Felicidade

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• o cronica número trinta et seis

je suis en amour… avec le Brésil, avec ma belle et sa petite, avec ma maison, avec la vie en général…

en amour aussi ces jours-ci avec la musique, la musique en général, celle qui sort de mes doigts, mais avec de la nouvelle musique aussi… du Brésil évidemment… de la musique sacrée, de la musique de cérémonie, de la musique magique…

de la musique et des mots reçus par Flavio Passos et jouée par certains de ses ami(e)s et comparses… divin…

on dit que la musique adoucit les moeurs, jamais trop su ce que ça voulait dire… mais je sais par contre que la musique contourne le mental pour atteindre directement le coeur, ça touche le mou straight dans l’âme…

alors au lieu des mots ce matin, envie de partager ma musique du moment…

pour entendre 5 chansons ici…
http://encantodafloresta.com.br/index.php/hinario-felicidade/

et pour en savoir plus sur cet album:
http://en.felicidade.art.br/

confort ou joie ?

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• o cronica número trinta et cinquo

traduction : dans la médiocrité, on est confortable mais il n’y a pas de joie… lorsque vous dépassez vos limites, il y a de la joie, mais possiblement pas de confort… vous devez choisir…

la poule ou l’oeuf ? la chaîne ou l’enveloppe ? noir ou blanc ? la pilule bleue ou la rouge ?

et on pourrait aussi demander : la vie ou la mort ? ou la bourse ou la vie ?

en fait, on a quelque chose comme un certain choix – mais pas toujours certain – entre la sécurité et la liberté en cette vie…

soit on suit l’aventure et on vit intensément et follement right now, ou on joue plus safe et on est raisonnable et on s’occupe des besoins plus basics et matériels à moyen ou plus long terme…

toujours un léger dilemme que celui-ci… ou pas… car souvent la vie se charge de décider pour nous… ou Dieu… ou le destin, c’est selon… ou name it as you wish

est-ce que le fait de vivre totalement et avec full intensité ici maintenant signifie automatiquement de compromettre l’avenir ?

car de toute façon, cet avenir existe-t-il ? n’est-il pas jamais qu’un autre maintenant ?

personnellement, si je peux me permettre (et je le peux car c’est mon blogue la la la la), n’en déplaise à Mr. Sadghuru, je remplacerais le terme médiocrité par sécurité…

et certaines personnes ont besoin de plus de sécurité que d’autres – ou d’un sentiment de sécurité ce qui n’est pas nécessairement la même chose – car qu’est-ce que la sécurité devant la vie toute grande ouverte  ? et face à la mort surtout ? même vous qui affirmez haut et fort ne pas avoir peur de la mort…

car toujours un peu épeurant la vie… avec la mort au bout… elle qui nous pend au bout du nez… ou qui nous suit dans le dos… ou qui nous trotte dans lea tête et dana l’âme… d’où l’expression la mort dans l’âme ?

ah cette vie qui nous place parfois devant tant de choix à faire… et parfois pas car quand on écoute vraiment – ou qu’on s’écoute vraiment c’est selon – pas de choix à faire vraiment… on n’a qu’à suivre… le chemin qui s’ouvre tout seul devant soi…

et si ça c’est du risque et du mouvement, allons-y…

et si c’est calme et tranquillo – let’s slow down and wait and seeand enjoy

car on ne s’en va nulle part vraiment… on fait du surplace en attendant que la vie nous mène à la prochaine étape… soit ici et maintenant… et si on peut découper la vie en de multiples petites tranches d’ici et de maintenant… toujours bonne la vie, toujours parfaite… toujours juste et toujours telle quelle…

pas trop médiocre ça ?

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matière à totale interprétation

• o cronica número trinta et quatro

regardez ça si vous avez le temps et/ou si vous êtes curieux/se…

alors la réalité, ça va toujours chez-vous ? ou en vous devrais-je dire…

mais de quelle réalité parle-t-on au juste ?

car questionnant non cette capacité de perception de notre part versus LA prétendue réalité existant out there ?

car à part une interprétation des signaux qu’on reçoit via nos 5 sens, qu’est-ce que cette prétendue réalité ? est-ce que ce monde qu’on dit à l’extérieur de soi existe vraiment ? car même en soi pas certain certain de ce qui est…

on prend ce que l’on voit, sent, pense, entend, ressens pour du cash, mais peut-être ce n’est seulement que de l’argent virtuel cette prétendue réalité au fond…

qu’en serait-il de ce monde supposément réel sans cerveau, sans conscience ?

revenant d’un voyage qui m’a amené à explorer divers modes et mondes de perceptions de même que de nombreuses réalités peu explorées habituellement sur ce plan horizontal dans lequel nous vivons habituellement et lequel nous nommons réel…

cela peut être un peu mêlant de s’y retrouver entre perceptions, croyances, visions, hallucinations… sans oublier les divers états altérés de conscience…

que de questions en ce petit vendredi matin…

qu’est-ce que la réalité ?

qu’est-ce que le monde ?

comment perçoit-on le monde ?

que fait-on de ces perceptions ?

qu’existe-il au-delà des sens et des perceptions ?

et qu’est-ce que la conscience ?

la ptite vie quoi…

tenez, si vous êtres encore curieux/se…

https://www.planetesante.ch/Magazine/Medicaments-examens-et-traitements/Psychotropes/L-Ayahuasca-vu-par-un-psychiatre-jungien

tout et rien

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• o cronica número trinta et treis

traduction : ni Chrétien, ni Juif, ni Musulman.. pas Hindou non plus, ni Bouddhiste ou Soufi, ni Zen… ni d’aucune religion ou d’aucun système culturel… je ne suis ni de l’Est ni de l’Ouest, ni le fruit de l’océan ni celui de la terre… ni naturel, ni éthérique, non plus composé des éléments… je n’existe pas, je ne suis pas une entité en ce monde ni dans l’autre, je ne suis descendu ni d’Adam ni d’Ève… ou d’aucune histoire originelle… je n’origine d’aucun endroit et suis sans trace… je ne suis ni corps ni âme… j’appartiens aux bien-aimé(e)s, j’ai vu les deux mondes comme un seul et je tends vers le premier, dernier, extérieur et intérieur, et suis seulement cette respiration qui respire tout être humain… -Rumi

ah ce cher Rumi… toujours les mots pour tout dire, et ne rien dire en même temps… si ce sont bel et bien les siens…

exactement ainsi que je me sens… comme vous probablement… ou certain(e)s d’entre vous… car d’autres se sentent québécois, ou canadiens, ou de vrais américains, ou ceci ou cela… ou blabli ou blabla…

certain(e)s sont certain(e)s quelque chose, d’être leur corps, ou leurs idées, ou autre chose… certain(e)s pensent être quelque chose de précis, et ou de plus ou moins défini, d’autres encore se prennent pour quelqu’un… ça qui est déjà quelque chose en soi…

certain(e)s encore se pensent quelque chose en devenir…

perso, je me prends pour rien du tout… ou du moins, pour pas grand chose… en tous cas de moins de moins quelque chose de concret… de plus en plus comme moins que quelque chose… sinon comme moins que rien…

simplement comme cette simple respiration qui respire tout… tout être humain… et tout animal et végétal… et tout le vide qui contient tout ce qui semble exister…

car si illusoire ce monde non ?

on pense pouvoir le saisir en nos mains, on pense contrôler un tant soit peu et pourtant… quelle grosse puff de rien que ce monde qui semble se déployer devant soi… moi, et les autres…

et bientôt, plus vite qu’on pense du moins, la mort viendra nous révéler l’autre côté ce grand mystère…

car il me semble que plus ça va, moins la vie est, moins c’est ce que c’est… de plus en plus je suis de moins moins quoi que ce soit… plus ça va et moins le monde semble vrai, moins le monde semble être quoi que ce soit… le voile se fragilise…

qu’une vague idée de plus en plus vague ce monde et nous dedans, qu’un grand bateau perdu dans le néant voguant en destination de nulle part… et cela est juste et bon… tout cela est OK… ainsi soit-il… ou ne soit-il pas…

car peu importe ce que l’on pense, ce qui semble être n’est peut-être même pas… alors nous là-dedans ? rien de bien certain, rien de moins certain… du moins…

du moins, certainement pas ce que cela semble être… car tout est apparence et toute apparence n’est pas ce qui est réellement… ou l’est-il ?

car ce qui semble être n’est peut-être même pas… et toute apparence est par définition trompeuse… apparente apparence…

alors tous ces mots pour ne rien dire, du moins pour ne pas dire grand-chose… pour ne dire que quelque chose qui n’est pas, qui ne peut être, du moins qui ne peut se dire… qui ne peut être ce que c’est vraiment… alors qu’est-ce à dire ?

car au fond, peut-être bien que la liberté consiste à réaliser qui nous ne sommes pas…

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AhOshoSantoDaime

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• o cronica número trinta et dois

traduction : le Santo Daime est mon guide et mon professeur

alors l’atterrissage se poursuit… faut dire que la météo est de mon bord… avec le printemps (temporaire of course) pour accueillir le voyageur, ça adoucit la piste d’atterrissage ça mes ami(e)s…

toujours à Québec, avec mes belles, de retour au home demain… pour remettre ma vie en branle… sur des rails quelconques… ou peut-être que ça ne fera que voler dorénavant…

mais une chose est certaine, c’est que le Daime (ayahuasca) est toujours au centre de ma vie, et mon guide justement… et mon professeur… et mon phare, et ma principale motivation… comme ce l’est depuis une dizaine d’années… que confirmation ce récent voyage…

par les cérémonies, par la musique, par les hymnes, par les révélations, et par le traitement de la toxicomanie à l’aide de cette plante maîtresse… en passant, on la donne à boire dans certaines prisons du Brésil en plus des centres de traitement, avec comme résultat que pour la première fois de leur vie, certains détenus ressentent de la culpabilité et du regret pour les gestes qu’ils ont commis… no small deal !

ça fait une douzaine d’années que je suis impliqué comme chercheur et chargé de cours au département de toxicomanie de l’université de Sherbrooke et que je tente d’y parler de traitement à l’aide de plantes… et que parallèlement, j’entretiens un intérêt pour tout ce que fait le Dr Mabit à Takiwasi au Pérou avec l’ayahuasca et les toxicomanes…

et depuis ma première collaboration avec les intervenants en toxicomanie des premières nations il y a plus de 10 ans, j’ai toujours senti que cette plante maîtresse pourrait faire partie de la solution d’un problème social et de santé criant chez eux… intuition confirmée par une forte vision il y a 6 ans en cérémonie au Brésil… et qui lentement continue à se manifester…

et tout à coup, avec la connexion fort et récente avec Ceu Sagrado et leur clinique où ils travaillent avec le Daime et le Kambo auprès des toxicomanes là-bas au Brésil, on dirait que quelque chose ici veut se manifester… comme si pendant plus 12 ans, je marchais dans le noir et à tâtons – mais continuais tout de même à marcher – et tout à coup, la porte s’ouvre… ou veut s’ouvrir… et la route semble vouloir s’éclairer…

et pendant ce temps, ma belle qui s’en va travailler chez les Innus… alors la route mène vers le Nord-Est… lien ? on verra…

mais clair que pour les prochains pas de danse sur ce grand stage de la vie, pour les prochaines steppettes sur ce ptit bouttt de vie, le Daime (Ayahuasca) se manifeste clairement comme mon guide et mon prof…

plante maîtresse dit-on… yes ma’am que je lui réponds…

autant par le bias de cérémonies que par une éventuelle reconnaissance de ce travail précieux mais encore marginal en toxico par les autorités… par de la recherche et de l’information et de l’éducation…

et par du partage de beauté car cette plante enseignante nous montre le beau, nous pointe le pur et le clair… en nous indiquant où se trouve l’ombre car comme il n’y a pas de fumée sans feu, comme pas de lumière sans ombre…

car le Daime n’est pas un plante magique… au contraire… elle nous montre les noeuds dans le grand lacet de la notre vie… elle nous indique les zones d’ombre à travailler lorsqu’à jeûn…

car pas de tour de magie ni de passe-passe ici bas… le travail doit se faire les yeux et le coeur ouverts, et cela requiert confiance, conscience et effort… persévérance aussi… faut voir à long terme mais marcher chaque pas qui se présente ici… travailler sans relâche sur ce en quoi l’on croit…

mais clairement, le chemin est ouvert et je compte bien le marcher… et le danser, et le chanter, et le courir, et le gambader quand il le faudra…

viva Osho ! viva Santo Daime ! Viva Osho Santo Daime !

homes sweet homes

16708195_10154673076731943_767196644923010435_n• o cronica número trinta et um

salut lecteurs/trices…

à son retour des pays d’en haut dans le pays d’en bas, le chroniqueur a passé 2 jours avec sa belle dans son home des pays d’en haut, dans un pur paysage de cabane à sucre, avec grosse neige lourde et coulante et soleil en éveil… avant de venir passer quelques jours à Québec chez sa belle pour voir la familia… rien comme revenir à ses maisons pour intégrer un grand voyage…

retour de grand voyage donc, les choses se placent et retombent en place… le quotidien donne une nouvelle dimension aux découvertes des grands voyages…

avec le printemps qui se pointe le bout du nez, plein d’espoir et de renouveau… les voyages ont ce don de nous faire voir les choses sous un angle différent, un angle nouveau… avec une perspective plus large…

tout ce qui était connu l’est encore, mais différemment… re connu… connu de nouveau…

si riche de se dépayser temporairement pour re découvrir le connu, le su… en fait ce que l’on pensait savoir car on ne sait jamais vraiment… jamais vraiment du moins… on pense savoir mais au fond… que sait-on vraiment ?

riche donc de se sortir de son quotidien pour ne plus être en contrôle, de s’extraire du connu jusqu’à ne même plus parler le langage commun, ce qui nous place dans une situation de vulnérabilité et de totale ouverture…

alors voilà l’atterrissage en Québec se poursuit, tout en douceur, tout en amour et en affectivité… retrouver ceux qu’on aime, celles surtout… après un long séjour  à part l’un de l’autre, se reprendre dans les bras, se ressentir de nouveau…

rien comme une longue pause pour apprécier ses amoures…

et retomber sur ses pattes, lentement, fragilement, sans absolument vouloir resavoir comme avant… non au contraire, aimer ne pas savoir, ou plutôt apprécier savoir qu’on ne sait pas, qu’on ne sait rien, qu’on ne saura plus rien comme on savait avant, ou du moins comme on pensait savoir…

au fond, les retours de grands voyage sont peut-être plus importants que les voyages eux-mêmes… car pendant les voyages, on court, on suit ce qui qui arrive, we go with the flow

c’est au retour qu’on spinne sur soi-même et qu’on peut enfin ressasser tout ce qui s’est produit… digérer le grand stock de nouveauté emmagasiné mais pas encore mâché…

rein comme retrouver ses racines pour étendre ses nouvelles branches, pour laisser éclore ses nouveaux bourgeons… surtout au printemps…

allez je vous laisse, pas poli de manger la bouche ouverte…

bon début de printemps…

Brasil, Canada

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• o cronica número trinta

belle pièce d’art non ?

c’est de mon amie Marie, Marie Roberge, une artiste multi disciplinaire bien établie ici… illustration qui rend bien l’essence de ce dernier voyage, et du chemin particulier qu’est celui du Daime… le chemin des plantes sacrées psychoactives que nous donne généreusement l’Amazonie pour se connaître davantage… pour connaître les mystères de la vie… pour révéler toute zone d’ombre en soi…

east meet west comme l’aurait attribué Homier-Roy aux Chinois… ici sul encontrar east… et sul encontrar norte aussi… car un pont invisible mais tout naturel relie le Brésil et le Canada…

deux colosses, deux géants, l’un tout en haut des Amériques, tout blanc et vert, grand et plein d’espace, tranquille, plus réservé, et froid souvent… l’autre en bas, vert aussi mais sur une base annuelle, chaleureux, et rouge terre également… et bleu eau… et jaune soleil…

l’un, celui du Nord, plus froid et réservé, plus introspectif grâce à son hibernation… l’autre plus expressif et outgoing, sensuel et sambalement exubérant…

mais tout de même complémentaires ces deux pays, ces deux zones culturelles et géographiques…

j’avais déjà ressenti cette proximité Canada-Brésil lors de mon association avec Carioca pendant les 5-6 ans que nous avions travaillé ensemble… une proximité naturelle et réciproque…

de retour au Nord, je conserve avec moi cette légère folie brésilienne, cette exubérance spontanée, cette chaleur humaine particulière au Brésil… par les contacts établis pendant ces deux derniers mois, temps de tisser de nouveaux projets, revenir dans cette vie, mais tout en conservant ce lien par le Daime, par la musique, par les cérémonies sacrées…

car le Brésil est une terre hautement spirituelle, tel que le révèle le film de Marina Abramovic, visionné au cours de l’un de mes vols de retour…

https://vimeo.com/blog/post/vimeo-original-documentary-marina-abramovic-in-bra

capture-decran-2017-02-19-a-06-04-45si vous avez la chance de voir, je vous le recommande chaleureusement pour saisir l’âme du Brésil… par une artiste totalement impliquée dans son oeuvre…

alors retour en sol canadien avec 2 jours de soleil et de neige de cabane… bien sûr, l’hiver n’est pas terminé mias on sent l’espoir dans la neige lourde et les rayons de soleil qui commencent à chauffer la couenne déjà…

temps pour intégrer, pour revenir dans le quotidien, pour ramener toutes ces leçons et expériences acquises en cours de route…

mais ce chemin, malgré un changement de lieu géographique, ce chemin se poursuit… avec la musique, avec les multiples chants pleins de beauté qui ne sont en fait que prières, ces chants et cette musique plein de Brésil…

ce chemin, déjà entamé depuis plus d’une dizaine d’années, ce chemin se poursuit et s’intensifie même… car tous les chemins me mènent de plus en plus au Brésil….

ce chemin spirituel se poursuivra ici pour le moment, par le biais qu’est le Daime et sa doctrine, de par les expériences multiples que ce breuvage sacré nous permet de vivre, pour tout ce que cela nous permet de découvrir… autant en soi, qu’en dehors…

car

16684273_1367956729933804_4476698505682674747_ntraduction : le Daime est mon guide et mon professeur