Archives pour la catégorie Les chroniques du Padrininho

voir ce que l’on veut, ou ce que l’on peut

♥♥♥ – 29/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… aux confins des fêtes…

il me semble que cette image est représentative de la situation actuelle… en modifiant légèrement notre focus, notre point de vue, on y voit soit un visage de face, mais aussi un autre de profil…

selon notre perspective, qui peut et doit changer à l’occasion si on veut – mieux – saisir la complexité d’une situation dans son ensemble, et cela toujours et inévitablement en fonction de notre position sociale et individuelle, on perçoit différemment la situation mondiale actuelle…

ainsi on peut y voir :

soit une tentative gouvernementale visant à brimer nos droits et libertés individuelles,

soit une plandémie orchestrée par des forces obscures, notamment les grandes pharmas et autres corporations diverses,

soit une réelle crise de santé publique révélant la faiblesse de nos ressources de santé, notamment les soins aux personnes âgées,

soit une conséquence directe ou indirecte de nos abus face à l’environnement,

soit une crise économique mondiale affectant certains secteurs plus que d’autres alors que pour quelques acteurs, cette crise est une bénédiction,

soit…

évidemment, la liste pourrait être plus longue… mais vous comprenez l’idée…

mais peut-être qu’en réalité, dans la globalité existentielle, toutes ces possibilités perceptuelles existent en même temps ?

peut-être que tout le monde a raison, et tort aussi, en même temps ?

car pas la même situation pour tous…

comme dans l’image, différentes perceptions sont présentes simultanément, qu’un petit switch de perception requis pour changer de réalité… suffit d’une certaine volonté de vouloir voir les deux côtés de la médaille… ou les multiples facettes de la crise actuelle…

et la situation actuelle, dans cette crise – qui, souvenons-nous signifie opportunité de changement – possible de voir ce qu’on veut y voir, ou ce que l’on peut… la réalité est dans notre regard… et la situation immense bar ouvert pour nos projections…

pour certains, la réalité est unidimensionnelle, pour d’autres, multiformes…

les mêmes data peuvent être interprétées selon notre bon vouloir…

il semble que le virus soit en train de muter ?

évident pour les microbiologistes car tout virus se modifie constamment, alors que pour les douteux chroniques, qu’une évidence également, mais dans le sens ou cela ne constitue qu’un argument de plus – et prévisible selon eux – pour brimer encore davantage notre liberté et étendre le contrôle des autorités…

toujours rassurant de penser la réalité comme on la voudrait, ou comme elle nous plairait, mais peut-être que rien n’existe dans l’absolu, en dehors de notre perception, de notre interprétation, de notre compréhension ?

alors qui dort ? qui est éveillé(e) ? la question se pose et se repose, mais pas nous…

personnellement, je me méfie des gens trop certains d’eux-mêmes et de leur croyances, surtout ceux aux capacités intellectuelles et aux connaissances limitées face à un phénomène aussi complexe… ceux qui possèdent des concepts trop simplistes pour pouvoir expliquer une réalité de plus en plus complexe et mouvante qui, de surcroit, ne nous est présentée que par médias interposés, qu’ils soient mainstreams ou propagandistes alternatifs…

car on a beau faire nos recherches, jamais tout à fait à jour les données… et jamais complète notre compréhension…

car tous et toutes, toujours on porte un biais d’interprétation dans le regard, toujours des intérêts particuliers en jeu, toujours une volonté consciente, mais surtout inconsciente, de vouloir saisir une situation afin qu’elle fasse sens pour nous…

afin de nous rassurer, de nous conforter dans nos croyances, de nous mettre en paix face à l’inconnu et à l’incertitude, on fait fitter l’inconnu dans notre connu…

car une tête aime bien saisir le sens des choses… et devant une situation nouvelle et inconnue, même si le passé ne nous sera pas d’une grande aide, on ne peut souvent que répéter ce que l’on connait déjà…

mais indispensable de garder l’esprit ouvert… car comme un parachute pour prévenir une chute trop brutale, plus utile ouvert notre esprit…

mais peut-être que le temps est venu de descendre de la tête au coeur ?

peut-être que seul le coeur peut réellement comprendre ce qui se passe en ce moment ?

alors peu importe nos croyances, nos idées préconçues, nos fameuses certitudes, restons humbles en cet inconnu partagé, le coeur calme dans la tempête, et respectueux des opinions et croyances de chacun… même si certains nous étonnent…

car tout le monde a raison, mais surtout tout le monde a tort de préconiser sa vision comme la seule et la plus juste… que des morceaux de réalité, que des perceptions différentes d’une réalité multiple qui nous dépasse largement…

alors doutons de tout, car tout reste à voir, et gardons la foi et la confiance car on en a bien besoin non ?

devenir chronique

♥♥♥ – 28/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… aux confins des fêtes…

traduction: je pensais que je voulais devenir poète, mais au fond, je ne voulais que devenir poème… – source inconnue

après 10 ans d’écriture quasi quotidienne ici – et 2486 chroniques et 1/2 (celle-ci) pour être approximativement à peu près quasiment presque exactement juste avec le compte même si je ne compte pas vraiment car il me manque de doigts et de doigté 😉 je ne suis finalement pas devenu chroniqueur…

je suis devenu chronique… tap tap tap chronique… fou chronique de mots…

en fait, je ne suis pas devenu quoi que ce soit, ou devrais-je dire rien que ce soit, depuis ces années et ces milliers, sinon millions de mots… encore et toujours que bla bla bla…

car en fait, je ne deviens rien, au contraire, je suis les mots, je cours après… et eux un peu plus vite que moi… je ne fais que suivre mes mots qui n’en font qu’à leur tête…

je suis mes mots, j’enfile les phrases, je suis même et peut-être surtout ce que je n’écris pas non plus… je poursuis mes omissions, j’obéis à mes silences, je m’enfarge dans mes hésitations et trébuche sur mes trop pleins d’idées… mes mots me bousculent tout le tour de la tête…

je suis les mots partout où ils veulent aller… esclave des mots… oui maîtres…

day in day out, je tape ces mots qui illustrent du mieux qu’ils le peuvent ce que je suis ou pas de l’autre côté de cet écran, le mien et le votre… qu’à un écran de distance vous et moi…

tout comme les maîtres qui nous invitent à ne pas devenir danseur/se mais danse plutôt, cette citation file dans le même sens et la même direction… double ou sens unique, direction de tous bords tous côtés…

si je suis ces mots qui s’écrivent à-travers moi, je suis aussi les mots qui ne seront jamais écrits ni lus… comme l’homme invisible, ou pourquoi pas la femme ? ni lus ni connus… ni vus ni lus… ni de moi ni de toi…

car même si on vit dans la matière, même si quelques yeux se pencheront sur ces mots et en comprendront bien ce qu’ils veulent ou peuvent, pas vraiment moi qui écris, car ça écrit tout seul en ce moment – écriture non pas automatique mais intuitionique et passionique – mes doigts n’en font qu’à leur tête… et bypassent le mienne…

car même si on vit dans la matière, on vit aussi dans le vide, dans l’invisible, dans l’abstrait, dans le nowhere, dans le now, dans le here… ici et maintenant, dedans et dehors du temps…

donc personne qui écrit ceci, pas plus que personne qui ne les lit de l’autre côté de cet écran, le mien le vôtre… personne d’autre que vous-même face à vous-même en ce moment même… ce toi chronique, ce toi cathodique…

et si personne ne pose ni ne dépose ses yeux sur ces mots, ces ptits mots dits et écrits demeureront tout de même ce qu’ils sont au fond, des mots cachés, des mots discrets, des mots dits mais non lus…

mais si vos yeux vont ont mené jusqu’ici, sachez que nous sommes au moins un en ce moment, unis par ces mots, par l’espace entre chaque mot, liés par ce temps qui coule lentement comme vitement en ce doux moment de confinement…

rien à dire de plus que mon petit non-sens organisé et un brin dé… cette source de vie qui me coule entre les doigts, et qui se rend vers quelques-un(e)s d’entre vous…

boîte de pandore de Cracker Jack

♥♥♥ – 26/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… aux confins des fêtes…

traduction: tu ne peux pas perdre ce que tu donnes, tu ne peux que perdre ce que tu tentes de conserver… – Mooji

rien ne se perd, rien ne se crée… et rien ne s’échangera aujourd’hui…

en ce 26 décembre, la disparition du boxing day est probablement la plus grande bénédiction de cette année un peu fofolle…

en effet pas de boxing day cette année… calme plat dans les centre d’achats… hi ha ! praise the lord, alleluia, I see the light… et prenons ça pour du cash

si ce n’était que pour cela, vive le confinement finalement !

et paix sur la terre aux magasineux et magasineuses de gourmande volonté… qui devront se faire aller les doigts plutôt que les jambes…

non, cette année, pas de folle folie dans les centres d’achats, pas de course folle aux spéciauxxx, pas de cohue dans les stationnements, pas de deal ni de mega deal qui n’en même jamais vraiment anyway… pas d’écoulement dans le porte carte… de crédit… pas de poussage dans les interminables files d’attente…

avec le black friday, le boxing day était – espérons que Dieu ait son âme pour l’éternité – probablement la plus folle des inventions magasinesques de l’univers capitaliste…

en cette année un peu fofolle et sur la rumba, un virus nous a délivré du mal… comme le bon dieu… justice sur terre… et dans nos intérieurs…

n’étant pas moi-même un fan de magasinage, plutôt le contraire, je ne me suis jamais ramassé dans une tempête tourbillonnaire du fameux jour de la boîte… allergique… mais j’en ai aperçu de loin les conséquences au fil des ans en revenant de partys… à partir de l’auto…

et cette année, cette folie a subitement disparu… merci Covid…

mais ce symptôme particulier du jour de la boîte, comme c’est le cas pour le vendredi noir et toutes les autres mégaventes de malades, n’est qu’un indicateur de l’un des pires mals (à mon humble avis) qui ronge notre société qui affecte notre monde avec beaucoup plus de dommages que les virus… la surconsommation, qui s’accompagne du suremballé, de la sur-dépense, du sur-jetage et du grand remplit tout le vide intérieur qui ne se remplit jamais

suite à cette peut-être prise de conscience de notre surconsommation qui finira peut-être par nous tuer, ou nous ensevelir sous les décombres, j’espère que nous réaliserons aussi qu’il faut arrêter d’encourager les gros bonnets chinois et iouessés…

et que ce que nous devons consommer pour notre bien minimal, il faut apprendre à l’acquérir le plus près possible d’ici… pour encourager nos artistes et artisans locaux, nos voisins et voisines et autres producteurs/trices le plus localement possible…

car si on a un pouvoir limité en matière de consommation, on peut au moins décider où on achète et quoi…

alors Bezos et autres grandes chaines US, see you never… on se reverra pas le 11 janvier, mais de moins en moins jusqu’au grand jamais…

et quant à la citation de Mooji, peut-être là le secret de la vie ? ou l’un de ceux-ci ? donner donner donner, et pas que des bébelles, surtout des morceaux de qui l’on est ?

car le cadeau à l’intérieur de la boîte de Cracker Jack, on ne peut – peut-être – que le trouver après avoir tout donné ? qu’une seule façon de savoir…

une vue de l’esprit ?

♥♥♥ – 24/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… full dans le rouge…

il parait qu’une bonne vie spirituelle aiderait à mieux vivre ici-bas dans le monde des humains… c’est ce que raconte l’extrait d’une étude réalisée au printemps 2020 auprès de 2754 étudiants et employés du Réseau de l’Université du Québec parue dans Cyberpresse récemment… intéressant…

mais qu’est-ce qu’une bonne vie spirituelle au juste ? car concept un peu abstrait avouons-le…

selon divers intervenants en soins spirituels, ce serait une ressource interne qui permet de donner un sens à sa vie et de faire face aux souffrances

ressource interne, autre concept abstrait s’il en est un…

selon l’OMS, cette vie spirituelle comprendrait

1- les croyances personnelles,
2- la spiritualité
et
3- la religion…

et comporte huit dimensions:

1- l’espoir
2- l’optimisme
3- le sens de la vie
4- l’émerveillement
5- la paix intérieure
6- la plénitude
7- la puissance spirituelle
8- la connexion à un être ou à une force spirituelle,
et

9- la foi…

encore quelques concepts abstraits…

et pourquoi la spiritualité aurait un effet bénéfique ?

parce qu’elle permettrait de

1- mettre en perspective notre vie (en lui donnant une orientation),

2- mettre en perspective ce qui nous arrive (à partir de quelque chose de plus grand que nous)

et

3- de nous inscrire dans un réseau formé de personnes qui se soutiennent mutuellement (groupe écologiste, communautaire, religieux, club de course, etc.)…

personnellement, pour moi qui ait une imagination limitée ni très imagée, quoi que parfois ça spinne en crime ici en haut de mes deux épaules, je n’ai pas une idée si claire que ça quant à ce qu’est une vie spirituelle… pour le concept de vie, ça va, c’est la partie spirituelle que c’est plus floue… sinon un peu fou… fiou…

si je peux dire qu’en général, j’ai la foi et confiance en quelque chose de bon et de juste en cette réalité, cette quête est toujours en processus…

je sens qu’il y a un certain sens en cette existence, sinon un sens certain, en notre existence, celle de chacun chacune… même si parfois un peu difficile à démêler tout ça on doit se l’avouer…

alors en ces temps de grande incertitude, qui est quand même excitant non ? car un peu plate de toujours et tout savoir d’avance, je vous souhaite une explosion de vie spirituelle pour la fête du ptit Jésus et en cette période de grand grand repos… autant pour le corps que pour l’âme… et avec votre esprit…

allez, Joyeux Noël quand même… Joyeux Noël surtout en fait… temps parfait pour plonger en soi et dans les hautes sphères… car comme disent les anglos, as above so below…

lien vers l’article de CyberPresse

23 décembre, Joyeux Noël, Mr Vigneault, salut ti-cul

♥♥♥ – 23/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… full dans le rouge…

traduction: si nous sommes au seuil d’une nouvelle ère, l’âge du Verseau, mon travail consiste à calmer mon esprit, ouvrir mon coeur et soulager la souffrance… si, au contraire, nous faisons face à l’Armageddon, que la fin du monde approche, mon travail consiste alors à calmer mon esprit, ouvrir mon coeur et soulager la souffrance… – Ram Dass

relativement simple non ?

non en effet, pas toujours si simple de calmer son mind (esprit ou mental dans la langue dans le vinaigre ;-), ouvrir son coeur et soulager sa souffrance… la job d’une vie quoi… au jour le jour… chaque jour, chaque instant… surtout maintenant… toujours maintenant… maintenant toujours…

surtout en ces temps de brassage social comme on en a rarement connu auparavant vous et moi ainsi que nos voisins/voisines…

mais, tout de même, pas mal ça qui est ça… calmer son esprit, ouvrir son coeur et laisser se soulager la souffrance… et respirer…

alors mantra du moment : calmer son esprit, ouvrir son coeur et soulager la souffrance… quant à la souffrance, que cela soit la nôtre, ou celle des autres car toujours que la même et grande souffrance au fond… la peur, la crainte, l’insécurité… la mienne ou celle du monde entier, du pareil au même au final…

car le même grand esprit commun, le même grand coeur universel, la souffrance des êtres humains…

parfois, j’aime consulter des gens en qui j’ai confiance pour avoir un point que j’estime au sujet de cette crise que nous traversons… pour prendre le contre pied aux rapports trop près du terrain…

Noam Chomsky, Christian Bobin, Edgar Morin (99 ans), Jeff Foster et Boris Cyrulnik sont quelques-uns des penseurs que j’aime consulter… ou encore Osho, cher beloved, ainsi que d’autres maîtres spirituels qui, même si décédés, offrent des points de vue alternatifs sur la réalité du quotidien quelle qu’elle soit… sans oublier Christine Singer dont les féminins mots doux réconfortent toujours autant…

alors ce matin, c’est aux mots de notre grand sage de Natashquan que j’aimerais faire la place douce ici car les quelques mots qui suivent sont emplis d’une grande sagesse extra ordinaire apaisante… clin d’oeil à mon amie spéciale qui me les a envoyés 😉

L’APRÈS SE PRÉPARE MAINTENANT

Je ne me considère pas comme un oracle ou quelqu’un de sage. Enfin, sage : peut-être la semaine prochaine !

Mais je suis une personne à risque, j’ai 91 ans, c’est la seule chose qui me donne le droit de parler…

Ce que je fais aujourd’hui ?

Eh bien, le Bouddha a dit : “Fais ce que tu fais d’habitude, en ayant beaucoup d’empathie.”

Bouddha, j’en ai une statue dans mon jardin.

Des fois, je vais la voir… Et je lui pose des questions. C’est drôle, elle me répond ! Elle me dit : “Pense à l’autre.” Elle me dit : “Tu es dans l’impermanence.”

Je pense que c’est ce que la pandémie nous a laissé de plus précieux : nous ne serons plus les mêmes, comme nous n’avons plus été les mêmes après la bombe atomique.

Aujourd’hui, il faut des réflexions qui ne soient pas toujours conduites par les taux d’intérêt et l’argent.

Des fois, je me dis : “Est-ce que nous méritons la Terre ?

”Si je m’ennuie ? Je ne m’ennuie jamais !

L’expression “je m’ennuie” a une curieuse signification pour moi, c’est pronominal, ça rebondit sur le pronom : je suis celui qui ennuie moi !

Quand tu fais face à ça, tu te dis : “Je vais attendre que les autres m’ennuient, et là je vais me plaindre !”

Je ne m’ennuie jamais. Je rêve beaucoup. Il m’arrive de parler. Mais il m’arrive beaucoup, beaucoup plus de me taire !

C’est simplement un exercice de préparation pour plus tard, c’est du rodage…

Ça ne sert à rien de se confiner à écouter la peur… La peur ! On la connaît, la peur.

Elle arrive, laide comme un pou, on lui dit qu’elle est laide, elle retourne se maquiller et revient belle comme une déesse des variétés : faut jamais se laisser abuser par la peur!

C’est bien de prier ! Mais on ne peut pas se confier qu’aux prières. Quand on se confie aux prières, on donne le job à quelqu’un d’autre.

Mais quand on se confie à soi-même, là on est à l’ouvrage !

On apprend qui nous sommes dans cette pandémie, on apprend que nous sommes tous devenus responsables de nous, et du voisin.

C’est extraordinaire. Ça ne nous est jamais arrivé avant. C’est un moment de réflexion, de réalisation de ce qu’est la planète, de ce qu’on est…

C’est la première fois dans l’histoire de la Terre habitée qu’on a une photographie instantanée de nous-mêmes.

Et chacun de nous peut faire un selfie : c’est un immense miroir qui nous dit qui nous sommes et ce que nous faisons sur cette Terre. Qui nous dit d’où nous venons.

Qui nous demande : “Êtes-vous digne de cette planète ?” Et on ne sait pas trop quoi répondre.

C’est la première fois qu’on a une photographie qui nous renvoie notre image : est-ce qu’on continue comme ça ?

Oui, il faut penser à l’autre, l’autre juste à côté… L’autre qu’on a un peu oublié

Réfléchir, c’est fléchir le genou de nouveau, s’apercevoir qu’on s’est trompé. Réfléchir, c’est s’arrêter…

Il y aura un après, il en est sûr.

Mais l’après se prépare maintenant.

Alors le Bouddha m’a dit ce matin : “Que fais-tu aujourd’hui ?”

J’ai répondu : “Du sirop !”

Il m’a dit : “Continue et donnes-en à tout le monde…

– Gilles Vigneault, poète-acériculteur québécois

à vous qui vous réunirez quand même à Noël

♥♥♥ – 22/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… full dans le rouge…

comme ça, vous allez faire fi des recommandations des autorités de la santé publique et du gouvernement et vous réunir quand même à Noël ?

OK, si c’est ce que vous décidez de faire, votre choix… rien qu’on ne puisse faire pour vous en empêcher… surtout si vous faites ça discrètement… possiblement que personne ne s’en rendra compte… et on vit dans un pays libre right ? même si certains se sentent un peu – ou pas mal ou plus – brimés dans cette liberté ces temps-ci…

sachez tout de suite que si j’étais votre voisin, même si je ne suis pas d’accord avec votre décision, je ne vous délaterais pas… pas mon genre… au pire, je vous exprimerais mon désaccord en privé et vous souhaiterais Joyeux Noël quand même…

mais de mon côté, pas de party ni de rassemblement… et aucun problème avec ça…

moi je resterai docilement à la maison cette année… au calme, à me reposer, à chiller ma vie…

mais je n’ai aucun mérite, je suis pas mal toujours aussi casanier, j’aime bien rester tranquille en mon home et regarder la vie passer, autour de moi, en moi et partout ailleurs… d’ici… mon poste d’observation… homme sweet home…

pas un grand effort pour moi, au contraire, un soulagement même que cette idée de Noël en circuit fermé

et de plus, les célébrations de Noël ne m’ont jamais vraiment allumé, contrairement à


oh, jadis, du temps que mes filles étaient petites, je faisais ma part… je pense que j’ai même déjà fait le père Noël une fois… ou y ai-je penser ? mais dorénavant, les enfants sont grandes… et moi devenu un peu hermite… alors aucun mérite…

malgré qu’on nous demande de modérer nos transports, et de reporter nos rencontres familiales cette année, j’avoue que je peux comprendre votre réaction…

car en principe, tout le monde il est libre et personne ne devrait nous dire quoi faire right ? oui, la liberté individuelle est un principe sacré dans nos sociétés… bien d’accord avec vous… même si je trouve que parfois, elle devrait avoir des limites notre liberté individuelle…

oui j’avoue moi aussi, il y a de nombreuses incohérences dans les directives de la santé publique… parfois difficile à suivre tout ça… j’avoue que l’idée que les familles ne puissent se réunir pour le temps des réjouissances puisse passer difficilement pour certains… et suscite grogne et irritation, et contestation même… compréhensible…

en effet, personne ne devrait être séparé(e) de ceux et celles qu’ils/elles aiment en cette habituelle saison des rapprochements… et personne n’aime se faire dicter quoi faire dans la vie… tout à fait humain…

pour être tout à fait honnête, moi aussi les mesures restrictives me tombent parfois sur les nerfs… désinfecte, mets le masque, enlève le masque, repeat after me, advitam aeternam…

et comme vous, moi aussi, j’entretiens des doutes face aux fameux vaccins développés pas mal rapidement je trouve… mais pas très connaissant en la matière alors me garderai une petite gêne pour le moment… et continuerai de faire mes recherches 😉

et moi non plus, pas 100 % certain et en confiance face aux intérêts réels des grandes pharmas… ni de la sécurité des vaccins à longue terme… donc je partage vos doutes… sur ça on s’entend… déjà ça de fait…

mais voyez-vous, moi j’ai envie de jouer la game, envie de respecter ce qu’on me demande, ce qu’on nous demande… envie d’essayer d’aider ma gang d’humains à passer à-travers cette situation… vous pouvez me traiter de mouton, de suiveux et d’endormi si vous voulez… j’assume… et ainsi soit-il…

mais d’après ce que je constate, notre système de santé est fragile, le personnel pas mal épuisé, et les ressources limitées… depuis 9 mois, ces gens-là travaillent fort et mettent leur santé à risque pour éteindre les feux, Covid ou autres…

moi, c’est principalement pour elles et eux que j’ai envie de rester à la maison… au cas où ça pourrait les aider…


pour elles et eux, comme pour les décideurs et décideuses publics qui doivent tenter de mettre un peu d’ordre dans cette situation kafkaesque… personne ne voudrait leur job en ce moment hein ? en soutien avec eux et elles…

je peux comprendre aussi que vous doutiez de la pertinence de limiter les contacts sociaux car pour plusieurs d’entre vous, tout ceci n’est qu’une mise en scène, une plandémie, et que la très grande majorité de la population n’est pas atteinte et que la Covid ne serait pas pire qu’une grosse grippe…

pas certain de la pertinence de ça, mais votre opinion et je ne peux que la constater, même si je ne la partage pas… car j’ai appris que si les gens pensent quelque chose, souvent ça devient une réalité pour eux… alors je n’essaierai surtout pas de vous faire changer d’idée… chacun chacune son point de vue… le mien vaut le vôtre right ?

mais même si je peux vous comprendre, et que j’essaie d’accepter que vous vous rassemblerez en gang malgré les demandes des autorités – que certains considèrent comme des ordres, des bris de liberté ou même un abus de pouvoir – j’avoue que j’ai néanmoins de la difficulté avec votre décision de vous réunir quand même avec votre tribu…

car pas certain si ces rassemblements qui auront lieu ici et là, et ailleurs, en dépit des demandes des autorités, n’auront en réalité aucune conséquence importante sur notre système de santé… j’imagine qu’on verra ça en janvier… ou à la trinité… espérons le meilleur pour tout le monde quand même…

j’espère aussi que nos différences d’opinion ne prendront pas trop de place dans nos rapports sociaux dans un avenir rapproché… car quand même gros comme divergences nos positions hein ? major disent les anglos…

alors en terminant, si vous décidez quand même de vous réunir, je vous souhaite du bon temps, prenez soin les uns des autres et de vos proches, et aimez-vous beaucoup beaucoup car parait que l’amour est le meilleur médicament pour l’âme…

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ci-bas, beau texte de Stéphane Laporte

empathie et compassion tout le tour de la terre

♥♥♥ – 21/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… full dans le rouge…

ça y est..

nous sommes arrivés sain(e)s et saufs au 21/12/2020… well, pas tout le monde…

le Grand Jour avec un Grand J pour certains… un jour comme les autres pour d’autres…

jour mythique un peu comme le furent le 1/1/2000 – où fut le bug ?? – ou le 21/12/2012 Incas Incas…… des journées dans le grand Carré aux dates aux drôles de numéros

et pourtant, la vie continue… et pourtant, le virus se répand… peu importe ce qu’on en pense…

les adeptes des astres et des étoiles nous prédisent le début de l’Âge du Verseau à partir de tout de suite… coudonc, pas déjà arrivée cette grande ère ouverte ? depuis le film Hair qu’on nous chante ça dans les oreilles…

avec Saturne et Jupiter en conjonction… phénomène qui ne se serait pas produit depuis 400 ans… long time ça m’sieur dame…

n’étant pas astronome ni logue, aucune idée de tout ce que cela veut dire et l’impact que ça aura sur nous… mais parait que c’est big… d’ailleurs plusieurs vont tenir des méditations en ce jour pour aider à ce passage… eh qu’on est drôles nous les humains parfois non ?

personnellement, plutôt que d’aider la lumière divine à shiner sur terre, j’aimerais nous souhaiter, nous l’humanité des individus aux nombrils surdimensionnés, de la compassion pour nos semblables et de l’empathie pour tout le monde…

notamment pour tous les travailleurs/euses de la santé, en majorité des femmes mais à tous et toutes… qui vivent ici-bas et bien sur terre, eux et elles qui portent le masque à chaque instant tout en mettant leur santé en risque pour le bien-être du plus grand nombre… pour prendre soin de nous tous et toutes qui en ont eu, en ont, ou en auront besoin… conspirationnistes ou moutons, suiveux ou rebel(le)s…

eux et elles les étoiles à mon humble avis… alors sur vous que shine ma ptite lumière ce matin… sincère respect vers vous…

vous et tous les autres travailleurs qui font que notre vie n’est que minimalement dérangée

chapeau aussi vers les décideurs et décideuses publiques qui se font blasté(e)s par les si nombreux gérants et gérantes d’estrade défenseurs de la liberté individuelle… logé(e)s nourri(e)s, wifisées, et chauffé(e)s à bloc parfois…

car bien beau – et facile – de prétendre que la lumière viendra suite à l’avènement de la grande conjonction, que tout se résoudra comme par enchantement – et la lumière sera – que les forces de l’ombre tomberont bientôt suite à l’avènement de la grande lumière venue du ciel comme par magie grâce à la magie de la numérologie, mais derrière ces grandes attentes, il y a du vrai monde au travail quotidiennement… back to basics

alors en ce jour supposément béni des Dieux et tant attendus des gens de bonne volontésotérique, je nous souhaite surtout d’être capable de développer de l’empathie et de la compassion… sur le plancher des vaches… la capacité de nous mettre à la place de l’autre, des autres, de tous les autres… la capacité de sentir les autres, de les ressentir en nous, de les aimer, les respecter, de sentir battre leur coeur car le même que le nôtre – poupoum poupoum – de vouloir leur bien tout autant que le nôtre…

donnons au lieu de toujours demander…

le bon, le mieux et le meilleur à ceux et celles qui pensent différemment de nous, ceux et celles qui ont l’air différent de nous, ceux et celles et qui viennent d’ailleurs que de chez-nous

ceux et celles qui n’ont pas de toit, rien à manger, ceux et celles qui souffrent, du Covid ou d’autre chose, de maladie apparente ou pas… ceux et celles qui sont seul(e)s, ceux et celles qui ont besoin…

et arrangeons-nous dans l’avenir, collectivement et individuellement, pour tenter de répondre aux besoins des plus nécessiteux/ses…

car bien humain et rien de mal à vouloir son propre bien avant celui des autres, mais peut-être que nous sommes au fond la seule et même personne, la seule et même grande âme vivant dans des corps différents ? alors moi ou toi, nous ou vous, du pareil au même ?

alors il me semble plus que nécessaire de développer l’art de l’empathie, la solidarité, le sens de la communauté… bien beau d’attendre après l’aide céleste, qui viendra ou pas qui sait ? mais commençons tout de suite à respecter notre prochain autant sinon plus que nous-même… car parfois, notre respect pour soi n’est pas toujours aussi grand qu’il ne semble l’être…

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ci-bas, un article intéressant qui indique qu’au Danemark, l’empathie est enseignée à l’école… élémentaire, mes chers Watsons…

https://edu.thinking-minds.net/schools-in-denmark-conduct-empathy-classes-as-part-of-the-school-curriculum-from-a-very-young-age?fbclid=IwAR3W9ijItLn7T7qBqsXC6rEQzYgBERR1RBGp6UR7HDEiDkn5zfvTMG8ZHck

se nourrir de beau et de bon

♥♥♥ – 20/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… full dans le rouge…

traduction: votre alimentation n’inclus pas que ce que vous mangez… c’est aussi ce que vous regardez, ce que vous écoutez, ce que vous lisez, de même que les gens qui vous entourent… faites attention avec quoi vous nourrissez votre âme, pas seulement votre ventre

sans nier la situation du monde dans lequel on vit, regardons aussi ailleurs à l’occasion… car si on devient un peu ce que l’on mange, on devient aussi un peu tout ce sur quoi on fait porter notre regard… ce que vers quoi on met notre attention…

ici en forêt, relativement facile de se nourrir de beau et de vivant car la grande vie continue de couler naturellement hors de nos fenêtres… les arbres craquent sous le froid, la neige recouvre le sol et illumine tout, les écureuils et les oiseaux crient leur joie de vivre, ou se chicanent-ils le territoire ? peu importe, que la vie….

ici en forêt, le silence enveloppe tout ce qui vit autour et nous emporte avec lui… ici, la paix est plus facile à trouver on dirait… alors jouons dans le bois, allons marcher, sortons du petit monde de nos écrans…

on peut bien se tenir un peu au courant des nouvelles de notre monde, notamment le sort des travailleurs/ses de la santé et de l’état des hôpitaux qui, pour ma part sont là où la plus grande pression s’exerce, avec les difficultés économiques de plusieurs de nos frères et soeurs ), de même que de la suite des choses en ce grand monde là-bas en dehors de nos fenêtres et de nos écrans mais modérons nos transports car comme pour les bonnes choses, il ne faut pas abuser des mauvaises

oh, une fois de temps en temps, naturel et humain de faire défiler le mur des lamentations et autres blas blas sociaux sur FB ou ailleurs pour prendre des nouvelles de nos ami(e)s de par le monde, mais il faut éviter de – trop ou uniquement – se gaver d’opinions et des mots des autres trop souvent indigestes sur la grande potinoire publique… car ce que l’on regarde on devient… ou finit par devenir… ou du moins cela finit par teinter notre monde…

osons regarder ailleurs et nous remplir de beau et de bon… osons créer du beau et du bon…

faisons porter notre regard sur la beauté du monde, sur de la vie simple, sur les rires des enfants, sur les bonnes nouvelles, sur du vivant au naturel, sur du moment présent unique comme la nature sait nous en présenter sans cesse mais ce sur dont on lève trop souvent le nez…

car la vie, même si elle est surprenante ces temps-ci, est aussi parfaite telle qu’elle est, telle qu’elle se présente à nous, telle qu’on la reçoit… et souvent les choses sont moins pires dans la vraie vie que dans nos écrans… car on le sait tous, ce qui va bien est rarement rapporté car pas vendeur… et au fil du temps et des mauvaises nouvelles, nous avons comme développer un goût pour le pire

mais la perfection de la grande lucidité des choses du monde coule souvent de source en dehors de nos écrans…

et les gens dans la vraie vie sont en général beaucoup plus fins que dans l’expression de leur désaccord dans nos écrans… la vie vole plus bas dans les écrans que dans le ciel de la vraie vie ici et ailleurs…

alors en ce période de grand repos, différente des années antérieures évidemment, débranchons-nous un peu et branchons-nous sur le vrai, le beau, le simple, sur l’entière naturalité du monde…

et pensées spéciales envers les gens seuls, les gens sans domicile et les travailleurs/ses de la santé et autres services essentiels…

car de toute façon, c’est (à peu près) ça qui est (à peu près) ça… hein André ?

la douteuse «raisonnabilité» de la justice des hommes

♥♥♥ – 19/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… full dans le rouge…

on distingue habituellement la justice des hommes de celle de Dieu, même si, en principe, le système de justice des hommes est censé être calqué sur celui d’un Dieu tout puissant… mais comme Dieu est imaginé par plusieurs comme un homme blanc à la longue barbe blanche (parlant probablement français ;-), la justice semble porter toujours du même bord…

cette semaine nous a démontré que la justice des hommes est justement ce qu’elle est, un système de justice créé par des hommes, pour des hommes… même si appliquée de plus en plus par des femmes… des hommes traditionnellement riches, puissants et habiles dans leurs relations avec les autorités et instances qui créent et font la loi

des ptits messieurs, censés agir en bons pères de famille, qui se prennent pour des mini Dieux et qui règnent sur le monde depuis trop longtemps… et qui ont mis en place une justice sur mesure… pour eux… et qui se font aller la queue de diable dans l’eau bénite et en tous sens, avec un grossier manque de respect envers autrui, mais en majorité contre les volontés des filles et des femmes, mais aussi envers jeunes garçons et les enfants… car les hommes de Dieu ne se sont pas gênés avec les enfants de choeur… que Dieu ait leur âme et qu’il leur chauffe la queue…

à la lumière des récentes décisions où même les juges ne croyaient pas la version des accusés, il et elle ont tout de même dû se résoudre à prononcer des sentences d’acquittement reposant sur le doute raisonnable et la présomption d’innocence… quitte ou doublement injuste…

et il est évident que les choses doivent changer… et peut-être que ces décisions plus que douteuses sinon enrageantes sur le plan de la vérité des choses qui se sont passées pour de vrai auront un impact réel sur le cours des choses et sur les fondements de nos systèmes de justice… car really, vraiment grossière l’indécence dans ces cas de gars…

je comprends que plusieurs femmes soient révoltées suite à ces décisions récentes… on le serait à beaucoup beaucoup moins… et nous sommes pluiseurs hommes aussi à l’être…

des décisions en toute justice mais non en toute justesse fondées sur le doute raisonnable et la présomption d’innocence… toutefois, en regardant la photo ci-haut toutefois, l’innocence a un drôle de look et bien mauvais goût… et pas le sens que ne l’entendent les tribunaux…

comme l’impression que nous sommes plusieurs hommes à nous sentir pas mal gênés d’être homme en ce moment… du moins je l’espère… en constatant le retard (fonda) mental de notre système d’injustice et ses lacunes face aux crimes sexuels… comme ceux face aux crimes racistes et homophobes mais autre débat, quoi que…

qu’on les nomme ainsi ou pas, le racisme et le sexisme systémiques existent… comme l’inégalité des genres en justice, ce qui est apparu avec tant d’évidence cette semaine… grossière indécence… oh bien sûr, quand on est un homme blanc, ces inégalités semblent moins exister, ou que si peu si on ose avouer qu’elles existent… mais pas à nous de dire car nous sommes aveuglés par nos privilèges ancestraux…

et j’avoue qu’il est bien délicat d’écrire sur ces sujet en tant qu’homme, blanc de surcroit… il serait plus facile de se la fermer et de remettre la parole à celles qui subissent l’injustice… car depuis longtemps, nous les proud white boys qui avons joui et abusé de tous les droits, les nôtres, mais encore plus de ceux des femmes et des minorités… et nous qui avons drivé le système de justice, notre création… mais les choses changent, et doivent changer… et elles vont changer car rien ne va plus… et n’en jetez plus, les cours sont pleines…

l’avenir d’une plus grande justice entre les genres repose sur l’éducation des garçons… et la conscientisation des grands ptits gars devenus glands… car le problème repose sur nous, les boys qui nous pensions infaillibles et abusant des droits de toutes…

en réalité, nous qui devons nous remettre en question… nous qui devons faire notre examen de conscience et voir comment on contribue à la perpétuation de ce système d’injustice… car les règles ont changé, et ce ne sont pas des règles du jeu car rien de drôle dans ce que nous avons fait subir aux femmes, aux filles (et aux jeunes garçons aux soins des fils de Dieu) depuis toujours… nos femmes et nos filles, nos soeurs, nos mères… celles qui tiennent la société trop souvent à bout de bras et à manque de moyens…

avec le rapport déposé récemment à Québec suggérant de nombreux changements dans le traitement des crimes sexuels, on peut avoir espoir que les choses vont changer… car elles doivent changer… plus que temps…

tout en préservant le respect du doute raisonnable et la présomption d’innocence… mais pas celle des christs d’innocents qui se permettent d’abuser d’autrui…

wake up guys…
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ci-bas, lettre percutante de Manal Drissi:

My dude.

J’écris ceci en sachant très bien que je vais me faire mansplainer la vie.
Que l’un de vous s’empressera d’apporter des nuances pastel en pensant éclaircir nos regards sombres.
Que l’autre se hâtera de préciser que not all dudes, que ça arrive aux hommes aussi, et qu’ensuite un grand sage s’étendra sur la présomption d’innocence comme Rose sur une porte de bateau dans l’océan.
Mais voilà j’ai fini de marcher sur des œufs.
De commencer une prise de parole en splittant un cheveu en quatre pour quand même me faire parler comme si j’étais conne.
So here we go :
Si tu passes plus de temps à nuancer l’injustice qu’à la dénoncer, tu fais partie du problème. Point.
Tu nuances des failles mille fois nuancées au lieu de dénoncer une injustice dix mille fois répétée.
Tu fais partie du problème.
On est pas connes.
On le sait que la présomption d’innocence prime.
Que le doute raisonnable est un principe essentiel.
On le fucking sait et on est d’accord.
Ce qu’on dit c’est que les crimes sexuels de par leur nature tombent beaucoup plus souvent dans les craques que les autres formes de crimes.
Parce qu’il n’y a presque jamais de témoin.
Parce que les preuves, quand il y en a, s’effacent plus vite que la parole ne se déploie, parce que se faire voler son char et se faire VIOLER SON CORPS ne déclenchent pas les mêmes réponses physiques et psychologiques.
Personne ne veut crisser le monde en prison sans procès ni preuves. Personne.
On veut un tribunal adapté aux crimes sexuels et outillé pour faire le procès des agresseurs plutôt que des victimes.
Un tribunal qui rétablit la confiance en la justice, accueille les survivant-es, se donne les moyens de les accompagner, un système qui fout la trouille aux agresseurs par son efficacité et les garde EUX éveillés par la peur, la nuit, pour faire changement.
Pour les femmes, hommes et enfants qui souffrent en silence chaque année et passent leurs vies à se rapiécer au possible pendant que leur esti de bourreau de marde bénéficie de ✨l’essentielle présomption d’innoncence✨ et de ✨l’incontournable doute raisonnable✨ sans qu’elles et eux ne bénéficient d’un système qui se donne tous les moyens justifiables pour les protéger.
Les femmes le disent, le crient, l’écrivent, le militent, l’expliquent, le revendiquent depuis des décennies PIS ON EST ENCORE ICI.
Alors si tu apportes des nuances pastel à l’injustice plus souvent que tu ne la dénonces… si tu es solidaire en silence… si tu ne te sens pas interpellé… c’est que tu as le luxe de pas te casser le cul sur la question et ça, ça fait que tu fais partie du problème.
La parole féministe continue de résonner davantage dans une voix grave.
Encore plus dans une voix blanche, cis, hétérosexuelle.
C’est de la marde mais c’est ça pareil.
Après ça tu décides ce que t’en fais, de ta voix.
Mais ton silence, il est crissement assourdissant.
On a des acouphènes.
Ce serait le fun que tu tiennes le porte-voix au lieu de tenir la main du statu quo.

________
et point de vue d’Yves Boisvert:

https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/2020-12-19/eric-salvail/un-homme-chanceux.php

et billet d’Agnes Gruda

https://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/2020-12-19/agressions-sexuelles/repartir-a-zero.php

tout le monde a raison et tout le monde a tort

♥♥♥ – 18/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… full dans le rouge…

traduction: le monde est tel que tu le perçois… – Byron Katie

8 milliards de monde dans lesquels nous vivons… chacun chacune dans le sien…

8 milliards de réalités… 8 milliards de représentations du seul et grand monde que l’on partage et que certains voudraient s’approprier…

et cela sans parler des animaux, des plantes et des autres êtres vivants qui ont probablement leur propre façon de percevoir l’environnement dans lequel ils évoluent, même si différent du nôtre…

mais pour en revenir aux humain(e)s, chacun chacune nous avons notre propre perception du même grand monde, notre capacité personnelle de faire de ce monde mon monde, notre monde…

ainsi pas une réalité unique, mais des réalités, diverses réalités plus ou moins différentes les unes des autres… aucune meilleure ni plus juste que l’autre, que des réalités connexes, qui parfois se chevauchent, d’autres fois s’opposent… le tout modulé par notre culture, notre éducation, nos croyances, nos conditionnements et notre capacité de s’adapter au monde ou de s’y opposer…

prenez la situation actuelle de la santé publique…

pour les intervenant(e)s du domaine de la santé, une tâche de courage au quotidien… pour les malades, selon la gravité avec ils/elles sont atteints, un combat à mener pour survivre… pour la plupart d’entre nous, une plus ou moins grande contrariété et restriction de liberté de mouvement… et pour certains autres, un vaste complot bien organisé par une certaine élite…

même situation partagée, perceptions différentes vécues…

et au fond, la plupart du monde est persuadé qu’il et elle a raison… certain(e)s plus que d’autres…

pour illustrer ces quelques propos, les mots de Claude Leclerc, encore une fois si justes…

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LES CONFLITS RELATIONNELS, ET LA PAIX DU MONDE…

Aussi bien vous le dire tout de suite : «  Vous avez raison ! »

Ça relaxe n’est-ce pas ? Ça fait du bien !

Dans tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, vous avez raison !

Wow !

Pour l’ego, pour le moi, y’a pas mieux !

C’est le paradis d’être conforté comme ça, dans votre monde, dans vos pensées.

On se sent « big », fort, forte, rassuré(e), invulnérable…

Il y a juste un petit « hic » :

La personne qui vous contredit, vous confronte, avec laquelle vous êtes en conflit a aussi raison

Dans tout ce qu’elle dit, dans tout ce qu’elle fait !

Oups !

Comment est-ce possible ?

Simplement parce que du point de vue, d’où l’on se place, on a toujours raison !

Vous partez simplement de points de vue différents

Et il y a autant de point de vue

Qu’il y a de personnes !

Si vous regardez la montagne, à partir de sa base

Et que vous dites : «  Voilà la montagne ! »

Vous avez raison !

Si vous la regardez à partir de son sommet, et que vous dites : «  Voilà la montagne ! »

Vous avez raison !

Et il n’y a pas de « vraie » montagne

Que des points de vue !

« Mais comment est-ce possible ? »

Deux avis contraires concernant une même réalité ne peuvent être tous les deux vrais !

L’un exclut l’autre !

Mais de quelle réalité parlez-vous ?

Il n’y a pas de réalité

Que des points de vue

Tous subjectifs évidemment

Comme tous les points de vue…

Alors à quoi ça sert d’avoir raison ?

Mais ça sert à rien !

J’ai peur tout à coup !

Comme si mon monde s’écroulait

Comme si mon monde n’était plus LE monde !

Qui suis-je alors et comment être en relation ?

Et bien vous êtes un monde en relation avec d’autres mondes !

Ça ne sert à rien d’avoir raison

Faut juste apprendre à connaître, à découvrir 

Le monde de l’autre…

C’est un jeu !

Aucun danger parce qu’aucun monde

N’est le monde réel…

Il faut guérir du concept de réalité !

« Guérir de la réalité ? »

Mais oui, c’est une maladie

Responsable de toutes les souffrances

De tous les mondes qui se croient être LE monde !

Par exemple, il y a autant de vous-même

Qu’il y a de personnes qui vous perçoivent

D’autant de point de vue différents…

Et tout le monde a raison

Mais ça ne sert à rien…

C’est amusant et merveilleux…

Ainsi, vous pouvez être un héros ou une héroïne

Pour un enfant, un fan ou une amie

Et un trou-du-cul pour quelqu’un

Qui vit dans un point de vue contraire au vôtre…

Relaxez !

Tout ça n’est pas grave, c’est un jeu !

Cela ne fait qu’ouvrir votre champ de possibilités…

Vous devez simplement guérir

Du concept de réalité

Et puis l’univers est à vous !

Une fois guéri(e) de toutes ces formes

De tous ces points de vue qui se prennent pour la réalité

Vous découvrez que vous avez toujours été

L’Âme de toutes ces formes, de toutes ces choses…

La réalité n’est qu’un concept, rien d’existentiel

Vous êtes la Source existentielle

Éternelle et universelle

De tout cela !

Vous êtes la source paisible et amoureuse

De tous les mondes…

Guérissez !

Soyez cette paix et cet amour !

Et soyez heureux, soyez heureuse !

Joyeux Noël !