sauver la planète, really ?

••• les zultimes chroniques – 23/3/19

qu’on est arrogant(e)s…

trouvez pas qu’on s’en met beaucoup sur le dos à propos de l’environnement ? qu’on en prend large ? lourd à porter…

tenter de renverser les changements climatiques… à vouloir sauver la planète… big job…

bien sûr qu’on fait notre compost… bien sûr qu’on recycle notre papier, notre carton et notre plastique (mais est-ce bien le bon numéro dans le bac ?), qu’on retourne nos bouteilles, et qu’on a été des milliers à signer LE pacte…

mais la vie continue et pas trop certain si on veut changer nos ptites habitudes ?

malgré ça, encore les publisacs, pis les bouteilles d’eau en plastique qui se vendent par millions, et beaucoup beaucoup pas recyclées… d’ailleurs on a inventé des mers de plastique…

malgré les bonnes intentions, on est encore en majorité en solo dans nos belles vouétures, et on les utilise en masse car pas achetables les maisons en ville, alors pullulent les banlieues…

et plusieurs de nos ptits chars de jadis sont même devenus des ptits trucks… remarquez, peut-être pas fou avec les  nids de dinosaures dans nos rues par contre…

évidemment qu’on va continuer, chacun chacune, à faire notre part pour tenter de diminuer notre impact sur la terre, si évident… acheter en friperies, apporter nos contenants, and tutti quanti…

malgré nos ptites gestes, il y a la pollution en Chine (malgré qu’ils soient parmi les plus innovateurs en technologie verte.)… il y a l’Inde et ses mégapoles… et leurs milliards d’habitants qui roulent à fond la caisse…

et plein d’autres endroits surpeuplés qui veulent juste leur moment dans l’ère du progrès… serait insultant de leur dire de ne pas le vouloir non ? après qu’on ait surconsommé pendant des décennies…

encore des millions et des millions de ptites autos qui font prout prout et pout pout sur les routes du monde… souvent stallées dans le traffic avec un seul humain à bord…

pas mal à plus grande échelle que ça se passe…

les jeunes qui commencent à prendre la rue vont peut-être nous réveiller collectivement et prendre les commandes du mouvement ? espérons-le mais franchement, qu’en sait-on vous et moi hein ?

mais comme on dit, continuons à faire du mieux qu’on peut à notre petite et plus grande échelles et prepare for the worst and hope for the best

mais surtout restons humbles et apprécions le moment car pas mal plus grand que ce grand cirque…

«La fascination qu’exerce la certitude de la mort peut nous laisser figés de stupeur, jusqu’au moment où une illumination nous révèle que ce n’est pas la conscience qui meurt, mais la mémoire. S’ouvrir à cette vérité, c’est s’ouvrir à un singulier sentiment de solidarité – d’identité – avec les autres créatures et commencer à comprendre le sens de la compassion.»

• Alan Watts in AMOUR ET CONNAISSANCE, p. 139, via Ricky

chemin auto déployant

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••• les zultimes chroniques – 21/3/19

en cette existence, en ce grand mystère, on ne sait pas où l’on va ni où l’on s’en va…

mais on marche, par en avant car, contrairement aux automobiles, le reculons n’est pas une option pour les humains… parfois on avance tout droit, parfois en zigzaguant, mais on ne peut qu’avancer…

d’autres fois, on dirait qu’on fait du surplace, mais probablement qu’on avance toujours quand même un peu… même sur place… soit horizontalement, soit verticalement… de toute façon, un peu de repos sur la route nous permet de reprendre notre marche avec plus de vigueur éventuellement…

ou devrais-je dire notre course plutôt que marche, car on dirait que le pas s’est accéléré, on dirait que la cadence va de plus en plus vite…

peut-être qu’une grande course sur place anyway ?

autant dans nos vies personnelles que dans la grande marche/course humaine, the human race avance, évolue, poursuit son avancée sur une route going nowhere, now here… mais so far so good…

à certains moments, pas si clair si ça s’en va par en avant, mais probablement que ce ne sont que des zones d’ombres qui se révèlent à la conscience humaine pour être éclairées et transcendées…

et peut-être qu’on s’en va tout droit dans un grand mur… car les murs sont trumpeurs…

mais mur ou pas, on ne peut que continuer d’avancer, un pas à la fois… parfois en trébuchant, parfois en en sautant un… deux pas pour un… parfois en hésitant, parfois en déviant… mais ultimement, la trajectoire nous tire droit devant…

personnellement, j’entame un nouveau chemin que je ne connais ni des lèvres ni des dents… nous sommes au début d’un nouveau bout de chemin…

notamment, celui d’une église Santo Daime, avec une permission d’importer et de servir un sacrement puissant et révélateur… une grande responsabilité car chacune de nos actions sera scrutée avec attention… nous nous devons d’être impeccables…

après des années de clandestinité, nous avons décidé de jouer le jeu de la légalité, pour le meilleur et pour le dire, au monde entier… out in the open

notre but n’est pas de devenir ni une grande ni grosse église…

non, la qualité prime sur la quantité… l’intimité sur la familiarité… tout en restant ouvert à ce que le chemin nous indiquera… car c’est le chemin toujours qui décide… après avoir ouverts de nouveaux sentiers pendant des années, sans trop savoir où ils nous menaient, envie de suivre le chemin que la vie nous tracera… plus envie de décider, envie de me laisser guider…

d’ailleurs avec le type de travail que nous comptons faire, chaque personne qui viendra travailler et célébrer avec nous devra être prête à être responsable et autonome pour elle-même, tout en étant prête à la solidarité et au partage, au soutien du groupe… car autant on joint un groupe pour soi-même, autant on s’y joint pour le groupe… au service du plus grand nombre…

quand on sert le Daime, on doit le servir complètement… pas seulement dans le verre… mais dans toute sa vie…

alors sur ce nouveau bout de chemin de la toujours même grande route, nous ferons un pas à la fois, chaque pas dans la foi…

d’autre part, à côté de l’église, ma belle et petite Lilia qui viennent vivre sous peu sous le même que toit que moi… passer du moi à nous… doux…

nous marchons en collaboration avec une superbe famille au Brésil, soutenus et appréciés de ces gens qui partagent leur savoir et leur savoir-faire…

quand des gens de confiance nous font confiance, il devient plus facile d’avoir confiance en soi… comme un repère extérieur qui nous ramène à l’ultime repère intérieur…

nous ne connaissons pas cette route sur laquelle nous nous engageons… mais y marcherons avec foi et confiance… et nous travaillerons avec amour et pour le bien du plus grand nombre…

et c’est chaque pas qui forgera la route, chaque pas qui déterminera le prochain… et sans savoir ce qui se trouve au bout de la route, nous poursuivrons le chemin…

un pas à la fois, chaque pas dans la foi…

printemps de toutes les couleurs

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••• les zultimes chroniques – 21/3/19

alors ça y est, c’est le printemps… well, kind of… mais y a de l’espoir… surtout ça le printemps au fond, la saison de l’espoir…

toutefois, selon certaines légendes amérindiennes, il n’y aurait pas un seul printemps, mais plusieurs… et ça fait plein de sens… car la fin mars a peu à voir avec le début juin… et cela varie grandement selon l’endroit où l’on se situe dans le monde évidemment…

car entre le 21 mars et le 21 juin, la nature est en contante évolution… de nombreux cycles se succèdent… rarement une telle stretch de 3 mois connait une telle poussée de croissance… l’enfance et l’adolescence de la vie sur quelques mois…

ici dans grand Now, la première étape est la fonte des neiges, et le temps des sucres… la période du grand Flow, dans le Grand Now… et du beau Wow… étape qui devrait être relativement longue cette année avec les montagnes blanches qui se dressent devant nos fenêtres ici… mais y a de l’espoir et le soleil est de notre bord… et on dit qu’il frappe de plus en fort… enwêye mon Sol…

et il ne faut pas oublier la dernière (ou avant dernière ou…) bordée qu’on nous promet pour demain… comme la cerise sur le sundae hivernale… mais comme ça achève, on peut la prendre…

ensuite suit la période de l’absorption de toute cette eau par la terre, avec certains débordements… période critique alors qu’on surveille le niveau d’eau attentivement… et de plus en plus… phase liquide de cette multi saison…

c’est aussi l’étape où tout ce qui trainait et se cachait sous la couverte blanche depuis l’automne réapparait… la grande révélation… en ville, pas nécessairement le plus beau temps alors que crotte de chien et sacs en plastiques refont surface… mais ici aussi dans les bois, la nature fait son strip tease… période bouetteuse et de neige brune… mais grand nettoyage oblige…

puis lorsque la terre est suffisamment sec, on commence à jouer les deux mains dedans… on enlève le vieux stock de feuilles, les branches mortes tombées durant l’hiver, on passe le râteau, on la prépare la mère…

vers le début ou la mi mai selon notre lieu de vie, on commence à r’virer la terre en vue des futures semences qu’on a pris soin de partir dans la maison… rien comme le soleil de mai pour revigorer le peuple nordique que nous sommes… puis un peu plus tard en mai, les divers verts commencent à apparaître et à foisonner… les ptits verts tendres qui ramollissent le coeur, qui verdissent l’âme, qui chatouille lea yeux jusqu’au coeur…

parallèlement aux multiples verts tendres, les chants des oiseaux viennent remplir nos oreilles… ça se flirt et ça se cruize à tour de gorge dans les parages afin de trouver le ou la partner pour fonder famille…

fête pour les yeux, et fête pour les oreilles…

en même temps que l’apparition des multiples verts de Pacha Mama, au sol et au bout des branches, grenouilles et rainettes commencent leur récital printanier… la voix rouillée et rauque au début, leur chant se précise graduellement pour devenir une symphonie… parfois même un show de heavy metal… si intense ces concerts de mai… un spectacle en soi…

et avec ces millions de tons de verts qui nous attendrissent les yeux et le chant des oiseaux les oreilles, suivant l’apparition des bébés bourgeons, arrivent dans le même souffle les bibittes… elles aussi, chacune à sont tour… il y a toujours UN moment précis où elles arrivent… quelque part en mai… mais rendus là, on est presque content de les voir… quand même un bon signe qu’il y ait encore des bibites non ?

puis au fur et à mesure que le printemps se fait été, la terre et ses éléments reprend vie… le jardin se fait planter, la peau se réhabitue à se faire caresser par le vent et les rayons du soleil… comme un papillon, l’âme ressort finalement de son cocon et prend son envol… les ailes nous poussent au dos et aux fesses…

les gens qui vivent au sud n’ont pas la chance de connaître ce cycle magique qui marque à chaque année le retour à la vie ici dans le grand Now… alors profitons de ce privilège du printemps qui s’amorce…

car si le printemps est dit la saison des amours, à mon humble avis, c’est surtout la saison du miracle de la vie qui reprend ses droits après une longue méditation blanche et longue…

l’ours a tout compris au fond…

menoum menoum…

coi et impromptu

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••• les zultimes chroniques – 20/3/19

traduction: les orgasmes sont essentiels… sinon les gens ne sauraient pas… quand arrêter de se zigouiller les un(e)s les autres... – Osho

that’s my master… quel beau bum spirituel… quel baveux mystique par excellence…

quand même, ces quelques mots sorties de la bouche d’un tantra master… notre sex guru préféré… juteux…

mais remarquez que l’image représentée par ces mots ne concerne pas que le sexe, le concept d’orgasmes représente quant à moi autant les relations amoureuses, amicales que sociales… rien comme un bonne explosion peu importe son type pour alléger les rapports humains…

mais back to Osho

les rolls royce, les montres en or, les belles robes et les lunettes fumées brodées d’or… name it, il a tout fait notre Osho… eh oui, je me permets de nous le rendre personnel… prenez-le pas personnel… car Osho est tout sauf personnel, et pourtant… transpersonnel le beloved, notre beloved… alors qui l’aime le fasse sien… Osho aurait d’ailleurs dit qu’à sa mort, tous ses sannyasins (disciples) deviendraient ses ambassadeurs… faut avoir confiance en ses ouailles…

il tout fait pour faire réagir la galerie notre beloved… et oh My God que la galerie a réagit… la galerie a pêté au frette… et ça l’a même mené jusqu’à quelques prisons américaines… et à même jusqu’à l’empoisonnement selon ses dires… et qui suis-je pour le croire, ou pas for that matter ?

j’aime ses ptites twists de mots coquins… j’aime son fuck discourse (ci-bas cibole)… j’aime sa baveuserie, son érudition, ses aberrations, ses grossièretés apparentes qui n’étaient jamais vraiment grossières autrement que pour faire réagir la galerie… cette chasse galerie comico-cosmique tomé bien haut en bas du balcon…

hier justement, un ami me demandait de lui parler de ma relation à Osho… ça m’a bouché un coin de bouche et ça a même bouché bée toute ma bouche au complet… n’ai pas su quoi lui dire… Osho ? heeee ??? passons à un autre appel… pas brillant comme disciple…

mais quoi dire d’une histoire d’amour qu’on ne comprend même pas soi-même ? qu’on ne peut expliquer…

quoi dire d’une relation avec un maître spirituel qui a quitté le buggy il y a presque 30 ans ? mystère et boule de gomme d’un ptit gars qui devient lentement un homme beurregueure… mon chien est chaud, il n’est pas mort…

quoi dire à propos d’une relation avec un maître, d’autre que c’est un grand mystère, un total mystère, qu’une intuition à la finalité inconnue et insignifiante… j’avais 22 ans quand son éclair a croisé mon ciel, aucune idée de la suite… aurore l’enfant m’attire mon réal… salut AG 😉

car la relation avec un maître est inexplicable… sûrement pas nous qui savons de quelle nature est tissée cette relation… Osho disait d’ailleurs que ce ne peut être le/la disciple qui choisit le maître car comment l’aveugle pourrait-il mener le voyant à la lumière ?

je vois dit l’aveugle…

en fait il n’y a probablement même pas de relation entre un maître et un(e) disciple car même encore en corps, le maître n’est pas vraiment là, plus vraiment tout à fait ici… déjà un peu out there, up there… ou in here ? allez savoir… moi je n’en sais rien… mais de ça j’en suis certain par contre…

qu’une présence en quelque sorte, éthérique, incandescente, une veilleuse et infinie réveilleuse d’âme et de conscience…

comme un phare dans la nuit noire de l’âme un maître… comme un portail qui, il me semble, se révélera précieux au moment du passage ultime… juste une intuition…

ma bible d’Osho est son livre de jokes… je le consulte régulièrement… car toujours en quête de sagesse ce ptit disciple of mine

toujours en quête de sens et de non… makes sense non ?

les jokes de notre maître, dans notre bible, sont classées par sujet, par thème… on ne rigole pas avec les jokes, surtout quand elles sont montées en bible… sérieux…

car Osho n’a jamais été autant sérieux que lorsqu’ils lisaient ses jokes… il a improvisé des milliers d’heures de discours sur des centaines de sujets mais il a toujours lu religieusement ses jokes… sérieux our beloved

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presque 30 ans déjà qu’il a quitté son corps… et ses chars… RR… oulement de tambours…

mais est-il jamais parti ?

d’ailleurs, a-t-il déjà été ici ? ou là là…

cette nuit, éveillé large, merci belle lune ronde et juteuse pour l’illumination, cette citation olé olé de mon gourou préféré a starté la mèche de mon ptit disciple intérieur… cette citation épicée, qui a instantanément rallumé mon sens de l’amour pour Osho, me rend délicieusement nostalgique de la présence de mon maître…

pourtant, je devrais allumé, car Osho is the lord of the full moon

what a joker you are my beloved master…

youhou, t’es où Osho ?

yahoo !

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fuck, it’s here

vivre pour vivre

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••• les zultimes chroniques – 19/3/19

intéressante et intrigante citation que celle-ci pour moi…

comme si le fait de vivre en soi n’était pas suffisant s’il ne peut pas être communiqué… hum…

premièrement :

il ne sert à rien d’éprouver les plus beaux sentiments…

en effet, tout d’abord, on peut se demander s »il doit absolument y avoir une raison pour éprouver des sentiments – qu’ils soient beaux ou pas…

est-ce que ça doit servir à quelque chose de vivre des sentiments, qu’ils soient beaux ou pas ?

est-ce que ça doit servir à quelque chose de vivre tout simplement même for that matter? 

et si on pousse la question un peu plus loin, ça sert à quoi de vivre au fond ? quel est le but ? qu’est-ce qu’on est venu(e)s faire ici anyway ?

vivre pour vivre, sans savoir pourquoi ni comment n’est-il pas suffisant ?

car entre vous et moi, sait-on pourquoi on est ici vous et moi ? on peut penser en avoir une idée, mais est-ce bel et bien la bonne ? fouillez-moé comme on dit… le plan divin est si mystérieux…

il ne sert à rien d’éprouver les plus beaux sentiments si l’on ne parvient pas à le communiquer…

sous des allures un peu légère et innocente, cette affirmation me semble vaste et profonde… intrigante…

elle demande, au fond, si ça vaut la peine de vivre – des beaux sentiments ou quoi que ce soit – si l’on ne parvient pas à communiquer ce que l’on vit…

et plus grand que ça encore, on peut même aller jusqu’à se demander simplement si ça vaut la peine de vivre – que ce soient des beaux sentiments ou whatever – si l’on ne parvient pas à le communiquer ?

mais communiquer est une chose et la compréhension de notre communication en est une autre… car on a beau communiquer, premièrement est-ce qu’on émet vraiment ce que l’on veut dire ou transmettre ? et comment le message est compris est autre chose… l’interprétation peut tant varier… et le fait inévitablement car chacun chacune on a nos filtres…

n’est-il pas valable et valide de tout simplement vivre pour l’expérience en soi ? tout simplement ? sans tenter de la communiquer ? sans vouloir qu’elle ne soit comprise par autrui… car la compréhension est une concept pas mal élastique…

justement, pourquoi ne pas vivre simplement pour vivre ? simplement parce que la vie se déploie sans but et sans raison en nous et autour de nous, juste comme ça ?

y a-t-il toujours besoin d’y avoir un sens en cette vie ? car on peut bien plaquer une tentative de sens sur cette vie, peut-être qu’on en manque un bout et que ne voit pas le big picture

même si on ne trouve pas – soit toujours, soit jamais – de sens à la vie, la vie a un sens qui nous mène de la naissance à la mort, avec des expériences à vivre et des apprentissages à acquérir in between… déjà tout un sens ça… un sens unique, qui avance toujours par en avant… vers où on ne sait pas mais on avance quand même…

avancez en arrière disait d’ailleurs le chauffeur d’autobus…

et en même temps que vivre pour vivre est suffisant, aussi vrai et dans la nature humaine de vouloir communiquer ses expériences…

quand j’étais au Brésil, je me posais justement cette question quand je partageais mes expériences sur mon blogue, notamment par le biais de photos…

à chaque fois, je me disais : pourquoi partager ces expériences de voyage avec mes lecteurs/trices ? car en soi ces expériences étaient complètes et suffisantes pour moi…

mais quand on partage, on dirait qu’on vit plus grand que soi… quand on partage, on transmet du bonheur, de la joie, des sentiments que l’on espère les meilleurs possibles, on transmet du nouveau à des gens qui ne connaitraient pas sans notre intervention une telle réalité…

comme moi-même j’apprécie quand mes ami(s) postent des photos de voyage d’endroits que je n’ai jamais visité… free trip

je crois que le partage est profondément inscrit et ancré dans la nature humaine…

quand on aime, on veut partager, faire découvrir, tout au moins informer les gens qu’on aime… et ce qu’ils feront avec, pas de notre ressort anyway...

comme ces chroniques, comme mon album…
https://atisupino.hearnow.com/

on sème à tous vents et on verra bien pour la suite… sans attente, sans compter… que pour le simple plaisir de partager… le partage est un but en soi, auto-suffisant… donner tout l’amour qu’on voudrait recevoir…

et en même temps, parfait de simplement vivre pour vivre… écrire pour le plaisir d’écrire, qu’on soit lu ou pas, faire musique pour le plaisir de faire musique, qu’on soit entendu ou pas…

s’aimer soi-même c’est essentiel… mais aimer autrui et être aimé(e), doublement bon…

car pour l’amour, perso, je trouve bien meilleur quand c’est partagé…

__
Le temps que l’on prend pour dire je t’aime est le seul qui reste au bout de nos jours…

– Gilles Vigneault via Samano

le monde

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••• les zultimes chroniques – 18/3/19

traduction : le monde est prêt pour une révolution mystique, la découverte de Dieu en chacun(e) de nous… – Georges Harrison

il a toujours été mon Beatles préféré ce dear George… sais pas pourquoi, mais probablement à cause de ce genre de commentaire probablement…

probablement aussi lui qui a amené ses 3 comparses en Inde jadis…

oui le monde est prêt pour une révolution mystique, car le monde est rendu tellement fou out there que la seule voie d’échappement à la folie et au non-sens réside en nous, à l’intérieur… pas un intérieur les yeux fermés pour ne pas voir le dehors…

un regard intérieur pour trouver Dieu – ou le secret, le mystère, le trésor, si vous préférez – et qui nous permettra éventuellement de contribuer à changer le monde justement…

on retrouve du mieux et du pire dans le monde en ce moment… du moins d’après ce que certains médias nous en rapportent car notre perception du monde matériel est si limitée…

des attaques mortelles et de la haine en série sur les réseaux sociaux d’un côté, et des marches d’étudiant(e)s pour le climat et de multiples découvertes ingénieuses de l’autre bord…

du noir en masse, et du blanc aussi… des milliers de tons de gris la vie…

mais si on cherche en dehors de soi, on n’a pas fini de chercher…

plus simple de r’tourner son regard de bord

bien sûr qu’on vit dans le monde, on fait partie du monde, on est du monde…

en passant quel beau terme que celui de monde

le monde, notamment celui dans lequel on vit, celui qui s’agite à l’extérieur de soi, la somme de chacune des personnes qui le compose, la boule sur laquelle on tourne, la nature, les animaux et tout ce qui y vit…

comme le monde, qui comprend justement chaque personne, chaque être humain, chaque individu… comme dans enwèye le monde, prenons-nous en main…

mais un autre monde vit en soi, une cosmologie autre… en soi se trouve une porte vers un autre monde, un monde qui s’ouvre quand on ferme nos yeux, quand on s’introspecte, quand on plonge en soi

la vie mystique est un mystère mais c’est celle qui semble faire le plus de sens si on cherche quelque chose… pour commencer la quête du moins… car la voie intérieure débouche anyway vers le monde et vers nos concitoyen(ne)s… nous ne sommes pas une fin en soi… qu’un début vers le reste du monde…

mais avant de fouiller le grand monde, il faut avoir le courage de plonger en soi, de fouiller, et d’y rester quand on tombe sur du beurk et du gris foncé… se scruter l’intérieur, être avec soi, découvrir notre propre grandeur…

car nous sommes le monde…

salut le monde…

seul(e)s ensemble

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••• les zultimes chroniques – 17/3/19

depuis, 7 ans, j’écris… pas de bla bla, que du tape tape tape… pas du tape à l’oeil, du tape au coeur, du tape à l’âme… des mots-ponts… sur la rivière de la vie…

j’écris pour vous rejoindre… j’écris pour connecter… je vous écris parce que je vous sais ici, et là, et ailleurs, partout… semblables à moi, au-delà de nos différences… le même et seul coeur qui bat, poupoum, poupoum…

je partage des ptis mots la plupart du temps, et parfois des photos quand je voyage car plus illustratives, par simple souci de connexion… mais pas de souci…

pas pour shower off, pas pour me mettre en scène car je préfère habituellement rester backstage (sauf pour la musique qui me pousse au c… oude de plus en plus) et me fait sortir de mes fonds de bois 😉

j’écris pour vous rejoindre ici, juste ici, oui, là, de l’autre côté de cet écran… dans le confort et l’inconfort de nos foyers dans lesquels brûle nos coeurs… bûcherons de coeur et d’esprit…

je n’écris pas, je t’écris… et je m’écris à moi aussi… je ne m’écries pas, je chuchotte… j’écris tout bas, low profile, profil bas…

comme Philippe Besson, je t’écris tout simplement, simplement pour être avec toi, avec tous vous, tous ces tois qui ne sont que nous finalement…

à toi, à toi, et à toi aussi… au fond, que des nous…

et je t’écris pour être avec toi… je veux être avec toi parce que je peux très bien être seul… la seule réelle façon d’être avec les autres, quand on peut être seul avec soi…

après plusieurs années en famille et en grand groupe, et quelques-unes en solo dans mes bois, et quelques autres à mi temps ma belle et petite Lilia, elles s’en viennent bientôt pour partager mon quotidien à temps plein…

voyage solo en succulente et délicieuse compagnie…

nous sommes des êtres sociaux, pas des êtres de réseaux sociaux… nous sommes surtout bêtes sur les zéros sociaux, bêtes asociales en ligne…

mon ami Veeresh était un pro de l’amitié et des relations :

alors que je cherchais le sens de la vie, j’ai réalisé que le chemin était aussi important que la destination… si tu as des ami(e)s pour profiter du voyage, tu es béni(e)… et si tu as des ami(e)s pour célébrer ta vie, tu es à la maison… l’amitié est la voie de mon coeur... – Veeresh

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welcome home…

piano : compo de ma belle, Édith…