Archives pour la catégorie les zultimes chroniques

traces de FBreak

••• les zultimes chroniques – 14/2/2020

alors… 14 février 2020 ce matin…

et petit matin de moins 20 et quelques degrés dans le grand now…

petit matin croustillant…

bilan février sans FB à mi chemin…

pis ?

bof… ça ne me manque pas, pas trop… que quelques relents d’habitude… mais je fais autre chose… je communique autrement… par courriel et par Messenger…

évidemment, moins de circulation sur ce blogue car qu’à l’interne pour le mois… parfait ainsi… on garde ça en famille…

FBless depuis 2 semaines, j’en profite pour faire autre chose… pour pelleter mes toits, pour jouer dehors, pour gratter davantage mes guitares et préparer mon voyage au Brésil qui approche…

surprenant comment les habitudes peuvent se modifier facilement… quand on le veut…

surprenant comment nous, les zumains, pouvons switcher facilement…

et en même temps, surprenant aussi comment ces dites dépendances, qui ne sont au fond que des zabitudes, constituent des comportements automatiques et un peu mécaniques qui ne veulent pas mourir si facilement parfois… malléables et modifiables et, en même temps, pas tuables… quoi que quand l’intention est claire… quand le désir de faire autrement se manifeste à partir du corps, tout est possible et rien n’est passible…

début d’année sabbatique mollo mollo dans le grand now, avec peu d’urgent à faire, avec pas d’argent à faire car quelques fonds de fonds de pension à écouler… assez pour couvrir les frais d’opération de la place pour l’année… ensuite il faudra travailler de nouveau…

mais pour le moment, pause chronique… avec quelques projets de longue date à réaliser…

processus de changement de nom en cours… eh oui, en train de modifier légalement mon prénom pour celui que mon beloved m’a donné au début des années 1980 et que j’utilise depuis alors pour quoi ne pas le formaliser ? la question se pose… les gestes aussi, et suivent…

et changement de nom de famille aussi pour adopter celui de ma mama, ma môman à moi, feue Michelina Supino… feue car sa flamme brûle toujours en moi…

alors né Guy Dion, je mourrai Ati Supino… un statement… une vie de transformation… entre le berceau et l’urne, beaucoup de bouts de chemin…

ensuite, lorsque le changement de nom sera complété, mise en ordre de toute la paperasse à effectuer: passeport, testament, fonds de pension, etc… grand ménage des affaires, toutes sortes d’affaires, autant virtuelles que matérielles…on zenifie la vie…

une année sabbatique au seuil de mes 60 années de vie, à faire le ménage en dedans comme en dehors… une plage de temps et d’espace d’une année toute grande ouverte et sans trop de responsabilités… autres que de consolider une petite église naissante, la maison et ses dépendances, les finances et l’exploration des projets possibles pour les prochaines années…

tout est ouvert, tout est possible… consolider ce qui est déjà en place ou carrément tout chambarder… tout est possible, tout est ouvert… qui vivra verra…

alors pause FB en cours… fenêtre vers l’extérieur fermée… toute l’attention réorientée vers le dedans… vers l’immédiat, vers le court terme, vers le plus petit que moi… alors que l’on peut se permettre d’être plus personnel dans ces chroniques, plus petit que le moi plus public… petit moi de rien du tout… petit rien dans le grand tout, dans le grand trou… noir… et multicolore…

mais pour le moment, que ce moment… ce now… right now dans le nord… moment unique dans le grand now… l’avenir se passe dans ce now…

et comme pour chacun chacune de nous, qui vivra verra…

mais pour le moment, qu’ici right now… ici dans le grand now… et le petit…

entendre (dans) le silence

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••• les zultimes chroniques – 13/2/2020

traduction: jadis, quelqu’un m’a dit : seulement ceux/celles qui se préoccupent de vous peuvent vous entendre lorsque vous êtes tranquille

à vous, qui êtes loin d’ici… loin de mon corps mais jamais loin de mon âme ni de mon coeur… tranquilles… silencieuses… séparées physiquement… mais nos coeurs individuels battent au même rythme du même grand coeur universel…

même de loin, je vous sens, je vous entends… je vous vois même parfois ici…

même et surtout quand, au loin là-bas, vous êtes en silence… vous vivez en mon coeur en ce silence profond… et éternel… para sempre…

malgré l’incompréhension, malgré la distance, dans la subtilité de l’éloignement physique et corporel, nos âmes n’en sont tout de même aucunement séparées…

car nous sommes de la même source, petits bouts de la même création… du même grand mystère… le mystère de l’amour…

ici, maintenant… para sempre…


AVEC LES YEUX OUVERTS

Vous perdrez tout.
Votre argent, votre pouvoir, votre renommée, votre succès, peut-être même vos souvenirs.
Vos regards vont diminuer.
Les êtres chers mourront.
Votre corps va s’effondrer.
Tout ce qui semble permanent est en vérité impermanent et sera brisé.
L’expérience supprimera progressivement, ou pas si progressivement, tout ce qu’elle peut retirer.

Se réveiller signifie affronter cette réalité les yeux ouverts.

Mais en ce moment, en ce moment même, vous vous tenez sur une terre sacrée et sainte, car ce qui sera perdu n’a pas encore été perdu, et réaliser cette chose simple est la clé d’une joie indicible.

Qui que ce soit ou quoi que ce soit dans votre vie en ce moment ne vous a pas encore été enlevé.

Tout est présent.

La loi universelle de l’impermanence a déjà rendu tout et tout le monde autour de vous si profondément sacré et significatif et digne de votre gratitude déchirante.

La perte a déjà transfiguré votre vie dans un autel.

– Jeff Foster

ces dits cercles

••• les zultimes chroniques – 12/2/2020

ce matin, je pars sur la trotte en ville magasiner avec ma fille et voir quelques amis…

alors je vous réchauffe une chronique passée…

https://atidion.com/2018/11/14/cercle-olidarite-really/

celle sur les dits cercles d’entraide…

c’est qu’hier, à l’émission La Facture, on présentait un reportage percutant sur ces prétendus cercles… la beauté d’internet, plus besoin de posséder une télé pour regarder la télé… si ça vous dit…

https://ici.radio-canada.ca/tele/la-facture/site/episodes/454714/cercle-dons-fraude-vente-pyramidale-internet-code-crtc

ordinaire extra

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••• les zultimes chroniques – 11/2/2020

traduction:

ne demandez pas à vos enfants de se dépasser – par William Martin

ne demandez pas à vos enfants de se dépasser pour se créer des vies extraordinaires…

de tels «dépassements de soi» peuvent sembler admirables, mais c’est une voie un peu bête…

aidez-les plutôt à trouver l’émerveillement et le merveilleux en la vie ordinaire…

enseignez-leur la joie de déguster des tomates, des pommes et des poires…

montrez-leur à pleurer lorsque des animaux et des proches meurent…

montez-leur le plaisir infini dans le simple toucher d’une main…

et aidez-les à transformer l’ordinaire en extra ordinaire…

l’extraordinaire prendra bien soin de lui-même… 

ça fait quelque temps que cette citation m’interpelle… mais je cherchais le moment opportun pour l’utiliser…

et ce matin, euréka… l’étincelle m’a frappé en plein dash

ici au Québec, ces temps-ci, nous sommes pas mal pâmés sur un certain joueur de football… un grand gaillard québécois pur laine, simple et hyper sympathique… un beau jeune gars dont plusieurs parents seraient fiers d’être les parents de

le gars est en même temps joueur de football professionnel et gradué d’une école de médecine… il a mené les deux projets de front, les deux en même temps… ce qui est impressionnant… et extraordinaire…

mais ce qui me chicote dans ce genre d’appropriation culturelle, c’est comment on s’approprie les exploits admirables d’une telle personne qu’on valorise ainsi… car notre héros du moment est clairement la fierté du Québec… ce héros est des nôtres… et du coup nous sommes un peu lui… on s’associe à lui, on se projète en lui, sur lui…

et il sera sûrement donné en exemple pour plusieurs enfants dans l’avenir, comme source de motivation, comme un role model… dans un optique de dépassement de soi, comme un modèle incarné de l’effort…

certains parent diront sûrement à leur fière descendance : si lui l’a fait, tu peux le faire toi aussi mon grand, ma grande…

encore plus de pression sur certains jeunes… encore des rêves de parents projetés sur leur jeunesse incarnée…

surprenant comment on veut s’associer aux héros autant qu’on tente de se distancier des gens ordinaires… ou encore des gens qui font des choses moins reluisantes… pourtant, le tueur de la Mosquée de Québec était un ptit pur laine lui aussi… pas grand monde ne le mentionne… ou ne veut s’associer à ça…

surprenant comment on valorise les exploits qui sortent de l’ordinaire, vers le haut, vers le beau, comment on veut être associés à l’extra ordinaire, au glamour, au fantastique… en niant aussi fortement le moins et peu reluisant…

on valorise l’extraordinaire alors que la majorité d’entre nous ne sommes que du monde ben ordinaire…. vivant des vies ben ordinaires… à faire des affaires ben ordinaires… et cela est tout à fait extra ordinaire…. et parfait ainsi…

surprenant qu’on ne tente pas d’enseigner la simplicité de l’ordinaire à nos enfants, et du même coup à nous-mêmes… apprécier l’extra ordinarité du quotidien… des gestes simples… des petites affaires de rien du tout… l’ordinaire qui se cache dans les replis du quotidien…

un peu ce que sont devenus les volets ouverts par les réseaux sociaux… avec cette tendance grandissante à montrer seulement notre menoum menoum, à shower off, à se mettre en valeur, à montrer combien nous sommes formidables… aux yeux des autres…

vanter l’extra et taire l’ordinaire…

et à cacher tout ce qui est moins beau, ce qui dépasse, ce qui est moins reluisant…

drôle comment on tient tant à s’associer à l’extra ordinaire tout en tenant loin loin du moins beau, en se gardant à l’écart de ce que l’on considère négatif…

même chose pour l’ombre et la lumière… on veut tous être lumineux/ses, et ne pas explorer notre côté plus ombrageux… sauf que pas de lumière sans ombre, et vice et versa…

mais comme disait Robert Charlebois, je suis un gars ben ordinaire

alors apprécions le fait que nous sommes tous et toutes et chacun chacune du monde ben ordinaire… du monde extra et ben ordinaire…

se démêler de ses opinions

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••• les zultimes chroniques – 10/2/2020

traduction: de fait, l’opinion est la forme la plus rudimentaire de la connaissance humaine et ne requiert aucune responsabilité ni compréhension… la forme supérieure de la connaissance est l’empathie, car celle-ci exige que nous mettions notre égo de côté et que nous nous transposions dans le monde des autres… – Bill Bullard

ah ces fichues opinions de messieurs et mesdames tout-le-monde qui fusent de partout, qui flyent all over l’espace publique… tout le monde est devenu un monsieur et madame ti Jos et Jeanettes connaissant…

avec les réseaux asociaux, tout le monde peut désormais partager ses impulsions du moment sur tout et rien… surtout sur rien… ça tombe bien car de mon côté, suis en pause, alors un peu à l’écart de cet amas opinionnels, ces tas d’opinions qui nous ont envahi depuis quelque temps…

franchement, on en a rien à foutre des opinions right ?

pas plus les nôtres que celles des autres… car les opinions ne sont que des réactions épidermiques, des sautes d’humeur… des biais d’interprétation reposant souvent sur des failles intérieures, sur des peur et de l’ignorance… car on peut penser que le monde est notre monde, mais le monde est nettement plus large, vaste et complexe que notre propre petite expérience personnelle…

les opinionistes ont remplacé les journalistes, et les impressions ont supplanté les faits…

même les nouvelles sont devenues fakes… alors ne croyons pas tout ce qu’on lit… et ne lisons pas tout ce qui se dit…

souvent ceux et celles qui les chiâlent le plus haut et fort sont ceux et celles qui devraient se la fermer le plus… car beaucoup de caca verbal et de biais opiniotique frappent le grand ventilateur sociomerdiatique ces temps-ci… et ça r’vole partout et ça salit tout le monde, autant ceux et celles qui dumpent que ceux et celles qui reçoivent…

même si ceux et celles qui dumpent ne mesurent pas toujours l’impact de leur dépôt sur eux-mêmes… car on reçoit toujours ce que l’on donne, qu’on s’en rende compte ou pas…

tant de haine, de peur et d’ignorance qui polluent les diverses ondes à-travers les dites opinions… tant d’interférence dans le potentiel humain qui s’exprime et se dévoile au grand jour… finalement peut-être une bonne chose… ça fait sortir le méchant, ça dévoile le mauvais… mais pas certain du bienfait réel… en espérant que ça fasse de la place pour du mieux et du meilleur…

si seulement on pouvait apprendre à switcher nos opinions en empathie ressentie, en compassion, en solidarité… en collaboration plutôt que compétition… en acceptation plutôt qu’en jugement…

si on pouvait laisser parler notre coeur plutôt que notre tête…

si on pouvait se brancher sur notre humanité rassemblante plutôt que nos opinions séparantes

si on pouvait seulement parfois sauter dans les souliers – plutôt les bottes ces temps-ci avec toute cette neige autour d’ici – et sentir ce qu’ils et elles vivent…

comme l’impression que l’on doit retrouver notre humanité, que l’on doit ré-humaniser nos rapport sociaux qui se désocialisent sérieusement depuis que ces fameux tuyaux de communication médiatisent et dépersonnalisent nos rapports sociaux, rapports qui se déshumanisent graduellement… ou du moins semblent se déshumaniser… car lors de nos rapports directs, toujours aussi chaleureux…

parfois il faut se perdre pour pouvoir se retrouver… et ces temps-ci, grosse perte de valeurs dans nos rapports sociaux… mais ça qui se passe alors impossible de passer à côté et sûrement une opportunité d’apprendre quelque chose…

mais en ces temps qui roulent vite vite vite, et qui changent tout aussi rapidement, certains excès s’exercent et se manifesteront inévitablement… en espérant que nous trouverons éventuellement un filon vers notre coeur à-travers cette crise d’opinions…

car crise signifie occasion de changement…

alors, suspendons nos égos, partageons nos mondes respectifs et rebranchons-nous sur notre coeur…

le – oui ou non – sens de la vie

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••• les zultimes chroniques – 9/2/2020

traduction: cher Dieu, y a-t-il un sens à ma brève et douloureuse existence ?

et vous, vous avez trouvé le sens de votre vie ?

bien sûr que j’aurais pu traduire meaning par signification, mais comme on utilise sens dans le langage populaire, on va garder cette expression OK ?

tout d’abord, pensez-vous qu’il y a réellement un sens à la vie ?

dur à dire non ?

déjà on doit distinguer entre sa vie et la vie… car comment s’approprier la vie ? et la faire nôtre… me semble que la vie est tellement plus grande que nous… on peut bien s’en séparer si on veut, se cloisonner, mais la vie c’est la vie, avec vous dedans ou pas…

une des seules choses qu’on sait avec quasi certitude est que le chemin est un sens unique qui mène du berceau à la tombe – ou à notre urne si on préfère le feu à la terre…

je dis quasi certitude car comme nous ne sommes jamais mort(e) personnellement ni vous ni moi, on ne peut être certain à 100 % de notre éventuelle mort à venir … on s’entend là dessus ? OK so far so good

mais pour le reste, beaucoup de flou en matière de sens en cette existence…

beaucoup de non sens aussi… quand on regarde ce qui se passe dans le monde en tous cas… bien difficile de squeezer du sens out of this world…

besoin d’exemples ? OK, j’ai compris…

bien difficile de faire sens de cette existence… pas plus simple en regardant en soi, qu’en dehors… car nous ne sommes pas plus sensés que le reste du monde… d’ailleurs, nous sommes le monde… car en dehors comme en dedans, et vice versa…

on dit que le monde extérieur n’est qu’un reflet de ce qui se passe en soi… qu’un miroir, qu’un reflet…

alors probablement plus simple de s’observer soi-même afin de tenter de faire ressortir un certain sens de la vie que de regarder le monde out there… même si on vit en ce monde… car grand et un peu fou ce monde out there… qui serait de toute façon que notre monde intérieur…

mais pour ce qui est du sens à trouver, du moins à chercher car déjà une job en soi de chercher du sens, on doit faire preuve de patience dans la chasse au sens…

patience et discernement…

car à première vue, les choses ne sont pas nécessairement ce qu’elle semblent être…

on peut bien tirer des conclusions hâtives des événements si on veut faire du sens, sinon le forcer s’il n’y en a pas… mais on ne saura vraisemblablement seulement qu’à notre passage, qu’à la mort de notre corps, si sens il y avait de cette little life of ours… et encore là, pas certain que nous aurons des réponses qui feront sens… que des possibilités…

à vivre, à survivre, et à suivre…

fait du sens non ?

mystère mystère

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••• les zultimes chroniques – 8/2/2020

pas certain ce chroniqueur que personne ne se demande ce que nous faisons ici-bas…

prenez vous et moi par exemple cher lecteur/trice… on ne s’en pose pas des questions à ce sujet vous et moi ? oh que oui qu’on s’en pose… sans avoir de réponses évidemment… tout plus quelques intuitions…

et pas certain non plus que nous ayons accepté le cycle métro-boulot-dodo…

pas comme vie rêvée du moins… peut-être qu’on le subit un peu car on n’a plus tout à fait le choix de vivre en corps puisqu’on a décidé de s’incarner il y a quelques années et on doit assumer jusqu’au bout…

mais on a peut-être oublié qu’on a choisi cette incarnation ? du moins on ne s’en souvient pas tout le temps…

mais pour ce qui est du divertissement, j’avoue que nous utilisons plusieurs moyens pour faire porter notre attention à l’extérieur de soi… se divertir plutôt que s’investir… mais humain, qu’humain…

quand même pas si certain que ça que nous n’ayons pas le désir d’une compréhension plus approfondie quant à notre but dans cet univers…

mais quel mystère la vie quand même non ? quelle complexité… quelle densité terrestre… et quelle immensité à découvrir… mystérieux cheminement que le nôtre… qui dit-on passe nécessairement par soi…

plus de questions que de réponses en cette existence…

et  il semble aussi qu’il nous faille apprendre à vivre avec ce mystère car nous baignons dedans… si si, grand bain de mystère dans lequel nous avons choisi de vivre…

certains disent que cette existence n’est qu’un rêve… duquel on se réveillera quand on trépassera… on verra bien si on ré-veillera bel et bien au bout du voyage de notre âme en ce corps… on s’en reparlera… si on en a la chance…

d’autres disent plutôt que notre existence n’est qu’une illusion… peut-être… mais pas évident car assez dense la vie parfois… bien incarnée… qui semble bel et bien réelle…

matière à réflexion…


Il y en a qui disent qu’ils ne veulent pas gaspiller leur vie à rêver.

Comme si la vie n’était pas un rêve, ce rêve dont justement ils refusent de s’éveiller !

Nous passons d’un état du rêve à un autre : du rêve dans lequel nous dormons au rêve duquel nous nous éveillons, du rêve de la vie au rêve de la mort.

Celui qui a fait un beau rêve ne se plaint jamais d’avoir perdu son temps.


Au contraire, il est heureux d’avoir participé à une réalité qui permet d’élever et d’embellir
la réalité quotidienne.

– Henry Miller


mais comme le dit ce proverbe Navajo, on ne peut réveiller quelqu’un qui fait semblant de dormir…

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allez, bon matin et bonne vie !

recycoeur

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••• les zultimes chroniques – 7/2/2020

traduction: transforme tes démons en art, tes ombres en amies, tes peurs en essence, tes échecs en enseignant(e)s et tes faiblesses en motivations de continuer à avancer… ne perd pas ta douleur, recycle ton coeur… – Andrea Balt

ne pas perdre sa douleur, et recycler son coeur… of course, car quoi faire d’autre ?

car nous avons tous et toutes, chacun chacune, vécu certaines expériences qui nous ont marqué(e)s, blessé(e)s, touché(e)s… plus ou moins fortement, plus ou moins drastiquement… de façon plus ou moins permanente… tout cela qui fait de chacun chacune de nous qui nous sommes… tout ce vécu que nous accumulons et qui nous forge… au fil du temps… dans le collier de nos années…

chaque coeur qui bat, des milliards de coeurs et en même temps le seul et même coeur humain, animal et végétal, a connu ses soubresauts plus ou moins fracassants… car si on veut que le coeur ouvre et qu’il craque grand ouvert, il faut parfois qu’il se fasse briser… on dit que la vérité passe par le coeur…

et peu importe ce qui nous a forgé, et qui s’est logé en nous, on doit continuer de vivre, avec ces séquelles, au coeur et au corps, jusqu’à l’âme même si jamais notre âme peut être touchée jusque là…

et le plus possible, transformer le ressentiment en gratitude, le ouch en wow !

car en nous, profondément en nous, logé ici en vous comme en moi, quelque chose observe tout ce qui a été vécu et ce qui se vit à chaque moment, quelque chose observe tout ce qui s’est logé en coeur et en corps…

quelque chose de détaché, de neutre, d’éthérique… Dieu – ou big brother – en nous ?

cette fameuse objectivité tant recherchée mais si souvent engluée dans une subjectivité personnelle tant incarnée…

alors, à partir de notre matière première, à partir toutes ces expériences incrustées dans notre corps physique, créons notre vie…

en couleur, en art, en créativité, en vitalité…

en prenant soin de soi comme des autres, en sortant des chemins qui ont déjà été ouverts avant que nous passions par là… ouvrir de nouvelles pistes, tentant de nouvelles expériences, en y investissant tout ce qui est difficile à passer et à digérer… pour le transformer, pour lui redonner vie…

alors transformer le poids du passé en légèreté spontanée et actuelle…

recycler, récupérer, transformer…

Dieu est beauté

••• les zultimes chroniques – 5/2/2020

ce matin, uniquement envie de partager de la beauté avec vous…

de la beauté musicale et visuelle plus haut…

et de la beauté pour vos yeux ci-bas…

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on ne sait pas si Dieu existe, ou sous quelle forme si c’est le cas, mais une chose est certaine, la beauté si…

des couleurs qui entrent par nos yeux, qui font leur chemin jusqu’à notre coeur, puis irradient partout jusque dans notre âme…

trève de mots, place à la beauté…

Léa Roche

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FLUID | Benjamin Everett | instagram.com:p:Byx3_0Ihiq8

 

déconstruction en chantier

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••• les zultimes chroniques – 4/2/2020

traduction: je me suis compris moi-même seulement après m’être détruit moi-même… et c’est seulement dans le processus de réparation que j’ai su qui j’étais… – Ligue spirituelle

sincèrement, je ne comprends pas complètement cette citation… vous non plus ? ou au contraire, vous comprenez ? fier de vous lecteur/trice…

je la sens cette citation mais il demeure quelque chose de flou, de pas tout à fait clair en mon esprit… ou dans ma ptite tête de pinote… on n’apprend pas à un vieux singe…

alors quoi de mieux qu’écrire au sujet de quelque chose qu’on ne saisit pas très bien pour mieux explorer et en faire le tour… alors découpons cette citation en petits morceaux…

je me suis compris moi-même…

vraiment possible de se comprendre soi-même d’après vous ? permettez-moi d’en douter de mon côté… en tous cas, moi je ne me comprends pas encore, ni pas du tout ni tout à fait… me mêle souvent en moi-même… moi ou mon conditionnement ? moi ou ce que le  monde attend de moi ? où se situe la limite ?

en fait, nous sommes souvent la personne qui se comprend le moins bien soi-même…

pour ça qu’il est utile de parler de soi avec autrui pour démêler nos fils internes…

genre…

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car nous sommes des êtres complexes avec des yeux qui regardent vers l’extérieur… personnellement, pour me comprendre moi-même, je trouve cela souvent plus utile de me les fermer – bouche et yeux – et de plonger en moi…

je crois sincèrement que la vérité existe dans le silence en soi…

après que je me sois détruit moi-même…

en quoi au juste consiste se détruire soi-même ?

les auteurs veulent probablement signifier déconstruire le faux en soi, ce que l’on a acheté sans y croire depuis notre plus tendre enfance… ce que l’on a cru être vrai et juste sans vraiment l’avoir intégrer dans ses tripes…

et laisser tomber ses vieilles croyances, ses petites idées limitatives, sortir ses petits déchets internes… réduire, recycler, réutiliser… en son propre environnement interne… réchauffement climatique oblige… car dehors comme dedans…

et c’est seulement dans le processus de réparation que j’ai su qui j’étais..

le morceau le plus dense de l’équation à mon humble avis…

car est-il vraiment possible de savoir de se réparer soi-même ? et de se connaître par le fait même ?

pourtant, l’idée n’est-elle pas de s’en remettre à la vie ?

et de simplement s’accepter tel(le) que l’on est tout simplement ? sans trop chercher à en faire…

vivre et laisser vivre bien sûr, mais pourquoi pas aussi vivre et se laisser vivre ?

possible de défaire ce qui a été construit en soi à notre insu par nos conditionnements et croyances et, ce faisant, espérer que notre vraie nature émergera ?

je pose les questions sans vraiment pouvoir y répondre… sans vraiment vouloir y répondre en fait… tanné de vouloir plus que la vie… envie de me laisser porter, de me laisser vivre justement…

car la vie est un grand mystère et dès qu’on pense savoir, souvent on sait mal, on sait faux, ou on sait trop petit

car souvent on pense savoir mais, en fait, on ne sait pas vraiment qu’on ne sait pas, qu’on ne sait jamais vraiment rien… que des ptits bouts du tout… et nous sommes plus que des ptits bouts… nous sommes le tout… en nous…

alors se comprendre ? on repassera si vous voulez bien…

personnellement, je ne veux plus savoir…

car comment penser se comprendre à partir de la machine qui a tout entremêlé in the first place ?

je préfère m’en remettre à la vie et accepter de vivre sans penser ni vouloir savoir… et ne pas trop forcer autant la destruction, que la réparation…

la vie se chargera bien de faire ce qu’elle sait très bien faire, soit de nous enseigner en temps et lieu…

foi alors…