heureuse simplicité d’esprit

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••• les zultimes chroniques – 18/4/19

traduction: chaque personne, où qu’elle aille et quoi qu’elle fasse, est entourée d’un nuage de rassurantes petites croyances qui l’accompagne comme une nuée de mouches par un beau jour d’été… – Bertrand Russel

me suis permis de traduire man par personne car il me semble qu’il est temps que le monde se féminise un peu… je sais bien que l’expression Homme est censée inclure les deux genres mais personne aussi, et en plus ça fait changement… first thing first…

et me permet aussi d’utiliser cette affichette postée mon ami Sraji en commentaire de ma perplexisante chronique d’hier (tant qu’à parler de toi Sraj, en passant tu peux me dire ce que signifie l’expression anglaise meme pliiiise ? 😉 pour faire du pouce sur nos biais de perception du monde…

car clair que tout ce qui se passe en nous et autour de nous est perçu à-travers des filtres spécifiques de croyances qui visent à auto-renforcer ces mêmes croyances… tel que le disait d’ailleurs ce même Sraji (pun intended) qui trouve ses propres opinions lourdes à porter…  totally agreeing with you my friendheavy shit to carry around up here… let’s drop it…

trouvez pas vous aussi que nos millions de croyances et d’opinions sont trop lourdes à porter ?

vous ne rêvez pas de pouvoir tout mettre ça de côté et vous déplacer libre de ce bagage ? en tous cas moi si… vivement la simplicité d’esprit… la si soutenable légèreté de l’être…

tanné de penser savoir, fed up de trainer ce boulet dans ma tête… que dis-je ces boulets, qui deviennent trop souvent des boulets de canon avec lesquels on ceux et celles qui pensent et font autrement, ceux et celles qu’on voit autres…

assez du poids de la connaissance, envie de savoir fraîchement, à chaque seconde… envie de me déplacer dans l’univers dégagé de ce que j’ai déjà su… et qui bien souvent n’est plus juste ni adapté à ce qui est maintenant et dorénavant…

quelqu’un, hier (salut Alain), suite à cette même chronique sur la perplexisation de ce monde, a repris quelques-uns de mes mots et ça m’a permis de voir ces écrits mots dits of mine à partir d’une perspective différente, comme de l’extérieur de moi…

hier, j’écrivais donc : On dit qu’il est important de se faire une tête dans la vie, d’avoir une opinion… si on nous disait plutôt qu’il faut se faire un cœur et embrasser toutes les opinions

je n’avais pas trop pensé à celle-là en écrivant mais makes sense quand je me relis…

car me semble que le monde devrait se percevoir à partir du coeur et non de la tête… trop petite cette caboche, cette ptite tête de pinotte… trop rigide ce bagage ancien de connaissances…

trop petit ce filtre pour saisir le monde à partir d’une perspective globale… le coeur englobe plus large, le coeur embrasse plus large… le coeur sait tout, et tous et toutes…

et à partir du coeur, justement il devient possible d’embrasser toutes les opinions, de saisir toutes les perspectives…

à partit du coeur, il devient possible de sortir de soi, et de ses croyances, et de connaître l’extase… car qu’un seul et même coeur qui bat dans l’univers… de multiples têtes mais un seul et même coeur…

extase… terme qui signifie justement et tout simplement état à l’extérieur de soi, sortir du petit soi… pour devenir le monde… redevenir le monde entier…

et ainsi (re)devenir le grand observateur, dieu, le grand esprit, name it as you want or don’t si vous préférez… devenir plus grand(e) que petit soi…

car mes propres opinions sont non seulement insignifiantes pour comprendre le monde, elles m’enferment dans un petit monde trop petit face à cette immensité dans laquelle on vit… et d’ailleurs mes propres opinions ne sont ni miennes, ni propres…

nous ne sommes pas limité(e) à ce petit corps, encore moi à la petite tête qui le couronne – god save the god dame queen – nous sommes LE monde, le monde entier, tout le monde, et non pas seulement mon petit monde… nous sommes tous les mondes, tous les univers… si on pouvait seulement se mettre à la place de tout le monde…

empathie…

pas satisfait de mes croyances personnelles… trop petites, trop limitées et limitatives…

je veux questionner mes propres croyances et opinions, les virer à l’envers, les confronter, les voir à partir d’une autre place, pour ainsi être en mesure de voir le monde à partir d’ailleurs, de différentes façons, de multiples perspectives… en HD, en hologramme en multiples dimensions…

pour éventuellement me libérer de moi-même, me libérer même de moi oui… ou de ce que je crois être du moins…

car si on dit souvent que le monde est monde, le monde est aussi et surtout mondes… multi mondes, multiples vies, divers, complexe… et comme on dit aussi ça prend de tout pour faire un monde… alors tout ce qui est est, that’s it that’s all, for now du moins…

et si on pouvait arriver – de plus en plus du moins –  se mettre à la place du monde, à concevoir le monde à partir des perspectives de tous et toutes, me semble que notre vision du monde serait plus vaste, complète… plus globale… et le poids à porter plus léger…

plus de moi ou de toi, qu’un grand nous collectif et multiples duquel on doit s’occuper comme un grant tout justement, grand et de tout, en répondant aux besoin de tous et toutes, en commençant par les plus faibles et les plus nécessiteux…

au fond, pas fou cette maxime:

heureux les simples d’esprit car le royaume des cieux est à eux… et elles…

en fait, heureux et heureuses les simples d’esprits car ainsi ils et elles deviennent le royaume des cieux…

alors amenez-en des points de vue et des perspectives différentes…

amen…

nourriture pour assainir l’esprit…

perplexant monde

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••• les zultimes chroniques – 17/4/19

traduction : prend une bonne respiration, ce n’est qu’une mauvaise journée, pas une mauvaise vie

est-ce seulement moi ?

ou c’est ce printemps tardif qui assombrit notre regard ces jours-ci ?

ou peut-être qu’une conjecture particulière de planètes ?

ou juste un mauvais timing existentiel ?

mais on dirait que le monde tourne bizarre ces jours-ci… depuis quelques jours, intense la vie me semble… et pas que la mienne semble-t-il si je regarde out my window

bien sûr que c’est une catastrophe la grosse bâtisse du nom de l’opéra rock qui a brûlé, mais le fait qu’un milliard d’euros aient été levés en une seule journée pour la reconstruire me laisse pour dire le moins perplexe…

alors qu’il y aurait tant à faire pour faire la paix, pour aider le monde dans le besoin, pour prendre soin de notre mère, notre ultime dame…

perplexe aussi devant toute cette haine et cette peur ici en lien avec notre prétendue laïcité et ses nombreuses déclinaisons vestimentaires… JC doit gigotter sur sa croix à quelques jours de sa prochaine cruxi fiction et résu érection une couple de milliers d’années later (soit 2019 – 33 = à peu près 1986 ans exactement et environ, si mes calculs reinaux sont bons, de même que l’âge de JC au moment de sa mise à croix et autres détails historiques…

et plus localement, dans mon petit village ici, beaucoup d’indignation, d’action et de réactions autour de boîtes de 5G qui ont été installées sans que personne ne sache trop d’où elles arrivent… inquiétant en effet…

et on ne parlera pas de ce qui se passe en Amazonie et ailleurs sur terre en ce moment environnementalement parlant… nous sommes malades (environne)mentaux

vraiment perplexant ce monde…

et vous savez quoi ? je compte bien faire un petit effort pour demeurer perplexe…

car perplexe est une posture intéressante face à ce qui se déroule en soi, devant soi et autour de soi…

en googlant un peu, on découvre que perplexe se définit de diverses façons:

Qui hésite dans une situation confuse, indécise, qui est dans le doute;

Qui ne sait quel parti prendre ou quel jugement former;

plutôt neutre, quoi que l’on retrouve une petite touche de négativité selon certaines définitions:  qui manifeste un embarras…

personnellement aucun embarras devant la perplexité…

qu’une appréciation, qu’un équilibre à trouver dans le déséquilibre de ne pas savoir, de ne pas devoir prendre position…

certains pensent tout savoir même s’ils ne savent rien, d’autres aiment penser savoir ou connaître… et mépriser l’autre qui ne pense pas comme lui ou elle…

de mon côté tout à fait à l’aise avec le fait de ne pas savoir, de ne pas devoir choisir…

bien ou mal ? ni l’un ni l’autre ou les deux à la fois si on préfère…

pour ou contre ceci ou cela ?

quelle différence fera mon opinion ? de toute façon une opinion n’est qu’une idée arrêtée alors que la vie est un processus continu, un ever changing flow of energy…

on dit qu’il est important de se faire une tête dans la vie, d’avoir une opinion… si on nous disait plutôt qu’il faut se faire un coeur et embrasser toutes les opinions ?

pas si important pour moi d’avoir une ou des opinions…

en fait, tanné d’avoir des opinions sur tout… envie d’avoir des opinions sur rien désormais… même plus d’opinions sur mes opinions…

envie de regarder le monde et de ne pas savoir quoi en penser… ne pencher ni d’un bord ni de l’autre… tenter de demeurer équanime, neutre, sans jugement…

ni innocent, ni coupable votre honneur… que perplexe…

que tel quel le monde… ni intérieur le monde, ni extérieur… rien de tell guillaume…

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le monde est ce qu’il est… ni beau, ni laid, ni bien ni mal… that’s it that’s all…

ne sachant ni ce que nous sommes venus faire ici sur terre, ne sachant pas non plus où l’on va, ni quel chemin prendre, alors de toute façon

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en plein à la bonne place… right here right now…

et tout bon alors… tel quel ce monde, notre monde, avec nous dedans… avec nous au centre de ce monde que nous créons à partir d’images et de concepts qui vivent en nous sans trop savoir d’où ils viennent…

pas si important le quoi devant soi au fond, peut-être plus important d’observer ce qui qui observe ?

perplexant en effet… et captivant…

ci-bas 2-3 images pour pratiquer votre capacité de perplexisation… 😉

lol comme disent certains…

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Merci madame Joni

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••• les zultimes chroniques – 16/4/19

ce matin, au lieu des miens, les mots d’une grande sage… et musicienne exceptionnelle en plus… car parfois, on a besoin des mots de nos elders pour nous aider, nous enseigner… humilité requiert…

«Je ne sais pas si j’ai appris quelque chose jusqu’à maintenant ! J’ai appris à avoir un foyer heureux, mais je me considère chanceuse à cet égard, car j’aurais pu me laisser aller. Tout le monde a un côté superficiel et un côté profond, mais cette culture accorde peu de valeur à la profondeur – nous n’avons pas de chamans, ni de devins, et la profondeur n’est ni encouragée ni comprise.

Entourés par cette société peu profonde et brillante, nous développons également un côté peu profond et nous devenons attiré(e)s par le duvet. Cela se reflète dans le fait que cette culture crée une dépendance à la romance basée sur l’insécurité – l’incertitude de savoir si vous êtes vraiment uni(e) à l’objet de votre obsession est la précipitation à laquelle les gens sont accrochés. J’ai tellement vu ce schéma chez moi et mes amis et certaines personnes ne sortent jamais de cette ligne.

Mais en plus de développer mon côté superficiel, j’ai toujours nourri un désir plus profond, alors même quand je tombais dans le piège de cet autre type d’amour, j’étais à la hauteur de ce que je faisais. J’ai récemment lu un article dans le magazine Esquire intitulé «The End of Sex» qui disait quelque chose qui me semble très vrai :

Si vous voulez une répétition sans fin, voyez beaucoup de gens différents. Si vous voulez une variété infinie, restez avec un.» Ce qui arrive quand vous sortez, c’est que vous exécutez tous vos meilleurs mouvements et que vous racontez toutes vos meilleures histoires – et d’une certaine manière, cette routine est une méthode pour tomber amoureux encore et encore de vous-même.

Vous ne pouvez pas faire cela avec un partenaire de longue date car il connaît tout ce vieux matériel. Avec une longue relation, les choses meurent puis sont ranimées et ce processus de renaissance partagé approfondit l’amour. C’est un travail difficile, cependant, et beaucoup de gens courent au premier signe de difficulté. Tu es avec cette personne, et tout à coup tu ressembles à un(e) abruti(e) ou il/elle ressemble à un(e) abruti(e) pour toi – c’est désagréable, mais si tu peux la traverser, tu t’approches et tu apprends une façon d’aimer différente de la version névrotique de l’amour qu’on nous sert dans les films. Celui-ci est plus chaud et offre plus de rembourrage. « 

______________
texte original

I don’t know if I’ve learned anything yet! I did learn how to have a happy home, but I consider myself fortunate in that regard because I could’ve rolled right by it. Everybody has a superficial side and a deep side, but this culture doesn’t place much value on depth — we don’t have shamans or soothsayers, and depth isn’t encouraged or understood. Surrounded by this shallow, glossy society we develop a shallow side, too, and we become attracted to fluff. That’s reflected in the fact that this culture sets up an addiction to romance based on insecurity — the uncertainty of whether or not you’re truly united with the object of your obsession is the rush people get hooked on. I’ve seen this pattern so much in myself and my friends and some people never get off that line.

But along with developing my superficial side, I always nurtured a deeper longing, so even when I was falling into the trap of that other kind of love, I was hip to what I was doing. I recently read an article in Esquire magazine called ‘The End of Sex,’ that said something that struck me as very true. It said: “If you want endless repetition, see a lot of different people. If you want infinite variety, stay with one.” What happens when you date is you run all your best moves and tell all your best stories — and in a way, that routine is a method for falling in love with yourself over and over.

You can’t do that with a longtime mate because he knows all that old material. With a long relationship, things die then are rekindled, and that shared process of rebirth deepens the love. It’s hard work, though, and a lot of people run at the first sign of trouble. You’re with this person, and suddenly you look like an asshole to them or they look like an asshole to you — it’s unpleasant, but if you can get through it you get closer and you learn a way of loving that’s different from the neurotic love enshrined in movies. It’s warmer and has more padding to it.”

  • Joni Mitchell

déclencher la guérison

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••• les zultimes chroniques – 14/4/19

traduction : éviter ce qui vous déclenche ne guérit pas… la guérison se produit lorsque vous êtes déclenché(e) et que vous êtes capable de passer à-travers la douleur, les réactions et de l’«histoire» et d’aboutir avec une fin différente… – Vienna Pharaon

je suis impliqué dans quelques groupes qui me tiennent grandement à coeur…

récemment, nous avons eu une rencontre au cours de laquelle nous avons adressé une situation délicate survenue l’an dernier… dont nous n’avions pas reparlé depuis qu’elle s’était produite… l’an dernier… déjà l’an dernier… une éternité… mais pourtant…

et ça a brassé… aussi intensément que lorsque c’est arrivé… et toutes les vieilles blessures d’alors se sont ré-ouvertes… en fait, elles nous attendaient right there au chaud, en nous, là même où elles s’étaient logées il y a plus d’un an… couvant en nous, dormant tout bas… mijotant à feu doux… attendant le moment où le couvercle serait soulevé…

pas facile d’ouvrir des enjeux aussi délicats entre gens qui s’aiment et qui tiennent si fortement les un(e)s aux autres… mais inévitable… aussi inévitable que difficile… inévitable car sinon on vit à coté du coeur de la relation… sinon on choisit de ne pas ouvrir le soft spot d’où l’amour même peut fleurir et grandir… car l’amour pousse dans le mou…

faire face à la blessure et oser rester ouvert(e)s, ne pas refermer son coeur, écouter et entendre l’autre même quand, en nous, ça ne veut pas… réagir, pogner les nerfs, s’excuser…

même quand ça dit non, même si ça tire et étire… même quand on se veut sa cacher dans son cocon… et disparaître… écouter même si on ne comprend pas… même quand ça crie non en dedans… même quand le feu pogne… étincelles et flamèches incluses… sauter dans le feu d’artifice et jouer le jeu des émotions, oser le feu des émotions… oser regarder ce qui ne veut pas être vu en soi… surtout ce qui ne veut pas être vu…

et se permettre d’être humain(e) dans toute sa vulnérabilité… ça, être humain…

et tout ÇA requiert le plus grand courage au monde…

sentir et ressentir toute l’infinie délicatesse de son être… pour du même coup y trouver sa force, son intégrité, sa propre vérité… oser la faiblesse pour trouver la force… oser s’avouer à soi et avouer aux êtres aimé(s) qu’on aime et qu’on a peur de l’amour en même temps… on tremble d’amour et de peur…

les relations humaines comptent parmi les plus grands enseignements au monde… ce monde, le monde, ces autres personnes à qui on s’attache, à qui on s’ouvre, à qui on ouvre son coeur et que l’on partage, avec qui on bâtit des projets et des familles… à qui on ne peut que dire oui, même quand c’est non qui bloque le chemin…

car oui est la clé…

alors oser pleurer, oser fouiller dans toutes les ptites craques de son coeur et de son âme, dans les endroits moins fréquentés, là où ça fait mal, là oz ça crie, là où ça vibre…

ouvrir les vieilles blessures pour qu’elles puissent prendre l’air, pour qu’elles puissent être déclenchées et redéclenchées, et pour qu’elles puissent déclencher la guérison…

pour enfin ré-enclencher la guérison, l’ultime guérison…

respire moi (Sia)

à l’aide, je l’ai encore fait…
j’ai été là plusieurs fois auparavant…
je me suis fait mal aujourd’hui encore…
et le pire c’est qu’il n’y a personne d’autre à qui remettre la responsabilité…

soit mon ami(e), prends moi…
enveloppe-moi, déploie moi…
je suis petit(e), j’ai besoin..
réchauffe-moi et respire-moi…

ouch je me suis perdu de nouveau…
me suis perdu et je ne suis plus nulle part…
oui je crois que je peux me briser…
je me suis perdu de nouveau et je me sens insécure…

sois mon ami(e) et prends-moi…
enveloppe-moi, déploie moi…
je suis petit, j’ai besoin…
réchauffe-moi et respire-moi…

sois mon ami(e), prends-moi…
enveloppe-moi, déploie-moi…
je suis petite, j’ai besoin…
réchauffe-moi et respire-moi

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livre en kit

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••• les zultimes chroniques – 13/4/19

26 lettres différentes dans l’alphabet qu’on connait… car il y en a d’autres…

dans certains jeux, certaines lettres valent plus que d’autres…

dans la vraie vie, certaines servent plus que d’autres… dans la fausse ? mystère…

vous et moi possédons tous et toutes les mêmes lettres pour alphabétiser – alphabêtiser ? -notre existence… pour mettre en mots, faire du sens, structurer une réalité possiblement indéfinissable… mais on s’essaie, on s’essaie…

nous vivons tous et toutes dans le même monde, avec les mêmes 26 lettres…

et en même temps, nous vivons chacun chacune dans son monde, une monde qui change et qui se définit de plus en plus avec des petites images… emojis… émoticones… comme si le monde s’écrivait moins, mais se dessinait davantage… pas certain que tout soit plus clair…

de nos jours, les jeunes écrivent désormais avec les mêmes lettres mais en les agençant différemment… ils et elles raccourcissent les mots, mêlent les langages, – bonjour/hi – créent de nouveaux mots, certains les inversent et parlent même verlan… ment vrai…

pas de limite à la créativité linguistique humaine… au tour de babel de frapper fort…

quand on apprend un nouveau langage, on réalise que les mêmes lettres peuvent vouloir dire des choses différentes lorsqu’agencées différemment… quand on ne parle pas encore couramment un langage, ils ne veulent rien dire en fait… jusqu’à qu’on en saisisse le sens… nonsense des mots…

quand on pense qu’une bonne partie de la population est techniquement analphabète ou quelque chose du genre, les mêmes lettres ne veulent plus tout à fait dire la même chose tout à coup… même le mode d’emploi ne veut plus dire la même chose pour l’écrivain en kit que nous sommes…

car même les mêmes mots sont interprétés différemment selon chaque personne… alors pour ce qui est de la matière première, A + ou Z-, same same…

alors ces 26 clés que sont les lettres sont de multiples morceaux de casse-tête qui servent à communiquer ce que l’on pense, sent, ressent et souhaite… même si tout n’est pas clair en soi…

on n’a que la langage pour communiquer ce qui vit profondément en soi… ce que l’on perçoit de ce qui vit ultimement hors de soi…

mais peut-être possible de communier plutôt que communiquer ? mais pour cela il faut arrêter de penser, et le faire en dehors de la boîte à lettres… courrier prioritaire…

auparavant les mots se calligraphiaient à la main, maintenant ils se tappent à la machine… et à la mâchoire, quand ce n’est pas à la machette… depuis qu’ils sont devenus virtuels, les mots partent vite et durement… et souvent quand les gens tapent leurs mots dits, ils les utilisent pour tapper sur leur voisin… pas vraiment troll l’affaire des lettres et des mots de nos jours… chilling désincarnés…

que 26 lettres et des zillions de combinaisons possibles pour tenter de saisir ce monde, ce grand mystère, et pour le décrire… et le définir… ce monde infini et indéfinissable…

26 petites lettres sans sens inné, telles les multiples couleurs que les peintres utilisent pour figurationner leur monde intérieur… certains tentent de peindre le monde extérieur, d’autres celui du dedans… même chose avec les mots… mots et couleurs pour décrire, pour dire, montrer, impressionner…

mais au final, y a t-il une différence, une démarcation entre les deux mondes ? celui du dedans et celui du dehors… un seul, deux ou une multitudes de mondes différents ? allez savoir…

en attendant la sortie de mon bouquin, what a good Ikea les livres en kit – je sortirai mon tourne-mots et consulterai mon mode d’emploi… et me pratiquerai ici…

à moins que je ne vire kinky avec ce ptit kinky Ikea kit qui était en offert en prime quand je suis allé mon kit de livre… creative writing en perspective

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vendredi 12

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••• les zultimes chroniques – 12/4/19

un peu pour ça que j’écris…

quand une tempête d’idées m’assaille –  ce qui est toujours le cas dans la boule à poils que je porte sur les épaules – je prends mon clavier et j’écris… et la tempête se retrouve sur le papier plutôt que dans ma tête e bouille… simple non ?

en fait la musique me fait un peu le même effet…

quand ça storm dans leur tête de pinotte, certains gobent des pilules, d’autres vont courir,  d’autres fument ou boivent des choses, moi j’écris…

je regardais le tableau de bord de mon WordPress récemment et je voyais que je suis rendu à 1968 chroniques… j’approche le 2000… 7 ans plus tard… même gars qui écrit, même écran… même place dans le monde… ici… now… toujours now parait..

et je me demandais ce que je voulais faire de spécial pour l’occasion… for the big two thousand… pas encore d’idées très claires en ce sens… mais ça s’agite, ça cogite…

presque chaque matin, au réveil du corps, j’écris… autant un besoin qu’une habitude… ah ces taureaux… je me fais un café, je choisis une image et je brode autour… soit je brode dans le sens de, soit dans le sens inverse… soit comme ce matin, pas vraiment à propos de… qu’un prétexte pour me starter…

j’aime écrire mais pas nécessairement pour dire quelque chose qui faille ou qui vaille… ni quelque chose de pertinent, ni quelque chose de précis… en fait, j’aime souvent écrire impertinent… mais je suis rarement incontinent de mots… cet écran est ma couche, mon réservoir, mon pamper littéraire… ptit cadeau de chroniqueur…

j’aime dire des niaiseries, écrire n’importe quoi, défaire le peu de sens qui pourrait me trotter par la tête ou me rester dedans… j’écris pour voir ce qui sortira de moi et se retrouver dans le miroir de mon écran… parfois un écrin, parfois rien…

écrire pour laisser les doigts danser sur mon clavier… au fond je pense que je suis jaloux de ma belle, pianiste, qui elle, quand elle laisse glisser ses doigts, ça sonne beau et bon… moi ça ne fait que tac tac tac mais j’imagine que c’est dans votre tête que ça résonne…

j’écris sans trop penser mais je sais que vous êtes toujours quelques-uns quelques-unes de par le monde à me yeuxter, à me lire, parfois à me rire… quelques personnes en France et en Europe (vous êtes souvent les premiers car je suis tôt sur le piton comme on dit ici), plusieurs au Canada, et quelques autres d’un peu partout sur la planète…

j’aime penser que nous formons une petite communauté autour de ces mots… qui ne sont pas vraiment les miens, mais seulement ceux qui choisissent de me passer dedans par ici quand mes doigts tapent tapent… timing de mots et du moment…

comme ce matin, quand j’écris un peu plus vite que d’habitude avant d’aller réveiller la petite pour l’école… souvent après son départ, je reviens me relire et faire quelques changements… corriger quelques coquilles ou kelkes fôtes…

parfois j’écris en franglais, d’autres en engfrais… mais toujours j’écris comme un fou des mots, un jo blow, un nono qui dit… n’importe quoi qui lui passe par la tête…

tenez,

ce moment même, je pars la musique pour commencer le réveil de Liloune, la petite reine du foyer… toujours la même toune, Beija Flor, la première pièce de notre album… celle-ci justement…

vous savez maintenant que Lilia se réveille pratiquement à chaque jour de semaine avec cette pièce, et les 11 autres de l’album suivent…

et après le ptit déj, le lunch, le brossage de dents et l’habillage (vivement la fin de l’hiver) et le départ de la belle et de la petite, je prendrai probablement quelques autres minutes pour me relire et faire quelques corrections ou modifications…

alors que faire en vue de la 2000 ème à venir d’ici quelques semaines ? je continue d’y penser et vous tiendrai au courant… ou pas… et je vous garde la surprise…  car le chro a toujours au moins 1000 tours dans son sac…

ah et pis pourquoi ce titre de vendredi 12 ? me demandez-vous ?

parce que c’est le cas… vendredi 12 avril sur terre.., nulle part où aller ailleurs qu’ici… nulle autre moment que maintenant… back to a certain reality quand même…