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ding et don

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••• les zultimes chroniques – 22/8/19

un dicton veut que dans la vie, certain(e)s soient des givers, d’autres des takers…

j’imagine que pour la plupart, nous nous considérons davantage comme nous situant du côté donneur…

car bien difficile d’admettre que nous soyons des gens qui prennent plus qu’ils ne donnent…

mais encore, il faudrait définir les termes donner et recevoir dans toute leur ampleur

car certaines personnes préfèrent donner, ce qui confère un certain sentiment de contrôle… quand on donne, on a l’impression de faire le bien, de contribuer…

et beaucoup plus difficile pour plusieurs d’entre nous de recevoir, encore plus de demander de l’aide… je ne sais pas pour vous mais de ce côté-ci de l’écran, tout à fait…

l’idéal consiste probablement à trouver ce juste équilibre entre donner et recevoir… mais on sait que l’équilibre dans la vie est un constant déséquilibre fragile et changeant… comme marcher sur un fil et utiliser son bâton pour balancer en swignant d’un bord et de l’autre en contre-poids…

je ne sais pas si vous avez remarquer, mais il n’y a pas de pub sur ce blogue… depuis quelques années d’ailleurs… c’est que j’ai décidé de m’abonner au forfait Premium de WordPress (or something like that) afin que vous, chers lecteurs/trices, n’ayez pas à vous taper des pubs inopinées…

j’adore écrire, le faisant depuis plus de 7 ans presque quotidiennement… 2100 chroniques plus tard, je continue mon petit tap tap tap matinal… c’est mon work-out, ma méditation mon accompagnateur de café… probablement que mon côté taureau est utile en ce sens…

mon tableau de stats me dit que vous êtes une centaine à me lire chaque jour, un peu partout dans le monde… petite communauté mondiale… certain(e)s postent des commentaires, d’autres préfèrent tout simplement liker

ce matin, j’ose prendre un risque, mais un risque soft…

je ne sais pas si vous avez remarquer aussi que j’ai inclus un bouton don en haut à droite de cette page… il est là le bouton don, passif, comme une offre, une invitation à me soutenir… j’ai inclus le bouton don sans en parler, un peu à titre d’expérience… et quelques personnes ont contribué au fil du temps…

évidemment que personne n’est obligé de donner quoi que ce soit… de toute façon, je vais continuer à écrire car j’écris sans d’attentes, j’écris par plaisir, j’écris parce que les mots me sortent par les doigts, j’écris parce que c’est plus fort que moi…

que vous donniez un ptit quelque chose ou pas, pas de problème, je vais continuer à faire tap tap et vous pourrez continuer à lire, en commentant comme certain(e)s le font, en likant comme d’autres, ou en jetant vos yeux sur ces mots tout en demeurant silencieux, avec mes mots qui, peut-être, rejoindront votre coeur…

car c’est bien là que réside mon objectif, au-delà de faire sens ou profits : vous toucher right there dans le coeur… et effleurez votre âme si une telle chose est possible…

j’écris pour faire contact, j’écris pour communier avec vous…

la communication comme raccourci vers la communion…

ce matin, j’ai envie de vous offrir l’occasion de contribuer au fait que nous sommes publicité free sur ce blogue… qu’on contribue à cet état de choses ensemble…

pas d’obligation car de toute façon je vous les offre ces mots… je ne vous les donne même pas, vous n’êtes même pas obligé(e) de les prendre…

en ce sens donner est un peu obligeant, dorénavant je préfère offrir… comme ça les autres ne sont pas obligé(e)s de faire semblant d’aimer mon don et d’accepter… c’est une offrande ouverte libre de toute obligation et responsabilité… si vous préférez, disposez de ces mots…

alors si les doigts vous en disent, vous êtes invité(e)s à offrir quelques $… et comme je disais plus haut, chacun chacune est libre de la faire ou pas…

mais j’avais envie de vous offrir la possibilité de vous rendre heureux et heureuse en donnant si le coeur vous en dit 😉 et je recevrai avec beaucoup d’amour…

car j’ai appris au fil du temps que parfois, il faut offrir l’occasion aux gens de nous redonner… sinon on devient des giving freaks…

surtout pas de mauvais feelings OK ? qu’un jeu… de give and take… aucune obligation… et pas de petits caractères en bas de la page…

bonne journée… et à demain, si Dieu le veut… de même que mon ordinateur et mon réseau wifi 😉

et tant qu’à y être… je vous offre humblement Amazonia afin que l’on garde notre poumon commun au coeur..

même gratuité 😉

 

tout est dans le regard

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••• les zultimes chroniques – 21/8/19

image via Alan Morelock sur FB

traduction: le soi personnel n’existe tout simplement pas… ironiquement, la notion même d’identité est une illusion de la conscience cérébrale sous l’influence d’une croyance collective…

beau non ? même si probablement photoshoppée… car avec un(e) pro du maquillage et certains logiciels, beaucoup est possible et tout devient plausible…

mais on aime l’illusion… on aime se faire des accroires… et tout est dans le regard que l’on porte… nous les humain(e)s, on aime ça les illusions, surtout les belles.. on aime les contes de fées, les pensées magiques… on aime voir ce que l’on veut voir…

comme la présence d’un soi personnel, comme si on était séparé du tout…

on aime la notion d’identité personnelle, on aimerait bien exister par soi-même… mais au fond nous ne sommes qu’une partie du grand tout, une goutte dans la mer… mais on dit qu’une fois que la goutte s’est perdue dans la mer, elle réalise qu’elle fut toujours cette mer… et elle contient alors toute la mer…

illusion de la conscience cérébrale sous l’influence d’une croyance collective ? intéressante proposition…  mais à fouiller encore car un peu floue, pour moi du moins… même si je comprends l’essence du concept que la conscience individuelle soit souvent sous l’influence des croyances du groupe… d’où la nécessité de commencer à penser pour soi-même, en dehors de la boîte sociale… car pas de boîte anyway…

femme ou girafe ? c’est selon… ce que l’on veut voir, ou peut voir… pour vrai ou en fake news… en fausses ou en vraies fake news… car on ne peut même se fier aux fake news anymore…

je me souviens

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••• les zultimes chroniques – 20/8/19

traduction: Règles de vie humaine transmises via l’Ancien Sanskrit
1- tu recevras un corps
2- tu apprendras certaines leçons
3- il n’y a pas d’erreurs, que des leçons
4- une leçon sera répétée jusqu’à ce qu’elle soit apprise
5- l’apprentissage ne se termine jamais
6- là-bas n’est jamais mieux qu’ici
7- les autres ne sont que des miroirs de toi-même
8- ce que tu fais avec ta vie ne relève que de toi  
9- la vie est exactement ce que tu penses qu’elle est
10- les réponses à tes questions sont en toi
11- tu vas oublier tout ceci
12- mais tu peux t’en souvenir quand tu le veux

il serait prétentieux de vouloir rajouter quelque chose à cela non ?

alors je me la ferme et continuerai d’étudier… comme vous, comme nous tous et toutes…

je me souviens ? me souviens-je ?

à chaque foi

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••• les zultimes chroniques – 19/8/19

on ne peut que garder la foi… cette espérance qu’on peut si difficilement décrire…

sinon, sans foi, pas de sens ce monde… que fait-on ici ?

si pas de foi, que chaque moment pour lui-même, ce qui est aussi OK… car toujours qu’un moment à la fois anyway…

et dans un sens, la foi a rapport à l’avenir… ce moment ne requiert aucune foi… il est pour ce qu’il est…

garder la foi que peu importe ce qui se passe, tout est toujours parfait…

même quand c’est difficile, même quand c’est incompréhensible, même quand ça passe serré dans les coins… même quand ça fait mal…

alors pour développer la foi, et l’amour, deux versions de Com Fê…

Com fê, Com fê, eu vivo com fê 2 x
Com amor, Com amor, eu vivo com amor 2 x

et le reste de mes hymnes si vos oreilles ont envie d’écouter…

accepter, apprécier, aimer, changer, etc.

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••• les zultimes chroniques – 18/8/19

traduction: mon Dieu, accorde-moi la sérénité d’accepter les gens que je ne peux changer, le courage de changer celle que je peux, et la sagesse de savoir que cette personne n’est nulle autre que moi-même… – auteur inconnu, variation de la prière de la sérénité des AA, via mon amie Kerry

beau twist de la prière de la sérénité… version crémeuse…

pour ceux et celles qui ne connaissent pas la version traditionnelle, la voici:

Mon dieu donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer,
le courage de changer les choses que je peux changer
et la sagesse d’en connaître la différence…

sérénité, courage, sagesse, les trois termes clés ici… peu importe la version… 😉

comme on ne peut changer personne d’autre que soi-même, alors acceptons le monde tel qu’il est… plus simple… car sinon le défi est vaste…

alors attardons-nous à soi-même… prendre conscience, observer, porter attention…

et même soi dans le fond, peut-on vraiment se changer ?

au mieux, peut-être possible de changer certaines de nos façons de voir le monde, quelques croyances, ou encore certaines de nos attitudes et/ou comportements…

car ce que nous sommes fondamentalement est peut-être un noyau dur ? un poste d’observation logé en notre corps ?

peut-être que notre visage original ne peut changer, être changé ou se faire changer…

peut-être un noyau dur sommes-nous ?

très plausible que l’observateur en soi ne puisse changer, que sa périphérie qui le peut…

plutôt que de vouloir se changer soi-même, même si cela est possible, meilleure idée de premièrement accepter en totalité tout ce que nous sommes ? tout ce que l’on a fait, fait et fera, tout ce que l’on a pensé, pense et pensera, ce que l’on a ressenti, ressent et ressentira ?

car on dit que prendre conscience de quelque chose en soi le transforme immédiatement…

que lorsqu’on pointe la lumière de la conscience sur un coin d’ombre, automatiquement cette ombre disparait…

et ensuite, reconnaître, apprécier et aimer ce que l’on voit, même si pas toujours facile à regarder en pleine face… car toujours confrontant de se regarder soi-même en pleine face… rencontre entre quat’zieux…

face à face avec soi-même… toujours que cela au fond non ? pas d’autres, que soi projeté partout sur le monde ?

car au fond, est-il vraiment possible de changer ?

ou plutôt s’aimer ?

anyway…

belle journée pour mettre tout ça en pratique…

leçons de vie

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••• les zultimes chroniques – 17/8/19

traduction: quoi que ce soit qui te dérange t’enseigne la patience… quiconque t’abandonne t’enseigne à te tenir debout sur tes deux pieds… quoi que ce soit qui te fâche t’enseigne le pardon et la compassion… tout ce qui a un certain pouvoir sur toi t’enseigne à reprendre ton pouvoir… quoi que ce soit que tu détestes t’enseigne l’amour inconditionnel…  quoi que ce soit qui te fait peur t’enseigne à trouver le courage de dépasser cette peur… quoi que ce soit que tu ne peux contrôler t’enseigne à lâcher prise…

vu de même, du strict point de vue des apprentissages, on a presque envie que la vie nous amène des défis pour qu’on apprenne non ? non pas vraiment… mais presque…

car si on lui fait confiance, la vie saura bien déposer dans notre assiette ce que l’on a besoin d’apprendre… peu importe ce que c’est… car on peut apprendre de n’importe quelle situation… les dures comme les douces… mais en tant que descendant(e)s de cathos qui devaient souffrir pour gagner leur ciel, on a encore des relents légèrement masos…

mais un autre défi consiste à apprécier quand la vie est bonne avec nous et nous permet qu’on se la coule douce… à jouir de la vie… en passant, vous savez que le verbe jouir n’existe pas en anglais ? pas rapport mais intéressant comme concept…

ne rien vouloir de précis, accepter ce que la vie nous présente et y faire face avec enthousiasme et lucidité… voilà la formule magique pour apprécier la vie… utiliser les obstacles pour se propulser par en avant… faire face aux défis et aux peurs et découvrir son courage qui est infini… lâcher le contrôle et se laisser guider par les divers événements de la vie…

alors prier, mais pour rien de précis ni de particulier, prier pour tout en général… ne prier que pour l’on soit capable et disposé(e) à accepter ce qui est… car ce qui est est ce qui doit être anyway… de toutes les façons… car ainsi soit-il… toujours…

alors quand la vie nous met au défi, apprécions ça aussi…

quand quelqu’un nous fait du trouble, observons ce qui en nous est dérangé…

quand quelqu’un nous met en clisse, respirons… et encore et encore…

quand quelqu’un nous brise le coeur, laissons notre coeur s’ouvrir et s’envoler…

quand quelqu’un nous fait voir quelque chose que l’on aime pas, merci ! car ce quelque chose est sûrement en moi aussi…

peu importe qui, quoi, quand…


ajout de dernière minute d’un texte trouvé sur FB sur la page de Bernard Guy

𝐆𝐄𝐓 𝐓𝐇𝐀𝐓 𝐀𝐖𝐀𝐘 𝐅𝐑𝐎𝐌 𝐌𝐄 !

𝐎𝐧 𝐀𝐜𝐜𝐞𝐩𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞, 𝐒𝐮𝐫𝐫𝐞𝐧𝐝𝐞𝐫, 𝐃𝐢𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐧𝐝 𝐦𝐨𝐫𝐞

𝐁𝐢𝐭𝐬 & 𝐛𝐲𝐭𝐞𝐬 𝐟𝐫𝐨𝐦 𝐨𝐧𝐞 𝐨𝐟 𝐭𝐡𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐩𝐭𝐞𝐫𝐬 𝐨𝐟 𝐭𝐡𝐚𝐭 𝐮𝐩𝐜𝐨𝐦𝐢𝐧𝐠 𝐛𝐨𝐨𝐤. . .

You can’t make a project out of fearlessness, acceptance, all these things you bring up. If there’s fear, there’s fear. And if there’s a rejection or a resistance to it, a desire for it to go away, to get rid of it, then there’s that too. When we allow things to be as they are, they deepen and unfold and eventually insights come, some understanding arises.

It’s interesting. Since we do not want to suffer, when suffering comes one way or the other we say no to it. We avoid it, we resist it, we push it away, we reject it. While externally it usually means moving away from what we see as the cause of it, internally it means repressing it so that we stop feeling it. The interesting thing about this inner activity is that it’s actually the best way to keep it, and keep it as it is. So the end result of that strategy is the opposite of what we expect from it. What was a momentary sensation or emotion ends up being preserved, put in a can like a preserve, talking of which. Canned, labelled and stored potentially forever on some inner shelf in our self.

It’s possible to realize how ineffective that strategy is. How fruitless. How futile. And it’s not only parts of ourselves that are affected when we reject them, it’s the whole of ourselves since we’re not made of separate parts. No part is apart. We can differentiate different parts of ourselves, yet none are separate from one another. We’re an organic whole, a wholeness, just as the whole of life is. So when we reject anything, we’re rejecting ourselves, plain and simple. Furthermore, we’re rejecting reality. When you don’t want who you are or what you are in any given moment, you don’t want what is, you don’t want what’s real, you don’t want the truth. And that’s something that happened a lot whether we remember it not.

I’m reminded. The teacher is taking the names of the new students attending their first day of primary school. Coming to Nasrudin’s son, little Johnny, he asks him “So, what’s your name, young man ?” To what Nasrudin’s son replies cheerfully “Johnny Don’t !”

*

You would like to get through this. That’s understandable, though it’s not that simple. It’s natural to want to get through something difficult, yet that very attitude perpetuates whatever it is we hope to get through. We can’t get through something by wanting to get through it, and we can’t because implicit in that very desire there’s rejection.

That goes to the core of a dilemma we find ourselves in. It’s true that “the only way is through” as the meme goes. I even wrote something about that myself, a long time ago, which went :

Free, free, free
It came to freeze, freeze, freeze
So hear what frees, frees, frees
It’s to be true, true, true
With what comes through, through, through
Right through

It sounds good, right ? Yet there’s the fundamental issue of our attitude, of where we’re coming from, of how we meet things. If I meet something because I want to get rid of it or get over it, it can’t work because I’m taking the position of rejection, of division, which obviously only compounds the problem. What’s needed is an alignment with reality, with its openness, its welcoming everything as it is for its own sake, thus giving it the space to fully be itself.

So much of our suffering comes from our identification with our ego-self’s constant rejection of what is. It can’t help it. In some fundamental sense, it arose from the start as a resistance to what is, to reality. Since then, split-off from its essential nature without even knowing it, it desperately tries to be that nature, without knowing that either. Which is impossible. It’s not possible because its thinking and feeling itself as being separate from it, for all its realness, is a delusion.

It seems that it can’t stop doing that until and unless it utterly fails. And as it completely fails, it falls. And as it falls, it’s welcomed into the arms of Being, of its true nature, where it was all along, funny and tragically enough.

*

It’s useful to understand the part that our superego plays in our rejection of any part of ourselves. Rejection implies judgment, criticism, disapproval, as well as depreciation, devaluation. Which are all a hallmark of the presence and action of the superego.

If we look at why we reject anything in ourselves, we will find that we do so because we judge it. We judge it as being either bad, wrong or not good enough. But the truth is that we’re not the ones doing that, not exactly. What’s doing it is our superego, the internalized moral standards and ideals that came from our parents and society as a whole.

“Behave,” they said ? And now every time something comes up that doesn’t jibe with whatever they meant by that, we don’t need them anymore, we take care of it ourselves by automatically, unconsciously repressing it, rejecting it. Or “boys don’t cry,” they said ? And we don’t anymore or hardly. Or “be strong,” they said ? And each time we feel otherwise, we actually stop ourselves from feeling. Period.

There’s a violence in this, as there is in rejection. And while we can trace the origin of rejection back to some early experiences which felt so unbearable that we had to reject them, to repress them, the superego now plays a huge part in perpetuating that attitude although it doesn’t serve us anymore. That’s why you find me emphasizing the value of doing some work around it. For being under its sway is not only painful, it makes it impossible to fully be ourselves—never mind coming to truly know ourselves.

*

Letting-go of attachment so that you will be free ? Good luck.

We don’t realize how deep attachment goes. Without it our ego-self wouldn’t survive, not the way we commonly experience it. People talk about letting-go of attachment as if it was a simple thing. It’s not. It goes to the root of how we commonly experience ourselves and reality.

As it is with other things that we consider doable or under our control, detachment is something that happens on its own. If we’re doing it or even just want it to happen, it simply indicates that we’re attached to something else, to another story, another image. Like the image of someone who would be free without attachment, who would be better off non-attached. That’s not freedom.

True detachment or non-attachment is not an activity. It’s something that happens spontaneously, naturally, out of inquiring into the nature of attachment and coming to a true and heartfelt understanding of it. Then in that very understanding, by and by it drops away. If it’s an activity I engage in, then it’s just another form of avoidance. Of avoidance, of denial, of rejection. Or of spiritual bypassing, to use that expression.

What we can do is explore the nature of our attachments, of our grasping and holding-on to things, to people, and inquire into the nature of attachment itself. That’s possible. And it’s already a lot.

*

It’s the nature of things that everything ends up being separated, parceled out for us, human beings. That each thing, each person appears to be a separate thing existing on its own, which leads to comparison and evaluation and preference and finally to attachment. It’s the unavoidable consequence of the mind’s capacity to reify concepts, to turn them into concrete objects that seem to exist on their own.

When you’re a young baby you perceive differences, the result of the differentiation of the formless presence of reality into countless forms, but the experience is wordless, nonconceptual. It’s a single fabric, all of one piece, and there’s no telling what is what since there’s no knowledge yet, since the perceived differences are not conceptualized yet. So there’s nothing to be attached to. Then as everything is conceptualized, reified, named and perceived through that mental filter, it all turns into what seems to be solid, concrete objects existing on their own.

Initially there is no “cat” or “dog” or “toy” or “plant.” For all these to be perceived as existing as separate things rather than as a differentiation of the one reality, we need to mentally create images or representations of them, to draw a border around them or outline them to isolate them, to abstract and extract them out of the living oneness when they’re all simply differentiated patterns in it and of it. Once that happens, then we can start to compare them, evaluate them and then judge some of them as being better or worst than others and the course is set : the oneness of reality is divided into two, split into good and bad, and then of course we choose the good over the bad, to which we get attached.

Does it sound familiar ? It reminds me of the Christian story of the tree of the knowledge of good and evil and how eating its fruit resulted in being kicked out of paradise—while it got stuck in Adam’s throat so that we’re all stuck with an Adam’s apple now. Tough luck.

*

Rich conversation. We covered a lot ground and addressed a lot of significant points, like the necessity of getting closer to our experience when simply allowing it to be as it is doesn’t, by itself, lead to its unfoldment, for things to move deeper and reveal more of themselves. That’s a vital one.

We can look at it from the perspective of disidentification. I bring that up because it’s relevant and because there’s a lot of talk about not identifying with the content of our experience in spiritual circles, and quite a bit of confusion around that as far as I can tell. In my experience and understanding, we can’t disidentify from something that comes from a deeper level than the level we’re currently at or operating from. If it does, then we need to get closer to it, to be more intimate with it, to experience it more fully so that it reveals itself. It first needs to be made conscious, brought to the light of awareness. Once you experience it and see it completely, you may find yourself going beyond it, going deeper.

I just wrote “we can’t disidentify » as if we could, although disidentification is actually not something that we can do or produce. As we saw with other things that we tend to see as being under our control, it’s not and cannot be an activity. If I’m moving away from something, then I must necessarily be identified with something else. So true disidentification can’t be an activity. The activity is in identifying and disidentification simply means that it comes to an end, that my mind doesn’t take something to be me or define me—and confine me. Then something new can happen, start to flow, to reveal itself.

So we’re not doing anything here. Nothing can be done since doing anything implies that we’re identifying with something else. It may « look like » we’re doing something, yet if we pay close attention we can recognize that it’s not the case. This is not something that may not matter much initially, yet eventually, further down the road, it changes everything.

It can be tricky to see how disidentifying is not something we do. For instance if we take what you wrote, that “I can be with that without jumping into that moving car,” which is to say without identifying with your experience, it may sound as if you’re doing something called « not jumping. » Yet are you, really ? No, you’re simply present and jumping is absent. So disidentification is simply the absence of identification.

There’s this revealing relation between the words identification, identical and identity. What’s our usual sense of identity after all ? It’s our mind saying that a given state or feeling or thought and us are identical. It’s our identity. It’s how we identify ourselves. This is what identification is : our mind grasping, grabbing something and using it to define ourselves—and as it bears repeating, confine ourselves too.

*

That sounds good. As I once wrote, « the wonder, the plain miracle is that what is, exactly as it is, this obvious truth here and now, no matter what, always leads to greater and deeper truth and ultimately all truth—not that there’s an end to it—for the sincere, open and inquiring heart. Unfailingly. »

There isn’t all this talk about letting-go and surrender and dropping all resistances and defenses for nothing. Taken simply it all points to the truth, to the fact that what is, is. At some point, call it grace or good fortune, we get that, and in getting that, things are finally allowed to be exactly as they are and to move and transform whichever way, spontaneously, naturally. Although that’s if—and that’s a big if—there’s not too much material blocking the dynamic flow of reality, energetically, emotionally, psychologically. If there is, then that needs to be addressed.

While every spiritual approach brings our attention to particular aspects of reality, obviously their function is also to address whatever blocks the perception of these aspects and of reality as a whole. Reality is already here. Full on. So what’s in the way ?

As someone once had it, pointedly enough : the question is not how to wake up or realize what the true nature of reality is, the question is how do we manage to miss it ? what’s our trick ?

le cadeau du présent

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••• les zultimes chroniques – 16/8/19

traduction: il est impossible de souffrir à cause du passé et/ou de l’avenir car ni l’un ni l’autre n’existe, si vous souffrez c’est dans votre mémoire et votre imagination… – Sadghuru

bing en plein dans le mille celle-ci ! right on the bullseye pour nos lecteurs/trices anglos…

comme le passé et l’avenir n’existent pas, j’imagine que si on souffre dans le moment présent, cela ne peut donc être seulement qu’une douleur physique qui elle prend place dans le moment…

même si on dit que le passé et l’avenir n’existent pas, ce qui est une grande évidence, pas toujours si évident de vivre libre du passé…

on est bien d’accord que le passé existe principalement dans notre mémoire, dans nos souvenirs… mais peut-être qu’il se loge aussi un peu aussi dans notre corps, dans notre masse corporelle… car certaines expériences s’y logent et continuent d’y vivre… parlez-en aux massothérapeutes et autres praticiens du corps…

quant au futur, qui n’est bien souvent que le passé que l’on améliore un peu, pas plus réel que la passé… encore seulement un peu moins même peut-être… car si le passé a déjà pris place, avec quelques traces possibles dans notre corps et quelques vagues souvenirs en tête, l’avenir est encore plus immatériel… que de l’air, que des promesses qui ne prendre peut-être jamais place…

mais on crée souvent l’avenir à partir du passé… on ne peut imaginer que ce l’on connait déjà… alors on prend le connu et on le peaufine un peu, on l’embellit… dommage car l’avenir pourrait être tellement plus que du passé recomposé et upgradé… un saut quantique pourrait se produire si seulement on lâchait le connu, le vieux stock… si seulement on sautait dans le vide de la vie…

alors si on écoute et comprend les mots de Sadghuru, il est évident que pour ne plus souffrir, le truc consiste à vivre dans le moment présent… encore, encore, et encore…

car le présent est un refuge, un abri face à tout ce que l’on a déjà vécu, déjà senti… et un refuge aussi face à l’anxiété liée à l’avenir… cet avenir qui n’et que du possible, même pas du probable…

même si on le fait peu, ou du moins de plus en plus mais pas nécessairement tout le temps. il est pourtant si simple de vivre simplement ce moment… un moment à la fois… si simple que trop simple ?

une inspiration, petit vide, une expiration, petit vide, et ainsi jusqu’au prochain moment, et ce jusqu’à l’infini…

si on ne souffre qu’à cause du passé ou de l’avenir, j’imagine que c’est la même chose avec l’autre côté du spectre, soit jouir de la vie et apprécier totalement son existence…

on peut bien utiliser ses souvenirs pour se remémorer le bon vieux temps, mais le bon vieux temps n’est que cela, du vieux stock… ça n’existe plus ailleurs que dans notre boîte à souvenirs personnelles… comme le souvenir d’un bon repas, bien sympathique mais ça ne satisfait pas le ventre… que la tête…

rien de mal à garder de bons souvenirs dans la réserve, mais la vie avance et file et coule… alors contrairement aux conseils du chauffeur d’autobus, impossible d’avancer en arrière…

le présent est un bien beau cadeau que l’on doit déballer lentement…