re-commençons à être humain(e)

♥♥♥ – 20/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir

hier, l’âme et larmes aux yeux et peau de poulet à la peau, j’ai lu cette lettre très touchante d’Alain Vadeboncoeur publiée dans L’Actualité – quel beau nom de famille quand même non ? j’aime croire que fondamentalement, nous sommes tous et toutes de cette même famille des Vadeboncoeur…

https://lactualite.com/sante-et-science/lettre-amicale-a-un-conspirationniste/?fbclid=IwAR2d_nb-bKbiSacVLNUnjZ1RlraktxJepuKa9Dp3poVsHoYATmPBoR9dW40
mais d’après moi, le titre: Lettre amicale à un conspirationniste fait en sorte que les gens à qui ce message s’adresse ne le liront pas… ils se braqueront, et avec raison… car le terme conspirationniste ne veut rien dire, car les conspirationnistes n’existent pas… pas un groupe homogène du moins… qu’un concept fourre-tout, qu’une étiquette regroupant une multitudes de gens aux idées variées et diverses… des gens qui questionnent, qui s’interrogent et qui, dès qu’ils et elles ont été identifiées ainsi, n’entendent plus… trop limité…

ces titres indéfinis ne créent qu’une séparation entre nous autres et eux autres

car ni moutons ni conspis en ce bas monde…

que des humain(e)s désirant ce qu’il y a mieux pour eux et elles-mêmes et leurs proches… et le monde probablement… en quête de bonheur et de liberté, de plénitude et de sécurité… tous et toutes uniques, comme tout le monde, comme chacun chacune…

que des êtres humaines composant une même grande famille de 7 millards quelques âmes incarnées en divers endroits du monde… aux mêmes besoins et aspirations, très semblables du moins…

qu’un même coeur battant en des millards de formes et de manifestations individuelles et apparemment séparées… mais formant un grand tout… évoluant avec des concepts différents en tête mais le même amour pulsant au coeur… le même coeur, celui de la terre qui bat à l’unisson, malgré des partitions différentes… malgré des rythmes et des perceptions différentes…

à lire quelques-uns des messages destinés au bon docteur dans l’article, comme certains messages circulant sur les ondes en général ces temps-ci, je me suis dit à moi-même: my God, que le monde est devenu dur

ou peut-être que moi qui est trop candide et simple d’esprit ? et qu’il l’a toujours été aussi dur le monde (les nombreuses guerres au fil de l’histoire humaine pourrait le laisser supposer du moins) et qu’on ne fait que voir cette facette plus hard désormais… virtuelle mais tout de même réelle… du vrai monde qui écrit ça…

ou peut-être qu’il n’est dur qu’en surface et qu’au fond, le monde est mou au centre et dur seulement autour simplement pour se protéger ?

je trouve que même s’il est profondément touchant ce témoignage, son titre fait en sorte que l’esprit du message est perdu… et parce que l’article est long, il ne sera malheureusement pas lu autant qu’il le mériterait et devrait l’être car ce texte est rapprochant et unificateur… un liant en provenance d’une personne au coeur d’une crise réelle même si perçue différemment loin de son centre…

et au fond, tous ces mots, les siens comme les miens et les vôtres, simplement pour revendiquer notre humanité…

pour chercher à retrouver en soi l’humain(e), cet humain(e) qui vit en l’autre, en tous les autres…

car l’autre n’existe pas, que des milliards d’autres à voir et considérer un(e) par un(e)… du cas par cas la vie… mais difficile à concevoir ainsi… trop fragmentée la vie ainsi, et nous on préfère garder ça simple, facile à comprendre et à conceptualiser…

on aime voir le monde en bref, le séparer en deux, en moi et eux… mais il est complexe le monde… et toujours que nous, que nous…

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Témoignage de Jean Barbeau
Microbiologiste
Université de Montréal

Le philosophe Bertrand Russell (1872-1970) estimait que le scepticisme philosophique doit guider notre approche face aux experts.

Plus précisément, il déclarait ceci :

1) Lorsque les experts sont d’accord (consensus), l’opinion contraire ne peut être considérée comme certaine.
2) Lorsque les experts ne sont pas d’accord, aucun avis ne peut être considéré comme certain par un non-expert.
3) Lorsque les experts estiment qu’il n’existe pas de motifs suffisants pour un émettre un avis, le non-expert ferait bien de suspendre son jugement.

[Russell, Essais sceptiques,1921]

C’est exactement l’approche que j’adopte dans les domaines qui ne sont pas de mon champ d’expertise, champ qui est quand même très restreint. On ne peut se prétendre expert dans tous les champs de la microbiologie ou de l’immunologie. Trop vaste, trop complexe: une vie ne peut suffire. Donc, même dans mon domaine, je fais aussi appel à Bertrand Russell.

J’ai beau avoir passé 40 ans dans l’étude de la microbiologie et l’immunologie, je n’ai fait qu’effleuré les connaissances.

Seriez-vous étonné d’apprendre qu’après 25 ans à enseigner le MÊME cours d’immunologie, je passe près de quatre heures à revoir la matière avant CHAQUE cours, années après années, pour être sûr que je ne me trompe pas et que je ne dis pas de conneries. Pour voir si de nouvelles connaissances n’ont pas été publiées dans les derniers mois (ou semaines) qui pourraient changer ce qui est écrit dans le livre de référence (qui ne sera jamais une Bible). Et à chaque cours j’apprends; un étudiant me pose une question et je me rends compte qu’il y a encore une partie de la matière que je n’ai pas tout à fait maîtrisé. Et je me replonge dans l’étude… je me questionne, me mets en doute… et j’apprends… encore.

J’ai un collègue en physique qui enseigne depuis plus de 40 ans le même cours. Il ferme la porte de son bureau pendant des heures pour repasser la matière et s’assurer que son cours sera à la hauteur… 40 ans, mes amis.

Le prix Nobel, Richard Feynman (physique, 1965) disait que la meilleure façon de savoir si vous comprenez quelque chose c’est d’essayer de l’enseigner. En gros, si vous êtes incapable de vous faire comprendre, que vous bafouillez, bredouillez et que vous voyez le mur d’en face à travers les yeux de votre interlocuteur à la fin de votre tirade, ben vous ne comprenez pas vraiment ce que vous dites.

Alors lorsque « j’entends » sur twitter une brochette de non-experts qui pérore en moins de 40 caractères sur des sujets complexes avec des certitudes à faire péter la grenouille de la fable, et ce, parce qu’ils ont fait quelques heures de recherche sur Google, comment dire? … je m’étonne.

Je le dis encore ici : le plus grand problème ce n’est pas d’ignorer, c’est d’avoir la certitude qu’on que l’on sait, qu’on possède la vérité et qu’on se ferme comme une huitre. Si les chercheurs n’avaient que des certitudes il ne feraient par d’expériences; à quoi bon? Et l’espèce humaine se promènerait encore pieds-nus dans la savane.

attention, terre (r)appelle humains… à l’ordre

♥♥♥ – 19/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir

quand je vois les gens manifester par milliers contre le port du masque et pour la défense de leurs libertés individuelles, comme l’étrange impression qu’on ne regarde pas à la bonne place, qu’on détourne le regard des vrais enjeux, ceux qui crient l’urgence pourtant… comme si on vivait déconnectés de la terre sur laquelle on vit…

alors que la côté ouest brûle et que même d’ici on voit leur chaude boucane, que les ouragans semblent de plus nombreux et menaçants (parait qu’on manque de prénoms maintenant sur une année), que 2/3 de la faune a disparu en 50 ans (faites les calculs pour ce qui reste), je me dis qu’on se trompe de cible… comme le feeling qu’une – très – mauvaise surprise nous attend…

je me dis que la terre va nous surprendre très bientôt, que dis-je, qu’elle est en train de nous avertir right now et sérieusement à part ça… mais pendant ce temps-là, on manifeste pour notre liberté… pas certain qu’il nous en reste beaucoup ni pour trop longtemps… car tant que l’on est incarné(e), toujours très relative la liberté… et ici ? pas mal parmi les plus libres du monde…

mais je demeure optimiste… car comme on dit, vaut mieux être optimiste et avoir tort que pessimiste et avoir raison… alors en attendant le grand rappel, je chante et pousse pousse mes ptits hymnes, je prends autour de moi et de mon jardin et forêt…

comme l’impression que nous, les humains, dans toute notre naïveté et notre ultime quête de liberté, nous ne regardons pas ce qui devrait pourtant nous sauter au visage, en fait ce qui est en train justement de nous sauter au visage…

pendant que nous nous rebellons contre LE gouverne et mentcome on guys, elle est usée celle-là, un peu gênant quand même, faites un effort… vous pouvez faire mieux que ça… et d’ailleurs votre gouverne et ment, peu importe qui vous pensez qu’il est, ne mène plus vraiment le jeu depuis longtemps… come on, think plus big que ça sti, ce sont les corporations qui mènent le bal des finissants et qui gèrent le party depuis un bon bout… et d’autre part, le méchant gouverne et ment, note bonhomme 7 heures, IL ne ment pas, IL ne sait pas plus que personne… et LE gouverne et ment, c’est nous et rien du tout en même temps… et son contraire…

pendant que se rebelle la terre sous nos pieds et que le ciel au-dessus de nos têtes s’emboucane et menace de nous tomber sur nos têtes dures de gaulois revendicateurs/trices et outrées de notre perte de libarté, certains crient à la dictature 😉 lol… comme des ados qui veulent rappeler à leurs parents qu’ils sont des adultes alors qu’ils habitent chez-eux et que ceux-ci payent toutes les dépenses… liberté sans responsabilité… et revendications mal ciblées… bonhomme 7 heures, du soir ou du matin…

et pendant ce temps, Gaïa crie good morning

car la terre sur laquelle on fait nos niaiseries s’en contrefichent de nos revendications… pendant que l’party est pogné ben dur et qu’on a déjà mal à la tête, elle crie haut et fort que quelque chose cloche, ding dong et badaboum !

mais c’est OK, pendant ce temps-là, continuez à manifester pendant que c’est encore possible, continuez à mener le combat pour vos droits qui fondent et mentaux… la terre, pas plate du tout, continue à nous avertir qu’à part le party, la chicane pis le bordel est aussi pogné… et nous dedans…

sur ce, m’en vais passer la journée en forêt, pendant qu’il en reste… et j’écouterai… car elle chuchote aussi notre mère nourricière…

bon matin…

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excellent texte de Josée Blanchette, Le Devoir 18/9
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/586185/le-ciel-est-bleu-comme-une-orange

le nouveau plan vert trop pâle de Québec
https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2020-09-18/plan-vert-de-quebec/consternation-chez-les-ecolos.php

lettre d’opinion
https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2020-09-18/sauver-la-planete-ou-nous-sauver-de-la-covid-19.php

et en avant la musique…

♥♥♥ – 18/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir

j’ai longtemps hésité avant de lancer cette nouvelle campagne Ulule afin de ramasser de l’argent – ou de l’énergie verte en langage écolonomiquement correct – pour réaliser ce deuxième album intitulé Os Hinos do Vale da Vida (Les hymnes de Val-David, ou de la Vallée de la Vie, c’est selon)…

c’est qu’en ces temps incertains à divers niveaux, notamment financier pour plusieurs, l’idée de solliciter des bidous me semblait délicate… mais je me suis dit à moi-même (méchant pléonasme je sais, mais au moins je me suis répondu sans m’obstiner), what the hell ! ben oui en anglais toi… ça m’arrive des fois… once in a while crocodile…

afin de pallier à cette hésitation, j’ai offert une dizaine de contributions variant entre 7 $ et 14 $ pour les gens qui auraient moins de moyens ces temps-ci, de tout ptits moyens en tous cas…

et de toute façon, si j’atteins l’objectif visé et que je réussis à produire cet album (ne tenant rien pour acquis j’ai toutefois vraiment un bon feeling), je vais finir par le donner gratis à tous et toutes comme je l’ai d’ailleurs fait pour le premier: https://atisupino.bandcamp.com/album/les-hymnes-du-pays-den-haut

l’idée de cette campagne consiste seulement à payer le minimum des coûts de production et de réalisation…

et pour contrecarrer cette hésitation bidouesque, j’ai ajouté un 1000 $ à l’objectif de cueillette monétaire pour aider une oeuvre de charité qui tenait à coeur à mon ami JP, inspirateur de ce projet… vous en reparlerai davantage mais les détails sont sur le site Ulule…

de toute façon, ce n’est pas pour faire de l’argent qu’on fait de la musique, c’est par passion et par amour… et par conviction… presque par obligation car la musique a son propre agenda… et en réalité, nous sommes son instrument… des instruments de la musique…

j’ai hésité à lancer cette nouvelle campagne de $ocio$ comme j’ai également hésité à utiliser la photo de JP et mon amitié avec lui pour vendre ma salade de ptits hymnes, de même que le fait qu’on avait commencé à pratiquer ces hymnes ensemble avant qu’il ne meurt car je me suis demandé si je n’utilisais pas son nom pour mon propre profit…

mais comme je ne compte faire aucun profit avec ce projet – fair enough – autre que celui de réussir à mener à terme la production d’un album dont il affectionnait les mélodies, je me suis dit why not coconut ? ben oui, encore in english qu’il pense cette noix de coco…

mais comme vous constatez, malgré mes quelques valses et vagues hésitations, j’ai bougé par en avant (pour ne pas dire move forward car parfois je fais aussi des efforts pour ne pas me parler anglais à moi-même pour plaire à certains amis qui savent qui ils sont, yo brodeur ! en français of course !)…

même si j’ai hésité, comme vous constatez, j’ai sauté quand même…

car j’étais et suis assez habité et motivé par ces hymnes pour inviter quelques amis musiciens à jouer avec moi… et à ma grande joie (clin d’oeil à Manon ici), certains ont répondu…

et ainsi, suite à quelques pratiques au cours de l’été, nous avons offert un concert privé et intime en notre aiglise à la fin août devant quelques amis et proches et c’est leur réponse enthousiaste qui m’a convaincu de plonger… quitte à me noyer dans la musique… sploush et dring…

car quel plaisir de jouer de la musique avec des amis, communier, être à l’écoute des autres sans parler, partager rythme et tempo, notes et accords… quel plaisir de disparaître et de ne faire qu’un, de n’être qu’un ensemble… et quel plaisir aussi de sentir que notre musique rejoint le coeur des gens… et même leur âme si on est chanceux…

voici d’ailleurs un autre extrait de ce moment gravé deep down au fond de mon coeur, et sur le disque dur et la caméra de Charles…

Amen, Alegria et Aleluia… et cet album se réalisera si Insh’Allah ! si Dieu et la vie le veulent… et les contributeurs potentiels qui font en quelque soete aussi partie du band

mais comme on dit: essentiel d’attacher son chameau même si on fait confiance à Dieu…

j’ai hésité aussi avant de lancer cette nouvelle campagne car demander n’est pas un geste facile pour personne, en tous cas pas pour moi… comme pour plusieurs d’entre vous probablement…

mais parce que tout dépend de la façon dont on perçoit la vie et ses choses, je me suis parlé – ben oui encore, mais en français cette fois – et me suis dit qu’au fond, je ne demande rien, j’offre, tout simplement… et les gens sont toujours libres, même si certains affirment parfois qu’on vit sous une dictature ici… dictature soft…

perso, la seule dictature que je connais est celle de la foi (fê) et de l’amor… car je vis dans la foi – et l’amour… du moins je fais du mieux que je peux en ce sens avec les moyens du bord 😉 en tous cas, je le chante…

alors voilà lecteur/trice, here we go again… une autre campagne Ulule de la part de ce chroniqueur de grands et petits chemins de travers…

un autre album composé de mes ptits hymnes de tout ou rien et de rien du tout qui me pousse au cul et au coeur pour sortir et se pointer jusqu’à vos oreilles… et peut-être jusqu’à votre coeur…

une autre occasion de me montrer la face même si pas ma tendance naturelle – quoi que certain(e)s diront que même si je prétends être un gars gêné, ça parait pas ! je sais, mais sachez-le quand même… et faut ce qui faut…

ces quelques sacrés hymnes veulent sortir de notre petite église dans la forêt pour aller prendre de l’air, visiter la place du marché, se balader dans vos oreilles et charmer votre coeur… de même que celui du plus grand nombre…

these little hymns of mine, I’m gonna let them shine…

je ferai un FB live aujourd’hui vendredi le 18 septembre @ 17 h avec quelques premiers hymnes pour lancer cette campagne… et j’y ferai quelques visites spontanées ici et là au cours des prochaines semaines car lorsqu’on lance une campagne de $ocio$, faut la nourrir et s’en occuper… et montrer au monde de quelles mélodies on se réchauffe… le coeur…

ci-bas un lien vers une chronique récente où je vous présente JP et notre amitié si vous l’avez manquée…

https://atidion.com/2020/09/11/rip-jp-give-take-rock-roll/

de même que le lien vers le site Ulule de la campagne Os Hinos do Vale da Vida si le coeur vous en dit et la carte de crédit vous le permet… pas besoin de vous casser… ni la tête ni les baskets (avec accent de Paris cette fois pliiiiiise 😉

car comme on dit à New York et à Londres, it’s all good

https://fr.ulule.com/os-hinos-do-vale-da-vida/

merci à vos yeux d’avoir prêter leurs attentions à mes mots et mes notes de coconut

se montrer la face

♥♥♥ – 17/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir

hier j’ai changé ma photo de profil FB pour celle ci-haut… mamamia, on dirait qu’il y a de quoi dans cette photo car le monde l’aime en ta… même moi je me trouve beau là-dessus…

j’ai eu beau regarder de l’autre bord…

et à l’envers même


je vois pas exactement c’est quoi le ptit twist qui ressort de cette photo, mais elle a de quoi c’est certain… si même moi je me trouve beau… 😉

de toute façon toujours soi qu’on regarde non ?

de la joie sur ma ptite face probablement dans cette photo… c’est que cette photo a été prise quand je faisais ce que je préfère dans la vie, soit jouer de la musique… la morale de l’histoire de la vie ça ?

une photo prise par mon beau-frère Alain lors de notre show au Gésu il y a 2 ans… un si beau moment… la culmination d’un rêve… et le début d’un autre…

en général, je me montre rarement la face… je ne sais pas si vous êtes comme moi mais pas évident de se trouver beau sur des photos hein ?

mais dans quelques jours, je repars en campagne Ulule pour tenter de ramasser des sous pour enregistrer un deuxième album… un album entamé avec mon chum JP qui est mort quelques mois plus tard… alors en son honneur, je veux poursuivre, compléter… à sa mémoire… un tel roi de coeur…

alors je dois me montrer la face un peu si je veux que ce projet lève… car un projet très personnel… ma musique, mon ami…

mais pas mon réflexe naturel de me montrer… j’aime mieux rester discret… de plus en plus discret, incognito, rester low profile… mais pour faire musique, et publique de surcroit, faut ce qui faut…

et, pour la suite, je vais de nouveau avoir besoin des autres… ça aussi gros défi… demander de l’aide, du soutien, du support… deux défis d’un coup: me montrer la face et demander de l’aide…

mais pour la musique je suis prêt à le faire… car je considère que la musique est plus importante que mes hésitations et mes peurs… plus grande la musique, grandiose…

la musique me pousse à faire des choses que je ne ferais pas autrement, elle me fait me dépasser… crée musique va… sacrée musique…

elle m’a fait demander l’aide d’autres musiciens… des vrais, des pros… pour ma musique à moi… et regardez ce que ça donne… en primeur ici, un troisième extrait de notre spectacle de la fin août…

pour celle-ci je vais demander l’aide de mon amie Joelle car on l’a déjà fait à deux, beau en titi vous allez voir, entendre en fait surtout…

alors c’est sûr et certain que je vais continuer d’avancer pour la musique, et de prendre d’autres risques, demander de l’aide, essayer des affaires, et me mettre la face – et la guitare – out there sur les réseaux… au service de la musique… et de l’amitié…

à suivre… ça s’en vient…

parlant de mamamia, et de me montrer la face, en réponse à ma photo de profil, ma mamae Sonia, ma mama brésilienne m’a répondu par celle-ci…


ça doit être l’amour, de soi, des autres ou de ce que l’on fait, qui embellit…

Acédie ?


♥♥♥ – 16/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir

depuis que je suis revenu sur FB, avec moins de trempage qu’avant car ça lève souvent pas mal bas sur les espaces publics ces temps-ci, je constate que certains ami(e)s mettent encore beaucoup d’énergie à se battre contre le système… quel qu’il soit…

à résister, à s’opposer, à contester, que ce soit le port du masque ou les diverses mesures de contrôle sanitaire, à se plaindre du brimage de nos libertés individuelles et collectives…

d’autres affirment même vivre en pleine dictature… un peu gênant si on connait des gens qui ont vécu au Chili sous Pinochet, ou en Chine, ou ailleurs dans notre monde ou le simple fait de s’exprimer librement comme on le fait ici nous vaudrait au minimum la prison, ou au pire on imagine même pas quoi… mais dans les faits,

car ici on peut dire à peu près ce que l’on veut et certains ne se gênent pas pour le crier haut et fort… libarté… et c’est parfait ainsi même si parfois ça déraille un peu…

mais à force de dire tout ce que l’on veut et pense, on finit par ne plus rien dire… exprimez-vous qu’ils disaient… et à ne plus être écouter… en tous cas, on finit par se lasser de lire tout et n’importe quoi…

et souvent, à force de trop en dire, on finit par s’obstiner avec les autres qui disent autant rien que nous, mais différemment… et la discussion devient polarisée… et stérile, et vidante… évident que ça mène là…

personnellement, même s’il me monte parfois des envies d’en désamiser quelques-unes car la redondance a ses limites, je m’abstiens et j’aime observer la game de ping pong que certain(e)s choisissent de jouer…

sans trop juger – même si je trouve tout de même que certain(e)s spinnent beaucoup dans la résistance et dans l’opposition… ce qui me semble futile… mais ça n’implique que moi… que ma petite perspective personnelle et limitée…

même si certain(e)s me semblent convaincu(e)s de faire oeuvre sociale importante en se rassemblant pour s’opposer… mais on vit dans un pays libre… et le besoin de se rassembler fait partie de nous bêtes sociales

comme j’ai la chance de vivre dans la forêt, je vais régulièrement m’y ressourcer et prendre une distance du buzz social… écouter le silence plein de la forêt… et comme le dit Ram Dass, en apprendre sur les gens en observant les arbres…

traduction: lorsque tu vas en forêt et que tu observes les arbres, tu vois tous ces arbres différents et uniques… certains sont courbés, d’autre sont droits, certains sont des conifères, d’autres des feuillus et ainsi de suite… tu observes chaque arbre et tu lui permets d’être tel qu’il est… tu comprends pourquoi chacun est comme il est… tu sais pourquoi en quelque sorte que si un arbre en particulier est tel qu’il est, c’est parce qu’il a manqué de lumière… et tu ne t’en fais pas pour ça… tu ne fais qu’accepter ce fait… et tu apprécies chaque arbre pour ce qu’il est… mais dès que tu t’approches des humain(e)s, tu perds cette objectivité… et tu trouves sans cesse que les autres sont trop ceci ou que moi je suis trop cela… ton mental qui juge entre en jeu… alors je me pratique et je vois les gens comme des arbres, ce qui signifie simplement les apprécier tels qu’ils et elles sont…

hier je suis tombé sur un concept que je ne connaissais pas, soit celui de l’acédie, qui remonte à la Grèce antique… d’ailleurs, en lien avec cette époque particulière, je redécouvre le stoïcisme ces temps-ci… grille de lecture de la réalité très pertinente en ces temps sociaux rock n roll

l’acédie évoque la faiblesse, la fatigue ou l’angoisse, résultant d’un manque de soin pour sa vie spirituelle, comme un état spirituel de mélancolie dû à l’indifférence, au découragement ou au dégoût…

la déconnexion avec la nature, jumelée au fait de trop s’investir dans les choses du monde, via les réseaux asociaux entre autres, et de défendre très fermement certaines positions en s’engageant dans des joutes verbales ou textuelles, me semblent mener directement là…

et quand trop est dit on tombe dans l’acédie (excusez-là parfois faut laisser sortir les moins bonnes ou les trop faciles pour faire de la place pour les meilleurs car pas toujours les meilluers qui partent en premier 🙂

du moins je constate que plusieurs parmi nous commençons à voir les limites des débats et des prises de becs… et on sait que tout ce qui concerne les becs ces temps-ci est délicat 😉

ainsi, en ces temps socialement instables, insécurisants et bouleversants pour plusieurs, pas une mauvaise idée de se tourner vers la nature il me semble… car la nature nous renvoie immanquablement à notre vraie nature, celle en soi, à notre vie spirituelle, et cela n’est pas qu’une vue de l’esprit…

car la nature est notre ultime église il me semble…


et à voir la façon dont la traitons, et notamment les animaux qui y vivent de moins en moins (2/3 de la faune éliminée en 50 ans) car on tue beaucoup sinon tout sur notre passage… pas surprenant du tout que l’on se sente épuisé(e)s et déconnecté)es du grand tout… et vidé(e)s de sens profond…

alors toujours notre choix, les réseaux sociaux ou jouer dehors…


_______
article ici (en anglais, avec de bons liens) qui traite de l’acédie en cette ère covidienne…

https://theconversation.com/acedia-the-lost-name-for-the-emotion-were-all-feeling-right-now-144058?fbclid=IwAR14JmA46-naIYUoRJ9STeQhjhb-dEn3YrFP8Bp82kK9NmWxSaOAY4_7Jt0

je suis ici, je suis ravi

♥♥♥ – 15/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir

je vous présente ce matin un deuxième hymne, un extrait de notre concert intime de la fin août… en compagnie de mes 3 mousquetaires virtuoses : Charles Johnson (guitare et captation vidéo/audio), Guy Richer (contrebasse) et Raoul Pereira (percussions)… devant quelques ami(e)s spectateurs/trices – que vous ne voyez pas et ne verrez jamais… mais sachez qu’ils et elles sont beaux et belles, l’une d’entre elles en particulier jusqu’à l’infinité 😉

un hymne, reçu au Brésil en pleine nuit d’orage il y a quelques années, dédié à mon ami Ravi… mon meilleur ami, depuis 20 ans… Ravi, de 15 ans mon aîné même si l’âge n’a pas du tout rap entre nous… lui qui vient de passer la fin de semaine ici avec moi et avec qui on a joué, dans les bois, et dans et de la musique…

une inside joke entre nous 2 le titre de cet hymne… car le vocabulaire de Ravi en portugais est encore limité… mais il s’agrandit de jour en jour… para sempre right Ravi ?

j’adore cet hymne, un de mes préférés… j’avoue même qu’il m’a fait danser dans mon bureau lorsque j’ai regardé le vidéo les premières fois… quel feeling de tripper sur sa propre musique… un peu narcissique mais que voulez-vous, la vie la vie de wannabe musicien… je n’aime pas seulement l’écouter, j’aime surtout le jouer…

en fait, l’ajout de mes comparses a beaucoup à voir avec cet upgrade de ma musique… un pour tous et tous pour un…

en écoutant, si les jambes vous le disent, pliiiise lâchez-vous lousse vous aussi…

suis en train de travailler sur la campagne de financement pour la réalisation du projet de ce second album intitulé Os Hinos do Vale da Vida… pas plus facile que la première fois de tenter de faire lever des fond$… surtout en ce ces temps instables… plus que d’habitude du moins…

mais cette fois-ci, c’est l’inspiration de mon ami JP qui stimule et motive ce projet… mon ange gardien… mon gentil géant qui veille sur moi et avec qui j’avais commencé à peaufiner ce projet musical…

mais le fait de greffer à la récolte de bidou$ un projet humanitaire important au coeur de JP donne un autre sens au projet… une profondeur… un sens plus qu’unique….

alors salut lecteur/trice, beaucoup de travail sur la maison à faire aujourd’hui… on se revoit plus tard… ou plus tôt plutôt…

estou aqui, estou ati…

faque c’est du fake

♥♥♥ – 14/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir

ma chronique d’hier a été appréciée par plusieurs… je ne sais pas si c’est le contenu de la chronique, la citation ou l’affirmation que la peur soit le pire des virus…

mais mon ami Srajano m’a fait remarquer que cette citation d’Osho est une fake quote, une fake news… ah ben baptême, me suis fait pogner… avec les mots de mon propre gourou en plus… dur dur sur un égo de disciple ça msieur dame… pourtant ça fait presque 40 ans d’éternité que je fais mes recherches… avec Osho comme boss du grand labo existentiel 😉

drôle car lorsque j’ai vu cette citation circuler il y a quelques jours sur FB, j’ai eu la puce à l’oeil… je l’ai trouvée un peu étrange… le choix des mots était louche… pas le style habituel d’Osho… même s’il aurait pu énoncer quelque chose de très très similaire, le choix précis des mots avait un ptit quelque chose d’étrange et d’inhabituel…

mais nul n’est à l’abri de se faire virtuellement fourrer car on vit dans un monde médiatiquement glissant ces temps-ci, une monde d’illusions plus que jamais… on doit douter de tout car tout peut être fake, faux, erroné… rien n’est certain… comme toujours, comme ça n’a jamais été le cas…

on peut même désormais mettre des mots dans la bouche des gens sur vidéo, des mots qu’ils et elles n’ont jamais prononcés… on peut désormais créer et recréer la réalité tant qu’on veut… comme on la veut… on peut refaire la réalité… on peut jouer à Dieu dorénavant, même si qu’en surface… en créant ce que l’on veut, en twistant le sens des mots, en les associant différemment…

les algorythmes nous nourrissent de ce que l’on veut voir et savoir, nous dictent ce que l’on verra, de ce qui nous rassure, fondé sur ce que l’on a déjà lu et fouillé… notre avenir dépend et découle directement de notre passé récent… et on s’entoure souvent virtuellement d’ami(e)s qui pensent comme nous, ce qui renforce d’autant…

malgré que la citation soit fake – fake est plus fort que fausse non ? – vrai quand même que la peur est un méchant virus… contagieux et contaminant… les compagnies d’assurance ont bien compris ça… tant de risque dans la vie, tant de menaces, tant de possibilités d’avoir peur…

et plusieurs d’entre nous sommes affublés d’un nuage de croyances et de convictions rassurantes qui nous suit partout… et qui nous empêche de voir la réalité… de toute façon, multiples les réalités…


je ne connais rien des virus alors je ne peux me prononcer sur la situation actuelle… ai fait quelques recherches mais trop complexe pour ma ptite tête, alors je laisse ce domaine aux spécialistes compétents… je vois que de nombreux épidémiologistes travaillent fort depuis des mois alors que tant de Kéveun semblent en savoir autant sinon plus qu’eux et elles sur le sujet…


mais vrai que l’atmosphère actuelle peut être assez étrange par les temps qui courent… les risques courent vite en ce moment… on oscille entre


même si la citation d’Osho postée hier est un faux, un fake quote, je fais mon mea culpa, mea responsabilidade, 1 à 0 pour FB et les hackers, celle-ci me semble tout à fait fondée et résonne davantage avec le style littéraire d’Osho, de même qu’avec ma perception du moment du cirque actuel, à savoir qu’un(e) rebel(le) ne réagit pas à la société, mais il ou elle comprend la game et ne fait qu’y surfer… car sinon qu’un(e) réactionnaire…


alors pour ceux et celles que ça divertit d’aller manifester, parfait pour moi, full respect, mais de mon côté je préfère étudier ici en pleine nature, sortir peu et partager cette opinion…

peur à gauche, peur à droite

♥♥♥ – 13/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

traduction: aucun virus en ce monde n’est plus dangereux que la peur… comprenez cette peur, sans quoi vous deviendrez un «corps mort» avant que votre corps ne meurt… cela n’a rien à voir avec le virus, cette ambiance de peur que vous ressentez en ces moments de folie collective… – Osho, il y a 40 ans

on dirait bien que la peur est partout… elle porte à gauche, elle porte à droite… elle se porte aussi bien à gauche qu’à droite… elle se cache sous les masques mais elle descend aussi dans les rues en réclamant haut et fort le respect de nos droits et libertés… la peur est démocratique, elle nous concerne tous et toutes…

peut de perdre ses droits, que la liberté s’érode, peur du virus, peur de manquer d’argent, peur du présent et peur de l’avenir… peur de mourir, mais surtout peur de vivre on dirait bien… car avouons-le : un peu épeurant de vivre, surtout en ces temps incertains où ça brûle dans l’ouest, où les animaux meurent et où les virus circulent, autant que les jugements et les nouvelles, fake ou encore pires…

je me méfies toujours des gens qui crient haut et fort qu’ils et elles n’ont pas peur… ni peur de quoi que ce soit, ni de tout ni de rien… car me semble que la peur fait partie intégrale de la vie… épeurant vivre, surtout quand c’est la mort qui est bout… la nôtre, comme celles des êtres qui nous sont chers…

mais la peur n’est pas une raison pour arrêter de vivre… la peur est simplement une sensation, un état, une disposition… qui peut nous faire figer, courir de côté, ou lui faire face… car au fond, que cela que nous puissions faire face à la peur : la regarder, la sentir et faire avec…

rien de mal avec la peur… suffit de la respecter, la reconnaitre pour ce qu’elle est et continuer à vivre… avec la peur au ventre, et le courage au coeur… et transformer cette peur en créativité, en vie, en énergie…

dans certains milieux psys, on dit qu’il y a 3 peurs fondamentales dans la vie: la peur de devenir fou/folle (perdre la tête), la peur de l’orgasme (perdre le contrôle) et la peur de mourir (disparaitre)… mais que l’ultime peur est la peur de mourir, que les deux autres ne sont que des succédanés, des chevaux de troie… les trois chevaux des cavaliers de la peur…

la peur, la peur, pas une raison de mépriser ceux et celles qui n’ont pas peur des mêmes affaires que soi…

quant à ceux et celles qui n’ont supposément pas peur de mourir, see you there dears

car j’ai bien peur que nous ayons tous et toutes un ptit peur rendu(e)s là… car qui peut prétendre sans doute aucun ne pas avoir peur de l’inconnu ? au moins un ptit peu ? j’ai bien peur que bien peu d’entre nous…

alors à chacun(e) ses peurs et ses façons de dealer avec

dehors de contrôle

♥♥♥ – 12/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

traduction: quand tu ne peux contrôler ce qui est en train d’arriver, essaie au moins de contrôler ta façon de répondre à ce qui est en train d’arriver… là réside ton réel (et seul) pouvoir…

contrôle, quel gros mot non ? drôle de mot, mot drôle en fait… pire qu’un mot de 3 lettres, ou de 4 même…

on a rien empêcher de ce que l’on pas voulu jusqu’à maintenant, que ce soit la guerre, l’injustice ou la maltraitance, alors contrôle, really ?

on n’a même pas pu empêcher le processus ayant mené à notre incarnation alors comment penser contrôler quoi que ce soit ?

car qui a vraiment décidé de prendre forme ici-bas ? ou devrait-on dire qu’est-ce qui a mené à ça ?

si c’est notre âme profonde, ce qui nous relie au reste de l’univers, l’intelligence ultime et supérieure, le grand esprit, peut-être l’a t-on seulement oublier ? mais peu importe, nous sommes ici et la seule chose que nous ne contrôlions ne peut qu’être notre perception de la manifestation de la vie dans laquelle nous sommes plongé(e)s, cette même vie qui est en nous…

et couler avec le flot de la vie… car si on ne peut contrôler la rivière, qui semble-t-il nous mènera jusqu’à la mer anyway, on peut tout au plus s’amuser à patauger en pensant que ça mènera au port auquel nous voulons arriver… splouch splouch et tiguidou…

car si peu à part cela pouvons-nous espérer contrôler… que notre réponse à la vie, que notre attitude face à ce qui nous arrive…

on peut bien tenter de s’opposer à ce que l’on trouve injuste en ce bas monde, pensant contrôler quoi que ce soit, que cela soit le port du masque, l’injustice perçue, la disparition des animaux, les feux de forêts, la maltraitance des enfants ou la faim dans le monde, tout ce que l’on peut faire au fond est tout d’abord de reconnaître et accepter ce qui se passe, et ensuite de faire ce qui nous semble juste et bon… à notre humble mesure…

pour le reste, bon chance…

alors en cet automne unique en nos vies, rions de notre croyance qui consiste à nous faire croire que nous avons le contrôle… tout est hors de contrôle, alors dansons le chaos…

RIP JP, give & take & rock & roll

Jean-Patrice Desjardins, RIP…


♥♥♥ – 11/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

salut lecteur/trices

premièrement, j’aimerais sincèrement et chaleureusement remercier ceux et celles qui ont répondu à mon appel de $olidarité lancé hier et qui contribuent avec moi à ce que ce blogue puisse demeurer sans publicité…

https://atidion.com/2020/09/10/donnerecevoir/

car on aime pas ça la pub nous zôtres right ?

toujours touchant, quand on envoie une bouteille à la mer, de sentir qu’il y a de la vie qui nous répond en provenance de cette mer, que la bouteille est vue et appréciée, et bue… et remplie en retour même… et que tout le monde y met un peu du sien… dans ce cas-ci, moi mes doigts, ma tête et mon coeur, vous, vos yeux, coeur et commentaires… et un peu de soutien $ ici et là…

hier, pendant que j’étais dans le mood bidou$ & financement, j’ai commencé à travailler sur une éventuelle campagne de $ocio$ afin de réaliser un deuxième album qui s’intitule Os Hinos do Vale da Vida

et en réfléchissant à la motivation sous-jacente à ce second album, c’est l’image de Jean-Patrice – JP pour moi – qui est montée très clairement… comme s’il voulait me rappeler l’esprit de cet album…

pour rester dans le mood marin, JP a quitté le navire le 4 juillet 2019 suite à des années de bataille avec le cancer… dans les dernières semaines de sa vie, il avait lancé une invitation à tous/tes sur FB et les photos et témoignages des multiples rencontres de coeur nous ont démontré quel homme de coeur il était… suis même allé sur sa page FB qui est restée active ce matin et si touchant de voir qu’encore plein d’ami(e)s vont lui parler… si vous êtes sur FB et avez envie d’aller voir : https://www.facebook.com/jeanpatricedesjardins

si je parle de JP ce matin, c’est que c’est grâce à lui que cet album est en train de se matérialiser… c’est lui qui, au début de 2019, m’avait relancé pour qu’on pratique les hymnes de cet album ensemble car en plein coeur de la maladie, il disait que mes hymnes lui faisaient du bien… quel beau compliment… venant d’un bon musicien en plus… il avait même commencé à écrire des lignes de basse pour ces hymnes…

si vous voulez connaître un peu la qualité de notre relation qui n’était pas si vieille dans le temps mais qui a été juste et bonne, et intense et deep…. il m’appelait son ami spirituel 😉 et ça me gênait toujours un peu… car lui est encore à veiller sur nous…

alors laissez-moi vous raconter une histoire ce matin…

sans même me connaître, il y a quelques années, suite à un appel à l’aide technique en matière de son de ma part sur un réseau local (car on préparait un concert qui a pris des proportions surprenantes qui me dépassaient largement), JP s’est manifesté pour la première fois dans ma vie… et il a fait en sorte que les 15 musiciens sur scène soient amplifiés dans l’église de Val-David… suite à cette collaboration, notre amitié s’est développée…

puis il y a 2 ans, apprenant que nous organisions un concert bénéfice pour les gens qui avaient contribué à la campagne de socio-financement d’un premier album, il s’était de nouveau offert pour me donner un coup de main technique… sans même que je lui demande cette fois… that’s how sweet he was… il était venu avec son plus jeune aussi fou de musique que lui… ils construisaient des guitares ensemble…

le concert avait lieu dans le hall du théâtre du Marais à Val-Morin car on ne pouvait se payer la vraie salle de concert… et en organisant l’équipement, je lui avais partagé qu’un de mes rêves était d’un jour remplir le Théâtre du Marais… le vrai, la grande salle…

8 mois plus tard, le 4 juillet (m’en rappelle car c’était le jour de l’indépendance aux É-U, tout un jour pour retrouver la totale indépendance de corps et d’esprit), JP nous quittait…

quelques jours plus tard, Magalie, son amie, ex conjointe et mère de leurs 3 enfants, m’a téléphoné pour me laisser savoir que dans ses dernières volontés, JP avait demandé à que ce soit moi, avec ma musique, qui ouvre la cérémonie pour célébrer sa vie qui avait lieu…

au Théâtre du Marais, dans la vraie, la grande salle… plus que remplie à pleine capacité pour l’occasion avec ami(e)s et famille… les larmes aux yeux, le coeur plein de JP…

sur le coup, je n’ai pas réalisé la cosmic joke – pas mal comique si on y pense pas trop…

j’ai contacté Charles, qui avait réalisé mon premier album et y avait ajouté de nombreux instruments, pour savoir s’il voulait m’accompagner pour cet événement vraiment spécial à mon coeur, et à ma guitare…

et lorsque nous ajustions le son sur la scène juste avant notre prestation Charles et moi, Bing ! ça m’est revenu en tête. et en plein coeur…

et j’ai vu le visage souriant de JP qui avait bien entendu mon désir profond de remplir le Théâtre du Marais quelques mois auparavant… et qui m’offrait l’occasion rêvée… et en plus, dans un contexte sacré… ment précieux…

tout ça pour dire que la vie est parfois coquine… et qu’elle peut nous jouer des tours, avec la complicité de nos ami(e)s…

et que ce second album est motivé principalement par l’amour et l’amitié… et par la mémoire et la générosité de JP…

c’est en ce sens que j’ai convoqué quelques musiciens pour m’accompagner sur ces hymnes, car seul, souvent, il manque quelque chose… en ensemble, toujours plus riche… surtout en musique… alors immense reconnaissance envers Guy, Charles et Raoul qui ont répondu présents et avec qui nous avons enregistré love les 13 hymnes de l’album à la fin août chez-moi…

et hier en planchant sur une seconde campagne de $ocio$, je me disais que ce processus de création menant à la réalisation de cet album qui s’est enclenché récemment se devait d’être plus grand que ma toute simple musique à moi…

j’ai alors contacté Magalie car je savais que JP était impliqué dans de nombreux projets communautaires afin de savoir quel organisme on pourrait aider dans le cadre de cette campagne… et elle m’a suggéré le nom d’un organisme cher au coeur de JP où il s’impliquait de son vivant de corps… et on incluera donc cet organisme dans ce projet de levée de fonds…

car l’amour engendre l’amour… qui engendre encore plus d’amour…

et on sait que l’amour, that’s it en cette existence…

avec la solidarité, l’amitié, l’empathie et le reste de la grande constellation humanité…

ainsi, d’ici quelques semaines, on lancera un projet pour générer de l’amour, de la générosité, en passant par la musique…

car le cash au fond, que de l’énergie pour générer de l’amour…

l’amour, encore l’amour…