changer changer

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♥♥♥ – 5/7/2020

l’amour au temps du Corona

traduction:  avant de prétendre enseigner aux autres, avant de vouloir changer les autres, nous-même devons changer… – Dalai Lama

une partie de nous tous et toutes aimerait bien pouvoir changer le monde

une partie de nous-même voudrait que ceux et celles qui ne pensent pas comme nous – allo Covid 5G vaccins et autres etc – en arrivent aux mêmes conclusions que les npotres…

faites vos recherches qu’ils disaient…

mais arrivez aux mêmes conclusions que les miennes par contre… car comme moi j’ai fait mes recherches, j’ai déjà mes conclusions… réveillez-vous ! mais pas possible que ça change, que ça évolue ? pas possible que je sois en train de rêver que je suis éveillé et que les autres dorment ?

le propre de la recherche, que les choses avancent et qu’elles soient perçues différemment au fil de ces dites recherches…

de toute façon, nos recherches ne sont souvent rien d’autre qu’une recherche de confirmation de nos biais d’interprétation… ce qu’encouragent d’ailleurs les fameux nouveaux Dieux, les algorythmes… qui roulent au rythme de l’égo… alt news, alt égos…

les égos de rebelles sont bien plus reluisants que ceux des prétendus moutons… mais moutons noirs, moutons blancs, moutons quand même…

bêêê oui, bêêê non… mais peut-être après tout ?

de toute façon, la vraie révolution est intérieure, le vrai changement ne peut venir que de soi, la vraie recherche ne être dirigée que vers soi… la vraie recherche se fait les yeux fermés… en soi… nous sommes notre propre terrain de recherche… objet et sujet de recherche simultanément…

que ce soit pour montrer le chemin aux autres en terme de spiritualité ou de quête d’information extérieure face à EUX, prétendre changer le monde n’est que foutaise…

vouloir changer les autres, vouloir enseigner, éclairer… même si le coeur est sincère, la route est faussée dès le début… qu’une sens unique la vie, avec le coeur ouvert pour les autres… car par en dedans que ça se passe, par en dedans que ça doit passer… et repasser et repasser car jamais terminée cette grande et folle quête de vérité…

tant de jovialistes, tant de prétendu(e)s coach de vie out there… place du marché du mieux-être…

mais messieurs dames, comment se porte votre propre quête personnelle ? comment sont vos relations ? comment êtes-vous en relation avec les enfants, avec les animaux, avec les gens venus d’ailleurs ? comment vous sentez-vous seul(e) en nature ? ou dans les passages plus serrés de votre propre vie ?

car la vie est simple, humaine et ancrée dans le corps… pour le moment…

bien sûr, on nous a dit que nous ne sommes pas ce corps physique, que nous sommes une âme incarnée temporairement et autre bla bla bla… mais pour le moment, ce corps, ces émotions et ces hauts et ces bas de la vie ordinaire, c’est ce que nous sommes, totalement, réellement, concrètement… pour le reste on verra bien plus tard…

au moment de quitter ce corps, on verra bien si ce n’est pas NOUS… car pour le moment, c’est tout à fait nous… what you live is what you are…


ENSEIGNANTS SPIRITUELS, RÉVEILLEZ-VOUS!

«Je suis pure conscience. Le sujet immobile de l’expérience. Ce qui ne change jamais. Je suis la Conscience même ».

C’est peut-être vrai, à un niveau absolu. Mais essayez de dire ça à votre partenaire, quand il ou elle se tient devant vous, exigeant votre cœur d’humain, votre vérité, votre vulnérabilité, votre fragilité et votre courage, votre feu, votre chagrin, votre peur, votre cruauté et votre maladresse authentique.

J’ai vu trop de professeurs spirituels essayer d’éviter une connexion humaine profonde et une intimité en utilisant des concepts spirituels, un langage de non dualité et une gymnastique verbale brillante.

J’ai aussi été coupable de ce «contournement spirituel» de mon temps, comme je l’ai écrit. (J’ai discuté une fois avec ma mère pendant des heures au sujet de la non-existence de l’arbre qu’elle me montrait. Oups !)

Une fois, un enseignant de la lignée de l’Advaita m’a littéralement dit: « Jeff, cet enseignement de la non-dualité n’a rien à voir avec la relation ».

Oh, je suis respectueusement et profondément en désaccord, cher ami. Cet enseignement a tout à voir avec la relation. Relation avec notre moi le plus profond, avec la putain de réalité du terrain, avec nos parties génitales et nos tripes et nos pieds, avec des cœurs appelant les autres cœurs, avec la solitude et la nostalgie d’un milliard de milliards d’êtres, avec Celui ou Celle en face de nous, exigeant un lien.

La conscience ne peut se détacher de tout ce qui se produit. Le multiple est l’Un. Nous sommes l’air mais nous sommes aussi le feu.

Oui – à un niveau indescriptible et mystérieux, nous sommes tous la même Conscience.

Mais – nous sommes aussi des êtres humains magnifiquement en désordre, imparfaits, inachevés, traumatisés au point que nous sommes traumatisés. Réaliser que nous sommes la Conscience ne change rien à ce fait. En fait, la réalisation ne fait que nous faire prendre conscience plus que jamais des subtilités de notre propre humanité. Plus disposé à être brut, vulnérable, nu. Admettre que nous ne savons pas, admettre nos erreurs, admettre que nous apprenons toujours. Pleurer, trembler, dire notre terrifiante vérité humaine, révéler notre désordre.

Lorsqu’il y a moins à défendre, nous pouvons nous connecter plus profondément que jamais.

Lorsque les enseignements de la conscience se détachent de la «honte saine» – c’est-à-dire nos imperfections humaines, notre vulnérabilité, notre admiration et notre émerveillement, notre faillibilité, notre ignorance et nos cœurs tendres – ils ne deviennent que des enseignements de violence, des enseignements toxiques enseignés par des enseignants toxiques qui essaient d’éviter leur propre douleur, honte et traumatisme.

Je ne dis pas cela pour juger des individus en particulier, mais seulement pour éclairer un malentendu collectif.

J’ai vu une fois un enseignant de la non-dualité» interpellé par une femme courageuse qui traversait une profonde transition de vie.

Elle a dit: «J’ai une profonde anxiété dans mon ventre».

Il a répondu, sans compassion, « Vous êtes toujours attachée à votre corps, trop identifiée avec le soi séparé ».

Dans son désir d’être un expert, il est passé à côté de son cœur, de ses tripes.

Elle a été écrasée après cette interaction, encore plus anxieuse et déconnectée qu’auparavant. Je lui ai fait un gros câlin et je l’ai laissée raconter son histoire. Elle pleura, son anxiété diminua et elle se sentit de nouveau entière. L’amour n’est pas difficile. La vulnérabilité n’est pas honteuse – elle peut nous guérir.

J’ai vu le terrible dogme d’Advaita. La diffamation du «moi séparé». Le déni et la honte de la douleur et des traumatismes humains. J’ai vu comment les enseignements de la Conscience peuvent être utilisés – par les esprits les plus brillants – pour écraser notre humanité, engourdir notre vulnérabilité, faire taire nos doux doutes et anéantir notre peur exquise.

C’est pourquoi j’ai abandonné le métier de professeur de la non-dualité il y a de nombreuses années. La vérité ne peut être trouvée dans aucun dogme, et pour beaucoup, malheureusement, la non-dualité est devenue simplement un autre dogme.

Personnellement, je suis profondément amoureux de ce délicieux gâchis d’humanité. Je suis en relation profonde – oui, en relation – avec des cœurs tremblants, des ventres flottants, des aspirations, de la confusion et de l’anxiété aussi. Je ne vois rien de tout cela comme séparé de la non-dualité, rien de tout cela comme un «signe» que nous échouons, ou de ne pas encore être «pleinement réalisé(e)».

Je vois tout cela comme profondément sacré; je crois que c’est au plus profond de ce sacré ordinaire que nous trouvons notre vraie liberté.

– Jeff Foster

les pensées sont – surtout – des fleurs

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♥♥♥ – 4/7/2020

l’amour au temps du Corona

parfois, pour écrire, j’aime partir de citations que je n’endosse pas…

comme celle-ci…

car sincèrement, je ne partage mes pensées ni pour changer les vôtres, ni pour que vous réalisiez que vous n’êtes pas seul(e)s à penser comme vous pensez… car je suis seul à penser comme je pense et same for you…

et je crois que nous sommes tous et toutes seul(e)s, surtout et encore plus quand on pense… la mort de notre amie Bagiya nous a admirablement rappelé les limites de la pensée mardi dernier…

je pense donc je suis disait le dicton…

penser comme le reste du troupeau (terme à la mode ces jours-ci, bêêê oui, bêêê non), ou penser à l’encontre, comme disait Yvon, ou était-ce Manon (non elle c’est le piton), quess’ ça change ? je pense pour et je pense contre… quelle est la différence au fond ?

alors quand je meurs, ça ne pense plus ? je vais y penser… et pensez-y vous aussi si vous voulez…

d’ailleurs, cette expression, je vais y penser, signifie souvent qu’on veut refuser une offre mais qu’on veut pas dire non tout de suite… laisse-moi y penser… les chances sont bonnes que la réponse soit non…

de toute façon, la pensée nous sépare bien plus qu’elle nous unit… si le coeur nous rassemble dans le même grand rythme, la même grande et ultime pulsation cosmique partout dans les multi univers, la pensée fragmente… autant le corps social que le corps physique… une certaine dichotomie certaine entre la tête et le coeur ? entre la raison et la passion ? pensons-y pas trop…

je pense donc je suis… tout seul(e) avec mes concepts patentés…

alors partager ses pensées pour rejoindre les autres ?

bof… on reviendra pour ça… et revenons-en…

car entre vous et moi, je crois tout simplement que l’on pense parce que ça pense tout seul… parce qu’on a pas le choix… et que si on pouvait ne plus penser, si on pouvait seulement dépenser et tarir la source de ses pensées, on achèterait right ? pour ça il y a toujours l’observation… car nous vivons dans un observatoire…

personnellement, c’est probablement davantage pour faire de place pour des pensées plus neuves que je partage mes pensées… pour les garder fraîches, pour m’en détacher, pour entretenir des pensées plus actuelles…

et pour les observer…

car je les pitche et les garroche sur l’écran via mes doigts qui tentent de suivre le fil – de mes pensées bien sûr – et je les regarde en dehors de moi, car nos yeux sont ainsi conçus… parfois ça fait du sens, parfois moins et d’autres fois pas du tout…

d’ailleurs l’expression ma pensée est différentes de mes pensées… ma pensée est en quelque sorte le fil continu de toutes mes pensées… nouvelles continues, flots de pensées sans cesse incessante…

mais la pensée n’est qu’un processus autonome et indépendant de notre intention… ça pense tout seul… parfois, on se fait prendre dedans, parfois pas… mais la plupart du temps si… pèse sua clutch mon titi…

un fil sans fin qui ramasse des concepts déconnectés les uns des autres qui roule en boucle, et en masse, et sans cesse, sans sens et en sens unique en rond…

le mental est une grande roue folle de parc Belmont de laquelle on a perdu la switch off… la pensée est un fil continu de bulles qui poppent et poppent… certaines douces auxquelles on s’associe, d’autres étranges desquelles on se détache vite…

une cage de hamster qui rock’n roule et roule sans fin, même quand on dort… welcome to my nightmare disait un certain pouête… un petit hamster surdopé qui se garroche sur les fil des faits se produisant dans le monde extérieur… et qui les mâche et remâche, les masse et ramasse…

suivez le fil du réseau continu… à quoi pensez-vous ? nous demande d’ailleurs FB… fil qui défile et petit moi témoin de millions de pensées continues de la part des autres penseurs… jour et nuit, sans cesse et sans relâche, ça roule à la shoppe… ce qui peut devenir épuisant on en conviendra…

et sincèrement aussi, je m’en fous un peu et même pas mal si je suis le seul à penser comme je pense et/ou si vous pensez comme moi ou pas… viva la différence anyway…

mais pas ce n’est pas le cas de tous et c’est OK… mais étrange… l’autre jour, dans un échange virtuel de commentaires au bas d’un post à controverse, une amie a répondu à un autre ami qui pensait comme elle: toi je t’aime… parce qu’il allait dans le sens de sa pensée… décidément, tous les prétextes sont bons pour aimer… ou pas nécessairement, c’est selon… je vais y penser… ou pas…

de nos jours, beaucoup de monde pense beaucoup, haut et fort, et ils/elles l’écrivent ou le repiquent de toutes les manières et à la vue de tous… le monde out there…

personnellement, je ne sais pas vraiment pourquoi je partage mes pensées… je pense et je dépense facilement… en effet, je peux changer d’idée facilement, constamment, follement… car la pensée est une guidoune, une grande folle qui virevole au vent…

et de toute façon, ma pensée n’est même pas mienne…

les pensées qui roulent dans ma ptite cage de hamster sont un ramassis de concepts, d’éléments culturels, de traces de mon histoire autant familiale, culturelle que personnelle… toutes les pensées du monde se bousculent dans ma tête… si vous saviez… et je n’en suis pas propriétaire… même pas locataire… un gros AirB and B dans ma tête… des portes battantes qui battent le rythme et la chamaille…

un free for all, un all you can think up there, in here

allez, je vous ai encore partagé mes pensées… et la vie continue… avec ou sans elles…

en voici de plus belles… éphémères, alors profitez-en pendant que ça sent… en pensée…

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Baisse du QI, appauvrissement du langage et ruine de la pensée

https://www.agefi.com/home/acteurs/detail/edition/online/article/baisse-du-qi-appauvrissement-du-langage-et-ruine-de-la-492129.html?fbclid=IwAR1ufgPYB8hHN3nCKMby7YiB6Ps0ba2jPJ5C8Of6ZTHK-bvxmhAy0QzXTqo

tout ce que vous avez toujours voulu savoir

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sans même savoir que vous ne saviez même pas vouloir le savoir…


♥♥♥ – 3/7/2020

l’amour au temps du Corona / la fin de l’innocence

chers ami(e)s des mots… estimé(e)s lecteurs/trices… vous, apprécié(e)s et intimes copains/copines des yeux, du coeur, de l’esprit et des doigts…

à vous tous et toutes, frères et soeurs des écrans, des ondes du fil invisible… qu’elles 1G, 2G,3G 4G ou même 5… au yable les dépenses… la vérité mérite le mieux et le meilleur…

ce qui suit relève de la sphère VIP… Vérité Iper Portante…

ce matin je tiens à vous dire que j’ai découvert la vérité… pas la ptite vérité nounoune qui git sous les complots universels ni même intergalactiques, pas l’insignifiante vérité qui ne bouche jamais vraiment le trou béant des abysses qui menace nos âmes…

non !

j’ai trouvé LA vérité, la grande, la vraie, celle avec un grand V et qui va plus vite que son ombre et toutes les nôtres rassemblées… celle qui compte, l’unique, l’ultime vérité… celle qui mettra fin à toute quête…

merci à vous, ceux et celles parmi vous, qui m’avez si généreusement conseiller de faire mes recherches, cachant à peine votre mépris pour mon insignifiance crasse – mais je ne vous en veux pas – pour mon inconscience béante, pour ma nounounerie débonnaire pourtant si évidente à vos yeux mais malheureusement pas aux miens… que voulez-vous que deux yeux tout le tour de la tête le chroniqueur…

grâce à vous j’ai cherché et j’ai trouvé…

même si j’ai senti une certaine condescendance de la part de certain(e)s à mon endroit au fil des derniers mois car comme vous dites, tellement évident, je ne vous en tient pas rigueur…

car vous m’avez incité à me dépasser, vous m’avez forcé à réfléchir, à chercher les dans les trognons du cyberespace, les tréfonds du deep and dark web – mamamia qu’il y a du stock down there, j’ai rasé y rester mais les salons de coiffure étaient heureusement fermés, ah la barbe…

mais j’ai risqué, j’y suis allé et j’ai trouvé… I saw the light !

je ne sais pas encore si j’ai trouvé un troisième gourou car on sait tous et toutes que jamais deux sans trois… mais, tout est possible… 1-2 et toi ?

alors n’écoutant que ma grande générosité, mon immense humilité – comme dirait notre ami POTUS, I am the most humble – mon sens du devoir et du service après vente légendaire, je partage avec vous la bonne nouvelle, l’évangile des temps modernes, ces quelques mots de rien qui éclipseront toute votre ignorance pour le reste de l’infinie éternité…

non non, ne me remerciez pas… que naturel… cela était ma mission, mon pèlerinage, l’apothéose de mon humble chemin de service sur cette terre… le point zéro de la connaissance…

que vous soyez conspirationnistes, complotistes ou que vous portiez le masque, nous savons que nous sommes forgé(e)s de la même matière et ce message it itthat’s it that’s all…

à l’image de St-François d’Assise qui marchait et parlait avec les arbres et les animaux et qui fit don de soi, je marche dans ses pas et vous dévoile LA vérité, la clé qui décoincera tous les racoins sombres de votre âme…

mais attention, avant de regarder ce document exclusif, vous devez êtres prêt(e) dans votre coeur pour y recevoir la bonne nouvelle, cette évangile numérique, le St-Graal de la connaissance… qui mettra un terme à votre quête incessante qui dure depuis des vies et des vies… je sais, long longtemps l’éternité… mais chers ami(e)s dans cet infini, this is the end ! yes my friends, this is the end… and it will be blowing in your screen…

respirez au moins trois fois par le nez et pesez sur play… vas-y Manon, pèse sul piton…

car la vie est un grand jeu, une joke cosmique que l’on a trop prise au sérieux, un koan qui se défilera devant vos yeux…

bon c’est en anglais, à peine en fiat, mais la vérité ne connait pas les barrières de la langue… dans le vinaigre…

ah this !

 

de la vie plein la mort

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♥♥♥ – 2/7/2020

l’amour au temps du Corona / Bye Byegiya…

surprenant comment la mort donne de la perspective sur les divers aspects de cette vie… de la perspective autre, plus large, plus dégagée, plus élevée… une vue d’aigle…

depuis quelques jours, j’étais – comme plusieurs de ses ami(e)s – occupé par la mort de notre amie Bagiya… à en oublier vous savez quoi… comme si la mort était le plus simple dénominateur commun de toute vie… la mort ramène à l’essentiel…

et je voyais passer quelques argumentations entre les pro et les anti masques et autres dichotomies relatives flottant dans l’air du temps du moment et tout ça me semblait tellement irrelevant comme on dit dans la langue du Cheik Spear…

car toute pacotille perd son importance devant la mort… même les virus meurent devant la mort… surtout celui qui consiste à vouloir avoir raison… plus raison que les autres du moins… I am right you are wrong… ou THEY are wrong…

car devant la mort, vouloir avoir raison semble tout à fait vain… à en perdre toute raison de vouloir avoir raison…

comme être riche ? pfff… anyway, on l’emportera pas aux paradis ce virtuel oseille, sauf les fiscaux… et même là-bas, l’argent fait long feu et les fonds fondent au soleil de la vie… ainsi fonds fonds fonds…

être jeune et beau et belle, célèbre, la saveur du mois ? que des trucs de petit moi… et this too shall pass… plutôt tôt que tard… oui mon pétard… car tu vis – doucement ou amèrement and sweet and sour – ta vinaigrette et tout d’un coup, pow pow t’es mow right now ! or a little bit later… et ce petit moi s’évanouira bien assez vite… de cela on se rendra compte peut-être seulement sur notre lit de mort… wow ! alors pas fou d’y penser un peu avant, un peu d’avance…

car au fond, au bout de la vie, que la mort qui compte… au bout du compte… surtout si on ne fait que compter sur la vie à venir… car cette vie à venir ne viendra jamais… du moins jamais comme on la pense en ce moment du moins… néanmoins,… néant en moins, que le moment… et l’ultime vie à venir nous mène tout droit vers la mort… que l’on y pense ou pas…

si on pouvait penser davantage à la mort, l’inclure davantage dans notre vie, en cette vie, en faire une part intégrale de notre vie, on arrêterait d’essayer autant, d’être plus ceci, ou moins cela, de vouloir autre chose que ce qui est… on porterait nos plus beau habits, on flobberait le peu de cash qu’on a mis de côté pour plus tard pour ce qu’on aime vraiment, on

si on se regardait davantage dans le miroir de la mort, on arrêterait de vouloir que ceux et celles qui ne pensent pas comme nous pensent davantage comme nous…

car les pensées, que de la pensée magique anyway… que de l’air chaud, que des puffs de rien qui nous passent au cerveau et qui ne valent pas plus que le court moment pendant lequel elles durent… and off they go

parlant pensées, pas la peine de s’évertuer à tenter de suivre le fil car toujours un peu les mêmes pensées qui passent et repassent sur le fil des nouvelles… que des reprises de nos vieux classiques… félicitations pour votre beau programme mais non merci… la vie appelle… d’ici la mort…

la mort – ou notre conception de la mort car qu’en sait-on vraiment de la nôtre ? – remet tout à niveau, la mort est un total reset… avec la mort dans la face, tout ce qui prime dans la vie remonte à la surface…

comme l’empathie, le respect de nos frères et soeurs humains, la solidarité, la lenteur, le précieux de chaque moment qui passe, le rythme de la nature, oh pit pit pit un oiseau qui chante… oui les petits matins au clavier pour émettre quelques sons de vie… pit pit le chroniqueur…

la mort nous ramène à l’ordre, cet ordre naturel qui réside dans le coeur plus que dans la tête, dans l’ici plus que dans l’ailleurs, dans le now plus que dans le later…

la mort nous ramène à une certain slomoïtude, à quelque chose de plus humain, et de plus animal en même temps… quelque chose de plus organique…

de voir une ami sur son lit de mort, complètement abandonnée, tout à fait prête à partir nous fait inévitablement nous souvenir de pourquoi nous sommes ici… pour vivre tant et tellement que notre mort à venir n’en sera que l’apothéose, que la culmination…

et la mort nous rassemble tous, autant les complotistes que les sanitaristes, les masqué(e)s et les casqué(e)s, les sceptiques que les croyants, les ptits vites qui ont fait leurs recherches comme la masse qui dort au gaz en écoutant les mainstream, les moutons noirs comme les moutons blancs… les pilules bleues, blanches et rouges… canadiens en 5…

car la mort est en quelque sorte le berger de la vie, son guide, notre guide… l’ultime rappel, le last call de la vérité… la mort épure la vie, la ramène à sa plus simple expression…

en gardant au coeur et en tête, ce moment qui viendra juste au parfait moment, la vie devient plus légère, moins sérieuse, plus vraie… vraie comme dans vérité… la vraie vérité, celle du coeur et du ventre, pas celle qu’on veut trouver à tout prix en faisant vroum vroum sur les moteurs de recherches…

et les petits drames que l’on se construit sur l’autel de la vérité out there devient tout à coup un peu plus insignifiants… car la vérité est in here

merci la mort de nous ramener à la vie, merci de nous garder vivant et vivante…

merci Bagiya de ce précieux rappel en ces temps un peu troubles…

pour cette belle grosse puff de lucidididité…

I see the light…

P.S. Bagiya jouait de la guetare… 😉

plein de lumière

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♥♥♥ – 1/7/2020

l’amour au temps du Corona / Bye Byegiya…

voilà, c’est complété… elle est partie, donc elle est ici pour toujours… pour l’éternité…

alors ce matin, dernier épisode chronique du passage de notre amie…

je partage ici les mots (traduits en français) de notre amie Deva Prem qui était présente hier aux côtés de Bagiya…

précieux témoignage pour nous transmettre qu’il n’y a rien à craindre dans la mort… que, contrairement à ce que l’on pourrait croire de par notre éducation, la mort n’est pas menaçante mais peut s’avérer un passage harmonieux, paisible, serein… lumineux…

Merci pour ça l’amie, les amies…


Chers amis de Bagiya Yumiko,

Je m’appelle Deva Prem. Bagiya m’appelait D.P.-Chan.

J’ai eu le grand privilège d’être avec elle lorsqu’elle a quitté son corps aujourd’hui. Je sais que plusieurs parmi vous méditaient et priaient pour elle. Soyez assuré(e)s que sa mort a été merveilleuse. Elle était plus que prête à partir et très heureuse d’avoir pu bénéficier de cette aide médicale à mourir. Nous étions quatre avec elle, son amie proche Lyne, Anadi et moi, et Rasata par vidéo. Environ 50 minutes avant l’arrivée du médecin, nous avons commencé à écouter des chansons d’Osho. La santé de Bagiya Yumiko s’était beaucoup détériorée ces derniers jours et elle était très faible, mais à certains moments elle chantait au rythme de la musique et dansait aussi avec sa main.

C’était déjà beau, PUIS elle ouvrit les yeux très grands d’émerveillement et elle a dit:
PLEIN DE LUMIÈRE !!!  »

Un peu plus tard, le médecin, une belle jeune femme, est arrivée avec l’infirmière Martine (qui a adopté l’un des chats de Bagiya). Bagiya Yumiko leur a assuré qu’elle était prête et reconnaissante de leur aide à mourir.

Et donc Bagiya Yumiko a eu une mort très paisible. Le processus prend quelques minutes et s’est terminé à 12h00, Bagiya Yumiko nous a probablement quittés peu de temps avant.

Merci à tous pour votre présence aujourd’hui et dans la vie de Bagiya Yumiko.

Merci Osho !

Deva Prem

pendant ce temps-là, ici à Val-David…

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Bye Bye Bagiya Yumiko

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♥♥♥ – 30/6/2020

l’amour au temps du Corona / Bye Byegiya…

traduction: les gens se demandent ce qui arrive après la mort… vous devriez plutôt vous intéresser à ce qui arrive maintenant, entre la naissance et la mort… car à la mort, nous le saurons bien en temps et lieu… mais tout d’abord, vivez cette vie-ci, celle qui est ici maintenant, et si vous pouvez vivre cette vie en toute totalité, vous pourrez faire face à la mort… quelqu’un qui peut vivre totalement mourra de la même façon... – Osho

c’est aujourd’hui, un peu avant midi, que notre amie Bagiya quittera son corps… ou que son corps quittera son âme… différentes perspectives sur ce point…

en ce sens, Yumiko est son nom de naissance et Bagiya son nom d’initiée par Osho…

et hasard bien planifié, cette citation/photo d’Osho poppe up ce matin devant mes yeux… alors je la prendrai comme un signe… de départ… de cette chronique…

car c’est via notre amour pour Osho que nous nous sommes connus Bagiya et nous, ses ami(e)s d’Osho…

et comme c’est souvent le cas lorsqu’un membre de notre communauté passe le pont d’or, je me sens connecté comme rarement à cette communauté, ma communauté (l’une parmi quelques-unes mais la plus fondatrice qui dure depuis 37 ans) qui se révèle précieuse comme rarement, plus que d’habitude du moins… là que je réalise que nous sommes vraiment une famille… de corps et d’âmes…

alors nous serons quelques-un(e)s à nous rassembler aujourd’hui vers 11 h pour méditer, pour penser à elle, pour l’accompagner, pour simplement être avec elle… dans cette mystérieuse transition, dans ce passage qui nous sépare et qui nous unit en même temps…

et en fin de journée, quelques-un(e)s, se joindront à nous pour une veille silencieuse autour du feu pour honorer son passage, sa présence… simples rituels de présence et d’accompagnement bien humbles… car devant le mort, qu’humilité possible…

nous serons quelques-un(e)s ensemble, d’autres par eux et elles-mêmes en leur home, à ne rien faire vraiment… car que peut-on faire pour quelqu’un qui meurt ?

sinon qu’être…

nous garderons le silence, nous chanterons un peu et nous ferons face chacun chacune à notre propre mort, ce que celle de Bagiya nous donne l’occasion de pouvoir faire aujourd’hui avec un peu plus de conscience…

car souvent la vie masque la mort… et pourtant…

relativement nouveau phénomène que celui-ci qui nous permet de savoir d’avance l’heure de la mort de nos proches et ami(e)s… et de nous peut-être éventuellement… dignité oblige… ce qui n’a malheureusement pas été le cas pour plusieurs au cours des derniers mois… privilège d’autant apprécié… dignité retrouvée…

alors trève de mots… et silence en stéréo…

car devant la mort le silence me semble de mise… la simple présence de coeur dans sa plus simple expression s’imposant… respect pour la vie devant la mort…

car nous ne pouvons qu’être humble devant la mort… et nous incliner… avec grâce…

Bye Bye Bagiya… see you now, see you soon, for eternity…

arigato, kon’nichiwa…

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et avant que ça soit notre tour, petit rappel…

la vie est trop courte pour perdre du temps à vouloir créer un endroit pour soi là où il n’y en a pas vraiment…
pour chercher la chance à l’extérieur de soi quand elle est déjà en toi…
pour te perdre dans les doutes quand la confiance est toujours là, présente…
pour t’accrocher à un amour qui n’ouvre pas les bras…
pour te perdre dans les jeux de pouvoir auxquels tu n’as pas envie de jouer…
pour tenter de t’adapter à ce qui ne fleurit pas…

la vie est trop courte pour la perdre dans les apparences…
pour t’effacer, te plier, te défaire, te forcer…
sois, et abandonne ces luttes que tu ne mènes souvent qu’avec toi-même…
pour enfin faire la paix, être en paix…
et vivre…
à faire ce que tu aimes, avec qui tu aimes, dans un endroit que tu aimes, simplement en étant qui tu es vraiment…

– Alexandre Jollien (traduit et adapté)

visage à trois faces

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♥♥♥ – 29/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

traduction: les Japonais disent que nous possédons trois visages: un premier que l’on montre au monde entier… un deuxième, qu’on ne dévoile qu’à ses proches, ami(e)s intimes et à sa famille… et le troisième, que l’on ne montre à personne… et celui-ci est le reflet original de qui nous sommes fondamentalement

je ne pensais pas écrire en mentionnant notre amie Bagiya ce matin… voulant plutôt la laisser tranquille sans la déranger avec ces ptits mots dits… je voulais lui laisser tout son espace d’intimité pour se préparer à partir… demain, vers midi…

mais depuis vendredi, presqu’uniquement à cela que je pense et suis habité par

comme si sa mort à venir est venue réveiller la mienne, du moins la possibilité de la mienne… la certitude de la mienne… car la mort de nos ami(e)s chatouillent la nôtre, la mort de nos proches nous rapprochent de la nôtre justement… et nous unit…

comme si la spectre de la mort à venir de notre amie prend toute la place dans ma vie en ce moment…

comme si la mort prévue de Bagiya était venue remplir ma vie d’une certaine urgence de vivre, une immédiateté dans chaque instant…

cosmic wake-up call

mystérieuse cette mort à venir… qui en fait est déjà ici… qu’une question de temps… et comme le temps n’existe pas dit-on, right here right now…

le but ultime de la vie dit-on que cette mort à venir…

et on dit aussi que l’on meurt comme on a vécu…

un peu pour cela d’ailleurs que je considère qu’il y a une certaine justice en ce bas monde…

et ceux qui exploitent leurs frères et soeurs de leur vivant, ne pensant qu’à eux, à leur propre bien, doivent vivre avec les conséquences de leurs gestes… et devront mourir avec les fruits de leur récolte…

mais qui suis-je pour imaginer ceci… la vie se chargera bien d’appliquer cette justice en temps et lieu… pour chacun et chacune de nous…

ainsi, je ne pensais pas écrire en ayant autant Bagiya en tête, au coeur – ni aux doigts – ce matin, mais je soupçonnes que d’ici demain elle ne fera que m’habiter de plus en plus… comme elle sera très présente pour plusieurs de ses ami(e)s proches, intimes et sa famille aujourd’hui et demain…

mais cette citation à saveur nipponne a poppé dans mon écran… et j’ai choisi de la voir comme une ptit signe coquin du destin, un tantinet taquin… un ptit coucou Bagyen…

alors deux de ses trois visages seront très présents pour plusieurs d’ici demain… celui qu’elle a montré au monde, le visage de Yumiko, son nom de naissance…

mais pour moi, le visage dont je me souviens le plus est celui de Bagiya, celui que j’ai pu apercevoir dans quelques moments privilégiés et qui a pu se révéler sur notre chemin commun avec Osho… le visage de son coeur…

tandis que le troisième, son visage originel, celui de son âme, nous ne pourrons que le deviner, le sentir, le porter dans notre coeur…

mais peut-être qu’au fond, ce troisième visage, sans formes précises, c’est notre visage à tous et toutes et à chacun(e) de nous… peut-être le visage de Dieu ?

so happy good last full day dear Bagiya… we are accompanying you, dancing with you, singing with you… para sempre… for eternity… right now… see you soon… if not right now…


Never belong to a crowd…
Never belong to a nation…
Never belong to a religion…
Never belong to a race…
Belong to the whole existence…

– Osho

partir retrouver le maître

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♥♥♥ – 28/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

j’ai appris hier via notre amie S. qui est en quelque sorte l’accompagnante ultime dans notre famille d’Osho, que notre amie Bagiya, qui est sur le quai du grand départ, a dû être amenée à l’hôpital hier, mais qu’elle a insisté pour retourner à la maison pour y passer ses derniers jours ici-bas en son corps… départ prévu mardi…

hier, lundi et mardi, deux amis intimes de Bagiya étaient et seront à son chevet, alors que c’est S. qui sera à ses côtés aujourd’hui…

depuis vendredi, lorsque j’ai appris la nouvelle du départ à venir bientôt de Bagiya, je pense beaucoup à elle… j’allais dire je ne pense qu’à elle, ce qui n’est tout à fait le cas, car d’autres petites pensées et émotions plus triviales me traversent aussi la caboche… mais le background de mon esprit et de mon coeur est occupé principalement par notre amie… comme ça l’est probablement pour plusieurs autres ami(e)s de Bagiya ces jours-ci…

we are family ! all our friends, Bagiya, Osho and me… tralala…

alors autour de quoi d’autre écrire ces jours-ci ? car  face à la mort imminente, tout perd son sens… son sens habituel du moins…

quand une amie est le quai ainsi, à quoi d’autre réfléchir qu’à la mort, à l’ultime passage, aux aux revoirs de ce corps qui nous a si généreusement porté… à notre conception de la mort…

et la mort d’un(e) ami(e) nous renvoie inévitablement à notre propre mort…

on dit souvent que nous ne sommes qu’un…

mais bien humblement, la mort nous indique que nous sommes aussi séparé(e)… chacun et chacune en relation avec notre propre corps, notre propre ptit char de chair personnel, ce véhicule qui nous trans porte en cette existence… qui nous porte jusqu’à la transe…

oui, peut-être bien que notre essence est une, unique et unifiée au centre du coeur, au coeur de la vie, en Dieu, name it… mais notre chemin est très personnel.. on nous dit souvent de ne pas prendre les choses trop personnel, mais vous direz ça à quelqu’un qui s’apprête à quitter son corps… caca de taureau…

et d’une bien mystérieuse façon, si on se questionne parfois sur le rôle d’un maître spirituel, c’est lors de la mort qu’il semble se révéler plus pertinent que jamais…

dans mes yeux et ma ptite tête de pinotte de mortel not yet déclaré au bout du grand chemin, je considère Osho, notre maître à plusieurs de nos ami(e)s, comme un portail, comme un refuge… qui n’a jamais vraiment été un corps en tant que tel, mais davantage une inspiration, une lumière qui shine so bright dans nos coeurs, nous qui l’avons croisé d’une façon ou d’une autre en cette existence terrestre…

je me souviens d’une amie, disciple d’Osho elle aussi, il y a quelques années, sur le pas de la grande porte justement et qui avait vécu une période de peur intense juste avant le grand moment, et qui, lorsqu’elle s’était souvenu d’Osho, avait pu relaxer subitement et laisser aller cette courte épisode de petite mort subite…

car un maître, peut-être encore plus quand il ou elle a déjà quitté son corps, est en fait la simple présence en soi de quelque chose de plus que soi, de plus grand que ce corps… comme le rappel d’où l’on vient et où on retourne, comme la fil conducteur de notre âme qui a jadis choisi d’avoir pris corps… pour apprendre différentes leçons…

évidemment qu’on ne peut rien dire face à la mort… tant qu’on ne la vit pas soi-même… et en ce sens, nous sommes tous égos… jusqu’à ce qu’on le vie… alors peut-être que par ces mots, je me fourvoies royalement… je saurai bien peut-être un de ces jours ? ou pas, parce qu’avec la vie, on en sait si peu…

mais pour avoir eu la chance d’accompagner de près ou de loin quelques amies de notre gang qui ont quitté la beach pour le grand large dans les dernières années, les passages de nos amis de gang nous font tous vivre à différentes mesures notre propre mort… à venir…

évidemment aussi que pas simplement parce qu’un(e) autre disciple du même beloved meurt ne nous permet de connaître la mort, le fait d’être présent à un tel processus est riche de sens, d’espoir et d’espérance… comme si le maître reprenait vie par ce processus…

car que ça ait rapport ou pas au fait que l’on ait un jour choisi le même maître – ou plutôt que lui nous ait choisi et que l’on ait pas dit non – nos ami(e)s de la gang qui meurent le font si bien, avec dignité, avec lucidité, et avec humour… on dirait qu’on a finalement appris quelque chose…

en ce sens, chaque ami(e) qui meurt nous enseigne à sa façon…

et ces jours-ci, c’est Bagiya qui le fait pour nous… mieux et plus certainement que Loto-Québec, elle nous rappelle qu’un jour ce sera notre tour…

mais ces jours-ci c’est le sien, son tour, à nous montrer… à se préparer à quitter ce monde dignement… son tour à elle ces jours-ci à vivre probablement le plus grand moment de sa vie… l’ultime en tous cas… en tous cas avec mes yeux d’encore vivant pour le moment qui ne sait pas sa mort imminente… et je suis certain qu’elle le fait avec le plus de conscience possible, avec présence, avec méditativité car c’est le message ultime de notre beloved… en sachant garder une vivacité jusqu’à la fin…

alors chère amie, nous sommes avec toi ces jours-ci…

de loin, full impuissant(e), mais full présent(e), attentif à nos pensées et souvenirs de toi, à l’impact que tu as eu dans nos vies respectives et dans notre vie de gang à-travers nos rencontres et silences, nos célébrations et nos folies de jeunesse…

arigato sweet Bagiya…

we love your love, we love you so…

親愛なる友人と… 永遠に… ありがとう…

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♥♥♥ – 27/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…


••• Kon’nichiwa Bagiya, I translated this text in english below if you like to read…


on a appris hier que notre amie Bagiya, qui souffre dans son corps depuis un moment, avait choisi de quitter son véhicule terrestre la semaine prochaine… back to infinity !

strange feeling d’apprendre ça d’avance, comme ça dans son écran par un petit matin ordinaire de juin… et de poster at large pour que les ami(e)s sachent et pensent à elle…

et en même temps, good feeling d’avoir le temps de se préparer, de prendre ce temps en ces quelques jours à venir pour penser à elle, simplement être ici avec elle, présent en pensées et en émotions, et tenter de sizer un peu le feeling qu’elle peut ressentir elle, même si mission pas vraiment possible… car même si nous sommes UN, chacun(e) son corps, chacun(e) sa route…

quoi faire d’autre que de simplement l’accompagner en pensées et en présence… humblement, mais présemment, avec le plus de présence qu’on peut incarner…

et lui écrire quelques mots pour faire contact, humblement, simplement…

on ne se fréquentait plus au quotidien Bagiya et moi dans les dernières années… mais il y a plus d’une vingtaine d’années, à son arrivée au Canada avec Jean, ils ont passé quelques étés à l’auberge du Lac Carré avec nous, membres de la famille pour toujours depuis… depuis, nous nous croisions ici ou là car nous sommes de la même famille Osho, la gang d’Oshos… famille locale et internationale…

Bagiya a apporté à notre communauté occidentale une touche de finesse Orientale, une touche de Zen avant que le Zen ne soit un style, une mode… et on a même appris quelques mots au fil du temps, que l’on oubliés pour la plupart depuis malheureusement… mais restent anyway konichiwa, arigato, ogendudesuka…

ce prochain départ du corps de notre amie me fait me rappeler un moment particulier vécu avec elle dans le cadre d’une récente retraite Satori il y a quelques années…

un moment magique… d’une grande simplicité d’être, sentie et ressentie par deux personnes, simultanément… un moment d’éternité… qui perdurera pour toujours dans mon coeur, même quand son âme se sera glissée tout doucement hors de son corps mardi prochain, et même quand j’aurai levé les pattes moi aussi dans quelque temps…

un moment inscrit quelque part dans nos coeurs respectifs dans les annales Oshoiques…

car c’est par le biais d’Osho, grâce à notre beloved Master, que nous nous sommes rencontrés… c’est par notre amour pour Osho que nos coeurs se sont reconnus… et par la musique aussi car elle aussi, comme Jean Leloup, elle jouait de la guetare… ou était-ce davantage de la basse Bagiya que tu jouais ?

au fi des dernières années, quelques ami(e)s de notre gang d’Oshos ont fait leur passage… notamment Amala et Paule autour de qui nous nous sommes rassemblé(e)s et, à chaque fois, c’est toute notre communauté qui se rassemble en coeur avec nos ami(e)s qui quittent… comme si elles allaient préparer les lieux pour le party à venir…

alors pour ces quelques jours à venir, nous serons quelques centaines et milliers d’ami(e)s et parents à garder Bagiya en pensées et en coeur… et mardi, alors que Devaprem et Anadi (et une autre amie intime) seront à ses côtés pour le départ au grand large, nous serons quelques-un(e)s en différents lieux à méditer en compagnie de notre amie, sachant que les amarres de son âme se délesteront de son corps et qu’elle retrouvera son ultime liberté… et Osho up there peut-être !

Bye Byegya !

avec toi chère amie… para sempre… arigato…


we learned yesterday that our friend Bagiya, who has been suffering for a while, had chosen to leave her body next week … back to infinity !

strange feeling to learn it ahead of time, like that on his screen by an ordinary morning in June … and to post the news at large so that the friends can know and think of it …

and at the same time, good feeling of having time to prepare, to take this time in these next few days to come to think of her, just to be here with her, present in thoughts and emotions, and to try to get a little the feeling that she is going through herself, even if not really possible … because even if we are ONE, each one his/her own body, each his/her own route…

what to do other than simply accompany her in thoughts and in presence … humbly and with the most presence that each one of us can embody… feeling her…

and write a few words for her, to make contact, humbly, simply …

we no longer saw each other on a daily basis Bagiya and I in the last years … but more than twenty years ago, when she arrived in Canada with Jean, they spent a few summers at the Auberge du Lac Carré with us, and we became a family forever… since then, we met here and there because we were in the same Osho family, the gang of Oshos … local family, but also an international one…

Bagiya brought to our community a touch of Oriental finesse, a touch of Zen before Zen was a style, a fashion… and we even learned a few japanese words over time, most of which we have unfortunately forgotten since then … konichiwa, arigato, ogendudesuka …

this next departure from the body of our friend makes me remember a special moment with her as part of a Zen retreat based on koans that we experimented a few years ago…

a magical moment… a great simplicity of being, simply felt by two people, simultaneously … a moment of eternity… which will last forever in me, even when her soul has slipped quietly out of her body next Tuesday, and even when I will kick the bucket myself in a little while crocodile…

a moment registered somewhere in our respective hearts in the «Oshoic annals»…

because it is through Osho, our beloved master, that we met … it is through our love for Osho that our hearts have met and recognized each other… and through music also as like Jean Leloup, Bagiya used to play the «guetare» … or was it more bass Bagiya that you played ?

in the past few years, a few friends of our gang from Oshos have made their passage to the other side of the veil … including Amala and Paule around whom we have gathered and, each time, it’s all our community which gathers in heart with our friends who leave … as if they were going to prepare the places …

then for these few days to come, we will be a few hundred of friends to keep Bagiya in our thoughts and in our heart… and Tuesday, around noon, while Devaprem and Anadi (and another of her close friend) will be by her side for the big departure offshore, some of us  will be apart and together with her in different places to meditate in the company of our friend, knowing that the threads of her soul will leave her fragile body and that she will find her ultimate freedom…

Bye Byegya!

with you my friend … para sempre… arigato for your presence in our lives…


Coming Home

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faut que les choses se disent ? ou pas

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♥♥♥ – 26/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

le dire ou ne pas le dire, that is THE question… en fait, ce n’est qu’une parmi des milliards de questions… avec des milliards de réponses possibles…

de nos jours, nous sommes plusieurs à dire haut et fort ce que nous pensons, croyons, voyons… ben voyons donc…

même FB qui me demande à chaque matin

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si tu savais FB, si tu savais… je me garde tant de ptites gênes tu sais…

nous sommes invités à donner notre opinion à propos de tout, et surtout de rien, car tout ce que l’on peut dire n’est rien d’autre que du vent, que le vent du moment… notre perception très limitée du moment présent… du vent du moment…

et si seulement ce vent pouvait tourner plus facilement… car c’est pourtant le propre du vent de tourner et de changer de sens…. ah le sens du vent… let’s go with the flow…

car le vent a la capacité de rafraîchir les choses, les découvrir les dépoussiérer… d’apporter du nouveau, du renouveau…

prenez ce chroniqueur, ça fait 8 ans et 2350 chroniques plus tard qu’il dit tout, n’importe quoi et son contraire, et qu’est-ce que cela a changé ? rien, absolument rrrrien… mais il continue de le dire, sur tous les tons, sur divers tons… parfois un peu toton même… mais faut s’assumer… et tout est dans le ton… le ton du moment…

et quoi que l’on dise, est-ce que cela fera une différence en ce bas monde ?

parfois, vraiment sage de se taire… comme on dit, il faut apprendre à ne pas dire…

qu’on parle ou pas, qu’on le dise ou pas, qu’on l’exprime ou non, les choses demeureront à peu près telles quelles… une voix parmi 8 milliards…

car de toute façon, la majorité des gens qui croient dur comme fer à ce en quoi ils croient continueront de croire comme ils pensent… et désormais, même les divers réseaux leur fourniront matière à réflexion en ce sens unique…

ceux qui pensent autrement – que nous – continueront de penser comme ils pensent quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse…

ces temps-ci, parfois je vois passer des mots et sans voir qui les poste, je peux presque dire d’avance qui les a postés… prévisibilité… qui frôle parfois risibilité quand ce n’est pas la débilité… car on est toujours – ou souvent ? – le débile de quelqu’un…

seuls quelques rares personnes oseront sortir de leur zone de confort pour aller visiter d’autres façons de voir les choses, d’autres conceptualisations, d’autres possibilités de la pensée

mais pour la plupart des humains, la tendance est de se conforter dans une pensée linéaire, prévisible, penser en ligne droite… qui, peut-être, au fil des courbes de l’autoroute de la vie, s’arrondira, se détendra, osera sortir de la voie principale… peut-être…

qu’elle soit mainstream, ou alternative, la pensée requiert twistage et tordage de sens et de possibilités… car si on peut seulement concevoir le monde différemment à certains moments, cela nous montrera que peu importe la façon de penser le monde, tout s’équivaut d’une certaine façon…

car à force de toujours penser pareil, on finit par toujours marcher, à avancer toujours dans les mêmes vieilles traces…

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alors, changeons-nous les idées… et switchons de canal… infinies possibilités…