petit dimanche matin «back home»

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••• les zultimes chroniques – 20/10/19

de retour de la grand’ville… y étais pour la conférence sur l’ayahuasca…

mais que l’on est bien de retour en son home… dans le calme et le silence…

la journée d’hier a consacré un certain tournant dans ma vie… un tournant certain…

après avoir passé plus de 25 ans dans le domaine académique, souvent dans ce type d’événements, je mettrai un terme à cette étape de ma vie dans quelques mois… dernière session d’enseignement que celle-ci… et cette conférence, hier, a confirmé que ce bout de chemin en tête est bel et bien terminé…

j’ai assisté à plusieurs conférences et colloques au fil des ans… quelques-uns des présentateurs de la conférence d’hier étaient des connaissances croisées notamment dans de telles conférences au fil des ans un peu partout… tous des gens d’une grande qualité et que je respecte grandement… des gens qui s’intéressent tous au breuvage sous divers angles… et qui contribuent à éclairer ses bienfaits…

mais hier, j’étais présent non pas pour présenter quoi que ce soit sous forme de mots, mais pour faire un peu de traduction simultanée, et particulièrement pour jouer quelques hymnes…

et hier, j’ai eu le sentiment du devoir accompli, comme le sentiment d’avoir réussi ma vie… dans le simple fait d’être présent comme musicien plutôt que comme conférencier, ce que j’ai partagé avec mes collègues hier… suis graduellement passé des mots aux notes… de la logique au senti… du parler de au chanter le

comme si après toutes ces années, de moins en moins besoin des mots et des concepts et davantage envie de ce qui se cache sous ceux-ci, au-dessus de ceux-ci… soif de notes et de mélodies…

en fait, j’aime les mots, pas du tout fini avec ceux-ci… j’aime écrire, ici, free style, écrire un peu sur n’importe quoi, un peu n’importe comment… j’aime scribler échevelé, pitcher mes mots fous fous dans le vent… sans nécessairement faire de sens… que suivre le fil décousu de ma pensée et le vent de la vie qui passe et qui nous emporte quand on ouvre son esprit et son coeur… envie de sortir de la boîte à sens… envie de jouer, soit musique ou avec ces dits mots…

et hier, j’ai aussi réalisé autre chose… que dorénavant, quand je joue, je veux avoir toute l’attention du public… et je dis ceci bien humblement…

mais hier, on m’avait invité à jouer pendant une pause de la conférence… et évidemment, les gens voulaient jaser et échanger pendant cette pause, aller prendre l’air, se délier les jambes, car intense d’être assis et d’écouter avec attention pendant des heures…

mais contrairement à quand je joue dans les cérémonies, là où la musique est le contenant, là où la musique tient les gens ensemble, où elle constitue l’essentiel et la matière brute de nos présences rassemblées…

même si je le savais, encore plus hier ai-je réalisé que je ne veux plus jouer on the side… comme les chansonniers dans les bars, comme les musiciens de rue…

car par respect pour elle, la musique n’est pas une trame de fond à autre chose…

contrairement à la musique d’ascenceur, c’est la musique elle-même qui nous élève… la musique n’est pas un second violon… elle est centrale, la musique mérite toute la place, toute l’attention, toute la vie… car la vie est musique et vice versa…

et la vie est aussi beaucoup silence… et nature…

mais dans notre monde, on semble privilégier les mots aux notes… comme si les discours étaient plus importants que les concerts… comme hier… des millions de mots, mais que quelques notes… mais évidemment, conférence oblige… les gens n’étaient pas invités à un concert… mais la vie est à ré équilibrer…

si jamais un jour je retourne jaser en public, je vais inclure des chansons entre mes mots… pour faire respirer les mots, pour donner le temps aux gens d’arrêter et de faire un peu de vide ici et là… inclure des drings drings dans les blas blas

alors grosse journée charnière hier… journée de confirmation… en différentes tonalités…

après un petit rush médiatique et stratégique suite aux divers articles bling bling dans les médias, je retourne dans mes terres…

après les mots et les relations publiques, retour au home pudique… et à la matière…

dans les prochaines semaines, ici, on prépare le home et l’aiglise avant l’hiver: dernier sprint de rénos, on sert les accessoires d’été, on hivernise les bâtiments, on monte le tempo avant le grand gel… avant le grand bal en blanc…

et par la suite, on retourne dans la musique et les cérémonies, on retourne à la maison…

débandade érectorale

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••• les zultimes chroniques – 18/10/19

traduction: dysfonction électile : l’impossibilité d’être excité(e) par aucune des «parties» qui se présentent aux élections

je ne parle jamais politique ici dans cette tribune… mais cette citation est trop excitante… trop tentante… elle allume mon intérêt… elle turn on drôlement mon envie d’écrire drôle…

en lien avec cette citation d’ailleurs, je me souviens jadis un clip sonore de Harper qui disait à l’époque que les canadiens ne voulaient pas d’érections… bien sûr, il voulait dire élections mais avec son accent, le «l» sonnait «r»… avant la débandade des conservateurs… 😉

mais je m’égare… pour rester dans le thème, on dirait bien que ces élections ne lèvent pas… la plupart des gens que je connais, moi inclus, vont voter par dépit… pour le moins pire… vote stratégique qu’on appelle… car on a souffert des conservateurs assez longtemps…

et maintenant, ces mêmes joueurs adroits au jeu de gouvernance pubique nous promettent principalement plus d’argent dans nos poches… alors que la planète se porte bien mal, plus d’argent dans nos poches… sans parler d’une remise en question du droit d’avorter pour les femmes, et une certain opposition au mariage gai… décidément… que Maxime qui peut faire pire…

la game politique en est une bien difficile… ingrate… exigeante pour les participant(e)s… surtout en campagne érectorale… car la plupart d’entre nous avons peu d’intérêt et de respect autant pour le jeu politique que pour ceux et celles qui décident d’y prendre part… et loin de moi l’idée de les ridiculiser… je dirais même que j’ai beaucoup de respect pour les gens qui s’y impliquent dans le jeu…

même si je ne ferais jamais le choix de jouer ce jeu souvent pas drôle, j’ai  beaucoup de respect pour les gens qui le jouent… de l’admiration même… je suis certain que la plupart des hommes et des femmes qui s’impliquent sont sincères et veulent le bien du plus grand nombre…  je crois sincèrement que plusieurs veulent sincèrement servir, alors que quelques-un(e)s veulent se servir eux-mêmes… et malheureusement, souvent que d’eux qu’on entend parler…

mais faire le tour du monde local, serrer des mains, faire des promesses qu’on ne pourra souvent pas tenir (car avouons-le le pouvoir du/de la députée reste limité), écouter les multiples récriminations des gens, non merci… mais plusieurs le font quand même…

et la grande majorité ne sera jamais élue… parlez-en au candidat(e) du bloc dans Westmount ou celui/celle conservateur sur la plateau 😉 pas du courage ça ? ou autre qualificatif que je vous laisse choisir…

donc la question du moment est : voter avec son coeur ou avec sa tête ?

voter bloc, vert ou NPD et se retrouver avec les conservateurs ?

ou voter libéral pour ne pas en arriver là ? telle est la question pour plusieurs…

définitivement, le vote proportionnel un moment donné…

personnellement, je vais voter avec ma tête…

car même si le parti avec un gros L n’est pas parfait, il est à mon avis relativement potable… je sais que l’idée d’acheter un gros tuyau à pétrole peut sonner comme une drôle d’idée pour un gars qui se dit vert, je sais aussi que l’entité Canada est un grand territoire et qu’il y a plusieurs parties à satisfaire… et comme je disais, je ne voudrais pas avoir à jouer ce jeu pas souvent drôle…

car bien facile de se placer au-dessus de la mêlée et d’adopter une attitude condescendante, de se plaindre et de blâmer autant le jeu que les joueurs/ses, mais justement c’est trop facile… tout ce que l’on a faire nous de notre côté, c’est se déplacer et faire un X sur un ptit bout de papier… qui est en soi une possibilité impensable pour plusieurs citoyen(ne)s de ce monde…

même si on dit que ce privilège n’a pas vraiment d’impact au bout du compte… encore une fois pour citer Socrate et Jean Gabin, je n’en sais rien… indécis existentiel…

même si on pense que ça ne sert à rien… même si on ridiculise le jeu… j’irai voter pour le moins pire… car dans la vie, on agit bien souvent comme ça, pour le moins pire, pour le moindre mal… pas pour le mieux, pour le moins pire… et souvent, le moins pire est le mieux…

aussi parfait comme ça la vie…

mais vivement les élections qu’on passe à autre chose…

de Rumi à Marianne

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••• les zultimes chroniques – 17/10/19

traduction: essayez de ne pas résister aux changements qui surviennent dans votre vie… laissez plutôt la vie faire son chemin à-travers vous… et ne vous en faites pas si votre vie est virée sans dessus dessous… comment savez-vous que le côté auquel vous étiez habitué(e) était mieux que celui qui prend forme ? – Rumi

pas certain que ces mots viennent vraiment de Rumi…

mais peu importe, ces mots sonnent justes… particulièrement en ce moment pour moi…

quand la vie est up in the air, rien d’autre à faire que de continuer à respirer et laisser passer ce moment… et l’autre, et l’autre…

avec foi et confiance…

et une bonne capacité de soutenir l’incertitude…

car de toute façon, où s’en va-t-on ?

si on peut se rappeler que nous ne pouvons qu’être ici, maintenant, simplement, tudo bem

mais parfois on oublie…

alors on pense au passé et on devient nostalgique… ah le bon vieux temps…

et à d’autres moments, on se projette dans l’avenir et alors on a hâte… à autre chose… de plus rose, de plus stable, de plus confortable…

mais autant l’un que l’autre n’existe pas… que maintenant, qu’ici…

je ne vous apprend rien right ?

car on sait tous et toutes cela, mais parfois ce moment est confrontant… surtout quand on réalise que le passé n’est plus et que l’avenir pas encore…

cette vie, ce grand mystère, nous amène à visiter toutes sortes d’états… états d’âme, états up and down, toutes sortes d’états…

certains confortables, qu’on veut naturellement conserver… d’autres moins, qu’on aimerait mieux voir passer rapidement… ce qui finit toujours par ce faire…

et même si on voulait résister aux changements ? bon chance

car aucunement entre nos mains le rythme de cette existence… ni ce qui nous arrive…

que notre capacité à ouvrir les mains qui nous revient… et le coeur… et la foi…

et rien d’autre à faire que laisser passer la vie en soi…

car
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si on passe à côté du moment présent, on passe à côté des indices… en vivant le moment présent, on se permet de vivre totalement, revigoré(e), plus sage, plus profond et plus heureux… – Marianne Williamson

 

le petit oiseau est sorti

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••• les zultimes chroniques – 16/10/19

et va rentrer dans son nid… car rien de personnel dans ce dossier… et j’aime bien la quiétude et l’anonymité de ma forêt…

la voix du petit moineau a vibré à la radio du Canada tout à l’heure pour quelques minutes… pour parler Daime et usage religieux… pour rectifier quelques faits qui ont circulé dans les médias… et espérant avoir réussi…

pas vraiment une décision qui j’aurais prise naturellement mais devant les faux faits (violence, cruxifiction, dépendance, traffic et tutti quanti) circulant au sujet de notre sacrement et de nos organisations, il me semblait important que quelqu’un sorte et se présente au monde… car ça jasait étrangement de nous suite aux sensationnalistes reportages dans les médias, ça médisait comme dans dire faussement, de ces obscurs groupes religieux

pourtant, nous ne sommes que des gens ordinaires, à qui le gouvernement canadien a permis d’importer et de servir une boisson précieuse et sacrée, vieille de milliers d’années… après des années de règne conservateur fermé à tout ce qui sortait de l’ordinaire, et suite au retour au pouvoir des Libéraux, ils ont accepté car les dossiers présentés étaient bien ficelés, soutenus par de l’information pertinente et juste, documentés… et ces fonctionnaires ont décidé de nous faire confiance… et nous honorerons leur confiance…

nous ne sommes pas des illuminé(e)s, que des gens ordinaires en quête de plus grand que nous, avec une soif de se relier – d’où le sens de religion, religiare  – avec l’immensité de la vie en soi et en dehors, car au-delà du métro-boulot-dodo, il y a nécessairement davantage… la soif est grande… et pas seulement pour notre thé… qu’une clé vers l’immensité…

et ce thé se veut une passerelle unique vers ce plus grand, vers cet inconnu… mais pas un pont de facilité, le passage est parfois très étroit, confrontant, voie de passage sur laquelle tout ce qui mérite observation et franchise et examen passe à la moulinette de notre conscience…

examine a consciencia…

et si les cérémonies permettent des révélations, le vrai travail se fait au quotidien, entre les cérémonies… le thé éclaire, donne matière à réflexion, et nous, dans notre vie, à jeun, on doit faire le reste, faire le ménage…

nos pratiques religieuses – et/ou spirituelles, c’est selon, passent par la consécration de ce breuvage… et cela semble en déranger certains… on doit accepter et vivre avec cela… pourtant, nous ne prétendons pas détenir la vérité, ni être plus ou meilleurs qu’autrui… et nous ne prêchons rien… rien à vendre… que notre petit bout de chemin à marcher… et à chanter…

nous désirons simplement jouir de ce droit protégé par la charte – qui est aussi un privilège et nous le reconnaissons et apprécions cette confiance de la part des autorités –  de pratiquer en fonctions de notre lignée spirituelle… pratique fortement intégrée au Brésil et dans plusieurs communauté autochtones de l’Amazonie…

et nous prenons bien soin de le faire avec impeccabilité et sincérité… car grande responsabilité que l’on nous a accordée…

notre voie est religieuse, oui, mais on dit aussi que notre approche relève du chamanisme communautaire… dans le cadre duquel c’est l’amour, la solidarité, le partage, l’harmonie, la justice qui émanent…

car si la religion doit exister, elle doit nécessairement s’incarner et véhiculer certaines valeurs… des valeurs que le thé sacré nous révèlent et que l’on apprend à appliquer au quotidien…

humainement et divinement… humblement et simplement…

et surtout, en toute humilité…


si vous êtes curieux/ses, ci-bas lecture et documentaires…

Quelques ressources

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Lien vers la conférence du 19 octobre à l’église St-James
https://www.facebook.com/events/357978624868323/?notif_t=plan_edited&notif_id=1571106584563071 

Le serpent et moi (clinique Takiwasi)
https://docs.google.com/file/d/0B6M7WVyiDq9SU0R0NmVhZjBaSGs/edit

 Site web de la Clinique Takiwasi au Pérou (version française)
http://takiwasi.org/indexfr.php

The nature of things (David Suzuki)
https://www.youtube.com/watch?v=fMyd1QOP3mw

Article de Josée Blanchette dans le Devoir
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/562569/traitement-choc#

pélerinage annuel et coming out

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••• les zultimes chroniques – 15/10/19

en ces temps de début de gel ici, avec les feuilles qui ont à peu près complété leur grande chute annuelle, avec l’agrandissement de la maison à terminer, c’est déjà le temps de préparer notre prochain voyage au Brésil…

2 semaines de grand travail à fendre bois, nettoyer, faire musique, battre la vigne, nettoyer les feuilles de la Rainha, à monter les chaudrons, à brasser le thé, à peaufiner notre portugais et à développer nos relations familiales et d’amitié… et entreprendre un grand grand voyage à l’intérieur et à l’extérieur de soi… dans l’univers en fait… dans les divers mondes…

quand nous allons au Brésil pour la fabrication du thé Daime, c’est comme si nous allions au monastère…. contrairement à ce que ça peut sembler, on ne voyage pas dans le superbe pays qu’est le Brésil, on ne fait pas de tourisme…

non…

nous sommes accueillis par nos hôtes qui nous ramassent à l’aéroport et de là, nous ne sortons pratiquement pas des murs du campus… et en compagnie de toute lea communauté, nous prenons part au grand travail d’amour qu’est la fabrication du thé sacré…

ces temps-ci, beaucoup de bruit dans les médias autour de nos pratiques spirituelles… souvent à partir d’événements sensationnalistes, on nous lie à ces événements qui n’ont pourtant aucun rapport à nous et à nos pratiques…

alors pour tenter de rectifier le tir et sortir de l’ombre – coudonc, qui sont ces obscurs groupes religieux à qui Santé Canada a accordé la permission d’importer et de servir ce mystérieux thé ? –  je serai en entrevue tout à l’heure pour tenter de remettre les pendules à l’heure, cette heure du moment qui tilte un peu ces temps-ci… diffusion bientôt… vous en reparle…

et samedi prochain, cette conférence organisée par Ceu do Montréal (voir bannière ci-haut), une autre des quelques églises légales, en fait celle qui a ouvert le chemin depuis 17 ans, qui rassemblera divers intervenant(e)s d’une grande qualité qui informeront le public avec de l’information pertinente… et fondée…

c’est le temps de sortir…

avec respect, soin, délicatesse et un sincère désir de partager qui nous sommes… en toute humilité et simplicité… et avec clarté… et dignité… car rien à enseigner à personne, mais rien à cacher non plus… délicate intervention de relation publique…

et aujourd’hui, c’est la journée des professeurs au Brésil… Viva !

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gracieuses et in-dé-finies actions

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••• les zultimes chroniques – 11/10/19

traduction: indéfini… laisse tout indéfini, sans définition, incluant toi-même… apprivoise l’incertitude, tombe en amour avec le mystère… agenouilles-toi devant le fait de ne pas savoir… donne à tes questions du temps pour respirer… et les réponses vont te trouver…
– Jeff Foster

relaxant d’adopter cette position non ?

relaxant d’avouer ne pas savoir… et ne pas vouloir savoir… car même si on sait, ou pense savoir, que sait-on au juste ? savoir ne pas savoir est déjà un bon départ…

et ne pas dire cela seulement parce que ça parait bien… ne pas savoir deep down dans son être, dans son âme, dans son corps… réaliser profondément qu’on ne sait pas…

on ne sait rien de soi ni de l’au-delà… car surtout à-propos de cet au-delà qu’on ne sait rien… à-propos de soi, on en sait un ptit peu, des ptits bouts… mais à-propos du monde ?

même quand on pense savoir, on ne sait d’autre que ce que l’on veut bien savoir, ce que l’on peut bien savoir… et tout savoir est limité…

je préfère le verbe être à celui de savoir… être qui l’on est avec son coeur, ses qualités, ses forces… être qui l’on est avec ses limites, ses zones d’ombre et ses faiblesses et sa vulnérabilité…

assumer ses actions, ses décisions, au mieux de sa connaissance du moment… être humain finalement..

et comme le dit Jung,

bien beau de connaître toutes les théories et de maîtriser toutes les techniques mais l’essentiel est de demeurer une âme humaine quand on touche une autre âme humaine

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alors ne pas savoir et être, et, aussi, apprendre… sur soi, sur le monde…

comme dans apprendre que le comportement de quelqu’un – soi comme autrui – a plus à voir avec ses – nos – propres conflits internes qu’avec soi-même – et les autres…

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alors  au quotidien, apprendre la grâce…

bonnes actions ce week-end… je pars apprendre la grâce…

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