Archives pour la catégorie Les chroniques du Padrininho

croyances illimitées et full respect

♥♥♥ – 21/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: il est tout à fait acceptable que tu crois en ce que tu crois… cependant, il n’est pas acceptable que tu insistes pour que les autres croient aussi en ce que tu crois

tant de gens ces temps-ci qui veulent imposer leurs croyances aux autres… la vraie pandémie pour certains, une deuxième pandémie pour d’autres…

tant de mépris de la part de certain(e)s envers ceux/celles qui ne pensent pas comme eux /elles, qui ne partagent leur vision du monde… peut-être qu’au fond, ils/elles ne sont pas si certains de leurs arguments après tout ? car on dit que le/la sage reste silencieux…

tant de dialogues – non pas des dialogues, que des échanges ping pong de mots sans réelle possibilité d’écoute ni de fléchissement de la pensée car tant de gens si certains(e)s de leurs croyances… car il faut fléchir pour pouvoir réfléchir…

de plus avec tous ces algorythmes qui nous confortent dans nos croyances en nous gavant de liens qui vont mathématiquement dans le sens de ce que l’on a déjà consulté auparavant que cela contribue à renforcer encore davantage les fondations de nos croyances… notre passé détermine notre avenir… notre monde finit par rétrécir à ce que l’on a déjà consulté… à moins que l’on découvre ce processus, que l’on comprenne la construction de la pensée…

mais pour ça, il faut prendre le temps et se remettre en question… il faut que le sujet redevienne l’objet de l’examen… que le je devienne le ça… que la machine à penser réfléchisse sur elle-même… mais pas donné à tous ni toutes… on devrait apprendre cela à l’école…

mais souvent, on préfère regarder à l’extérieur de soi et imposer nos présupposés sur l’extérieur à partir de notre monde intérieur… sans trop fouiller, sans trop se questionner…

si on pouvait seulement considérer nos propres croyances pour ce qu’elles sont, de simples croyances… acquises par notre éducation et par la culture et construites par notre mental… soit en accord, soit en réaction aux idées reçues…

d’autre part, il y a ce que l’on veut dire, et comment on le dit… et souvent en cette matière, la qualité de notre réflexion est inversement proportionnelle à notre manière de la partager…

pas simple la communication sociale tel que le démontre Bernard Werber…


en guise de conclusion, des paroles d’un sage :

Parfois, nous parlons maladroitement et créons des malaises chez les autres.
Ensuite, nous disons: «Je disais simplement la vérité.»
C’est peut-être la vérité, mais si notre façon de parler cause des souffrances inutiles, ce n’est pas une parole juste.
La vérité doit être présentée d’une manière que les autres peuvent accepter.
Les mots qui endommagent ou détruisent ne sont pas une parole juste.
Avant de parler, comprenez la personne à qui vous parlez.
Considérez chaque mot attentivement avant de dire quoi que ce soit afin que votre parole soit «juste» à la fois dans sa forme et dans son contenu.

~ Thich Nhat Hanh, The Heart of the Buddha’s Teaching: Transforming Suffering into Peace, Joy, and Liberation

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citation originale en anglais

« Sometimes we speak clumsily and create internal knots in others.
Then we say, “I was just telling the truth.”
It may be the truth, but if our way of speaking causes unnecessary suffering, it is not Right Speech.
The truth must be presented in ways that others can accept.
Words that damage or destroy are not «Right Speech».
Before you speak, understand the person you are speaking to.
Consider each word carefully before you say anything so that your speech is “Right” in both form and content. »

~ Thich Nhat Hanh, The Heart of the Buddha’s Teaching: Transforming Suffering into Peace, Joy, and Liberation

en arrière, en avant, en haut et en dedans…

Source: RememberingNativeAmericans.org

♥♥♥ – 19/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: quand je regarde derrière, je déborde de gratitude… quand je regarde devant, je suis inspiré(e) par une vision… quand je regarde vers les cieux, je suis empli(e) de force et quand je regarde en moi, je découvre la paix

en ces temps trouble, une prière ce matin… inspirée par les peuples autochtones de l’Amérique…

quand je regarde derrière, je déborde de gratitude…

gratitude pour nos ancêtres, pour nos prédécesseurs… reconnaissant pour tous ceux et celles qui ont ouvert le chemin pour moi, pour toi, pour vous, pour nous…

car afin que nous puissions jouir de ce confort, de ce luxe dans lequel nous vivons, de nombreux efforts ont été faits, de nombreuses vies ont été sacrifiées…

malgré ces temps plus instables actuellement, nous avons chaud, nous avons à manger et à boire… de même qu’un toit au-dessus de nos têtes, et des vêtements pour couvrir notre corps…

ce corps qui nous véhicule, qui se regénère, malgré certains abus de notre part parfois… ce corps qui nous permet de bouger, de se mouvoir… ce corps qui retournera à la source éventuellement…pendant qu’il nous soutient, apprécions-le…

quand je regarde devant, je suis inspiré par une vision…

ces temps-ci, un peu plus difficile de voir devant qu’à l’habitude… mais même cela peut être inspirant car nous sommes forcés de pré voir, de préparer le terrain pour ceux et celles qui suivent… pour les 7 prochaines générations… au moins…

trop longtemps nous avons vécu sans respecter notre mère terre, la nature qui nous nourrit, l’environnement même dans lequel on vit… nous avons vécu au-dessus de ses moyens, à cette précieuse terre…

important alors de regarder devant pour voir où nous voulons aller collectivement, voir comment nous pourrons réparer nos abus et erreurs du passé, combler ce flagrant manque de respect envers la source même de notre vie… même si pas certain qu’il ne soit pas trop tard… on doit tout de même garder espoir et marcher notre parole… chacun chacune à notre mesure, à notre petite et grande échelle…

quand je regarde vers les cieux, je suis empli de force…

en ces temps de doute, en plus de l’espoir, essentiel de garder la foi aussi… foi en une force supérieure, foi dans le grand esprit… esprit saint, saint d’esprit…

puiser en cette force suprême, en cette intelligence divine… même si nous ne sommes certains de rien, même si on doute de tout… doutons de ce doute…

même si la vie ici-bas nous brasse de tous bords tous côtés ces temps-ci, pas d’autre choix que de garder la tête haute et les oreilles ouvertes afin d’entendre la musique céleste, le message des cieux… hymnes du Pays d’en Haut… aho en haut !

et quand je regarde en moi, je découvre la paix

car ultimement en soi que réside la paix fondamentale… au delà du mental justement… car si pas en soi, où ? si pas ici, nulle part ailleurs car nulle parti ailleurs qu’ici… tous les ailleurs résident ici, en soi… paix en soi, paix partout… malgré la guerre…

et si pas maintenant, quand ? car pas d’autre moment… môman môman, tes enfants passent par de bien drôle de moments…

on porte le monde extérieur en soi, alors pour trouver la paix en ce monde, fermons les yeux et regardons, fermons les oreilles et écoutons, mettons tous nos sens au service de la paix… pais de coeur et paix d’esprit…

car la paix consiste souvent à marcher dans le déséquilibre, à danser sur le fil de la vie qui swing et rock n roll… cha cha cha la vie… et tangue le tango…

un fil toujours mouvant la vie, toujours instable et la paix ne peut être que vivante et mouvante, émouvante… paix qui fuit l’immobilisme…

la paix est un processus en constante évolution, en mouvement perpétuel, en déséquilibre équilibré malgré tout… car la vie vit en nous…

la vie, comme la paix, n’arrête jamais… elle se cherche et elle se trouve, se perd et se reperd alors que le seul repaire est en soi…

car toujours la paix avance, continue, se fraie un chemin et fonce dans le vide de la vie à venir… pas toujours comme on la voudrait la vie, pas toujours reposante ni confortable mais toujours en mouvement…

émotion signifie énergie (é) en mouvement (motion)… et oui, la vie bouge, la vie est fluide, la vie fait floush floush en nous… émotions, pensées, sensations, et interactions sociales… parfois coulantes, parfois choquantes…

la vie est mouvement perpétuel et la paix consiste à bouger avec l’énergie qui est vie…

alors en arrière, en avant, en haut et en dedans…

partout autour, partout en nous… en bas comme en haut ! hi ha !

ni noir ni blanc et vérités multiples, ou pas

♥♥♥ – 18/11/2020 (2)
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

resalut lecteur/trice…

comme je le fais parfois, un 2 pour 1 aujourd’hui en ce petit mercredi gris glace… encore une fois majoritairement avec les mots d’autrui…

j’ai lu plusieurs fois ce texte d’Arnaud Riou tiré de sa page FB et il me semble très résumer la situation actuelle… alors je le poste ici… vraiment éclairant… enjoy !

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Les révélations de ce documentaire qui enflamme la toile…

Vous y croyez, vous ?

Mon frère, Patrick, a été Directeur central de la police judiciaire. Il m’avait raconté qu’à l’époque, aux 36 Quai des Orfèvres, il supervisait l’enquête d’un crime odieux comme il en existe tant. 

Une femme avait été sauvagement assassinée. Après des mois d’enquête, ses inspecteurs avaient pisté l’ancien compagnon de la victime. Les preuves étaient accablantes et tout coïncidait pour que l’homme arrêté soit le coupable. Au bout de longs interrogatoires, l’ex petit ami finit par coucher ses aveux en donnant beaucoup de détails et plaida la légitime défense. La femme l’avait agressé le premier. 

Mais alors que Patrick se préparait à déposer ses conclusions auprès du Procureur de la République, un autre homme qui avait connu la victime se présenta spontanément à la police pour revendiquer le crime. Il avait indiqué l’endroit où le meurtre avait eu lieu et celui où l’arme était enterrée. Des détails que seul le meurtrier pouvait connaître. Où en êtes-vous de cette enquête avait demandé le procureur ? Nous avions un suspect, désormais nous en avons deux. Reste à savoir lequel des deux ment. Après un temps, le Procureur conclu : Vous écartez une hypothèse : c’est qu’ils mentent tous les deux et que le coupable court toujours.

Cette anecdote m’avait marqué. Nous avons tendance dans notre société où tout est duel à séparer brutalement, ce qui est vrai, de ce qui est faux, ce qui est réussi, ce qui est raté, ce qui est sacré de ce qui est sacrilège, ce qui est dangereux de ce qui est sécuritaire. Qui a raison, qui a tort ? La victime cherche son coupable, la vérité cherche son menteur. Les menteurs croient souvent en leur vérité.

La voie de la non dualité chère au Bouddhisme tibétain nous enseigne combien le monde n’est pas séparé mais s’établit comme les deux faces d’une même pièce. Le yin prend sa source dans le yang et le yang dans le yin. C’est l’essence même de la vie. Le sacré réveille le sacrilège et le sacrilège inspire le sacré. L’un n’existe que par rapport à l’autre. Le déploiement de forces de sécurité peut justement créer un sentiment d’insécurité. Et on peut fragiliser sa santé en croyant se protéger. C’est en assumant nos mensonges que nous devenons vrai. C’est en s’arc boutant derrière notre vérité que nous devenons faux. 

La vérité ? Suivez ceux qui la cherchent mais fuyez ceux qui disent l’avoir trouvé. Car dès qu’elle sort du terreau de ses doutes, la vérité se rigidifie et devient un dogme, une dictature.

Car ce qui est vrai pour l’un ne l’est pas pour l’autre. Ce qui est logique, évident, raisonnable, respectueux, normal, cohérent, évident pour l’un apparait comme délirant, dangereux, offensif, irresponsable pour l’autre. Pourtant, chacun se croit aligné dans sa vérité.

Actuellement, les chercheurs dans les laboratoires se dépassent pour inventer de nouvelles molécules et inventer un vaccin. Ils sont à leur place. Ils sont cohérents. Les patrons de ces firmes imaginent tous les moyens pour augmenter leur chiffre d’affaire et leur marge. C’est leur vocation. Les actionnaires espèrent recevoir des dividendes alléchants, c’est leur intention. Les opposants à la vaccination s’y opposent. Chacun ne fait que suivre sa propre nature, sa carte du monde, ses opinions, ses certitudes, sa cohérence qu’il tente, tant bien que mal de conjuguer avec celle du monde dans lequel il vit.

Les chasseurs, convaincus de leur utilité dans la régulation des espèces justifient leur sortie pendant le confinement. Les défenseurs des animaux trouvent cela cruel et injuste. C’est la nature de chacun.

J’ai visionné les 2h40 du documentaire All dupe qui enflamme la toile aujourd’hui et alimente l’ire de ses détracteurs et la fougue de ses défenseurs. J’y vois par endroit une tendance à la mise en scène, à accentuer le drame qui est dénoncé, à transformer certains propos pour servir une vision, à nourrir la peur. J’y vois aussi des témoignages pertinents, des révélations essentielles à un contrepoint. J’y vois de nombreuses hypothèses qui seront crédibles pour les uns et loufoques pour les autres, qui méritent en tous cas de se demander : Et si c’était vrai ? Puis de s’interroger Et si c’était faux ?

Qu’autant de politiques fassent pression pour dénoncer ce film ou pour l’interdire, que les plates-formes le censurent et que des militants le défendent bec et ongle ne fait que renforcer la dualité sur ce film, sur cette épidémie, sur notre cohérence et éloigne tous ces Charlie d’hier les uns et les autres d’une vision commune qui devient de plus en plus difficile à percevoir.

Chacun regarde la vérité à partir des lunettes déformées de son histoire, de ses perceptions et de ses émotions, de ses intérêts, et de ce qu’il croit être l’intérêt des autres. Car c’est souvent pour défendre l’autre autant que se protéger soi que chacun durcit sa position. Chacun défend sa vision, ses opinions, sa carte du monde tel qu’il le voit et tel qu’il aimerait le vivre. Mais la carte n’est pas le territoire.

Celui qui croit en les médecines alternatives cherchera toutes les preuves pour renforcer sa position et aligner sa cohérence. Celui qui veut les dénoncer trouvera toujours des arguments pour le faire.

Pour qu’il y ait une manipulation, il faut qu’il y ait un manipulateur et une personne qui veuille bien être manipulé. A partir du moment où l’un est totalement investi dans sa vérité sans chercher à convaincre qui que ce soit, le débat peut enfin être constructif et riche en échange. Quelqu’un qui est dans sa vérité est serein. Il est calme et détendu. Il a apaisé ses propres contradictions. Il peut prendre le risque d’être vrai.

Les chamans nous apprennent que le monde extérieur est une fractale de notre monde intérieur. Pour que nous puissions entrer en conflit avec l’autre, il faut déjà que nous soyons en conflit avec deux parties de nous-même. Lorsqu’un auteur, un homme politique ou notre voisin nous agace, nous irrite ou nous met en colère, c’est qu’il rentre en résonnance soit avec une partie de soi que l’on réprime, soit parce qu’il nous ressemble, soit parce qu’il nous rappelle quelqu’un. Cette trilogie est la base de ce qu’on appelle la projection. Plutôt que de vouloir que l’autre pense différemment, plutôt que de chercher à changer l’autre (ce qui est généralement peine perdue) il est plus noble de se transformer soi-même jusqu’à pouvoir être pleinement en paix. Ce n’est pas une invitation à tout accepter, mais une invitation à regarder en nous ce qui est contrarié par ce que l’autre nous renvoie en miroir.

Alors ? La vérité n’existe pas ?

Aujourd’hui, des experts condamnent l’hydroxychloroquine, d’autres la recommandent. Certains dénoncent le port du masque, d’autres l’obligent. Certains se vantent que tout a été fait pour que les hôpitaux aillent mieux, d’autres se plaignent que c’est de pire en pire.

J’ai une tante qui est morte du Covid ! ne voyez-vous pas toutes ces personnes en réanimation disent les uns ! Et moi, c’est de mort lente que je meurs ! j’ai déposé mon bilan et je suis à la rue par ces fermetures idiotes disent les autres ! Vous êtes loin de la réalité ! vous êtes dans le monde des bisounours ! répètent les uns ! Vous êtes inconscients répètent les autres ! vous êtes des moutons, assènent les uns ! Complotistes ! répondent les autres !

La réalité n’existe pas. Il n’existe que notre réalité. Le verre d’eau ébréché est une faute de goût pour l’un. Pour celui qui a soif c’est un trésor, pour la fourmi qui risque à s’y noyer, c’est son cercueil. Le fait qu’une majorité y croit ne renforce en rien une vérité. Le fait que nous l’ayons vu de nos yeux n’est pas une preuve. La majorité des terriens considéraient que la terre était plate il y a quelques siècles. Le fait qu’un fait soit scientifiquement prouvé ne montre que l’état des connaissances d’une certaine forme de science à un instant T. Tant de vérités sont valables un jour et totalement dépassées le lendemain. La physique a porté des concepts qui ont été remis en question par la physique quantique qui évoluera encore, dans les années et les siècles à venir.

Certains croient en l’homéopathie car ils se sont soignés avec succès eux et toute leur famille pendant des générations. Pour d’autres c’est un effet placébo ! Et la science ? Des études scientifiques prouvent l’efficacité de l’homéopathie ici et son inefficacité là. Ce ne sont pas les mêmes scientifiques, ni les mêmes intérêts. 

L’Ayahuasca est une plante mère sur laquelle repose toute la médecine chamanique. C’est la fierté et l’essence de la connaissance des peuples d’Amazonie qui a tant guéri au Brésil depuis des générations. C’est sous les effets de cette liane que des chamans ont découvert la propriété de nombreuses plantes médicinales dont les propriétés ont fait le tour du monde. Pourtant, elle est interdite en France, considérée comme psychotrope, Il n’y a pas de consensus. Chacun s’appuie sur sa vérité.

La crise que nous traversons est bien plus qu’une crise sanitaire. Elle est une crise de société, une crise économique des plus importantes de l’histoire de l’humanité, une crise écologique, d’éducation ainsi qu’une crise philosophique et spirituelle. Nous ne la comprendrons que dans un regard holistique. Nous ne la transformerons qu’en étant nous-même dans une dimension holistique.

Ce virus était effectivement bien à craindre. Il renforce la dualité plus que ne le faisait le voile, le mariage pour tous ou le port du burkini. Il renforce la dualité car il isole, sépare, cloisonne. Ceux qui portent le masque dans la rue, ceux qui le refusent. Ceux qui attendent impatiemment un vaccin et ceux qui le redoutent. Ceux qui s’enrichissent de nos combats et ceux qui en meurent.

Les propriétés de ce virus sont bien de séparer comme nous ne l’avons jamais été. Je rencontre autour de moi tant de personnes en conflits au sein d’une même famille. Au sein même d’un même couple quand l’homme et la femme ne sont pas d’accord sur les règles sanitaires.

Depuis plusieurs mois le débat parlementaire s’est éteint par le fait de l’état d’urgence. L’essentiel des décisions qui autorise aux soixante-sept millions de français de sortir, de se réunir, de vendre ou de travailler est inspiré quotidiennement par un conseil de défense de huit personnes, comité secret qui se substitue aux principaux organes institutionnels démocratiques. 

Le terme démocratie vient du grec. Il désigne les notions de partage, de territoire et de peuple de la cité. Ainsi la démocratie est le partage du pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple.

Si notre démocratie politique est à ce point réduite à peau de chagrin, cette période devrait alors être encore plus propice à ouvrir le véritable échange démocratique, autant citoyen, qu’humain. Quel monde souhaitons-nous vivre demain. Quelle culture ? Quel idéal ? Quelles règles ? Il est temps d’échanger pas seulement ce qui nous fait peur ou qu’on veut éviter, mais ce à quoi on aspire profondément. Comment ensemble souhaitons-nous cohabiter. Nous qui avons des opinions qui divergent, des sensibilités différentes, des intérêts contradictoires. Si nous ne savons pas mener entre nous cet échange intelligent qui repose sur l’écoute de l’autre, la compréhension intime de nos véritables besoins, nous serons condamnés à ce que les extrêmes se renforcent, à ce que l’intolérance, la violence rythment notre quotidien. 

Dans les mois et les années qui vont venir, nous allons être amené à nous positionner individuellement et collectivement autour de la vaccination, du transhumanisme des transformations de société qu’imposent le réchauffement climatique et tant d’autres sujets. Il nous sera donné de chercher la vérité. La vérité se reconnaît car elle est porteuse de paix. Car vérité s’accorde avec cohérence et bon sens. 

Puisque pour faire la paix les uns avec les autres, nous devons apprendre à faire la paix en nous, il me semble essentiel que nous apprenions déjà à écouter nos deux leviers de motivation. Car il n’en existe que deux pour parler et pour agir. Le premier, c’est la peur, peur de l’autre, peur de mourir, peur d’être isolé. Le second c’est l’amour, la confiance et le retour à notre véritable place sur la terre, place d’être humain pour une expérience tellement courte.

Est-ce ainsi par notre peur de mourir que nous nous empêchons de vivre ?

Dans le tarot de Marseille, l’Arcane sans nom fait peur. On la compare à la mort. Celui qui a peur de la mort a avant tout peur de la vie. Car au sol, se trouvent des épis de blé, des mains coupées et des têtes couronnées. Elles tomberont l’heure venue. Sur la terre il y a aussi des touffes d’herbes qui nous rappellent que la terre est riche et fertile. Qu’il nous faut apprendre à mourir à notre vieux monde, à nos croyances de séparation pour nous réinventer dans l’unité et à la vérité

Arnaud RIOU

crise de foi

♥♥♥ – 18/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

ce matin une belle histoire pour toi lecteur/trice :

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Dans la tradition Amérindienne, un(e) membre de la tribu assume le rôle de «Faithkeeper», Gardien(ne) de la foi.

Le rôle de cette personne est de rester en paix, centrée sur la vision spirituelle, quels que soient les événements qui arrivent à la tribu.

Même si tous les autres membres de la tribu glissent dans la douleur, la peur ou la dissension, le/la Gardien(ne) de la Foi est la seule personne sur laquelle la tribu peut compter comme bouée de sauvetage pour la Présence.

C’est notre rôle à présent.

– Suzanne Sullivan via Manon Rousseau

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beau non ? quand tout baigne, facile d’avoir la foi… mais en ces temps challengants, maintenant que nous pouvons la mesurer, la tester, la mettre à l’épreuve…

personnellement, encore plein de l’image de mon ami les mains croisées sur son lit de mort il y a une semaine, je garde encore à l’esprit que peu importe le chemin, là que réside la destination ultime… et la route vers là est le chemin, ici…

alors gardons la foi et apprenons à devenir des phares dans la nuit…

car comme on dit en anglais, this too shall pass… ainsi que nous-même… 😉

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et ci-bas, un petit quelque chose à méditer… pour sauver un peu de temps peut-être… précieuses paroles d’une ainée au seuil de ses 80 ans…

1- Après avoir aimé mes parents, mes frères et sœurs, mon conjoint, mes enfants, mes amis, maintenant j’ai commencé à m’aimer.

2- Je viens de réaliser que je ne suis pas «Atlas». Le monde ne repose pas sur mes épaules.

3- J’ai maintenant arrêté de négocier avec les vendeurs de fruits et légumes. Quelques cennes de plus ne brûleront pas un trou dans ma poche, mais cela pourrait aider le pauvre garçon à économiser pour les frais de scolarité de sa fille.

4- Je paie un gros pourboire à ma serveuse. L’argent supplémentaire pourrait lui faire sourire. Elle travaille beaucoup plus dur que moi pour vivre

5- J’ai arrêté de dire aux personnes âgées qu’elles avaient déjà raconté cette histoire à plusieurs reprises. L’histoire les fait marcher sur le chemin de la mémoire et revivre le passé.

6- J’ai appris à ne pas corriger les gens même quand je sais qu’ils ont tort. Il ne m’appartient pas de rendre tout le monde parfait. La paix est plus précieuse que la perfection.

7- Je fais des compliments librement et généreusement. Les compliments améliorent l’humeur non seulement pour le destinataire, mais aussi pour moi. Et un petit conseil pour le destinataire d’un compliment, ne jamais, JAMAIS le refuser, il suffit de dire « Merci »

8- J’ai appris à ne pas me soucier d’un pli ou d’une tache sur ma chemise. La personnalité parle plus fort que les apparences.

9- Je m’éloigne des gens qui ne me valorisent pas. Ils ne connaissent peut-être pas ma valeur, mais moi si.

10- Je reste cool quand quelqu’un joue sale pour me distancer dans la course des rats. Je ne suis pas un rat et je ne suis pas non plus dans aucune race.

11- J’apprends à ne pas être gênée de mes émotions. Ce sont mes émotions qui me rendent humaine.

12- J’ai appris qu’il vaut mieux abandonner l’ego que de rompre une relation. Mon ego me gardera à l’écart, alors qu’avec les relations, je ne serai jamais seule.

13- J’ai appris à vivre chaque jour comme si c’était le dernier. Après tout, ce pourrait être le dernier.

14- Je fais ce qui me rend heureuse. Je suis responsable de mon bonheur et je le dois à moi-même. Le bonheur est un choix. Vous pouvez être heureux à tout moment, choisissez simplement de l’être !

– source inconnue

silençons-nous

♥♥♥ – 17/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

en effet, le silence n’est pas une option, c’est une nécessité, un devoir de réserve, un acte de sagesse digne des sages justement…

le silence est une bénédiction… particulièrement ces temps-ci… mais malheureusement, denrée rare s’il en est une…

en effet, un des effets secondaires les plus répandus du dit virus semble consiste à faire dire et écrire n’importe quoi à plusieurs… pour le grand malheur de nos yeux et de nos oreilles… et de notre paix sociale…

en fait, le silence n’est pas une option, c’est une obligation… requis avant que notre pensée soit mûre, mature, réfléchie… car la pensée doit fléchir, encore et encore… et nous réfléchir…

on se doit d’observer les faits de tous bords tous côtés, les soupeser, tenir compte des intérêts et des expériences de tous, toutes, et chacun chacune… en particulier celles qui qui infirment nos présupposés… car si tous les points de vue ne se valent pas, ils se doivent au moins d’être considérés… et le respect de chacun(e) pris en compte…

mais la plupart du temps, les gens réagissent… et ce sont souvent les moins outillés pour parler qui le font… en utilisant des gros mots, et en les criant pour qu’ils soient entendus… mais s’ils sont parfois entendus, ils sont par contre rarement écoutés…

alors voici mon souhait pour nous tous et toutes: taisons-nous !

et prenons le temps de sentir, d’entendre et d’écouter… car la vie chuchote…

et si le silence n’est vraiment pas une option, un peu de musique ?

https://atidion.com/concert-du-20-8-2020-sur-youtube/

responsabilité d’expression

♥♥♥ – 16/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: c’est quoi ça ? ah, juste mon mental !

en pause d’écran depuis quelques temps pour être autour du grand passage d’un proche et soutenir une personne près de mon coeur, je suis tombé sur cette sloush de critiques gratuites hier…

https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2020-11-13/confiner-le-gouvernement.php

cette image up there me semble très bien illustrer cette litanie de critiques de gérante d’estrades…

car si facile de critiquer… si facile de japper après la parade… trop facile… wouf wouf clament les grandes gueules depuis le confort de leur foyer… facile de refaire le monde dans l’abstrait de nos mentaux…

mais cette grande experte, qui doit certainement savoir ce qu’il nous faudrait faire pour régler la situation, pourrait au moins nous offrir quelques pistes de réflexion et d’action quant à ce qu’il faudrait faire plutôt que simplement pointer les faux pas du gouvernemaman comme elle l’appelle… wow le jeu de mots en passant ma chère Johanne… aussi bon que gouverne et ment ça… papa n’a pas toujours raison on dirait bien…

facile de parler contre quand on n’a aucune responsabilité autre que la nôtre…

je suis pour la liberté d’expression…

la preuve, je tiens ce blogue depuis presque 10 ans, où je partage certaines des idées qui me passent par la tête… et la beauté de la chose est que le monde a le choix de me lire, ou pas…

comme nous tous et toutes qui avons toujours le choix de lire ou non… même si la plupart d’entre nous avons surtout tendance à lire ce qui fitte avec nos croyances et positions…

tout de même, je suis pour la liberté d’expression…

mais je trouve étranges les gens qui veulent absolument conserver la liberté de pouvoir exprimer critiques gratuites, quand ce n’est pas insultes, blasphèmes et autre missives stupidement méchantes…

en ce sens les réseaux asociaux donnent une vitrine de rêve au pire de ce qui nous passer par la tête…

une vitrine pour pitcher nos idées de toutes les couleurs… sans trop filtrer, sans trop réfléchir pour polir notre réflexion…


l’autre jour, Justin Trudeau a osé dire qu’il y avait des limites à la liberté d’expression et le monde entier s’est offusqué… comme si la liberté d’expression était wide opentrash is the limit

parfait alors…

on peut défendre à tout prix la diffusion des caricatures des images importantes pour certains mais on doit assumer les conséquences… et en ce cas précis, les conséquences sont horribles… bien sûr, on doit dénoncer les actes terribles commis en réaction à la diffusion des dits dessins offensants, qualifier les terroristes de malades mentaux et les condamner, mais n’a-t-on pas déclenché quelque chose en publiant les dessins offensants ? n’a-t-on pas une certaine responsabilité dans le résultat final de cette liberté d’expression ?

si quelqu’un me dit que ce que je dis ou j’écris le blesse, je dois entendre, et écouter…

ai-je attaquer personnellement, gratuitement ? en voulant blesser ? simplement parce que j’en ai le droit ?

ou ai-je plutôt exprimer mon opinion avec respect et nuances ?

alors avant de balancer mur à mur l’argument de la liberté d’expression comme principe fondamental pour clouer le bec à nos détracteurs, il faudrait peut-être commencer à filtrer nos paroles et à les enrober de respect pour autrui…

car les différences d’opinions sont inévitables et saines même, mais on doit apprendre à débattre avec respect et dignité… et à écouter, sincèrement, en se mettant à la place de l’autre… comme on voudrait que les autres nous parlent et nous entendent…

alors, à quand l’apprentissage de la responsabilité d’expression ?

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ci-bas, si vous avez un peu de temps, une réflexion intéressante au sujet des événements survenus en sol français récemment…

https://ici-et-ailleurs.org/contributions/actualite/article/un-long-hiver-republicain?fbclid=IwAR1pzWtb74zmtePtuLCztS_GYTBrdn65FCwb5mKXbtsIT75KBz-bBj9wylQ

réalités multiples

♥♥♥ – 13/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

la réalité n’existe pas… vive les réalités…

le monde est de plus en plus divers, multiple, différent…

et on le peint comme on le désire… et ces temps-ci, la palette de couleurs est vaste, et diverse… et extrême… et souvent surprenante…

même bâtisse, perception différente selon ce qu’on y peint…

même écran, longs métrages différents…

même monde, différentes perceptions…

selon nos sources, qui se multiplient et selon les recherches qu’on nous recommande de faire, on se bâtit une image du monde qui conforte nos croyances et, en même temps, nos sources construisent notre image du monde…

ces derniers jours, occupé avec la mort d’un ami, événement ultime de la vie à mon humble avis, j’ai eu la chance de prendre une distance des actualitésout the door les chiffres et stats du Covid, le gros Donald mauvais perdant et autres enjeux sociaux du moment instantané… qui passe l’un après l’autre…

et comme j’écrivais hier, il me reste de ce plus récent départ d’un ami l’image ultime d’un corps libéré de son âme, et cette évidence qui se résume à tout ça pour ça

ce ça étant le rien que l’on amènera avec nous, les mains vides que l’on replie l’une sur l’autre… ce ça étant la paix que l’on doit cultiver pendant notre chemin sur terre car que ça qu’on ramène à la maison avec soi…

alors à ceux et celles qui se perdent dans les conjonctures diverses à propos du monde out there, pas là que ça se passe les ami(e)s… le bonheur est ailleurs, en nous… comme on veut le faire, et le voir…

à ceux et celles qui s’en font beaucoup beaucoup avec les faits rapportés par les diverses agences de presse et de nouvelles, qu’elles soient mainstream ou dites alternatives – tout est relatif par rapport aux croyances des autres… et jamais l’image non distortionnée du monde…

car de toute façon, le monde n’est jamais LE monde, que des mondes divers… qui varient selon nos sources…

à ceux et celles qui ne liront pas ces lignes car pas assez spectaculaires ni catégoriques, pas de problème car anyway j’aime bien parler – et écrire – tout seul…

car dans petite ma réalité à moi, juste à moi, ces temps-ci ce qui se passe à l’extérieur n’est pas si important… un peu comme un nuage qui flotte…

car j’ai encore en tête et au coeur l’image de mon ami qui git au repos, les mains croisées, quelques pétales de rose sur le body mon buddy, le visage dégagé et le corps allégé et soulagé du poids du monde… retour à la maison… ultime retour…

oh, et en passant, c’est vendredi 13 aujourd’hui… pour certain(e)s, ça veut dire quelque chose, pour d’autres rien de spécial… selon nos croyances…

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et ci-bas, un article intéressant au sujet de nos lunettes qui forment et déforment notre réalité…

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/589296/point-de-vue-complots-et-conspirations-les-lunettes-inversees?fbclid=IwAR3tD-vdz0jXD7uCKfklsJoueuKhV35dEU2r6ZKnZy9EmSfXrlwKyHE0BDQ

mais ultimement, que l’amour, que l’amour…

la vie, la mort… et la vie qui continue

♥♥♥ – 12/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction : seul l’amour existe… tout le reste n’est qu’un choix de croire momentanément à l’illusion

et voilà, parti l’ami Michel…

en fait parti le corps de l’ami, que son corps… car depuis son départ de corps, l’âme semble plus présente que jamais… plus que jamais, à tout jamais… car que l’amour qui reste… âme, âmi, âmour… nulle part ailleurs qu’ici… car partout n’est qu’ici… et ici partout…

hier, en regardant le corps de mon ami à son repos final, au garde à vide, je me disais que tout ça pour ça la vie… pour finalement en arriver là… ici… couché sur le dos, les mains croisées, en paix, full repos… ah this…

l’ultime test ?

faire la paix avec ce qui est, tout simplement… à chaque moment, en toute simplicité… que ce qui est…

et reconnaître que tout est amour, tout n’est qu’amour…

car que dire devant la mort ? la même chose que devant la vie probablement…

rien, ou si peu…

presque rien, sinon qu’il nous faille vivre… continuer à vivre…

vivre de tout notre souffle, et suivre notre élan, élan de vie… pendant que nous sommes ici, en corps…

en squeezant tout le jus que la force créatrice nous a prêté en ce corps… pour qu’à notre dernier soupir, ça en soit un de soulagement, de contentement… ah this…

et vivre en respirant, en se regardant, en osant et en prenant soin… de soi et des autres…

ce matin, bien humble devant la mort le chroniqueur, et tout autant devant la vie…

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en terminant, quelques mots de Samira Sofi, captés via le mur FB de Zahora

L’observation de soi est la tâche la plus importante pour celui[celle] qui cherche la libération.

Quand tu commences à t’interroger sur le comportement d’un tel, la situation d’un autre, quand tu es offusqué[e] par l’état du monde, par la violence faite aux êtres vivants, à la terre, tu t’éloignes de toi. Tu perds ton temps. Tu divagues.

Laisse le monde, être ce qu’il est, laisse le tranquille. Il est hors de ta portée. C’est le rêve de la vie.

Là où tu as prise, c’est en toi.

Ce monde qui t’échappe est en toi.

Pour comprendre le monde, tu dois te connaitre toi.

L’homme doué d’intelligence et d’amour, va vers lui.

Il va à la rencontre de lui et traverse tout ce qui n’est pas tranquille.

Observe, regarde bien, laisse remonter à la surface ce qui veut remonter, laisse l’eau brouillée se déposer.

Quand tu te quittes, tu sors de toi; tu rends vraie la séparation, tu fais exister le monde donc tu te fais exister en tant qu’individu séparé.

Même si le monde parait être fou, insensé, ne t’en occupe pas. Reste à ta place.

L’existence se déroule selon un plan qui te dépasse.

Le monde, la création vient d’une intelligence dont tu ne sais rien.

La plus belle place est celle du «je ne sais pas». C’est la mienne.

Reste tranquille en toi, le plus possible.

C’est la plus belle chose qui soit.

Sans doute la plus difficile.

Embrasse le difficile.

En lui, se trouve le facile.

Le mental sans cesse te projette en dehors de toi.

Tu dois apprendre à le maîtriser, à le dominer.

Comment ?

Par l’observation, la qualité de ton attention.

Ce qui te rend esclave finira par t’écouter.

Le mental ayant acquis une force phénoménale, ton attention doit elle aussi devenir un feu.

Si tu le souhaites.

Si c’est vraiment ce que tu souhaites.

Car dans le fond ceux qui n’arrivent pas à découvrir leur soi, leur identité réelle, c’est qu’en réalité, ils tiennent à leur monde, ils ne veulent pas le voir s’effondrer.

À une certaine étape, j’ai connu ça. Je voulais trop exister … encore.

Je voulais encore être là !

Le faux moi cherchait à se maintenir !

Puis tout ce souk cosmique s’arrête, quand tu reconnais l’absurde.

Tu redonnes la main à la puissance en toi.

En ce moment, j’habite une planète de l’absurde.

L’homme se comporte comme s’il était éternel, il s’invente des tonnes de problèmes et croit dur comme fer à sa casbah mentale.

Il se fait du mal pour rien.

Tandis que le soleil paisible, se lève et s’endort toujours du même côté, les oiseaux chantent leurs célèbres répertoires du vivant, les arbres s’étirent vers le ciel et nous enseignent la vie, les fleurs poussent de mille manière puis s’évanouissent, le rêve de l’amour se déploie sans raison.

Rien n’a de signification.

Laisse la vie se servir de toi à sa façon.

Épouse le désir du plus grand.

L’amour, c’est ton bien-aimé, l’espace omniprésent.

journée parfaite

♥♥♥ – 11/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: cet univers dans lequel nous vivons n’est pas aléatoire… cet univers est parfaitement élaboré et organisé… notre seule mission consiste à être en alignement avec cette perfection, ce qui signifie de croire que tout est parfait, et dès que l’on accepte que tout est parfait, tout ce qui arrive est juste et bon… – Abraham Hicks

on a beau tendre à ne plus croire… ni à rien, ni à quoi que ce soit… ou encore que tout est possible…

certain(e)s croient au divin hasard, d’autres que tout est parfaitement planifié…

personnellement, j’aime pencher vers la foi et la confiance, même sans certitude aucune… devant la vie, mais encore plus devant la mort… juste et bonne…

ça y est, jour J aujourd’hui… 11 du 11… jour du souvenir… clin d’oeil dans le grand carré aux dates… nous serons quelques-un(e)s à se souvenir de ce jour particulier… tant que mémoire il y aura…

jour parfait pour quitter… juste et bon…

dans une heure, votre humble chroniqueur part pour la grand’ville… rejoindre l’amour…

à midi aujourd’hui, l’aMichel quittera son corps…

take off…

hello buddy, adieu bodywelcome éternité…

que dire devant ce passage inévitable que cet ami/père/amoureux s’apprête à franchir en toute dignité médicalement assistée ?

car devant la mort, on ne peut que se taire et être humble…

et accepter… et reconnaître comme juste et bon… car inévitable…

alors quelques koans…

ce midi 11/11
ce corps tu quitteras
adieu, welcome home

face à Madame Mort
que silence n’est possible
respect, que respect

impuissants et cois
nous sommes seul(e)s et avec toi
en paix, en c(h)oeur, pffff !

journée belle à mort

♥♥♥ – 10/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

hier, journée belle à mort autour d’ici… été autochtone en novembre…

et hier, quelques amis(e)s sont venu(e)s passer la journée dans mes bois…

pendant cette journée belle à mort, je les ai accueilli(e)s chez-moi, je les ai pris dans mes bois… et contrairement à nos habitudes anciennes, on ne s’est pas pris dans nos bras… désormais, avec ce concept de distanciation, mes bois sont devenus mes bras et vice-versa… mes bras se sont transformés en bois…

pas faits en bois dit-on ? plus qu’avant du moins…

en fait, pas vraiment MES bois, plutôt les bois dont je m’occupe pour le moment, les bois dont je fais le ménage de… de maudits beaux bois… un vrai orignal votre chroniqueur 😉 ou un ptit chevreuil… du panache quand même 😉 de quel bois on se chauffe désormais…

et hier, toute la journée durant, je pensais à et sentais cet ami qui va nous quitter demain… car quand on a un ami qui quitte bientôt, drôle comment on ne peut penser à rien d’autre qu’à la mort…

car lorsque la mort d’un(e) ami(e) flotte autour de notre petit monde, impossible de continuer à vivre sans penser à la mort, de ne pas y réfléchir, de ne pas la sentir…

même si pas notre propre mort, la mort d’un proche nous touche directement…

comme si quand la mort s’infiltrait dans notre vie, elle prend toute la place… quand la mort se manifeste de façon concrète, elle prend beaucoup de place en tous cas… elle permet à la vie de se refléter dans le miroir de ce passage marquant… la vie qui fait face à la mort… en révélant toute sa préciosité…

la mort nous rappelle de vivre, de dire à ceux et celles qu’on aime qu’on les aime… elle nous rappelle de prendre soin, de soi et de nos proches… de vivre chaque moment, lentement, doucement, paisiblement… car les moments sont comptés désormais… ils le sont toujours mais ça, on l’oublie, trop occupé(e)s à vivre, du mieux qu’on peut…

lorsqu’elle est présente, la mort prend en effet beaucoup de place…

comme maintenant… même si pas ma mort à moi, je ne peux penser à autre chose… je la prends personnellement la mort de cet ami… je ne peux penser qu’à lui… et à ses proches tout proches de lui… et le ferai toute la journée encore… car aujourd’hui est sa dernière journée complète en corps… pas rien…

car demain midi, avec assistance, il prendra son envol… déjà en mode pré embarquement aujourd’hui, savourant probablement chaque moment de cette dernière tranche de 24 heures… prêt probablement… possiblement empli d’un sentiment de liberté à venir…

en ce sens je pense à lui mais à sa blonde aussi, ses enfants, ses ami(e)s intimes… tous les gens qui l’aiment et qu’il aime… les gens qu’il aura marqués… et vice-versa…

lui, avec peut-être aussi un petit pincement au coeur à l’idée de quitter ceux et celles qu’il aime… mais de ça je n’en sais rien, car que mes pensées à moi face à la mort… et c’est ce qui est particulier avec la mort, c’est qu’à moins que ça soit la nôtre, on a beau la côtoyer de près mais j’imagine qu’on n’en sait rien… pas vraiment du moins… à moins que ça soit la nôtre…

alors tout ce que je peux faire, d’ici dans l’espace et dans le temps, et d’ici demain, pour le moment, est de penser à lui et ses proches, les porter à mon coeur, à sentir le feutré de la bulle créée autour de lui, de me mettre en résonance avec eux et elles…

et de sentir ma propre petite mort juste à moi qui mijote en ce moment même… car tous et toutes égos devant la mort…

ci-bas, une citation d’Osho sur la mort, accompagnée d’une musique de Carioca…