Archives pour la catégorie les mots vers le courage…

chroniques proposées, posées et disposées…

chronique perdue, chronique retrouvée…

318838_409017222477940_948428465_nil y a quelques jours, je vous disais que je joue présentement avec l’idée de rassembler certaines chroniques dans un recueil et je vous demandais de me faire part de vos chroniques préférées, merci à ceux et celles qui ont acheté la demande… selon votre temps et disponibilité bien sûr… sans pression…

de mon côté, j’ai commencé le processus de rétrospection, question de voir ce qui mériterait de se coucher sur papier si c’est l’avenue que je choisis… et ce faisant, je me suis souvenu de cette chronique que j’avais oublié de transférer de mon mur facebook à mon blogue…

une chronique oubliée, retardée, perdue dans l’espace et les craques du plancher, mais qui vient de se rappeler à moi… youhou le chroniqueur ! je suis là… alors la voici, pour qu’elle rejoigne ses chums de filles…

mais avant, parfaite excuse pour moi pour vous suggérer de découvrir,  si ce n’est déjà fait, la série de chroniques intitulée les mots vers le courage à laquelle cette dite chronique appartient… en passant, toutes les séries de chroniques sont logées sous l’onglet chronique (deuxième à gauche), logique non ?

les mots vers le courage… chroniques proposées, posées et disposées 17/8/2012

hier en marchant, je pensais comme c’est toujours le cas quand on marche… on peut marcher et mâcher du mot vous savez ? même un gars peut faire ces deux affaires en même temps… et je me disais que chaque décennie apporte ses propres défis et apprentissages… en voici quelques-uns présentés à vraiment gros traits…

0-10 : on apprend le basic pour survivre et pour vivre, tellement gros tas de nouveau qu’on ne fera même pas la liste complète ici car bien trop longue…

10-20 : le temps pour se définir individuellement mais peut-être surtout socialement et sortir ses ailes pour prendre son envol hors du nid familial…

20-30 : d’un côté, le temps de plusieurs désillusions héritées de l’adolescence, et en même temps, celui de partir la famille, la carrière, etc…

30-40: on solidifie et consolide les bases établies dans la vingtaine… souvent la trentaine d’aujourd’hui est la vingtaine d’hier, entre autres, pour les enfants et les responsabilités…

40-50: premières grandes remises en question autour du tournant de la vie… premiers cheveux gris…

50-60: les enfants bien partis dans la vie, on arrête un peu pour regarder en arrière et décider de la suite…

60-70: retraite, retour en soi… préparation de la sortie de la vie sociale plus active…

70 et plus: ??? trop jeune pour extrapoler cette période qui doit être intense à souhait quand le corps commence à faiblir…

personnellement, j’ai 51 ans… ma plus jeune vient de quitter la maison, donc mon popa actif intérieur l’est moins, actif je veux dire, me retrouvant seul dans ma maison dans la forêt à faire le point sur ma vie… gros switch de vie après 30 ans de paternitude…

encore beau jeune garçon, fait fort et en bonne forme physique, avec de l’énergie… et à peine quelques poils de barbe blancs… en même temps, il a fait pas mal ce qu’il a voulu faire de sa vie le ptit monsieur, donc moins d’ambition dans le coffre à gants…

quoi faire alors ? surtout faire la paix, avec la vie, avec soi-même, avec ses rêves et ses illusions… prendre le temps, laisser couler la vie fluidement, candidement, être bien avec lui-même, redonner une partie de ce qu’il a reçu… mais surtout, se fondre back dans l’unité existentielle…

la cinquantaine c’est un peu le mois d’août de la vie… pas encore l’automne mais plus tout à fait  le gros été chaud non plus… une belle période quand on l’accepte totalement… ce qui peut prendre un peu de temps… mais du temps, on en a davantage si on en veut, si on décide de le prendre… alors on le prend…

je vous souhaite de même… dès maintenant… et pour l’éternité… amen 😉

les mots vers le courage… 30/8/2012 – 2

nuit rouge, lune bleue… aussi connue comme lune des buts et lune des sorcières…

lune bleue, phénomène rare… qui ne se répètera pas avant 2015… alors profitons de celle-ci… lune de deep cleaning, lune pleine de vie… lune complète, lune ronde, joufflue et grosse, lune totale, totalement englouti par la lune le ptit bonhomme qui scie du bois…

lune bleue, bleu au coeur, bleu partout et tout autour… rouge à l’âme, rouge à lèvres, rouge de gêne, rouge à la gorge… visage rouge et visage pâle…

le grand nettoyage ISO 2012 continue… allez on largue les amarres, on déleste le navire, femme et enfant intérieurs d’abord, tous et toutes à babord…

petit matin de fin d’août, d’août doux sur mon âme, lune bleue, arbres verts, herbes jaunes, rouge coeur… graduellement en août, les grillons et les écureuils ont remplacé les oiseaux au sein du sympathique orchestre symphonique… même les malvoyants perçoivent le changement des saisons…

quels sont ces mots qui bloquent ma gorge, qui entravent le chemin vers mon coeur, vers mon âme… ces mots qui me coupent parfois du monde et de la création ? OK Dieu sonne la re création….

ces mots… sortiront-ils de mes doigts ? libéreront-ils un jour le trop plein de vie qui brûle en moi ? qui me consume… ou plus de mots n’appellent-ils tout simplement pas plus de mots…

nouveau concept d’atelier ce week-end, quelques activités ouvertes à tous et toutes, concert lundi, pratique intensive toute la semaine… alors le stress ou la lune bleue qui entrave le sommeil ? qui ratatine mes nuits à presque rien dodowise autour de la plénitude de cette grosse boule blanche qu’on dit bleue et qui brille dans le ciel étoilé…

ce précieux sommeil qui nous permet de prendre une pause temporaire de soi-même quelques heures par jour… de prendre un break de soi dans nos draps de cotton… velours velours mon amour… qui donne au corps repos et force pour repartir du bon pied… ou de l’autre… pas de troisième pied right ?

je n’ai pas animé d’atelier depuis des années et drôlement, les deux ont lieu autour des deux lunes d’août… mamilune, source du bleu dans mon coeur de ce matin ? OK blame it on the moon 😉

comme disait mon beloved master, this too shall pass... comme le reste…

les mots vers le courage… 30/8/2012

il faut savoir quitter la table lorsque l’amour est desservi  – Charles Aznavour

faire ses adieux… se dire adieu… se faire dire adieu… au revoir à dieu… et au diable… à tout jamais… à tout de suite… para sempre, para sempre, para sempre, para sempre… pour toujours et au grand jamais… pour ici, là-bas et pour maintenant… pour l’éternité… ainsi soit-il…

ah ! quel art, quelle science de savoir quand quitter, autant l’amour, l’amitié, qu’un travail ou une relation saturée… savoir reconnaître le moment juste, le bon moment, LE moment… now or never… savoir quand enough is enough… avant qu’assez ne soit trop… never too much, just enough ?

savoir quand switcher, quand changer d’habit, quand quitter le party, ou le bateau… quitte ou double… changer de corps, changer de char… savoir quand laisser sa place… au suivant… quitter sans laisser trop de traces… savoir distinguer une fin d’une simple pause, savoir quand franchir la porte… vers une nouvelle aventure… quand sauter dans l’inconnu… sans élastique…

apprendre à reconnaître, distinguer, savoir, sentir et ressentir… trouver en dedans, pour soi… pour l’autre… pour la vie.. pour le bien du plus grand nombre… en commençant tout d’abord par soi-même…

savoir quand quitter et lâcher prise, évidemment, mais en même temps savoir persévérer, continuer, s’investir, tout donner, tout se donner, aller jusqu’au bout… aller jusqu’au bout sans aller trop loin… dépasser la limite du raisonnable…

toffer sans se vider, ni se brûler… tout donner, mais pas ce que l’on a pas… ou ce que l’on a plus… mener à terme sans devenir terne, avant que le drapeau ne soit en berne… avant qu’on ait trop de peine… never too much ?

faire l’effort d’aller jusqu’au bout… mais pouvoir reconnaître le bout en question… parce que parfois, ça a pas de bout… plein de bouts… parce que parfois c’est le boute d’la marde… vite avant qu’elle ne hit la fan...

pas toujours facile, ni limpide, ni clair ou aisé de faire la différence entre s’éterniser et aller jusqu’au bout… squeezer le jus sans se rendre jusqu’à la pelure… tordre la guénille avant que ça ne soit du sang et non plus de la sueur qui coule… la ligne peut être mince… savoir quand too much is enough…

mais quand c’est juste, il y a néanmoins quelque chose qui fait oui en soi, une cloche qui sonne, un buzzer qui buzz… mais faut écouter, allo troisième oreille… s’écouter, s’égoutter, goutte à goutte, coûte que coûte… bon jusqu’à la dernière goutte… et ensuite on se tire… on tire la plug… et sa révérence… sans préférence ni référence… avec grâce, avec dignité, avec fierté… bye bye boss… goodbye love…

oser quitter l’ancien avant que le nouveau ne soit encore nécessairement arrivé… tolérer le vide, pourtant souvent essentiel entre deux aventures, mais si souvent évité, fui, non affronté… remplir le vide de n’importe quoi et de n’importe qui…

la vie est une série de perles enfilées les unes aux autres, mais elles doivent être espacées pour pouvoir vivre, s’épanouir et prendre toute leur place… le collier sera toujours unique car chaque perle porte sa propre beauté… mais chaque perle a besoin de sa place qui lui est propre…

ce qui nous amène à l’individuel et à la place du soi dans un tout, un nous… la perle dans le collier…

pour trouver le moi dans le nous, le soi en nous, faut tout d’abord sortir le nous du moi pour éventuellement retrouver un soi unique et autonome, fort et autoportant… retrouver l’essentiel du moi, du soi… un moi capable de vivre par soi-même, un soi au-delà du moi, un moi pas tributaire du nous, pour que le nous soit constitué de divers moi autonomes, indépendants et interdépendants…

des mois qui reposent l’un sur l’autre mais qui sont aussi capables de se tenir debout, seul par eux-mêmes, pour eux-mêmes, dignes et fiers, forts et frères… et soeurs…

une autre nuit rouge de (presque) pleine lune, nuit fiévreuse de poésie, porteuse de mots, de sens et surtout de non-sens…

OK enough is enough, dodo now…

les mots vers le courage… 29/8/2012

j’apprends à marcher… simplement, humblement, tout bonnement…

après avoir couru tout une vie, apprendre à marcher… attendre entre chaque pas… ré-apprendre à marcher lentement, légèrement, allègrement, consciemment… sur le fil…

apprendre à marcher comme un enfant qui fait ses premiers pas, toujours un tour de magie cosmique à chaque fois… tout d’abord acquérir de la force dans les jambes, se faire du muscle, puis déplier les jambes et se tenir debout, un peu, beaucoup, longtemps et, finalement, mettre un pied en avant de l’autre… et y croire… et persévérer… et tomber et se relever et recommencer…

après avoir appris à marcher, de plus en plus vite et bien, vient la course, la danse, les stepettes et la claquette… mais aussi les jambettes, les faux pas et les trébuchages… sans cesse, tomber et se lever, tomber et se relever, se remettre debout, sur ses pieds, la tête haute et les genoux écorchés, mais toujours debout…

passer de la vitesse à la délicatesse, de la quantité à la qualité… de la destination au chemin… de la mort qui vient vite et sec à cette vie qui passe si lentement et doucement… marcher vers le lointain le regard dans l’ici…

découvrir la joie de faire un pas à la fois, simplement, pour le pur plaisir de chaque pas… un à la fois, lentement, sans but, la vie comme une longue et lente marche zen…

un pas à la fois comme un moment, un jour à la fois, ne s’en allant nulle part… marchant dans la foi, à chaque fois… ici maintenant, avec chaque pas… dans chaque pas… être chaque pas… chaque pas qui passe… c’est soi qui passe… sentir le sol sous ses pieds, prendre le temps, apprécier la route… sentir le chemin… avec ses pieds, avec son nez… d’ailleurs l’automne sent tellement bon, vérifiez…

laisser tomber le fil d’arrivée pour apprécier la route… regarder la nature, apprécier la vue… des milliards de pas à faire dans une vie, alors aussi bien relaxer et goûter chacun…

après avoir passer l’été sur les routes locales, à marcher marcher marcher, à errer, errer et m’aérer le cerveau, pas à pas et un à la fois, je rêve de marcher Compostelle, question de me perdre sur la route, une autre route, de pèleriner, seul et avec les autres pèlerins… faire des millions et des milliards de pas… un à la fois, nulle part et partout à la fois… sur une route déjà très fréquentée… une riche route de marche… que de marques sur ce chemin..

simplement marcher sans but réel autre qu’un jour ne plus marcher, marcher pour marcher comme on parle pour parler… marcher pour aller nulle part comme on parle pour ne rien dire… marche marche marche, bla bla bla… aller aller aller…

marcher pour donner un sens à la vie, sachant que la seule chose à faire est le prochain pas… un pas à la fois, chaque pas avec foi, une inspiration à la fois, une expiration qui suivra… appréciation de la voie et extinction de voix… marcher et se taire… lève toi et marche, ferme là et marche… pour retrouver son inspiration… avant la grande expiration, l’expiation ultime…

marcher dans la vie, marcher vers la mort… aller à la rencontre de sa propre mort… proactivement… chaque pas parcouru nous rapproche du créateur, nous rapproche du home… la destination est la source… marcher de reculons… chaque pas parcouru nous rapproche du moment présent… car notre mort est déjà ici, suffit simplement d’aller à sa rencontre… un pas à la fois…

marcher pour marcher… en souliers de course ou de marche mais surtout nu-pieds… allez va nu-pieds… pour sentir la terre, se faire masser la plante… des pieds s’entend… pour faire contact, se laisser toucher par notre mère terre… pour laisser sa marque… si chaque empreinte digitale est unique, qu’en est-il de nos empreintes plantaires ?

alors ça marche votre affaire ?

les mots vers le courage… 28/8/2012 – 2

obsession quotidienne naturelle… sans artifice…

la nature, notre église… le monde entier, un temple…

le soleil la vie… les montagnes / des autels… les lacs / des bassins de vérité et de limpidité… les oiseaux dans le ciel / des anges dans les cieux… les nuages / les fantômes, nos ancêtres qui veillent sur nous…

que de beauté tout autour… qui reflète notre propre beauté intérieure… ce qui nous entoure nous renvoie ce qui est en nous… et vice-versa… donc important de s’entourer de beau, de vrai, de pur… et de cultiver le beau en nous…

je ne veux pas de sermons autres que le chant des oiseaux et les cris d’écureuils… pas de philosophie autre que le changement des saisons qui nous dicte le passage du temps… pas de calendrier à la 12, mais 13 lunes dans l’année… pas de bon ni mauvais, juste du juste, du ce qui est…

couleurs naturelles : bleu ciel, jaune soleil, rouge gorge, brun animal, noir de ciel sans lune, blanc neige, du vert, du vert du vert, du vert de toutes les couleurs…

et hop ! je saute dans mes souliers de marche et je vais étaler mes mots et mes paroles sur les sentiers laurentiens…

les mots vers le courage… 28/8/2012

les arbres, les oiseaux, le soleil, l’air, l’eau, les plantes et les fleurs du jardin, l’ensemble des animaux, que du beau, que du bon, que du brut, que du peur… que du vrai…

la nature ? qu’un miroir pur et clair… qui nous renvoie une image directe et sans distortion de nous-même… sans opinion en effet… ni filtre, ni jugement… face à face avec soi-même…

mon but dans la vie ? ne plus avoir d’opinion sur rien, ni sur tout… surtout sur tout… arrêter de juger, perdre mon jugement… et redevenir comme la nature… qu’un miroir reflétant tout ce qui passe devant, tel quel, objectivement, au-delà du jugement et de la critique… devenir tout ce qui passe devant soi… et en soi…

devenir de plus en plus naturel, flowing, vivant d’instinct et d’intuition, vivant d’air pur et d’eau fraîche… se fiant à nos sens, à ce qui sent en nous… ce qui vibre face à l’extérieur… sentir cette subtile vibration de vie…

alors enlevons nos souliers et touchons la terre de nos pieds, ouvrons les narines toutes grandes et respirons, buvons l’eau dont nous sommes constitués, couchons-nous par terre et retournons à la terre mère…

plein de nature à vous

les mots vers le courage… 27/8/2012 – 3

et hop, une troisième chronique aujourd’hui… y a des jours comme ça… ou comme si… des jours comme… des jours… ou comme ça, si c’est trop pour vous, vous demanderez un doggy bag… ou vous achèterez mes chroniques si jamais elles sont imprimées un jour… sur du bon vieux papier comme dans le bon vieux temps…

pas nécessairement de quoi à dire maintenant, seulement envie d’écrire… alors ça prend du contenu… alors il faut penser… premièrement penser et ensuite à quelque chose… inviter un objet de conversation… et non imposer, nuance dit le poète…

oh Dieux de l’inspiration ! merci de me soutenir et de veiller sur moi… je pries pour vous, je vous pries et vous en prie, je l’écris et le dis et le cries… en français et en cri… mitsou beeshum… seulement sur cette tribune et non sur toutes…

écrire simplement parce que c’est plus fort que moi… les mots se bousculent au portillon… un roman savon… des bulles, des bulles qui poppent et poppent… et up et up… propres propres les mots dans le cerveau…

priez, criez, riez, dit le prophète… de bonheur… prophète inalphabète… pas bête ce prophète… pas de malheur… pas bête du tout, du tout au tout…des mots mis en tête puis en doigts pour faire des sons plus que du sens… pour faire des beats non des crîtîques…

des lettres agencées pour percer l’écran et toucher les gens, pour rejoindre mes frères et soeurs sur le grand chemin… et tout à coup un filon… pop pop et up… la prière… prions mes frères et soeurs 😉

n’empêche que j’ai commencé à prier récemment pis j’aime ça… oui oui Jésus, Marie et toute la grande famille… les archanges et mettez-en… après une vie entière à être en réaction à Jésus et compagnie, je viens de faire la paix… enterrée la hache de guerre et fumé le calumet…

après 30 ans à méditer, croyant strictement et «limitement» que la prière n’était que demander et un peu enfantin – passer sa commande à Dieu – mais j’ai découvert autre chose… à garder ouvert l’esprit…

maintenant Jésus c’est comme Bouddha et Osho et Krishna, Marie comme Kali et Amma et Meera… ça fait tellement de bien de pouvoir reconnaître l’immense coeur de Jésus et la maternitude universelle de Marie, et de les distinguer de la religion catholique de Rome qui ne sent pas très bon depuis très longtemps..

j’ai un lourd passé avec les cathos… quand j’étais jeune, j’étais enfant de coeur – pas de choeur car on ne chantait pas nous – et parfois je volais des sous dans la panier de la quête… je ne connais pas les péchés mortels mais ça doit très certainement en être un… mon Dieu pardonnez-moi mes péchés… comme je vous pardonnerais les vôtres si vous en commêtiez parfois…

enfant et servant, de messe, pendant mes crimes capitaux, je regardais Jésus sur la croix, les deux bras écartés et l’air souffrant et j’espérais – en sacrement – qu’il ne me voit pas… méchant karma quand même… mais heureusement, l’église catholigue est pas forte sur le karma… sauf qu’il y a l’enfer où il fait chaud en titi il paraît… ah, je verrai bien…

non mais sérieusement, j’aime prier, j’aime l’état de recueillement que ça crée, un doux espace de méditation finalement… au lieu du silence, ce sont des mots… et quand ce sont des mots qui nous sortent du coeur, c’est là que ça mène, là que ça amène… la source est la destination finalement… Jésus fut très certainement un homme de coeur… et de conviction…

prier c’est envoyer des souhaits à partir du coeur, c’est donner, c’est être généreux… c’est lancer des graines en l’air sans savoir ni vouloir quoi que ce soit… c’est remercier la création pour ce que l’on a… c’est souhaiter le mieux pour tous et toutes… prier ça inclut le monde…

prier c’est chanter des chants sacrés, car les prières se chantent très bien aussi… mieux même qu’elles ne se disent…

dans ma gang – dont je parlerez davantage bientôt peut-être, on chante surtout nos prières… comme la grande majorité des religions du monde… chants sacrés… les Anges et les Dieux/Déesses sont comme les murs, ils ont des oreilles…

prier comme le font les Amérindiens qui remercient la Terre, notre mère, le Ciel, notre père, le Soleil, la Lune, les Étoiles, tout ce qui vit, om metakweasin… prier avec son coeur, apprécier ceux et celles qui nous ont précédé, préparer la voie à ceux et celles qui nous suivent, enfants et petits…

de façon un peu surprenante, ce qui a contribué et aidé à distinguer Jésus et Rome en lien avec la prière fut la série «les Borgias» qui raconte l’histoire de cette famille Espagnole à la tête du Vatican autour de 1500… ce n’est rien ce qui se passait ici plus récemment cathowise je vous en passe un papier… mais en même temps, le contexte appelle le style de gouvernance… un temps barbare en général à cette époque… avec des mesures qui vont avec…

alors oui je pries, souvent silencieusement aussi, en fait la plupart du temps en silence de bouche mais jamais en silence d’intention et de direction… ni de coeur…

doucement enligner la pensée plutôt que la laisser divaguer négativement… inviter le mental dans le coeur… coeur de Jésus, coeur de Marie… comme coeur d’Osho, de Bouddha et de Bodhidharma… car un coeur c’t’un choeur…

et tiens, je vous offre une tournée de prières ! Cheers !

Amen ! Aho !

les mots vers le courage… 27/8/2012 – 2

merci professeur Tournesol… solitaire et solidaire…

franchir la ligne, s’ouvrir et sauter dans l’inconnu, oser dépasser ses limites… se tenir debout seul, fier et droit… comme Alice, visiter l’autre côté du miroir…

cette photo qui est apparue sur FB ce matin – merci Do – représente exactement ce que j’apprends, expérimentes et comprends de la vie ces temps-ci…

en effet, si on veut rester vivant(e), intègre et vrai(e), impeccable, il faut pouvoir traverser la ligne, transgresser la frontière, oser être trop, too much, différent, se tenir seul et droit, oser être différent, sortir de la meute, transgresser la ligne de parti, marcher droit devant… sans regarder en arrière…

car si on ne dépasse jamais la limite, si on ne va jamais de l’autre côté du miroir, si on ne prend jamais de walk on the wild side, comment savoir où se trouve la limite ?

toujours jouer safe et demeurer même un millimètre à l’intérieur de la ligne est radicalement différent du millimètre qui nous sépare de l’autre côté… des millions de kilomètres de distance ce mini millimètre…

car on peut bien se casser la tête à tenter de savoir jusqu’où aller quand on en donne juste un peu trop peu, on ne saura jamais et on regrettera… mais il suffit d’en faire simplement un peu trop pour confirmer et reculer légèrement… oser le trop pour trouver le juste assez… faut parfois se brûler le bout des doigts… ou des orteils…

car si on n’est jamais too much, comment savoir ce qu’est être juste assez ?

vous n’en avez pas vous assez aussi du raisonnable, du conformisme, du bon gars et de la bonne fille ? du politiquement correct qui pue la frilosité et la correctitude… de la prudence ambiante…

oui la vie c’est parfois pêter les plombs, faire des gaffes pour apprendre, s’indigner devant le manque de respect, devant l’indéfendable… ne pas voter stratégique mais par instinct et intégrité… malgré les conséquences… assumer…

oui à oser la folie pour découvrir son génie… pour penser en dehors de la boîte, en dehors du cadre, il faut et surtout du il ne faut pas… oser ne pas respecter les règles parfois, prendre le risque, ne pas écouter les sages conseils et faire à sa tête…

les tournesols sont clairement de grands enseignants car une autre chose qu’ils m’ont appris, les regardant pousser tout l’été, c’est de suivre le soleil, la lumière, ce qui brille, m’allume, pour m’en nourrir, m’en abreuver… oser regarder le soleil droit dans les yeux, au risque d’être ébloui(e)s, flabbergasté(e) de luminosité, même aveuglé(e)s temporairement, pour retrouver un nouveau focus, plus clair, davantage juste et précis…

se tourner vers la vie, résolument, avec une intention claire… tournesolement parlant…

merci fleurs de soleil…

les mots vers le courage… 26/8/2012 – 2

je suis en train de mûrir… ne riez, pas vous aussi…

pas en train de mourir, non non, mûrir, comme dans vieillir avec grâce, comme dans maturer, comme dans se bonifier avec les années, comme le vin, comme une guitare, comme un bon fromage…

comme apprendre la patience… lentement mais sûrement, parfois rapidement et dûrement, le labeur porte fruit… la récolte fleurit, grandit, bénit…

en fait, nous sommes tous et toutes en train de mûrir, jeunes et moins, en train de mûrir de vie, mûrir de gris, mourir de rire…

pas en train de pourrir j’espère, ni d’ennui, ni de survie, ni par dépit ni crédit…

ni en train de courir, ni à pied ni en train, ni en train de prendre le temps à son cou pour se prendre avec… vite vite vit faut vivre…

pas en train de sûrir, comme le vieux lait qui veut se faire yogourt… non, sûrir comme la crème,  comme la crème de la crème… beurré des deux bords… barraté carré…

l’accumulation des années d’expérience est riche et précieuse… elle ne s’achète pas, elle ne prend pas place dans la sphère horizontale, non, c’est plutôt sur le vertical que ça se passe… si le corps est l’horizon, l’âme et l’esprit sont l’ascension, l’élévation…

la beauté de l’expérience qui s’intègre, qui se bâtit, qui prend place dans le corps et qui ralentit le tempo, pour s’assurer que l’on prenne le temps qui ne passe jamais tout à fait de toute façon… le temps reste… fait du sur place, reste de glace…

un matin, on est bébé, et un moment donné, on se rend compte que l’on est devenu un(e) elder de corps et d’esprit en devenir… on naît né… cessairement et inévitablement à chaque jour… rené un jour, renée toujours… rené et renée d’amour…

chaque inspiration nous meut… nous pousse et nous élève… nous fait marcher notre parole, nous fait parler chacun de nos pas… chaque expiration nous rend plus mûr, plus soi, moins dur de moi, plus sûr de soi et moins sûr du moi…

le temps qui ne passe pas et qui nous rend de plus en plus impeccable… quel beau mot non? impeccabilité…

impeccable comme dans parfaite imperfection, dignité, fierté, courage d’être totalement soi-même, seulement soi-même, tellement soi-même que l’on devient du coup le monde entier… et le monde devient entier, le monde devient nous, le monde entier nous vient et devient… plus beau et invitant… et inspirant… et plus vivant… et plus puissant… comme dans pouvoir…

si le temps ne passe pas, alors plus  de temps à perdre, l’impecabilité nous appelle… youhou… par ici… marche ta parole, parle ton pas, ta cadence… à ton rythme, à ton beat…

yo…

les mots vers le courage… 26/8/2012

hommage aux jeunes ! aux (plus) jeunes (que moi)… plus jeunes de corps mais pas d’esprit…

chronique Suttonnienne, petit dimanche matin d’après party de samedi soir… la maisonnée dort encore… depuis l’aurore, votre chroniqueur est sur le balcon à écouter les arbres chanter avec le vent, à jouer de la guitare pour les beija flors, à faire fléchir sa vie et réfléchir sur la Vie, sa ptite vie, la nôtre…

debout depuis l’aurore le chroniqueux… après une couple d’heures de sommeil léger… moi qui pensait dormir au moins jusqu’à 6 heures, puisque couché à 2 heures… on est jeune où on l’est pas ! maintenant 10 heures et mes jeunes ami(e)s dorment encore… c’est beau la jeunesse !

lendemain de party festif, beau party de jeunes, des jeunes dans la vingtaine, la trentaine… des beaux et belles jeunes, allumé(e)s, conscient(e)s, enthousiasmes, créatifs(ves), prêts à défoncer la vie… prêts à rentrer dans le mur, de Facebook ou de la vie… prêts à manger les bandes, à brûler la chandelle par le gros bout… des jeunes pour la plupart en couple, avec des enfants ou sur le point ou avec l’intention d’en faire… de nouvelles familles… la vie qui pousse… dans le cul des plus vieux… malgré l’incertitude de ce monde vite vite vite fou fou fou… donner la vie, avec foi et confiance…

des jeunes avec toute la vie devant eux, des jeunes plein d’idéaux, d’enthousiasme et d’illusions, illusions créatrices mais illusions quand même, qui devront tomber éventuellement… ou pas nécessairement ? mais en temps et lieu… ils ont bien le temps… en attendant laissons les rêver, d’un monde meilleur, à construire, à changer… à bonifier, à transformer… ils et elles en ont la capacité, la force, la fougue…  laissons les rêver, s’indigner, changer le monde, tasser les mononcles pis les matantes que nous choisissons d’être parfois… leurs rêves sont nos rêves, leur monde le notre…

de vieilles âmes dans de jeunes corps ces jeunes d’aujourd’hui… teflon, indigo, etc… des jeunes qui vivent en réseaux, en clans, en tribus, des jeunes qui se rassemblent, qui sont encore grand ouvert(e)s… de vieux guerriers et vieilles guerrières de lumière dans de jeunes bodys dont les batailles sont la protection de l’environnement, la production de nourriture bio, la justice sociale, la conscience, les causes humanitaires… la survie de la planète…

et en même temps, des jeunes informés, connectés, qui vont probablement voter – Québec Solidaire ? –  en plus grand nombre que jamais dans quelques semaines, conscient(e)s de leur place dans cette réalité horizontale… prêt(e)s à prendre leur place… autrement… SVP prenez la place de vos ancêtres passés date…

gros contraste de me retrouver parmi ces jeunes hier soir car dans l’après-midi, j’étais avec un groupe d’ami(e)s, pour la plupart dans la soixantaine… donc de l’un des plus jeunes d’un groupe, je suis, en l’espace de quelques heures, devenu l’un des plus vieux d’un autre… et je me rends compte que toute cette histoire d’âge n’est que dans ma tête, dans mon corps… dans ma boîte à mémoire, sur  mon disque dur… qui ramollit avec les années… delete… delete… faudrait faire mon backup… et mon backwash…  vieux vieux quand je veux y croire, mais dans ma tête seulement…

j’ai quelques jeunes ami(e)s intimes, dans la vingtaine… plus jeunes que ma fille, et je réalise de plus en plus que nous ne sommes pas si différents… on marche le même chemin, sur le même fil tendu dans le monde, funambules vagabonds, je suis seulement rendu plus loin à l’odomètre, seulement fait quelques pas  de faits de plus qu’eux…

moi en train de redescendre la montagne alors qu’eux la grimpent encore… chacun notre côté de la même butte… moi j’ai le soleil dans le dos, eux dans la face… moi l’ombre en avant, eux derrière… même montagne, différent chemin… mais où s’en va-ton ?

je les aime ces jeunes… je les trouve courageux(ses)… jeunement ouvert(e)s, juvénilement frais, fascinamment curieux(ses)… ils me forcent à accepter que mon corps vieillit mais que mon âme reste fraîche, adolescente, dans la fleur de l’âge… ils me stimulent à voir le monde à leur façon, à constamment renouveller mon regard, à rester allumé, à ne pas acheter mon âge, à oublier les années en arrière de ma cravate… ils me font voir que moi aussi j’ai encore toute ma vie devant moi, toute la vie en moi… now…

ces ami(e)s jeunes me gardent moi-même jeune… et parfois aussi ils me font me sentir vieux, has been… tout mon choix, toujours mon choix… quand je me regarde dans le miroir qu’ils représentent pour moi, je vois ma jeunesse ou ma vieillesse, selon les matins…

ce matin,  ce n’est ni l‘un ni l’autre… ce matin je vois l’éternité, en moi et en eux/elles, je vois le temps qui ne passe pas, le temps qui fait du sur place, toujours à 0, maintenant, toujours deux heures moins 10 (1)… ou 11 h  11… ce n’est pas le temps qui passe, c’est nous… et si on décidait de ne plus passer mais de rester indéfiniment ? now here, pour toujours…

en tous cas ce matin moi j’ai envie de vivre pour toujours, pas envie de kicker le bucket comme disent les chinois, comme dit mon René préféré de mes matins de semaine…

envie de défier le temps, défier la mort, défier la certitude que je vais mourir… car pourquoi penser que l’on va mourir quand dans les faits, on n‘a jamais mouru avant… peut-être que l’on ne mourra plus bientôt… on n’arrête pas le progrès vous savez ? peut-être que c’est le moment de la marmotte, ce moment qui dure toujours… maintenant, toujours maintenant, pour l’éternité…

merci à vous les jeunes ! merci à nous, tout jeunes, tous et toutes jeunes…

(1) si vous savez ce que représente 2 heure moins 10, c’est que votre compteur est plutôt avancé – quizz: l’annonce de quelle compagnie 2 heures moins 10 ?