Archives pour la catégorie les mots vers le courage…

chroniques proposées, posées et disposées…

les mots vers le courage… 27/8/2012 – 2

merci professeur Tournesol… solitaire et solidaire…

franchir la ligne, s’ouvrir et sauter dans l’inconnu, oser dépasser ses limites… se tenir debout seul, fier et droit… comme Alice, visiter l’autre côté du miroir…

cette photo qui est apparue sur FB ce matin – merci Do – représente exactement ce que j’apprends, expérimentes et comprends de la vie ces temps-ci…

en effet, si on veut rester vivant(e), intègre et vrai(e), impeccable, il faut pouvoir traverser la ligne, transgresser la frontière, oser être trop, too much, différent, se tenir seul et droit, oser être différent, sortir de la meute, transgresser la ligne de parti, marcher droit devant… sans regarder en arrière…

car si on ne dépasse jamais la limite, si on ne va jamais de l’autre côté du miroir, si on ne prend jamais de walk on the wild side, comment savoir où se trouve la limite ?

toujours jouer safe et demeurer même un millimètre à l’intérieur de la ligne est radicalement différent du millimètre qui nous sépare de l’autre côté… des millions de kilomètres de distance ce mini millimètre…

car on peut bien se casser la tête à tenter de savoir jusqu’où aller quand on en donne juste un peu trop peu, on ne saura jamais et on regrettera… mais il suffit d’en faire simplement un peu trop pour confirmer et reculer légèrement… oser le trop pour trouver le juste assez… faut parfois se brûler le bout des doigts… ou des orteils…

car si on n’est jamais too much, comment savoir ce qu’est être juste assez ?

vous n’en avez pas vous assez aussi du raisonnable, du conformisme, du bon gars et de la bonne fille ? du politiquement correct qui pue la frilosité et la correctitude… de la prudence ambiante…

oui la vie c’est parfois pêter les plombs, faire des gaffes pour apprendre, s’indigner devant le manque de respect, devant l’indéfendable… ne pas voter stratégique mais par instinct et intégrité… malgré les conséquences… assumer…

oui à oser la folie pour découvrir son génie… pour penser en dehors de la boîte, en dehors du cadre, il faut et surtout du il ne faut pas… oser ne pas respecter les règles parfois, prendre le risque, ne pas écouter les sages conseils et faire à sa tête…

les tournesols sont clairement de grands enseignants car une autre chose qu’ils m’ont appris, les regardant pousser tout l’été, c’est de suivre le soleil, la lumière, ce qui brille, m’allume, pour m’en nourrir, m’en abreuver… oser regarder le soleil droit dans les yeux, au risque d’être ébloui(e)s, flabbergasté(e) de luminosité, même aveuglé(e)s temporairement, pour retrouver un nouveau focus, plus clair, davantage juste et précis…

se tourner vers la vie, résolument, avec une intention claire… tournesolement parlant…

merci fleurs de soleil…

les mots vers le courage… 26/8/2012 – 2

je suis en train de mûrir… ne riez, pas vous aussi…

pas en train de mourir, non non, mûrir, comme dans vieillir avec grâce, comme dans maturer, comme dans se bonifier avec les années, comme le vin, comme une guitare, comme un bon fromage…

comme apprendre la patience… lentement mais sûrement, parfois rapidement et dûrement, le labeur porte fruit… la récolte fleurit, grandit, bénit…

en fait, nous sommes tous et toutes en train de mûrir, jeunes et moins, en train de mûrir de vie, mûrir de gris, mourir de rire…

pas en train de pourrir j’espère, ni d’ennui, ni de survie, ni par dépit ni crédit…

ni en train de courir, ni à pied ni en train, ni en train de prendre le temps à son cou pour se prendre avec… vite vite vit faut vivre…

pas en train de sûrir, comme le vieux lait qui veut se faire yogourt… non, sûrir comme la crème,  comme la crème de la crème… beurré des deux bords… barraté carré…

l’accumulation des années d’expérience est riche et précieuse… elle ne s’achète pas, elle ne prend pas place dans la sphère horizontale, non, c’est plutôt sur le vertical que ça se passe… si le corps est l’horizon, l’âme et l’esprit sont l’ascension, l’élévation…

la beauté de l’expérience qui s’intègre, qui se bâtit, qui prend place dans le corps et qui ralentit le tempo, pour s’assurer que l’on prenne le temps qui ne passe jamais tout à fait de toute façon… le temps reste… fait du sur place, reste de glace…

un matin, on est bébé, et un moment donné, on se rend compte que l’on est devenu un(e) elder de corps et d’esprit en devenir… on naît né… cessairement et inévitablement à chaque jour… rené un jour, renée toujours… rené et renée d’amour…

chaque inspiration nous meut… nous pousse et nous élève… nous fait marcher notre parole, nous fait parler chacun de nos pas… chaque expiration nous rend plus mûr, plus soi, moins dur de moi, plus sûr de soi et moins sûr du moi…

le temps qui ne passe pas et qui nous rend de plus en plus impeccable… quel beau mot non? impeccabilité…

impeccable comme dans parfaite imperfection, dignité, fierté, courage d’être totalement soi-même, seulement soi-même, tellement soi-même que l’on devient du coup le monde entier… et le monde devient entier, le monde devient nous, le monde entier nous vient et devient… plus beau et invitant… et inspirant… et plus vivant… et plus puissant… comme dans pouvoir…

si le temps ne passe pas, alors plus  de temps à perdre, l’impecabilité nous appelle… youhou… par ici… marche ta parole, parle ton pas, ta cadence… à ton rythme, à ton beat…

yo…

les mots vers le courage… 26/8/2012

hommage aux jeunes ! aux (plus) jeunes (que moi)… plus jeunes de corps mais pas d’esprit…

chronique Suttonnienne, petit dimanche matin d’après party de samedi soir… la maisonnée dort encore… depuis l’aurore, votre chroniqueur est sur le balcon à écouter les arbres chanter avec le vent, à jouer de la guitare pour les beija flors, à faire fléchir sa vie et réfléchir sur la Vie, sa ptite vie, la nôtre…

debout depuis l’aurore le chroniqueux… après une couple d’heures de sommeil léger… moi qui pensait dormir au moins jusqu’à 6 heures, puisque couché à 2 heures… on est jeune où on l’est pas ! maintenant 10 heures et mes jeunes ami(e)s dorment encore… c’est beau la jeunesse !

lendemain de party festif, beau party de jeunes, des jeunes dans la vingtaine, la trentaine… des beaux et belles jeunes, allumé(e)s, conscient(e)s, enthousiasmes, créatifs(ves), prêts à défoncer la vie… prêts à rentrer dans le mur, de Facebook ou de la vie… prêts à manger les bandes, à brûler la chandelle par le gros bout… des jeunes pour la plupart en couple, avec des enfants ou sur le point ou avec l’intention d’en faire… de nouvelles familles… la vie qui pousse… dans le cul des plus vieux… malgré l’incertitude de ce monde vite vite vite fou fou fou… donner la vie, avec foi et confiance…

des jeunes avec toute la vie devant eux, des jeunes plein d’idéaux, d’enthousiasme et d’illusions, illusions créatrices mais illusions quand même, qui devront tomber éventuellement… ou pas nécessairement ? mais en temps et lieu… ils ont bien le temps… en attendant laissons les rêver, d’un monde meilleur, à construire, à changer… à bonifier, à transformer… ils et elles en ont la capacité, la force, la fougue…  laissons les rêver, s’indigner, changer le monde, tasser les mononcles pis les matantes que nous choisissons d’être parfois… leurs rêves sont nos rêves, leur monde le notre…

de vieilles âmes dans de jeunes corps ces jeunes d’aujourd’hui… teflon, indigo, etc… des jeunes qui vivent en réseaux, en clans, en tribus, des jeunes qui se rassemblent, qui sont encore grand ouvert(e)s… de vieux guerriers et vieilles guerrières de lumière dans de jeunes bodys dont les batailles sont la protection de l’environnement, la production de nourriture bio, la justice sociale, la conscience, les causes humanitaires… la survie de la planète…

et en même temps, des jeunes informés, connectés, qui vont probablement voter – Québec Solidaire ? –  en plus grand nombre que jamais dans quelques semaines, conscient(e)s de leur place dans cette réalité horizontale… prêt(e)s à prendre leur place… autrement… SVP prenez la place de vos ancêtres passés date…

gros contraste de me retrouver parmi ces jeunes hier soir car dans l’après-midi, j’étais avec un groupe d’ami(e)s, pour la plupart dans la soixantaine… donc de l’un des plus jeunes d’un groupe, je suis, en l’espace de quelques heures, devenu l’un des plus vieux d’un autre… et je me rends compte que toute cette histoire d’âge n’est que dans ma tête, dans mon corps… dans ma boîte à mémoire, sur  mon disque dur… qui ramollit avec les années… delete… delete… faudrait faire mon backup… et mon backwash…  vieux vieux quand je veux y croire, mais dans ma tête seulement…

j’ai quelques jeunes ami(e)s intimes, dans la vingtaine… plus jeunes que ma fille, et je réalise de plus en plus que nous ne sommes pas si différents… on marche le même chemin, sur le même fil tendu dans le monde, funambules vagabonds, je suis seulement rendu plus loin à l’odomètre, seulement fait quelques pas  de faits de plus qu’eux…

moi en train de redescendre la montagne alors qu’eux la grimpent encore… chacun notre côté de la même butte… moi j’ai le soleil dans le dos, eux dans la face… moi l’ombre en avant, eux derrière… même montagne, différent chemin… mais où s’en va-ton ?

je les aime ces jeunes… je les trouve courageux(ses)… jeunement ouvert(e)s, juvénilement frais, fascinamment curieux(ses)… ils me forcent à accepter que mon corps vieillit mais que mon âme reste fraîche, adolescente, dans la fleur de l’âge… ils me stimulent à voir le monde à leur façon, à constamment renouveller mon regard, à rester allumé, à ne pas acheter mon âge, à oublier les années en arrière de ma cravate… ils me font voir que moi aussi j’ai encore toute ma vie devant moi, toute la vie en moi… now…

ces ami(e)s jeunes me gardent moi-même jeune… et parfois aussi ils me font me sentir vieux, has been… tout mon choix, toujours mon choix… quand je me regarde dans le miroir qu’ils représentent pour moi, je vois ma jeunesse ou ma vieillesse, selon les matins…

ce matin,  ce n’est ni l‘un ni l’autre… ce matin je vois l’éternité, en moi et en eux/elles, je vois le temps qui ne passe pas, le temps qui fait du sur place, toujours à 0, maintenant, toujours deux heures moins 10 (1)… ou 11 h  11… ce n’est pas le temps qui passe, c’est nous… et si on décidait de ne plus passer mais de rester indéfiniment ? now here, pour toujours…

en tous cas ce matin moi j’ai envie de vivre pour toujours, pas envie de kicker le bucket comme disent les chinois, comme dit mon René préféré de mes matins de semaine…

envie de défier le temps, défier la mort, défier la certitude que je vais mourir… car pourquoi penser que l’on va mourir quand dans les faits, on n‘a jamais mouru avant… peut-être que l’on ne mourra plus bientôt… on n’arrête pas le progrès vous savez ? peut-être que c’est le moment de la marmotte, ce moment qui dure toujours… maintenant, toujours maintenant, pour l’éternité…

merci à vous les jeunes ! merci à nous, tout jeunes, tous et toutes jeunes…

(1) si vous savez ce que représente 2 heure moins 10, c’est que votre compteur est plutôt avancé – quizz: l’annonce de quelle compagnie 2 heures moins 10 ?

les mots vers le courage… 24/8/2012

hommage à ma gang de peureux(ses)/courageux(ses)…

vendredi prochain, soit dans une semaine jour pour jour, on va être une dizaine à se rencontrer live à l’auberge du lac carré, certain(e)s pour la première fois, pour prendre part à l’atelier le courage au coeur…

une dizaine de pèlerins samouraïs à marcher notre route, seul(e) et ensemble, vers ce qui nous effraie le plus et affronter notre plus grande peur, soit nous-même et l’inconnu, pour marcher vers soi un pas à la fois, l’un(e) avec l’autre, nous soutenant, nous épaulant…

une dizaine à sauter dans le train de la peur, dans le bateau du courage, prêt(e)s à prendre des risques, à se r’virer les trippes et les méninges de tous bords, à se regarder sous tous les angles, à vivre dangereusement – pour l’égo du moins – chacun(e) selon ses moyens, ses intentions et ses capacités…

une dizaine à finalement former un groupe vivant, après avoir connecter par internet pendant les 2 semaines précédentes en réfléchissant ensemble à nos peurs et notre courage… 2 semaines à se prendre comme terrain de jeu, comme champs de bataille, comme laboratoire vivant… à ouvrir nos boîtes de pandore personnelles et à les partager… pour se rendre compte que malgré nos différences personnelles, nous sommes tous semblables…

une dizaine à faire face à notre noirceur et à notre ombre, à nos peurs, les invitant, les confrontant même, pour y faire face et y diriger notre lumière pour qu’elles disparaissent et laissent derrière elles courage, conscience et plus grande acceptation… pour retrouver toute notre intégrité…

une dizaine à dire oui la plupart du temps, non à l’occasion, respectant nos limites, mais les dépassant aussi, pour apprendre à jouer avec et les repousser une fois pour toutes… et devenir de plus en plus maître de notre destinée… et esclave de l’existence… pour faire ce que doit avec justesse… ainsi soit-il…

une dizaine de braves qui ont choisi de passer la fête du travail à faire la job, plutôt que de se la couler douce au spa, au resto ou sur la plage… pour cela, chapeau gang… toute mon admiration… je vous promets aussi beaucoup de fun in between…

une dizaine à parler, méditer, chanter, crier, danser, sweater, à aller plus loin que ce que nous connaissons, à faire des choses que l’on a jamais fait, des choses qui nous font peur et qui nous font nous sentir de plus en plus vivant(e)… jusqu’à ne plus craindre la mort…

une dizaine à avoir investi effort, temps et dollars, déterminé(e)s à fouiller en dedans pour rapatrier tous les morceaux de ce grand puzzle que nous sommes pour inévitablement le compléter… pas juste les bords mais aussi et surtout le milieu avec les morceaux de la même couleur…

une dizaine d’inconnu(e)s devenu(e)s ami(e)s pour la vie avec lesquels nous continuerons à échanger par courriel pendant un autre 2 semaines suite à l’atelier, pour garder le contact, atterrir et compléter l’intégration…

une dizaine, dont certain(e)s que je n’ai jamais même rencontré(e)s et qui ne me connaissent pas non plus, mais qui font néanmoins confiance à un processus inconnu, confrontant, mais qui font confiance surtout à eux-même, qui suivent leur peur vers leur courage et leur coeur… pour cela, chapeau et au plaisir de vous rencontrer vendredi prochain…

quoi ? nous serons un peu plus qu’une dizaine ?

les mots vers le courage… 23/8/2012 – 2

réflexions autour du thème de la poursuite de sa route en solo… et transition et ajustement dans un nouveau groupe… sans ses anciens ami(e)s/amour(e)s… sur les avant-débuts d’une nouvelle route…

ma réflexion entreprise ce matin sur les départs et les séparations continue de façon surprenante son chemin dans ma caboche… et dans mon coeur… et ma maison… et trace sa voie en moi… un ptit shaking et back on track…

en ce moment, et depuis plus d’un an, je suis en stand-by, entre deux eaux, dans le vide, en attente… pour des raisons dont je ne peux encore trop parler publiquement, j’ai dû changer de gang récemment… et suivre une nouvelle route… de pilier d’un groupe, je suis devenu le ptit nouveau d’un autre…

ce stand-by dans le temps et dans l’espace me fait apprendre la confiance, me force à développer la foi, la patience… tic tac tic tac… le temps qui passe n’est jamais inutile… la beauté du moment dans l’attente… avoir tout lancer en l’air et maintenant espérer que le bon grain retombera à la bonne place… inch allah…

la mélancolie est stimulée ces jours-ci car bientôt, mon ancienne gang se rassemble pour faire, tous ensemble, mais surtout sans moi, ce que je préfère faire dans la vie… et ce que je faisais avec eux depuis des années… coeur gros… mais j’assume… les yeux tournés vers devant… les pieds dans le maintenant… totalement, mais non sans déchirement à l’interne… mais je n’en parle à personne… on garde ça entre nous OK ?

même si j’aime et apprécie ma nouvelle gang, celle avec laquelle j’ai entrepris un projet qui nous tient à coeur et qui devrait aboutir bientôt et duquel vous devriez entendre parler quand ça se concrétisera, je m’ennuie de ma vieille gang… un pied dans chaque marge… des choix à faire, à assumer, des objectifs à plus long terme à viser… pour le bien du plus grand nombre… lâcher prise…

j’expérimente le sacrifice en ce moment… renoncer à des gens connus, que j’aime et à qui je suis attaché, des habitudes de groupe bien établies, rodées, un rôle confortable et bien appris, un contexte qui me renvoyait à du stable en moi, du connu, un chemin déjà tracé à troquer contre… l’apprentissage de nouvelles normes, règles, façons de faire, nouveaux codes… le nouveau, l’incertain, l’insécurisant… état d’alerte qui, même si pas reposant, est sain… et force l’ici maintenant…

la greffe dans un nouveau groupe prend du temps, tout comme les attachements qui prennent du temps à se faire et se défaire… les deux doivent être liés…

être le nouveau d’un groupe demande humilité, patience (encore !), délicatesse, respect, écoute et observation de l’esprit de groupe qui existe déjà… et en même temps, rester soi-même car on apporte dans ce nouveau groupe du nouveau, du frais…

les mots vers le courage… 23/8/2012

éloge des départs, séparations et autres détournements de vie… amitié et amour éternels…

ce soir c’est le concert de Carioca à l’Église de Val-David…

de Rio à Val-David, back le poim poim maëstro… lors d’un souper amical hier soir, nous avons jasé du bon vieux temps et j’ai retrouvé avec joie mon ami et comparse des 5 dernières années pour l’espace de quelques heures… j’aime cet homme…

ce fut un plaisir de travailler ensemble… autant qu’au Québec qu’au Brésil… complicité, complémentarité, projets excitants… l’an dernier, d’un commun accord, nous avons pris des routes séparées… le temps de relever de nouveaux défis comme le veut la formule consacrée…

Carioca est un ami cher, une inspiration, un phare pour plusieurs d’entre nous en matière d’inspiration musicale… un Bouddha brésilien, plein de notes et de couleurs, sur son chapeau et dans son coeur, plein de rires et d’enfance… un maëstro de la vie…

je me rendais compte hier soir au souper que le fait d’avoir pris des routes différentes récemment m’a rendu plus triste que je ne le croyais… si je me laissais le sentir le moindrement…

petit pincement au coeur comme l’ont fait toutes les séparations survenues dans ma vie ces dernières années, séparations et changements majeurs qui ont été assez nombreux… gros temps de transition… pas tout à fait complété… l’est-ce jamais ? complétée la transition, je veux dire…

à chaque fois que l’on quitte quelqu’un qu’on a aimé et/ou que l’on aime encore, on vit toujours une petite mort, ça nous demande de laisser aller, apprécier ce qui a été vécu et continuer à avancer… sur le fil de fer de la vie, sur la route vers ?

on a beau comprendre que la liberté est primordiale, que la vie change, que tout est mouvement, l’attachement prend du temps à se défaire, à mourir, à rendre l’âme… détisser un à un les multiples noeuds émotionnels qui viennent avec ouvrir son coeur et laisser l’autre entrer en soi, toucher notre âme… se laisser être touché(e) dans le coeur, dans le corps et dans l’âme..

mais on n’a pas le choix, on doit éventuellement ouvrir les mains, dire au revoir ou adieu, à plus tard ou à jamais, et continuer à marcher, seul, droit devant, plus riche de toutes ses relations qui s’accumulent en nous et contribuent à faire de nous qui nous sommes… et qui nous devenons sans cesse…

ces temps-ci, plutôt que de considérer que je perds quelque chose ou quelqu’un dans le changement, j’essaie d’inclure les bonheurs passés de ces relations en transformation et en mouvance dans ma vie de façon plus large, plus globale, plus intégratrice… de les concevoir comme des morceaux de bonheur qui sont encore en moi, des bases sur lesquelles construire la suite, des morceaux qui continuent d’y vivre… des morceaux de robot… même si ce ne sont plus que des souvenirs… de faire du présent un moment rempli de tous ces beaux souvenirs… sans s’y perdre…

plutôt que de penser que je perds des êtres chers, j’aime croire que je les additionne, que je les collectionne dans mon coeur et dans ma tête et qu’ils continuent de vivre en moi… pour toujours… friends forever… 

en fait, si on le veut, nos ami(e)s et amour(e)s du passé vivent toujours en nous, mais sous une autre forme… ils sont devenu(e)s des anges car sans corps visibles à nos yeux… donc on doit les voir autrement, les imaginer, les sentir en soi, les inviter à vivre en soi et les y maintenir…

leur présence alors nous accompagne, nous soutient, nous supporte sur ce chemin de vie, sur cette piste de course vers now/where… 

alors la solitude n’existe pas car chaque personne qui a compté pour nous, vivante ou morte, vit encore en nous si on le veut, si on leur fait une place et si on leur parle et les écoute… s’ennuyer de quelqu’un, manquer un être cher signifie simplement que cette personne compte encore pour nous… et en se permettant de la laisser vivre en soi, elle vit maintenant, et pour toujours…

à toutes mes relations, metakweasin, aho !

les mots vers le courage… 22/8/2012

as above, so below !

OK un peu de gymnastique mentale ce matin… 1-2-3 go !

imaginez que votre attention s’élève, monte vers le haut, de plus en plus haut, de plus en plus haut… vous ascensionnez… de plus en plus léger et de plus en plus haut… oh que c’est haut !!! perdus dans l’espace, soyez les bienvenus !

et maintenant, revenez dans votre corps, et portez votre attention vers le bas, de plus en plus bas, dans les racines, sous les pieds, puis vous traversez les diverses croutes de la terre – chaud chaud au milieu hein ? – et vous arrivez en Chine ou autour, et continuez de plus en plus bas (rappelez-vous vous êtes à l’envers ici)… et de plus en plus loin, si loin que le bas redevient haut… et bien, vous voilà, dans le ciel et l’atmosphère de l’Asie, soit le même espace que le nôtre… vous êtes arrivé(e) à la même place que lorsque vous ascensionnez…

ascension et descension, même parcours… en chamanisme on parle de upper worlds and under worlds… en langue catho, le paradis est en haut et l’enfer en bas… mais la descente est plus facile à cause de la loi de la gravité… as above, so below… peut-on risquer l’enfer ?

car haut et bas n’existent pas, encore une dualité construite par notre mental puisque le centre de gravité bouge constamment… en fait le centre de gravité n’existe même pas… nous ne sommes qu’une présence volatile… fluctuante, impermanente… les yeux de Dieu sur terre… nous sommes le regard des Dieux… incarné… temporairement… j’ai trois yeux tant mieux, trois oreilles, pas pareilles 😉

cette dichotomie high and low nous amène à toujours vouloir rechercher les highs, évitant autant que possible et par tous les moyens les downs… des junkies de high energy… sports extrêmes, excitation, rush rush rush…

mais un moment donné, on réalise que up & down, eh bien, c’est la même chose, suffit de se tourner de bord… et on peut enfin relaxer surtout quand on met l’emphase sur ce qui regarde et non pas ce qui est regardé… le sujet – je – et l’objet – moi, ça, le monde extérieur, etc… je regarde le je, auto-observation… the eyes meet the I…

OK à plus.. je dois monter au sous-sol faire le ménage et ensuite je descends en haut pour relaxer…