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ailleurs, dans un autre réel près de chez-vous

10636000_10152780687728982_4094135684393530740_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre n/ail/neti ouanne /// 8-10

traduction :
je m’en vais dans une autre dimension, tu as besoin de quelque chose ?

après 91 chroniques depuis le début de cette série intitulée les fous mots – juste parce que ça sonnait bien, et un peu japonais – la série s’arrête ici et on verra sur quelle autre dimension les mots nous mèneront vous et moua…

moua à les écrire et vous à les lire…

d’ici là, à tout de suite…

qui ? qui ?

10685350_946392768707491_7904770616383391654_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre n/ail/neti /// 7-10

traduction: qui regarde à-travers mes yeux ? ne puis-je m’empêcher de demander… – Rumi

ouain, qui ? qui ?

la plus grande question au monde que celle-ci, la plus importante question du monde, tout le monde, pour chacun, chacune, l’interrogation fondamentale à la base de notre existence…

qui ? qui observe tout ce qui se déroule à l’extérieur de son corps ? et aussi à l’intérieur du mental qui accompagne ce corps ?

qui ? qui écrit ces chroniques sur une base quotidienne day in day out ?

qui ? qui les lit, ou pas ?

qui ? qui observe la vie qui passe, avec nous dedans, ou à côté ?

qui ? qui a décidé de s’incarner dans ce corps pour une autre vie ? pour un autre tour de piste ?

qui ? qui réalisera une fois pour tout qu’une certaine distance existe entre l’âme et le corps ?

qui ? qui cherche cherche cherche et cherche encore la lumière ? parfois dans le noir, parfois sans rien voir ?

qui ? qui se donnera totalement à l’amour pour y brûler totalement, à l’image de la chenille qui se transformera en papillon sans savoir si la transition aura vraiment lieu ?

qui ? qui est ici avec moi ? tout juste de l’autre côté de l’écran ? qui porte ses yeux ses ces humbles mots qui posent question ?

qui ? qui ?

qui ? qui pose cette question ? et que trouvera-t-il ou t-elle ?

que restera-t-il de ces questions lorsque la quête sera complétée ? lorsque la non réponse à cette question aura émergé ?

qui ? quoi ? pourquoi ? comment ?

que ces quelques questions pour faire tourner la roue de la vie… pas nécessairement pour trouver des réponses, que pour garder la quête vivante… une quête calme, une quête qui ne va nulle part, une quête qui se suffit à elle-même…

qu’une quête sans exigence de réponse… qu’une question ouverte débouchant simplement sur un espace vide, un espace libre… libre d’élan, libre de tension, plein de liberté…

qui ? qui continue de vivre quotidiennement, marchant, quêtant, cherchant ?

qui ? qui regarde la monde en se demandant comment autant d’injustice, autant de folie guerrière ?

la même présence qui voit tout ça et qui sait que tout est OK, que tout est parfait tel quel…

très bonnes questions aux multiples réponses qui passent et passent, sans assécher la soif, sans assoiffer le goût de savoir, ou pas…

qui donc ?

chercher sa voie, trouver sa voix

10606165_443311649145459_3173242369768505599_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre eille’ti n/ail/ne /// 6-10

traduction: nous avons tous et toutes un «but spirituel», une mission, que nous avons poursuivis sans toujours en être conscient(e)… mais une fois que nous en prenons totalement conscience, notre vie peut décoller… – James Redfield

ce matin, cette citation me parle, me chatouille, me titille…

même si les expressions but spirituel et mission sont à prendre avec humilité et pas trop au sérieux, il y a des choses dans la vie qui nous tirent par en avant… des enjeux qui nous touchent davantage, des causes qui nous tiennent davantage à coeur que d’autres…

personnellement, après avoir travaillé avec les gens depuis plus de 25 ans, comme thérapeute et comme enseignant, il y a un tournant qui se présente sur ma route… j’ai envie d’écrire et de jouer de la musique… j’ai envie de créer des espaces dans le cadre desquels les gens pourront trouver leur voie, retrouver leur voix…  et transpirer pour s’inspirer…

évidemment, ça concerne encore les gens ce nouveau bout de route , car toute mission dans la vie concerne inévitablement les autres, tout ce que l’on fait est relié à nos concitoyen(ne)s, à nos frères et soeurs… de près ou de loin… plus ou moins…

avec les années qui s’accumulent dans une vie, je crois qu’il devient quasiment inévitable que les arts prennent davantage de place, et que nos expériences se transforment en fleurs, et que les défis que nous avons relevés deviennent moteur de beauté… compost de vécu pour nourri les fleurs de vie…

j’ai souvent remarqué chez les gens qui maturent avec grâce qu’ils se mettent à diverses activités artistiques avec les années… comme une suite logique…

j’ai toujours écrit et aimé la musique mais dorénavant, j’aimerais mettre ces activités au centre de ma vie, ne faire que cela, surtout cela, et mettre ces passions au centre de la vie des gens aussi… des mots et des notes pour avancer… des accords et des poèmes pour être davantage ici et maintenant…

alors celle-ci sera ma dernière session comme prof… à compter de janvier prochain, je veux mettre tout mon temps à jouer, soit faire de la musique et chanter, et à écrire, des chroniques, des livres, des poèmes et des chansons…

je ne sais pas si elle est spirituelle cette nouvelle mission mais c’est ce qui se manifeste clairement devant moi… comme une poussée vers l’avant, vers un beau grand nulle part, rien de connu du moins…

comme un besoin de sauter dans le vide qui m’aspire, comme un élan qui m’inspire… alors droit devant, des mots, des notes, des accords… et hop, on saute et on verra où le vent nous pousse… sortons nos ailes…

alors, au menu, pour concrétiser ce tournant, un nouveau concept d’atelier :

sweat et chants

et une toune déjà partagée mais encore, quand même. avant de finaliser les trois autres qu’on a enregistrées le week-end dernier mon ami Éloi et moi:
https://soundcloud.com/atidion/ballade-pour-ravi-first-take-florida-version

et quelques concerts, dont Sutton le 30 octobre, Montréal le 20 novembre et Val-David le 19 décembre…
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Nous sommes tellement distraits par le drame de notre histoire que nous avons oublié notre but divin. (…) Toute notre souffrance a un but. Elle nous enseigne des leçons, nous guide et nous donne la sagesse pour offrir nos dons au monde. – Debbie Ford, Le Secret oublié…

back stage (arrière scène)

1596888_851445641562593_7567122304750563803_oles fous mots /// ••• \\\ nombeurre eille’ti six /// 3-10

traduction très très libre : si tu veux atteindre l’état de grâce, arrête de demander la permission

avez-vous remarquer vous aussi comment, traditionnellement, les gens qui prient demandent généralement une permission quelconque à quelqu’un, un quelqu’un – barbu inévitablement –  qui n’existe pas nécessairement ?

mon dieu donnez moi la force de… SVP seigneur faites que… et ainsi soit-il… et avec votre esprit… même si la religion est moins présente dans nos vies, elle continue de teinter notre attitude envers la vie…  elle continue de tenir entre ses mains nos couilles ou toutes les autres parties de body correspondant à notre genre…

alors moi je décroche, je ne demande rien à personne et je m’auto-proclame musicien et écrivain… un troubadour à la guitare légère, aux mots fous, aux doux mots… j’ai envie d’emmener les gens dans mon monde…

hier soir j’ai fait mon show à Québec… j’ai fait mon smart… j’ai showé off… devant une douzaine de personnes… concert intimiste que je les appelle ces ptits shows à moi…

encore un peu porté à juger de la qualité de ce que je fais en fonction du nombre de pairs d’yeux qui me watchent… mais de moins en moins car je commence ma «carrière»… j’en suis à mes débuts de chansonnier-baladeur-chroniqueur… encore tout à apprendre alors je garde ma tasse vide et je bois… et je vois quel est le prochain pas à faire… et je suis reconnaissant pour les quelques personnes qui répondent à mes invitations.. et les salue bien bas…

car vous faites résonner mes chants… vous le faites sonner autrement… vous me faites me voir à ravers vos yeux, vous me permettez de m’entendre à travers vos oreilles…

je ne m’en fais pas vraiment des faibles foules car j’aime tellement chanter et partager ces humbles mots à moi que je le ferais même si j’étais seul… alors mon chemin je poursuivrai… alors mes chants de coeur je partagerai… alors mes chroniques je continuerai à lire publiquement… note par note, mots par mots, goutte à goutte… pas à pas, je chanterai au monde entier, une personne à la foi, et avec foi je persévérerai…

je sens très juste pour moi le fait de prendre ma guitare et d’ouvrir ma bouche pour voir comment les mots sortiront de fois en fois… comment les chants s’incarneront d’une épisode à l’autre… car les chants ne nous appartiennent pas, c’est nous qui les servons, c’est nous qui leur appartenons…

alors voilà, la vie continue… je chante, je dis, j’écris… et tant mieux si vous êtes quelques-uns sur mon chemin, tant mieux si on se croise sur cette route un moment donné…

à tout de suite…

pausologie du bonheur

10665066_10152682975646211_862286250960980589_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre eille’ti fève /// 1-10

traduction: sois présent(e)… fais l’amour… fais du thé… évite les discussions banales… ouvre-toi aux conversations… achète une plante, arrose-la… fais ton lit… fais le lit de quelqu’un d’autre… parle avec vivacité et rapidité d’esprit… cours… fais de l’art… crée… nage dans la mer… danse dans la pluie… prends des risques… pose des questions… fais des erreurs… apprends… connais ta propre valeur… aime passionnément… pardonne rapidement… laisse aller ce que ne te rend pas heureux(se)… crois, pousses, grandis

aussi simple que ça la vie, aussi éclatée que ça…

salade de fruits de prescription santé pour développer du bonheur… du bonheur simple, quotidien, humain, organique… des petites choses qui nous rendent grand(e)s… épanoui(e)s, sains de corps et d’esprit… car le bonheur, pas compliqué… suffit d’arrêter de vouloir être quelqu’un d’autre, meilleur,  parfait… arrêter de vouloir être autre chose, être ailleurs, être plus tard… simplement apprécier l’être en devenir que nous sommes sans cesse et non pas l’être devenu el que nous l’idéalisons et que nous ne deviendrons jamais anyway…

comme le disait Antoine de Saint-Exupery, la perfection est atteinte non pas quand il n’y a plus rien à rajouter, mais quand il n’y a plus rien à soustraire… subsiste alors seulement qui nous sommes à l’état pur, qui nous sommes dans l’absolu, qui nous sommes supposés être réellement tel que conçu par la vie… être simplement, humblement…

personnellement, je cherche de moins en moins à devenir quelqu’un, redevenir personne me suffit largement… exister sans vouloir changer le monde, ni même plus changer moi-même… que couler de plus en plus avec la vie, dans ses bras, sur ses rives… et prendre soin de notre parcelle de réel pour contribuer au bien du plus grand nombre…

« Chaque matin, les hommes et les femmes qui prennent soin de la parcelle du réel qui leur est confiée sont en train de sauver le monde, sans le savoir. » – Christiane Singer

le monde existe tel quel, as is comme disent les amaricains et Elvis Gratton… évidemment, certaines choses nous indisposent, alors aussi regarder ce que l’on peut faire pour premièrement, percevoir différemment et, peut-être ensuite agir pour, agir envers, agir sur… car nous et le monde mêmes ébats…

entre autre au niveau du soin de notre planète on rapportait hier que depuis 40 ans seulement, nous sommes responsables du fait que plus de la moitié des animaux sauvages sur terre a disparu…

http://www.lapresse.ca/environnement/201409/29/01-4804732-deux-fois-moins-danimaux-sauvages-sur-terre-quil-y-a-40-ans.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_environnement_263_accueil_POS4

en ce sens, si être heureux sur une base personnelle semble primordial, cela sera bien futile tant que nous ne rendrons pas la terre heureuse itou… notre bonheur sera à bien courte vue…

alors faire ce que l’on aime, créer de la beauté, le plus de beauté possible… car comme le disait Osho, et plusieurs d’entre nous désormais avons intégré cette idée dans notre être, on ne peut se battre contre la noirceur, on ne peut qu’ajouter de la lumière et la noirceur disparaîtra car dès qu’il y a lumière, la noirceur disparaît…

assumer notre unicité, notre individualité humaine et sacrée… moi unique comme chacun(e) de vous, vous unique comme moi et chacun(e) de nous…

alors lecteurs/trices, que du bon, que du vrai, que du grand, pour moi, pour vous, pour nous… pour ceux et celles qui sont pris dans les guerres, et pour le 48 % du monde animal sauvage restant…

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Toute pratique a disparu
Je ne suis plus que poésie
– Rumi

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« Each of us has this soft spot: a capacity for love and tenderness.
But if we don’t encourage it, we can get pretty stubborn about remaining sour. »
– Pema Chodron

mister nobody

les fous mots /// ••• \\\ nombeurre eille’ti fort /// 29-9 (2)

il se déroule, au palais de justice de Montréal, depuis ce matin, un procès fort médiatisé, un procès dont on parle beaucoup dans les médias multi , beaucoup trop à mon humble avis… et ça me dérange… bien sûr, j’observe… mais faut que je chronique aussi…

a-t-on vraiment besoin de savoir ce qui se passe autour de ce procès ? jusqu’à quel point le droit à l’information ? ne peut-on pas simplement laisser la justice rendre justice et respecter la douleur de la famille de la victime qui a connu un sort terrible ? et surtout en ne donnant pas plus d’attention à cette macabre vomie star ?

je suis déçu et surpris d’encore entendre parler de cette affaire morbide… surtout à chaque fois que j’entends le nom du gars à l’origine de l’affaire… à chaque fois que j’entends son nom, je le vois sourire… trop plein de beurk en mon for intérieur, dans ma tête et mon coeur simplement quand j’entends son nom passer à la radio du canada, ou encore quand je vois une mention du procès dans les internets…

on en parle à l’échelle internationale du procès de ce désormais célèbre carencé affectif assoiffé d’attention… et c’est exactement ce que ce mister nodoby veut et voulait… et ça marche big time… les médias jouent son jeu… action réaction…

stupidement, et pas innocemment du tout, les médias jouent son jeu car ça fait vendre de la copie la mardemalade… et ça fait rouler la marmalade médiatique… payant payant la marde de malade… mais gluant à en faire lever nos coeurs…

des hordes de spectateurs suivent et suivront assidûment ce cirque pas drôle du tout, mais si médiatique… un jeu de clowns vraiment… on disait ce matin à la radio que des gens attendaient à la porte du palais de justice pendant des heures avant que le procès ne commence pour pouvoir faire partie du spectacle… des spectateurs qui voulaient être aux premières loges du brutalité show

mais ne voient-ils pas le jeu médiatique machiavélique dans lequel ils sont engagés et qu’ils nourrissent  tous ces individus qui publient des nouvelles au sujet de mister nobody et de son acte barbare, de même que ces spectateurs qui assistent au procès comme si c’était un spectacle (à grand larmoiement) dans lequel ils transforment en vedette un fantôme abject qui a commis un acte dégueulasse justement pour devenir célèbre ? et la justice suit son cours…

tous ces gens qui font la promotion directe ou indirecte de mister nobody  participent directement à ce cirque… à chaque fois qu’ils citent son nom, il consolident son statut de rock star criminelle

à chaque fois qu’on vedettarise cet être – humain  ? pas  certain de ça –  on encourage un futur carencé affectif en mal d’exposition tapi dans son logis à commettre un acte similaire dans l’avenir pour devenir quelqu’un publiquement… en fait, il faudra que son acte soit encore plus crapuleux  au prochain mister nobody car en affaires, ça prend de la croissance… sinon déficit d’attention…

en fait, en prenant part à la diffusion de ce cirque du sommeil collectif, on encourage tous les futurs tueurs en série et autres maniaques en mal d’attention médiatique à passer à l’acte… on fait rouler la machine à saucisse défraîchie… et ça nous prend de la viande…

le gars a présumément filmé ces actes macabres, il les a présumément diffusés sur le web et maintenant il plaide non coupable… et c’est nous, chers contribuables, qui payons pour ce cirque…  mais sincèrement, je crois qu’il y a quelqu’un quelque part qui se paie notre tête… cirque médiatique et tête de turque…

mais shit de marde, mais comment on arrête ce cirque pas drôle ?

car la victime de cet acte barbare a une famille, une famille qui voit le bourreau de leur fils, frère et cousin, glorifié, en même temps que leur douleur revivifiée… et pendant ce temps, on met en vedette la bête…

je sais, je sais, je sonne un peu sérieux et contracté… mais suis-je le seul à ne pas voir que nous nous laissons manipulés comme des marionnettes pas de tête par des fous en série de téléréalité ? par des pantins qui nous transforment en marionnettes qui carburent à la déguelasserie…

comment ne pas parler de quelqu’un tout en parlant du crique qui l’entoure ? je sais, un peu contradictoire comme tâche… mais comprenez-moi bien, je ne parle pas de l’individu en soi, il n’existe même pas pour moi car je ne le considère même pas comme un humain… les animaux ne sont pas aussi barbares…

OK je switche tout à off et je m’en vais voir les couleurs… la nature est plus humaine que certains de ses sujets… peut-être que la solution est de ne plus jamais remettre les médias à on

la très soutenable lourdeur de l’être

10698635_939473489399419_2662943419243376664_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre eille’ti tri /// 29-9

traduction: plus lourde est la charge, plus nos vies demeurent près de la terre, et plus vraies et réelles elles deviennent… au contraire, l’absence totale de charge rend l’humain plus léger que l’air, le poussant à s’élever dans l’atmosphère, à s’éloigner de la terre et à devenir seulement à moitié réel, rendant ses mouvements aussi libres qu’insignifiants… que devrions-nous choisir alors ? le poids ou la légèreté ?
– Milan Kundera, l’insoutenable légèreté de l’être…

ah cette plus ou moins soutenable légèreté de l’être… on la veut, que dis-je on la désire plus que tout – et en même temps, nous ne sommes pas encore rendus là… pas tout à fait du moins… en partie, parfois mais pas tout à fait… car pour le moment, on vit toujours dans un corps, et on doit assumer… avec tout ce que ça implique…

car il paraît que l’on choisit de s’incarner… vous vous en souvenez vous ?

moi non plus… du moins pas souvent… même si parfois j’ai des flashes qu’il y a quelque chose de plus grand que mon petit moi dans lequel tout baigne, un magma dans lequel on flotte, et que l’on vient de quelque part de connu et que l’on y retournera, la plupart du temps, je vis mon humanité incarnée, une réalité plus lourde, plus concrète… avec tout ce que ça implique…

bien que l’on tende à vouloir s’évaporer, et s’élever, car l’âme tire inévitablement vers le haut, nous sommes des êtres de chair pour le moment… nous sommes des âmes incarnées… certaines plus incarnées que d’autres… certaines bien emmitouflées… avec tout ce que ça implique… besoins fondamentaux, pensées constantes, loi de la gravité, recherche de sécurité…

une partie de nous-même tend à monter, à s’élever, à remonter, une autre à demeurer ici-bas dans la matière… une partie légère légère, l’autre heavy heavy… un côté givré, un côté nature…

et on apprend tant bien que mal à vivre avec ces deux – au moins deux – dualités… réalités ou dualités ? c’est selon… duel réel entre deux réalités, réalités parfois conflictuelles, parfois complémentaires…

devenir humain implique l’agencement et l’arrimage entre ces deux réalités, minimalisent deux, la part de l’ange, et l’autre, l’humaine… humanité divine ou divinité humaine que cette réalité dans laquelle nous sommes tombés vous et moi ? ce bateau de la vie dans lequel nous sommes montés moi et vous ?

car souvent on a l’impression que l’humanité résulte d’une chute… est-ce cette fameuse croquée dans la pomme qui nous a fait tombé si bas ?

images

peu importe l’histoire, il nous faut bien avouer que la condition humaine nous pèse parfois, nous garde ici-bas, les deux pieds dans la matière, parfois dans la gadoue… la pomme cherchera éventuellement à tomber de l’arbre…

la citation de Kundera remet en perspective notre humanité, notre lourdeur humaine… réellement, est-ce que notre existence serait insignifiante si totalement légère ?

pas clair tout ça…

car si d’un côté, l’âme cherche naturellement à s’élever, nous sommes nés poussière et redeviendrons poussière et la poussière, eh bien elle a toujours tendance à retomber au sol…

alors pris entre l’âme et le corps nous zumain(e)s… un arrimage questionnant, un apprentissage constant, un élevage permanent… avec une prise au sol inévitable, une grounding certain…

site intéressant sur «l’observateur désintéressé» : http://tomajjavidtash.com