points de vue et points de vie

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♥♥♥ – 24/5/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement time, hi ha !

traduction: on dit que marcher sur l’eau est un miracle, mais personnellement je pense que marcher en paix sur terre constitue le vrai miracle… – Thich Nhat Hanh

suite à ma chronique coming out émotif d’hier, j’ai pu constater que vendredi dernier a été l’une de ces journées pour plusieurs d’entre nous… souvent le cas avec l’air du temps que l’on capte et partage… et probablement le cas de plusieurs journées ces temps-ci… pour plusieurs personnes… big time ce que l’on vit

car peu importe ce que l’on peut en dire ou penser, les temps présents sont inhabituellement inhabituels… jamais auparavant, de notre vivant commun du moins, avons-nous été autant à être aussi ébranlé(e)s en même temps… avec un présent flottant et un avenir incertain pour plusieurs et ce, sans aucune commune mesure connue auparavant…

quel que soit notre point de vue, notre mood du moment ou notre opinion qui varient au fil du résultat de nos recherches, toujours qu’un point de vue parmi des milliards et des milliards de points de vue… points de vue qui passent, et passent et repassent… et disparaissent… au fil du temps qui passe et ne repasse jamais… ce temps qui n’existe peut-être même pas… coquin temps va…

long fleuve plus ou moins tranquille la vie, à apprendre à marcher en paix sur terre… malgré les points de vue… les nôtres ou ceux des autres… multiples points de vue et points de vie…

ce matin, j’aimerais partager avec vous les mots pertinents d’un ami de longue date, Claude Leclerc (Vismaya), que j’avais perdu de vue depuis belle lurette et que j’ai retrouvé récemment via FB… ses mots sont fréquemment percutants, pour ça que j’inclues son lien FB ci-bas… il vaut la joie…

tout est question de point de vue dans la vie… des milliards et des milliards de points de vue… et oush… la vie qui passe… avec nous dedans, dessus, avec ou sans dessus dessous…

QUESTION DE POINT DE VUE…
Claude Leclerc

Du point de vue
De Jacques ou Julie
Le virus Est un monstre meurtrier…

Du point de vue
De l’humanité
Le virus
Est un grand guérisseur
Qui élimine
Ses cellules malades…

Du point de vue
De la terre-mère
Le virus
Est un sauveur Éphémère
Qui lui permet de respirer
Un peu…

Du point de vue Du virus
Les humains
Un support vital…

Du point de vue
De la vie
Le virus
N’est qu’une autre
De ses milliards de milliards
D’expressions…

Jacques, Julie
L’humanité en général
La terre-mère
Le virus
Et la vie
Sont tous unis

Au-delà de quelque part
Dans un corps plus grand
Harmonieux
Où chacun, chacune
Joue son rôle
À la perfection…

Les points de vue
Quels qu’ils soient
Cachent
La vérité profonde
Des choses…

Notre vérité
Est un point de vue
Sans point de vue
Une liberté totale
Qui transcende
Tout point de vue…

Chaque point de vue
Un jugement
Une contraction
Un conflit potentiel
Une souffrance…

Tout problème
Est un point de vue
Toute peur
Un point de vue
Toute souffrance
Un point de vue
Toute mort
Est un point de vue…

Dans toute situation
Difficile
La solution
La guérison
La joie
Réside
Dans l’abandon
De tout jugement
De tout point de vue…

Dans l’abandon
Sans restriction
À cette ouverture
Sans limite
Qui est notre seule Vérité…

 

 

fragilité et mou de coeur

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♥♥♥ – 23/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie

resalut lecteur/trice

hier a été l’une de ces journées… vous savez, quand le monde est tristounet dans nos yeux, même s’il fait soleil, que c’est beau et chaud dehors…

en dedans, c’est bof et gris… encore plus quand wow et jaune dehors… encore plus au printemps… incomparables blues de mai…

ces journées sont plutôt rares dans ma vie mais quand elles frappent, elles frappent de plus en plus fort on dirait… peut-être l’air du temps…

pow pow t’es pas mow… pas pantoute mow à pow de ça…

de ces journées où les émotions prennent le dessus alors que le coeur se gonfle, que les yeux s’embuent et que la solitude nous serre dans ses bras…

peut-être en partie la tristesse ambiante que je ressens ?

peut-être en partie ma propre tristesse que je gardais en back store et qui se montre le bout du chagrin ?

peut-être le souvenir de ma mère qui a surgi il y a quelques jours ?

peut-être en partie ces mois de confinement qui me poussent – enfin – dans le cul et les parties, celles les plus reculées et sensibles de mon âme ?

peut-être la gang de ptits tannants dans le derrière de mon gros bus jaune qui me grafignent les nerfs ?

ou probablement un peu de tout ça…

ou pas ?

mais hier était l’une de ces journées…

un petit déluge de blues de l’âme déclenché par mon spa – mon plus grand bonheur sur terre – qui a peut-être rendu l’âme… en effet, je m’apprêtais à l’ouvrir après l’hiver et je me suis rendu compte que ça coulait à différents endroits…

petite fissure qui a fait son chemin jusqu’au coeur…

et suite à ça, ma journée a été à la flotte malgré le soleil et la canicule de mai…

souvent les pires les blues de mai… le contraste est fort…

et toujours un peu difficile d’ouvrir publiquement sur ces espaces moins shiny en soi… les dessous sous le vernis…

et présenter au monde son humanitude, son émotivité, sa vulnérabilité… pourtant en ce moment, si naturel de toucher à ça en soi… rien devant, tout pendant… c’est partout autour…

une église vide ici depuis des mois, que je rafraîchies néanmoins… de nouveaux quartiers de vie qui attendent la ou les bonnes personnes…

je prépare ici les lieux pour accueillir des gens en ne pouvant en inviter que quelques-un(e)s à la fois… éventuellement… qualité plutôt que quantité…

je peux vivre avec la solitude, en fait je l’apprécies grandement… de plus en plus… la plupart du temps… et une fois de temps, son penchant plus sombre se pointe…

j’aime chanter et communier avec les gens pour quelques heures mais mon espace à moi est prioritaire… et hier il me pesait… ce qui arrive rarement, mais ce qui est arrivé hier…

et après avoir vu les quelques possibilités d’évitement – appeler un ami, jouer de la musique, regarder du Netflix et autres distractions – j’ai choisi de caler dedans…

car rien ni personne ne peut combler ce vide, ce manque qui nous frappe parfois dans le dash existentiel…

alors oser caler et s’y glisser…

comme la glace qui se laisse couler dans le lac à la fin avril…

comme la gazelle qui s’abandonne au lion une fois rattrapée…

comme le vie qui se glisse doucement dans la mort lorsque c’est le moment…

car une fois de temps, essentiel de baisser la garde et de s’avouer vaincu(e)… de se laisser échouer comme une bateau sur la grève… de s’abandonner à sa propre tristesse… de se laisser crouler et couler en soi…

le grand repos…

car si on désire fortement que ça aille bien, si on veut surtout le bonheur, parfois, ça passe par du plus étroit… et du plus sombre… simple équilibre de vie…

et toujours riche d’oser se laisser passer par là… car on ne sait jamais ce qui se cache de l’autre côté, de l’autre bord… plein d’inspiration si on a le courage de s’y glisser… et d’y laisser un peu de vieux stock…

le courage d’oser s’avouer à soi-même que parfois le coeur est gros, que le coeur est seul, que le coeur est tout croche… jusqu’à déborder… et que c’est OK… et que c’est parfait même…

en matinée, j’écoutais les projets bénévoles de certaines personnes – notamment des jeunes – à la radio du canada dans mon bus jaune avant de ramasser les enfants et j’étais profondément touché par la bonté du monde… et ce touchement de l’âme s’exprimait par des larmes…

comme je suis touché autrement par le dureté du monde faisant partie de ce même monde… fraudeurs et autres profiteurs du système… même en temps de crise… le meilleur et le pire vivent côte à côte…

et hier, dans cette vallée plus fine de mon âme au sein de ce grand déconfinement social graduel prenant place, je pensais et sentais les personnes âgées, seuls et seules, faibles, vulnérables… encore plus ces temps-ci… encore plus vulnérables et encore plus isolées…

et je me sentais uni avec elles, avec eux… je me sentais comme elles et eux… je me sentais vieux… et seul…

eux et elles, des hommes et des femmes arrivés au bout de leur vie et qui n’ont personne… ce qui n’est même pas mon cas car je suis bien entouré, même si à distance en ce moment…

et j’étais bien heureux de pouvoir me sentir lié à elles et eux… de pouvoir touché à cette grande vulnérabilité, grande fragilité de l’être…

et ce matin, la vague est passée, même si encore pas si loin au coeur…

et hop we goagain…

prendre soin des lieux, et de soi…

allez, lecteur/trice, vous aussi prenez soin…

car la vie est si fragile… dans le mou de notre coeur…

 

heureux que tu ne meurs pas maintenant

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♥♥♥ – 21/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie

photo de ma mère, quand elle était jeune… belle non ? oui, superbe en effet…

précision: ma mère est morte il y a 16 ans… en des temps normaux… en tous beaucoup moins anormalement anormaux que maintenant… et ce fut une expérience si riche et humaine de l’accompagner les quelques mois qu’ont duré sa transition…

très très soulagé qu’elle n’ait pas à vivre la situation actuelle car elle serait âgée de plus de 90 ans aujourd’hui… et, plus égoïstement, heureux de ne pas avoir à l’accompagner pendant cette crise…

ceci se veut donc un message de soutien et de compassion de quelqu’un qui n’a pas à accompagner un ou ses parents à l’heure actuelle, message destiné à ceux et celles qui ont des parents âgé(e)s en ce moment… peu importe le milieu, peu importe la situation particulière… peu importe…

car le seul fait d’avoir des parents âgé(e)s en ce moment est une situation éprouvante, périlleuse et risquée… car même si tout va bien pour le moment, on sait que tout peut dégénérer à tout moment… les récits en ce sens sont nombreux… et tout le monde doit être sur le qui-vive…

je lisais hier dans La Presse le témoignage d’un homme plein de regrets qui disait avoir senti qu’il a condamné son père à mort en le plaçant dans une ressource suite à un accident… profondément touchant… et bouleversant…

hier aussi, une de mes amies me disait combien il lui était éprouvant de tenter de prendre soin à distance de son père et de l’une de ses tantes âgées en résidence… et je sentais sa peine immense à-travers les tout ptits trous de mon téléphone…

et c’est sans compter les multiples autres histoires d’horreur racontées un peu partout, notamment dans les méchants mainstream, autant par des enfants impuissants, que par des parents qui vivent seul(e)s, ou au sujet d’autres aîné(e)s qui meurent seul(e)s dans des conditions horribles qu’on n’a pas besoin de rappeler…

inutile de se plaindre du système, ni de trouver des coupables ou des raisons… trop frais, trop complexe, trop criant… on fera ça en temps et lieu…

respect et délicatesse pour les gens pliiise… moindre décence…

peut-être pas une guerre que l’on vit, mais contexte de guerre dans certains milieux… pas pour rien que l’armée y est présente… merci en passant…

ce matin, épargné par une situation comme celle que vous vivez vous et vos parents, je veux simplement vous dire qui vivez une situation difficile, horrible, éprouvante, infernale et inhumaine que nous sommes plusieurs à penser à vous, à vous sentir, à vous soutenir, même si de loin… même si pas notre cas actuellement…

mais nous sommes les enfants de quelqu’un…

nous qui nous ne le vivons pas, nous n’avons aucune idée de ce que vous vivez car justement, nous ne le vivons pas… mais nous le sentons, nous le ressentons… nous vous sentons et vous ressentons… vous et vos parents… de loin… mais de tout coeur… car aucune de distance de coeur…

je tiens chronique depuis 8 ans… et souvent à la fête des mères, je brode des mots autour de ma mère et/ou des mères en général… car les mères sont plus qu’un besoin essentiel, elles sont la base de la vie… mais cette année, je me suis garde une grosse gêne… juste pas capable sans trop savoir pourquoi… comme si je n’avais pas envie de sentir la simple possibilité de ce que je pourrais vivre si ma mère aurait encore été vivante… juste pas envie d’aller près de ça…

mais hier, cette photo de ma mère a poppé sur le web via ma soeur et ça m’a frappé en pleine face en me sciant les jambes et en me flabbergastant l’âme jusque dans ses fondations…

et cela m’a fait sentir toute la douleur sociale que l’on vit tous et toutes en ce moment, peu importe notre situation individuelle et familiale…

nous souffrons énormément en tant que société, qu’on la conçoit québécoise, canadienne ou mondiale… ce sont nos prédécesseur(e)s qui souffrent et qui meurent seul(e)s, eux et elles qui sont abandonné(e)s, qui sont largué(e)s… après avoir préparé ce monde confortable pour nous, leurs enfants…

et c’est notre responsabilité à nous tous et toutes… peu importe notre âge, peu importe notre situation…

personnellement, même si ça me faisait peur jusqu’à la moëlle, j’étais prêt à aller dans les CHSLD… car j’entendais l’appel à l’aide, le cri du coeur… et je ne pouvais rester à distance… mais comme le deuxième appel n’est pas venu à temps, j’ai décidé d’aider autrement, notamment avec les bus et les enfants qui retournent à l’école…

car ce qui crie le plus fort à mes oreilles et à mon coeur depuis des mois, c’est la situation des aîné(e)s… pour ça que les divers résultats de recherche et motifs sous-jacents me touchent peu…

personnellement, je considère que ce qui doit prioritairement attirer notre attention commune est le sort des aîné(e)s… nos ainé(e)s… et des gens qui en prennent soin… du mieux qu’elles et ils peuvent, jusqu’à risquer leur vie…

tout d’abord patcher la crise, ensuite changer la suite des choses… et bien sûr qu’il y a aussi les enfants, l’économie et toutes sortes d’autres sphères à prendre soin de et à s’occuper…

mais ce matin, mon ptit coeur éponge de fils qui pleure et qui sent la douleur commune…

et comme disait Stéphane Laporte samedi, avant de trouver la paix du coeur, il faut aussi sentir sa peine… car pour trouver la joie, ça vaut la peine d’accepter tout ce que contient notre coeur…

alors à tous nos parents d’un âge certain, où que vous soyez, peu importe ce que vous vivez, pensées vers vous, en espérant que nous saurons faire suivre à ces pensées des actions concrètes pour changer les choses… pour de vrai…

et à toi m’man, je t’aime… et sache qu’ils sont nombreux mes ami(e)s FB à te trouver belle en titi…

 

 

 

mieux vaut en rire… aussi…

♥♥♥ – 19/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie

en ce matin de suite de déconfinement teintée de bonnes nouvelles pour les gens de Montréal, au retour de ma run full ensoleillée de busco (autobus scolaire, pour nous les jeunes, yo !), je me permets de simplement poster un vidéo d’archives made in Couébec mais envoyé via la Thaïlande par mon ami Yusuf…

ça dit tout… sur la human race qui sévit actuellement… with a twist…

et ça dit aussi qu’il ne faut pas perdre son sens de l’humour… même si contagieux au maximum… surtout grâce à en fait…

allez swingnez-vous un peu la rate…

pour les lecteurs/trices européen(ne)s, peut-être utile de mettre les sous-titres Youtube, quoi que ça n’aidera probablement pas 😉

grand esprit tout vert

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♥♥♥ – 18/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie

traduction: gardez l’esprit ouvert, mais pas si ouvert que votre cerveau n’en tombe
– Groucho Marx

on dit que l’esprit fonctionne comme un parachute, c’est-à-dire mieux quand il est ouvert…

avec toutes ces péripéties coronariennes et covidiennes 19 qui prennent place out there dans le monde, et surtout les propos à-propos de, notre capacité de réfléchir est mise – et soumise ? – à rude épreuve… tout cela sans preuve aucune…

on nous dit de faire nos recherches en ce grand zoo philosophico-politico-écononomico-sanitaire plus ou moins propagandiste…

même les scientifiques ne s’entendent pas… mais s’écoutent-ils seulement ?

le doute est sain… il est la fondation même de la recherche… en science, on doit mettre à profit son esprit critique et on doit apporter des preuves hors de tout doute pour prouver son point… les faits documentés sont la vérité, jusqu’à preuve du contraire…

et en même temps, tant de mystère improuvable… foi et confiance en la vie…

par contre, on trouve de tout et son contraire sur le web, mais pas vraiment d’amis(e) – salut Johnny – surtout quand ça pense et penche autrement… surtout quand il y a de la peur dans le coeur… une peur qui donne parfois un gros mal de coeur et qui rétrécit notre regard… yeux pleins de peur…

alors restons tout vert(e)s, green comme disent les zanglos, et ne soyons jamais certain(e) de rien, jamais trop sûr(e) de quoi que ce soit… car c’est le doute qui rend la vie possible…

car tout est possible sur le web… et son contraire n’est pas plus faux, ni moins vrai…

paraitrait même que Trump serait un des good guys….

désirant demeurer capable de croire à tout, à rien et à leur contraire, et vice et versa, même à l’impensable et à l’inimaginable, dans le cas du gros POTUS, mon parachute a de la difficulté à prendre autant d’expansion… mais comme on dit, peut-être… et qui vivra verra… verrat !

difficile de s’y retrouver dans cette grande mer houleuse de l’information et beaucoup plus facile de s’y perdre… avec un léger ou profond mal de coeur à l’occasion…

alors il me semble sain, et essentiel même, de se confronter philosophiquement et idéologiquement à toute possibilité, d’entendre et d’écouter tous les points de vue, en particulier ceux opposés aux nôtres, demeurer ouvert(e) à toute idée, tout en faisant confiance à son instinct et son intuition…

gardons un esprit ouvert, entravé par le moins de biais possible car on ne sous-estime jamais assez l’effet Dunning-Kruger (1)…

tout en demeurant ouvert(e) à changer d’idée si certaines preuves font pencher la balance…

fragile équilibre… comme la vie…

grandes fragilité et flexibilité et immenses force et fermeté…

alors ne pas se prendre – trop – au sérieux, se rappeler qu’on ne sait pas tout et qu’on n’aura jamais une perspective complète sur toutes les choses du monde…  tant de choses à découvrir, tant de points de vue différents, tant d’histoires humaines qui justifient les perceptions différentes… respect…

et plus que sain de garder un sens de l’humour face à soi et face au monde… car aussi douloureuse et dramatique soit-elle, la vie est aussi une farce cosmique, le dit-on du moins…

alors demeurons des observateurs amateur(e)s du monde intérieur, et extérieur… et jamais des expert(e)s…

pour clore cette chronique, quelques mots de Jeff Foster, traduits pour vous par votre humble traducteur amateur…


La joie d’être un(e) amateur(e)

Amateur(e) signifie amant(e)

L’amant(e) n’est pas «moins que» l’expert(e).
L’amant(e) reste proche de l’expérience brute
proche de l’émerveillement.

L’amant(e) est fasciné(e)
L’amant(e) n’a pas de réponses.
L’amant(e) aime trop les questions.
Et les doutes.
Et le plaisir, la douleur, la confusion, la douleur.

L’amant(e) connaît la joie de faire des erreurs.
L’expert(e) s’enfuit dans des concepts intelligents.

L’amateur(e) laisse entrer toute la vie.
L’amateur(e) n’a aucune image de ce que devrait être le moment présent.
L’amateur(e) n’est pas en résistance.
Ainsi, ils/elles peuvent couler librement, devenant tendre grâce à la douleur.
Ils/elles aiment donc pleinement, même quand ça fait mal.

Les connaissances de l’expert(e) les aveuglent souvent,
les faisant paraître froid(e)s et distant(e)s.
L’expertise de l’expert(e) est là où ils/elles se cachent,
jouant au professeur, au gourou ou à la thérapeute,
mais demeurant un(e) enfant effrayé(e) en profondeur.

L’expert(e) nous apprend à être pure conscience,
comment devenir éclairé(e),
comment être libre, joyeux et heureux,
comment être parfait(e),
mais si déconnecté(e)
de leur humanité,
leur humour
et leur humilité.

Demeurez dans votre amateurisme, qualité d’une grande valeur.
C’est une force de guérison dans un monde devenu fou d’expertise.

Ami(e),
La seule chose
en laquelle tu as toujours été
un(e) expert(e)
c’est être toi-même –
original, unique,
imparfait(e) mais beau et belle…


via Wikipedia

L’effet Dunning-Kruger, aussi appelé effet de surconfiance 1 est un biais cognitif selon lequel les moins qualifiés dans un domaine surestiment leur compétence.

Ce phénomène a été démontré au moyen d’une série d’expériences dirigées par les psychologues américains David Dunning (en) et Justin Kruger. Leurs résultats ont été publiés en décembre 1999 dans la revue Journal of Personality and Social Psychology2.

Dunning et Kruger attribuent ce biais à une difficulté métacognitive des personnes non qualifiées qui les empêche de reconnaître exactement leur incompétence et d’évaluer leurs réelles capacités. Cette étude suggère aussi les effets corollaires : les personnes les plus qualifiées auraient tendance à sous-estimer leur niveau de compétence et penseraient à tort que des tâches faciles pour elles le sont aussi pour les autres.

c’est ça qui est ça

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♥♥♥ – 17/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie

traduction: ça ne sera jamais parfait, arranges-toi pour ça marche… – la vie

personne n’avait prévu ÇA… pas comme ça, pas tout de suite du moins…

en fait, certain(e)s scientifiques l’avaient prévu, prédit, mais on les accuse parfois de l’avoir créer ou provoquer…

certain(e) l’attribuent à la nature, d’autres à la nature humaine…

personne ne l’a voulu aussi brusque et soudain, mais plusieurs souhaitaient que ça ralentisse d’une certaine façon…

alors done l’arrêt-stop

et c’est ça qui est ça, et on doit faire avec… sinon ça fera ce que ça veut de nous…

et depuis ÇA, chacun chacune renvoyé(e)s face à face à nos réalités respectives…

ensemble, mais chacun chacune chez-soi…

chacun chacune nos opinions…

chacun chacune nos croyances…

chacun chacun nos élans émotifs, psychologiques et psychiques… et leur alternance…

chacun chacune face à la situation, avec ou sans masques…

certain(e)s s’ennuient, d’autres sont en burn-out…

certain(e)s sont malades, d’autres pas…

certain(s) ont peur, d’autres sont frustré(e), d’autres semblent s’en fouter…

rien de trop trop certain, ni pour le présent, ni pour l’avenir…

tout baigne dans le doute, dans tous les possibles… tout est à réinventer…

pas parfait mais parfaitement ainsi… le plus parfait qu’on peut faire et le créer, et le re-créer sans cesse…

ça va comme ça va… dans les circonstances…

ni bien ni mal… juste comme ÇA…

dans les circonstances…

car tout est toujours question de circonstances…

parfaitement imparfait ou imparfaitement parfait, comme on veut le formuler…

chacun chacune voit et vit la situation à-travers sa propre lunette d’expérience, de culture et de réalité quotidienne…

pas parfaitement, mais chacun chacune du mieux que l’on peut, avec les moyens du bord…

bonne imperfection….

 

aux deux bouts de l’arc-en-ciel

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♥♥♥ – 16/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ?

j’ai vu jadis dans une publication une analyse humoristique qui comparait la similarité entre les premières étapes de vie et celles de nos derniers jours, celles du l’ultime bout avant le grand repos :

vulnérabilité et délicatesse, fébrilité sur ses 2 pattes, une certaine lenteur, incontinence et couches, manger mou qu’on se fait mettre dans la bouche à coups de petites cuillères, etc… en effet, des points communs…

comme si rendu(e)s au bout de notre vie terrestre, on en revisitait ses débuts… seconds débuts comme disaient les publicistes de notre enfance…

même l’Alzheimer incite certains ainé(e)s à se rappeler en priorité les premières bribes de leur existence en leur faisant oublier les détails plus récents de leur vie adulte…  comme s’ils et elles se préparaient à revenir à la maison, le home sweet home éternel pré et post incarnation…

par contre, ces temps-ci, on constate avec violence à notre humanité que les seconds débuts sont beaucoup moins roses que les premiers…

ce qui est d’une immense et infinie tristesse… qu’aucun chiffre ni théorie ne devrait nous faire oublier ou rationnaliser… nous, en tant que société moderne, devons sentir cette souffrance commune, entre autre pour en tirer des leçons…

car au-delà de nos grandes analyses socio-politiques plus ou moins amateures, tissées à coups de Youtube et autres posts FB, nous vivons tous et toutes cette triste réalité en nos corps et âmes, qu’on ait ou pas des parents ou grands-parents placés ou assignés à leur domicile…

immense tristesse communautaire que l’on doit tous et toutes porter… et ressentir car dans l’air du temps et très réelle…

heureusement, la réalité est moins sombre pour les nouveaux nés qui ne sont pas conscients des circonstances, du moins des détails… ou peut-être que ces âmes récemment incarnées ont-elles conscience du maintenant et que c’est justement pour refaire le monde qu’ils/elles ont pris corps en ce temps particulier ?

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car on dit que les âmes choisissent leurs parents et les circonstances dans lesquelles s’incarner… faisons confiance aux âmes alors…

questionnantes les naissances ces jours-ci non ? bonheurs à petite échelle et mystère dans le grand escabeau…. mystère quand tu nous tiens en ton sein…

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en effet, si la prospérité d’une nation se reflète dans la qualité du traitement offert à ses  personnes âgées (et de toutes les personnes les plus vulnérables en fait), on doit absolument en tirer des leçons car le cri du coeur social est flagrant…

et cela nous concerne tous et toutes, alors stérile et inutile de blâmer les gouvernements, autant passés qu’actuels… nous sommes tous et toutes partie prenante de cet actuel fiasco…

et c’est maintenant, avec cette tragédie, que débute la grande prise de conscience, la grande réconciliation…

réconciliation autant avec les soins de fin de vie, qu’avec notre attitude face à la mort…

car impossible de toujours repousser la vieillesse et la mort par en avant, de glisser sous le tapis ce que l’on veut moins voir, de tenter de se cacher le visage devant la culmination de notre réalité terrestre… tout nous y mène… un des grandes leçons du moment…

alors ce moment, qu’une totale acceptation de notre immense vulnérabilité humaine et hommage à tous ceux et celles – elders, ainé(e)s, vieux et vieilles, personnes âgées, sages, peu importe le nom qu’on leur impose – qui nous ont devancés sur cette route… merci…

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nous pensons à vous de tout coeur…

et ne vous oublions pas… et espérons que nous apprenions à vous écouter, que nous puissions apprendre de votre expérience de vie…

et à mourir aussi jeune que possible le plus tard possible…

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avec vous, même à distance… puissiez-vous le sentir, même sans contact, à petite et grande distance…

surtout à distance… aucune distance vraiment…

car un seul et même coeur…

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qui bat à l’unisson, les uns avec les autres, les uns dans les autres…

le mien, le tien, le nôtre, le vôtre…

et ci-bas, une pièce musicale – Coming Home – et une chronique touchante de Stéphane Laporte par la suite…


We are coming home
Safely coming home        
We are coming home       
Sweet home again            

As we are approaching           
Getting closer and closer  
We all have to leave           
Our luggage behind               

As we’re getting nearer       
Getting lighter and lighter   
We’re finding our way        
Back home again                

Para sempre home again
Para sempre home again


LA PEINE

Mardi soir, je regarde l’indispensable émission d’Anne-Marie Dussault, 24/60, sur RDI. Clémence DesRochers, en direct de son jardin, se souvient de sa grande amie Renée Claude, emportée, le matin même, par la COVID-19.

Les yeux tristes, la voix nouée, Clémence dit : « Je suis fatiguée des peines qu’on a. C’est épouvantable. D’abord, on vieillit… Mais de voir partir Renée et Monique Leyrac… C’est toute une époque dans laquelle on vivait… »

Sa douleur et son découragement traversent l’écran et me frappent en plein cœur. Soudain, je prends conscience de la tragédie qui nous attend tous au détour. Il n’y a pas que notre mort qui nous guette. Il y a aussi la mort de ceux qu’on aime. Il y a surtout les morts de ceux qu’on aime.

On vit d’abord la grande souffrance de perdre ses aïeux. Sa mère, son père, ses oncles, ses tantes, ses maîtres, ses guides. Ça nous déconstruit. Pour se consoler, on se dit que c’est le cycle de la vie. Que c’est la loi du temps. Qu’ils étaient là avant nous. Et que c’est normal qu’ils soient rendus au-delà avant nous aussi.

Mais quand commencent à disparaître les gens de notre cohorte, les gens de notre époque, ça doit être infernal. Les paroles rassurantes ne tiennent plus. C’est toujours le cycle de la vie. Mais c’est notre cycle à nous. On fait partie du tourbillon. 

Ce sont les gens de notre présent qui s’évanouissent. Comme si le puzzle du destin, qu’il nous avait fallu tellement de temps à résoudre, se défaisait morceau par morceau.

« Fatiguée des peines qu’on a… »

Je me mets à la place de Clémence. Apprendre que son amie est partie. Son amie avec qui elle a eu 20 ans. Son amie avec qui elle a ri, chanté, dansé. Son amie avec qui elle était au début du temps nouveau. C’est une lumière qui s’éteint dans sa demeure. Une chambre qui se condamne. Un jardin qui rétrécit. Une vivace qui ne refleurira plus.

Un deuil, ça épuise. Imaginez quand il s’ajoute à d’autres qu’on vient à peine de traverser. Ça accable.

Des âmes fatiguées, il y en a plein, en ce moment. Tourner ou faire glisser les pages nécrologiques du journal donne le vertige. Il y a tellement de noms, tellement de visages, tellement d’existences qui se terminent en 2020. Le récit d’une génération se transforme en épitaphes. Et pour chacun de ces êtres, combien de proches abandonnés. La peine de ces milliers de gens, on ne l’entend pas. Leurs larmes sont trop discrètes, trop sincères pour passer par-dessus le tumulte de nos humeurs quotidiennes.

Faut dire qu’on a raison d’être maussades. On a raison d’être à bout.

Il y a ceux qui se plaignent du confinement et ceux qui se plaignent du déconfinement. Ceux qui se fâchent parce que le port du masque n’est pas obligatoire et ceux qui se fâchent parce qu’ils ne veulent pas le porter. Ceux qui ne sont pas contents parce qu’ils vivent dans une zone où les enfants peuvent aller à l’école et qu’ils sont contre le fait d’envoyer leurs enfants à l’école, et ceux qui ne sont pas contents parce qu’ils vivent dans une zone où les enfants ne peuvent pas aller à l’école et qu’ils voudraient tant envoyer leurs enfants à l’école. Ceux qui sont scandalisés parce que le Dr Arruda danse mieux qu’eux. Ceux qui sont fâchés parce que les terrains de golf sont ouverts et que les terrains de soccer ne le sont pas.

Ça gueule fort sur les réseaux sociaux. Heureusement que les postillons ne sont pas en pièces jointes.

C’est vrai que ce que nous vivons est intolérable, mais un peu de retenue ne nous ferait pas de mal. Même que ça nous ferait du bien. 

Par respect pour les milliers de morts, par respect pour les milliers de proches éprouvés, pourrions-nous juste baisser le ton ? Pour honorer un deuil, il ne suffit pas d’une minute de silence. Ça prend aussi des heures de douceur.

Débattons civilement. Sans jamais oublier que les plus éprouvés dans tout ce chaos, ce sont ceux qui se sont tus pour l’éternité.

Renée Claude est l’une des rares victimes dont la voix résonnera encore. Si vous voulez apprendre comment on peut, à la fois, s’exprimer avec puissance et douceur, écoutez-la.

Ça m’a ébranlé de voir la peine de Clémence, dans ma télé, mardi soir. Mais en même temps, c’est ce que j’avais besoin de voir. Dans tout le drame que nous vivons, la peine est trop absente.

C’est en ressentant la peine des autres qu’on renoue avec la sienne.

C’est en ressentant la sienne qu’on finit par la dénouer.

Pour ne pas traîner des mottons de peine durant des années, faudrait la déposer. Pour pouvoir s’en reposer. Et en être moins fatigué.

Pour trouver la paix dans son cœur, il faut d’abord y trouver sa peine.

Mes condoléances à toutes les familles endeuillées.

Et un gros câlin à Clémence.