au coeur de l’ennui… (Vivre l’ennui ? Vive l’ennui ! part 2)
la suite de ce matin… à la demande générale de Naoual ! merci Naoual, j’avais justement le goût d’écrire encore aujourd’hui…
le samedi gris se transforme en samedi blanc par moment ici dans les montagnes… samedi gris, ennui, samedi blanc, ennuyant ! vive l’ennui ! vive le vent !
dans le fond l’ennui est une joke, un concept bidon, un trickster… un choix que l’on fait comme regard sur soi et la vie… un prétexte pour ne pas exploiter son potentiel, se garder petit et trouver la terre plate… ce n’est que soi que l’on trouve ennuyant quand on s’ennuie car la vie n’est que soi, soit qui voit, soi qui perçoit, soit qui est !
c’est au coeur de ce prétendu ennui que le vrai soi se cache… que se cache aussi la créativité, une source d’inspiration sans limite, toujours prête, toujours «sur appel»… mais il faut se rendre, oser aller puiser dans l’oméga de l’ennui, aller au centre de soi et explorer et expérimenter le «ne rien faire» ou le «faire rien», à votre goût… le n’«être rien»… jouer du rien… stopper le corps et attendre… patiemment, diligemment, respectueusement… et là, après un moment ou l’éternité, ça commence à se faire tout seul… ouf ! enfin on relaxe et the show is going on ! …
attention ! surtout ne pas essayer d’arrêter le mental, ni le nier ou le mettre en boîte, car c’est par lui que ça passe… oser aller au «coeur du mental» – oui oui un mental peut avoir du coeur, le mien en a un en tous cas, je découvre ça ces jours-ci – et «faire tata» à sa folie ! un beau ptit tata, pas un maudit !
au lieu de tenter arrêter son mental ?
le dompter, l’apprivoiser, le comprendre, en faire son serviteur, son allié, son ami, Facebook ou Jean Coutu, s’adresser à lui avec lucidité et douceur, mais aussi fermeté et rigueur…
méditer et accepter avec bienveillance, acceptation totale de tout tout tout qui est dans tout tout… tout ou rien… ou pas… et attendre… sans attente, la vie n’est une grande salle d’attente… avant la mort… autant en faire de quoi …
personnellement, le 10 minutes de silence dans le shaking est «ma boîte à surprise», ma canne de jus créatif en concentré ; après avoir shaké pendant 45 minutes, question de de se brasser la boîte à idées noires, ou blanches ou grises, 10 minutes debout, à attendre les réponses de Dieu, qu’il/elle nous envoie dans l’invisible… subtilement, silencieusement, généreusement… mais faut savoir écouter… because the answer, my friend, is blowing in the wind…. the answer is blowing in the wind….
donc vive l’ennui ! vive ceux et celles qui prennent ce gris ennui à bras le corps, qui lui font la «prise de l’ours» (Sur le matelas, années 1970 à Télé-Métropole, si vous comprenez ceci vous n’êtes plus un/e jeune !) et guérissent… ceux et celles qui assument cet ennui et leurs douleurs et les colorent de toute leur palette de couleurs…
…et tiens, pour répondre aux questions multiples de Naoual… comment je fais ?
après avoir eu son courriel, j’ai réussi à avoir le numéro de téléphone de Dieu (ah ah certains disent qu’il existe pas hein ? surprise.. ati, pas athé le disciple !) et je lui commande des chroniques… Dieu est comme les scouts, toujours prêt !
pour avoir son numéro ? stop, fermez vos yeux, respirez et écoutez : the number is blowing in the wind !
allez, ennuyez-vous en masse !
