Archives pour la catégorie Les chroniques du Padrininho

ça va bien aller ?

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♥♥♥ – 28/5/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement time, hi ha ! 

peut-être que oui, peut-être que non… peut-être…

faut garder la foi et l’espoir mais ne pas tout peindre en rose…

car ça ne va aller que comme ça va aller, comment on fait en sorte que ça aille…

car en matière de bien et de mal, tout est perception et contextualisation…

et si peu en connaissons-nous, un tout ptit peu savons-nous combien nous en ignorons et tant qu’on ne soupçonne même pas qu’on ne sait pas…

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alors vivons le présent du moment, dans l’humilité et la low profilitude…

et qui vivra verra…

Inch’Allah…

et ainsi soit-elle, ainsi soit-il et sera-t-il et elle…

sécurité versus liberté

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♥♥♥ – 26/5/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement time, hi ha !

traduction: lorsque quelqu’un veut vous déclencher en vous insultant ou en faisant ou disant quelque chose qui vous irrite, prenez une grande respiration et mettez votre «ego à off»… rappelez-vous: si vous facilement offensé(e), vous êtes facilement manipulable…

cette chronique se veut un petit jeu-exercice intellectuel et expérientiel un brin philosophique pour tenter d’intégrer avec une relative harmonie les deux pôles catalysés par cette pandémie – ce qui du moins me semble être le cas depuis quelque temps…

petit exercice pour tenter d’embrasser différents points de vue… à distance…

avec d’un côté, notre besoin de sécurité…

de l’autre, celui de liberté…

comme vous possiblement, et comme plusieurs autres probablement, et même très certainement, on peut s’entendre, cette situation s’avère auto-réfléchissante… si on veut regarder des deux bords

car si on ne fait que tenter de percer le mystère de la Caramilk out there, en faisant nos propres recherches (quelle drôle d’expression quand on pêche notre information à 100 % sur des réseaux qui sont tout sauf neutres), on risque de se perdre…

en effet, la situation extérieure actuelle nous reflète de multiples et surprenants aspects de nous-même, et de certain(e)s de nos ami(e)s et membres de notre famille, comme rarement auparavant… jamais du moins à cette échelle et à cette ampleur…

car quand nous sommes-nous, tous et toutes ici présents sur terre right now, déjà retrouvé(e)s, et de surcroit à l’échelle planétaire, en une telle crise existentielle commune? gros party de famille rock n roll

tant de choses et de personnes sont brassées et bouleversées en ce moment, out there, mais aussi même chose en nous-même… chacun(e) de nous viré(e)s cul par dessus tête

confronté(e)s à de nouvelles habitudes sociales – certaines plus contraignantes que d’autres – qui pèsent sur plusieurs de nos boutons internes, notamment en brimant notre liberté individuelle de multiples façons…

une grande dualité sociale très marquée semble émerger de plus en plus au cours des dernières années, ce qui s’accentue actuellement… le monde se scinde en deux… et bien plus bien sûr… mais deux grands axes principaux émerge on dirait bien…

dans un coin du ring, la part de soi qui veut jouer safe et se protéger, soi et les siens, et faire ce que doit – selon qui ? mais autre – et bonne – question… la partie matérielle incarnée dans le corps… la médecine et la science… et les big pharmas of course qui sous-tendent en partie le reste… si lucratif marché… attachement au corps et peur de mourir… le rationnel, la tête…

et dans l’autre coin, la part de notre être qui, fondamentalement, tend vers la liberté, l’élévation, l’expansion… l’âme vaporeuse, la spiritualité, l’appel vers le haut… détachement du corps, la présence de l’entre vies… la religion ou la spiritualité… l’émotionnel, le coeur et l’instinct… de même que la liberté économique et d’action…

grosso modo…

comme l’impression que ces deux axes se retrouvent autant dans la société qu’en chacun(e)s de nous, à variabilité relative… d’où une certaine tension, friction, ébullition même… interne comme externe… et les deux bouts de l’arc-en-ciel sont exacerbés en ce moment… chacun(e) son équilibre propre et respectif… et tout fluctue, tout change…

et entre les deux, notre âme danse, valse, swing et rock n roll… et balance… par ci par là…

voici deux textes qui ont croisé mon chemin en même temps… et c’est cette rencontre qui a initié ce ptit bout de réflexion partagée…

alors si le coeur vous en dit, je vous invite à lire – prenez le temps – ces deux textes qui me semblent refléter deux angles de vue sur la chose…


Version Sécurité

Disons que vous vous êtes réveillé avec une toux terrible, de la fièvre et de graves douleurs corporelles. Immédiatement, vous vous précipitez chez le médecin et malheureusement, vous êtes diagnostiqué avec COVID-19. Au cours des deux dernières semaines, vous ne saviez pas que vous étiez infecté et vous avez ignoré « les règles ». Vous vous êtes réunis avec des amis proches pour la pizza, avez eu quelques personnes, même visité un parc et une plage. Vous vous êtes dit: « Je ne me sens pas malade. J’ai le droit de continuer à vivre ma vie normale. Personne ne peut me dire quoi faire.  »

Avec votre diagnostic, vous passez les prochains jours à la maison sur le canapé, vous sentant plutôt nul. mais alors vous allez bien à nouveau parce que vous êtes jeune, en bonne santé et fort. Quel chanceux êtes-vous. Mais votre meilleure amie vous l’a attrapé lors d’une visite chez vous, et parce qu’elle ne savait pas qu’elle était contagieuse, elle a rendu visite à son grand-père de 82 ans, qui utilise quotidiennement des réservoirs d’oxygène pour l’aider à respirer car il souffre de MPOC et insuffisance cardiaque. Maintenant, il est mort.

Votre collègue, qui souffre d’asthme, l’a également attrapé lors de votre petite soirée pizza. Maintenant, il est dans l’USI, et il l’a également transmis à quelques autres membres de sa famille – mais ils ne le sauront pas encore avant quelques semaines.
Le caissier du restaurant où vous avez pris la pizza a ramené l’infection à la maison de sa femme, qui souffre de SEP, ce qui la rend immunodéprimée. Elle n’est pas aussi chanceuse que vous, elle est donc admise à l’hôpital parce qu’elle a du mal à respirer. Il se peut qu’elle doive être placée dans un coma médicalement induit et intubée; elle ne pourra peut-être pas dire au revoir à ses proches. Elle peut mourir entourée de machines, sans famille à son chevet.

Tout cela parce que vous ne pouviez pas supporter les inconvénients d’un masque; de rester à la maison; de changer vos routines familières pendant un petit moment. Parce que vous avez le droit, avant tout autre droit, de continuer à vivre votre vie normale et personne, je veux dire personne, n’a le droit de vous dire quoi faire.

#SocialDistancing = Il ne s’agit pas de VOUS!
#WearAMask = Il ne s’agit pas de VOUS!
#StayHome = Il ne s’agit pas de VOUS!
#GetTested = Il ne s’agit pas de VOUS!

Écrit par Anonymous. Copié d’un ami et partagé. Veuillez faire de même.


Version Liberté
source originale:
https://www.liberation.fr/debats/2020/05/04/cesser-d-exister-pour-rester-en-vie_1787284?fbclid=IwAR2_lFgOl57vjOU7e_hpxNZXcKvtaFmtOGORY-nzWYc8oKAu9ofssH9b0Ek

Pour le philosophe Abdennour Bidar, en voulant sauver la vie, nous l’avons dans le même temps coupée de tous les liens qui la nourrissent, vidée de toutes les significations qui la font grandir.

Tribune. Interdiction de visiter les malades à l’hôpital, interdiction de visiter les personnes âgées en Ehpad, interdiction au conjoint d’assister à l’accouchement dans certaines maternités, interdiction de se rassembler à plus de quinze personnes pour les enterrements, et tout cela ajouté à l’interdiction de sortir de chez soi pour un motif autre que celui de subvenir à ses besoins vitaux. Sommes-nous donc devenus fous ? Comment avons-nous pu tomber si bas ? Comment en est-on arrivé à bafouer à ce point de radicalité les droits et devoirs les plus sacrés, autant que les droits humains les plus fondamentaux et les plus élémentaires de la démocratie ? Il ne s’agit même pas, en posant ces questions, d’accuser le politique ou tel gouvernement. C’est à nos sociétés post-modernes que ces interrogations sont adressées : qu’est-ce qui a dégénéré à ce point, dans nos cultures, nos institutions, nos mentalités, pour que, dans la situation imposée par le coronavirus, nous nous retrouvions ainsi à apporter les pires réponses possibles ?

Au fin fond de la caverne de Platon

Comme le disait Shakespeare, «il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark». Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond du tout dans le système général de la civilisation humaine moderne, et qui doit nous inquiéter bien plus que tout le reste, pour que nous nous trompions de la sorte sur le fondamental : le sacré, la dignité humaine, la liberté. J’admets que l’erreur soit humaine et que le «sens du juste» soit relatif. Mais quand on commence à faire des erreurs, non que dis-je, des fautes systématiques sur ce qui touche à ce fondamental, quel doute reste-t-il ? N’a-t-on pas atteint collectivement un degré d’égarement absolument effarant ? Le fin fond de la caverne de Platon. Ou l’enfer, non pas au sens religieux du terme mais au sens d’un tel état d’inhumanité, de barbarie, de bêtise, qu’il nous condamne à aller vers le pire à cause de la gravité de nos propres errements.

Les beaux esprits me disent «qu’auriez-vous fait d’autre ?» N’était-il pas indispensable de prendre toutes ces mesures certes inhumaines et liberticides ? N’est-on pas aujourd’hui dans ce type de situation historique extrême que les hommes ont toujours redouté parce qu’on n’y a plus le choix qu’entre un mal et un autre mal ?

J’entends tout cela. Mais avons-nous bien mesuré la signification des choix que nous avons faits ? L’interdiction de rendre visite aux malades : de l’aveu même de médecins, cet isolement absolu imposé aux souffrants, dans cet univers si froid et entièrement machinique de l’hôpital, sans aucun soutien ni réconfort ni présence des proches, a fait dans bien des situations des dégâts terribles qui se sont ajoutés à l’agression du virus.

L’interdiction de rendre visite aux personnes âgées : là encore, combien de témoignages font état d’une situation d’isolement fatal, pour des personnes extrêmement vulnérables qui, privées de tout lien physique avec leur famille, se sont tout simplement laissées mourir. L’interdiction de rassembler l’ensemble de la famille et des amis pour les enterrements : voilà donc que non seulement on ne peut plus vivre ensemble pendant le confinement mais qu’on ne peut plus le faire décemment dans l’accompagnement du défunt. Et, pour poursuivre sur le funèbre, le cimetière de la démocratie, paix à son âme, avec l’interdiction de circuler librement – et ce spectre, dans un futur proche, d’un traçage des citoyens.

Protéger «la vie nue»

Oui il fallait protéger la «vie nue» dont parle Giorgio Agamben. Oui il y a d’admirables héros du quotidien qui ont pris soin de cette vie nue, et l’ont sauvée parfois. Mais comme il nous en a averti, et Michel Foucault avec lui, on ne peut pas, sous peine de renier notre humanité, choisir la préservation de cette vie nue «toute seule», de cette vie biologique au détriment de ce qui en fait une existence humaine en lui donnant son sens, son prix, sa grandeur : partager ses moments décisifs, naissance, maladie, vieillissement, mort ; respecter tout ce que j’ai appelé le sacré, la dignité, la liberté. C’est cet équilibre dans les valeurs que nous avons manifestement perdu, dont nous avons été manifestement incapables. Nous avons voulu sauver la vie mais nous l’avons, à l’inverse, coupée de tous les liens qui la nourrissent, vidée de toutes les significations qui la font grandir. Cesser d’exister pour rester en vie ? Cette contradiction est accablante.

Aurons-nous la lucidité, l’humilité, la sagesse de l’admettre ? De reconnaître que nous ne sommes plus à l’échelle mondiale qu’une civilisation de bas niveau éthique, humain, spirituel ? On pourra continuer à le nier, à se raconter des histoires, à faire de beaux discours. Cependant le verdict est là : cette épreuve de vérité qui nous est infligée, nous n’avons pas su en relever le défi à hauteur d’homme. Nous n’avons pas su, en effet, faire exister l’harmonie entre la vie et le sacré, le vital et l’humain, la sécurité et la liberté. Nous avons maximisé le vital et méprisé le sacré, alors que l’être humain est pleinement humain quand en lui le corps et l’esprit sont considérés à égalité de droits. Nous avons maximisé la sécurité en écrasant la liberté, alors que l’être humain est pleinement humain quand sa société politique lui garantit autant l’une que l’autre.

Une absurde prison

Par conséquent, je veux bien croire que chacun a fait de son mieux, et que tout a été fait «pour le bien commun». Mais j’observe alors que, quand les hommes sont égarés comme nous le sommes, les meilleures intentions se retournent contre eux. En l’occurrence, avec toute notre intelligence, notre science, nos technologies, etc. nous avons réagi à la crise de façon tellement déshumanisée et déshumanisante, tellement irrationnelle derrière les apparences de la plus grande rationalité, que cela signe sans appel la fausseté parfaite de notre vision du monde, de notre mode de pensée, du sens que nous avons, ou prétendons avoir, de notre humanité même.

Nous avons pourtant tous lu 1984 de George Orwell ou le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley… déjà ces auteurs que nous admirons – de façon visiblement aveugle – décrivaient exactement ce monde de l’avenir dont les maîtres et les masses pensent qu’ils en font chaque jour un peu plus un paradis, alors qu’il devient lentement mais sûrement une absurde prison. Je ressens la même chose actuellement en entendant les uns et les autres répercuter en boucle, appliqué à notre situation, tout le vocabulaire «idéal» : protection, sécurité, santé publique, responsabilité, solidarité, intérêt général. Mais comment retrouver dorénavant la moindre confiance en toute cette rhétorique, et, au-delà des mots, une confiance en nous-mêmes, en ce que nous sommes, en ce qui fonde notre existence personnelle et collective, en notre trajet de civilisation, alors que nous avons failli à ce point ? Comment nous relever désormais de cette faillite… que d’aucuns ne manqueront pas demain de célébrer, pour le vendre à leur profit, comme «une grande victoire de l’humanité unie» contre le mal d’un maudit virus ?

Abdennour Bidar philosophe

chacun nos ptits bouts de vie

♥♥♥ – 25/5/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement time, hi ha !

cet homme, un sage nommé François Cheng, est inspirant… particulièrement ce matin…

car plus tôt ce matin, en roulant dans mon gros éléphant jaune en route pour ramasser mes ptits bouts de vie, j’ai aperçu en passant devant une résidence quelques personnes âgées qui regardait dehors de leur fenêtre respective… j’imagine qu’elles se berçaient… et qu’elles méditaient… du moins qu’elles pensaient à leur vie, et à leurs proches, ou pas si seul(e)s… et je les sentais et ressentais malgré le verre de nos fenêtres respectives, et malgré la distance nous séparant, et la vitesse de moi roulant… et j’ai pensé à leurs proches aussi…

en même temps, à la radio, un médecin partageait qu’un de ses collègues avait appris il y a quelques jours lors d’une conférence téléphonique interrompue subitement que sa mère venait de mourir et qu’en temps normal, le premier serait allé prendre le second dans ses bras pour le réconforter mais que Covid oblige, son collègue devait vivre son deuil en solo…

et ces deux images sont restées gravées en moi… comme une toile de fond…

puis, en roulant, j’ai appris par la maman d’une petite fille de mon bus qui m’attendait sur le chemin, me faisant signe d’arrêter avant mon premier pick-up, que sa petite subissait de l’intimidation de la part de la gang des grands tannants du derrière du bus et qu’elle était devenue anxieuse d’aller à l’école… bien sûr madame que je vais leur parler…

et je me suis dit que d’un bout à l’autre de la vie, chacun(e) nos enjeux, chacun(e) nos joies et chacun(e) nos peines… chacun(e) nos petites et grandes joies, et souffrances…

chacun(e)s nos ptits bouts de vie que l’on en baluchon de son coeur en cette grande courtepointe humaine…

alors à vous qui essayez de nous convaincre que l’on meurt davantage de l’influenza ou du cancer que du Covid, que les chiffres sont manipulés, qu’il faut bien mourir de quelque chose, que tout ceci n’est qu’un grand cirque médiatique, que le grand plan machiavélique de certains est en train de se déployer comme prévu pour nous contrôler et éventuellement nous shooter leur vaccin sous la peau, je dis peut-être bien que oui…

mais pas vraiment ça qui se passe en ce moment… pas que ça si vous préférez… il se passe quelque chose d’important sur le plan humain…

et je dis aussi – et surtout – qu’il ne faut pas sous-estimer la tristesse et la souffrance commune vécue par le monde en ce moment… sans se laisser submerger, ni anéantir, sans se laisser inonder, sans se laisser crouler sous la peine qui coule tout naturellement son chemin…

que peu importe les dessous de cette crise, qu’il est quand même inévitable de sentir et de ressentir cette situation sociale chargée dans laquelle nous baignons tous et toutes depuis quelques mois… avec un avenir incertain devant nous…

par humanité, par solidarité, par simple compassion humaine…

et par respect pour ceux et celles qui meurent seul(e)s., ceux et celles qui perdent des êtres chers, par respect pour ceux et celles qui font face à la mort ces temps-ci, et celles et ceux qui en prennent soin, évitons les grandes envolées trop cérébrales qui tendent à minimiser les conséquences actuelles de ce que les gens vivent et à déshumaniser le débat… pas un débat que l’on vit, une expérience réelle et collective…

car la souffrance multipliée vécue actuellement fait partie de la vie… et que si on l’accueille et la vit et la ressent, la souffrance peut engendrer la joie, la profondeur, la compassion et l’empathie… notre totale humanité quoi…

on peut tenter de fuir toute source de tristesse toute notre vie durant, mais éventuellement on devra y faire face… car madame la mort nous attend au coin de la vie… on ne peut s’enfuir à l’infini… et en ce moment, si on prend le temps d’ouvrir son coeur, quelque chose de profondément humain prend place…

certain(e)s perdent la vie, d’autres leur emploi, leur entreprise, tout ce qu’ils et elles avaient bâti depuis longtemps, parfois toute leur vie… un fait.. ça ne sert à rien d’escamoter cela… vivons avec, avec respect et empathie car les autres ne sont que moi-même… par personne interposée…

et au bout de ce chemin, derrière cette peur de souffrir que nous partageons tous et toutes, peut-être que se cache simplement notre peur de mourir ? notre peut de vivre avec passion… peu importe…

pour éventuellement transformer la souffrance en lumière qui nous aidera à vivre…

 

 

 

 

points de vue et points de vie

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♥♥♥ – 24/5/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement time, hi ha !

traduction: on dit que marcher sur l’eau est un miracle, mais personnellement je pense que marcher en paix sur terre constitue le vrai miracle… – Thich Nhat Hanh

suite à ma chronique coming out émotif d’hier, j’ai pu constater que vendredi dernier a été l’une de ces journées pour plusieurs d’entre nous… souvent le cas avec l’air du temps que l’on capte et partage… et probablement le cas de plusieurs journées ces temps-ci… pour plusieurs personnes… big time ce que l’on vit

car peu importe ce que l’on peut en dire ou penser, les temps présents sont inhabituellement inhabituels… jamais auparavant, de notre vivant commun du moins, avons-nous été autant à être aussi ébranlé(e)s en même temps… avec un présent flottant et un avenir incertain pour plusieurs et ce, sans aucune commune mesure connue auparavant…

quel que soit notre point de vue, notre mood du moment ou notre opinion qui varient au fil du résultat de nos recherches, toujours qu’un point de vue parmi des milliards et des milliards de points de vue… points de vue qui passent, et passent et repassent… et disparaissent… au fil du temps qui passe et ne repasse jamais… ce temps qui n’existe peut-être même pas… coquin temps va…

long fleuve plus ou moins tranquille la vie, à apprendre à marcher en paix sur terre… malgré les points de vue… les nôtres ou ceux des autres… multiples points de vue et points de vie…

ce matin, j’aimerais partager avec vous les mots pertinents d’un ami de longue date, Claude Leclerc (Vismaya), que j’avais perdu de vue depuis belle lurette et que j’ai retrouvé récemment via FB… ses mots sont fréquemment percutants, pour ça que j’inclues son lien FB ci-bas… il vaut la joie…

tout est question de point de vue dans la vie… des milliards et des milliards de points de vue… et oush… la vie qui passe… avec nous dedans, dessus, avec ou sans dessus dessous…

QUESTION DE POINT DE VUE…
Claude Leclerc

Du point de vue
De Jacques ou Julie
Le virus Est un monstre meurtrier…

Du point de vue
De l’humanité
Le virus
Est un grand guérisseur
Qui élimine
Ses cellules malades…

Du point de vue
De la terre-mère
Le virus
Est un sauveur Éphémère
Qui lui permet de respirer
Un peu…

Du point de vue Du virus
Les humains
Un support vital…

Du point de vue
De la vie
Le virus
N’est qu’une autre
De ses milliards de milliards
D’expressions…

Jacques, Julie
L’humanité en général
La terre-mère
Le virus
Et la vie
Sont tous unis

Au-delà de quelque part
Dans un corps plus grand
Harmonieux
Où chacun, chacune
Joue son rôle
À la perfection…

Les points de vue
Quels qu’ils soient
Cachent
La vérité profonde
Des choses…

Notre vérité
Est un point de vue
Sans point de vue
Une liberté totale
Qui transcende
Tout point de vue…

Chaque point de vue
Un jugement
Une contraction
Un conflit potentiel
Une souffrance…

Tout problème
Est un point de vue
Toute peur
Un point de vue
Toute souffrance
Un point de vue
Toute mort
Est un point de vue…

Dans toute situation
Difficile
La solution
La guérison
La joie
Réside
Dans l’abandon
De tout jugement
De tout point de vue…

Dans l’abandon
Sans restriction
À cette ouverture
Sans limite
Qui est notre seule Vérité…

 

 

fragilité et mou de coeur

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♥♥♥ – 23/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie

resalut lecteur/trice

hier a été l’une de ces journées… vous savez, quand le monde est tristounet dans nos yeux, même s’il fait soleil, que c’est beau et chaud dehors…

en dedans, c’est bof et gris… encore plus quand wow et jaune dehors… encore plus au printemps… incomparables blues de mai…

ces journées sont plutôt rares dans ma vie mais quand elles frappent, elles frappent de plus en plus fort on dirait… peut-être l’air du temps…

pow pow t’es pas mow… pas pantoute mow à pow de ça…

de ces journées où les émotions prennent le dessus alors que le coeur se gonfle, que les yeux s’embuent et que la solitude nous serre dans ses bras…

peut-être en partie la tristesse ambiante que je ressens ?

peut-être en partie ma propre tristesse que je gardais en back store et qui se montre le bout du chagrin ?

peut-être le souvenir de ma mère qui a surgi il y a quelques jours ?

peut-être en partie ces mois de confinement qui me poussent – enfin – dans le cul et les parties, celles les plus reculées et sensibles de mon âme ?

peut-être la gang de ptits tannants dans le derrière de mon gros bus jaune qui me grafignent les nerfs ?

ou probablement un peu de tout ça…

ou pas ?

mais hier était l’une de ces journées…

un petit déluge de blues de l’âme déclenché par mon spa – mon plus grand bonheur sur terre – qui a peut-être rendu l’âme… en effet, je m’apprêtais à l’ouvrir après l’hiver et je me suis rendu compte que ça coulait à différents endroits…

petite fissure qui a fait son chemin jusqu’au coeur…

et suite à ça, ma journée a été à la flotte malgré le soleil et la canicule de mai…

souvent les pires les blues de mai… le contraste est fort…

et toujours un peu difficile d’ouvrir publiquement sur ces espaces moins shiny en soi… les dessous sous le vernis…

et présenter au monde son humanitude, son émotivité, sa vulnérabilité… pourtant en ce moment, si naturel de toucher à ça en soi… rien devant, tout pendant… c’est partout autour…

une église vide ici depuis des mois, que je rafraîchies néanmoins… de nouveaux quartiers de vie qui attendent la ou les bonnes personnes…

je prépare ici les lieux pour accueillir des gens en ne pouvant en inviter que quelques-un(e)s à la fois… éventuellement… qualité plutôt que quantité…

je peux vivre avec la solitude, en fait je l’apprécies grandement… de plus en plus… la plupart du temps… et une fois de temps, son penchant plus sombre se pointe…

j’aime chanter et communier avec les gens pour quelques heures mais mon espace à moi est prioritaire… et hier il me pesait… ce qui arrive rarement, mais ce qui est arrivé hier…

et après avoir vu les quelques possibilités d’évitement – appeler un ami, jouer de la musique, regarder du Netflix et autres distractions – j’ai choisi de caler dedans…

car rien ni personne ne peut combler ce vide, ce manque qui nous frappe parfois dans le dash existentiel…

alors oser caler et s’y glisser…

comme la glace qui se laisse couler dans le lac à la fin avril…

comme la gazelle qui s’abandonne au lion une fois rattrapée…

comme le vie qui se glisse doucement dans la mort lorsque c’est le moment…

car une fois de temps, essentiel de baisser la garde et de s’avouer vaincu(e)… de se laisser échouer comme une bateau sur la grève… de s’abandonner à sa propre tristesse… de se laisser crouler et couler en soi…

le grand repos…

car si on désire fortement que ça aille bien, si on veut surtout le bonheur, parfois, ça passe par du plus étroit… et du plus sombre… simple équilibre de vie…

et toujours riche d’oser se laisser passer par là… car on ne sait jamais ce qui se cache de l’autre côté, de l’autre bord… plein d’inspiration si on a le courage de s’y glisser… et d’y laisser un peu de vieux stock…

le courage d’oser s’avouer à soi-même que parfois le coeur est gros, que le coeur est seul, que le coeur est tout croche… jusqu’à déborder… et que c’est OK… et que c’est parfait même…

en matinée, j’écoutais les projets bénévoles de certaines personnes – notamment des jeunes – à la radio du canada dans mon bus jaune avant de ramasser les enfants et j’étais profondément touché par la bonté du monde… et ce touchement de l’âme s’exprimait par des larmes…

comme je suis touché autrement par le dureté du monde faisant partie de ce même monde… fraudeurs et autres profiteurs du système… même en temps de crise… le meilleur et le pire vivent côte à côte…

et hier, dans cette vallée plus fine de mon âme au sein de ce grand déconfinement social graduel prenant place, je pensais et sentais les personnes âgées, seuls et seules, faibles, vulnérables… encore plus ces temps-ci… encore plus vulnérables et encore plus isolées…

et je me sentais uni avec elles, avec eux… je me sentais comme elles et eux… je me sentais vieux… et seul…

eux et elles, des hommes et des femmes arrivés au bout de leur vie et qui n’ont personne… ce qui n’est même pas mon cas car je suis bien entouré, même si à distance en ce moment…

et j’étais bien heureux de pouvoir me sentir lié à elles et eux… de pouvoir touché à cette grande vulnérabilité, grande fragilité de l’être…

et ce matin, la vague est passée, même si encore pas si loin au coeur…

et hop we goagain…

prendre soin des lieux, et de soi…

allez, lecteur/trice, vous aussi prenez soin…

car la vie est si fragile… dans le mou de notre coeur…

 

heureux que tu ne meurs pas maintenant

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♥♥♥ – 21/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie

photo de ma mère, quand elle était jeune… belle non ? oui, superbe en effet…

précision: ma mère est morte il y a 16 ans… en des temps normaux… en tous beaucoup moins anormalement anormaux que maintenant… et ce fut une expérience si riche et humaine de l’accompagner les quelques mois qu’ont duré sa transition…

très très soulagé qu’elle n’ait pas à vivre la situation actuelle car elle serait âgée de plus de 90 ans aujourd’hui… et, plus égoïstement, heureux de ne pas avoir à l’accompagner pendant cette crise…

ceci se veut donc un message de soutien et de compassion de quelqu’un qui n’a pas à accompagner un ou ses parents à l’heure actuelle, message destiné à ceux et celles qui ont des parents âgé(e)s en ce moment… peu importe le milieu, peu importe la situation particulière… peu importe…

car le seul fait d’avoir des parents âgé(e)s en ce moment est une situation éprouvante, périlleuse et risquée… car même si tout va bien pour le moment, on sait que tout peut dégénérer à tout moment… les récits en ce sens sont nombreux… et tout le monde doit être sur le qui-vive…

je lisais hier dans La Presse le témoignage d’un homme plein de regrets qui disait avoir senti qu’il a condamné son père à mort en le plaçant dans une ressource suite à un accident… profondément touchant… et bouleversant…

hier aussi, une de mes amies me disait combien il lui était éprouvant de tenter de prendre soin à distance de son père et de l’une de ses tantes âgées en résidence… et je sentais sa peine immense à-travers les tout ptits trous de mon téléphone…

et c’est sans compter les multiples autres histoires d’horreur racontées un peu partout, notamment dans les méchants mainstream, autant par des enfants impuissants, que par des parents qui vivent seul(e)s, ou au sujet d’autres aîné(e)s qui meurent seul(e)s dans des conditions horribles qu’on n’a pas besoin de rappeler…

inutile de se plaindre du système, ni de trouver des coupables ou des raisons… trop frais, trop complexe, trop criant… on fera ça en temps et lieu…

respect et délicatesse pour les gens pliiise… moindre décence…

peut-être pas une guerre que l’on vit, mais contexte de guerre dans certains milieux… pas pour rien que l’armée y est présente… merci en passant…

ce matin, épargné par une situation comme celle que vous vivez vous et vos parents, je veux simplement vous dire qui vivez une situation difficile, horrible, éprouvante, infernale et inhumaine que nous sommes plusieurs à penser à vous, à vous sentir, à vous soutenir, même si de loin… même si pas notre cas actuellement…

mais nous sommes les enfants de quelqu’un…

nous qui nous ne le vivons pas, nous n’avons aucune idée de ce que vous vivez car justement, nous ne le vivons pas… mais nous le sentons, nous le ressentons… nous vous sentons et vous ressentons… vous et vos parents… de loin… mais de tout coeur… car aucune de distance de coeur…

je tiens chronique depuis 8 ans… et souvent à la fête des mères, je brode des mots autour de ma mère et/ou des mères en général… car les mères sont plus qu’un besoin essentiel, elles sont la base de la vie… mais cette année, je me suis garde une grosse gêne… juste pas capable sans trop savoir pourquoi… comme si je n’avais pas envie de sentir la simple possibilité de ce que je pourrais vivre si ma mère aurait encore été vivante… juste pas envie d’aller près de ça…

mais hier, cette photo de ma mère a poppé sur le web via ma soeur et ça m’a frappé en pleine face en me sciant les jambes et en me flabbergastant l’âme jusque dans ses fondations…

et cela m’a fait sentir toute la douleur sociale que l’on vit tous et toutes en ce moment, peu importe notre situation individuelle et familiale…

nous souffrons énormément en tant que société, qu’on la conçoit québécoise, canadienne ou mondiale… ce sont nos prédécesseur(e)s qui souffrent et qui meurent seul(e)s, eux et elles qui sont abandonné(e)s, qui sont largué(e)s… après avoir préparé ce monde confortable pour nous, leurs enfants…

et c’est notre responsabilité à nous tous et toutes… peu importe notre âge, peu importe notre situation…

personnellement, même si ça me faisait peur jusqu’à la moëlle, j’étais prêt à aller dans les CHSLD… car j’entendais l’appel à l’aide, le cri du coeur… et je ne pouvais rester à distance… mais comme le deuxième appel n’est pas venu à temps, j’ai décidé d’aider autrement, notamment avec les bus et les enfants qui retournent à l’école…

car ce qui crie le plus fort à mes oreilles et à mon coeur depuis des mois, c’est la situation des aîné(e)s… pour ça que les divers résultats de recherche et motifs sous-jacents me touchent peu…

personnellement, je considère que ce qui doit prioritairement attirer notre attention commune est le sort des aîné(e)s… nos ainé(e)s… et des gens qui en prennent soin… du mieux qu’elles et ils peuvent, jusqu’à risquer leur vie…

tout d’abord patcher la crise, ensuite changer la suite des choses… et bien sûr qu’il y a aussi les enfants, l’économie et toutes sortes d’autres sphères à prendre soin de et à s’occuper…

mais ce matin, mon ptit coeur éponge de fils qui pleure et qui sent la douleur commune…

et comme disait Stéphane Laporte samedi, avant de trouver la paix du coeur, il faut aussi sentir sa peine… car pour trouver la joie, ça vaut la peine d’accepter tout ce que contient notre coeur…

alors à tous nos parents d’un âge certain, où que vous soyez, peu importe ce que vous vivez, pensées vers vous, en espérant que nous saurons faire suivre à ces pensées des actions concrètes pour changer les choses… pour de vrai…

et à toi m’man, je t’aime… et sache qu’ils sont nombreux mes ami(e)s FB à te trouver belle en titi…

 

 

 

grand esprit tout vert

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♥♥♥ – 18/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie

traduction: gardez l’esprit ouvert, mais pas si ouvert que votre cerveau n’en tombe
– Groucho Marx

on dit que l’esprit fonctionne comme un parachute, c’est-à-dire mieux quand il est ouvert…

avec toutes ces péripéties coronariennes et covidiennes 19 qui prennent place out there dans le monde, et surtout les propos à-propos de, notre capacité de réfléchir est mise – et soumise ? – à rude épreuve… tout cela sans preuve aucune…

on nous dit de faire nos recherches en ce grand zoo philosophico-politico-écononomico-sanitaire plus ou moins propagandiste…

même les scientifiques ne s’entendent pas… mais s’écoutent-ils seulement ?

le doute est sain… il est la fondation même de la recherche… en science, on doit mettre à profit son esprit critique et on doit apporter des preuves hors de tout doute pour prouver son point… les faits documentés sont la vérité, jusqu’à preuve du contraire…

et en même temps, tant de mystère improuvable… foi et confiance en la vie…

par contre, on trouve de tout et son contraire sur le web, mais pas vraiment d’amis(e) – salut Johnny – surtout quand ça pense et penche autrement… surtout quand il y a de la peur dans le coeur… une peur qui donne parfois un gros mal de coeur et qui rétrécit notre regard… yeux pleins de peur…

alors restons tout vert(e)s, green comme disent les zanglos, et ne soyons jamais certain(e) de rien, jamais trop sûr(e) de quoi que ce soit… car c’est le doute qui rend la vie possible…

car tout est possible sur le web… et son contraire n’est pas plus faux, ni moins vrai…

paraitrait même que Trump serait un des good guys….

désirant demeurer capable de croire à tout, à rien et à leur contraire, et vice et versa, même à l’impensable et à l’inimaginable, dans le cas du gros POTUS, mon parachute a de la difficulté à prendre autant d’expansion… mais comme on dit, peut-être… et qui vivra verra… verrat !

difficile de s’y retrouver dans cette grande mer houleuse de l’information et beaucoup plus facile de s’y perdre… avec un léger ou profond mal de coeur à l’occasion…

alors il me semble sain, et essentiel même, de se confronter philosophiquement et idéologiquement à toute possibilité, d’entendre et d’écouter tous les points de vue, en particulier ceux opposés aux nôtres, demeurer ouvert(e) à toute idée, tout en faisant confiance à son instinct et son intuition…

gardons un esprit ouvert, entravé par le moins de biais possible car on ne sous-estime jamais assez l’effet Dunning-Kruger (1)…

tout en demeurant ouvert(e) à changer d’idée si certaines preuves font pencher la balance…

fragile équilibre… comme la vie…

grandes fragilité et flexibilité et immenses force et fermeté…

alors ne pas se prendre – trop – au sérieux, se rappeler qu’on ne sait pas tout et qu’on n’aura jamais une perspective complète sur toutes les choses du monde…  tant de choses à découvrir, tant de points de vue différents, tant d’histoires humaines qui justifient les perceptions différentes… respect…

et plus que sain de garder un sens de l’humour face à soi et face au monde… car aussi douloureuse et dramatique soit-elle, la vie est aussi une farce cosmique, le dit-on du moins…

alors demeurons des observateurs amateur(e)s du monde intérieur, et extérieur… et jamais des expert(e)s…

pour clore cette chronique, quelques mots de Jeff Foster, traduits pour vous par votre humble traducteur amateur…


La joie d’être un(e) amateur(e)

Amateur(e) signifie amant(e)

L’amant(e) n’est pas «moins que» l’expert(e).
L’amant(e) reste proche de l’expérience brute
proche de l’émerveillement.

L’amant(e) est fasciné(e)
L’amant(e) n’a pas de réponses.
L’amant(e) aime trop les questions.
Et les doutes.
Et le plaisir, la douleur, la confusion, la douleur.

L’amant(e) connaît la joie de faire des erreurs.
L’expert(e) s’enfuit dans des concepts intelligents.

L’amateur(e) laisse entrer toute la vie.
L’amateur(e) n’a aucune image de ce que devrait être le moment présent.
L’amateur(e) n’est pas en résistance.
Ainsi, ils/elles peuvent couler librement, devenant tendre grâce à la douleur.
Ils/elles aiment donc pleinement, même quand ça fait mal.

Les connaissances de l’expert(e) les aveuglent souvent,
les faisant paraître froid(e)s et distant(e)s.
L’expertise de l’expert(e) est là où ils/elles se cachent,
jouant au professeur, au gourou ou à la thérapeute,
mais demeurant un(e) enfant effrayé(e) en profondeur.

L’expert(e) nous apprend à être pure conscience,
comment devenir éclairé(e),
comment être libre, joyeux et heureux,
comment être parfait(e),
mais si déconnecté(e)
de leur humanité,
leur humour
et leur humilité.

Demeurez dans votre amateurisme, qualité d’une grande valeur.
C’est une force de guérison dans un monde devenu fou d’expertise.

Ami(e),
La seule chose
en laquelle tu as toujours été
un(e) expert(e)
c’est être toi-même –
original, unique,
imparfait(e) mais beau et belle…


via Wikipedia

L’effet Dunning-Kruger, aussi appelé effet de surconfiance 1 est un biais cognitif selon lequel les moins qualifiés dans un domaine surestiment leur compétence.

Ce phénomène a été démontré au moyen d’une série d’expériences dirigées par les psychologues américains David Dunning (en) et Justin Kruger. Leurs résultats ont été publiés en décembre 1999 dans la revue Journal of Personality and Social Psychology2.

Dunning et Kruger attribuent ce biais à une difficulté métacognitive des personnes non qualifiées qui les empêche de reconnaître exactement leur incompétence et d’évaluer leurs réelles capacités. Cette étude suggère aussi les effets corollaires : les personnes les plus qualifiées auraient tendance à sous-estimer leur niveau de compétence et penseraient à tort que des tâches faciles pour elles le sont aussi pour les autres.