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paix d’esprit et de coeur

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••• les zultimes chroniques – 14/11/19

traduction: la paix… ne consiste pas à se trouver dans un endroit où il n’y a aucun bruit,  ni problème ou travail ardu… la paix consiste plutôt à se trouver au milieu de toutes ces choses et à demeurer calme en son coeur… – inconnu

mon défi du jour… ces jours-ci… ces semaines-ci…

notre défi à tous et toutes probablement…

mais ces temps-ci, beaucoup à faire dans la matière, terminer les rénos, accompagnés d’un délai plus long que prévu, et d’un dépassement de coût… plus la fin (quoi qu’intentionnelle) de l’enseignement dans un mois, donc inconnu droit devant… en plus d’une tourmente de relation qui s’étire… et qui me brasse le coeur de tout bord tout côté… sans parler du corps qui est pas mal essoufflé… tout ça en ce novembre froid et hâtif… this too shall pass… dit-on… en train de se passer, en train de passer…

parfait cocktail full matière que ces quelques événements rassemblés en ce moment dans ma vie, ce qui constitue un terrain de pratique propice à la paix… paix 101 intensif…

peace in process, in progress…

car avec la paix, nous en sommes toujours au niveau 101 il me semble, toujours des débutant(e)s, toujours en apprentissage… on ne devient jamais un(e) expert(e) en paixologie… toujours des novices… toujours des étudiant(e)s…

car j’imagine que la paix est un processus, jusqu’à ce qu’elle devienne un état permanent… si une telle chose existe…

la paix passagère, elle va et vient, jusqu’à ce qu’elle devienne une façon d’être, si une telle chose existe… car comme pour l’illumination et le bonheur en général, on fantasme beaucoup au sujet de la paix il me semble… on la désire stable, fixe, solide et pour toujours…

pourtant…

peut-être que la paix est un processus, un apprentissage…

on peut se pratiquer tant qu’on veut, mais parfois les événements de la vie viennent bouleverser cette paix d’esprit et de coeur tant recherchée… parfois, rien comme perdre quelque chose pour l’apprécier quand ça revient…

cette paix d’esprit et du coeur, éphémère, passagère, et tant recherchée… plus grande richesse du monde…

aucune somme ne peut acheter cette paix… la réelle justice en ce monde ?

parfois, elle vient et s’installe en notre coeur et en notre esprit la paix, juste comme ça, sans raison…

tandis que d’autres fois, elle est plus difficile à conserver, à maintenir… elle est mise au défi…

parfois, la tête vient la secouer et la remettre en question… quand la tête questionne la paix, we’re in trouble… mais nous sommes humains(e)s… et la paix est un processus humain…

peut-être essentiel de perdre ainsi la paix parfois ? pour mieux la retrouver…

pour cela, on doit revenir à l’essentiel…

car rien comme perdre la paix intérieure pour se pratiquer à la retrouver… ça le jeu on dirait… ne pas courir après… en profiter quand elle passe et l’inviter quand elle est partie voir ailleurs…

nous, qui en plus sommes parmi les grand(e)s choyé(e)s de la vie, avec un corps qui fonctionne adéquatement, un toit au-dessus de notre tête, de la nourriture au frigo, de la chaleur et des ami(e)s…

parfois, quand on se concentre sur ce qui nous manque, sur comment les choses pourraient être autrement, la paix est inévitablement ébranlée et alors elle fuit…

la paix ne peut jamais se trouver plus tard, ni ailleurs… niet la paix plus tard… seulement here and now…

la paix ne peut qu’être ici et maintenant… sinon ce n’est qu’une idée de paix… une illusion, un souhait… et souhaiter la paix ne la fait pas… un bon début mais insuffisant… comme l’amour, on doit la faire la paix…

je sais, je sais, cliché que de dire tout cela… mais peut-être que la vie est tellement évidente qu’elle n’est qu’un gros cliché ? simple question…

c’est quand on est mis à l’épreuve que l’on peut apprendre à développer la paix…

je ne sais si la paix se mérite, mais parfois, elle fait sa difficile je trouve… du moins pour moi ces temps-ci, elle me trouve parfois mais ma tête se met souvent dans le chemin…

car la matière est exigeante… le défi humain ? que de trouver la paix en dépit de la matière ? peut-être… ces temps-ci, pour moi du moins… chemin d’apprentissage…

si on part d’un présupposé que la paix nous est dûe, qu’elle devrait être, la tâche sera difficile…

mais si on accepte que la paix se travaille, qu’elle s’acquiert, qu’elle se mérite, qu’on doit apprendre à la cultiver et la maintenir, le jeu devient alors intéressant…

en fait, la paix est peut-être un jeu… la paix est peut-être une ptite joker ? une carte frimée ?

quand on est en paix, on n’écrit pas à son propos… pas besoin… on se la ferme et on la goûte… on en profite… comme pour l’amour, on écrit au sujet de la paix quand on est en manque…

en fait, peut-être que la paix n’est rien d’autre qu’une absence de souci ?

allez, back to work… m’en vais me pratiquer… à la simple et sacrée paix…

2 ans déjà

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••• les zultimes chroniques – 13/11/19

salut Paule,

lundi dernier, avec quelques ami(e)s, nous sommes allés aider Gord à sortir vos dernières affaires de votre ancienne maison où vous viviez toi et lui dans les Laurentides… le quartier général de Ho ici au Québec pendant tant d’années… les quelques meubles et guguss restant sont déjà en direction de l’Arizona où tu vivras dorénavant… belle place pour prendre sa retraite…

la maison de Premo juste à côté est vide aussi, la fin d’une étape de vie on dirait bien… la fin d’un petit quartier…

j’écris ceci mais tu sais déjà qu’on était là lundi non ? tu nous a vus hein ? me semble t’avoir senti passer…

n’es-tu pas toujours ici de toute façon ?

en cette maison où tant de choses se sont vécues et où on t’a entouré en gang en novembre 2017 pour notre dernière rencontre ensemble… si touchant ce fut alors…

oui, me semble vraiment que tu y étais lundi passé…

chère Paule, déjà 2 ans que tu es partie, que tu es passée doucement de l’autre bord comme on dit… mais la vie, contrairement à une médaille, a-t-elle vraiment deux côtés ? vraiment pas certain de ça… car me semble que nous sommes tous et toutes toujours de ce même côté-ci de l’existence…

comme le feeling que toi, comme vous, tous nos ami(e)s proches qui ont quitté la barque déjà, êtes encore et toujours ici avec nous… flottant doucement et subtilement, dans nos coeurs et dans nos pensées, vivant dans nos souvenirs, meublant des parties précieuses de notre âme…

le temps passe… nous aussi… la vie aussi…

ou est-ce que tout ne fait pas simplement du surplace ?

car que sait-on vraiment de ce grand mystère ?

les saisons et les années se suivent et s’enfilent… et maintenant, le froid et la neige déjà… pas mal certain que tu n’est pas triste de manquer ton troisième hiver right ? un des avantages de quitter son corps…

deux ans déjà… mais pas nostalgique… juste lucide… juste ainsi… juste comme ça la vie…

deux ans, mais pourtant, me semble que tu es encore ici… avec nous… toujours pas loin… parfois je t’entends même rire tout bas… de là-haut…

tu sembles encore ici, pas loin du tout, pas loin de nous…

peut-être parce que nous sommes plusieurs, et souvent, à penser à toi ?

moi je me souviens encore quand tu étais arrivée en catastrophe avec Premo lors de l’inauguration de mon nouveau lieu ici, en pleine tempête de neige… vous teniez à y être disiez-vous… touché e fus…

on pense tant à toi peut-être parce que tu as laissé des traces concrètes derrière toi avec Ho qu’on voit encore vivre grâce à ta gang de chums ?

tu sais que Gord et moi on s’est pas mal vus cet été right ? ben oui, et à chaque fois, on parlait de toi et du good old time

comme tu sais aussi probablement, on a fait un groupe d’homme pour Ho ensemble cet été… tu m’avais dit que tu aimerais que je reste connecté à Ho d’une certaine manière… c’est ma manière pour le moment… OK pour toi ? en tous cas, c’en fut un beau… et même si c’était un groupe d’homme, tu étais si présente… coquine va… et possible qu’on récidive l’été prochain, qui sait ? tu viendras encore ?

c’était vraiment spécial de vider votre ancienne maison lundi, ancienne car elle est vendue mais c’est quand même chez-vous pour toujours… comme si le temps qui passe, et nos ami(e)s avec, est plus concret quand on peut toucher à de vraies affaires… comme si on vit toujours un peu dans nos affaires…

alors deux ans plus tard, une autre importante page de tournée…

two years ago, tu nous as si dignement montré à partir pour le grand voyage… comme Amala l’avait fait un peu avant toi… avec fierté, avec dignité, avec simplicité… vous nous avez ouvert la grande porte et nous on suivra un moment donné… en temps et lieu… si et quand inch Allah le décidera… on sait qu’on ne sera pas seul(e)… on s’en vient au party…

suite à une vie dans laquelle tu as toujours fait en ce quoi tu as cru avec ton coeur et ta douce audace, tu nous as laissé de bons souvenirs avec lesquels nous délecter… menoum…

Ho Paule !

tu brûles encore en nos coeurs…

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tiens, ci-bas un hymne que j’ai reçu pour toi, tu t’en souviens n’est-ce pas ma chère Ma Pratharna Paula ?


ci-bas un diaporama de notre ami Avinash, on peut t’y voir en masse
https://www.youtube.com/watch?v=CoFFcKp5SP4&feature=youtu.be

 

 

écouteur de voix

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••• les zultimes chroniques – 12/11/19


Il y a un moment où les mots s’usent. Et le silence commence à raconter…  – Khalil Gibran

depuis des années, ce petit chroniqueur des grands chemins, votre humble serviteur des mots, écrit quasi quotidiennement… presque chaque matin que la vie amène – Amen ! – il tape tape tape instinctivement quelques mots sur son clavier… comme pour vider son sac de lettres du grand jeu de scrabble humain…

pour user les mots justement, pourqu’éventuellement le silence commence à raconter à sa place…

et pourtant, il n’a pas vraiment rien de particulier à dire ce chroniqueur…

et en plus, il ne sait pas grand chose… en fait, plus les années qui s’accumulent dans son corps, moins il semble savoir…

car on a beau faire le tour de la question, et même de toutes les questions en fait, aucune réponse faite de mots n’est vraiment satisfaisante…

vous remarquerez la tentative du chroniqueur d’écrire à la troisième personne ce matin… petit exercice littéraire auto-imposé…

pour créer une distance, pour se dégager du corps et de la chair et retrouver son esprit libre… petit jeu avec lui-même… et avec vous qui lisez…

le chroniqueur, autant que certain(e)s de vous lecteurs/trices, est attiré par l’au-delà… attiré par le divin, par les étoiles, par l’au-delà… et souvent c’est par les mots qu’il tente d’y accéder… liquider les mots pour atteindre le silence qui parle, le silence qui guide… ce silence au-delà des mots…

et aucun téléphone, peu importe son degré d’intelligence ni la bouchée de pomme déjà croquée qui le décore, ne peut nous mettre en contact avec cette source de communication, qui est davantage une communion qu’une communication…

autre exercice auto imposé, il intègre deux petites citations envoyées par son ami Jean dans son texte, en plus de l’image parlante ci-haut… celle de Gibran sur l’usure des mots ci-haut, comme celle-ci de D. H. Lawrence sur l’intelligence du corps…

Je crois que le sang et la chair ont plus de sagesse que l’intelligence.
L’inconscient corporel est le lieu où la vie bouillonne.
C’est là que nous nous sentons vivant, en intime connexion avec les profondeurs de nos âmes et de l’affleurement indéfinissable du cosmos
.

 

alors parlant corporalité, les deux pieds sur terre, les deux mains sur le clavier et la tête dans les étoiles, il cherche quelque chose le chroniqueur en tapant sa vie…

oui, comme certain(e)s d’entre vous, il cherche le chroniqueur…

cherchant, mais ne sachant pas quoi exactement… peut-être que le but du jeu est davantage de chercher que de trouver ?

car quand on ne sait pas ce que l’on cherche, tout ce que l’on trouve en chemin est précieux…

il cherche plus grand que soi le chroniqueur, il a soif de connexion avec l’univers, avec les esprits, avec todos os seres divinos, avec les êtres divins… c’est d’ailleurs cette quête qui le motive dans le cadre des cérémonies auxquelles il prend part régulièrement…

connexion inconnue, méconnue, mais parfois par moments subtilement reconnue… comme un divin rappel… allo j’écoute !

et comme un hasard n’arrive jamais seul, en train d’écouter l’émission matinal de la radio du canada, le chroniqueur entend quelqu’un parler du rassemblement des entendeurs de voix… et il sourit de ce petit clin d’oeil de la vie… car exactement le thème de cette chronique…

sauf que le chroniqueur est davantage un écouteur de voix qu’un entendeur… mais il est disponible… en attente, ouvert… écouter en vue d’entendre… des voix, la voie…

alors n’ayant pas vraiment rien à dire, mais pour le simple plaisir d’écrire, bien en corps, et la tête dans les étoiles, le chroniqueur vous envoie ces quelques mots venant encore une fois de nulle part de connu… d’ici… envoyé dans l’espace virtuel comme une bouteille à la mer… et vous trouvant ici…

il écrit le chroniqueur, et il chante aussi… ouvert à recevoir des hymnes…
Amen ! et amènes-en des hymnes…

continuer de faire en dépit de

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••• les zultimes chroniques – 11/11/19

ça n’épargne pas grand monde ça right ?

mais on ne s’en fait pas trop avec ça non plus right ?

un peu parfois, mais pas trop optimalement…

car lorsqu’on fait quelque chose, notamment quelque chose de nouveau, ou un peu différent de ce que les gens connaissent, ou sont habitué(e)s à, ça suscite toujours des critiques, commentaires ou autres choses du genre…

ces temps-ci, je suis parfois confronté à cela…

parfois ça m’enrage, parfois ça m’affecte un peu ou plus, parfois ça me laisse indifférent, parfois ça me fait réagir plus ou moins fortement, mais la plupart du temps, j’imagine que je ne sais pas ce que les gens pensent et disent de moi… et probablement mieux comme ça…

sincèrement, j’aimerais dire que je suis totalement indifférent à ce que les autres pensent de moi, indifférent aux commentaires, surtout les négatifs, mais en toute sincérité, je ne peux avancer cela…

sauf qu’avec le temps, je réalise que les choses dites à notre sujet, les positives comme les négatives, finissent par passer… pas toujours comme comme l’eau sur la peau d’un canard – coin coin – mais ça finit par passer… this too shall pass… comme tout le reste…

parfois on laisse ces gossips nous motiver, parfois on les laisse nous ralentir… long apprentissage que celui-ci…

en fait, nous-même sommes souvent à parler des autres, à rapporter le correia do mal noticia – courrier de mauvaises nouvelles… l’une des plus grandes leçons de vie à apprendre… arrêter de faire ça I mean

que ce soit des gens autour de soi, des gens publics, on a une opinion sur tout et tout le monde…  et parfois on rapporte ces ragots…

alors premièrement, porter davantage attention à ne pas rapporter de ragots…

ensuite, apprendre à ne pas prendre personnel ce qu’on dit sur soi…

mais en même temps, même s’il ne fait pas trop s’arrêter à ce que l,On raconte sur soi, aussi important d’écouter ce que l’on dit à notre sujet car parfois on fait des erreurs, parfois on manque de respect pour autrui, parfois on bully around

alors quand on se pogne sur le fait – ou qu’on se le fait dire par autrui – on doit écouter, s’excuser et porter davantage attention à ne pas le refaire… jusqu’à la prochaine fois possiblement car c’est un processus qui prend du temps… et qui s’apprend parfois par répétition…

mais en même temps, même si on doit être sensible aux autres, il nous faut un peu d’audace et de persévérance pour continuer à marcher son chemin… faire du mieux que l’on peut, avec respect pour les autres, pour les traditions, pour la vie en général… et foncer, oser, et faire… en dépit des commentaires, qu’ils soient positifs ou négatifs…

et accepter que l’on puisse déplaire, que l’on puisse faire les choses contrairement aux attentes des autres, différemment des habitudes acquises et connues…

délicat équilibre…

mais quoi faire d’autre que de faire ce que l’on sent qu’on doit faire right ?

gardons la flamme vivante

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••• les zultimes chroniques – 9/11/19

en nous, une flamme… en moi, en toi aussi…

la seule et même flamme… répartie en des milliards et des milliards d’organismes vivants… humain(e)s et animaux… en-deça et au-delà…

rien à faire, elle brûle d’elle-même cette flamme… ainsi va la vie… qu’à en prendre soin…

tout comme le coeur, même et unique, même si logé en différentes cages – que thoraciques – qui bat en chacun(e) de nous… à nous de prendre soin de ce petit bout du même grand coeur qui nous a été prêté…

en chacun et chacune de nous, une même source de vie infinie et perpétuelle…

éternel recommencement… à chaque lueur, à chaque battement…

une flamme, un coeur qui bat, une observation qui prend place…

une présence… seule et même présence, logée en chacun(e) de nous…

il y a une présence en ce monde…
sans cette présence, il ne peut y avoir de monde…
et au coeur de cette présence, il n’y a pas de monde…
– via Alan Morelock

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en ce début d’hiver, bonne idée de mettre toute notre présence afin de garder la flamme forte et vigoureuse, afin d’aider le coeur à battre dans notre cage…

malgré le froid, malgré les fluctuations, malgré les bas entre les hauts…

et comme le disait notre amie Paule, keep the flame alive

 

 

facilement l’impossible

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••• les zultimes chroniques – 8/11/19

ce matin peu de mots m’habitent…

difficile de les trouver, difficile de les laisser sortir… alors un peu de temps…

mais pas impossible…

mais ça demandera un peu plus que du temps ce matin…

ça demandera de la persévérance, du risque, de l’audace de dire ce qui ne veut pas nécessairement sortir pour écrire ce qui veut se dire… ou pas…

ce matin, je pourrais passer tout droit et passer mon tour, ne pas écrire, ne rien dire… faire chronique basse… mausus de bouche cousue… et doigts immobiles…

je pourrais me taire et laisser passer la vie tout droit devant et en moi… m’éclipser, demeurer invisible et inaudible… être l’homme indicible… et invisible, en couleurs…

mais alors vous ne seriez pas ici, à lire ces mots en ce moment même…

ces mots qui nous unissent, ces mots qui nous font nous croiser sur cet écran parfois ou à chaque matin… car vous êtes quelques-un(e)s à être ici quotidiennement… et d’autres à l’occasion… avec ces mots…

quelques mots matinaux pour entamer ma journée, qui donne vie à votre regard maintenant… mes mots qui vous amènent ici… oh ! rien de grandiose dans ces mots, que votre regard qui se portent sur eux… connection anonyme… car sans votre regard, ces mots n’existent pas…

ce matin, comme chaque matin en fait, j’écris sans savoir vraiment ce que je dirai, et vous, vous lisez sans savoir ce que vous lirez next… un mot à la fois… alors vous et moi, dans la même aventure humaine… via ces mots en ce moment…

car vous et moi, same same.., moi j’écris, toi tu lis… qui lit qui lit qui lit… mots chatouilleux…

aucune prétention dans ces chroniques… rien à accomplir en fait… même pas difficile alors… qu’un peu de temps requis pour taper des bribes débridées… un peu de temps pour tenter de dire l’indicible…

couler entre les mots, lire entre les lignes…

mais pour communiquer l’essentiel, plus sera requis…

qu’un simple exercice ces chroniques matinales, un yoga quotidien, un temps pour moi, moi et mon clavier… vers vous, vos yeux et votre coeur… avec un feu qui crépite et réchauffe le home, un café qui réveille, et la lumière du jour qui apparait tout doucement…

et tout doucement, tout blanc dehors… nous sommes passés de noir à blanc, du noir au blanc… et voilà l’hiver revenu et installé… dehors novembre…

tenter de dire l’indicible, transmettre l’impossible… en ce novembre dedans aussi…

alors, voilà, un peu de temps partagé vous et moi… facile non ?

mais davantage sera requis car nous visons l’impossible vous et moi…

alors un peu plus sera requis…

je vous laisse déterminer l’impossible…

 

exploration minière

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••• les zultimes chroniques – 7/11/19

pour continuer dans la foulée de novembre et du grand voyage du retour en soi qui recommence, parlons grotte…

premièrement, phonétiquement, grotte est un drôle de mot… sonnant un peu trop grrrr au goût de certain(e)s, et trop semblable à un autre mot nauséabond, peut-être pour cela qu’on hésite à y entrer…

noire, froide, sombre, peu invitante la grotte à première vue… on doit faire preuve de foi et de confiance si on veut s’y aventurer… mais parfois, c’est là que la vie nous amène… si on cherche habituellement à s’élever, à prendre de l’altitude, parfois la vie nous tire vers le bas, elle nous y attire… parfois le voyage passe par là…

bien sûr, la grotte est davantage un concept qu’un lieu physique… néanmoins, dès qu’on ferme les yeux, là qu’on se retrouve dans un premier temps quand on plonge en soi…

au début, tout est noir, on n’y voit rien, on avance à tâton, ou encore on fait du surplace pour un moment… puis, peu à peu, une petite flamme apparaît, jaillissant au coeur de la noirceur initiale…

faible et vacillante au début, cette petite flamme prend graduellement de la vigueur…

parfois, un coup de vent vient l’ébranler, semblant même la mettre KO temporairement, mais toujours elle jaillit, et rejaillit… de nulle part… toujours ici… de ce lieu mystérieux d’où l’on vient et où l’on retournera, au plus profond de l’âme… au coeur du mystère…

si on craint d’y entrer pendant un bout de temps, éventuellement, on n’a plus vraiment le choix de pénétrer dans cette grotte symbolique… au coeur de soi… symbolique mais aussi très réelle…

malgré la peur, le froid et malgré l’inconnu, on finit éventuellement par se laisser descendre en soi… on s’y glisse, avec respect, avec précaution car l’entrée du tunnel est étroite… mais comme un entonnoir inversé, la suite du chemin devient plus spacieuse, et graduellement plus familière… on y avance pas par pas, respiration par respiration… en fait pas certain, qu’on y avance tant qu’on y descend…

au début, on est insécure car nouveau terrain d’exploration… besoin d’instinct, de senti, de délicatesse… puis on reconnait lentement mais sûrement certains escarpements car on a déjà cheminé en ces contrées intérieures, même si on ne s’en souvient plus, ou pas toujours… on y nage plus qu’on y marche, on y cale plus qu’on y vole… au début du moins…

le concept de la grotte est symbolique évidemment… mais en même temps, il représente bien un certain chemin intérieur à parcourir…

comme on dit en anglais, as above so below… semblerait qu’on ne peut monter plus haut qu’on se permet de descendre…

avant de pouvoir penser s’élever au-dessus de la mêlée humaine, au-delà de l’âme incarnée en corps, aussi important de plonger en soi… qu’on le veuille ou pas, parfois la vie nous entraîne par en bas

et parfois, il faut partir down there pour atteindre les cieux… les deux pieds ancrés dans l’inconnu, aux racines de son être, dans le terreau de son âme…

pas un chemin facile ni toujours confortable, mais en persévérant, on réalise en effet qu’un certain trésor réside là… patience, persévérance et foi… un pas à la fois… pas un chemin nécessairement facile, mais parfois inévitable… et récurrent…

comme le veut la petite histoire, alors que l’on cherche partout en dehors de soi la clé du grand mystère, voyageant le monde entier, on dit que c’est en notre propre coeur que cette clé a été déposée… mais pour la trouver, il faut avoir le courage de plonger…

une fois de temps en temps, la vie nous invite à explorer ce fond, notre monde inconscient, notre grand mystère intérieur… comme une inévitable force de gravité, parfois la vie tend vers le bas… vers le centre de soi…

au-deça de la tête, se trouve le coeur… et pour l’atteindre, il faut parfois creuser en soi, il faut parfois fermer les portes du monde extérieur que sont nos yeux, et se laisser aller dans les profondeurs de son âme…

ce mystérieux chemin que certain(e)s d’entre nous parcourons ces temps-ci…

avec le plus de présence possible, avec lucidité, les yeux et le coeur ouverts, en toute humilité devant ce grand mystère qu’est la vie…

bon voyage si c’est par là que le chemin vous mène ces temps-ci…