la vue de mon écran

♥♥♥ – 9/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

depuis quelques jours je planche sur ce projet de nouvelle tribu dont je vous ai parlé il y a quelques jours, projet qui, j’en suis heureux, a suscité un intérêt certain chez plusieurs d’entre vous…

car en tant qu’êtres sociaux, on a besoin de contacts avec des gens qui nous ressemblent… et même si les relations en ligne ne sont pas le boutt du boutt, ça garde un minimum de lien d’ici à ce que les corps qui portent nos âmes puissent se croiser de nouveau… certains affirment plutôt que ce sont nos âmes qui déplacent nos corps, autre vision…

alors après viré le concept de tous bords tous côtés

je continue à réfléchir et à jouer avec les concepts et je vous laisse sur la vue du projet que j’ai d’ici… alors bienvenue dans mon écran…

et vous reviens avec plus de détails la semaine prochaine car ce week-end on travaille sur le terrain ici et dans la forêt… beau temps pour aller jouer dehors… 😉

haine peur douleur et peine

♥♥♥ – 8/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: j’imagine que l’une des raisons pour laquelle les gens s’accrochent à la haine avec tant d’entêtement s’explique par le fait que lorsque cette haine est exprimée, ils devront ensuite contacter la douleur qui se cachait derrière… – James Baldwin

pas mal de haine sur les réseaux hein ? des gros mots durs à tour de gueule, des mots sans coeur, durs et froids car personne pour se les échanger en face à face, surtout ni coeur à coeur… toujours plus facile de blaster autrui l’autre côté de son écran à coup de clavier qu’une vraie personne en chair et en coeur…

personnellement, je crois que c’est davantage de la peur que de la haine qui circule… comme si la haine était le vice caché de la peur, sa face cachée, la version extravertie d’une crainte généralisée, alors que la peur est une empath comme on dit en anglais…

quand elle s’exprime, et en particulier sir les réseaux impudiques, la peur joue à Dr Jekkyll et Mr Hyde… souvent les petits chiens qui jappent le plus…

parfois quand elle sort, la peur met sa froque de cuir et chevauche sa Hurler… vroum vroum pow pow… et wouf wouf wouf…

mais au fond, je crois que le monde vit er ressent plus de peur que de colère et de haine…

certain(e)s ont peur de la maladie et des risques sanitaires, pour eux, pour leurs proches ou pour la société en général, d’autres ont peur de perdre leur droits et leur liberté… souvent eux qui jappent le plus fort à ce que je constate…

car nous sommes d’éternels enfants, certains encore tout petits, d’autres devenus grands… d’autres ont viré glands… cachés derrière leur écran de derrière… et mal foutus envers son/sa prochain(e)… mais il faut reconnaître que certains partent avec quelques prises au bâton, et de nombreuses claques sur la gueule… ceci pouvant expliquer en partie cela…

mais au fond, différents bateaux mais même tempête…

alors en ce doux printemps qui est finalement revenu (comme dans la chanson), chillons un peu… car nous sommes à l’aise, gras dur, des privilégié(e)s parmi les privilégié(e)s de la planète… malgré les contraintes, on nage encore et toujours dans la ouatte de la ouatte… floush à floush…

et offrons-nous les un(e)s les autres respect, compassion, empathie, entraide…

car on joue tous et toutes dans le même film… parfois tragédie, parfois comédie… mais toujours une belle comme laide grande vue selon le siège et le rôle qu’on occupe, sans popcorn pour le moment, mais all dressed la vue…

car oui nous sommes souverains, indépendant(e) et libres, et en même temps soumis aux lois naturelles et humaines, relié(e)s et interconnecté(e)s…

une perle:

Vous êtes arrivé(e) faible,
Vous repartirez faible.

Vous êtes venu sans argent ni biens,
Vous quitterez sans argent ni biens.

Votre premier bain ? Quelqu’un vous l’a donné,
Votre dernier ? Quelqu’un vous le donnera aussi.

C’est la vie !!!

Alors pourquoi tant de malice, tant d’envie, tant de haine, tant de ressentiment et tant d’égoïsme ?

Soyez gentil(le) !

Nous avons peu de temps sur Terre, ne le gaspillons pas inutilement…

via Unmasked Mental Health

LA (nouvelle) TRIBU

♥♥♥ – 7/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

salut lecteur/trice…

ce matin, envie de partager avec vous, mon petit monde, cette toute petite idée toute gênée au début qui, avec le temps chaud j’imagine, est finalement sortie de terre après quelques mois de germination… en effet, ça fait quelques mois qu’une toute ptite graine de projet germait en moi…

et hier, subitement, spontanément, instinctivement pourrais-je dire, avec le beau temps et à la vue de ce dessin qu’une amie hollandaise m’avait offert il y a une trentaine d’années (et qui a déjà servi de logo à l’une de nos de formations nommée La Tribu), ça a fait bing ! et LA nouvelle TRIBU a montré sa ptite face au soleil…

encore qu’un projet que je compte continuer d’élaborer et à mettre sur pied pendant les prochaines semaines… mais envie de vous le présenter ici ce matin pour, d’une certaine façon, mieux le définir pour moi-même afin d’y voir plus clair… rien comme écrire pour mieux se comprendre parfois…

tout d’abord, la forme…

en toute simplicité, avec une certaine naïveté même, un cercle constitue le centre de l’image… le cercle, mouvement perpétuel, forme rassembleuse s’il en est une… ainsi que deux petites plumes pour rendre hommage aux créatures ailées et aux premières nations, on leur doit tant de respect, et un grand pardon… on trouve aussi quelques traits horizontaux (un noir, un rouge) qui font penser à des petites vagues (sans lien avec celles qu’on subit depuis un an ;-)… fluidité… et finalement, deux petites pantoufles laissées à la porte – welcome home en toute humilité – et un point d’exclamation face à la vie… et le noir et blanc, avec une touche de rouge… tout y est…

puis le fond…

le concept d’un cercle créatif est fondé sur le partage des talents de diverses personnes… car tout le monde est créatif, chacun chacune a des forces à partager et quelque chose à apporter au monde…

quant à l’intention de collectif de présence, je pense ici à présence comme dans présence à soi et présence aux autres, mais aussi à présence en ce monde connecté en ce moment par la force des choses plus que jamais… car nous sommes toujours liés quoi qu’on l’oublie souvent, depuis un an la Covid nous le met dans la face… pas qu’avec le masque…

aussi, présence comme dans qualité de présence, autant en ligne, car la vie nous l’impose, qu’en personne, quand on pourra… mais ici en forêt, possible d’être ensemble sans être enfermé(e)…

tout n’est pas encore clair au niveau du fonctionnement… ça continue à mariner, comme dans mer d’idées, et à maturer, comme la vie qui nous laboure…

j’ai toujours été en cheminement au sein de divers groupes… pour moi, essentiel de me sentir connecté avec un groupe de personnes qui cheminent ensemble, et partagent mes valeurs, soit le respect, l’entraide, la sincérité et l’apprentissage de la présence, à soi, aux autres, au monde… car la présence des autres soutient notre présence à soi-même… et vice et versa… la présence nous relie… inter connexion…

mais en même temps que je sens le besoin de connection avec autrui, tout aussi important pour moi de vivre dans la solitude et le silence ici en forêt, en ouvrant l’espace des bois ici à autrui, à vous qui le sentirez…

c’est pourquoi cette forme de reliance alternera entre présence virtuelle et rencontres de groupe, au rythme où cela sera possible évidemment… mais avec le beau temps qui revient, et la forêt qui sort de neige et de ses glaces, un beau terrain de jeu s’ouvre ici pour jouer dehors… particulièrement essentiel pour les gens qui vivent en ville et qui voudraient en sortir à l’occasion… car la nature est la principale enseignante…

l’idée est d’offrir un lieu, un espace, en ligne et en nature, pour permettre des rencontres riches et inspirantes… en réponse aux besoins du moment… pour nourrir le coeur et l’âme…

depuis de nombreuses années, on a essayé à maintes occasions de démarrer un projet de communauté de vie… mais au fil des années, nous avons vieilli et nous sommes devenus plus individualistes que jamais auparavant il me semble… mais les choses changent, et nous devront le faire aussi…

l’idée est donc, pour le moment, de créer une communauté virtuelle, dans un premier temps, et de mettre les lieux ici à la disposition de gens qui veulent se rencontrer une fois de temps en temps pour faire silence, chanter et méditer… et qui sait ce que la suite pourra faire se manifester dans la matière…

alors sur ces fondations encore en développement initial, mais avec un enthousiasme certain, on continue de mijoter cette plate-forme de connexion d’interdépendance entre âmes de bonne volonté…

vous allez sûrement en entendre parler ici davantage… mais pour le moment, ça ressemble à ça…

à suivre…

les gars et filles des vues

♥♥♥ – 6/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: la physique quantique nous informe que tout ce qui est observé est affecté par le regard de l’observateur(trice)… cette affirmation, d’un point de vue scientifique, recèle une notion très éclairante… soit que chaque personne perçoit une réalité différente car chacun(e) crée ce qu’il/elle voit

je ne sais même pas si cette affirmation est partagée par une majorité de physicien(ne)s… mais pour moi, d’instinct, ça résonne…

depuis quelques mois, j’entretiens avec mon ami Sarj des échanges intéressants en lien avec la prétendue objectivité des choses de la vie… même si je suis très très loin d’être un spécialiste de la physique quantique – et même un peu plus que loin de ça – cette affirmation que l’on crée ce que l’on regarde me rejoint… en partie…

par exemple, si un daltonien voit un veston bleu, que voit-il ? si j’entend un langage étranger que je ne comprends pas, qu’est-ce que j’entend ? si une personne entend des voix et qu’une autre pas, qui est fou ?

bref, ce genre de petites questions nounounement existentielles…

comme si l’arbre qui tombe et que personne n’y est fait-il du bruit…

ou cette histoire qui veut que lorsque les conquérants espagnols sont arrivés près des côtes de l’Amérique du Sud au 15 ème siècle, les autochtones ne les auraient même pas vus arriver car ils ne savaient tout simplement que de telles embarcations pouvaient exister… on peut penser ici aux embarcations des extra-terrestres non ?

en tous cas, les mêmes choses vues par les personnes différentes ne sont pas nécessairement toutes perçues de la même manière selon qui porte les yeux qui regardent… en fonction de nos croyances, capacités intellectuelles, connaissances etc…

idem. pour ce qui est de la Vérité ou la Réalité… avec des lettres minuscules ou MAJUSCULES… concepts très relatifs à mon humble avis…

mais même si j’en comprends peu, je me garde une attitude d’étudiant en la matière… et de l’ouverture dans mon esprit… sain parait… et la conscience que ma capacité de compréhension est bien limitée… première qualité de l’intelligence à mon avis…

on sait tellement peu de choses avec certitude vous et moi right ?

même les physiciens quantiques ont des avis différents sur des tas de questions dont ni vous ni moi ne soupçonnons même la complexité… d’ailleurs cette affirmation ne fait pas nécessairement l’unanimité chez les experts…

alors tout ce que l’on peut faire pour le moment c’est écouter, lire, tenter d’ouvrir son esprit et inviter la compréhension…

et demeurer humble…

le plus humble du monde… et le regard lucide…

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La nature du cosmos est telle que quelque soit la vision que vous avez à propos de vous-même et du monde, elle deviendra réelle… ~ Alberto Villoldo via Alain Nyala

aux gens de bonne foi… et de mauvaise aussi…

♥♥♥ – 5/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

nous avons tous et toutes nos façons personnelles de voir la vie… inévitable… car les postes d’observation de chacun(e) diffèrent grandement… chacun chacune ses propres biais de perception, donc d’interprétation… éducation différente, culture, genre, sexe, croyances… tous ces éléments teintent les lunettes qui nous servent à voir la vie… ou certains pans plus que d’autres…

nous avons tous et chacun chacune nos expériences et nos opinons à-propos des choses de la vie… opinions qui, souvent, divergent – plus ou moins – de celles des autres… rassuré(e)s quand ça résonne pareil, dérangé(e)s quand pas…

par exemple….

certain(e)s trouvent les mesures de confinement trop restrictives, d’autres au contraire nous préviennent d’une hausse des cas et prônent un resserrement encore plus strict…

certain(e)s trouvent que les masques pour les enfants à l’école est inhumain, d’autres considèrent que c’est absolument nécessaire…

certain(e)s blâment les autorités publiques pour leurs erreurs, en affichant leur sagesse infinie du haut de leur sofa et mur FB, d’autres les admirent, les soutiennent et ne voudraient pas être à leur place pour rien au monde…

certain(e)s suivent toutes les consignes, d’autres presque, ou plus ou moins moins que plus, d’autres pas du tout et se font un honneur de l’affirmer haut et fort…

d’autres prônent la sécurité avant tout, d’autres la liberté…

on pourrait continuer ainsi longtemps… monde de dualités…

certain(e)s respectent les différences de ceux et celles qui pensent différemment, d’autres les trouvent insignifiant(e)s, endormi(e)s, mouton(ne)s et voudraient les convaincre de LA vérité afin qu’enfin, ils s’éveillent et voient la lumière…

comme disait ma très chère mère, que son âme danse avec Dieu, ça prend toutes sortes de monde pour faire un monde…

d’après moi, une des plus grandes leçons actuelles consiste à apprendre à respecter les différences d’opinions différentes des nôtres, surtout celles qui logent à l’autre extrême du spectre…

regarder quand on est piqué(e)s au vif, quand quelque chose nous déclenche, bref assumer ses propres réactions, plutôt que de réagir et de vouloir convaincre l’autre de notre vérité… car chacun chacune a sa vérité personnelle, pour le moment… point de vue qui peut évoluer au fil du temps, et des échanges constructifs avec autrui…

et souvent ce sont les opinions les plus éloignées des nôtre qui élargissent le plus notre regard… tenter de se mettre à la place de l’autre, voir son point de vue, dans le respect… car nos réalités diffèrent…

car de toute façon, impossible et futile de vouloir faire changer d’opinion autrui… qu’écouter, entendre, regarder sa propre réaction face à l’expression de la différence, et ensuite partager ce que l’on pense et sent… plus que ça ? bon chance…

personnellement, encore quelques réactions montent en moi quand je lis les mots offensants, jugeants, méprisants de certain(e)… alors j’ai le choix, soit mordre et japper, ou me taire et respirer, et voir ce que ça touche en moi… et limiter les mots qui dansent dans mon écran que je regarde… et admirer les arbres à la place souvent…

car en chacun de nous dort un(e) ptit Jos ou une ptite Janette Connaissant(e)e

mais on peut apprendre à le domestiquer et à la faire descendre en son coeur… pour sentir les coeurs des autres… car épuisant de japper après la parade des opinions… et paraitrait d’ailleurs que le monde ne serait qu’une grande illusion… alors toujours que soi qui regarde soi-même… et ultimement il se passera bien ce qui doit se passer… ou autre chose…

alors en ce printemps, plantons, plantons mes bien chers frère et soeurs… avec foi, et confiance… et légèreté et un peu d’humour car ça allège l’atmosphère… et poussera bien ce que la nature décidera…

ainsi soit-il…

et amène les fruits justes et bons…

car de toute façon, selon certain(e)s éclairé(e)s, la lumière aurait déjà gagné…

presse le lard

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«Le monde a besoin de personnes qui ne peuvent pas être achetées;
Dont la parole est leur lien;
Qui ont mis le caractère au-dessus de la richesse;
Qui possèdent des opinions et une volonté;
Qui sont plus grandes que leurs vocations;
Qui n’hésitent pas à prendre des risques;
Qui ne perdront pas leur individualité dans une foule;
Qui seront aussi honnêtes dans les petites choses que dans les grandes;
Qui ne feront aucun compromis avec «le mal»;
Dont les ambitions ne se limitent pas à leurs propres désirs égoïstes;
Qui ne diront pas qu’ils le font «parce que tout le monde le fait»;
Qui sont fidèles à leurs amis, dans l’adversité aussi bien que dans la prospérité;
Qui ne croient pas que la perspicacité, la ruse et la hardiesse sont les meilleures qualités pour remporter le succès;
Qui n’ont pas honte ou peur de défendre la vérité quand elle est impopulaire;
Qui peuvent dire «non» avec emphase, bien que tout le reste du monde dise «oui». »


~ Ted W. Engstrom

le double non sens unique de la vie

♥♥♥ – 3/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

OK en ce saint samedi, pas encore de réponse from up there, ni in here non plus, alors je continue ma quête…

à demain… peut-être

en attendant quelques mots de Byron Katie via ma voisine d’amoure pour alimenter la réflexion

Alors que vous commencez à vous réveiller de vos rêves d’enfer ou de purgatoire, un par un, le paradis commence à naître en vous d’une manière que l’imagination ne peut pas comprendre.
Et puis, alors que vous continuez à remettre en question ce que vous croyez , vous vous rendez compte que le paradis, aussi, n’est qu’un début. Il y a quelque chose de mieux que le paradis.
C’est l’esprit éternel, insignifiant, infiniment créatif.
Il ne peut pas s’arrêter pour le temps, l’espace ou même la joie.
C’est tellement brillant qu’il va secouer ce qui reste de vous dans les profondeurs de l’émerveillement dévorant.

pas d’attentes vous non plus ? ça me déçoit

♥♥♥ – 2/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

finalement on nous annonçait 15 cm de schnoutte blanche hier (rendu en avril les beaux petits flocons de décembre se nomment ainsi dans ma ptite tête de pinotte) et on en a eu qu’une faible trace…

on s’attendait à fêter Pâques en famille ce week-end pis back en zone de guerre

on pensait qu’on pourrait toujours en faire à notre tête de cette vie de gros luxe gras pis la Covid est arrivée…

et certain(e)s ami(e)s ne s’attendait pas à ce que je poste ce type de meme sur mon mur

et quelques-un(e)s ont pogné…

on dit souvent qu’on a pas d’attentes… mon oeil, si vous permettez… les deux encore mieux…

car en fait on a tous et toutes la tête pleine d’attentes… on s’attend à ce que tout coule, que tout soit toujours normal, que tout aille pour le mieux pour soi et nos proches, que tout roule…

même si on n’émet pas toujours des intentions claires et précises quant à ce que l’on veut et désire pour ce qui est en par avant de soi, on a toujours un plan derrière la tête et des projets précis devant les yeux…

normal, qu’humain…

mais ces temps-ci on dirait bien que l’on développe l’art de ne pas savoir… on est forcé(e)s d’apprendre la flexibilité quand à une certitude quelconque… enfin ! car on a toujours vécu comme si… les choses se passeraient comme on voulait, comme ça devrait…

depuis si longtemps vous et moi qu’on veut apprendre à vivre le moment présent, ben là est venu de le temps de mettre ça en pratique pour de vrai ce beau principe…

alors en ce vendredi saint, journée symbolique de mort et de lâcher prise, je vous souhaite de l’innattendu, de l’imprévu et surtout de la joie à recevoir cet inconnu butin…

le juste thon

♥♥♥ – 1/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

ça y est… encore cette date fatidique… la deuxième en confinement…


mais comme il n’y avait pas de demi-thon, m’en suis concocté un…

qui se décline sur deux plans..


soit à l’horizontal

ou à la verticale…

devant/derrière


car dans la vie, parait qu’on peut tout dire, mais que tout est question de thon… de bon thon, de juste thon…

mais contrairement à un poisson qui pense peu avec sa ptite cervelle d’oiseau, qu’on ne s’y trompe pas avec l’éléphant car lui, il peut réfléchir à la question…

assis sur son rodin ou dans sa douche…


ce qui peut en laisser certains perplexes, foi de câline de Bean…

alors quoi dire d’intelligent en cette journée qui ne sent pas toujours bon ?

pas grand’chose… car bien drôle de période que nous vivons ces jours-ci…

mais peut-être qu’on pourra dire quelque chose de plus sensé demain, à Pâques, ou à la trinité… ou un peu plus tard finalement…

car pourquoi faire aujourd’hui ce que l’on peut remettre à demain…

allons prendre un café en pensant à ça…

entre-temps je vais aller pelleter car j’avais commandé une petite tempête pour faire une farce aujourd’hui…

mais je pense que j’y suis allé un peu fort…

mmmm… ça sent drôle…

NOS fils, NOS filles

♥♥♥ – 31/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

si vous suivez ce blogue, vous le savez, j’aime écrire… j’écris, j’écris beaucoup, presqu’à tous les jours…

j’écris principalement pour réfléchir tout haut… pour voir ce qui se cache en moi… j’écris non pas pour enseigner quoi que ce soit, ni pour faire la morale à qui que ce soit…

car moi-même, comme chacun(e) de nous, je ne sais pas grand’chose avec certitude et ne suis encore qu’un simple étudiant de la vie… qui apprend à voir tout ce qui se cache en moi, à ne pas juger quoi que ce soit, ni qui que ce soit, à la première impression ou impulsion… et à m’observer moi-même… pour agir avec le plus de justesse possible…

car qui suis-je ? est encore et toujours un work in progress sur ma table de travail…

et je considère que le monde est principalement un vaste miroir me reflétant à moi-même souvent ce que j’ai encore besoin de voir ce qui cloche quand ça réagit à l’intérieur… dring dring dring…

et bien sûr que la violence faite aux femmes, notamment avec l’explosion de tous ces féminicides récents, me questionne, et me met personnellement et profondément mal à l’aise… particulièrement en tant qu’homme…

alors l’autre jour, quand quelqu’une m’a écrit pour me demander pourquoi je n’écrivais pas au sujet de la violence faite aux femmes, je suis rester bouche-bée… bouché… coi… et je n’ai tout simplement pas su quoi répondre… comme maintenant… les doigts me jamment un peu en pensant à cet enjeu social particulier…

on dit parfois que les hommes devraient prendre la parole et dénoncer publiquement cette explosion soudaine de colère et de violence…

mais pour dire quoi ? à qui ? et faire quoi ensuite ?

évidemment que nous, les hommes, avons abusé des femmes de diverses manières depuis le début des temps…

évident (pour avoir animer des groupes d’hommes au fil des 30 dernières années) aussi que nombreux sont les hommes à ne pas être capables d’exprimer sainement leurs émotions, émotions qui grondent silencieusement en eux et qui finissent parfois par péter en pleine face d’autrui, des femmes notamment, parfois même jusque sur les enfants de ces hommes emmurés émotivement qui finissent par exploser…

évident aussi que certains hommes et gars utilisent leur force physique (ou la menace de) pour maintenir un contrôle certain sur les femmes, parfois jusqu’à ce que mort s’en suive… en moi aussi cette impulsion animale ? possiblement… alors handle with care…

évident aussi que ce ne sont pas tous les hommes qui adoptent de tels agissements… heureusement… mais évident que trop le font… avec des conséquences fatales…

mais parler ainsi des hommes et des femmes impliquent nécessairement une généralisation qui ne fait que diluer le propos…

alors pourquoi et que devrais-je écrire ?

car pas certain si les hommes à qui il faut s’adresser sont prêts, aptes ou minimalement ouverts à entendre, encore moins à écouter… ici ? encore moins certain…

alors pourquoi j’écrirais ? pour qui ?

en tant qu’homme et amoureux, père de 2 grandes filles, frère de 2 soeurs, fils qui a vu un père jadis exploser à la maison et ami de plusieurs chums de filles, évidemment que cet enjeu social de la violence faite aux femmes me touche personnellement à différents niveaux… comme nous tous et toutes… questionnant…

mais qui suis-je pour dire quoi que ce soit ? pour dire quoi ? à qui ?

dire aux quelques hommes qui liront ces mots, et qui ont probablement toujours respecté leurs soeurs, mères et les femmes en général, de continuer à les respecter ? pas besoin, ils le font déjà…

ou dire aux quelques hommes potentiellement violents et susceptibles de passer aux actes – probablement dans le vide car ils ne lisent pas mes chroniques – de ne pas être violents et d’aller chercher de l’aide avant que ça pête ?

bien souvent, dans ce genre de situations sociales délicates – racisme, homophopie, inégalités sociales, itinérance, appropriation culturelle, sexisme, name it – on exprime des mots qui n’atteignent pas la cible… on parle pour parler…

trop souvent, ce sont ceux qui sont du bord privilégié du débat qui parlent et qui prennent la parole au nom des autres… par exemple, comment quelqu’un de la majorité blanche peut affirmer que le racisme n’existe pas ? bien souvent, plus utile de simplement écouter et devenir plus sensible à la cause…

car on peut bien affirmer de beaux grand principes et de grandes vérités qui n’auront jamais de répercussions concrètes… parler dans le vent… et souvent, on s’ouvre la trappe soit pour se déculpabiliser, pour rationaliser une situation injuste ou pour se libérer d’un poids trop lourd à porter…

alors ce matin, rien de très éclairant à dire…

rien d’autre que oui je suis un homme, que je suis sensible face à toute cette violence, que je n’ai jamais frappé une femme et que j’ai toujours tenté de respecter le plus possible les femmes qui ont fait partie de ma vie, comme les femmes en général… comme les hommes d’ailleurs…

alors en tant qu’homme, que puis-je dire de plus que ça ?

car si, par les mots, on tente de dire quelque chose, parfois on ne sait trop quoi dire et tout ce que l’on peut dire ne rime à rien…

à part que ces fils et ces filles, ce sont les nôtres… et les parents de demain…

et que ces femmes et ces filles qui subissent la violence, ce sont nos soeurs, nos mères, nos blondes, nos amies…

et ces hommes violents, un peu de chacun d’entre nous…

pratiquant

♥♥♥ – 30/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: n’importe quelle activité humaine peut constituer une méditation en autant que vous êtes complètement impliqué(e) dans cette activité et que vous la faites sans aucun but… – Alan W. Watts

je pratique la méditation depuis 40 ans… tout d’abord avec les techniques actives conçues par Osho, notamment la Dynamique et la Kundalini, et ensuite avec les méditations dites sociales, interactives, tout d’abord lors de mon passage à la Humaniversity de Veeresh en Hollande et ensuite pour avoir animer la AUM lors de nos folles et belles années de la Humaniversity Québec à la fin du siècle dernier (pour donner de la profondeur) et au début du 3ème millénaire (rebelotte)…

plus haut, j’ai indiqué pratique la méditation en italique car on ne maîtrise jamais la méditation, on n’arrive jamais au bout de la présence à soi-même… en matière de méditation, nous ne sommes toujours que d’éternel(le)s pratiquant(e)s… comme la vie, la méditation est une constante pratique…

et après toutes ces années, encore et toujours un novice à cette pratique de la simple présence… car si on pense acquérir une maîtrise quelconque en terme de méditation, c’est qu’on a rien compris… car en méditation comme dans la vie en général, tout passe, tout file, rien de permanent, jamais rien de gagné…

à chaque inspiration, à chaque expiration, de même que dans les espaces entre les deux, que du vide, que du néant… que la vie qui passe…

en fait, à mon humble avis, après ces années de pratique, je réalise que la méditation n’existe pas, du moins pas vraiment…

elle n’est pas une activité, ni même une pratique…

la méditation n’est qu’une présence à soi et au reste de la vie qui nous entoure… une totale acception de tout ce qui est, de ce que l’on considère bon comme mauvais, car de toute façon ni l’un ni l’autre n’est réellement réel…

si on commence en ne faisant rien d’autre que d’essayer de méditer, car la plupart du temps nous sommes perdu(e)s dans nos pensées, au fur et à mesure, on apprend à se pogner, à se rattraper lorsque perdu(e) dans l’espace…

puis éventuellement, on se rend compte que peu importe ce que l’on fait, la méditation n’est qu’une simple fragrance de présence qui grandit, une présence à soi, à ses pensées, ses émotions, aux sensations qui circulent dans notre corps…

puis, graduellement, cette présence grandit, porte de plus en plus large, incluant soi-même et son environnement de moins en moins immédiat… probablement ce que signifie méditation de la pleine conscience… mais comme le monde est infini, pas de fil d’arrivée en vue… qu’un chemin la vie…

si depuis quelques années, mes pratiques préférées sont la guitare, la marche et la simple assise en silence pour écouter les oiseaux autour de mon home dans mes bois, tout est prétexte à méditation… simple présence à ce qui est…

nothing to do, nowhere to go… qu’ici, maintenant, inspire, expire… and on and on…

allez, bonne pratique…