devenir chronique

♥♥♥ – 28/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… aux confins des fêtes…

traduction: je pensais que je voulais devenir poète, mais au fond, je ne voulais que devenir poème… – source inconnue

après 10 ans d’écriture quasi quotidienne ici – et 2486 chroniques et 1/2 (celle-ci) pour être approximativement à peu près quasiment presque exactement juste avec le compte même si je ne compte pas vraiment car il me manque de doigts et de doigté 😉 je ne suis finalement pas devenu chroniqueur…

je suis devenu chronique… tap tap tap chronique… fou chronique de mots…

en fait, je ne suis pas devenu quoi que ce soit, ou devrais-je dire rien que ce soit, depuis ces années et ces milliers, sinon millions de mots… encore et toujours que bla bla bla…

car en fait, je ne deviens rien, au contraire, je suis les mots, je cours après… et eux un peu plus vite que moi… je ne fais que suivre mes mots qui n’en font qu’à leur tête…

je suis mes mots, j’enfile les phrases, je suis même et peut-être surtout ce que je n’écris pas non plus… je poursuis mes omissions, j’obéis à mes silences, je m’enfarge dans mes hésitations et trébuche sur mes trop pleins d’idées… mes mots me bousculent tout le tour de la tête…

je suis les mots partout où ils veulent aller… esclave des mots… oui maîtres…

day in day out, je tape ces mots qui illustrent du mieux qu’ils le peuvent ce que je suis ou pas de l’autre côté de cet écran, le mien et le votre… qu’à un écran de distance vous et moi…

tout comme les maîtres qui nous invitent à ne pas devenir danseur/se mais danse plutôt, cette citation file dans le même sens et la même direction… double ou sens unique, direction de tous bords tous côtés…

si je suis ces mots qui s’écrivent à-travers moi, je suis aussi les mots qui ne seront jamais écrits ni lus… comme l’homme invisible, ou pourquoi pas la femme ? ni lus ni connus… ni vus ni lus… ni de moi ni de toi…

car même si on vit dans la matière, même si quelques yeux se pencheront sur ces mots et en comprendront bien ce qu’ils veulent ou peuvent, pas vraiment moi qui écris, car ça écrit tout seul en ce moment – écriture non pas automatique mais intuitionique et passionique – mes doigts n’en font qu’à leur tête… et bypassent le mienne…

car même si on vit dans la matière, on vit aussi dans le vide, dans l’invisible, dans l’abstrait, dans le nowhere, dans le now, dans le here… ici et maintenant, dedans et dehors du temps…

donc personne qui écrit ceci, pas plus que personne qui ne les lit de l’autre côté de cet écran, le mien le vôtre… personne d’autre que vous-même face à vous-même en ce moment même… ce toi chronique, ce toi cathodique…

et si personne ne pose ni ne dépose ses yeux sur ces mots, ces ptits mots dits et écrits demeureront tout de même ce qu’ils sont au fond, des mots cachés, des mots discrets, des mots dits mais non lus…

mais si vos yeux vont ont mené jusqu’ici, sachez que nous sommes au moins un en ce moment, unis par ces mots, par l’espace entre chaque mot, liés par ce temps qui coule lentement comme vitement en ce doux moment de confinement…

rien à dire de plus que mon petit non-sens organisé et un brin dé… cette source de vie qui me coule entre les doigts, et qui se rend vers quelques-un(e)s d’entre vous…

Une réflexion au sujet de « devenir chronique »

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