (ça c’est un éléphant mon Woody Wood Pecker !) dans une shoppe de cristal, si tu veux penser que t’es che-vous icitt et que tes valeurs sont celles qui priment, fine with me

mais derrière tes coups de gueule, on la sent ta peur, on la voit ton insécurité qui se mesure en décibels… on le resent ton malaise… on voit toute la fougue que tu mets à tenter de garder le monde comme il a toujours été dans ta ptite tête de pinotte, ptite tête qui est aussi petite que n’est grande l’ouverture de ta bouche quand tu cries ta haine et ta peur…

mais c’est OK, cries mon gros pic à face rouge et à grande gueule, on t’écoute de moins en moins…

car les colibris sont ailleurs, en train d’embellir le monde, en train de butiner et de virevolter pendant que tu fais du bruit… t’inquiètes, on a baissé le volume et on s’occupe de nos ptites affaires…

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