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plein de…

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//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////  les chroniques du ptit qui : la CentVingtVingtéunième

traduction : l’utilité de la tasse, c’est qu’elle peut contenir le vide… – Osho

eh qu’on est pleins et pleines vous et moi…

de prétendue connaissance… de croyances… de petitesse dans notre petite tête…

et aussi d’amour, de beauté, de potentiel, de grandeur… entre autre…

en fait, on en a plein la tasse vous et moi … et nous sommes autant le contenant que son contenu… et ni l’un ni l’autre… ou sommes-nous la poignée ? ou encore ls soucoupe ?

nous sommes pleines et pleins de rien et de vide mes ami(e)s… on a du vide tout le tour de la tasse…

alors simple simple la vie, à chaque inspiration on se remplit la tasse, et les poumons, et à chaque inspiration, on se la vide… toujours vide, toujours frais…

allez, on se tasse et on laisse la vie passer, se passer et nous passer dedans et au travers…

bonne tasse…

___
A partir du moment où je sais que je suis relié à un centre qui me dépasse et dont j’ai appris l’intelligence et la sagesse, j’accepte avec gratitude, avec amour, ce lien. 
J’accepte de me dépouiller du fardeau, de mes soucis propres, de mes doutes, de mes recherches tâtonnantes du bien et de ce qui est juste, j’épouse ce qui m’est montré, ce qui m’est dit, j’y vais de tout mon cœur, que ce soit joyeux, que ce soit douloureux, je suis, pourrait-on dire, porteur dans cet acte, de toute l’énergie de l’univers puisque cette énergie qui m’anime vient du centre de moi au delà de moi, qui est comme le centre du monde.
Je suis doté ainsi de la liberté qui est celle de l’unité et qui est celle du Tout.
Le Tout, l’univers dans sa réalité, est libre, puisque il n’est limité que par lui-même.
Eh bien j’épouse sa liberté.
On a donc le sentiment d’une totale dépendance, qui apparaît concrètement comme une totale liberté, et c’est encore une de ces rencontres des contraires dont est faite cette œuvre intérieure.
Étienne Perrot, extrait du Cahier de Gaie science et d’Alchimie selon CG Jung, n° 21, 1983
via le blogue La joie d’être un âne…
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prépausé aux bénéficiaires

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/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////  les chroniques du ptit qui : la CentVingtVingtième

traduction : la pause est aussi importante que la note

hier, j’ai enregistré quelques chansons avec mon amie Vidrohi… et dans l’une de ces chansons, on a décidé d’ajouter une pause…

et ça m’a fait réalisé oh combien précieux sont les silences dans nos flots de mots et de pensées, ainsi que les pauses dans nos vies chargées, de même que les breaks dans le go go go de la vie qui va vite vite vite, les périodes de retrait et de repos dans nos vies si sociales et interactives et out there in the marketplace

alors bientôt, je prendrai une pause bien méritée… bien sûr, pas une ménopause quoi que mon côté féminin se développe bien mais pas jusque là… peut-être une andropause…

mais pour le moment, qu’une prépause… et quand la pause me poussera suffisamment au derrière et ensuite vers l’arrière-plan hors de l’écran, je me retirerai, me cacherai la face du cyber monde… et redeviendrai personne… car pesonne is our name, remember ?

je ne sais pas quand exactement mais je la sens venir cette pause…

pause de la vie ordinaire ici aussi… pour quelques mois… au Brésil irai me bercer de musique, de chaleur et de cérémonies…

mais pour le moment, full neige, full hiver, et grande période de correction, période de préparation de ma maison en vue de la prêter à quelques ami(e)s du coin, afin qu’ils en prennent soin pendant mon petit périple au sud…

quelques semaines de pas de pause avant quelques mois de full pause… quoi que pas totalement full car je suis un prof virtuel et je peux travailler pour les étudiants du nord à partir du sud…

alors encore quelques chroniques jusqu’à ce que ça clique, jusqu’à ce click se fasse et me tasse la face en masse…

mais pour le moment, vous devez m’endurer encore un petit peu… que voulez-vous ? c’est chronique…

accepter l’innaceptable

15391021_10210266429789689_6321526427722928223_n/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////  les chroniques du ptit qui : la CentVingtNeuvième

traduction : si seulement je pouvais accepter le fait que je ne peux pas accepter être une personne qui trouve difficile d’accepter l’acceptation des gens qui m’acceptent telle que la personne que je ne peux accepter être réellement

capice ?

pas toujours facile d’accepter… surtout ce que l’on a de la difficulté à accepter et encore plus ce que l’on ne veut vraiment pas accepter… en effet, difficile d’accepter ce que l’on ne peut pas vraiment accepter, de même que ce que l’on ne peut vraiment pas accepter…

et acceptater que pas vraiment n’est pas la même que vraiment pas

excepté que…

pas le choix, faut tout accepter, surtout ce que l’on ne peut ou veut pas accepter puisque ça existe…

tel que Trump, la guerre, l’injustice, la souffrance, particulièrement celle infligée aux enfants et aux ainées, la stupidité – désolé j’ai déjà dit Trump – et soi-même…

mais doit-on vraiment accepter ce qui est ?

car ce qui est l’est-il vraiment ?

ou n’est-ce simplement pas notre interprétation de ce que l’on pense être qu’on doit changer plutôt qu’accepter ce qui, apparemment, est ?

car ce qui est n’est pas si clairement ce qui est… parfois ce que l’on pense être et qui semble être n’est pas ce qui est vraiment… car justement ça ne semble qu’être…

on vit dans le même monde mais probablement qu’il existe des milliards de mondes… un monde de mondes… alors on accepte quoi au juste ?

on dit parfois que les choses – qu’elles soient externes ou internes – sont pas toujours une interprétation, une perception ou un jugement, mais plutôt simplement des faits, des constats… mais jamais rien n’est tel quel ce que c’est…

pas si simple la vie alors… car vit-on dans le même monde ? pas si certain que ça… tout est question d’interprétation et de perception… genre…

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bonne neige, que vous l’acceptiez ou pas…

___
Entre
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d’entendre
Ce que vous croyez entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous croyez comprendre
Ce que vous comprenez
Il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même…
– Bernard Werber

AhOsho

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////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////  les chroniques du ptit qui : la CentVingtHuitième

même s’il disait qu’il n’a jamais été né et qu’il n’a jamais mouru, c’est la fête à mon gourou aujourd’hui… oui, le 11 décembre… et ça tombe bien, c’est dimanche, un jour sacré…

certaines années, je n’en fais pas trop de cas de et anniversaire mais cette année, sans trop savoir pourquoi, j’ai envie de bien le fêter mon cher Osho… envie de le célébrer abondamment, généreusement, envie de reconnaître sa précieuse présence dans ma vie…

on dit que ce n’est pas le/la disciple qui choisit son maître, qu’au contraire, c’est le maître qui choisit chacun(e) de ses disciples… makes sense non ? car comment l’aveugle pourrait-il choisir un guide qui lui, voit clair ?

alors on fera une journée de méditation en l’honneur d’Osho aujourd’hui… une forme de messe à Osho, messe à gogo… avec silence, musique et célébration… une journée de recueillement, pour l’inviter à venir flotter autour de nous, en nous, à venir nous chatouiller l’âme, et l’esprit… à venir nous chuchoter à l’oreille une de ses fameuses jokes, ou deux…

bien particulière une relation avec un maître spirituel car en réalité, il n’y a pas vraiment de relation, ou plutôt c’est une relation à sens unique… car de l’autre coté, il n’y a personne… plus de personnalité… c’est le disciple en face à face – âme à âme ? – avec lui-même… car un miroir pur le maître… de quoi écrire une chronique…

et ça fait presque 35 ans que dure cette non-relation… et j’en connais toujours aussi peu quant à ce qui sous-tend cette mystérieuse non-relation… à part l’amour… la première fois que j’ai été en présence d’Osho en Orégon au début des années 1980, une digue a brisé en moi, j’ai pleuré comme une Madeleine pendant des jours… drôle à dire mais ce jour-là, j’ai su pourquoi je me suis incarné…

rien à comprendre, seulement une tonne de reconnaissance, de gratitude, d’appréciation…

et depuis quelques années, je triche mon gourou…

eh oui, y a un certain Mestre Irineu, un géant Brésilien de 7 pieds quelques qui a eu une vision lors de ses expériences avec l’ayahuasca et les chamanes en Amazonie… et ça a mené à l’apparition du mouvement Santo Daime… et depuis, sans trop savoir pourquoi, je joue et chante des hymnes en portugais… et je découvre plein de surprises en cours de route… alors j’entretiens une relation avec deux maîtres en même temps… trip à trois spirituel ?

je ne comprends rien du tout de cette relation maîtres disciple… mais je sais que cela est juste et bon, et que ce n’est pas vraiment moi qui choisit… ainsi soit-il… et amen-zen des messages de l’au-delà…

et parce que jamais deux sans trois, aujourd’hui, j’en profiterai aussi pour célébrer la présence de Veeresh dans ma vie, lui dont la date de naissance précède celle d’Osho de quelques jours…

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trois hommes, trois présences à saveurs différentes dans ma vie… je cherchais peut-être mon père, je ne sais trop, mais en tous cas j’ai trouvé trois figures masculines significatives… qui m’inspirent, m’éclairent et m’étirent en tous les sens…

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merci messieurs, merci mes cieux…

notre nom est personne

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///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////  les chroniques du ptit qui : la CentVingtSeptième

traduction: vous n’êtes personne… vous êtes né(e)s sans personnalité, sans nom ni forme… et vous allez mourir en tant que rien… le nom et la forme n’existent qu’en surface… profondément, vous n’êtes qu’un vaste espace… et cela est formidable… – Osho

pas évident right ? accepter d’être rien, ni personne…

car on a beau savoir ça dans notre ptite tête de personne, nous sommes encore quelqu’un vous et moi, et ça c’est quelque chose…

parait qu’avant notre naissance, nous n’étions que présence… puis à notre naissance, nous n’étions encore rien ni personne, sans nom, sans identité ni personnalité… même si on ne s’en souvient pas ou qu’on ne s’en souvient plus…

ou peut-être que parfois on s’en souvient ou on le pressent, mais pas toujours, ni pour longtemps…

parait aussi que nous ne sommes principalement une âme vous et moi – ou un esprit c’est selon – flottant dans le vide et vient un moment ou big badabang ! on décide de s’incarner… on ne sait pas pourquoi ni comment mais un moment donné, on prend forme, en corps… et encore et encore parait-il…

et ce grand voyage humain commence… et re commence…

on apprend tout ce qu’il nous apprendre pour être humain : têter, aimer, s’attacher à môman, puis à manger, toucher, marcher, compter, lire et écrire… et penser et sentir… et graduellement faire sa place dans ce grand cirque humain… on commence par se prendre pour quelqu’un…

oui, en cours de route, on finit par se prendre pour quelqu’un… pour finir par se prendre au sérieux, et encore pour quelqu’un et pas n’importe qui… ça aussi c’est quelque chose…

et vient un temps où l’on commence à se poser des questions… et à se demander qui se cache derrière ce ptit quelqu’un ?

qui suis-je vous me dites ?

en effet, qui se cache au-delà de ces couches de personnalité ?

qu’est-ce que l’essence qui anime de corps ?

d’où vient-on et où va-t-on ?

et qu’y a-t-il à apprendre ici bas ?

beaucoup de questions chers ami(e)s nobody et pas de réponses définitives encore de ce côté-ci… mais ma ptite personne – ou ma nobody de non personne c’est selon – continue de chercher qui se cache derrière ce prétendu nobody

des nouvelles dès que j’en ai…

pas parce qu’on rit que c’est drôle

14485127_543456305847016_5796477923389203406_n//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////  les chroniques du ptit qui : la CentVingtSixième

traduction  l’humour est la seule technique de santé mentale connue qui nous permet de continuer à vivre dans un tel monde fou, mensonger et clandestin… – Robert Anton Wilson

souvent le vendredi, j’aime être chroniquement nono… juste comme ça… parce que c’est le denier jour avant la fin de semaine… peut-être parce que la semaine se termine…

et avec ce qui se passe en ce bas monde, vaut mieux en rire… en commençant par soi-même… mais pas parce qu’on rit que c’est toujours drôle… car souvent quand on rit, on rit des autres…

je ne sais pas si vous êtes au courant de ce qui se passe dans l’industrie de l’humour au Québec, moi peu… mais le peu que je vois passer ici et là n’est pas très encourageant… c’est bas, c’est gras, c’est plat… souvent des grosses jokes fat

des gars surtout qui font de l’humour, des ptis gars qui rient souvent des autres, même de gens qui vivent aves des handicaps, des gars qui dénigrent, qui humilient, qui se moquent… et beaucoup de jokes pissette et de fesses… et de faces lettes…

y a probablement des gens intelligents en humour – notamment feu Sol, André Sauvé – mais en gros c’est gras non ?

peut-être que le problème vient justement du fait que l’humour soit une industrie au Québec… une business, une machine à faire du cash… peut-être parce qu’on forme des humoristes en série ici…

mais ce qui me questionne le plus n’est pas qu’il y ait tant d’humoristes qui font un humour douteux, mais davantage le fait que des milliers de personnes achètent des billets pour aller voir ces shows…

je parle de ceci ce matin car pour Noël, j’aime, une fois de temps en temps, emmener mes deux filles souper et voir un spectacle d’humour par la suite… mais pas évident de trouver du bon stock… de l’humour intelligent, de l’humour qui nous fait réfléchir, nous remettre en question, de changer les choses……

ça me chicotte que l’on rit aussi bas autour d’ici… et ça me dérange qu’on doive rire des autres pour faire rire, et pour faire du cash… se moquer de, abaisser les autres, humilier, dénigrer… un peu cheap je trouve…

pas évident ce qui se passe dans le monde ces jours-ci… en commençant par ce qui se passe l’autre bord de la ligne qui nous sépare des USA… je nous comprends d’essayer d’en rire… mais si on pouvait rire de soi hein ? en premier et on verra ensuite si on a encore le goût de se moquer et de rire… ou de rire haut… de rire pour nous élever…

et peut-être qu’au lieu de rire des autres, on pourrait plutôt voir ce que l’on pourrait faire pour améliorer les choses autour de soi ? pas aussi drôle mais plus satisfaisant me semble…

une fois c’t’un gars…. qui se posait des questions…

écouter la vie

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traduction: allo, c’est moi, la vie… je veux te dire quelque chose

parfois du chinois ce que la vie semble nous dire mais, heureusement, voici un secret pour maximiser l’écoute : des oreilles, des yeux, une attention non divisée et du coeur…

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et on pourrait ajouter à cette équation: un mental qui ne juge pas, de la patience, de la foi…

alors ce matin, avec la fine neige qui tombe du ciel, de retour de chez ma belle à Québec, je m’assois, j’ouvre mon coeur, mes yeux et mes oreilles et j’écoute la neige tomber… et j’entends l’amour qui vibre et résonne dans mon coeur…

depuis quelques mois, j’étais revenu à moi, vivant en solo, appréciant le temps, l’espace et la solitude, de même que les grands espaces ici de la forêt boréale du pays d’en haut…

mais depuis quelques semaines, l’amour incarné est revenu dans ma vie… après quelques mois de pause et de distance, ma belle et sa petite et votre chroniqueur on se regravite autour… et on a la preuve que l’amour véritable est plus fort que les doutes, plus fort que les soubresauts, plus fort que la peur…

car depuis la mort de mon amie Amala en juin, je ressentais un grand besoin de solitude, de silence… comme un grand retour à moi, dans la solitude, prêt à entendre et écouter ce que la vie me disait… du moins ce que j’en comprenais… car on a beau écouter, on entend toujours ce que l’on veut déchiffrer, ou ce que l’on peut… car il faut être polyglotte quand on écoute la vie…

mais lentement et graduellement, en écoutant la vie et son silence, j’ai entendu l’amour qui est revenu chuchoter à l’oreille de mon coeur…

comme s’il me fallait revenir à ma propre solitude avant de pouvoir écouter et entendre l’amour qui revenait vers moi… et celui que je pouvais émettre… on dirait que parfois on doit s’éloigner de l’amour pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur…

alors on continue à écouter… et à laisser parler l’amour…