Archives pour la catégorie les zultimes chroniques

Yin Yang Jung

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••• les zultimes chroniques – 6/6/19

traduction: 10 citations de Jung ( 1875-1961)

1- la solitude ne résulte pas de ne pas être entouré(e) de gens, mais plutôt de ne pas être capable de communiquer ce qui semble important pour vous;

2- être normal(e) est l’objectif principal de l’insuccès;

3- la première moitié de la vie est dédiée à se bâtir un égo sain, la deuxième, à revenir à l’intérieur et à s’en libérer;

4- si notre religion est fondée sur le salut de l’âme, nos émotions principales seront la peur et la crainte intérieure… si notre religion est fondée sur l’émerveillement, notre émotion primordiale sera la gratitude;

5- ce qui a habituellement la plus forte influence sur la vie psychique d’un enfant est la vie que les parents n’ont pas vécue…

6- il n’y a pas de mise en lumière de la conscience sans une certaine dose de douleur…  les gens vont faire tout ce qu’ils/elles peuvent, peu importe l’absurdité, pour éviter de faire face à leur âme… on ne «s’éclaire pas» en imaginant des figures de lumière, mais plutôt en mettant la lumière sur l’inconscient;

7- une personne qui n’est pas consciente d’elle-même agit aveuglément et par instinct, et de plus, elle est obnubilée par toutes les illusions qui montent quand elle considère que tout ce dont elle n’est pas consciente à son sujet et qui viennent vers elle ne sont que des projections en provenance des autres;

8- un(e) artiste n’est pas simplement une personne dotée de libre arbitre, qui ne cherche que ses propres fins, mais plutôt quelqu’un qui permet à son art de se réaliser à-travers lui ou elle… en tant qu’être humain, il/elle peut avoir différents états d’âme, de même qu’une volonté propre et des buts personnels, mais en tant qu’artiste, il/elle est une personne au sens supérieur: c’est une personne collective, un véhicule et un(e) influenceur(se) de la vie psychique de l’humanité;

9- je ne suis pas ce qui m’arrive, je suis ce que je choisis de devenir;

10- en autant que nous sommes concernés, l’objectif primordial de l’existence humaine consiste à ré-allumer une lumière dans la simple noirceur de simplement être…

quoi ajouter à ceci ?

merci monsieur Jung…

Kintsugi, art de la brisure bonifiée

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••• les zultimes chroniques – 4/6/19

ah le Kinstugi…

cet art originaire du Japon qui consiste à réparer la porcelaine cassée en appliquant de l’or ou de l’argent sur les brisures… quel beau concept…

si elles peuvent apparaître comme un signe de fragilité, les fêlures des choses, renforcées par les métaux précieux, deviennent des éléments indissociables de la beauté de l’objet brisé, lui donnant une autre vie, une valeur ajoutée…

de la même manière, tout comme une porcelaine brisée, il est possible de se reconstruire après des épreuves difficiles, et de se servir de ces expériences pour devenir plus fort(e), plus sage, plus beau ou belle, du moins plus humain(e)…

en effet, tout comme on peut réparer un pot cassé, il est possible de puiser dans ses expériences difficiles, dans ses craques, dans son mou, pour devenir encore plus soi-même, plus vrai, plus transparent…

car nul parmi nous n’échappe au passages plus difficiles de la vie… nul ne les évite…

alors ces craques de l’âme, si elles sont bien ficelées et mises en valeur, peuvent devenir signes de beauté et de force, de véracité et d’intégrité…

au lieu de tenter de les cacher ou de les dissimuler, plus qu’OK de les mettre de l’avant, de les afficher…

un peu comme ce que l’on considère des défauts ou des lacunes chez-soi… au lieu de tenter de les nier, il me semble plus judicieux d’en prendre conscience et de les éclairer pour qu’ils deviennent force et beauté, en toute transparence et en toute reconnaissance…

on retrouve ce concept non seulement pour les objets ou pour les individus, mais aussi dans les relations humaines, particulièrement les relations amoureuses… quand on réussit à traverser un passage difficile dans une relation, cette relation devient plus forte, plus vraie, plus vivante… la relation repose sur du – plus et de plus en plus – solide…

car c’est souvent lorsque l’on a presque perdu quelque chose ou quelqu’un qu’on les apprécie à leur juste valeur… avec une valeur ajoutée même…

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love you belle…

go with the flow

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••• les zultimes chroniques – 3/6/19

entre la discipline et l’abandon, il y a le flow…

entre garder le contrôle et le lâcher prise, il y a le flow…

entre tout – essayer d’ – organiser et tout laisser aller, il y a le flow…

entre la vie et la mort, le même flow…

le flow, toujours ce flow…

ce flow qui nous porte et auquel on ne peut que s’abandonner, faire confiance et par lequel se laisser porter…

ce flow qu’on ne connait pas toujours, du moins dans sa signification profonde, ni tout à fait, mais que l’on reconnaitra sûrement un jour…

alors let’s go with the flow…

apprentis sages

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••• les zultimes chroniques – 2/6/19

traduction: Les lois de l’être humain

1- tu recevras un corps, tu peux l’aimer ou pas, mais il sera tien pendant toute ta vie…

2- tu vas faire des apprentissages… tu es inscrit(e) à une école à temps plein appelée la vie… à chaque jour, à cette école, tu auras l’opportunité d’apprendre diverses leçons… tu apprécieras les leçons ou les qualifieras de non pertinentes ou de ridicules mais cela ne fera aucune différence, tu vas apprendre des leçons…

3- les erreurs n’existent pas, il n’y a que des apprentissages… la croissance est un processus d’essais et d’erreurs, d’expérimentation… les expériences qualifiées d’échecs font autant partie du processus que celles considérées comme réussies…

4- un apprentissage se répète jusqu’à ce qu’il soit réussi… une occasion d’apprendre te sera présentée autant de fois que nécessaire pour que tu la réussisses et comprenne… quand tu l’auras réussi, tu pourras passer au prochaine apprentissage…

5- apprendre ne se termine jamais… toutes les expériences de la vie recèlent des opportunités d’apprentissage… tant que tu es vivant(e), il y aura toujours des leçons à apprendre…

6- «là-bas» n’est pas mieux qu’«ici»… quand ton «là-bas» sera devenu un «ici», se présentera alors un autre «là-bas» qui, encore une fois, semblera mieux qu’ici…

7- les autres ne sont que des miroirs de toi-même… tu ne peux aimer ou haïr quoi que ce soit à propos d’une autre personne sans que cela ne reflète quelque chose que tu aimes ou détestes à propos de toi-même…

8- ce que tu fais de ta vie te reviens… tu as tous les outils et les ressources dont tu as besoin… ce que tu fais avec t’appartient, le choix est tien…

9- les réponses aux grandes questions existentielles résident en toi… tout ce que tu dois faire est observer, écouter et faire confiance…

10- tu obtiendras ce que tu souhaites… ce ne sera peut-être pas toujours ce que tu voulais, mais toujours ce sera ce que tu as demandé…

enfin juin

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••• les zultimes chroniques – 1/6/19

quel printemps non ?

en tous cas, pour ce chroniqueur et quelques connaissances, on peut dire que la température nous a rentrés dedans

occupés à agrandir notre lieu ici pour accueillir plus de gens et embellir les lieux – quelques photos ici à l’appui –

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nous avons subi le froid et les intempéries de ce printemps frisquet, le sol encore gelé de mai, et la pluie même quand Météomédia ne la prédisait pas…

mais on a fait avec et enfin juin est arrivé…

plein de promesses de chaleur et de liberté, même si on nous dit de vivre le moment présent… en ce moment, on la veut cette chaleur et cette liberté…

et ce malgré les bibittes qu’on accueille presque triomphalement cette année, car bibittes = feuilles et chaleur et été…

alors enfin juin avec la promesse aussi d’un été à venir et à vivre… vivre dehors, décroché du wifi, jouer de la musique sur le bord du feu, marcher et prendre soin de la forêt…

enfin juin avec les jours qui s’étirent jusqu’à la nuit, les fenêtres qui pourront rester ouvertes et les moustiquaires qui ferons leur job annuelle de moustiquaires pour quelques mois…

enfin juin plein de vie, plein d’espoir, plein d’abondance…

nous, peuples du nord sommes en étroite relation avec la nature et le climat… on l’a vu ce printemps…

alors maintenant que cette petite épreuve est chose du passé, profitons, profitons, profitons… ici, maintenant…

allons jouer dehors, déboutonnons-nous, buvons le soleil, défions-le même…

car enfin juin…

 

dans les lignes et hors de la boîte

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••• les zultimes chroniques – 30/5/19

traduction: on apprend aux enfants à dessiner «dans les lignes» et on s’attend à ce que les adultes pensent «en dehors de la boîte»

quand même,  right on comme expression non ? comme ils disent au sud…

dessinez dans les lignes les petit(e)s, mais pensez hors de la boîte les grand(e)s, nous dit-on…

mais qu’est-ce qui se passe entre l’enfance et la vie adulte ?

car en fait, autant on nous vante le fait d’être libres, autant la société veut qu’on ne fasse pas trop de vagues, qu’on rentre dans les rangs et qu’on fasse ce que doit…

mais ce que doit pour soi n’est pas du tout ce que ce soit pour cette dite société, que l’on cherche encore d’ailleurs…

multiples sociétés plutôt…

on ne nait pas nécessairement libre… en particulier chez les humains, la dépendance physique à la mère est d’ailleurs la plus longue…

on ne nait pas libre, on doit le devenir… la liberté est une grande quête, un long chemin, le but ultime de la vie…

et quand on regarde bien, quand on ouvre ses yeux, le troisième inclus, ni lignes ni boîte dans nos existences… ni cahier de dessin, ni peinture à numéros, ni boîte à penser, ni à dépenser…

sky is not the limit, only our mind is

mais il y a un certain travail à faire pour en arriver là…

on doit dépasser la vie imposée, la vie imaginée par et dans le mental pour éventuellement s’en libérer…

ni lignes ni boîte mais pas acquis tout le temps ni pour tous et toutes…

on a beau le dire et l’affirmer ouvertement, nous ne sommes pas libres… tant que nous vivons dans nos corps, certaines contraintes existent…

autant dans le corps qu’en esprit, nous nous retrouvons souvent pris dans des routes déjà tracées, nous vivons souvent avec des oeillères, brimés par des croyances limitatives que nous créons et recréons… de cela qu’on doit s’affranchir… trouver sa propre voie…

quoi que certains préfèrent faire de la peinture à numéros, et que d’autres l’aiment bien la boîte à penser… chacun(e) son chemin et son – plus ou moins – libre choix…

long chemin que celui qui consiste à s’affranchir et à devenir libre… chacun chacune égaux sur ce chemin…

mais toutes les couleurs sont permises, toutes les idées encouragées, tous les chemins possibles…

pour éventuellement les dépasser et s’envoler…

bon voyage…