Archives pour la catégorie les mots vers le courage…

chroniques proposées, posées et disposées…

les mots vers le courage… 24/8/2012

hommage à ma gang de peureux(ses)/courageux(ses)…

vendredi prochain, soit dans une semaine jour pour jour, on va être une dizaine à se rencontrer live à l’auberge du lac carré, certain(e)s pour la première fois, pour prendre part à l’atelier le courage au coeur…

une dizaine de pèlerins samouraïs à marcher notre route, seul(e) et ensemble, vers ce qui nous effraie le plus et affronter notre plus grande peur, soit nous-même et l’inconnu, pour marcher vers soi un pas à la fois, l’un(e) avec l’autre, nous soutenant, nous épaulant…

une dizaine à sauter dans le train de la peur, dans le bateau du courage, prêt(e)s à prendre des risques, à se r’virer les trippes et les méninges de tous bords, à se regarder sous tous les angles, à vivre dangereusement – pour l’égo du moins – chacun(e) selon ses moyens, ses intentions et ses capacités…

une dizaine à finalement former un groupe vivant, après avoir connecter par internet pendant les 2 semaines précédentes en réfléchissant ensemble à nos peurs et notre courage… 2 semaines à se prendre comme terrain de jeu, comme champs de bataille, comme laboratoire vivant… à ouvrir nos boîtes de pandore personnelles et à les partager… pour se rendre compte que malgré nos différences personnelles, nous sommes tous semblables…

une dizaine à faire face à notre noirceur et à notre ombre, à nos peurs, les invitant, les confrontant même, pour y faire face et y diriger notre lumière pour qu’elles disparaissent et laissent derrière elles courage, conscience et plus grande acceptation… pour retrouver toute notre intégrité…

une dizaine à dire oui la plupart du temps, non à l’occasion, respectant nos limites, mais les dépassant aussi, pour apprendre à jouer avec et les repousser une fois pour toutes… et devenir de plus en plus maître de notre destinée… et esclave de l’existence… pour faire ce que doit avec justesse… ainsi soit-il…

une dizaine de braves qui ont choisi de passer la fête du travail à faire la job, plutôt que de se la couler douce au spa, au resto ou sur la plage… pour cela, chapeau gang… toute mon admiration… je vous promets aussi beaucoup de fun in between…

une dizaine à parler, méditer, chanter, crier, danser, sweater, à aller plus loin que ce que nous connaissons, à faire des choses que l’on a jamais fait, des choses qui nous font peur et qui nous font nous sentir de plus en plus vivant(e)… jusqu’à ne plus craindre la mort…

une dizaine à avoir investi effort, temps et dollars, déterminé(e)s à fouiller en dedans pour rapatrier tous les morceaux de ce grand puzzle que nous sommes pour inévitablement le compléter… pas juste les bords mais aussi et surtout le milieu avec les morceaux de la même couleur…

une dizaine d’inconnu(e)s devenu(e)s ami(e)s pour la vie avec lesquels nous continuerons à échanger par courriel pendant un autre 2 semaines suite à l’atelier, pour garder le contact, atterrir et compléter l’intégration…

une dizaine, dont certain(e)s que je n’ai jamais même rencontré(e)s et qui ne me connaissent pas non plus, mais qui font néanmoins confiance à un processus inconnu, confrontant, mais qui font confiance surtout à eux-même, qui suivent leur peur vers leur courage et leur coeur… pour cela, chapeau et au plaisir de vous rencontrer vendredi prochain…

quoi ? nous serons un peu plus qu’une dizaine ?

les mots vers le courage… 23/8/2012 – 2

réflexions autour du thème de la poursuite de sa route en solo… et transition et ajustement dans un nouveau groupe… sans ses anciens ami(e)s/amour(e)s… sur les avant-débuts d’une nouvelle route…

ma réflexion entreprise ce matin sur les départs et les séparations continue de façon surprenante son chemin dans ma caboche… et dans mon coeur… et ma maison… et trace sa voie en moi… un ptit shaking et back on track…

en ce moment, et depuis plus d’un an, je suis en stand-by, entre deux eaux, dans le vide, en attente… pour des raisons dont je ne peux encore trop parler publiquement, j’ai dû changer de gang récemment… et suivre une nouvelle route… de pilier d’un groupe, je suis devenu le ptit nouveau d’un autre…

ce stand-by dans le temps et dans l’espace me fait apprendre la confiance, me force à développer la foi, la patience… tic tac tic tac… le temps qui passe n’est jamais inutile… la beauté du moment dans l’attente… avoir tout lancer en l’air et maintenant espérer que le bon grain retombera à la bonne place… inch allah…

la mélancolie est stimulée ces jours-ci car bientôt, mon ancienne gang se rassemble pour faire, tous ensemble, mais surtout sans moi, ce que je préfère faire dans la vie… et ce que je faisais avec eux depuis des années… coeur gros… mais j’assume… les yeux tournés vers devant… les pieds dans le maintenant… totalement, mais non sans déchirement à l’interne… mais je n’en parle à personne… on garde ça entre nous OK ?

même si j’aime et apprécie ma nouvelle gang, celle avec laquelle j’ai entrepris un projet qui nous tient à coeur et qui devrait aboutir bientôt et duquel vous devriez entendre parler quand ça se concrétisera, je m’ennuie de ma vieille gang… un pied dans chaque marge… des choix à faire, à assumer, des objectifs à plus long terme à viser… pour le bien du plus grand nombre… lâcher prise…

j’expérimente le sacrifice en ce moment… renoncer à des gens connus, que j’aime et à qui je suis attaché, des habitudes de groupe bien établies, rodées, un rôle confortable et bien appris, un contexte qui me renvoyait à du stable en moi, du connu, un chemin déjà tracé à troquer contre… l’apprentissage de nouvelles normes, règles, façons de faire, nouveaux codes… le nouveau, l’incertain, l’insécurisant… état d’alerte qui, même si pas reposant, est sain… et force l’ici maintenant…

la greffe dans un nouveau groupe prend du temps, tout comme les attachements qui prennent du temps à se faire et se défaire… les deux doivent être liés…

être le nouveau d’un groupe demande humilité, patience (encore !), délicatesse, respect, écoute et observation de l’esprit de groupe qui existe déjà… et en même temps, rester soi-même car on apporte dans ce nouveau groupe du nouveau, du frais…

les mots vers le courage… 23/8/2012

éloge des départs, séparations et autres détournements de vie… amitié et amour éternels…

ce soir c’est le concert de Carioca à l’Église de Val-David…

de Rio à Val-David, back le poim poim maëstro… lors d’un souper amical hier soir, nous avons jasé du bon vieux temps et j’ai retrouvé avec joie mon ami et comparse des 5 dernières années pour l’espace de quelques heures… j’aime cet homme…

ce fut un plaisir de travailler ensemble… autant qu’au Québec qu’au Brésil… complicité, complémentarité, projets excitants… l’an dernier, d’un commun accord, nous avons pris des routes séparées… le temps de relever de nouveaux défis comme le veut la formule consacrée…

Carioca est un ami cher, une inspiration, un phare pour plusieurs d’entre nous en matière d’inspiration musicale… un Bouddha brésilien, plein de notes et de couleurs, sur son chapeau et dans son coeur, plein de rires et d’enfance… un maëstro de la vie…

je me rendais compte hier soir au souper que le fait d’avoir pris des routes différentes récemment m’a rendu plus triste que je ne le croyais… si je me laissais le sentir le moindrement…

petit pincement au coeur comme l’ont fait toutes les séparations survenues dans ma vie ces dernières années, séparations et changements majeurs qui ont été assez nombreux… gros temps de transition… pas tout à fait complété… l’est-ce jamais ? complétée la transition, je veux dire…

à chaque fois que l’on quitte quelqu’un qu’on a aimé et/ou que l’on aime encore, on vit toujours une petite mort, ça nous demande de laisser aller, apprécier ce qui a été vécu et continuer à avancer… sur le fil de fer de la vie, sur la route vers ?

on a beau comprendre que la liberté est primordiale, que la vie change, que tout est mouvement, l’attachement prend du temps à se défaire, à mourir, à rendre l’âme… détisser un à un les multiples noeuds émotionnels qui viennent avec ouvrir son coeur et laisser l’autre entrer en soi, toucher notre âme… se laisser être touché(e) dans le coeur, dans le corps et dans l’âme..

mais on n’a pas le choix, on doit éventuellement ouvrir les mains, dire au revoir ou adieu, à plus tard ou à jamais, et continuer à marcher, seul, droit devant, plus riche de toutes ses relations qui s’accumulent en nous et contribuent à faire de nous qui nous sommes… et qui nous devenons sans cesse…

ces temps-ci, plutôt que de considérer que je perds quelque chose ou quelqu’un dans le changement, j’essaie d’inclure les bonheurs passés de ces relations en transformation et en mouvance dans ma vie de façon plus large, plus globale, plus intégratrice… de les concevoir comme des morceaux de bonheur qui sont encore en moi, des bases sur lesquelles construire la suite, des morceaux qui continuent d’y vivre… des morceaux de robot… même si ce ne sont plus que des souvenirs… de faire du présent un moment rempli de tous ces beaux souvenirs… sans s’y perdre…

plutôt que de penser que je perds des êtres chers, j’aime croire que je les additionne, que je les collectionne dans mon coeur et dans ma tête et qu’ils continuent de vivre en moi… pour toujours… friends forever… 

en fait, si on le veut, nos ami(e)s et amour(e)s du passé vivent toujours en nous, mais sous une autre forme… ils sont devenu(e)s des anges car sans corps visibles à nos yeux… donc on doit les voir autrement, les imaginer, les sentir en soi, les inviter à vivre en soi et les y maintenir…

leur présence alors nous accompagne, nous soutient, nous supporte sur ce chemin de vie, sur cette piste de course vers now/where… 

alors la solitude n’existe pas car chaque personne qui a compté pour nous, vivante ou morte, vit encore en nous si on le veut, si on leur fait une place et si on leur parle et les écoute… s’ennuyer de quelqu’un, manquer un être cher signifie simplement que cette personne compte encore pour nous… et en se permettant de la laisser vivre en soi, elle vit maintenant, et pour toujours…

à toutes mes relations, metakweasin, aho !

les mots vers le courage… 22/8/2012

as above, so below !

OK un peu de gymnastique mentale ce matin… 1-2-3 go !

imaginez que votre attention s’élève, monte vers le haut, de plus en plus haut, de plus en plus haut… vous ascensionnez… de plus en plus léger et de plus en plus haut… oh que c’est haut !!! perdus dans l’espace, soyez les bienvenus !

et maintenant, revenez dans votre corps, et portez votre attention vers le bas, de plus en plus bas, dans les racines, sous les pieds, puis vous traversez les diverses croutes de la terre – chaud chaud au milieu hein ? – et vous arrivez en Chine ou autour, et continuez de plus en plus bas (rappelez-vous vous êtes à l’envers ici)… et de plus en plus loin, si loin que le bas redevient haut… et bien, vous voilà, dans le ciel et l’atmosphère de l’Asie, soit le même espace que le nôtre… vous êtes arrivé(e) à la même place que lorsque vous ascensionnez…

ascension et descension, même parcours… en chamanisme on parle de upper worlds and under worlds… en langue catho, le paradis est en haut et l’enfer en bas… mais la descente est plus facile à cause de la loi de la gravité… as above, so below… peut-on risquer l’enfer ?

car haut et bas n’existent pas, encore une dualité construite par notre mental puisque le centre de gravité bouge constamment… en fait le centre de gravité n’existe même pas… nous ne sommes qu’une présence volatile… fluctuante, impermanente… les yeux de Dieu sur terre… nous sommes le regard des Dieux… incarné… temporairement… j’ai trois yeux tant mieux, trois oreilles, pas pareilles 😉

cette dichotomie high and low nous amène à toujours vouloir rechercher les highs, évitant autant que possible et par tous les moyens les downs… des junkies de high energy… sports extrêmes, excitation, rush rush rush…

mais un moment donné, on réalise que up & down, eh bien, c’est la même chose, suffit de se tourner de bord… et on peut enfin relaxer surtout quand on met l’emphase sur ce qui regarde et non pas ce qui est regardé… le sujet – je – et l’objet – moi, ça, le monde extérieur, etc… je regarde le je, auto-observation… the eyes meet the I…

OK à plus.. je dois monter au sous-sol faire le ménage et ensuite je descends en haut pour relaxer…

les mots vers le courage… 21/8/2012 – 2

pis ? vous? qu’est-ce que c’était aujourd’hui ? hier ? et avant-hier ? l’affaire que vous avez fait qui vous a fait peur ?

moi ce n’était rien de spécial aujourd’hui, ni hier, ni avant-hier… mais juste vivre une journée à la fois, avec le plus de conscience possible, en gardant l’esprit ouvert, vivre chaque moment comme aucun autre avant lui, pas épeurant ça ? pour moi, si, souvent… juste vivre dans la joie, relaxe, par moi-même, simplement être heureux et content de et avec moi… pas un ptit défi ça madame… monsieur non plus…

heureux à faire du ménage, heureux de partir la scie à chaîne, heureux de trouver ça plate parfois, heureux d’être moi, j’l’ai-tu dis heureux ?

simple non ? juste rester ouvert, à soi, à tout, même et surtout à l’impossible – car attendre le possible c’est assez plate et prévisible – simplement et tout bonnement innattendre, comme dit J.-F. Vézina (2012)… tout le temps… même quand on dort… quel rêve se manifestera ?

en fait, pour plusieurs d’entre nous, on a tendance à aller de l’autre côté du risque… on joue safe, un peu, beaucoup, souvent, la plupart du temps… un peu paresseux nous, ces humains… animaux à deux pattes et à grosse tête…

c’est OK, en fait, pas si grave à court terme, de jouer safe, mais à la longue, on finit par s’encrasser, on s’éteint, lentement, inévitablement, mais sûrement… une lente et plate et longue route vers la mort… sounds fun !

et c’est OK aussi j’imagine de jouer safe… un peu, beaucoup souvent, la plupart du temps… c’est un choix…et un risque aussi… chacun(e) est libre…

mais la vie est un fil de fer, juché haut haut haut dans les airs, le truc, je crois c’est d’apprendre à ne pas se sacrer soi-même en bas… ce que je fais parfois, parce que j’ai peur que si je continue à marcher de plus en plus loin, je ne pourrai plus revenir… Good ! marcher par en avant et ne pas regarder en arrière… j’vais essayer…

en fait, je disais en début de chronique que je n’ai rien fait d’épeurant dans les derniers jours, mais c’est pas vrai ! totalement faux… je viens de mettre en ligne mon premier atelier qui part virtuellement 2 semaines d’avance et comme c’est la première fois que je fais ça, ça me demande d’être alerte, présent, attentif et attentionné…

si vous êtes dans le rouge côté risque et excitation dans votre vie, je vous propose un intensif qui devrait vous mettre à jour, vous upgrader et vous donner un élan pour l’automne qui, si vous êtes chanceux(se), devrait vous mener jusqu’au printemps…

un swing de peur/courage ?

les mots vers le courage… 21/8/2012

fais à ta tête, c’t’à toi les oreilles !

réflexions autour de l’enjeu de s’écouter soi-même versus entendre, tenir compte et mettre en pratique les conseils de nos proches…

pas toujours évident de s’écouter, de faire à sa tête, de tenir son bout, de se faire confiance et de suivre sa propre voie, en dépit et malgré les opinions divergentes environnantes… le principe est clair mais la mise en pratique un peu plus ardue…

car parfois le point de vue des autres à notre sujet ou face à ce que l’on devrait faire est juste et riche et peut nous éviter des problèmes inutiles… mais est-ce qu’un problème peut vraiment être inutile ? car on apprend nécessairement quelque chose de toute situation conflictuelle ou problématique…

le point de vue de certaines personnes à qui l’on fait confiance peut en effet nous éclairer… précieux le feedback parfois…

pour suivre sa vérité on dit qu’il faut écouter la petite voix en soi… je veux bien mais c’est qu’il y en a plusieurs de ces petites voix… celle du coeur, celle des guts, des tripes, celle de l’instinct, celle de l’intuition, sans compter celles de la tête car elle semble munie de plusieurs bouches celle-là…

alors de quelle petite voix parle-t-on ? celle de Dieu ? mais est-ce qu’il parle français celui-là?

et toutes ces voix s’obstinent parfois et/ou souvent entre elles… le ptit diable et le ptit ange tirent chacun la couverte de leur bord dans le grand lit de la vie… passion versus raison, bien et mal, oui ou non, arrête ou encore…

comme nous avons 3 yeux pour voir – 2 qui regardent vers l’extérieur et le troisième en soi – peut-être sommes-nous aussi équipé(e)s de 3 oreilles ?

donc le truc serait alors de trouver cette fameuse oreille qui saura écouter… et surtout reconnaître – et interpréter ? – LA voix… pour que l’on puisse suivra sa voie… mais ça prend du temps et beaucoup de silence pour développer cette écoute… une écoute plus subtile, plus sensible et délicate… une écoute qui s’apprivoise dans le silence et semble mieux s’entendre les yeux fermés… du senti, de la sensibilité, du délicat…

donc en cas de doute face à LA voix – me trompe-je ? – j’imagine qu’il faut faire à sa tête, prendre un risque et l’entière responsabilité pour les gestes et attitudes à adopter, comme ça si on se trompe, on sera forcé d’assumer ses choix, ses décisions, ses actions… plutôt que de blâmer un ou une autre… walk the talk et talk the walk… et demeurer à l’écoute de LA voix… avec L’oreille…

chut… entendez-vous ?

je t’entends dit le sourd… je vois dit l’aveugle…

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Be together ! And I tell you, if you remain together – if you don’t listen to anybody, if you only listen to your own voice – even if you have to err sometimes, even if you go wrong sometimes … don’t bother…

and you will go wrong, because you have become accustomed to following others so much that you have lost your inner voice. DROP ALL THOSE VOICES. ! listen to your own inner voice…  

– Osho

les mots vers le courage… 20/8/2012


ça y est, mon premier atelier virtuel est enclenché… c’est un départ…

en effet, j’ai mis en ligne ce matin un forum que les participant(e)s de l’atelier qui aura lieu lors du week-end de la fête du travail à l’auberge du lac carré pourront consulter et fréquenter en vue de se préparer à l’atelier live… pour stimuler la réflexion, le questionnement, ouvrir le processus d’inquisition… peur et courage, dites-moi qui vous êtes !

une nouvelle expérience… autant pour les participant(e)s que pour moi… nouveauté donc qui fait peur évidemment, car aucune ligne directrice n’est déjà tracée, tout est à inventer… ou plutôt à se laisser faire faire…

épeurant, un peu ou beaucoup, comme toute nouvelle expérience, qui requiert donc courage et détermination… et flexibilité, et ouverture d’esprit, et confiance, et sincérité… toutes des qualités que pour la plupart nous voulons retrouver en soi, développer, préserver, mettre de l’avant… le meilleur de soi…

une nouvelle expérience qui fait peur mais qui excite en même temps… car peur et excitation, pas trop différent hein ? angle différent d’observation… la vie commence où la peur se termine selon Osho…

animer ou prendre part à un atelier sur le courage – car on est tous et toutes ensemble là-dedans – c’est nécessairement et inévitablement oser rencontrer ses peurs, ses zones de doute, ses ptites faiblesses, ses craques, sa victime intérieure, l’ombre en soi… pas nécessairement ce que l’on veut voir habituellement… mais let’s go on ferme ses yeux et on regarde !

et éventuellement faire émerger et inviter ces ombres, les amener à la lumière, à l’air frais, les faire respirer, leur permettre de vivre pour pouvoir les rencontrer, voir d’où elles viennent, comment et quand elles se manifestent, où elles logent en nous… les éclairer avec conscience…

pour les prochaines semaines, nous deviendrons les sujets autant que les objets d’une recherche personnelle… nous observerons avec sincérité tout ce que prendra vie en nous suite à cette investigation…

un atelier sur le courage et la peur ne règle pas une fois pour toute l’émergence de la peur en soi ni ne guarantit non plus l’apparition du courage… au contraire !

être courageux(se) implique l’exploration lucide de la peur en soi dans toutes ses déclinaisons… les yeux grands ouverts sur nos peurs…

cet atelier ne fera que mettre l’emphase sur les enjeux paralysants en nous, sur nos ratatinages de l’âme et du corps, et nous permettra de constater ce qui s’est cristallisé et qui s’est forgé en nous avec permanence pour pouvoir y glisser une part plus grande de lumière… mais inviter la lumière, c’est aussi faire place à l’ombre…

un tel atelier, loin de faire pour nous, constitue en quelque sorte un contenant sécuritaire d’exploration, d’introspection, de soutien mutuel… on va fouiller nos peurs ensemble et découvrir notre courage individuellement et conjointement…

finalement, peut-être que l’on a simplement le courage de nos peurs… deux côtés de la même médaille ?

les mots vers le courage… 19/8/2012 – 2

chronique backaback…

J’en suis venue à croire que prendre soin de moi-même ne constitue pas de l’indulgence envers moi-même mais plutôt un acte de survie… – Audre Lorde

dès que j’ai lu ce texte, ça m’a sonné.. une cloche… ding dong… dring drong… gling glong…

prendre soin, oui, tout d’abord pour simplement survivre puis s’élever jusqu’où ??? l’ecstase, la paix, le bliss… sky is the limit…

ce questionnement – prendre soin de soin versus don de soi et altruisme et surtout l’agencement entre les multiples facettes – tourne autour ces temps-ci, en fait cette vie-ci pour être plus précis…

en lien avec ce questionnement, une de mes plus grandes leçons est venue des directives données aux parents dans les avions en cas d’urgence… en effet, on dit aux parents de mettre le masque à oxygène en premier lieu puis ensuite à leurs enfants… en effet, comment prendre soin de son petit si on ne peut respirer nous-même ?

mais la vie est un peu ainsi faite non ? prendre soin de soi et quand ça déborde, prendre soin des autres… mais nos limites de débordement sont variables… quelques petites carences dans l’enfance et ça repousse grandement ces limites… et quand ça déborde on donne à qui ? comment ? quand ? jusqu’à ?

prendre soin de soi ça sonne aussi «comme égoïste»… en fait, techniquement parlant, non si on ne nourrit pas l’égo, ce n’est pas égoïste… right ?

mais moi en tant que catho génétique non pratiquant – et vous aussi peut-être ? – je/nous trouve/trouvons que je/nous suis/sommes confus autour du don et de l’estime de soi… right ? pas certain(e) ? OK… moi si en tous cas…

prendre soin de soi, of course ! mais jusqu’où et en lien comment avec prendre soin des autres ? pas toujours évident, p’tit Jésus aidez-nous ! pis prendre de soi quand on a des enfants ce n’est pas nécessairement la même chose que quand on en a pas ou plus (à la maison du moins)…

prendre soin de soi, est-ce que c’est comme prendre soin de moi… prendre soin du moi ? de mon moi ou de ton moi ? mon toi ? de quoi ? qui ça ? complexe hein ?

et pas toujours facile de distinguer entre estime de soi et narcissisme, entre amour propre et amour de mon ptit moi, entre vanité et dignité et fierté et respect de soi et…

vraiment, complexe parfois !

I Like it

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un classique pour simplifier l’affaire…

la prière de la sérénité

mon Dieu, donnez moi…

la sérénité de changer les choses que je ne puis changer

le courage de changer les choses que je peux

et la sagesse d’en connaître la différence…

les mots vers le courage…19/8/2012

je me remets d’une crise de foi…

oui oui une grave crise de foi… une longue et – presqu’ – interminable crise de foi… une quasi fatale crise de foi…

une crise de doute, aigu et grave, une clisse de crise d’hésitation, une poche de confusion… mentale, émotionnelle et spirituelle… qui aura duré quelques vies et des miettes…

mais là je suis guéri… yé !

j’ai la foi… j’ai foi dans le dos, foi dans le visage et foi dans le coeur… foi tout partout…

depuis longtemps, je voulais avoir la foi car la simple l’idée d’avoir la foi me fait relaxer… de faire confiance que tout se qui se passe est parfait tel quel… le croire mais aussi le ressentir, le vibrer, l’habiter… être possédé par la foi, se laisser possédé par elle… beau mot foi…

car plan ou pas, c’est la seule affaire qui peut se passer qui va finir par se passer… de toute façon…

j’ai longtemps été un vrai sceptique et je le suis toujours… dorénavant sceptique de la foi… mais de son absence surtout… me semble que le monde entier n’est que foi non ?

pas un sceptique réactionnaire qui doute de tout sans même vérifier minimalement… un sceptique qui se respecte, qui investigue… un vrai… pas une fosse…

un « ayant la foi » mais pas un croyant… je ne sais pas et ne veux pas savoir donc je ne veux pas croire… en ceci ou cela… ou leur contraire… je n’ai pas foi en la croyance…

et qu’est-ce qu’avoir la foi èniwé ? peut-on la tenir dans nos mains la foi ? probablement plutôt la préserver dans son âme, coeur, esprit, etc… choisissez votre mot préféré… peut-on la prouver ? probablement pas… surtout pas à un sceptique.. pas nécessaire…

avoir la foi – parce qu’èniwé – on sait pas… et c’est OK ainsi… le plan est parfait, qu’il y ait plan – im ou parfait – ou total chaos… les choses se passent et de façon assez complexe… donc coïncidence ? me semble que ça serait surprenant… mais sait-on jamais ?

la foi, aussi simplement parce que… parce que pourquoi pas ? c’est plus fatiguant de ne pas avoir la foi que de l’avoir… alors la foi, la loi du moindre effort… être athé(e), c’est de la job ! ne pas croire à toute cette magie qui se passe autour… sceptique de ce nuage ? et surtout que le soleil se cache derrière ?

mais la foi, qu’est-ce ? une grosse grosse confiance ? pas aveugle là là… une sensibilité visionnaire… une intuition, un instinct… une croyance que ça existe ?

la foi fait fondre la peur, le doute… la foi me confirme que tout est OK… si nous sommes ici, ça doit se justifier cosmiquement à quelque part non ?… sinon on ne serait pas ici… ni là… ni ailleurs…

foi en quoi ? je ne sais pas au juste… mais faut-il absolument avoir foi en quelque chose ? on peut pas juste avoir la foi? la foi pour la foi, pour faith’s sake et fro Gid’s sake too… 

la foi, retour de karma ? en fait on dit que le karma ne vient pas plus tard… le karma serait immédiat, instantané… tanné de l’instant ? good, on passe à un autre… un instant de moment à la fois… on y arrivera… inévitablement comme dirait Krishna Das… inevitably… on retournera à la source, à l’unicité… inévitablement ? belle idée non ?

et vous comment va votre foi ?

les mots vers le courage… 16/8/2012

j’ai peur donc je suis…

alors je suis ma peur, je la suis jusqu’au bout, je vais vers ce qui me shake les baskets… ou les souliers à claquette… tic à tac, tic à tac… track attaque… je suis ce qui fait trembler mon âme et mon corps, pour la réveiller et la garder et la maintenir vivante… let’s go ! ça shake donc ça vit…

si je ne suis pas ma peur, je la hais, la peur est, la peur est moi, m’habite, me squatte, me ratatine la rétine… et je n’y vois plus rien… et je n’y suis plus, seule la peur est…

la peur, si je ne la suis pas, je la crains, je la tasse, je la mets au rancart, à l’écart, elle me fait faire le grand écart… la falle à l’air, la falle à terre…

car si je ne suis pas ma peur, elle me mènera, en fait, c’est elle qui me mène déjà un peu, beaucoup, passionnément… elle me mène directement en enfer… ou au pôle nord de l’existence, isolé sur une iceberg interne, figé et gelé comme dans le temps où il y faisait encore froid…

la peur est, à l’est… sans leste… sous l’aigle sans peur, esprit de l’est, la peur m’élève, me fait voir les défis à distance, sans être pris dedans… regard perçant à travers le voile… et oui pour le beau et gros risque…

la peur au sud, la peur au cul, la peur de l’amour, de l’implication, de l’engagement, du dévoilement de soi… peur d’aimer et d’être aimé(e)… peur de l’autre, qui n’est pourtant que soi…

la peur n’est pas… ou est… à l’ouest… go west young man & woman… wo ! man, wow ! man… la peur de l’ours, pourtant animal de guérison… peur grisante, peur excitante, peur guérissante…

la peur en dehors de soi, mais toujours la peur en soi, la peur de soi, projeté sur des objets extérieurs… peur de notre grandeur, peur de notre plein potentiel…

mais peur qui n’est finalement que courage, au coeur, au corps, courage à la mesure de la peur… et toujours un peu plus…

donc quand j’ai peur, 1-2-3, go ! j’y vais… et vous ?