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full vide

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••• les zultimes chroniques – 11/1/2020

traduction: vider lorsque plein… ou vide lorsque plein…

c’est à votre convenance… c’est la beauté avec l’anglais, plus twisté… plus direct, plus succinct, plus malléable, plus straight to the point… que le français qui fait en général davantage dans la dentelle… et le pointu…

en même temps qu’un gros jeu de mots de poubelles, se cache aussi une grande vérité psychospirituelle dans cette image…

genre…

faut se libérer des cochonneries qu’on transporte en soi… se vider, laisser aller, lâcher prise, purger et expurger, sinon ça va déborder… autant nos croyances, émotions refoulées, habitudes familiales limitatives, etc… toutes ces oeillères qui bloquent notre vision 20/20 et qui biaisent notre regard sur le tout…

genre…

le vide est plein, et vice et versa… genre yin et yang, blanc et noir, adam et ève, échec et mat et autres couples apparemment antagonistes mais dans le fond complémentaires…

genre…

quand nous mourrons, est-ce que ce grand tout devient grand rien de rien ?

genre…

je n’ai pas vraiment rien de spécial à dire ce matin, mais je vais écrire tout plein quand même…

genre…

on doit se tasser du chemin si on veut laisser le souffle de vie, Dieu, l’existence, le divin prana, name it, passer par nous, en nous…

genre…

quand on entame une prétendue retraite, une fake retraite comme les fake news, que voulez-vous, faux ce qui faux, ça prend un passage à vide afin de laisser le plein des nouveaux projets émerger, monter en soi, descendre d’en haut, c’est selon… une coupure, un vide créatif… afin d’inviter toutes sortes d’affaires créatives à venir..

genre…

l’état qu’on aimerait atteindre parfois dans notre mental… toucher le vide entre le trop plein non-stop d’idées qui circulent…

genre…

ce qu’on laissera derrière nous suite à notre passage sur terre…

genre…

ces pattes de mouches virtuelles qui ne veulent absolument rien dire et qui ont tout de même rempli le tout plein de l’écran blanc bien réel de mon ordinateur il y a quelques minutes…

allez, bon vide tout plein de schnout diverse qui nous tombera du ciel sur la tête et sur la terre…


It’s okay not to have New Years resolutions

It’s okay not to have big goals for your life

It’s okay not to have plans you want to

Manifest

It’s okay not to chase your dreams

That path is not for everyone

Some walk the path of

Unbecoming

They are traveling the road

Backwards

Seeking the core

What is basic and essential

What has been there all along

Though we may be headed the same direction

Our spirals are mirror opposites

Some walk the path of the visionary

Creating abundance and

Dancing inside a multiplicity of forms

And Some walk the path

of the serpent owl

Becoming more and more naked

Shedding layers of fantasy into the ash

Night sky

Sitting in the dark

And seeing the way the wind moves

They do not walk a line or

poise their arrow to the target

They sit at the bottom of the ocean

And wait

Letting the waves devour them

They are following the pulse

of listening

To silence

Like a tiger in the brush

Waiting for existence to strike lightening

Into the fire of the heart

For this kind

Nothing less will do

Some are opening the palms of their hands

And unraveling

To become

Less and less

Until they are

No-Thing

To become the still point

In the centre of

All

You know who you are

Keep going

– Maya Luna

se payer la (re)traite

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••• les zultimes chroniques – 10/1/2020

tadam, ça y est… fini…

comme disait jadis Dominique Michel – salut boomers 😉 f i fi n i ni…

pour le moment…

100 % engagé dans la retraite…

pour le moment…

car toujours que pour le moment la vie…

jadis la retraite voulait dire quelque chose…

maintenant, le mot retraite veut tout dire, et rien à la fois…

de nos jours, certain(e)s prennent part à des retraites de silence et de méditation… et ils/elles reviennent au travail le lundi matin…

d’autres font des retraites Vipassana de 10 jours… et certain(e)s de ces autres n’en reviennent pas…

d’autres encore, plus cigales que fourmis, se paient la traite tout du long du chemin, sans trop penser aux lendemains… et chantent, et chantent… en confiance, ou en inquiétude…

d’autres, plus fourmis, ont travaillé toute leur vie pour se payer une dite retraite mur à mur… pas le cas de plusieurs d’entre nous, ni de plusieurs jeunes aujourd’hui… et même là encore, certains ont cotisé toute leur vie à un fond de pension – salut boomers – pour perdre leur pactole quand la compagnie déclare faillite… empathie vers vous…

car jamais rien d’acquis en cette vie…

de toute façon, plusieurs qui ont une telle retraite mur à mur s’ennuient à mort… car on peut mourir de reer…

d’ailleurs, dès qu’on a des sous placés virtuellement, notre pactole est toujours susceptible de disparaitre dans un potentiel quelconque crash boursier bien réel… alors pour la sécurité, on repassera… une des plus belles illusions la sécurité financière…

avec notre notion d’âge qui s’est transformé au fil du temps, avec la vie qui s’allonge et qui s’étire, le concept de retraite n’est plus désormais souvent qu’une transition, avec ou sans revenu… en gros l’idée est de se rendre à 65 ans pour avoir le strict minimum…

d’ici là, se tenir occupé, créativement…

mais pour le moment, so far so good

car tout change… et tout est intemporel… et incertain…

personnellement, j’ai eu le privilège d’avoir un passe-temps (qui est toutefois devenu une job dans les dernières années, justement !) qui m’a procuré un petit coussin me permettant de ne pas fouiller le site de Workopolis ou les petites annonces dès lundi matin…

le privilège d’avoir ce petit coussin pour déposer mes ptites fesses pendant une couple d’années… pas le temps de m’endormir trop longtemps, pas la latitude de faire le tour du monde, mais je peux rester in peace pendant quelque temps… avant l’ultime RIP… et le remboursement de mon RAP…

le luxe de prendre le temps de ne rien faire pour un moment… ou du moins, d’en faire un peu moins car on ne fait jamais rien de rien… Édith Piaf le chantait si bien… salut boomers…

prendre le temps de terminer les rénos, le temps de lire le jour et de faire des power naps, le temps d’aller marcher en forêt plus longtemps que prévu, le temps de jouer de la guitare le matin, le temps d’écrire, plus qu’une chronique…

le luxe de regarder un peu par en avant… et de voir quels nouveaux défis j’aurais envie de relever comme le veut la formule conne mais sacrée…

j’aurais pu étirer la sauce et me rendre à 65 ans mais le coeur n’y était plus…

et comme le dit Goethe, il est essentiel de s’engager dans le vide pour que la providence intervienne… car tant qu’on joue safe, tant qu’on ne saute pas totalement dans ce vide justement, la vie nous tire par la manche… nous tire et nous retire…

d’ailleurs, je vous invite à prendre le temps de lire ces mots de Goethe… maintenant que nous sommes tous plus ou moins à la semi retraite…

payez-vous la traite, et refaites-le…

bye bye job

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••• les zultimes chroniques – 9/1/2020

traduction: nous devons être prêt(e) à laisser aller la vie que nous avions prévue afin de vivre la vie qui nous attend… – Joseph Campbell…

après 22 ans de loyaux services, officiellement, aujourd’hui le jeudi 9 janvier 2020 est ma dernière journée d’enseignement… en fait, ma dernière journée de correction, tâche qui, bien sincèrement, me fait abandonner le métier…

il me reste 13 travaux de session – sur 40, petite session que celle-ci – à clancher – car je vais les clancher en ta je vous en passe un papier même si j’enseigne en ligne et virtuellement – et ensuite, basta officiel à ati chargé de cours de l’université de Sherbrooke…

j’ai eu une belle carrière…

6 ans comme chargé de cours à l’université de Montréal au département de criminologie, notamment pendant mes études de doctorat à la fin des années 1990, à étudier et enseigner la relation entre le crime et les drogues… comme je trouvais cette relation créée trop artificiellement (puisque certaines drogues sont classées comme illicites avec tout ce qui en découle, alors que d’autres produits sont agressivement mis en marché avec les résultats qu’on connait), j’ai quitté…

puis 16 autres années à l’université de Sherbrooke au département de santé communautaire de la faculté de médecine – oui m’ssieurs dames – à documenter et étudier et enseigner les divers contextes socioculturels d’usage des psychotropes depuis le début des temps… passionnant domaine de recherche auquel je compte bien continuer à m’intéresser… mais plus de corrections…

dans le cadre de ce cours, on m’avait donné l’opportunité en 2007 de développer un tout nouveau cours qui se donnerait totalement et uniquement en ligne, cours que j’ai dispensé avec bonheur pendant une douzaine d’années et que je laisse à une jeune prof passionnée qui y amènera du jus nouveau… car les temps changent et les choses doivent parfois être rafraîchies…

mais mononc’ati a moins de fun depuis quelques années… il est fatigué, tanné… et il a envie d’autre chose… même s’il ne sait pas quoi encore… on en reparlera…

j’aime encore enseigner mais je suis tanné de corriger… lors de certaines sessions, j’ai eu plus de 140 travaux de session à corriger… 140 x 5-7 pages à lire, noter, évaluer… 140 papiers à lire traitant du même sujet… un gars finit par reconnaître les emprunts littéraires des étudiant(e)s…

tant de correction à faire quand tout ce que je voulais faire était d’amener les gens à penser en dehors de la boîte, à voir les choses autrement, à remettre l’importance du contexte dans la balance, et surtout à se remettre en question face à tout ce que l’on croit savoir…

car lorsqu’on étudie les drogues, on met beaucoup d’importance sur les individus ou sur les substances, mais on oublie parfois que c’est le contexte qui détermine en bonne partie autant les substances consommées, que tout ce qui vient avec, notamment la réponse de la société face à ce dit usage…

au début, j’ai enseigné surtout à des ex, des gens qui ont un passé de toxicomanes et qui, pour continuer à travailler dans le milieu de l’intervention en toxicomanie, devaient se former dans le cadre d’un certificat universitaire… puis les cohortes ont changé… d’ailleurs, l’équipe de l’université de Sherbrooke en toxico a longtemps été l’une des plus reconnue au Québec en ce domaine… et peut-être l’est-elle encore, mais je suis moins impiqué dans mon milieu

car je suis devenu un outsider au fil des ans… je suis devenu un prof virtuel, un avatar… d’ailleurs, ça fait maintenant 12 ans que je n’ai pas rencontré un(e) seul(e) étudiant(e)s en chair et en os… car j’enseigne uniquement en ligne depuis 2007… j’ai même passé quelques hivers à enseigner à partir du Brésil… oui je sais, il y a pire comme job… mais quand même, temps de passer à autre chose…

je vous jaserai probablement de la suite dans certaines chroniques ultérieures…

mais pour le moment, je coupe court ici pour avoir le temps de terminer mes dernières corrections… car ce soir j’ai prévu une sortie souper ciné avec ma fille Fanny (qui est de passage pour quelques semaines avant de retourner au Guatemala pour terminer son stage chez Avocats sans frontières afin d’être consacrée officiellement avocate)… et je veux avoir terminer avant pour que cette sortie en soit une de célébration et de couronnement…

alors à demain chers lecteurs/trices… mais le chroniqueur, lui, est tout sauf triste…

marcher son chemin

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••• les zultimes chroniques – 8/1/2020

traduction: sois prêt(e) à marcher seul(e)… plusieurs qui ont pris la route avec toi ne la termineront pas à tes côtés… – Janeta Jane

si vous suivez ces chroniques plus ou moins régulièrement ou depuis plus longtemps que moins, vous savez que les mots de chaque chronique partent d’une photo ou citation…

certains de ces starters m’interpellent plus que d’autres… celle-ci est en une…

c’est qu’il y a dizaine d’années, au Brésil, au tournant d’une nouvelle étape de vie, pendant une cérémonie prenant place en nature, avec des autochtones Caxinawa, un soir de pleine lune de janvier (la scène est encore aussi claire aujourd’hui qu’à l’époque dans ma ptite tête de pinotte), j’ai vu la vision (dans cette même ptite tête de pinotte) que je marchais seul sur une longue route désertique et quand je me suis retourné pour voir si quelqu’un marchait avec moi, il n’y avait personne, j’étais totalement seul… et une voix m’a dit de continuer à marcher… seul ou accompagné… continue à marcher…

pour un gars de gang comme moi, qui du moins l’a été pendant une grosse vingtaine d’années, important changement de cap de vie…

et je remarque qu’avec les années qui passent, pour moi mais pas seulement car je le remarque chez d’autres ami(e)s qui vieillissent eux et elles aussi (eh oui parait qu’on vieillit tous et toutes), on semble devenir de plus en plus solitaire avec les années…

pour le meilleur et le moins facile…

car assumer sa solitude grandissante requiert parfois de tout faire par soi-même, du moins d’accepter d’avoir à tout faire seul…

bien sûr que l’on cherche aussi à être entouré(e), bien sûr qu’il est utile et plaisant d’avoir des ami(e)s autour de soi pour nous aider à réaliser nos projets, bien sûr que l’idée générale est de susciter la coopération et le travail d’équipe…

car souvent plus facile et sain de faire ensemble… mais en même temps, parfois, certaines routes se marchent en solo…

quand on voit clairement où l’on veut aller, plutôt où la route nous appelle car pas toujours nous qui décidons de la destination… parfois c’est la vie qui nous tire, nous attire vers une but totalement inconnu mais tout aussi certain qu’inconnu… destination finale floue mais chemin clair…

un peu difficile à décrire comme processus mais cette image du lion solitaire – me – parle d’elle-même…

ce matin, même si le lion se reconnait dans sa solitude assumée, il envoie aussi à l’univers un ptit rugissement qui invite la solidarité, le compagnonage, le partage de route…

car le lion n’a pas envie d’absolument marcher seul… mais en même temps, la route l’appelle clairement par en avant… droit devant… il ne sait pas où il va, mais clairement, ça va vers l’avant… car la vision de la destination est claire… elle est ici, maintenant… la destination est le chemin… et vice versa…

et le ptit lion cherche l’équilibre entre marcher accompagné, si des gens veulent marcher avec lui, à ses côtés, mais en même temps, il sait de plus en plus où il veut aller…

et tout à fait OK que certain(e)s prennent leur propre route en cours de route…

Hakuna matata…

la vie après la mort ?

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••• les zultimes chroniques – 7/1/2020

traduction:  docteur, qu’arrive-t-il après que l’on meurt ?

la vie, la mort, enjeux fondamentaux…

la vie après la mort, grande question right ?

il me semble que l’après mort doit avoir un certain lien avec l’avant naissance

je parlais de ça avec un ami l’autre soir et on se demandait… et on se disait que tout est possible,  même si on en a aucune idée car nous sommes encore vivant(e)s vous et moi…

encore vivant(e), même si parfois nous sommes si fatiguée(s)s qu’on se sent à moitié mort(e)s…

on parle peu de la mort car ça ne semble pas nous concerner…

pourtant…

notre réalité d’humain(e) se situe quelque part entre la naissance et la mort… la mort du corps du moins…

car nous ne sommes inévitablement pas que notre corps… où le sommes-nous ? car aucune preuve du contraire jusqu’à maintenant… quoi que pour les athé(e)s, cela semble être une certitude…

et pourtant…

il y a quelque chose en notre corps qui observe la vie, une présence qui regarde passer pensées, émotions, sensations qui prennent place in this little body of mine

et on se demande parfois, plus souvent pour certain(e)s, ce qui arrivera après que ce corps ait rendu l’âme… libre… libre de nouveau… car cette âme a peut-être déjà été plus libre qu’elle ne l’est en ce moment…

parfois, on rêve afin de se libérer – temporairement – du corps…

parfois on dort…

parfois on écoute de la musique…

parfois on va se perdre en nature…

parfois on altère notre conscience…

mais toujours, peu importe l’activité, nous sommes limité(e)s par ce corps…

quoi que certain(e)s se servent de leur corps pour s’évader et considèrent ce corps comme un tremplin vers la liberté… je pense ici aux danseurs/ses et autres artistes, aux gens qui altèrent leur conscience à l’aide des drogues, aux gens qui se projètent dans l’au-delà de diverses façons…

peu importe nos activités quotidiennes, le corps est soit une limite à notre liberté, ou un tremplin vers celle-ci…

limite car il requiert des besoins particuliers et bien réels tels dormir, se nourrir, boire, se laver, etc… l’affectivité fait également partie des besoins fondamentaux…

et tremplin vers la liberté de différentes façons…

grand mystère que la relation entre la vie et la mort…

mais clairement, la vie après la mort demeure un mystère…

mais l’idée est probablement de bien vivre avant de mourir…

bonne vie d’ici là…

et pour LA réponse à LA question, ça dépend de nos intérêts…

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life is a joke

 

c o m m u n i (Q U) e r

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••• les zultimes chroniques – 6/1/2020

cette superbe image de mots enlaçants m’a été ramenée par les souvenirs de FB l’autre jour…

j’avais utilisé cette image il y a quelques années pour écrire et décrire combien j’aime écrire… et dans décrire il y a écrire…

je disais jadis combien j’aime les mots, mais aussi combien les mots m’aiment…

quand même, les mots m’aiment…

or, plusieurs d’entre nous entretenons une relation ambivalente avec les mots…

car autant les mots peuvent être utiles parfois, pour communiquer, pour révéler ce qui vit en soi, les mots peuvent aussi être dans le chemin entre nous et les autres, ente nous et la vérité, entre nous et la description de ce que l’on voit, sent, pense, vit…

car les mots sont finis, limités… les mots servent la matière, mais moins bien l’essence des choses…

mais si on s’applique bien, les mots peuvent presque dire l’indicible… car c’est le tissage entre tous ces mots qui compte… en effet, pas que les chiffres qui peuvent compter… les mots aussi…

car si un seul mot est limité, même s’il a plusieurs sens, l’assemblage des mots peut arriver à nous permettre de dire avec de plus en plus de précision ce que l’on veut transmettre out there… les mots sont un liant entre celui et celle qui écrit et l’autre qui lit… qui lit qui lit, les mots chatouillent nos âmes…

et en même temps, au-delà de les utiliser pour communiquer, on utilise les mots en relation avec soi-même…  certain(e)s parlent tout seul(e), d’autres à autrui…

mais on se parle aussi à soi-même à l’aide des dits mots… on se parle et on s’écoute… et on se prête attention, et on s’interprète…

et parfois, quand on se parle, on se comprend, parfois pas… et quand on ne se comprend pas soi-même, bien difficile de comprendre autrui… vous me comprenez ? pas grave, moi non plus… pas toujours du moins…

mais pour communiquer, tout de même, une chance qu’on a les mots… et surtout l’agencement créatif des mots car en jouant avec les mots, on arrive à dire de plus en plus précisément à raffiner ce que l’on veut transmettre… posséder un large vocabulaire est utile en ce sens…

mais pour bien saisir les mots, on doit aussi les écouter car les mots nous parlent… il faut laisser les mots nous parler car notre relation avec les mots est bi directionnelle… on les utilise et en retour ils nous permettent de nous dire… se taire et se dire, l’idée est de trouver l’équilibre…

pour communiquer, on utilise les mots, mais à l’intérieur de la communication, il y a le désir de communier… en soi, entre nous et avec le reste de l’univers…

pour cela, souvent rien de mieux que le silence, et la musique… mais les mots font aussi du mieux qu’ils peuvent, les mots font leur job…

car dans communiquer, il y a communier… sans QU, ni tête… mais avec le coeur grand ouvert…

alors merci lecteur/trices de donner vie à mes mots car sans vous, ils s’ennuieraient… et tourneraient dans le grand vide alphabétique…

car au-delà de la communication, il y a la communion… et c’est bel et bien l’intention de mes mots dits… écrits…

 

 

je vous en pries

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••• les zultimes chroniques – 5/1/2020


traduction:

priez-vous ?

j’adore cette interprétation de la prière: qu’est-ce que la prière ?

la prière n’a pas seulement lieu lorsqu’on s’agenouille ou que l’on joint nos mains et qu’on attend que quelque chose nous soit remis par Dieu…

penser positivement et souhaiter le mieux pour les autres est une prière…

quand tu enlaces un(e) ami(e) ? aussi une prière…

quand tu cuisines pour ta famille et tes ami(e)s ? encore une prière…

quand on quitte nos proches et qu’on leur dit «prends soin» ou «conduis prudemment» ? cela est également une prière…

quand tu aides quelqu’un dans le besoin en donnant ton temps et ton énergie, tu pries aussi…

quand tu pardonnes à quelqu’un à partir du coeur, cela est encore une prière…

la prière est une vibration, un sentiment, une pensée…

la prière est la voix de l’amour, de l’amitié, des relations sincères…

la prière est l’expression de ton être silencieux…

continues à prier, toujours…


de nouveau, en ce début de nouvelle année et en cette saison des multiples souhaits qui l’accompagnent, je nous souhaite de ré apprendre la prière, que l’on ré apprenne à prier…

pas la prière quêteuse, pas la prière demanderesse…

pas la prière qui demande toujours à Dieu et qui veut encore et encore et toujours plus…

pas la prière de laquelle on se sent déconnectée…

pas une prière de tête…

non…

une prière de coeur…

une prière qui découle de l’amour, du soin, de soi et des autres, une prière qui vient tout naturellement d’un débordement de l’âme et qui s’exprime par notre corps…

une prière généreuse, qui pense autant aux autres qu’à soi…

une prière qui se cache dans les petits gestes du quotidien…

une disposition à l’écoute de la prière qui émane de la nature…

une prière qui redonne à tous les dieux et déesses, comme à tous les être humains issus de toutes les religions…

une prière religieuse, comme dans son sens fondamental de religiore, reliance… une prière qui nous relie au monde… une prière qui relie et transcende toutes les religions du monde…

une prière de connexion, une prière unificatrice, une prière qui passe autant par les gestes concrets que par les mots… une prière qui s’incarne par les gens qui animent les diverses institutions…

une prière de respect, d’humilité, de simplicité et de partage…

une prière d’être et non d’avoir…

une prière que l’on devient, pas que l’on fait…

une prière de gratitude, d’appréciation, de reconnaissance de notre nature profonde…

 


je vous en pries..