parti essayer d’écrire un livre…

13612123_256701584707805_1645800927777494512_n

/////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui /////////////////////////////////////////// la quarante-troisième

devrais être de retour un moment donné… et on verra si l’essai aura été concluant…

le chroniqueur a envie de prendre du temps pour écrire plus long, plus long que ces chroniques du moins… envie de plonger dans une mer de mots, d’enfiler un chapelet plus étendu que ces quelques 500-600 mots à la fois que je vous ponds tel un ti coq presque chaque matin depuis plus de 4 ans…

quelques idées et concepts en moi qui demandent approfondissement, réflexion plus lente et moins spontanée, maturation slowmo…

je vais probablement m’ennuyer de vous, et je tricherai peut-être – probablement en fait… alors vous n’êtes pas complètement débarrassé(e)s de moi😉

et si vous aussi vous vous ennuyez de mes mots, vous avez le choix, 1256 chroniques archivées dans la boîte à surprises… qu’à cliquer sur l’onglet chroniques… et

images-4

les mots apparaîtront… comme par

giphy

d’ici là bonne fin d’été et bonne rentrée en vous…

moi je plonge en mon fjord intérieur pour voir si il y flotte un livre afin de transmettre la potentielle promesse au reste de la forêt que oui, il existe une vie à l’intérieur de cette vie…

er parce qu’il n’y a pas seulement des mots dans la vie, vive la musique aussi :
https://soundcloud.com/atidion

rien à dire rien à lire

14066308_10154417444412731_420562685108667589_o

////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui ////////////////////////////////////////// la quarante-deuxième

traduction : parfois il est préférable de ne pas parler… pas du tout… à propos de quoi que ce soit… à quiconque…

OK, avant de parler, je voudrais dire quelque chose…

car la plupart du temps, je reste chez-moi, seul, en silence, à regarder la vie passer, à observer le vide devant moi, et en moi, à contempler le temps qui fait du surplace et qui se fait de la place …

bien sûr, j’ai étalé mes états d’âme ici sur cet écran depuis 4 ans…

bien sûr, j’ai fouillé les multiples fissures de mon coeur et ses pourtours les plus sensibles afin de laisser briller les feux de ma ptite âme loin d’être séparée du grand tout tout… wouf wouf…

of course, je me tape une chronique pratiquement à chaque jour que le bon dieu – et le bon yable – déposent dans notre assiette… mais on en fera pas tout un plat right ? ni de ras le bol…

mais dis-je seulement quelque chose grâce à tous ces mots ?

car on a beau parler, que dit-on vraiment ? que transmet-on ? que se cache-t-il derrière tous ces mots et entre les lignes ?

personnellement, je n’ai rien à dire, on s’entend, et c’est pourquoi je m’étend autant dans le temps… et dans l’écran…

rien à dire de nouveau, rien à  dire d’important ni d’essentiel… je pourrais ne jamais avoir écrit ces millers de chroniques et millions de mots que la terre ne s’en porterait pas plus mal… ni mieux probablement…

alors pourquoi tant écrire me direz-vous ?

je me le demande aussi moi-même… sans pouvoir y répondre… que mes doigts qui tapent tapent tapent… que mes idées qui claquent claquent claquent…

mais néanmoins, je continue à semer mes mots, à planter mes idées, à poser mes questions, à brasser mes doutes et mes questionnements sur cet écran… toujours le même écran… toujours celui-ci… sans but autre que celui de voir ce qui poppera de moi-même…

car nous sommes des boîtes à surprises mes ami(e)s… nous sommes tous et toutes des Crackers Jacques et Jaquelines… quelle surprise est cachée dans la boîte ? que sortira-t-il de la grander machine à popcorn ?

ce matin par exemple, qu’est-ce qui sortira de ces doigts ?

qu’est-ce qui, du grand vide cosmique, voudra bien se révéler ? ou est-ce plutôt de mon petit vide comique que sortent ces mots dits ?

car nous sommes non seulement des Crackers Jacques et Jaquelines chers bons Jacks et Jackies, nous sommes aussi des courroies de transmission, des réceptacles qui transmettent le grand mystère… chacune chacune à notre manière… humblement mais divinement…

et si on réussit à mettre de côté les ptits mottons personnels qui bloquent le grand chemin de la vie, surprenant ce qui peut s’émettre à-travers nous, ce qui peut passer par nous en provenance du grand tout, du grand tout vers le grand tout… grande retour…

parfois, préférable de ne pas parler en effet… pas du tout… à propos de quoi que ce soit… à quiconque

et parfois, on s’ouvre la trappe et on voit ce qui est contenu en soi… on s’active la boîte à surprises… ce matin, comme d’habitude, peu de grandes révélations qui se manifestent via petit moi… mais pas toujours le cas… parfois aussi, de belles révélations qui s’étalent devant nos yeux…

mais toujours un fil entre vous et moi… ne rien dire mais maintenir le lien, tisser le fil… utiliser les mots pour se ramener chacun chacune à soi-même… car toujours face à soi nous sommes vous et moi…

même devant cet écran, que soi-même qu’on regarde… que soi-même qui se regarde en pleine face, qui s’observe, et parfois qui se voit ou s’entrevoit… entrevue avec soi-même… monologue, toujours… car il n’y a pas d’autres… que soi, que soi…

1737_10207987943689608_8914602823950553143_n

OK je retourne à mon silence… pour ne plus parler… pas du tout… à propos de quoi que ce soit… à quiconque

sauf à soi-même peut-être ?

car probablement qu’on ne se parle toujours qu’à soi-même…

have fun alors…

___

« There is someone
who looks after us
from behind the curtain.
In truth , we are not here.
This is our shadow. »
-Rumi

du temps au temps

14045591_1798919017055707_8384510317764788413_n

///////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui ///////////////////////////////////////// la quarantéunième

avec le temps, on apprend à devenir patient… lentement mais sûrement… car ça prend beaucoup de temps pour apprendre la patience… même si le temps n’existe pas vraiment comme on sait bien… mais le sait-on vraiment ?

beaucoup de patience – et de persévérance – pour accepter que même si le temps ne passe pas vraiment – car qu’est-ce que le temps ? et pas toujours maintenant anyway  ? – il se passe quand même quelque chose… même si on ne sait quoi au juste… donc pas si clair le temps…

mais en même temp, même si on aime dire qu’il n’existe pas, le temps est aussi quelque chose de tangible, quelque chose qu’on sent lentement passer sur notre corps – quoi que jamais vraiment sur notre âme semble-t-il…

quand on a des enfants, le temps est plus évident il me semble, car il se promène devant nous… et il avance par étapes progressives…

quand on a des enfants, on voit le temps nous filer droit devant… les transformation des touts petits prennent place à un rythme si rapide qu’ils ne laissent aucun doute, le temps file et tout passe et évolue, se transforme, bouge… le temps pousse au cul de la vie…

il y a le temps de surface, celui qui passe vite vite vite, celui qu’on manque tout le temps, celui qui bouge et qui s’active… et il y a le temps de fond, celui qui passe très lentement, celui qui nous fait regarder les choses à plus long terme, avec une distance, un certain détachement… le grand temps…

et parfois le temps passe en tortue, d’autre fois il file en lièvre…

parfois les secondes se font siècles, et à d’autres moments, toute notre existence glisse vite et hors contrôle sans qu’on y puisse rien, vers un fil d’arrivée invisible et inévitable qui nous attire vers l’inconnu…

et le temps est lié de près au corps… en fait le temps n’existe que par le corps… le temps est incarné… car sans corps, probablement que le temps disparait automatiquement… le temps serait donc surtout corporel… et surtout logé dans le tête… quoi qu’une maturité intuitive existe aussi… ah ! compliqué le temps…

le temps existe dans nos têtes, pas dans nos âmes…

même si le temps n’existe pas, on finit par apprendre certaines choses à force de le regarder passer… et de se faire passer dessus…

notamment, en vieillissant, on apprend qu’il est impossible de plaire à tout le monde mais que d’énerver tout le monde et un jeu d’enfant

13886436_1513574778747450_4067584840446965957_n.png

le temps nous apprend aussi que  plus notre corps vieillit, plus on constate qu’il est tout à fait OK de vivre une vie que les autres ne comprennent pas

13895002_1026014070851139_186150523677541661_n

si on l’écoute, le temps finit aussi par nous enseigner que le problème concerne toujours la fuite face à soi-même quand on veut pas reconnaître certaines choses en soi qu’on n’aime pas
 14040091_836957429774819_971192763168658469_n.jpg

et finalement, ne nous inquiétons pas avec le fait de vieillir, nous allons continuer à faire des niaiseries, on ne les fera que plus lentement

13726771_1191051484250036_6114419318309885709_n

OK c’est le temps de partir… le temps m’attend ailleurs…

_____

ce n’est pas parce que je suis un vieux pommier que je donne de vieilles pommes… – Félix Leclerc.

humanidade

14117726_10154474420284776_7777919879566808834_n.jpg
//////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui //////////////////////////////////////// la quarantième

traduction : nous avons tous, chacun chacune, terriblement blessé autrui… soit intentionnellement ou par accident… nous avons tous, chacun chacune intimement aimé autrui… soit intentionnellement ou par accident… ceci est un trait de caractère intrinsèque chez tout humain(e)… de même qu’une grande responsabilité… je le pense du moins…  être un sabre et une fleur… mais… apprendre à pardonner, à soi-même comme aux autres, parce que nous n’avons pas choisi sagement est ce qui fait de nous des êtres humains… nous faisons de terribles erreurs… c’est ainsi que nous apprenons… on respire l’amour.. c’est ainsi que nous apprenons… et c’est inévitable… – nayyirah waheed

il y a de ces citations qui arrivent comme ceci au parfait moment… celle-ci en est une…

personne ne peut prétendre n’avoir jamais blessé autrui car souvent on ne sait même qu’un de nos gestes ou une parole a pu blessé… plusieurs choses se passent dans le grand silence de la vie… pour cela qu’il est important de demander un pardon général à la vie une fois de temps en temps d’après moi… juste pour faire sûr

ainsi, cher monde entier, je te demande pardon pour tout acte ou parole qui aurait pu blesser quiconque, que j’en aie été conscient ou pas…

personne non plus ne peut prétendre ne jamais avoir été blessé(e) par autrui… et souvent cet autrui ne le sait même pas… alors aussi important je crois une fois de temps en temps de pardonner le monde entier d’un coup, juste comme ça, pour alléger l’espace…

ainsi, de nouveau cher monde entier, je te pardonne pour tout acte ou parole qui m’a blessé car je sais que ce n’est pas l’intention de quiconque de consciemment blesser autrui…

quand même quelle responsabilité d’être humain… de porter tout ce pouvoir qui s’accompagne justement d’une telle responsabilité…

pas la responsabilité dans le sens de culpabilité, mais davantage tel qu’Osho l’entendait, comme une habileté à répondre, plutôt qu’à réagir…

répondre à ce que la vie nous envoie, ce que la vie met dans notre assiette… et bon appétit !

alors oui, apprendre à pardonner et à demander pardon car nous apprenons bien souvent par essai erreur… et dans le monde des relations humaines, souvent nos erreurs laissent des traces, des marques…

peut-être mieux qu’on ne sache pas tout car on risquerait d’être surpris(e)… alors toujours, agir avec délicatesse, empathie et compassion sont des gages de sécurité et de respect des autres…

et en vivant à partir du coeur, soyons prêt(e) à voir et à peser, réellement et sincèrement, les conséquences se nos actes… toutes les conséquences, tous nos actes… même nos pensées…

et bouger avec délicatesse dans un monde qui va de plus en plus vite, prendre soin des gens et demander pardon régulièrement… juste au cas…

car ce sont souvent les gens de qui nous sommes le plus près que nous risquons le plus de blesser, et vice versa…

car lorsqu’on ouvre son coeur, on ouvre aussi la possibilité de blessure et de heurt… de part et d’autre…

et souvent on ne voit pas ce que l’on fait avant d’en réaliser les conséquences à l’extérieur de soi…

essai-erreur, quel jeu dans l’apprentissage d’être humain, du devenir humain…

heureusement, nous avons la capacité de demander pardon pour réparer nos gestes malhabiles, et et nous avons la capacité de pardonner aussi, afin de voyager toujours le coeur et l’âme le plus léger possible…

aho !

ô solo mio à la vie à l’amor

14040090_10153901501597683_551046906985961158_n

////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui /////////////////////////////////////// la trente/neuvième

mon amoure est partie, vivre sa vie, dans une vie, ailleurs qu’ici… mes deux amours en fait… la petite et la grande… uma flor duas flores…

comme le phoque dont la blonde est partie en Alaska faire tourner des ballons sur son nez… beau et bien dommage en effet… couteau à double tranchant l’amour… mais quel maître du coeur… tranchant tout, jusqu’à l’âme… scalpel chirurgical…

alors temps pour moi de retomber sur mes deux pattes, mes seules deux petites pattes d’en avant et d’en arrière en même temps, comme un chat le fait si bien, et de vivre une autre des multiples vies qu’on nous accorde… temps d’acccorder l’instrument de nouveau…

autre passage de feu hier dans le cadre d’une séparation douloureuse, un arrachement de soi à une entité  plus grande que moi… ça fait partie du processus dit-on… c’est le métier qui rentre disait mon père…

alors temps de ramasser tous ses morceaux, de se rapatrier dans cette solitude arrachée à une vie de couple qui fut douce et bonne, mais qui n’est plus… solo ati… net non plus duo ni trio… solo…

prendre le temps de sentir l’absence de l’autre, la manque de sa présence, qui nous complétait, qui nous faisait paraître plus grand que soi…

sentir l’absence pour dépasser ce sentiment de manque car quelle belle occasion que l’absence d’un être aimé, pour simplement rester branché sur ce qui est dans le moment, et ce qui n’est pas, ce qui était, ou qui aurait pu continuer à être dans nos rêves, même si autrement… justement, autrement…

car que ce qui est ne soit, même si cela parle fort et dur et claque la face comme une porte qui se referme sur les doigts de notre amour…

ce qui est dans la brutalité vivante de l’état actuel ramène à soi, ramène à ici, et à maintenant, simplement…

amère médecine mais essentielle, médecine mère que la solitude en son propre royaume intérieur… mais essentielle, inévitable… merci la vie même si… car rien comme l’amour pour ramener à soi…

temps de revenir à soi, en toute soloïtude, back au solo après le duo et le trio qui fut doux au coeur pour le temps qu’il dura…

sans que le manque de l’autre – ou des autres dans ce cas-ci car double peine d’amour, spécial deux pour un pour un temps limité à la grande shoppe amoureuse – ne prenne toute la place, sans que son absence ne remplisse le vide de sa propre présence à soi-même… utiliser l’absence de l’autre justement pour retrouver sa propre présence, pour être précipité à soi…

car la présence d’un(e) autre est souvent égarememt de soi-même, éloignement de soi, car encore à l’extérieur de soi la source de l’amour… rien comme cela pour apprendre…

et quand on nous quitte pour un autre, toujours un petit pincement supplémentaire au coeur du loup solitaire, à savoir que non seulement la présence de notre amour n’est plus requise au coeur de l’autre, mais qu’en plus il a été remplacé… déjà… si vite… et brutalement…

très riche expérience que de retrouver sa propre valeur pour soi-même grâce à une certaine forme de rejet de ce qui a été…

et on accueille tout car l’amour est plus fort que nous, plus fort que tout, et précieuse leçon il y a ici c’est certain…

alors ce matin, les mots du prophète de Khali Gibran sur l’intransigeance et la brutalité de l’amour à l’autre qui, de façon surprenante, sont arrivés dans ma boîte de courriel… rien à faire, la vie nous arrive livrée d’elle-même en pleine face…

juste pour moi on dirait ces mots ce matin… alors je les partage avec vous…

____

Quand l’amour vous fait signe (via le blogue La Joie d’être un âne, merci J.)

Alors Almitra leva la tête et regarda le peuple.

Un silence tomba sur eux.

Et d’une voix forte, il dit :

Quand l’amour vous fait signe, suivez-le, bien que ses voies soient dures et escarpées.

Et lorsque ses ailes vous enveloppent, cédez-lui, bien que l’épée cachée dans son pennage puisse vous blesser.

Et lorsqu’il vous parle, croyez en lui, malgré que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord saccage vos jardins.

Car de même que l’amour vous couronne, il doit vous crucifier.

De même qu’il est pour votre croissance il est aussi pour votre élagage.

De même qu’il s’élève à votre hauteur et caresse vos branches les plus légères qui tremblent dans le soleil.

Ainsi pénétrera-t-il jusqu’à vos racines et secouera dans leur attachement à la terre.

Comme des gerbes de blé …

Il vous emporte,

Il vous bat pour vous mettre à nu,

Il vous tamise pour vous libérer de votre bale,

Il vous broie jusqu’à la blancheur,

Il vous pétrit jusqu’à ce que vous soyez souples.

Et alors … il vous livre à son feu pour que vous puissiez devenir le pain sacré du festin de Dieu.

Toutes ces choses, l’amour vous les fera pour que vous puissiez connaître les secrets de votre cœur et devenir, en cette connaissance, un fragment du cœur de la Vie.

Mais si dans votre peur, vous ne recherchez que la paix et le plaisir de l’amour, alors il vaut mieux couvrir votre nudité et sortir de l’aire de l’amour.

Pour vous rendre dans le monde sans saisons …

Où vous rirez, mais non pas … tous vos rires,

Et pleurerez, mais non pas … toutes vos larmes.

L’amour ne donne que de lui-même et ne prend que de lui-même.

L’amour ne possède pas et ne veut pas être possédé. Car l’amour suffit à l’amour.

Et ne pensez pas que vous pouvez guider le cours de l’amour. Car l’amour, s’il vous trouve digne,dirigera votre cours.

L’amour n’a point d’autre désir que de s’accomplir.

Mais si vous aimez et devez avoir des désirs qu’ils soient ceux-ci :

Se fondre et être un ruisseau coulant qui chante sa mélodie à la nuit,

Connaître la douleur de trop de tendresse,

Être blessé par sa propre intelligence de l’amour

Et saigner volontiers et joyeusement,

Se réveiller à l’aurore avec un cœur ailé et rendre grâce pour une autre journée d’amour;

Se reposer à l’heure de midi et méditer sur l’extase de l’amour;

Rentrer en sa demeure au crépuscule avec gratitude.

Et alors dormir … avec en son cœur … une prière pour le bien-aimé, et sur les lèvres … un chant de louange…

le prix de l’amour

13043361_10154783555513989_1246621220128961343_n

///////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui ////////////////////////////////////// la trente/huitième

traduction : il n’y a pas de fin au chagrin… mais il change… c’est un passage et non un lieu permanent… le chagrin n’est pas un signe de faiblesse, ni un manque de foi… c’est le prix à payer pour l’amour

beau non ? le chagrin est le prix à payer pour l’amour… car lorsqu’on ouvre son coeur, on ne décide plus de son destin… ni du nôtre… car l’amour est roi… ou est-elle reine ? car me semble que l’amour est sûrement féminin…

on dit qu’une peine d’amour ne guérit jamais vraiment tout à fait… ça laisse toujours quelques petites séquelles au coeur…séquelles qui ne rendent le coeur que plus fort, plus grand, plus vaste, plus élastique… plus aimanté…

mais il nous faudra retourner au coeur de soi, il nous faudra refaire confiance à l’amour éventuellement… et pas nécessairement à l’amour envers une seule personne, non, pas de cet amour du vécu heureux pour l’éternité… non l’amour envers soi-même en premier lieu, envers cette partie blessée, puis à l’amour envers le monde entier… en fait pour l’amour de l’amour… car aimer est suffisant en soi… même pas besoin d’objet un moment donné… que l’amour d’aimer…

le chagrin est un passage obligé, un prix à payer – à risquer du moins – pour quiconque ouvre son coeur… et une fois ouvert le coeur, ça ne se referme plus vraiment… ça peut ratatiner temporairement, se recroqueviller, question de lécher les plaies du moment, mais une fois ouvert, le coeur est lâché lousse et attirera l’amour sur son passage… aimant un coeur…

important qu’il y ait un prix à payer pour l’amour car l’amour est la valeur ultime de la vie, valeur ultime dans la vie… et le prix à payer ne se monnaye pas, car l’amour on ne prend pas ça pour du cash…

non le prix de l’amour se transige en chair, en os, en sueur, en larmes, en extase, en bleus au coeur, en don de soi, en expansion… et si on accepte de payer le prix, l’amour nous mènera jusqu’à notre âme… éventuellement… mais on ne peut rebrousser chemin…

pas une faiblesse le chagrin, ni un manque de foi… que le prix à payer pour l’amour… l’ultime prix à payer pour l’amour… une capacité de prendre des risques, un ouverture à l’inconnu, un saut dans le vide l’amour…

et quiconque dont le coeur n’a jamais connu les bleus de l’amour est bien pauvre… bien petit le petit coeur sans bleus… car si un coeur est doux et mou, aussi rough & tough un coeur, ça peut en prendre… des coups et de l’amour… élastique, résilient, amoureux de l’amour même…

et pas que de cet amour romantique, l’amour à une seule voie, l’amour pour un seul être… pas l’amour only you… non l’amour avec 3-4- A MAJUSCULES, l’âmour avec un accent circonflexe qui le rapproche de l’âme, celui qui élève jusqu’aux cieux…

quand on vit une rupture amoureuse, le coeur nous débat, et parfois il se débat aussi, et combat aussi parfois… le coeur doit parfois sauver sa peau au jeu de l’amour… mais ça en vaut toujours le risque… et la chandelle…

et il finit toujours par se sortir les tête des larmes le coeur… vive le temps… vivre le temps du chagrin qui passe beaucoup plus lentement si on veut l’écouler trop vite, si on ne veut l’écouter…

le chagrin est comme le sable dans le sablier de l’amour… et le sable dans l’engrenage de la raison… et un chemin privilégié vers soi… car coeur chagriné se porte toujours de près…

toute relation est vouée à se terminer éventuellement… que ce soit par la mort, ou par l’usure du temps, toute relation est déjà condamnée à  se transformer d’une façon ou d’une autre… alors important de prendre le temps de prendre soin, primordial d’en profiter pendant que ça passe car l’amour passe et tourne et revient et continue son chemin… l’amour est contagieux et transmissible sensuellement…

qui ne risque rien n’a rien dit le dicton… jamais aussi vrai que pour l’amour…

aimer par amour

14034993_10154433466726241_6622793176038147252_n.jpg

//////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui ///////////////////////////////////// la trente/septième

traduction : l’amour est telle une brise… il passe mais on ne doit pas fermer portes et fenêtres pour conserver la brise à l’intérieur… – Osho

grand ménage du printemps… temps d’ouvrir portes et fenêtres… temps d’aérer…

temps d’ouvrir les mains et le coeur et de laisser l’amour suivre son cours… et l’amour vrai, sincère et juste ne quitte jamais… il peut aller prendre l’air ailleurs mais il revient toujours… il grandit, il évolue, il suit son cours, tout simplement… et l’amour circule constamment… de plus en plus…

l’amour ne demande qu’à aimer… et à se laisser aimer…

parfois en douceur, parfois avec vigueur…

parfois tièdement, parfois chaudement…

parfois de tout près, parfois de plus loin…

et ainsi va l’amour… car toujours l’amour va… là où il est reçu et accueilli, là où on le respecte et cultive…

mais éventuellement, l’amour brûle et brûlera tout sur son passage… tout ce qui n’est pas vrai, sincère ou juste, tout ce qui pas propre au coeur de l’amour… l’amour est une grande force purificatrice…

s’il s’y cache à merveille et s’y dissimule, l’amour dépasse le cadre du quotidien… l’amour se passe en dehors de la boîte… et l’amour se fait aussi de loin…

L’amour est une présence constante dans l’esprit et le cœur, mais une activité secondaire dans le temps, dans les 24 heures que nous vivons chaque jour… – Gérald Godin

l’amour requiert transparence et totalité… l’amour exige le vrai… et tout ce qui dépasse sera éventuellement brûlé au jeu de l’amour… car l’amour est un grand jeu cosmique…

fondamentalement, c’est l’amour qui nous rend capable d’aimer d’amour…

ceux (et celles) qui m’ont, dans ma vie, inspiré de l’amour ? mais je leur dois tout ! 

quelle qu’ait été leur réponse, quelles qu’aient été les déceptions, les trahisons qui ont pu s’ensuivre…

quel qu’ait été le temps que nous avons partagé – amour de quelques heures, de quelques minutes, d’un instant, d’un regard ou de toute une vie, peu importe ! 

merci à toi qui m’as rendue capable d’aimer…  – Du bon usage des crises, Christiane Singer

l’amour ne peut se découvrir autrement que par le coeur… seule voie d’entrée et de sortie de l’amour… par la suite, l’amour is burning down the house..

l’amour au-delà de tout, surtout de la raison car pas besoin de raison d’aimer, pas besoin de raison pour aimer… l’amour ? au-delà de la raison…

Go beyond reason to love: it is safe… It is the only safety… Love as much as you can from wherever you are…  • Thaddeus Golas

l’amour, toujours, peu importe où et d’où…

l’amour même si on ne comprend pas, l’amour surtout si on ne comprend pas…

l’amour à tout prix… l’amour à tout prendre, et se laisser prendre par l’amour, se laisser prendre à l’amour… car l’amour prend tout… et l’amour rend tout… et parfois l’amour rend fou,  et folle… fol l’amour…

qu’est-ce que l’amour me direz-vous ?

l’amour est feu, et on ne peut connaître réellement l’amour sans s’y brûler, car qui s’y frotte s’y brûle, et that is precisely the name of the game

jouer le tout pour le tout à l’amour, pour l’amour, par amour… envers soi-même en premier lieu, car tout part de là… mais l’amour du monde surtout…

l’amour au-delà d’une personne, l’amour au-delà de tout… l’amour pour tout, l’amour en tout et partout…

aimer même si on ne nous aime pas de la même façon en retour… aimer même quand ça fait mal… car parfois l’amour est dur… mais toujours l’amour est vrai… aimer car que faire d’autre ? trop difficile de ne pas aimer quand ça aime…

on dit que tout ce que l’on amène avec soi lors de la mort se limite à l’amour… on verra bien, mais d’ici aimons…

car aimer ne peut que se faire verbe, jamais nom… toujours oui l’amour…

alors on joue le tout pour le tout à l’amour…

à la mort ?

amor amor amor

et amor à la vie…