je me souviens

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••• les zultimes chroniques – 20/8/19

traduction: Règles de vie humaine transmises via l’Ancien Sanskrit
1- tu recevras un corps
2- tu apprendras certaines leçons
3- il n’y a pas d’erreurs, que des leçons
4- une leçon sera répétée jusqu’à ce qu’elle soit apprise
5- l’apprentissage ne se termine jamais
6- là-bas n’est jamais mieux qu’ici
7- les autres ne sont que des miroirs de toi-même
8- ce que tu fais avec ta vie ne relève que de toi  
9- la vie est exactement ce que tu penses qu’elle est
10- les réponses à tes questions sont en toi
11- tu vas oublier tout ceci
12- mais tu peux t’en souvenir quand tu le veux

il serait prétentieux de vouloir rajouter quelque chose à cela non ?

alors je me la ferme et continuerai d’étudier… comme vous, comme nous tous et toutes…

je me souviens ?

à chaque foi

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••• les zultimes chroniques – 19/8/19

on ne peut que garder la foi… cette espérance qu’on peut si difficilement décrire…

sinon, sans foi, pas de sens ce monde… que fait-on ici ?

si pas de foi, que chaque moment pour lui-même, ce qui est aussi OK… car toujours qu’un moment à la fois anyway…

et dans un sens, la foi a rapport à l’avenir… ce moment ne requiert aucune foi… il est pour ce qu’il est…

garder la foi que peu importe ce qui se passe, tout est toujours parfait…

même quand c’est difficile, même quand c’est incompréhensible, même quand ça passe serré dans les coins… même quand ça fait mal…

alors pour développer la foi, et l’amour, deux versions de Com Fê…

Com fê, Com fê, eu vivo com fê 2 x
Com amor, Com amor, eu vivo com amor 2 x

et le reste de mes hymnes si vos oreilles ont envie d’écouter…

accepter, apprécier, aimer, changer, etc.

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••• les zultimes chroniques – 18/8/19

traduction: mon Dieu, accorde-moi la sérénité d’accepter les gens que je ne peux changer, le courage de changer celle que je peux, et la sagesse de savoir que cette personne n’est nulle autre que moi-même… – auteur inconnu, variation de la prière de la sérénité des AA, via mon amie Kerry

beau twist de la prière de la sérénité… version crémeuse…

pour ceux et celles qui ne connaissent pas la version traditionnelle, la voici:

Mon dieu donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer,
le courage de changer les choses que je peux changer
et la sagesse d’en connaître la différence…

sérénité, courage, sagesse, les trois termes clés ici… peu importe la version… 😉

comme on ne peut changer personne d’autre que soi-même, alors acceptons le monde tel qu’il est… plus simple… car sinon le défi est vaste…

alors attardons-nous à soi-même… prendre conscience, observer, porter attention…

et même soi dans le fond, peut-on vraiment se changer ?

au mieux, peut-être possible de changer certaines de nos façons de voir le monde, quelques croyances, ou encore certaines de nos attitudes et/ou comportements…

car ce que nous sommes fondamentalement est peut-être un noyau dur ? un poste d’observation logé en notre corps ?

peut-être que notre visage original ne peut changer, être changé ou se faire changer…

peut-être un noyau dur sommes-nous ?

très plausible que l’observateur en soi ne puisse changer, que sa périphérie qui le peut…

plutôt que de vouloir se changer soi-même, même si cela est possible, meilleure idée de premièrement accepter en totalité tout ce que nous sommes ? tout ce que l’on a fait, fait et fera, tout ce que l’on a pensé, pense et pensera, ce que l’on a ressenti, ressent et ressentira ?

car on dit que prendre conscience de quelque chose en soi le transforme immédiatement…

que lorsqu’on pointe la lumière de la conscience sur un coin d’ombre, automatiquement cette ombre disparait…

et ensuite, reconnaître, apprécier et aimer ce que l’on voit, même si pas toujours facile à regarder en pleine face… car toujours confrontant de se regarder soi-même en pleine face… rencontre entre quat’zieux…

face à face avec soi-même… toujours que cela au fond non ? pas d’autres, que soi projeté partout sur le monde ?

car au fond, est-il vraiment possible de changer ?

ou plutôt s’aimer ?

anyway…

belle journée pour mettre tout ça en pratique…

leçons de vie

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••• les zultimes chroniques – 17/8/19

traduction: quoi que ce soit qui te dérange t’enseigne la patience… quiconque t’abandonne t’enseigne à te tenir debout sur tes deux pieds… quoi que ce soit qui te fâche t’enseigne le pardon et la compassion… tout ce qui a un certain pouvoir sur toi t’enseigne à reprendre ton pouvoir… quoi que ce soit que tu détestes t’enseigne l’amour inconditionnel…  quoi que ce soit qui te fait peur t’enseigne à trouver le courage de dépasser cette peur… quoi que ce soit que tu ne peux contrôler t’enseigne à lâcher prise…

vu de même, du strict point de vue des apprentissages, on a presque envie que la vie nous amène des défis pour qu’on apprenne non ? non pas vraiment… mais presque…

car si on lui fait confiance, la vie saura bien déposer dans notre assiette ce que l’on a besoin d’apprendre… peu importe ce que c’est… car on peut apprendre de n’importe quelle situation… les dures comme les douces… mais en tant que descendant(e)s de cathos qui devaient souffrir pour gagner leur ciel, on a encore des relents légèrement masos…

mais un autre défi consiste à apprécier quand la vie est bonne avec nous et nous permet qu’on se la coule douce… à jouir de la vie… en passant, vous savez que le verbe jouir n’existe pas en anglais ? pas rapport mais intéressant comme concept…

ne rien vouloir de précis, accepter ce que la vie nous présente et y faire face avec enthousiasme et lucidité… voilà la formule magique pour apprécier la vie… utiliser les obstacles pour se propulser par en avant… faire face aux défis et aux peurs et découvrir son courage qui est infini… lâcher le contrôle et se laisser guider par les divers événements de la vie…

alors prier, mais pour rien de précis ni de particulier, prier pour tout en général… ne prier que pour l’on soit capable et disposé(e) à accepter ce qui est… car ce qui est est ce qui doit être anyway… de toutes les façons… car ainsi soit-il… toujours…

alors quand la vie nous met au défi, apprécions ça aussi…

quand quelqu’un nous fait du trouble, observons ce qui en nous est dérangé…

quand quelqu’un nous met en clisse, respirons… et encore et encore…

quand quelqu’un nous brise le coeur, laissons notre coeur s’ouvrir et s’envoler…

quand quelqu’un nous fait voir quelque chose que l’on aime pas, merci ! car ce quelque chose est sûrement en moi aussi…

peu importe qui, quoi, quand…


ajout de dernière minute d’un texte trouvé sur FB sur la page de Bernard Guy

𝐆𝐄𝐓 𝐓𝐇𝐀𝐓 𝐀𝐖𝐀𝐘 𝐅𝐑𝐎𝐌 𝐌𝐄 !

𝐎𝐧 𝐀𝐜𝐜𝐞𝐩𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞, 𝐒𝐮𝐫𝐫𝐞𝐧𝐝𝐞𝐫, 𝐃𝐢𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐧𝐝 𝐦𝐨𝐫𝐞

𝐁𝐢𝐭𝐬 & 𝐛𝐲𝐭𝐞𝐬 𝐟𝐫𝐨𝐦 𝐨𝐧𝐞 𝐨𝐟 𝐭𝐡𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐩𝐭𝐞𝐫𝐬 𝐨𝐟 𝐭𝐡𝐚𝐭 𝐮𝐩𝐜𝐨𝐦𝐢𝐧𝐠 𝐛𝐨𝐨𝐤. . .

You can’t make a project out of fearlessness, acceptance, all these things you bring up. If there’s fear, there’s fear. And if there’s a rejection or a resistance to it, a desire for it to go away, to get rid of it, then there’s that too. When we allow things to be as they are, they deepen and unfold and eventually insights come, some understanding arises.

It’s interesting. Since we do not want to suffer, when suffering comes one way or the other we say no to it. We avoid it, we resist it, we push it away, we reject it. While externally it usually means moving away from what we see as the cause of it, internally it means repressing it so that we stop feeling it. The interesting thing about this inner activity is that it’s actually the best way to keep it, and keep it as it is. So the end result of that strategy is the opposite of what we expect from it. What was a momentary sensation or emotion ends up being preserved, put in a can like a preserve, talking of which. Canned, labelled and stored potentially forever on some inner shelf in our self.

It’s possible to realize how ineffective that strategy is. How fruitless. How futile. And it’s not only parts of ourselves that are affected when we reject them, it’s the whole of ourselves since we’re not made of separate parts. No part is apart. We can differentiate different parts of ourselves, yet none are separate from one another. We’re an organic whole, a wholeness, just as the whole of life is. So when we reject anything, we’re rejecting ourselves, plain and simple. Furthermore, we’re rejecting reality. When you don’t want who you are or what you are in any given moment, you don’t want what is, you don’t want what’s real, you don’t want the truth. And that’s something that happened a lot whether we remember it not.

I’m reminded. The teacher is taking the names of the new students attending their first day of primary school. Coming to Nasrudin’s son, little Johnny, he asks him “So, what’s your name, young man ?” To what Nasrudin’s son replies cheerfully “Johnny Don’t !”

*

You would like to get through this. That’s understandable, though it’s not that simple. It’s natural to want to get through something difficult, yet that very attitude perpetuates whatever it is we hope to get through. We can’t get through something by wanting to get through it, and we can’t because implicit in that very desire there’s rejection.

That goes to the core of a dilemma we find ourselves in. It’s true that “the only way is through” as the meme goes. I even wrote something about that myself, a long time ago, which went :

Free, free, free
It came to freeze, freeze, freeze
So hear what frees, frees, frees
It’s to be true, true, true
With what comes through, through, through
Right through

It sounds good, right ? Yet there’s the fundamental issue of our attitude, of where we’re coming from, of how we meet things. If I meet something because I want to get rid of it or get over it, it can’t work because I’m taking the position of rejection, of division, which obviously only compounds the problem. What’s needed is an alignment with reality, with its openness, its welcoming everything as it is for its own sake, thus giving it the space to fully be itself.

So much of our suffering comes from our identification with our ego-self’s constant rejection of what is. It can’t help it. In some fundamental sense, it arose from the start as a resistance to what is, to reality. Since then, split-off from its essential nature without even knowing it, it desperately tries to be that nature, without knowing that either. Which is impossible. It’s not possible because its thinking and feeling itself as being separate from it, for all its realness, is a delusion.

It seems that it can’t stop doing that until and unless it utterly fails. And as it completely fails, it falls. And as it falls, it’s welcomed into the arms of Being, of its true nature, where it was all along, funny and tragically enough.

*

It’s useful to understand the part that our superego plays in our rejection of any part of ourselves. Rejection implies judgment, criticism, disapproval, as well as depreciation, devaluation. Which are all a hallmark of the presence and action of the superego.

If we look at why we reject anything in ourselves, we will find that we do so because we judge it. We judge it as being either bad, wrong or not good enough. But the truth is that we’re not the ones doing that, not exactly. What’s doing it is our superego, the internalized moral standards and ideals that came from our parents and society as a whole.

“Behave,” they said ? And now every time something comes up that doesn’t jibe with whatever they meant by that, we don’t need them anymore, we take care of it ourselves by automatically, unconsciously repressing it, rejecting it. Or “boys don’t cry,” they said ? And we don’t anymore or hardly. Or “be strong,” they said ? And each time we feel otherwise, we actually stop ourselves from feeling. Period.

There’s a violence in this, as there is in rejection. And while we can trace the origin of rejection back to some early experiences which felt so unbearable that we had to reject them, to repress them, the superego now plays a huge part in perpetuating that attitude although it doesn’t serve us anymore. That’s why you find me emphasizing the value of doing some work around it. For being under its sway is not only painful, it makes it impossible to fully be ourselves—never mind coming to truly know ourselves.

*

Letting-go of attachment so that you will be free ? Good luck.

We don’t realize how deep attachment goes. Without it our ego-self wouldn’t survive, not the way we commonly experience it. People talk about letting-go of attachment as if it was a simple thing. It’s not. It goes to the root of how we commonly experience ourselves and reality.

As it is with other things that we consider doable or under our control, detachment is something that happens on its own. If we’re doing it or even just want it to happen, it simply indicates that we’re attached to something else, to another story, another image. Like the image of someone who would be free without attachment, who would be better off non-attached. That’s not freedom.

True detachment or non-attachment is not an activity. It’s something that happens spontaneously, naturally, out of inquiring into the nature of attachment and coming to a true and heartfelt understanding of it. Then in that very understanding, by and by it drops away. If it’s an activity I engage in, then it’s just another form of avoidance. Of avoidance, of denial, of rejection. Or of spiritual bypassing, to use that expression.

What we can do is explore the nature of our attachments, of our grasping and holding-on to things, to people, and inquire into the nature of attachment itself. That’s possible. And it’s already a lot.

*

It’s the nature of things that everything ends up being separated, parceled out for us, human beings. That each thing, each person appears to be a separate thing existing on its own, which leads to comparison and evaluation and preference and finally to attachment. It’s the unavoidable consequence of the mind’s capacity to reify concepts, to turn them into concrete objects that seem to exist on their own.

When you’re a young baby you perceive differences, the result of the differentiation of the formless presence of reality into countless forms, but the experience is wordless, nonconceptual. It’s a single fabric, all of one piece, and there’s no telling what is what since there’s no knowledge yet, since the perceived differences are not conceptualized yet. So there’s nothing to be attached to. Then as everything is conceptualized, reified, named and perceived through that mental filter, it all turns into what seems to be solid, concrete objects existing on their own.

Initially there is no “cat” or “dog” or “toy” or “plant.” For all these to be perceived as existing as separate things rather than as a differentiation of the one reality, we need to mentally create images or representations of them, to draw a border around them or outline them to isolate them, to abstract and extract them out of the living oneness when they’re all simply differentiated patterns in it and of it. Once that happens, then we can start to compare them, evaluate them and then judge some of them as being better or worst than others and the course is set : the oneness of reality is divided into two, split into good and bad, and then of course we choose the good over the bad, to which we get attached.

Does it sound familiar ? It reminds me of the Christian story of the tree of the knowledge of good and evil and how eating its fruit resulted in being kicked out of paradise—while it got stuck in Adam’s throat so that we’re all stuck with an Adam’s apple now. Tough luck.

*

Rich conversation. We covered a lot ground and addressed a lot of significant points, like the necessity of getting closer to our experience when simply allowing it to be as it is doesn’t, by itself, lead to its unfoldment, for things to move deeper and reveal more of themselves. That’s a vital one.

We can look at it from the perspective of disidentification. I bring that up because it’s relevant and because there’s a lot of talk about not identifying with the content of our experience in spiritual circles, and quite a bit of confusion around that as far as I can tell. In my experience and understanding, we can’t disidentify from something that comes from a deeper level than the level we’re currently at or operating from. If it does, then we need to get closer to it, to be more intimate with it, to experience it more fully so that it reveals itself. It first needs to be made conscious, brought to the light of awareness. Once you experience it and see it completely, you may find yourself going beyond it, going deeper.

I just wrote “we can’t disidentify » as if we could, although disidentification is actually not something that we can do or produce. As we saw with other things that we tend to see as being under our control, it’s not and cannot be an activity. If I’m moving away from something, then I must necessarily be identified with something else. So true disidentification can’t be an activity. The activity is in identifying and disidentification simply means that it comes to an end, that my mind doesn’t take something to be me or define me—and confine me. Then something new can happen, start to flow, to reveal itself.

So we’re not doing anything here. Nothing can be done since doing anything implies that we’re identifying with something else. It may « look like » we’re doing something, yet if we pay close attention we can recognize that it’s not the case. This is not something that may not matter much initially, yet eventually, further down the road, it changes everything.

It can be tricky to see how disidentifying is not something we do. For instance if we take what you wrote, that “I can be with that without jumping into that moving car,” which is to say without identifying with your experience, it may sound as if you’re doing something called « not jumping. » Yet are you, really ? No, you’re simply present and jumping is absent. So disidentification is simply the absence of identification.

There’s this revealing relation between the words identification, identical and identity. What’s our usual sense of identity after all ? It’s our mind saying that a given state or feeling or thought and us are identical. It’s our identity. It’s how we identify ourselves. This is what identification is : our mind grasping, grabbing something and using it to define ourselves—and as it bears repeating, confine ourselves too.

*

That sounds good. As I once wrote, « the wonder, the plain miracle is that what is, exactly as it is, this obvious truth here and now, no matter what, always leads to greater and deeper truth and ultimately all truth—not that there’s an end to it—for the sincere, open and inquiring heart. Unfailingly. »

There isn’t all this talk about letting-go and surrender and dropping all resistances and defenses for nothing. Taken simply it all points to the truth, to the fact that what is, is. At some point, call it grace or good fortune, we get that, and in getting that, things are finally allowed to be exactly as they are and to move and transform whichever way, spontaneously, naturally. Although that’s if—and that’s a big if—there’s not too much material blocking the dynamic flow of reality, energetically, emotionally, psychologically. If there is, then that needs to be addressed.

While every spiritual approach brings our attention to particular aspects of reality, obviously their function is also to address whatever blocks the perception of these aspects and of reality as a whole. Reality is already here. Full on. So what’s in the way ?

As someone once had it, pointedly enough : the question is not how to wake up or realize what the true nature of reality is, the question is how do we manage to miss it ? what’s our trick ?

le cadeau du présent

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••• les zultimes chroniques – 16/8/19

traduction: il est impossible de souffrir à cause du passé et/ou de l’avenir car ni l’un ni l’autre n’existe, si vous souffrez c’est dans votre mémoire et votre imagination… – Sadghuru

bing en plein dans le mille celle-ci ! right on the bullseye pour nos lecteurs/trices anglos…

comme le passé et l’avenir n’existent pas, j’imagine que si on souffre dans le moment présent, cela ne peut donc être seulement qu’une douleur physique qui elle prend place dans le moment…

même si on dit que le passé et l’avenir n’existent pas, ce qui est une grande évidence, pas toujours si évident de vivre libre du passé…

on est bien d’accord que le passé existe principalement dans notre mémoire, dans nos souvenirs… mais peut-être qu’il se loge aussi un peu aussi dans notre corps, dans notre masse corporelle… car certaines expériences s’y logent et continuent d’y vivre… parlez-en aux massothérapeutes et autres praticiens du corps…

quant au futur, qui n’est bien souvent que le passé que l’on améliore un peu, pas plus réel que la passé… encore seulement un peu moins même peut-être… car si le passé a déjà pris place, avec quelques traces possibles dans notre corps et quelques vagues souvenirs en tête, l’avenir est encore plus immatériel… que de l’air, que des promesses qui ne prendre peut-être jamais place…

mais on crée souvent l’avenir à partir du passé… on ne peut imaginer que ce l’on connait déjà… alors on prend le connu et on le peaufine un peu, on l’embellit… dommage car l’avenir pourrait être tellement plus que du passé recomposé et upgradé… un saut quantique pourrait se produire si seulement on lâchait le connu, le vieux stock… si seulement on sautait dans le vide de la vie…

alors si on écoute et comprend les mots de Sadghuru, il est évident que pour ne plus souffrir, le truc consiste à vivre dans le moment présent… encore, encore, et encore…

car le présent est un refuge, un abri face à tout ce que l’on a déjà vécu, déjà senti… et un refuge aussi face à l’anxiété liée à l’avenir… cet avenir qui n’et que du possible, même pas du probable…

même si on le fait peu, ou du moins de plus en plus mais pas nécessairement tout le temps. il est pourtant si simple de vivre simplement ce moment… un moment à la fois… si simple que trop simple ?

une inspiration, petit vide, une expiration, petit vide, et ainsi jusqu’au prochain moment, et ce jusqu’à l’infini…

si on ne souffre qu’à cause du passé ou de l’avenir, j’imagine que c’est la même chose avec l’autre côté du spectre, soit jouir de la vie et apprécier totalement son existence…

on peut bien utiliser ses souvenirs pour se remémorer le bon vieux temps, mais le bon vieux temps n’est que cela, du vieux stock… ça n’existe plus ailleurs que dans notre boîte à souvenirs personnelles… comme le souvenir d’un bon repas, bien sympathique mais ça ne satisfait pas le ventre… que la tête…

rien de mal à garder de bons souvenirs dans la réserve, mais la vie avance et file et coule… alors contrairement aux conseils du chauffeur d’autobus, impossible d’avancer en arrière…

le présent est un bien beau cadeau que l’on doit déballer lentement…

enréèllement

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••• les zultimes chroniques – 15/8/19

traduction:

maudite soit l’élévation de la conscience, nous ne sommes pas des oiseaux…

maudite soit cette addiction à la transcendance qui se cache sous le couvert de l’évolution…

maudite soit la non-dualité qui est si pratique pour masquer de notre champs de vision tout ce qui est inconfortable…

maudite soit l’illumination sans intégrité…

maudits soit les modèles patriarcaux de détachement matérialistes comme ultime vie royale vers le Royaume de Dieu – et pourquoi pas la Reinaume ? notre seul espoir…

maudite soit la nouvelle terre telle que décrite par les observateurs choyés et à l’aise de la douleur incarnée en ce monde…

maudite soit l’industrie du yoga qui prend et feint la pause d’une conscience qu’elle ne connait pas…

maudite soit la spiritualité verticale qui ignore ce qui se passe devant nos propres yeux…

maudites soient les vedettes célèbres qui ne se soucient pas de l’humanité…

maudits soient les gourous qui s’imaginent illuminés…

maudit soit le mouvement «nouvel cageux» et sa panoplie de mensonges…

maudites soient toutes les versions spirituelles qui ne servent pas l’humanité…

maudits soient ceux qui nient l’histoire, qui intimident les victimes…

maudit soit le maudit mensonge spirituel…

visons l’enréèllementisation, avant qu’il ne soit mauditement trop tard

– Jeff Brown

wow fâché le monsieur… fuck par ci, fuck par là… tout y passe… j’ai traduit fuck par maudit, petit caprice de traducteur amateur… pas par souci de décence  ni de rigueur traductrice, le terme fuck est bilingue anyway… juste comme ça…

et j’ai traduit enrealment par enréèllementisation… comme dans rendre réel… comme dans vivre ici-bas, les deux pieds sur terre, dans la matière, bien incarné(e)s…

car parfois, nous choyé(e)s de ce monde, notre discours devient un peu trop à vol d’oiseau, légèrement trop léger, trop désincarné, trop intello… on sort nos grands principes…

mais me semble important d’accepter notre humanité, nos fautes, nos manies, notre incarnation dans toute sa globalité… totalement tout tout tout ce que nous sommes, avec nos facettes moins glorieuses et nos gestes moins reluisants que l’on couvre avec nos beaux mots…

ne faites pas ce que je fais, faites ce que je dis…

ces temps-ci les propos de deux Jeff me captivent… Jeff Foster et Jeff Brown… deux gars terre à terre, qui disent des choses intéressantes, qui défont de nouveaux discours nouvel âgeux acceptés, qui disent des choses parfois un peu shocking… yes my dears…

j’aime et j’apprécie ls gens qui osent dire des choses dérangeantes, des fuck ci et fuck cela, des grossièretés même parfois car ce monde est devenu si spiritually correctit needs des propos shocking… car on a parfois besoin d’être ébranlés dans nos mots convictions, dans nos beaux concepts…

yoga, nouvel âge, désir d’illumination, moralité bien sentante (mais non moins nauséabonde) et bien pensance sont des traits sociaux bien répandus ces temps-ci…

cette bien-pensance est bel et bien répandue, en même temps que des grossièretés racistes, sexistes et homophobistes s’expriment encore largement…

comme si le monde s’extrêmisait de tous bords tous côtés, dans le sens du bien comme du mal… du bon comme du mauvais…

mais au fond, rien de fondamental ne change jamais, que la surface des choses, que le langage qui définit une certaine réalité sociale…

on défend l’environnement en signant des pactes, et en même temps on voyage seul en char et en tourisme de grande classe en méga paquebots à-travers le monde plus que jamais… on a de bonnes intentions mais bien des mauvaises habitudes…

dans la matérialité comme en spiritualité, on utilise un langage léché, désincarné, bien pensant…

mais au fond, nous sommes et demeurons des humains incarnés, avec des besoins bien vivants, des instincts un brin animaliers ici-bas, en corps et encore… acceptons cette humanité et osons faire les gaffes et faux pas nécessaires à notre évolution… et apprenons… pour vrai, en restant vrai(e)s…

alors fuck les beaux discours. soyons vrais et vraies et s’il et quand il le faut, reconnaissons nos erreurs et excusons-nous… nous sommes humains et humaines, qu’humains et humaines, totalement humains et humaines… on jouera aux dieux et aux déesses plus tard… en temps et lieux… éventuellement…

pour le moment, time to be real... oui mon Réal…

 

c’est ça qui est ça

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••• les zultimes chroniques – 14/8/19

traduction : des choses que vous pouvez répondre à peu près face à n’importe quoi quand vous ne savez pas quoi dire:

  • telles que l’annoncent les prophéties…
  • mais à quel coût ?
  • tel qu’écrit, tel que fait…
  • tout ça pour ça ?
  • c’est exactement ce qu’il/elle aurait dit…  
  • c’est pour ça que le destin nous a réuni ?
  • alors je meurs…
  • comme dans mes rêves…
  • mais ainsi, ainsi peut-il l’être…
  • on n’échappe pas au destin…
  • des mots sages d’un homme sage font de sages prédictions…
  • c’est ça l’économie ?
  • et alors les loups s’amenèrent…

    et il y en d’autres, notamment,

    il n’y a pas de hasard !
    ou
    c’est ça qui est ça…
    on n’empêche pas un coeur d’aimer…
    peu importe ce que l’on fait, ce qui est dû pour arriver arrivera, et vice-versa…
    tellement de ces ptits bouts de phrases insignifiants qui ne veulent rien dire…personnellement, celle qui me fait le plus tiquer est :il n’y a pas de hasard !

    comme si on savait ça nous, simples mortel(le)s… car peut-être juste un gros hasard la vie ?

    peut-être juste une grosse illusion la vie ?

    et/ou qu’on vit dans le rêve de quelqu’un d’autre qui se réveillera un jour ?

    what the bleep do we know ?

    ah ces mots, ils peuvent nous permettre de tout dire, et en même temps, si peu… avec les mots, on peut se faire croire ce que l’on veut, ou peut, ou créer notre réalité et tenter de la communiquer, et pourtant…

    pas certain si on réussit à dire ce que l’on veut…

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    prenez ce chroniqueur par exemple, presque 2100 chroniques, des millions de mots, et rien de bien intelligent ni de très clair d’exprimé so far

    mais néanmoins, on essaie quand même… on le fait pour le plaisir des mots, pour le fun de faire tap tap tap…

    vas-y mon Martin, car peu importe les mots et ce que l’on peut ou veut leur faire dire, c’est toujours ça qui est ça…

    https://www.youtube.com/watch?v=fYKT-S3imOY