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dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

atterrissage post Brésil – part two – ici

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les dernières chroniques – 20/2/18

atterrissage:
Action d’atterrir, de se poser sur le sol, en parlant d’un avion, d’un engin spatial, etc.
Reconnaissance de la terre et manœuvres de sécurité à son approche, sur un bateau.

dans le cas de votre chroniqueur, l’atterrissage est un lent processus et non une seule opération instantanée limitée dans le temps… pas de badaboum… juste un long et lent woushhhhh…. soft and sweet…

en fait le terme atterrissage ici n’est pas tout à fait juste car on ne quitte jamais totalement la terre dans le cadre d’un feitio… un pied ici l’autre up in the air… et c’est notamment grâce au bataçao, dont je vous parlais justement dans ma chronique d’hier, que les pieds peuvent demeurés sur terre pendant que notre âme part explorer le cosmos…

quand on boit le thé et que l’on bat la vigne, on demeure groundé(e), dans son corps, on ne le quitte pas, au contraire on l’habite tout entier… on bat la vigne au même rythme que ses compagnons, on garde contact avec la matière, força et firmeza…

on s’étire plutôt que de s’extraire…  on s’expansionne… les pieds bien au sol, la conscience plus légère, et un bras qui tient la vigne, l’autre bras qui bat à l’unisson, avec un maillet assez lourd merci… ce qui nous garde ici, pendant qu’on explore là-bas… nous sommes corps et âme, et non seulement l’un ou l’autre…

alors ce présent atterrissage est surtout question de ramener son corps au nord plutôt qu’à partir d’une autre dimension plus élevée… seulement… car aussi ça…

mais comme l’avance la définition, on parle autant d’un avion, d’un engin spatial que d’un bateau quand on parle d’atterrissage… car parfois on s’élève et on flye, parfois on tangue et on branle… parfois le ciel est étoilé, d’autre fois, la mer agitée… et on doit apprendre à manoeuvrer, tout d’abord soi avec soi, puis en équipe…

a barca que corre no mar… clin d’oeil à mes ami(e)s qui connaissent nos chants… le bateau vogue rock n roll sur la mer, parfois tendrement…

car parfois les expériences avec le Daime (ayahuasca) sont des envolées en hautes sphères, parfois des voyages en mers mouvementées et agitées… follow the guide

et dans le monde du Daime, ce guide est principalement Mestre Irineu… fondateur de la doctrine, être mystérieux et inspirant guidant des milliers de personnes partout dans le monde, quoi que surtout au Brésil…

mais il vit aussi dans l’astral, way up there… Juramidam, Juramidam…

et aussi way in here, dans le coeur…

un grand homme – taille de plus de 7 pieds de son vivant – un grand mystère…

un guide, une lumière, une présence qui a ouvert une voie précieuse… incluant chamansime, chrétienneté et africanisme… intégration et alchimie…

alors atterrissage en sol québécois, en compagnie de Mestre et de tout l’amour et l’amitié développée au sein de cette nouvelle famille de coeur…

nous y étions allés l’an dernier, une dizaine d’entre nous, et on nous avait accueillis comme des cousins… puis nous y sommes retournés cette année, même chose et encore plus… et j’y retournerai au printemps car pas comme une famille entre nous, C’EST une famille… et on a un projet d’implanter une clinique ici… à partir de là-bas…

ce qui émerge de plus en plus, une semaine après l’atterrissage du corps, c’est justement tout cet amour tissé depuis un an mais surtout en ces deux récentes semaines…

bien sûr, les souvenirs de voyages et les multiples visions persistent, les vols planés de l’âme restent gravés dans la mémoire, mais ce qui persistent le plus sont les liens humains, les moments de grâce partagés, l’amour échangé…

car bien beau de vivre une aventure flyée par soi-même, mais sans ami(e)s et amour(e)s pour la partager, pas aussi riche à mon humble avis…

alors obrigado et gratidao familia do amor… para sempre em nossos coraçaos…

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feitio

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les dernières chroniques – 19/2/18

après quelques jours de retour en terre natale nordique, les prises de conscience provoquées au cours du plus récent voyage au Brésil commencent à remonter à la surface…

après avoir brassé le chaudron en masse pendant 2 semaines, les choses se tassent… les choses se replacent quand on brasse la cabane au complet, normal qu’il y ait un peu de recadrage à faire, de ré-ordonnancement…

faire un feitio (ce à quoi nous avons pris part, soit la fabrication du Daime (ayahuasca) est un life changing event comme ne disent pas du tout les brésiliens… c’était le troisième feitio auquel je prenais part et ce n’était pas le dernier car je compte y retourner dès mai ou juin… trop révélateur, trop provoquant, trop essentiel pour passer à côté…

le Daime (une des formes de l’ayahuasca, mais qui porte aussi de nombreux autres noms) est composé de 2 plantes différentes:

un premier type sont des feuilles d’un arbuste (psychotria viridis),

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tandis que l’autre composante est une vigne, le jagube…

cette vigne doit être battue pour qu’on puisse en extraire la fibre et ensuite la faire bouillir avec les feuilles (qu’on nomme Rainha)… mariage du féminin et du masculin…

personnellement, c’est dans cette partie du processus que j’ai acquis mes plus grandes leçons cette fois-ci…

en quelque sorte, on peut dire que c’est la partie yang du processus, tandis que la part yin repose principalement dans la cueillette des feuilles, généralement effectuée par les femmes, alors que les hommes battent traditionnellement la vigne car cela requiert un effort physique important…

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mais à l’occasion, dans certains contextes – tel que celui où nous avons séjourné – les rôles sont inversés pour de courts moments afin qu’autant hommes que femmes puissent expérimenter l’autre polarité… mais en général les femmes cueillent et les hommes battent… loi naturelle… mais bien de pouvoir aller voir de l’autre côté aussi…

donc en portugais, le battage de vignes se nomment le bataçao… ce qui est intéressant et challengeant les premières fois –  c’est qu’on bat les vignes après avoir fait quelques prières, mais surtout après avoir bu la potion magique…

le processus est inévitablement toujours intense…

nous étions jusqu’à 12 hommes à la fois qui battions au même rythme, en chantant acapella des chants daimistes à l’unisson, tout en respectant un espace de silence sacré… ça devient particulièrement intéressant quand les effets du thé commencent à se faire sentir…

le défi consiste alors à garder le rythme en synchronicité avec les autres, à continuer de battre à un rythme régulier, et à sortir purger (car ça fait partie du processus, limpeza) si et quand ce besoin se fait sentir… pour revenir si on est en état… ce que je faisais à tout coup car là que les leçons venaient à moi cette fois-ci… persévérer malgré le too muchness…

personnellement, mes plus grandes prises de conscience ont pris place pendant ce processus du bataçao…

comme si le fait de battre la vigne représentait symboliquement l’action de battre tous les noeuds de sa vie… comme si on mettait son égo sur la bûche et qu’on le défaisait à coup de maillet, un coup à la fois, avec force, conscience et présence… au service du bien collectif…

toutes nos résistances, tous nos noeuds y passent, ou peuvent y passer car les premières fois, souvent on abandonne… ce fut mon cas l’an passé, j’ai clairemetn préféré jouer de la musique pour les batteurs de vignes…

mais cette année, j’ai plongé car je me sentais appelé… et je n’ai jamais connu d’expériences de dépassement aussi intenses et ouvrantes… et j’en veux d’autres… encore encore…

très significatif comme processus… les femmes cueillent et lavent les feuilles, tout en douceur et parfois en jasant doucement, alors que les hommes battent les vignes au même diapason, les deux groupes l’un près de l’autre… parfois les femmes soutiennent aussi les hommes avec les chants…

et lorsqu’on a suffisamment de feuilles propres (Rainha) et de fibres de vigne (Jagube), les deux composantes sont mélangées avec soin de façon ritualisée au sein du chaudron, bénies et tissées et croisées entre feuilles et vignes… ce qui en fait spécifiquement du Daime… une soupe magique aux principes combinés du masculin et du féminin… une potion d’Astérix sud-américaine…

bien sûr, un feitio n’est pas que ce processus…

il y aussi les chants, il y a aussi les cérémonies, il y a aussi la famille, la communauté, la coopération dans le cadre de laquelle chacun(e) trouve sa place, enfants compris, où le travail de chacun est aussi important que celui de l’autre… même si celui de notre chef feitio Polaco est central et primordial car lui qui mène la barque… un vrai alchimiste ce Polaco…

beaucoup d’autres choses à dire au sujet de ce voyage… mais sur le top du chaudron ce matin, écume toute cette gratitude pour nos hôtes qui nous ont reçu comme une famille, en fait qui sont dorénavant notre famille… comme si cette relation était aussi divine que terrestre… ce que l’on se disait récemment… on aurait pas pu inventer une telle histoire… que Dieu qui peut faire cela… aho bien haut My God !

les astres nous y ont guider… nous sommes bénis…

alors ces jours-ci, j’entame le processus qui mènera éventuellement à la légalisation de cette pratique spirituelle ici au Canada (déjà permise pour un groupe et en processus pour quelques autres), avec, dans un deuxième temps, l’intention d’importer et implanter ici un programme de traitement à l’aide de cette substance pour les toxicomanes…

à suivre…

 

 

qui ne cherche a déjà trouvé

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les dernières chroniques – 18/2/18

traduction : quand tu le cherches, tu ne peux le trouver… – proverbe Zen

tricky koan que celui-ci… comme tous les koans d’ailleurs… les koans sont des jokers… questions sans réponses mais questions qui poussent à investiguer…

et si en cherchant on ne trouve pas nécessairement ce que l’on cherchait intialement, on trouvera peut-être autre chose… ou rien, ce qui est déjà quelque chose en soi…

car que cherche-t-on anyway en cette humaine et divine existence ?

qu’est-ce que fameux IT ? on cherche ÇA, vraiment ?

ou nous sommes curieux et aimons simplement chercher et voir ce que l’on trouvera… ou ce qui nous trouvera…

mais il y a chercher et chercher… ou y a-t-il chercher et chercher ? ou toutes les quêtes ne sont-elles pas toutes similaires ? que ce que l’on cherche se trouve en soi ou en dehors car existe-t-il de toute façon un dedans et un dehors anyway ?

alors que cherche-t-on ?

Dieu ? le sens de la vie ? la richese ? l’âme soeur ? le secret ? le succès ? le bonheur ? soi-même ? name it…

et qui cherche ?

moi ? ça ? l’observateur/trice ? Dieu en chacun(e) de nous ? fouillez-moi…

quand même une sacrée différence entre quand tu cherches, tu ne peux trouver et quand tu le cherches, tu ne peux le trouver… ce fameux LE constitue le secret de la patente alors… ou LA… car on peut aussi LA chercher que LE chercher si on tient  àchercher quelque chose

donc si on saisit bien, si on veut trouver, on ne doit pas chercher, car en cherchant on passe à côté… ou ne pas chercher trop loin de soi… peut-être plutôt fouiller en soi…

certains disent que ce que l’on cherche nous cherche, d’autres que si on cherche on ne trouve pas… allez donc savoir alors…

j’aime penser que si on arrête de chercher, tout est déjà là… tout ce que l’on a besoin du moins, car en ce qui concerne ce que l’on désire ou voudrait, pas de limite ni de fin à ça…

simplement accepter ce qui est et par la suite, qui vivre verra…

suffit d’arrêter de courir après quelque chose, question de faire du sur place un peu, pour se laisser trouver, pour que la vie nous tombe dessus un peu…

mais si on veut vraiment chercher, cherchons par en dedans… en nous… fermons-nous les yeux et laissons Dieu – ou again whatever the name – nous trouver…

si je trouve quelque chose, je vous en fait part…

le collier et l’étoile

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les dernières chroniques – 16/2/18

j’ai un ami qui a perdu son fils récemment… cancer… dure la vie parfois…

probablement l’une des pires tragédies qu’on puisse vivre en cette existence d’humain, de parent… perdre un enfant… même s’il est dans la vingtaine, trentaine ou quarantaine, toujours notre petit enfant… même si et quand grand…

un ami calme, tranquille, généreux, un ami de longue date que j’aime profondément… un ami low profile dans sa façon d’être mais toujours de plus en plus surprenant quand on le découvre… une boîte de pandore cet ami… un ami qui cache bien son jeu mais tout un roi ce jocoeur…

il y a de cela quelques années, je suis allé le visiter à l’hôpital suite à une opération à coeur ouvert… il avait un problème avec son coeur qu’il disait – en farce mais pour vrai aussi – trop à l’étroit dans cette petite enveloppe… et bien l’opération a fonctionné, son coeur est devenu immense, extensible, gigantesque… élastique à l’infini le coeur de cet ami…

depuis des années, cet ami me fait souvent de précieux cadeaux… parfois en pierre, parfois en bois… un homme de peu de mots mais un homme d’éléments… un homme de terre…

encore récemment, il m’a donné un collier très spécial…

on s’est rencontré par surprise dans une cérémonie et spontanément, il m’a donné ce précieux collier en bois qu’il a fabriqué à la main et qu’il portait chèrement… je sais que ce collier était précieux pour lui… moi aussi j’ai donné spontanément des choses précieuses alors je reconnais le geste… d’autant plus de valeur… et il me l’a donné quand même…

et pour honorer cet homme, pour partager sa peine, pour lui prendre la main, pour lui dire I’m here with you bro, j’ai porté son collier lors des cérémonies auxquelles j’ai pris part lors de mon séjour au Brésil… des cérémonies qu’il connaît bien lui aussi et que nous avons partagées pendant des années…

j’ai porté notre collier avec la ferme intention de le garder, lui, près de mon coeur, avec l’intuition que si je portais ce collier, ça aiderait en quelque sorte aussi l’âme de son fils à passer de l’autre côté… et à soulager un peu sa peine à lui…

je ne sais si et comment ça fonctionne dans ces hautes sphères célestes, mais j’aime croire que ça a pu aider…

j’aime croire que le fait d’avoir penser à lui et d’avoir porté son collier a peut-être pu prendre une infime partie de sa vaste peine, qu’il l’ait senti ou pas… que ça a peut-être contribué à alléger un tout ptit peu son âme meurtrie en ce passage étroit pour un coeur de père… car si grand son coeur que sa peine doit être immense…

lors de mon récent séjour au Brésil, j’ai renoué mes voeux Daimistes en obtenant une nouvelle étoile lors de la dernière cérémonie… nouvelle famille, nouvelle étape de vie, nouveau tour de piste, nouveau cycle de 7 ans…

et quand je m’habillais en vue de la dernière cérémonie, celle pendant laquelle j’allais recevoir ma nouvelle étoile, j’ai plus que d’habitude tenté de porter et d’emporter mon ami avec moi en enfilant ce collier… je l’ai pris avec moi, je me le suis mis au cou… et au coeur… et hop we went

et quand j’ai reçu mon étoile, j’ai spécifiquement pensé à lui… et à son fils…

et dorénavant, cette étoile et ce collier sont mariés, ils vont toujours être portés ensemble, ils forment désormais un couple inséparable…

un couple à la vie à la mort ce collier et cette étoile… cette vie et cette mort qui sont en fait probablement la seule et même chose… quoique chose ne soit pas le terme juste… quand même quelque chose la vie et la mort…

allez Hugues, va en paix… et toi PA, sache que je suis ici avec toi… dans ton coeur immense…

et pensées toute douces pour LisAtmo aussi car les enfants de nos amoureux/se deviennent aussi les nôtres… et la peine se vit ensemble… kiss kiss…

Home, tout de suite, Home

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les dernières chroniques – 15/2/18

back home je suis… la fin du voyage a été intense et rapide, un peu précipitée même, un peu tristounette car on ne veut jamais quitter un paradis terrestre évidemment…

mais quel soulagement aussi de retrouver son home à soi… avec un feu qui couve dans le poêle en prime… j’avais prêter ma maison à un nouvel ami, et il en a pris plus que bien soin…

alors la vie continue… peu de mots encore, probablement bon signe… alors je laisse ceux de mon ami Jean Gagliardi parler pour moi ce matin… et je demeure dans les étoiles pour encore quelque temps…
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Parfum d’éternité

Je reviendrai à la maison.
Mon pas sera lent, mesuré, et portera son poids de désert traversé.
La porte sera ouverte.
L’air résonnera à nouveau de rires d’enfants.
Une odeur de rhubarbe et de pommes cuites montera des entrailles du logis, parfum d’éternité heureuse.
Dans mon cœur, une brassée de roses blanches toutes fraîches cueillies du matin pour toi feront écrin à une rouge incandescence, or brûlant de mille feux.
Tout sera comme avant, et cependant seras-tu encore là ? 

quand c’est à la vie qu’on s’en remet, à Dieu, à l’amour, à l’existence, évidemment qu’ELLE sera toujours là, présente en notre coeur… brûlant de tout le feu de l’amour du monde…

examen de conscience

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dernière journée de travail aujourd’hui…

dans notre lignée, on appelle travaux les cérémonies auxquelles nous prenons part… autant celles pendant lesquelles on cueille les feuilles et bat les vignes pour faire la potion, que celles pendant lesquelles on chante et la boit…

ça décape, ça nettoie, ça brasse et ce n’est que bon, même si pas toujours facile…

à la base, examen de conscience…

des nouvelles demain, ou après demain… ou plus tard…