Archives pour la catégorie Les chroniques du Padrininho

chercher à la bonne place


♥♥♥ – 19/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: peut-être que tu cherches entre les branches ce que tu ne peux que trouver dans les racines… – Rumi

l’automne est une saison parfaite pour recommencer à creuser… pour se remettre à chercher dans ses racines, dans les fondations de notre être… deep down under

au printemps et en été, on farfouille davantage dans les bourgeons et dans les fleurs… on garde ça léger… on flye ici et là, on butine léger… alors qu’au début de l’automne, on s’émerveille devant les feuilles et leurs beauté colorée…

mais dès la fin octobre

photo: Luc Vallières

une fois que les feuilles sont retombées au sol pour pourrir et nourrir les racines de nouveau – le cycle se complète et toutt est dans toutt – les arbres se retrouvent nus et dépouillés de nouveau, et le retour aux sources reprend… comme en nous…

le grand cycle de la nature… rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme… et on ne peut rien cacher pour toujours… tout finit par remonter à la surface…

en ce sens, le grand rite de passage hivernal qui approche, et qui revient d’année en année, ce grand passage étroit qui se déroule dans nos contrées du grand now de novembre à avril, finit par tout révéler… inévitable de devoir fouiller en soi… incontournable de devoir louvoyer dans et entre ses racines… éventuellement…

particulièrement en ces temps ou notre apparente liberté de déplacement semble brimée et où on ne peut rêver d’ailleurs, ni de partir… ni dans le sud, ni ailleurs, pour aller butiner de fleurs en fleurs, de branches en branches… si d’habitude on arrive à éviter quelques fonds d’âme grâce à quelques projets horizontaux, cet hiver s’annonce particulièrement décapant… voyage intérieur inévitable…

car cet hiver, qu’en soi qu’on pourra voyager semble-t-il… contrairement aux autres hivers, comme les voyages qui nous amènent souvent d’un horizon à l’autre ne seront pas possibles cet hiver – ou beaucoup moins en tous cas – surtout verticalement que l’on pourra se déplacer… s’élever et/ou descendre… on fera du surplace en soi cet hiver… up and down…

un hiver qui s’annonce racinien à souhait… mais quand on peut fouiller dans nos racines, possible aussi de déployer ses ailes…

et plutôt que de considérer la période à venir comme une entrave de liberté, peut-être que la vie nous donne l’occasion de chercher à la bonne place… pour trouver le vrai stock

peut-être que la vie nous force doucement à fouiller en nous, là où les vrais trésors se trouvent… à aller au fin fond des racines, là où la vie prend forme, là où les choses se cachent, là où les réponses aux vraies questions se cherchent…

et se trouvent…

éventuellement… toujours au bon moment…

un monde à la carte

♥♥♥ – 18/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

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traduction: suis responsable pour tout ce qui m’arrive ?

pendant 24 heures, observez vos jugements à-propos d’autrui… sont-ils positifs ou négatifs ? observez d’où émergent vos réactions/réponses aux autres… viennent-ils de l’extérieur ou de vous ?

ce monde entier empli de misère et de souffrance est en vous… le monde entier peut devenir un monde de béatitude et de bénédictions si votre perception change

– Osho
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ces temps-ci, peu intéressé par ce qui se passe dans le monde votre humble chroniqueur… mon regard porte en dedans… sur l’émetteur de ce monde…

plus occupé par le changement de saison, par la grande métamorphose, par l’ultime strip tease forestier… et tout ce qui vient avec.. car dans le grand now, beaucoup à faire avant la grand’veille… le grand sommeil… faut se préparer à l’hiver quoi…

mais même sans connaître tous les détails du monde out there, je sais que beaucoup de chaos et d’incertitude en ce bas monde… donc plusieurs choses sur lesquelles faire porter son regard pour se rendre compte que tout ne roule pas toujours si rond… que parfois et par endroits, ça jamme dans les coins… notamment south of the border… le monde bouille… et s’embrouille… ou se clarifie, c’est selon…

intéressant donc, comme le suggère Osho, d’observer la source de nos jugements, l’origine de nos pensées en lien avec ce monde… car si on ne fait que vivre les yeux ouverts et le regard sur ce out there, à l’affut de stimulis extérieurs, on finit par penser que le monde se passe surtout out there

mais très plausible que ça soit surtout en nous que l’action se déroule… dans notre regard, dans nos lunettes, dans notre ptite tête de peanut

plus que plausible en fait que le monde ne soit qu’un écran de cinéma sur lequel on transpose et impose notre propre version d’une certaine réalité, qu’une toile vide qu’on emplit de tout ce qui se trouve en dedans, dans notre caboche si fertile en toutes sortes de catastrophes…

très possible que le monde ne soit plein que ce qui se trouve dans nos yeux…

alors selon ce que l’on décide de regarder, et comment on choisit de le voir et de le conceptualiser, ainsi sera le monde…

bien sûr que beaucoup de souffrance, d’événements tragiques, de terribles drames out there… et que la vie finit habituellement par la mort…

mais entre-temps, comment faire face au monde ?

d’ailleurs y faire face ou s’y fondre ? y faire face ou le prendre en soi ?

car ce monde dans lequel nous vivons est nous, ce monde est en nous… et en retour, nous sommes ce monde… et il y a beaucoup de monde en nous et beaucoup de nous en ce monde… pertinent d’observer, de sentir, de voir d’où tout cela émane…

de prendre le temps de réaliser – comme dans rendre réel – ce que l’on fait subir au monde en le considérant tel qu’on le pense et l’imagine… car jamais tel quel le monde, que comme on le voit et on le veut… ou le peut… que comme on le projette… et qu’on l’accepte ou le rejette…

la vie – ce grand mystère que certain(e)s nomment Dieu – passe en soi, devant soi, sur soi… la vie nous passe dessus et dedans et nous on la prend pour du cash… sans toujours se poser de questions… les bonnes questions…

mais jamais du cash pur la vie…

qu’une certaine illusion diront certain(e)s, ou une illusion certaine diront d’autres…

mais cette illusion ne se cache peut-être surtout que dans notre propre regard…

moitié vide ou moitié plein, mais pas un verre d’eau la vie… qu’un écran sur lequel on voit ce que l’on veut, ou ce que l’on peut…

comme un forfait télé… on choisit le poste de son choix…

alors misère et souffrance ou béatitude et bénédictions ?

ça tombe bien… et allo

♥♥♥ – 17/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

ce matin de nouveau, beaucoup à faire dehors avant l’hiver, donc peu de mots chroniques… mais comme je suis un chroniqueur professionnel sérieux, encore et toujours au poste…

ces derniers jours, j’ai fait mes recherches pour tenter de dénicher les complots – sans rien trouvé de concluant encore – mais j’ai trouvé la preuve photographique de la première joke de notre enfance… qui tourne encore aujourd’hui car elle est sans fin…

et si c’était sur FB, c’est sûrement vrai non ?

qui perd gagne gang


♥♥♥ – 16/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: si vous sentez que vous êtes en train de tout perdre, rappelez-vous que certains arbres perdent toutes leurs feuilles à chaque automne, et qu’ils s’érigent tout de même haut et fort en attendant des jours meilleurs

ces temps-ci, j’apprends la vie à partir des arbres… si riche l’automne… je préfère ces grands sages aux actualités

car à-travers nos écrans de fumée perceptuelle, on dirait parfois que le monde est en train de virer fou non ?

on dirait… mais peut-être que cela a simplement toujours été le cas… et que now n’est que plus évident…

mais peut-être, dans le fond et en surface, que seulement business as usual en ce bas monde ?

peut-être que seulement le cours plus ou moins normal des choses qui prend place malgré les apparences anormales ?

peut-être seulement le plan divin qui se manifeste ?

ou plutôt le plan des humains – de certains humains, faudrait toutefois définir lesquels – qui prend une drôle de twist ces temps-ci ?

qu’en sait-on vraiment au juste de ce qui se passe ?

comme disent les anglais, there is more that meets the eyes... faut laisser porter notre regard… et voir plus creux…

car ce que l’on voit, et perçoit, et interprète comme LA réalité, n’est très probablement qu’un petit bout d’une plus grande réalité qui nous échappe… qu’une certaine version limitée et biaisée d’une réalité plus grande qui nous dépasse…

car que deux petits yeux et une petite tête pour saisir l’immensité de ce monde… mais un grand coeur accordé à chacun(e)… un coeur généreux et grand si libéré de la peur et de la crainte… si exempt de doute et empli de foi… confia confia…

mais une chose est certaine, c’est que les choses changent… assez drastiquement ces jours-ci… et rapidement… parfaitement pour certains, catastrophiquement pour d’autres…

certain(e)s semblent perdre leur liberté, d’autres leur sécurité…

certain(e)s trouvent qu’on en fait trop, d’autres pas assez…

certain(e)s portent à gauche, d’autres à droite… quelques-un(e)s cherchent la voie du milieu…

en ces temps fébriles à l’échelle sociale, avec des répercussions importantes sur les plans personnel, autant psychologique, physique qu’émotif, nous pouvons nous sentir poussé(e)s dans nos derniers retranchements… dans les abîmes de notre âme…

beaucoup de méfiance, de polarisation et de positionnement extrême out there..

une partie du monde est à boutt… de quoi ? d’eux et d’elles mêmes probablement face à ces changements rapides et inquiétants… au bout des limites, des croyances, des certitudes qui n’ont toujours pourtant été qu’illusions… qu’on avait pris pour du cash

le monde bascule mais on ne peut dire vers quoi… certain(e)s sont optimistes, d’autres pas… certains voient des complots, d’autres pas…

mais ce qui arrive arrive, tout simplement… et selon où l’on porte notre regard, ce que l’on voit peut prendre des allures fort différentes… notre choix…

il me semble donc essentiel de continuer d’observer ce qui observe, de garder notre regard tourné vers la source d’observation plutôt que strictement sur les événements extérieurs car que sait-on vraiment de ce grand out there ? quand même ce qui se passe en dedans est fort questionnant et difficile à saisir…

alors équanimité, observation neutre et patience sont requises en ces temps précis…

car tout se déroule parfaitement comme cela se déroule selon où l’on porte notre regard, et exactement comme cela est censé se dérouler si on arrête de vouloir que ça se passe autrement…

aussi simple que ça ? why not coconut ?

La souffrance naît quand je crois savoir que quelque chose qui arrive ou qui existe ne devrait pas arriver ou exister.

La souffrance c’est le mental qui se prend pour Dieu.

Lorsque le mental, plutôt que de travailler contre le monde tel qu’il est, présuppose que le réel a tort, je souffre.

La souffrance est alors un cadeau : c’est ce qui me permet de savoir que je me suis laissé happer dans la transe.

La transe la plus commune de toute, qui consiste à croire que je peux avoir raison face au monde.

Or, le monde a toujours raison.

Or, je fais partie du monde.

Refuser ce qui est déjà là, c’est refuser une partie de moi-même.

C’est me déchirer silencieusement

– SPIRITUALITÉ SAUVAGE via Transparence du coeur

qui donne reçoit

♥♥♥ – 14/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

ou à celle qui le donne…

car il se conjugue souvent au féminin l’amour qui se donne…

tenez, en ce sens, j’ai retrouvé ces mots de Donald Neal Walsh, qui en disent beaucoup, en fait qui disent tout…

être l’amour que l’on voudrait recevoir, l’incarner, et le laisser aller hors de soi… plutôt que de le chercher, que de le rechercher, que de le quémander… de quelqu’un d’autre, à l’extérieur de soi…

donner l’amour qu’on veut, celui qu’on a besoin… et l’amour nous revient au centuple…

car on croit généralement que l’on doit recevoir quelque chose avant de pouvoir le donner, le partager… oh que non nous dit-on… donnez et vous recevrez…

être l’amour que l’on voudrait recevoir nous permet de tomber – et de monter – directement en amour… dans l’amour…

et d’ailleurs cet amour est multiformes… l’amour est souvent là où on ne l’attend pas… l’amour arrive souvent quand on ne l’attend plus… on donne et l’amour nous frappe… sans qu’on l’attende, sans qu’on s’en rende compte même…

l’amour est un coquin… l’amour est surprenant… l’amour nous joue des tours…

l’amour est un état avant d’être une relation… l’amour est une position intérieure,. une disposition à partir de laquelle on observe le monde… et alors le monde devient amour…

car les gens de coeur vivent dans un monde aimant, comme les gens hostiles vivent dans un monde hostile… même monde… que le regard qui change…

l’amour change le monde, l’amour change la couleur du monde que l’on regarde…

peut-être que le monde est un grand complot ? un grand complot d’amour ?

peut-être…

à nous de choisir…

je, tu, il, île et ailes

♥♥♥ – 13/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: si je suis moi parce que tu es toi et que tu es toi parce que je suis moi, alors je ne suis pas moi et tu n’es pas toi… – Alan Watts

salut lecteur/trice…

comme je t’ai un peu négligé(e) depuis quelques jours, ce matin je te donne du fil à tordre, et à retordre… entre les dents… du soi dans terre, sans mots, ni beaux ni sots…

ainsi, ce matin, ni de moi ni de toi, que de soie… fine dentelle de mots doux… et un peu fous…

et ce Allan, quel éclair, quelle lumière… un vrai 100 Watts… car que ferait Allan sans Watts ? nul ne sait… ni lui, encore moins moi et toi, car ni nous sans vous… que quelques mots fous… pour moi, et vous…

si je suis moi parce que tu es toi …

premièrement, je ne suis même pas moi… du moins, pas moi-même… je ne suis plus moi-même…

ni moi-même, ni même moi, et encore moins moi parce que tu es toi car toi-même tu n’es même pas toi… alors donc encore moins toi-même… en tous cas pas tout à fait toi-même… ces temps-ci on dirait que plus personne n’est soi-même… tout le monde est différent… de lui et d’elle… différent(e) de ce qu’il et elle n’a jamais été anyway

ainsi, ni soi, ni autrui… notre nom est personne… même si nous pensons en être une… ni soi ni autruche, tout le monde la tête dans le propre sable de son petit carré qui tourne en rond sur cette boule qui tourne sur elle-même…

si je suis moi parce que tu es toi et que tu es toi parce que je suis moi

ainsi si je ne suis pas moi, parce que ni moi ni toi, toi tu n’es pas toi parce que tu n’es pas toi ni toi-même… ni moi moi car toi pas toi de toute façon… que tout… tourlou et atiguidou… car moi pas moi et toi pas plus toi que moi pas moi… et le contraire n’est pas plus vrai, et encore moins faux… et c’est selon…

et comme c’est toujours selon, ni vrai ni faux non plus… car jamais toujours…

si je suis moi parce que tu es toi et que tu es toi parce que je suis moi, alors je ne suis pas moi et tu n’es pas toi…

donc ni moi ni toi… ainsi ni nous ni vous… et pas plus d’eux ni d’elles non plus… et ni pneus ni ailes… car ni de la terre, ni des airs… rien dans les mains, rien dans les poches sous les yeux de la conscience…

non, nous ne sommes pas, et de plus, nous ne sommes pas d’ici ni de nulle part…

et ni figues ni raisins… ni mi, l’un et l’autre, et ni l’un ni l’autre…

nous ne sommes que présence, sans lieu d’appartenance, sans lieu de naissance car ni corps ni esprit, ni de corps ni d’esprit… car nous ne sommes même pas… même pas âme qui vive… et sauve qui peut… ou ne le peut pas… ni moi, ni toi, ni même nous, donc sûrement pas vous… encore moi lui et elle, encore moins d’eux et d’ailes…

aucun corps qui ne nous emprisonne, et personne qui ne nous possède, pas même nous-même… nous sommes libres de nous-même… libre de corps et free d’esprit…

je sais, gros ce matin à faire du sens de… à tenter d’extirper signification de ces simples mots d’esprit de bottine dignes de sol… sens que nous ne saisissons pas, pas vraiment, ni jamais…

car moi et toi, que du vent, que du néant, du fait néant…

car que moi qui se pense tout petit, que petit moi, séparé du tout et du nous, ici, maintenant, jadis et plus tard, à tourner dans l’univers, à spinner sur cette terre, tentant de tenter de saisir le moment qui fuit à chaque instant… dans le néant, qui n’a jamais été et qui ne sera jamais… rien d’autre qu’une pensée tournant sur elle-même… avec nous dedans… et pouf !

car même moi je ne suis pas moi-même, alors toi non plus tu n’es pas, ni moi, ni toi… sans foi, ni loi… humaine ou divine… et si nul n’est censé ignorer la loi, faut-il la diviner ? cela serait juste et bon…

ni île, ni ailes, qu’ici, nulle part où aller… ni se sauver… car rien à sauver, et nulle part où ne pas le faire…

tu ne comprends pas toi non plus tout ce charabia de ni moi ni toi sans foi ni loi ? tu ne comprends rien de ce tout inclus ?

c’est OK, rien à comprendre anyway… ainsi tu as tout compris…

ne sois que toi, et je ferai de même…

amor amor amor

♥♥♥ – 8/10/2020
l’amour au temps du Corona… semi reconfinement automnal… et vague la galère

salut lecteur/trice pas triste du tout ni du rien…

comme le chroniqueur a peu de temps pour écrire aujourd’hui car à l’automne, dans le petit comme le grand now, beaucoup à faire avant l’hiver, alors on en profite quand il fait beau… comme aujourd’hui…

alors simplement vous dire que je pense à vous et que je vous envoies de l’amour ce matin… en musique… en 7 langues… tout le tour de la terre… et du coeur…

musique et versa

♥♥♥ – 7/10/2020
l’amour au temps du Corona… semi reconfinement automnal… et vague la galère

à la mi-septembre, motivé par le concert live que nous avons enregistré à la fin août Guy, Charles Raoul et moi ici à Val-David (disponible ici: https://www.youtube.com/feed/my_videos, avec notre concert au Gésu en novembre 2018:), j’ai décidé de lancer une nouvelle campagne Ulule pour ramasser des fonds pour enregistrer en qualité studio les 14 hymnes de l’album intitulé Os Hinos do Vale da Vida, album dédié à la mémoire de mon ami JP Desjardins, décédé en juillet 2019 avec qui on avait commencé à travailler ensemble sur cet album…

à l’époque, les choses semblaient vouloir reprendre leur cours semi anormal… on était en basse vitesse de croisière mais ça semblait vouloir reprendre… ça semblait…

et voilà que début octobre, la seconde vague (or something générique qui peut être interprété à votre convenance selon vos croyances religio-comploto-politico-parano-épidémiogiques, ou pas) nous tombe dans la face avant qu’on vire au rouge ou en zone orange (lire à voix haute)…

après un flottement et quelques jours de réflexion mais un sentiment croissant et un penchant certain vers un arrêt stop, j’ai décidé de mettre un terme à cette campagne ce matin… contre-nature de solliciter des bidous en ce moment quand le monde est en contraction sociale et en semi-retraite… pas juste… le juste de justesse, pas justice…

alors changement de route mais on maintient le cap… car cet album va se réaliser…

quand on rencontre un obstacle, on dit qu’il faut travailler avec… alors on va travailler avec les événements actuels…

l’autre soir, en pratiquant les hymnes de cet album, j’ai eu la certitude que cet album va se faire faire car je les trouve beaux ces hymnes… je sais, pas objectif du tout le chroniqueur musicien… mais si mélodiquement charmants à mes doigts et à mes oreilles mes ptits hymnes de rien du grand manitou… et si plaisants à jouer avec des amis… comme en font foi les captations récentes… en tous cas, moi une grande motivation… partager, jouer ensemble…

alors plutôt que de ramasser des sous pour payer des frais de studio et de mixage, je vais apprendre à m’enregistrer moi-même et à mixer… à me mêler de mes affaires de son…

je vais bizouner cet album un hymne à la fois, plus lentement, plus artisanalement, plus expérimentalement… car on a le temps non ?

et pour faire la fête à JP, je compte planifier une grande fête de la musique le 4 juillet prochain autour de Val-David, ultimement au Théâtre du Marais à Val-Morin… à suivre… car en ce moment, la seule certitude est la totale incertitude…

je vais aussi offrir mes hymnes en FB Live, juste comme ça, pour la simple plaisir de jouer et de partager…

alors à ceux et celles qui m’ont encouragé malgré l’incertitude, un immense merci du fond de mon ptit coeur… car c’est là que votre soutien en ces temps incertains m’a touché… guili guili…

et on continue de se croiser ici… ou là… ou ailleurs…

mais toujours ici quand même car où ailleurs qu’ici ?

qu’ici qu’ici…

blancs que de mémoire

♥♥♥ – 6/10/2020
l’amour au temps du Corona… semi reconfinement automnal… et vague la galère

en hommage à Joyce Echaquan, son mari, ses enfants, ses ami(e)s et ses proches, sa communauté de Manawan, de même qu’à tous les peuples des Premières Nations d’Amérique et de la planète…

à nos gouvernants: pas de racisme systémique selon vos dires ?

mais pourtant l’évidence tue depuis longtemps… et elle vient de tuer encore… en direct, et cette fois, sous nos yeux… une mère de 7 enfants… qui ne demandait qu’un peu d’aide… et qui n’a reçu que jugements et insultes… mais pas de soins…

alors SVP un peu de courage et ne faisons que nommer ce qui est depuis si longtemps… ce qui a toujours été… pour qu’il y ait une chance que ça change un jour… pour ceux et celles qui ont subi ces injustices grossières, pour nos enfants, pour le coeur de l’humanité…

car nous, les blancs à la mémoire amputée, sélective, rosifiante, souffrons aussi de ces injustices… car on reçoit directement ce que l’on inflige à autrui…

paix et justice aux hommes et femmes de bonne volonté…

avoir raison d’avoir tort, et vice versa

♥♥♥ – 4/10/2020
l’amour au temps du Corona… semi reconfinement automnal… et vague la galère

hier j’ai posté cette citation qui a attiré pas mal d’attention:

sincèrement, je ne joue même plus un rôle actif dans ma vie désormais… les choses ne font qu’arriver et à chaque fois je me dis: Oh c’est ce qu’on fait maintenant ? OK d’abord…

plusieurs semblent s’être reconnu(e)s dans ces mots car vous avez été nombreux à liker, à adorer ou à sourire…


je trouve que c’est bon signe qu’on soit plusieurs à suivre le cours des choses sans trop sentir que nous décidions quoi que ce soit en ce moment… we go with the flow… et floush et floush la vie

certain(e)s y voient là une certaine docilité, d’autres une attitude Zen, c’est selon…

certain(e)s considèrent cela comme de la soumission, du moutonnisme, d’autres comme une simple réponse à ce que l’on sent qui doit être fait collectivement afin de protéger le plus grand nombre, notamment les plus vulnérables…

même si parfois, les directives sont contradictoires ou pas tout à fait claires… mais it’s a cazy world out there en ce moment… et personnellement, je ne voudrais être en charge du chaos actuel…

tout le monde est plus ou moins contrarié à divers degrés par ces mesures restrictives – relatives – de notre liberté… mais pas comme si on avait le choix, n’en déplaise à certain(e)s spectateurs/trices de cette pseudo téléréalité en temps réel, temps qui n’existerait même pas… du moins pas telle qu’elle se présente dans sa globalité…

on a tous et toutes et chacun(e) notre propre point de vue sur les choses de ce monde… et avec ce point de vue spécifique vient aussi des opinions… opinions qui ne sont au fond que des pensées futiles au sujet d’un monde qu’on ne saisit que partiellement, imparfaitement, avec tout plein plein de limites… see you later maybe pleine conscience…

hier, une connaissance à moi me disait que l’affirmation ci-haut était sujet à débat

bien sûr… tout est débattable… si on veut débattre…

ce à quoi je ne tiens plus du tout personnellement… car je considère en effet que tout le monde peut bien avoir partiellement raison dans sa ptite tête de pinotte, mais en même temps, il semble évident aussi que tout le monde a partiellement tort… car notre point de vue est limité, biaisé, optu… on ne voit que ce l’on peut voir, ce que l’on veut voir…

et pour avoir débattu en masse dans ma vie, et m’être pris au sérieux dans ce jeu futile des batailles d’idées, notamment au cours de mes études universitaires qui ont fait de moi un Ph. D. en ma ptite matière grise, j’ai réalisé l’infinie futilité des débats…

le débat d’idées est un sport extrême s’il en est un… que l’on voit se dérouler en silence bruyamment avec tant de stérilité et tout autant de passion et d’arrogance sur les réseaux asociaux ces jours-ci…

des gens qui se pitchent des arguments aux murs les un(e)s des autres, arguments fondés sur bases reposant sur du sable émouvant de sources obscures… et discutés entre Kéveunes qui ne saisissent à peu près rien de ce dont ils et elles parlent de

des masses d’épidémiologie 101 pour les nul(le)s qui s’échangent à tour de gros bras intellectuels mais bien chétifs au niveau de la logique et de la rigueur intellectuelle… émotions quand tu nous tiens… si tu pouvais nous retenir un peu plus…

il me semble qu’il se brasse publiquement plus de poutine sophiste à la grosse sauce brune bien épaisse que de virus bactériologiques ces temps-ci…

car on en sait si peu au fond et en surface, si on en sait même quelque chose du tout… car on ne sait rien du grand tout… alors la logique voudrait naturellement que l’on s’abstienne de commentaires… mais on dirait bien que ceux et celles qui en savent le moins sont ceux et celles qui se font aller les doigts le plus… et le plus fort… et souvent à coup de généralité grossières… reposant sur encore moins que de l’air chaud

si on pouvait tous et toutes se garder une ptite gêne… du moins, émettre nos opinions avec des pincettes, «entre guilllemets», avec un coussin de réserves… et de respect des idées différentes des nôtres…

et simplement utiliser davantage les termes peut-être, d’après moi, selon ce que je comprends, selon ma perception et compréhension limitée, etc… mais pour cela, ça prend beaucoup d’intelligence, la vraie, la humble… pas celle empruntée… qui shake dans ses culottes…

car derrière les multiples je respecte ton opinion mais réside souvent tant d’arrogance, de dénigrement, de disqualification… tellement de joyeux innocent(e)s tout aussi endormi(e)s les un(e)s que les autres, mais simplement différemment de leur ennemis philosophiques, incapables de saisir tout point de vue différent des leurs… et pourtant, même grand film dans lequel nous jouons, tous et toutes des rôles différents et uniques…

alors débattre ? non merci… je préfère le dalot aux abats, aux combats de mot et ébats intellectuels qui prennent place sur la palce pubique…

car chers frères et soeurs du monde entier et de tous les continents, en vérité je vous le dis : I don’t know fuck all… et je suspecte que vous non plus…

et pendant que certains s’évertuent à tenter de sauver la vie des autres, gardons-nous une grosse grosse gêne pleine d’humilité relative car la boule sur laquelle nous évoluons tourne dans le vide sidéral en allant God knows where et chacun(e) fait du mieux qu’il/elle peut avec ce qu’il/elle a dans les mains… et dans la tête, et dans le coeur…

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et en terminant, je joins en vrac quelques commentaires witty et pertinents de mon ami Jean-Michel Placais, copiés et volés sans permission et sans vergogne aucune de son mur FB… salut JM 😉

Just be kind. Everyone is struggling: covidiots, conspirationists, government officials, parents, the jobless, the entrepreneur, children, Donald, you & me. Just be kind. We can tear ourselves apart or face this with kindness, which has another name: humanity.

Comformity and revolt are the yin-yang manifestations born out of the same fear of the unknown.

Strangely, intelligent people amongst my friends all have diverging opinions and conclusions, but are relatable and open to discussion. The less intelligent people amongst my friend have one out of two opinions only (pro-Legault or anti-mask) and their intuition tells them so strongly that they are right, that it is not even open to discussion. Of course, intuition is sometimes just another word for cognitive bias. What I find most interesting is that the people who have an educated opinion on the topic are not converging in their conclusions. I would assume that they would tend to, because with a proper investigation, one should get closer and closer to the truth. And that truth would be the same for all. So either we are not getting the good info to base our reflections upon, either my friends are not as intelligent as I believe them to be, either we’re so far in the post-truth era that truth itself is starting to disappear.

Comme le dit si bien l’expert Karim Duval:
«Ce qui est bien dans le covidisme, c’est qu’il y a pas une seule Vérité. Chacun a la sienne. Donc quelque part, la vérité est nulle part, donc partout. (…) Les fourmis, les gnous, les sardines, arrivent à aller dans la même direction. Pas nous. Mais j’ai foi en l’homme, j’ai foi que, un jour, nous nous éléverons au niveau intellectuel des sardines.»