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printemps de toutes les couleurs

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••• les zultimes chroniques – 21/3/19

alors ça y est, c’est le printemps… well, kind of… mais y a de l’espoir… surtout ça le printemps au fond, la saison de l’espoir…

toutefois, selon certaines légendes amérindiennes, il n’y aurait pas un seul printemps, mais plusieurs… et ça fait plein de sens… car la fin mars a peu à voir avec le début juin… et cela varie grandement selon l’endroit où l’on se situe dans le monde évidemment…

car entre le 21 mars et le 21 juin, la nature est en contante évolution… de nombreux cycles se succèdent… rarement une telle stretch de 3 mois connait une telle poussée de croissance… l’enfance et l’adolescence de la vie sur quelques mois…

ici dans grand Now, la première étape est la fonte des neiges, et le temps des sucres… la période du grand Flow, dans le Grand Now… et du beau Wow… étape qui devrait être relativement longue cette année avec les montagnes blanches qui se dressent devant nos fenêtres ici… mais y a de l’espoir et le soleil est de notre bord… et on dit qu’il frappe de plus en fort… enwêye mon Sol…

et il ne faut pas oublier la dernière (ou avant dernière ou…) bordée qu’on nous promet pour demain… comme la cerise sur le sundae hivernale… mais comme ça achève, on peut la prendre…

ensuite suit la période de l’absorption de toute cette eau par la terre, avec certains débordements… période critique alors qu’on surveille le niveau d’eau attentivement… et de plus en plus… phase liquide de cette multi saison…

c’est aussi l’étape où tout ce qui trainait et se cachait sous la couverte blanche depuis l’automne réapparait… la grande révélation… en ville, pas nécessairement le plus beau temps alors que crotte de chien et sacs en plastiques refont surface… mais ici aussi dans les bois, la nature fait son strip tease… période bouetteuse et de neige brune… mais grand nettoyage oblige…

puis lorsque la terre est suffisamment sec, on commence à jouer les deux mains dedans… on enlève le vieux stock de feuilles, les branches mortes tombées durant l’hiver, on passe le râteau, on la prépare la mère…

vers le début ou la mi mai selon notre lieu de vie, on commence à r’virer la terre en vue des futures semences qu’on a pris soin de partir dans la maison… rien comme le soleil de mai pour revigorer le peuple nordique que nous sommes… puis un peu plus tard en mai, les divers verts commencent à apparaître et à foisonner… les ptits verts tendres qui ramollissent le coeur, qui verdissent l’âme, qui chatouille lea yeux jusqu’au coeur…

parallèlement aux multiples verts tendres, les chants des oiseaux viennent remplir nos oreilles… ça se flirt et ça se cruize à tour de gorge dans les parages afin de trouver le ou la partner pour fonder famille…

fête pour les yeux, et fête pour les oreilles…

en même temps que l’apparition des multiples verts de Pacha Mama, au sol et au bout des branches, grenouilles et rainettes commencent leur récital printanier… la voix rouillée et rauque au début, leur chant se précise graduellement pour devenir une symphonie… parfois même un show de heavy metal… si intense ces concerts de mai… un spectacle en soi…

et avec ces millions de tons de verts qui nous attendrissent les yeux et le chant des oiseaux les oreilles, suivant l’apparition des bébés bourgeons, arrivent dans le même souffle les bibittes… elles aussi, chacune à sont tour… il y a toujours UN moment précis où elles arrivent… quelque part en mai… mais rendus là, on est presque content de les voir… quand même un bon signe qu’il y ait encore des bibites non ?

puis au fur et à mesure que le printemps se fait été, la terre et ses éléments reprend vie… le jardin se fait planter, la peau se réhabitue à se faire caresser par le vent et les rayons du soleil… comme un papillon, l’âme ressort finalement de son cocon et prend son envol… les ailes nous poussent au dos et aux fesses…

les gens qui vivent au sud n’ont pas la chance de connaître ce cycle magique qui marque à chaque année le retour à la vie ici dans le grand Now… alors profitons de ce privilège du printemps qui s’amorce…

car si le printemps est dit la saison des amours, à mon humble avis, c’est surtout la saison du miracle de la vie qui reprend ses droits après une longue méditation blanche et longue…

l’ours a tout compris au fond…

menoum menoum…

coi et impromptu

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••• les zultimes chroniques – 20/3/19

traduction: les orgasmes sont essentiels… sinon les gens ne sauraient pas… quand arrêter de se zigouiller les un(e)s les autres... – Osho

that’s my master… quel beau bum spirituel… quel baveux mystique par excellence…

quand même, ces quelques mots sorties de la bouche d’un tantra master… notre sex guru préféré… juteux…

mais remarquez que l’image représentée par ces mots ne concerne pas que le sexe, le concept d’orgasmes représente quant à moi autant les relations amoureuses, amicales que sociales… rien comme un bonne explosion peu importe son type pour alléger les rapports humains…

mais back to Osho

les rolls royce, les montres en or, les belles robes et les lunettes fumées brodées d’or… name it, il a tout fait notre Osho… eh oui, je me permets de nous le rendre personnel… prenez-le pas personnel… car Osho est tout sauf personnel, et pourtant… transpersonnel le beloved, notre beloved… alors qui l’aime le fasse sien… Osho aurait d’ailleurs dit qu’à sa mort, tous ses sannyasins (disciples) deviendraient ses ambassadeurs… faut avoir confiance en ses ouailles…

il tout fait pour faire réagir la galerie notre beloved… et oh My God que la galerie a réagit… la galerie a pêté au frette… et ça l’a même mené jusqu’à quelques prisons américaines… et à même jusqu’à l’empoisonnement selon ses dires… et qui suis-je pour le croire, ou pas for that matter ?

j’aime ses ptites twists de mots coquins… j’aime son fuck discourse (ci-bas cibole)… j’aime sa baveuserie, son érudition, ses aberrations, ses grossièretés apparentes qui n’étaient jamais vraiment grossières autrement que pour faire réagir la galerie… cette chasse galerie comico-cosmique tomé bien haut en bas du balcon…

hier justement, un ami me demandait de lui parler de ma relation à Osho… ça m’a bouché un coin de bouche et ça a même bouché bée toute ma bouche au complet… n’ai pas su quoi lui dire… Osho ? heeee ??? passons à un autre appel… pas brillant comme disciple…

mais quoi dire d’une histoire d’amour qu’on ne comprend même pas soi-même ? qu’on ne peut expliquer…

quoi dire d’une relation avec un maître spirituel qui a quitté le buggy il y a presque 30 ans ? mystère et boule de gomme d’un ptit gars qui devient lentement un homme beurregueure… mon chien est chaud, il n’est pas mort…

quoi dire à propos d’une relation avec un maître, d’autre que c’est un grand mystère, un total mystère, qu’une intuition à la finalité inconnue et insignifiante… j’avais 22 ans quand son éclair a croisé mon ciel, aucune idée de la suite… aurore l’enfant m’attire mon réal… salut AG 😉

car la relation avec un maître est inexplicable… sûrement pas nous qui savons de quelle nature est tissée cette relation… Osho disait d’ailleurs que ce ne peut être le/la disciple qui choisit le maître car comment l’aveugle pourrait-il mener le voyant à la lumière ?

je vois dit l’aveugle…

en fait il n’y a probablement même pas de relation entre un maître et un(e) disciple car même encore en corps, le maître n’est pas vraiment là, plus vraiment tout à fait ici… déjà un peu out there, up there… ou in here ? allez savoir… moi je n’en sais rien… mais de ça j’en suis certain par contre…

qu’une présence en quelque sorte, éthérique, incandescente, une veilleuse et infinie réveilleuse d’âme et de conscience…

comme un phare dans la nuit noire de l’âme un maître… comme un portail qui, il me semble, se révélera précieux au moment du passage ultime… juste une intuition…

ma bible d’Osho est son livre de jokes… je le consulte régulièrement… car toujours en quête de sagesse ce ptit disciple of mine

toujours en quête de sens et de non… makes sense non ?

les jokes de notre maître, dans notre bible, sont classées par sujet, par thème… on ne rigole pas avec les jokes, surtout quand elles sont montées en bible… sérieux…

car Osho n’a jamais été autant sérieux que lorsqu’ils lisaient ses jokes… il a improvisé des milliers d’heures de discours sur des centaines de sujets mais il a toujours lu religieusement ses jokes… sérieux our beloved

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presque 30 ans déjà qu’il a quitté son corps… et ses chars… RR… oulement de tambours…

mais est-il jamais parti ?

d’ailleurs, a-t-il déjà été ici ? ou là là…

cette nuit, éveillé large, merci belle lune ronde et juteuse pour l’illumination, cette citation olé olé de mon gourou préféré a starté la mèche de mon ptit disciple intérieur… cette citation épicée, qui a instantanément rallumé mon sens de l’amour pour Osho, me rend délicieusement nostalgique de la présence de mon maître…

pourtant, je devrais allumé, car Osho is the lord of the full moon

what a joker you are my beloved master…

youhou, t’es où Osho ?

yahoo !

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fuck, it’s here

le monde

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••• les zultimes chroniques – 18/3/19

traduction : le monde est prêt pour une révolution mystique, la découverte de Dieu en chacun(e) de nous… – Georges Harrison

il a toujours été mon Beatles préféré ce dear George… sais pas pourquoi, mais probablement à cause de ce genre de commentaire probablement…

probablement aussi lui qui a amené ses 3 comparses en Inde jadis…

oui le monde est prêt pour une révolution mystique, car le monde est rendu tellement fou out there que la seule voie d’échappement à la folie et au non-sens réside en nous, à l’intérieur… pas un intérieur les yeux fermés pour ne pas voir le dehors…

un regard intérieur pour trouver Dieu – ou le secret, le mystère, le trésor, si vous préférez – et qui nous permettra éventuellement de contribuer à changer le monde justement…

on retrouve du mieux et du pire dans le monde en ce moment… du moins d’après ce que certains médias nous en rapportent car notre perception du monde matériel est si limitée…

des attaques mortelles et de la haine en série sur les réseaux sociaux d’un côté, et des marches d’étudiant(e)s pour le climat et de multiples découvertes ingénieuses de l’autre bord…

du noir en masse, et du blanc aussi… des milliers de tons de gris la vie…

mais si on cherche en dehors de soi, on n’a pas fini de chercher…

plus simple de r’tourner son regard de bord

bien sûr qu’on vit dans le monde, on fait partie du monde, on est du monde…

en passant quel beau terme que celui de monde

le monde, notamment celui dans lequel on vit, celui qui s’agite à l’extérieur de soi, la somme de chacune des personnes qui le compose, la boule sur laquelle on tourne, la nature, les animaux et tout ce qui y vit…

comme le monde, qui comprend justement chaque personne, chaque être humain, chaque individu… comme dans enwèye le monde, prenons-nous en main…

mais un autre monde vit en soi, une cosmologie autre… en soi se trouve une porte vers un autre monde, un monde qui s’ouvre quand on ferme nos yeux, quand on s’introspecte, quand on plonge en soi

la vie mystique est un mystère mais c’est celle qui semble faire le plus de sens si on cherche quelque chose… pour commencer la quête du moins… car la voie intérieure débouche anyway vers le monde et vers nos concitoyen(ne)s… nous ne sommes pas une fin en soi… qu’un début vers le reste du monde…

mais avant de fouiller le grand monde, il faut avoir le courage de plonger en soi, de fouiller, et d’y rester quand on tombe sur du beurk et du gris foncé… se scruter l’intérieur, être avec soi, découvrir notre propre grandeur…

car nous sommes le monde…

salut le monde…

amor amor right now

Capture d’écran 2019-03-16 à 06.11.00.png••• les zultimes chroniques – 16/3/19

le même jour une – autre – tuerie – et une marche des jeunes pour l’environnement…

désespoir et espoir…

ce qui était hier n’est plus, mais on en porte toujours et encore une part en soi…

et on ne sait pas si on sera ici demain…

mais nous le sommes aujourd’hui, ici, juste là, maintenant, right now…

alors aimons…

aimons-nous soi-même, aimons-nous les uns les autres…

aimons sans compter, sans choisir…

laissons cet amour qui fait tout vibrer dans le monde s’épandre et se répandre, remplir le monde entier… en partant de notre propre coeur…

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évidemment, en commençant par soi-même, comment faire autrement ?

même pas rien de particulier à faire pour aimer, que laisser l’amour être, laisser l’amour nous prendre…

laissons l’amour faire fondre la haine…

car certains aiment la haine… ils l’aiment à mort…

alors comme pas vraiment possible de faire quoi que ce soit contre cette haine qui frappe ici et là, aimons l’amour… et faisons confiance…

aimons-nous et laissons cet amour se disperser en soi comme de par le vaste monde…

amour sans frontières…

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nouvelles pousses… aux fesses

••• les zultimes chroniques – 15/3/19

c’est ce ptit bout de femme-là qui a parti le bal… une âme bien spéciale comme vous le constaterez dans ce TED Talk… une initiatrice d’un mouvement planétaire qui ne voulait pas nécessairement que son mouvement devienne mondial, mais peut-être que justement à cause de cela, ça a créé ceci…

cette fille n’est qu’elle-même… mais tellement elle-même… elle a allumé le feu et le feu a pris… et le torchon brûle… récemment, elle est allée à Davos et en quelque sorte engueulé les gros bonnets venus discuter environnement en jets privés… she is calling the shot…

on dirait bien que les âmes qui s’incarnent depuis quelques années sont ici pour faire bouger les choses… et on dirait bien qu’ils et elles vont réussir si on leur en donne la chance…

alors ils seront des milliers de jeunes aujourd’hui de par le monde à faire la grève d’école, de Cégep, de collège et d’université pour manifester pour le climat… et elle, elle le fait depuis un bout tous les vendredis en Suède…

car comme elle le dit, en effet, quel est le but de vouloir se préparer un avenir personnel et collectif si le feu est pogné dans la cabane et que la planète se meurt ? d’ailleurs, depuis l’été dernier, avec des records de chaleur presque partout sur la boule, il me semble qu’on commence à la sentir pour de vrai cette odeur de brulé…

ils et elles seront des dizaines ? centaines ? de milliers, des millions ? dans les rues du monde entier aujourd’hui pour dire au monde que c’est assez, qu’on doit agir, changer nos habitudes, faire bouger les choses… wake up gang…

ce sont ces jeunes qui vont sauver le monde…

car nous, les plus vieux, sommes souvent encroutés dans nos vieilles habitudes et dans notre confort… pendant que nous on regarde en arrière, eux et elles ne voient pas vraiment clairement ce qui s’en vient par en avant…

on parle d’une fenêtre de 10 ans, 20 ans maximum pour changer réellement nos habitudes gaspillatrices, consommatrices et irrespectueuses de notre mère terre…

alors allez-y les jeunes, sortez, criez et poussez-nous dans le cul… car ce monde qu’on est sur le point de vous laisser ne vous et ne nous ni vous offre pas vraiment le choix… il a besoin de vous notre monde, de vos idées, de votre dynamisme…

vous êtes ce monde en devenir… manifestez-vous, et montrez-nous le chemin… c’est votre monde… dérangez-nous, car on aura beau signer tous les pactes qu’on veut, on va avoir besoin de changer drastiquement nos habitudes… nous on a beaucoup – de vieilles habitudes – à perdre, pas vous…

et merci de le faire car vous le faites pour nous tous et toutes… et n’ayez pas peur de nous pousser dans le cul-de-sac climatique…

on est dur(e)s d’oreilles et d’habitudes, mais on va finir par comprendre…

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1158430/manifestation-greve-climat-canada-sophia-mathur-greta-thunberg-ecoanxiete

AHOMG, AHOMYSUN

 

49896858_1862109240581214_4723335613137289216_n.jpg••• les zultimes chroniques – 14/3/19

traduction: quand ton chien mange ton devoir de philosophie

quand on revient de voyage, soit on down, on est nostalgique et on s’ennuie de l’excitation du voyage passé, soit on a un élan d’énergie qui nous fait nous activer… dans mon cas, le retour me rend suractivé… et hyperactif…

car avec cette légalisation récente, des tonnes de choses – excitantes et passionnantes – à faire… de la musique à pratiquer, des plans à faire, des contacts à tisser, etc…

mais aussi du temps pour réfléchir et intégrer les leçons du voyage… quoi que l’intégration est contante et vivante…

une phrase que j’ai vu au Brésil me revient constamment en tête depuis mon retour…

Deus ? impossível viver sem, qui se traduit par : Dieu ? impossible de vivre sans…

cette phrase était inscrite sur une affiche en bois près de l’église et chaque fois que je passais devant, j’avais une douce pensée pour mes ami(e)s athé(s), dont certains se seraient r’tourné(e)s dans leur shorts à la vue de cette affirmation…

no way, je vis sans Dieu car je ne crois pas en lui… ou elle, why not après tout !

une affirmation prononcée par le fondateur de l’église Ceu Sagrado, Padrinho Fernando Dini… décédé en 2012 et parti rejoindre Dieu… qui doit sûrement en déclencher quelques-un(e)s…

d’expérience, les athé(e)s que j’ai croisé(e)s dans ma vie se sont montré(e)s les plus croyant(e)s face à Dieu… en s’évertuant à le nier à tout prix, on dirait qu’ils/elles leur donnent tellement de vie…

personnellement, je n’accroche pas trop sur ce mot de 4 lettres, 3 en anglais…

j’aime bien référer à Dieu en tant que chose… comme dans : aie Chose…

si certain(e)s sont prêts à tuer pour défendre et prouver leur conception du grand Esprit, de Dieu, de Chose, du grand et de la grande No Name…

moi j’aime bien me représenter la nature comme la représentation ultime de Dieu… notamment le soleil… car clair que sans lui, clairement pas de vie…

George Carlin l’explique mieux que moi alors je vais le laisser vous faire sa démonstration par lui-même… et si vous ne parlez pas anglais, voici une simple preuve que vous manquez de ben belles affaires in this world…

et ainsi soit-il… ou elle…

wouf wouf…

d’un Ceu à l’autre, toujours le même Ciel

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••• les zultimes chroniques – 13/3/19

Ceu Sagrado, Sorocaba, Brésil…. planète terre mais aussi tellement plus loin, tellement plus haut… ici et là-bas en même temps…

depuis 2 semaines, j’étais là…

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et hier, de retour ici, à la maison, avec comme vue ceci

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de Ceu do Vale da Vida à Ceu Sagrado and back… à Ceu do Vale da Vida, Val-David, Québec… dans le grand jardin de Juramidam (vous reparle de cela plus tard)…

revenu dans la neige le coeur débordant, l’âme légère, la tête en fête, accompagné de tout l’amour que nous avons partagé pendant ces 2 semaines au cours desquelles nous avons fabriqué le thé Daime… et chanté, et rit, et travaillé ensemble… depuis quelques années, j’ai une famille au Brésil… et ça ne peut que grandir…

revenu prêt à entamer une tonne de nouveaux projets…

là-bas, nous avons cordé du bois, lavé les toilettes, nettoyé les lieux, joué de la musique, beaucoup de musique, et chanté… que quelques-unes des activités que nous avons partagées pendant le feitio, processus de fabrication du thé… le tout agrémenté de quelques cérémonies et de beaucoup beaucoup de musique, dont la mienne qui prend son envol davantage au Brésil qu’ici… pas prophète dans son pays dit-on… fine for me

le Daime est connu habituellement sous le nom d’ayahuasca (on note une soixantaine de noms différents d’ailleurs), sauf que le Daime est fait selon un procédé particulier, ritualisé, unique… un thé fait de 2 plantes, la vigne Jagube, et un arbuste, le psychotria viridis, la Rainha, mais selon une formule consacrée propre au Santo Daime…

on l’utilise ce breuvage fait de deux plantes à des fins spirituelles et religieuses un peu partout autour de l’Amazonie depuis des siècles sinon des millénaires (et dans le monde maintenant avec certains débordements parfois), mais aussi à des fins thérapeutiques, curatives et même auprès de certains prisonniers au Brésil…

de mon côté, j’expérimente avec cette médecine depuis une quinzaine d’années, dont depuis 7-8 ans au sein du grand mouvement Santo Daime… j’aime et j’apprécie la protection offerte par ce grand parapluie cosmique et cosmologique… fondé par Mestre Irineu… et pratiqué amplement au Brésil…

je me sens en sécurité, ainsi protégé par ses milliers de chants, sa constellation d’entités protectrices, sa multidiversité aussi car au Brésil, le Santo Daime est très vivant et diversifié… mais les éléments de base demeurent les mêmes… clés uniques et divines…

je disais que j’expérimente avec l’ayahuasca depuis 15 ans mais au sein du Daime depuis 7 ou 8… et jusqu’à tout récemment, tout se faisait illégalement… jusqu’à tout récemment… car depuis 2 ans, il est permis pour certains groupes religieux ici au Canada d’importer et de servir légalement du Daime dans le cadre de certaines cérémonies…

c’est le cas de notre petite église située à Val-David, légale depuis décembre dernier, église nommée Ceu do Vale da Vida, ou les Cieux du Val de la Vie… le nom vient de notre ami Padrinho Ze Ricardo qui savait que nous vivions à Val-David, mais qui lui, Brésilien d’origine, entendait Vale da Vida… notre nom a donc ainsi été trouvé…

drôle car depuis que je suis installé ici, j’aime penser que je n’ai pas surtout acheté un bout de terre, mais plus un bout de ciel, car assis dans mon spa, c’est davantage le ciel que je contemple que la terre… de là que j’explore l’espace… peut-être pour cela que mon album se nomme les Hymnes du Pays d’en Haut… allez savoir… moi je n’en sais rien… mais je sens bien un certain lien avec up there

avec le Daime, on découvre qu’on ne sait rien… on découvre que lorsqu’on sert le Daime, on doit le servir comme le thé nous le dicte… pas nous qui décidons dans ce voyage… nous sommes les serviteur du Daime…

donc imaginer mon sentiment hier, après avoir smuggler de l’ayahuasca/Daime en douce au pays depuis 15 ans, avec quelques saisies heureusement jamais suivies d’arrestation, (ce qui est malheureusement arrivé à d’autres) de passer aux douanes avec un certificat d’importation en bonne et due forme… et un sceau officiel…

quelle sensation de pro-activement aller voir l’agent des douanes et affirmer que oui, finalement, j’avais bel et bien quelque chose à déclarer… car c’est requis dans l’entente… tout doit être fait selon les règles… et j’accepte de jouer le jeu full on… SVP ouvrez mon sac et signez mon formulaire… pliiiiise car ça se passait à Toronto…

les douaniers, gars et filles, des jeunes, étaient super sympathiques, curieux, ouverts et intéressés à en savoir davantage… on a googlé Santo Daime ensemble pour qu’ils voient à qui et à quoi ils et elles avaient affaire… car leurs supérieurs n’en savaient pas plus qu’eux/elles… on ouvre de nouvelles portes…

alors voilà où nous en sommes… la réserve de thé, que nous avons contribué à fabriquer lors de notre dernier passage au Brésil à Ceu Sagrado, notre église affiliée, est pleine pour l’année…

on va commencer avec quelques pratiques des chants que nous consacrerons en cérémonies, quelques méditations en silence aussi… plus des chants traditionnels du Daime que les gens devront apprendre minimalement avant de prendre part à des cérémonies chez-nous…

comme nous sommes legit, nous devrons faire passer des entrevues aux gens que l’on ne connait pas, remplir des formulaires, prendre les noms, offrir des séances d’information, etc… et tenir un compte rigoureux du thé que l’on sert, à qui et quand… on accepte de jouer le jeu… grand jeu comico-cosmique…

ensuite, l’idée est d’élaborer et développer un projet pilote de traitement pour toxicomanes et/ou personnes souffrant de stress post-traumatique et d’anxiété, et divers troubles de l’âme, pour le présenter à Santé Canada (eux qui nous ont accordé l’exemption)…

notre église soeur au Brésil offre un tel programme (avec Kambo et Daime) et ils vont nous offrir leur soutien… Gabor Maté est intéressé par notre projet, de même que Jacques Mabit de Takiwasi… et on a en vue un médecin autochtone afin de voir la possibilité d’offrir un tel programme chez les premières Nations, là où les besoins sont grands…

car le Daime est un précieux outil de connaissance de soi et de guérison… un puissant révélateur de ce qui se cache en soi… et up there, all over the place…

nous ne serons pas proactifs ni en recrutement car personnellement, je considère que les gens doivent être suffisamment motivés pour chercher… la quête est nécessaire et doit pousser suffisamment au cul pour mener au trésor… nous devrons être trouvés… et un effort est à faire pour cela, car cet effort de présence et de fermeté sera requis lorsque les gens consacreront le Daime… vraiment pas un rituel récréatif… ni un trip…

avec cette exemption gouvernementale, nous devrons être impeccables, en tout,avec tous, et toujours… dans chaque geste, dans chaque partie de chaque rituel… car nous portons une grande responsabilité… le gouvernement nous fait confiance et nous honorerons cette confiance…

nous sommes à mettre en place une banque de chants, un site web spécifique qui servira de base d’information mais qui ne sera pas distribué à grande échelle… semi-secrets nous serons… hyper discrets…

d’ailleurs, délicat équilibre entre être présents et trouvables pour ceux et celles qui cherchent… mais les gens qui cherchent nous trouveront… car c’est un réel privilège de pouvoir avoir accès au Daime, source de sagesse et de découverte unique… enocre plus de le servir… impeccablement…

si vous êtes intéressé(e)s à voir des parties de notre voyage, fouillez les quelques chroniques antérieures à celles-ci sur ce blogue, vous y trouverez plusieurs photos…

quant à ce qui est à venir, à suivre, à voir mais surtout, à recevoir… de là-haut…

ici, et dans les divers Cieux… car qu’un seul ciel, une seule terre…

4a5d7781-8e31-465c-bd64-e1d29d5abc24.jpgles 6 chaudrons de cuisson

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notre irma, Bruna, près de la croix à double barre transversale, symbole du Santo Daime, la deuxième marque le second retour Christ, matérialisé dans et par le thé Daime, voie d’accès direct au Créateur… la forêt qui représente la mère divine, qui offre son fils (le thé)

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bénédiction du repas et lunch time… Attacka !

53375579_2107239372676847_9094287752551202816_o.jpgquelques membres de la famille

53461666_2107245332676251_2841976715847139328_o.jpgtrès familia cette église

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53574194_1168787419961238_9064546706049204224_n.jpgnotre équipe après le montage de la panela (chaudron) en compagnie de Bruna et Claudio, Mestre Feitior

53639377_2096283977105511_575199612466364416_n.jpgmusicus (musiciens, en portugais)

53742587_2107241952676589_8114374522833993728_o.jpgPedro et Claudio, mes irmaos

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la délégation de Ceu do Vale da Vida (ne manque qu’Édith et Lilia)

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la mise en sac de notre mini cargaison de thé


pour d’autres photos de notre voyage à Ceu Sagrado :
https://www.facebook.com/ceusagrado/?__tn__=%2CdK-R-R&eid=ARDhYh12LwG5Bm0XG8-CdcOzL4Zbk9e_NAS1KQ4hAF8s17eM4s8SiwJAbdr9RwAgMucmiMR1c4uOqRoQ&fref=mentions

https://www.facebook.com/ceusagrado/

la musique de l’album Les Hymnes du Pays d’en Haut:
https://atisupino.hearnow.com/

pour nous contacter au des cérémonies à venir:
ceudovaledavida@gmail.com