Archives pour la catégorie Les chroniques du Padrininho

cordes sensibles droit au coeur

♥♥♥ – 7/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

en haut, c’est moi… tout seul avec ma guitare sur ma roche… à recevoir de la musique en direct d’en haut… du moins à tenter de la diviner… la fleur à droite n’a pas l’air très contente… pas toujours facile pour son environnement immédiat le processus de création 😉 (j’ai trouvé cette image sur le web mais ne retrouve la source, grand merci à l’artiste)…

et ci-bas avec mes amis Charles, Guy et Raoul… les fleurs sont plus heureuses 😉

dimanche passé a été le plus beau jour de ma vie… ce jour-là que nous avons enregistré les 14 hymnes du futur album intitulé Os Hinos do Vale da Vida (Les hymnes de la vallée de la vie, ou de Val-David, c’est selon et les deux en même temps) dont vous voyez et entendez le premier extrait ici…

en effet, après seulement 3 pratiques au cours de l’été, Charles, Guy, Raoul et moi avons joué devant quelques ami(e)s et proches et Charles a capté notre performance en images et en sons dans notre petite église dans la forêt devenue pour l’occasion petite salle de spectacle intime… moment magique pour le ptit gars qui gratte habituellement seul sur sa roche… au grand dam des fleurs… mais les oiseaux apprécient…

j’avais commencé à travailler les hymnes de cet album il y a quelques années avec mon ami Jean-Patrice Desjardins avant que son cancer ne revienne frapper plus sérieusement et le ramène au créateur… c’est donc pour honorer sa mémoire que j’ai décidé d’entamer ce projet…

moi qui ne suis pas un musicien virtuose, ni très connaissant de la théorie musicale – disons que je suis suis un bon jobber travaillant et très déterminé – j’ai osé inviter quelques musiciens chevronnés pour m’accompagner…

j’avoue candidement que cela m’a demandé une bonne dose de courage car lorsqu’on joue avec des gens qui connaissent la musique, notre ignorance en la matière est évidente… mais mes comparses ont embarqué et nos rencontres ont été très riches et fructueuses… et ils savent que je leur en suis très reconnaissant… je me retiens de trop leur dire car je ne veux les tanner

Guy a mis toute ma musique sur des partitions – imaginez voir des sensations sonores floues, instinctives et imprécises devenir organisées entre 5 lignes et plein de signes que moi-même je ne comprends pas… pour un gars qui connait une vingtaine d’accords, impressionnant je vous le dis…

Charles, avec qui on avait enregistré l’album Les Hymnes du Pays d’en Haut (https://atisupino.bandcamp.com/album/les-hymnes-du-pays-den-haut) il y a quelques années, est un élément clé de mes projets musicaux… en plus d’être un multi instrumentiste polyvalent, il filme et joue avec le son… imaginez…

sans oublier mon ami Raoul avec qui je fais boum boum depuis quelques années, qui agrémente ma musique de rythmes réguliers qui structurent le tout… imaginez…

l’imagination… exactement ce qui est requis quand on veut créer… et ensuite oser…

sauf que parfois, la vie nous réserve des surprises qu’on ne pouvait même pas imaginer… en tous cas moi jamais je n’aurais pensé un jour avoir mon trio… j’aime penser que ces 3 amis sont mon trio… mais nous sommes surtout un quatuor…

si jouer de la musique est à la base une activité solitaire car comme on dit pratique pratique pratique, jouer en groupe est la cerise sur le sundae… et ce fut le cas en ce plus beau sunday de ma vie de cette fin août pandémique…

nous avons donc en banque une séries de 14 hymnes enregistrés son et image… encore pas tout à fait clair ce qui résultera de ce matériel… mais une chose est sûre c’est que j’aimerais récidiver… offrir des concerts, partager la musique de mon coeur… communier avec mes amis… à suivre…

alors en ce petit lundi de la fête du travail, c’est le coeur débordant de gratitude pour mes amis musiciens que je partage le premier de nos hymnes qui étaient un peu miens mais qui sont devenues beaucoup nôtres…

viva a musica !

retour au centre de la retraite

♥♥♥ – 5/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

traduction: au centre de ton être, la réponse est là… tu sais qui tu es et tu sais ce que tu veux… – Rumi

grosse fin de semaine de travail en vue que celle-ci nommée fête du travail

2 cérémonies tout en musique avec quelques ami(e)s…

dans la lignée du Santo Daime, on dit des cérémonies qu’elles sont un travail

car on travaille sur soi… c’est-à-dire qu’on prend le temps de plonger en soi, en compagnie des autres, de sentir, ressentir et observer, s’observer, et s’observer s’observer et etc… – je sais ça fait beaucoup d’observation, mais que ça à faire dans la vie, observer l’observateur/trice qui observa la vie… auto-observation qui se reflète sur elle-même…

tout d’abord observer, afin de pouvoir ensuite agir avec justesse… de plus en plus de justesse… et agir sur les éléments environnants, ceux que nous pouvons contrôler… en toute humilité, à petite échelle, sans trop d’attentes autres que celles de résonner juste dans nos actions, juste que dans nos actions… et quand on est musicien, cela signifie sonner juste aussi… résonner en musique… à l’unisson, en harmonie…

comme il y a beaucoup à faire avant l’arrivée des ami(e)s pour préparer la salle du travail de la fête du travail afin qu’on puisse s’observer, je vous laisse sur les mots de Josée Blanchette ce matin, une ami(e) qui écrit si bien les mouvements de l’âme et qui nous revient d’une retraite estivale justement avec ses chroniques du vendredi dans le Devoir… et ça c’est pas de la fake news

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/585358/therapie-dans-les-nuages?fbclid=IwAR3jXd5BwbBS7c8hgI2wXq0OWi89BdBDAFYTraIGrg-txgYI3EpA438Lcik#

allez bonne célébration de la vie… car au centre de la retraite, on en voit de toutes les couleurs…

photo via mon amie Alexandra prise sur FB – je présume que c’est d’elle mais pas certain…

délicate vie

– Henri Gougaud


♥♥♥ – 3/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

ces temps-ci, mon coeur est touché… tout mou, flottant dans la graisse de bine

j’ai jadis été rough and tough, du moins le prétendais… un ptit wannabe motherfucker qui se protégeait du mieux qu’il le pouvait… indépendant, un brin baveux, ptit smatt à cincennes, ti-jos connaissant, n’ayant besoin de personne… du moins le pensant…

mais grâce à certaines rencontres, rencontres de coeur, et avec le temps qui fait son oeuvre et révélant notre âme, pétrissant le corps, tissant des plis au coeur là où la fragilité de la vie peut s’y insérer, on finit par apprendre, à se laisser attendrir… à baisser les armes, et à laisser couler les larmes… d’amour… par amour… pour les autres, et pour soi…

parfois c’est l’amour en provenance des autres qui nous fait réaliser que nous sommes aimables… l’amour qu’on reçoit, et qu’on veut redonner, partager, multiplier, faire fructifier… à l’infini…

après lui avoir rentrer dedans à grand coups d’arrogance et d’audace baveuse, on finit par apprendre à se laisser frôler par la vie… se laisser chatouiller, toucher doucement…

et à dire oui, tout simplement… osant révéler notre immense et béate fragilité, notre délicatesse infinie…

si se construire une certaine armure sociale est nécessaire pour faire ses premiers pas dans les premières années de notre chemin sur terre, survient un moment en cette vie où l’on réalise que cette armure ne sert plus… que le chemin est ouvert et que le temps est mûr pour baisser les armes et ouvrir son coeur… et oser se laisser toucher… de bord en bord… sans résister, ni retenir… qu’ouvrir les vannes et laisser couler la vie, l’amour, la délicatesse…

alors pour vous emmener un peu avec moi là où je suis en ce matin tendre, fragile et délicat, deux hymnes célébrant la fragilité de la vie que nous partageons pour ce court moment…

quelques minutes de pure fragilité… pour l’éternité… jusqu’à l’infinité…

réponse sans question

♥♥♥ – 31/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction:
le coeur du mystère se cache dans l’eau boueuse…
comment puis-je percevoir ce mystère ?
l’eau devient claire grâce à l’immobilité…
comment puis-je devenir immobile ?
en coulant avec le flot
– Lao Tzu

beau koan que celui-ci…

le coeur du mystère se cache dans le koan…
qu’est-ce qu’un koan ?
une question sans réponse..
comment puis-je résoudre un koan ?
un koan ne se résoud pas mais la résolution se fait en épuisant le mental à chercher…
et plop !

la vie est paradoxe…

le mystère ne peut se trouver… mais se cherche…

et en même temps, on ne peut le trouver qu’en cherchant… en cherchant beaucoup, en cherchant trop… en cherchant tant que la quête finit par nous épuiser et que toute quête s’arrête…

et plop…

la vie ne se cherche pas, la vie est… où est-elle ?

tout simplement, et si complexe en même temps…

la réalité est multiples et simultanément, la réalité n’existe pas… que des réalités… changeantes, mouvantes, illusoires…

comme l’eau boueuse qui contient le mystère de toute vie…

alors que la vie implique un flot constant afin de mener à une immobilité…

simple right ?

à gauche aussi…

et plop !

sauver le monde, sauver son âme ou se sauver tout court


♥♥♥ – 28/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: la volonté de sauver l’humanité est presque toujours un faux prétexte qui cache un désir de vouloir la contrôler… – H. L. Mencken

ni vous ni moi ne voulons contrôler le monde car nous savons que nous ne pouvons le faire… tout au plus aimerions-nous pouvoir contrôler notre environnement immédiat… mais vous comme moi savons que nous ne pouvons absolument rien contrôler…

ni notre mental qui flye en tous sens sans cesse, ni nos impulsions émotives et instincts physiques qui poppent up de soi, ni la totalité des événements du monde qui se déroulent sans qu’on n’y puisse rien…

on ne peut ni même contrôler encore moins expliquer notre présence ici-bas sur terre en cette ère… nous sommes un mystère vivant dans le mystère…

comme si on s’était manifesté autant personnellement que socialement ici sans même savoir comment ni se souvenir pourquoi… alors on ne décidera sûrement pas quand on partira… ni ce qui arrivera de nous comme humanité…

bref on ne contrôle rien… même si certain(e)s aimeraient penser qu’ils/elles ont un certain pouvoir…

tout au plus peut-on contrôler l’input auquel on soumet notre regard, soit ce qui entre en nous via notre regard, nos oreilles et nos sens… et interpréter le data qui entre dans notre champs perceptuel selon notre bon pouvoir

et je n’ai pas écrit pas notre bon vouloir intentionnellement car on on ne fait pas ce que l’on veut en cette existence, on ne fait toujours que ce l’on peut, du mieux qu’on peut l’imaginer et le réaliser, avec les divers moyens à notre disposition…

dès que l’on porte notre regard sur quelque chose, ce quelque chose est créé en soi… dès que l’on ‘écoute une source de son – bruit, paroles, musique, ou chant des grillons et des oiseaux – cette source de vie entre en nous et stimule diverses émotions, sensations et pensées…

ce que l’on fait de ce qui entre en nous résulte de notre capacité à transformer, à processer la matière première et brute suite à son entrée en notre réalité…

pour ceux et celles qui aimeraient penser que l’on contrôle quoi que ce soit, si on peut contrôler quoi que ce soit, ce n’est qu’à ce niveau… et souvent cette capacité est déterminée par notre position sociale, nos conditionnements, nos attitudes, nos perceptions et nos habiletés cognitives…

alors on peut bien avoir l’ambition de sauver le monde ou de le contrôler, personnellement, je préfère abandonner tout contrôle…

comme St-François d’Assise que je découvre et qui devient une inspiration grandissante depuis quelque temps, je vise de moins en moins à sauver ou contrôler qui ou quoi que ce soit, et j’apprends à laisser la vie me dicter ce qui est le plus juste à faire autour de moi, afin d’apporter mon humble contribution à la petite échelle de laquelle nous tous et toutes nous gravissons les diverses marches de la vie…

alors sauver ou contrôler importe peu… car on ne sauvera pas l’humanité ni ne contrôlerons jamais rien d’autre que nos rêves et nos illusions… qui un jour éclaterons pour rejoindre une plus grande réalité…

rien à contrôler, rien à sauver, sinon que contribuer à notre humble et juste mesure…

__________________________
Prière de St-François

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix !
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.
Ainsi soit-il ! »

écouter son propre coeur


♥♥♥ – 27/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: n’écoute que ton propre coeur, c’est ton seul enseignant… – Osho

si vous fréquentez ces chroniques plus et/ou moins régulièrement, vous savez peut-être qu’Osho est mon maître spirituel…et ce depuis les années 1980, dès ma jeune vingtaine… c’est à ses côtés, en sa compagnie, ou devrais-je dire accompagné de sa présence en mon coeur, que j’ai tout appris des affaires du coeur… du moins de ce que j’en connais… car on a jamais fini d’apprendre avec les affaires du coeur…

ce n’est pas nécessairement les choses de la romance que j’ai appris accompagné de la présence d’Osho en mon coeur, quoi que… Osho nous a toujours recommander de suivre l’amour, d’utiliser les relations amoureuses pour connaître les chemins du coeur et de l’âme humaine… car le coeur c’est le coeur, et quand il s’en mêle, c’est le coeur qui mène le bal, le coeur enflamme tout sur son passage et dans ses parages… comme quand il s’emmêle, on finit par faire des sparages avec notre bagage jusque dans les nuages…

alors poster une citation de son maître qui affirme que le seul enseignant réside en son propre coeur est une étrange situation pour une ptite tête de disciple… mais un maître n’est pas nécessairement un enseignant… même si un(e) enseignant(e) peut avoir du coeur… tout le tour de la tête… et de l’âme…

comme l’impression que mon maître réside désormais en mon propre coeur… ce qu’il a dit lorsqu’il a quitté le bateau, qu’il vivrait désormais dans le coeur de ses disciples… nous sommes des dépositaires de son message, alors mieux de bien nous comporter 😉

même si je n’ai jamais vraiment saisi exactement ce qu’était Osho de son vivant – un grand mystère qu’un maître – pas plus que je ne le fais depuis qu’il a quitté son corps… mystère un jour, mystère toujours…

mais en gros, c’est toujours ce que j’ai compris du message d’Osho, soit d’écouter son propre coeur, ne rien prendre pour du cash de ce qu’il dit et qu’on doive faire nos propres expériences…

lui qui a discouru à profusion sur tant de sujets religieux et philosophiques, qui a parlé de tout et de rien car ses paroles servaient – disait-il – principalement à occuper notre mental pendant qu’il faisait sa vraie job sur notre âme et notre coeur… lui qui aussi fait de nombreuses jokes grivoises en prime… car Osho n’est pas un maître ordinaire… autant apprécié et adoré que détesté et craint… ce que devrait être un maître d’après moi…

Osho nous a toujours dit, du moins c’est ce qu’il me semble avoir compris, de faire confiance à son coeur, de se fier à lui car le coeur constitue le seul réel et fiable baromètre face à toute situation… notre boussole, notre radar…

comme notre détecteur de bullshit… car dès qu’on rencontre quelqu’un qui ne feel pas right, ou sincère ou vrai du moins, straight dans le coeur qu’on le sent et qu’on le ressent…

dès qu’on se retrouve dans une situation corsée dans laquelle on ne sait pas quoi faire, à lui qu’il faut demander conseil…

si on est branché sur son coeur, si on l’écoute, le ressent, le suit et se laisse guider par cet espace en soi qui est davantage une vague énergie que strictement la pompe à sang, notre réponse sera toujours juste… juste comme dans justesse et non justice… juste pour soi en ce moment précis et non nécessairement justiciable de l’extérieur…

car l’expression être dans son coeur – utilisée à toutes les sauces et galvaudée à droite comme à gauche – signifie tant de choses différentes pour différentes personnes…

parfois, le fait de suivre son coeur peut même sembler égoïste aux yeux et coeur d’autrui…

et même si on réussit à suivre son coeur, du moins la plupart du temps, le coeur doit aussi négocier avec notre tête car cette dernière ne donnera jamais sa langue au chat ni ne mettra fin au chat… dans le sens de clavardage interne sans fin, et sans cesse busy busy… même quand on dort…

la tête parle, juge, soupèse tandis que le coeur qui sent est le juge final et ultime… parfois il est en accord avec la tête, parfois moins, et d’autres fois pas du tout…

mais selon ce que j’ai compris, lui qui doit primer… comme dans primordial…

car primordial le coeur…

semis de bons mots

♥♥♥ – 26/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: avant de parler, pensez-y: est-ce vrai ? est-ce aidant ? est-ce inspirant ? est-ce nécessaire ? est-ce bienveillant ?

évidemment qu’on ne peut traduire le THINK de la formule ci-haut qui constitue le coeur du jeu de mots ci-dessus…

et on devrait étirer cette suggestion à écrire et non seulement parler car la plupart des échanges verbaux se font par écrit ces temps-ci… et par mots écrits qui relèvent parfois du cri… cris écrits… paroles pensées, dites, écrites, énoncées… paroles et cris…

mais les questions posées demeurent justes, et un des grands défis de ma vie personnelle… comme de celle de plusieurs d’entre vous j’imagine…

car on a souvent la mauvaise habitude de parler négativement des autres ou des choses du monde… on a souvent la parole blâmante non ? et le blâme facile…

en ce sens on revient aux Pierre et Paul d’hier: ce que dit Pierre de Paul en dit davantage au sujet de Pierre que de Paul

car en effet, comment on parle du monde en dit davantage au sujet de nous-même qu’à-propos de ce que l’on parle de

même ce que l’on choisit de parler de parle de nous-même plus que de la façon qu’on en parle…

ce sur quoi on choisit de porter notre regard détermine en partie notre monde, car nous qui le créons – en partie du moins – ce dit monde…

si on ne cherche que les faits qui soutiennent notre version du monde comme on le conçoit, on risque de les trouver et de consolider encore davantage cette version du monde… mais qu’une version du monde… multi-mondes…

mais peu importe ce que l’on dit ou pense du monde, comment on en parle nous révèle nous-même à nous-même… et au monde…

quand je parle du monde, et le décrit, peu importe ce que je dis: est-ce vrai ? est-ce aidant ? est-ce inspirant ? est-ce nécessaire ? est-ce bienveillant ?

pour ce qui est de la vérité de nos propos, ces temps-ci bien difficile de savoir en toute certitude… car les sources sont nombreuses, variées et souvent contradictoires… et qui sait quoi que ce soit avec certitude ? comme l’impression que nous devons apprendre à vivre dans un monde divisé… au moins en deux, sinon en beaucoup plus… respect des différences et acceptation d’une diversité… et cultiver le doute…

quand je parle, est-ce aidant et inspirant ? poser la question n’y répond pas automatiquement… alors introspection et questionnement requis…

plus difficile de déterminer s’il est nécessaire de dire ce que l’on dit… car la plupart des choses qu’on dit généralement ne sont pas essentiels ni même absolument nécessaires… d’ailleurs, le silence serait souvent davantage de mise que les paroles dans bine des cas…

mais on a une bouche qui parle et on doit bien s’en servir pour communiquer, particulièrement quand on vit et interagit avec des gens… toute est dans le dosage, et la qualité comme le suggère ce meme

toutefois, parfois, même des paroles qui semblent dures ont comme objectif le bien du plus grand nombre… car parfois faut ce qu’il faut…

ces temps-ci toutefois, plusieurs des mots publiés publiquement sont durs et déchirants… parfois difficile de soutenir toute cette friction sociale… si on décrit parfois ces échanges de mots comme un sport de contact, ceux-ci relèvent davantage de la boxe que du ping-pong…

parfois utile de se tourner la langue plusieurs fois dans sa bouche avant de taper nos mots de nos doigts sur notre clavier… et sur les autres…

quant au dernier point, la bienveillance, elle me semble représenter le point crucial de cette affirmation… est-ce que mes paroles sous-tendent le bien du plus grand nombre… est-ce que mes paroles vont dans le meilleur pour le monde ?

me semble que ça devrait, du moins la plupart du temps… et de plus en plus…

mais à chacun chacune de voir pour soi-même…

let’s THINK about it

et semons de bonnes paroles, soyons généreux de nos bons mots, car il sont bene dictions…

Pierre, gens, Paul

♥♥♥ – 25/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

sans parler de Pierrette et de Paulette…

en fait, tout ce que l’on dit sur les autres, des autres, ce que l’on dit à-propos d’eux et elles en dit toujours plus sur nous que sur eux et elles…

comme on disait ici hier justement, tout ce qui nous fait réagir chez les autres nous concerne davantage nous-mêmes qu’eux/elles…

en fait comme le disait Ramana, les autres n’existent pas alors que soi, toujours que soi…

Betty disait quant à elle : on ne rêve que de soi…

différentes formules, même réalité de soi-même qu’est le monde…

si certaines personnes nous font fortement réagir, à nous de regarder ce qui monte et comment nous répondrons…

évidemment, nous ne sommes pas obligé(e)s de nous placer dans des situations qui nous font réagir constamment… on peut choisir son environnement immédiat…

mais parfois ça arrive de se retrouver dans des climats qui nous heurtent et nous dérangent… ce monde est tellement diversifié qu’il est inévitable de rencontrer de la différence, de la négativité, si ce n’est de l’opposition…

mais on peut aussi tenter – autant que possible mais avec des limites évidentes – de créer son monde comme on le conçoit et l’imagine, comme on le désire et le voudrait se voir déployer… autant que possible…

mais clairement, pas automatique que le monde sera comme on le veut simplement parce qu’on le veut ainsi… ce monde out there nous fera réagir, nous brassera, nous bouleversera même parfois…

car nous sommes des bibittes sociales – à divers degrés – et nos rencontres avec les autres peuvent servir à nous déranger ou à nous permettre de nous définir… et nous redéfinir… car ainsi que semble fonctionner la vie… elle place parfois des gens sur notre route pour nous aider à grandir… ou à mettre nos limites… ou à ouvrir son coeur encore plus grand… et à repousser nos limites d’impatience et de tolérance…

car rien comme quelqu’un qui nous tombe sur les nerfs pour nous permettre d’acquérir patience et empathie, tout en maintenant nos positions fondamentales…

et si certaines personnes sont sur notre route et nous dérangent, ce qui nous permet de développer notre patience et notre tolérance envers les autres – qui n’est probablement que notre patience et tolérance envers nous-même de toute façon – d’autres s’y retrouvent plus positivement pour nous aider à ouvrir notre coeur et à dire oui à l’amour…

bonne journée Pierres, Pierrettes, Pauls, et Paulettes de par le monde

punching med

♥♥♥ – 24/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: méditez, parce qu’il est criminel de frapper les gens au visage

je l’aime celle-là, que mon amie Marika m’a envoyée… épicée comme je les aime…

car tant de personnes dans ce monde qui peuvent nous faire réagir… surtout ces temps-ci… pandémie de négativité… contaminante…

nous qui vivons dans un monde clivé, un monde d’opinions exprimées à tous bouts d’écrans sans toujours être accompagnées de réflexion posée ou de faits concrets… beaucoup de gros n’importe quoi…

un monde superficiel, une monde de liberté d’expression pitchée et garrochée à tous vents… sans toujours la responsabilité ni la réflexion qui devraient toujours l’accompagner…

un peu pour ça que j’ai décidé de prendre une pause de FB… tanné de voir r’voler les jugements de tous et chacun… pollution visuelle et intellectuelle…

envie de me ré approprier mon propre regard sur moi-même, sans interférence… envie de contempler la nature, la faune, le calme…

même si évidemment toujours que nos propres réactions que l’on voit, sent et ressent à la vue des mots des autres, ces mots déclencheurs qui nous font bondir hors de notre poste d’observation interne… là où réside notre âme… où elle devrait résider du moins…

car on peut bien vouloir changer le monde entier, haïr Trump tant qu’on veut, trouver que le monde a pas de bon sens et qu’il s’en va nulle part, que certains sont entrain de nous comploter la patente, pas grand chose qu’on peut faire en ce sens… autre que tout d’abord prendre acte du monde tel qu’il est et regarder ce que ça fait monter en soi… car toujours un bouton qui déclenche du stock à l’interne le monde extérieur…

comme disait Osho, grosse différence entre réaction et réponse, entre réagir et répondre… la réaction est la première impulsion qui monte à la vue ou à l’écoute de quelque chose d’extérieur qui nous dérange, alors que la réponse est ce que l’on fera de cette réaction initiale…

et si quelqu’un nous inspire l’impulsivité d’un bon gros punch in the face, certain que c’est quelque chose à regarder en soi tout d’abord…

et en même temps, personne n’est obligé de se confronter à du stock à puncher sans arrêt… on peut choisir notre environnement… on peut choisir de s’entourer de beauté, de paix, et de calme… pas obligé d’avoir la face à Trump et ses grossièrretés verbales dans son champs de vision…

parfois on se retrouve coincés dans des situations confrontantes sans qu’on puisse s’en sortir, et parfois on peut changer les choses…

mais aucun coup de poing, même s’il fait du bien sur le coup justement, ne réglera jamais aucune situation… mais si certain(e)s auraient besoin d’un bon coup de pied au cul once in a while

alors il nous reste toujours la méditation… et viser la neutralité, l’équanimité, l’observation… pas nécessairement une fin en soi, mais un chemin à parcourir…

et comme on dit, chacun(e)s ses combats… car de toute façon, ce qui a le plus d’un punch dans la vie sont nos croyances, nos jugements et nos préjugés réactifs…
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texte tiré su site web des Stoïcs…

Les gens vont vous faire suer en cette vie. C’est une évidence. Vous serez coupé(e) sur l’autoroute. On vous parlera brutalement. Vous serez époustouflé(e). Quelqu’un laissera tomber la balle. Le bébé hurlant de quelqu’un vous empêchera de dormir toute la nuit dans un avion.

Mais avant de vous fâcher, vous devez vous arrêter. Parce qu’il y a peut-être quelque chose que vous ne savez pas tout à fait sur la situation. Pensez à Brandon Matthews, qui était sur le point d’entrer en contact sur un putt qui aurait pu lui assurer une place dans le championnat PGA Open, lorsqu’un spectateur a crié. Matthews leva les mains avec incrédulité. L’interruption lui a coûté le tournoi.

Il s’avère que l’homme d’âge moyen qui avait crié était atteint du syndrome de Down. En fait, il était tellement fan de Matthews qu’il ne pouvait pas contenir son excitation pour lui. « J’étais frustré au début », a déclaré Matthews après, « parce que je ne comprenais pas toutes les circonstances derrière cela. Mais une fois que je l’ai fait, c’était une situation assez facile à gérer pour moi. » Il s’est dirigé vers ce fan et lui a donné sa balle de golf et un câlin.

«Tant que vous ne connaissez pas leurs raisons», a dit un jour Épictète, «comment savoir s’ils ont mal agi?» Ce crétin qui vous a coupé la route sur l’autoroute. Et s’il se rend à l’hôpital en vitesse? Ce bébé qui pleure pourrait être malade ou avoir deux parents aussi épuisés que vous. La personne qui a parlé grossièrement est peut-être mourante, elle a peut-être le cœur brisé.

Les stoïciens nous rappellent d’être empathiques. Presque personne ne fait de mal exprès, a déclaré Socrate. Peut-être qu’ils ne savent pas mieux. Peut-être, comme l’a dit Marcus, qu’ils ne connaissent pas la différence entre le bien et le mal. C’est pourquoi nous devons nous arrêter avant de nous mettre en colère. Nous devons réfléchir à leurs raisons, à ce qui se passe avec eux.

Il est normal que vous ayez du mal à contrôler vos jugements instantanés et vos réactions émotionnelles. Le mot utilisé par Epictète était phantasiai, qui apparaît plus de deux cents fois dans ses Discours. Mais ce qui compte, c’est ce que vous faites après que cela s’estompe – ce que nous faisons ensuite. C’est ce que Brandon Matthews a fait – il s’est arrêté, il a réfléchi à la situation, puis il est allé faire quelque chose de touchant et de gentil.

Et à ce moment-là, il était aussi grand athlète que jamais, réalisant un exploit bien plus impressionnant que de couler ce putt. C’est pourquoi les officiels du tournoi de l’Arnold Palmer Invitational ont offert à Matthews une place dans le peloton de 120 joueurs – son premier événement du PGA Tour.

regratitude


♥♥♥ – 23/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

parfois dans la vie, certaines portes s’ouvrent subitement… de façon surprenante, innatendue…

que ce soit par amour, par intérêt professionnel ou artistique, la vie nous bouscule parfois et nous incite à bouger vite et fort… faisant peur à notre tête et à toute logique restante… mais parfois c’est le coeur qu’il faut suivre…

d’autre part, on dit aussi que dans la vie, il est bien inutile d’avoir des regrets… que ce soit d’avoir trop essayé, ou pas assez… mais parfois la vie se passe ailleurs, la vie décide pour nous de nous faire des offres, qu’on peut accepter ou refuser… ou pas…

j’ai déjà lu le témoignage d’une personne qui célébrait ses 100 ans et qui disait que si elle avait su, elle aurait risquer davantage dans sa vie… qu’elle aurait utilisé sa vaisselle de Noël plus souvent, qu’elle aurait porté ses plus belles robes juste pour les petites occasions… et autres grandes vérités du genre…

ces temps-ci, avec l’incertitude ambiante, autant covodienne qu’environnemenale, il me semble que les temps sont mûrs pour bouger vite et fort… en suivant son coeur… d’aller pour ses passions, de suivre ses envies profondes, de réaliser ses rêves car le temps n’est plus ce qu’il était… ce temps qui se conjugue moins au futur conditionnel qu’au présent actuel… alors que le passé est passé date et ne reviendra pas… et de toute façon toujours plus qu’imparfait le passé…

regretter d’avoir osé ou pas, faux débat il me semble… mais il me semble aussi que si on suit son coeur, on ne peut regretter quoi que ce soit… et même si il semble qu’on a fait une erreur, on dit qu’on en aura toujours appris quelque chose…

en regardant ma vie passée, celle-ci du moins car les autres ne sont que vagues souvenirs, impossible de regretter en effet… car quelle vie pleine d’inattendu, de surprises, de folles aventures qui demeurent encore de beaux souvenirs de vie…

les aventures les plus folles sont celles qui auront été les plus riches… comme l’impression que sur le lit de notre mort de corps, ce sont celles-là qui nous divertiront le plus, nous procurant bonheur et fierté d’avoir suivi son coeur…

comme l’impression aussi que ce n’est que la tête qui peut regretter, que le coeur ne peut connaître le regret… comme si le coeur ne peut vivre que dans le présent, dans l’intensité du temps qui ne passe jamais vraiment… infinité éternelle autant qu’actuelle…

alors que la tête, la tête…

alors le secret de la vie serait-il par hasard de troquer le verbe regretter pour la gratitude…

gratitude d’avoir suivi ses élans, peu importe où ils nous ont mené…

gratitude d’avoir risquer, d’avoir suivi son coeur au détriment de sa tête…

gratitude d’avoir vécu sa vie dans sa totalité, avec un brin de folie…

alors bye bye regrets et welcome gratitude…

encore et encore…

gratitude et regratitude à l’infini…