Archives pour la catégorie les fous mots

l’empereur est nu

Capture d’écran 2014-09-28 à 06.59.38les fous mots /// ••• \\\ nombeurre eille’ti tout /// 28-9

des humoristes de CBC ont prétendu qu’une artiste créait de l’art invisible… et ont organisé une vraie exposition… voir lien ci-bas… et photo ci-haut…

oh que j’aime ça… de l’art invisible… et qui vaut des millions en plus… ça prend de l’imagination pour le croire… et surtout pour le voir… ça prend de l’humour pour en rire… ça prend de l’ouverture d’esprit pour saisir le concept… un ti peu flyé… mais pas complètement fou ni faux…

certains seront tentés de considérer tout cela comme une grosse farce… ça l’est… comme l’est la vie, comme nous le sommes tous et toutes… mais ce n’est pas complètement farfelu si on s’y attarde un peu…

certains paient des millions pour des oeuvres d’art hyper simplistes, genre un point rouge, ou que du noir sur une toile… si c’est signé par un artiste fameux… l’art est si abstrait…

alors pourquoi ne peut-on pas voir la beauté dans le rien du tout ?

car toute beauté est dans les yeux de celui/celle qui regarde… tout est question de perception… les enfants voient encore des gens et des choses que nous, les grands, on ne réussit plus à voir, ni à percevoir… percevoir, un regard qui perce le noir…

et la perception ne révèle pas la réalité, elle la crée…

615186_10154374029920125_6438730709238593021_o

la vôtre, la nôtre, celle de chacun/e d’entre nous… au moins 7 milliards de réalités… au moins… multiples réalité shows…

et pas parce que l’on ne peut pas voir quelques chose que ça n’existe pas… ou que ce n’est pas encore arrivé…

10550052_922266774467003_2670007737054358922_ocar les extraterrestres et les autres galaxies ?

Dieu ?

l’aura des gens ?

le père Noël ?

les anges ?

les esprits ?

les microparticules qui nous composent ?

les trous noirs dans l’univers ?

toutes des inventions ? des fantaisies, des hallucinations ?

et la magie ?

10703637_10152264593086296_3238273664984464220_n

et ce que l’on appelle hallucinations ou pures fantaisies ne pourraient-elles pas être des visions perçues par très peu de gens, notamment les clairvoyants et les visionnaires ?

non définitivement, on ne peut pas dire que quelque chose n’existe pas simplement parce qu’on ne peut pas le voir… le problème n’est peut-être pas dans la chose vue – ou pas – mais plutôt dans les yeux qui regardent ? qui regardent mal ou qui regardent trop pleins de croyances limitatives… on a souvent les yeux et les oreilles bouchés par nos croyances et certitudes…

on peut douter de tout, soit, mais on doit en même temps rester ouvert à ce que tout soit possible…

par exemple, essayez de décrire aux aveugles la beauté flabbergastante de l’actuel été des indiens qui sévit ici dans les Laurentides ces temps-ci ? les arbres brillant de toutes leurs couleurs ? un aveugle vous dirait que cela n’existe pas, pour lui du moins… comme tout ce que l’on ne réussit pas à voir… encore… gang de Thomas va…

mais tiens, est-ce qu’un aveugle peut rêver en couleurs ?

en guise de cadeau de fin de chronique, je vous présente ici ma plus récente citation poétique, une seule ligne mais quelle prose, quelle finesse… mais ne la lisez surtout pas…

…                                                       … –
10492279_750065741717240_8486738092251729499_n

et écoutez ma plus récente composition intitulée into silence… pas une seule fausse note mes amis…

en fait c’était une blague, cette chronique n’existe même pas… que vous, votre imagination, vos fantasmes… allez, bon rêve…

___

Ouvre l’œil et regarde,
tu verras ton visage dans tous les visages.

Tends l’oreille et écoute,
tu entendras ta propre voix dans toutes les voix.

~ Khalil Gibran via Richard T. Chartier

______

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2014/09/26/005-art-invisible-satirique.shtml

 

gobe terrestre

Capture d’écran 2014-09-27 à 07.18.09les fous mots /// ••• \\\ nombeurre eille’ti ouanne /// 27-9

pas besoin de traduction ce matin, vos yeux relaient l’info directement à votre cerveau…

nous sommes nés poussière et nous redeviendrons poussière… la nature finit toujours par reprendre ses droits… voyez ce lien (vraiment, vraiment, trust me)

http://www.boredpanda.com/nature-reclaiming-civilization/

pour saisir en 21 photos, flabbergastantes de force, 21 photos crues de vérité naturelle, la capacité de mère nature à reprendre sa juste place, et à nous remettre, nous humains pas toujours très futés, à la juste nôtre…

oui il se peut bien que nous finissions par détruire la planète au rythme ou vont les choses… nous semons à tous vents plastiques, soupes chimiques et autres rebus toxiques dans les eaux, sur la terre et en l’air mais la nature finira par reprendre sa place… éventuellement, ultimement… tassez-vous mononcles et matantes, et gros bébés làlà, mère nature est de retour… back to nature

en effet (de serre ?), c’est ce que l’on peut nommer le retour à la terre, ou plutôt le retour de la terre… la revanche de la mère… il existe une sagesse ultime sur terre et aussi puissants que nous nous pensions, nous ne gagnerons rien… nous devons plutôt apprendre à écouter et à respecter, que dis-je, à obéir religieusement aux lois de la nature…

10301444_530156730418373_4107383866871387157_ntraduction:  nous devons aller au-delà de l’arrogance des droits humains… nous devons dépasser l’ignorance des droits dits civils … nous devons aborder la réalité des droits naturels parce que tous les éléments du monde de la nature ont le droit d’exister et nous ne sommes qu’une infime partie de ce tout… on ne peut passer à côté de ce débat… – John Trudell,  activiste Lakota et poète

car on a beau prendre au sérieux le droit humain, la nature aura toujours le dernier mot… le droit naturel primera…

alors aux abuseurs de la nature qui s’amusent à ses dépends, vous pouvez bien sucer et siffoner tout ce que vous voulez du plus profond des entrailles de ;a terre, votre mère, notre mère à tous, elle finira par vous englober, par vous recouvrir par vous enterrer… vous pouvez bien tout brûler, elle vous gobera anyway, elle nous gobera tous et toutes anyway… alors pourquoi ne pas arrêter avant de le regretter ?  avant de réaliser que l’on a tout gâché ?

j’imagine que l’arrogance humaine tire à sa fin, pas seulement celles des grands exploiteurs des ressources naturelles, celle de l’humain au détriment de la nature… car les ressources sont limitées et même la terre peut perdre patience… et on sait tous qu’une mère qui perd patience, watch out !

a small part of it ? tu dis John… mets-en… alors respect mes frères et soeurs pour tout ce qui vit, respect, car bien grand ce monde… mais aussi bien fragile cette petite terre…

10341987_934122519942093_7398972010522413647_n

alors malgré cet apparent cul-de-sac, malgré un horizon incertain, faisons confiance et plantons des arbres en ce formidable été des indiens…

1924347_862328663784919_6594916544853168055_n

car tellement basic, tellement basic…

10511164_10152462936332713_3373633645259040667_n

simple en esprit

10641164_813886538663905_5046795523132999413_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre eillet’ti /// 26-9

traduction: la vie est simple si le mental la laisse tranquille..  – Martin Soulreader

quand on y pense, simple simple la vie… on inspire, on expire… entre les deux on relaxe un peu… et on inspire et expire de nouveau… et on recommence… à répéter à l’infini…

la vie prend soin d’elle-même… on ne l’a pas choisie la vie, on nous l’a prêtée et la vie prend soin d’elle-même… elle prend même soin de nous, si on la laisse… elle nous laisse tranquille si le mental garde ça simple…

le mental est un superbe esclave… mais un bien piètre boss… quand c’est lui qui mène, bien compliquée la vie… elle nous mène par le bout du nez, elle nous pousse dans le cul, le cul dans le sac…

mais dites-moi, c’est quoi la vie au juste ? que veut-on dire quand on parle de la vie ? la question se pose… et la réponse s’impose… et parfois indispose… ou nous repose…

la vie c’est autant la mort que la vie, la vie est même plus vivante quand on regarde la mort entre quatre yeux… quand on ne l’oublie pas… quand on la garde en mire… mais le mental n’aimes pas la mort, car la mort c’est sa mort à lui, la fin de sa vie à lui…

car il parait que le mental meurt avec la mort, mais que l’âme lui servit…  alors le mental fait le trouble qu’il peut pendant qu’il vit… il vivace… il ne dit pas son dernier mot avant qu’on lui ferme la trappe… l’idée est de le laisser aller, le laisser tourner sur lui-même et dans le vide, et de lui donner de l’espace pour tourner en rond… surtout ne pas tenter de l’arrêter…

car un hamster qui veut tourner dans une cage, on n’arrête pas ça… on ne met surtout pas de bâtons dans les roues de la cage, ni dans les pattes de la bête qui y tourne en rond… on laisse tourner, on laisse le bon temps rouler…

oui, définitivement… la vie est toute simple si le mental la laisse tranquille… alors suffit de laisser le mental tranquille, et lui laissera la vie tranquille…  facile non ? je sais, je sais, trop facile…

mais peut-être que la vie peut être aussi facile que ça ? peut-être seulement qu’un conditionnement de penser que c’est dur dur et compliqué ?

même si on voudrait qu’il se taise, qu’il se la ferme, on ne peut faire l’économie du mental… le mental est une création de dieu et dieu une création du mental…

car au-delà des mots, au-delà des concepts, il y a la vie simple, ce qui vit simplement, ce qui meurt, ce qui passe… et témoin de ce flot de manifestation vivante, il y a l’observateur/trice… une présence neutre qui regarde, qui observe, sans juger, sans nier, sans choisir… que regarder la vie qui passe, avec nous dedans, et avec le mental on the side… à ne pas placer au coeur de la vie le mental, qu’on the side

et tant qu’il reste on the side, pas de problème le ptit ptit mental pit pit, un outil bien utile… qui sert à créer, à se projeter dans l’infini, à sortir du corps physique…

ah cette très soutenable simplicité de l’être… si le mental nous laisse tranquille…

allez gardez simple, je vous laisse tranquille… dit le mental…

_______

Learn silence

And at least with your friends,
with your lovers,
with your family,
with your fellow travellors here,
sit in silence sometimes.

Don´t go on gossiping,
don´t go on talking.

Stop talking,
and not only on the outside – stop the inner talk.

Be in an interval.

Just sit,
doing nothing,
just being presences to each other.

And soon
you will start finding
a new way to communicate.
And that is the right way.

– Osho via Dinesh Kapur

ire réalité / here réalité

10665861_819848388037016_4472362614736416383_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sèveuneti n/ail/ne /// 25-9

traduction: je ne raffole pas de la réalité, mais c’est encore le meilleur endroit pour prendre un repas décent… – Groucho Marx

là-bas, ailleurs, nulle part, ici… en haut, en bas, au milieu…

l’immensément grand, si grand qu’on ne peut même pas imaginer…

l’infiniment petit, si infiniment petit que l’on ne peut non plus suspecter…

on dit qu’on vient d’ailleurs, qu’on retournera ailleurs… mais où peut être ailleurs ailleurs qu’ici ?

la réalité, l’illusion, le vrai, le faux… pour qui ? pour celui ou celle qui voit, tout est vrai… ou pas…

avant, après, plus tôt, plus tard… comment cela peut-il être perçu en un moment autre que maintenant ?

si je peux toucher c’est vrai ? les idées, les émotions, l’air et le vent alors ?

on vit dans la matière, matière que l’on croit matière solide, mais un fort pourcentage de cette matière est vide… vraie alors ?

réalité et illusion, couple mystique dans lequel tout est et rien aussi… trop flou à capter pour le menu mental…

alors entre temps on vit dans l’entre deux, entre deux eaux, entre l’air…

OK time for lunch…

se sentir bien et faire les autres se sentir ainsi

10653573_10152769776203628_6506154924355455266_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sèveuneti n/ail/ne /// 24-9

traduction: la façon dont les autres se sentent avec eux-mêmes autour de vous en dit long sur vous

j’espère que vous vous sentez bien… bien quand vous lisez ces lignes, quand vous jetez vos yeux sur mes mots… car si j’écris, c’est principalement parce que ça me fait me sentir bien moi-même, mais tant qu’à me sentir bien, j’aime aussi que les autres se sentent de même…

au cours de ma vie, j’ai eu la chance de créer plusieurs espaces et activités qui ont permis aux gens de se sentir davantage, se sentir bien, se sentir mieux… et souvent je prenais ce que je voyais devant moi et autour de moi comme une  mesure de la valeur de mes actions… comme un reflet de soi devant nos yeux… un miroir du dedans…

quand les gens se sentent bien autour de nous, ça constitue un signal sur notre propre état de soi et en soi… car nous et les autres pas si différents au fond… la même âme dans différents corps… la même essence dans des bodys distincts… dieu incarné en pièces détachées…

dans la vie, notre propre bonheur est essentiel et primordial… on ne peut bonifier le monde si nous ne sommes pas profondément heureux(ses) en soi… le monde est nous… mais le vice est aussi versa… nous sommes le monde…

alors donnons-nous aujourd’hui notre pain quotidien… prenons la permission de vivre totalement… à partir de notre coeur, pas trop dans notre tête, capable et à l’aise de se sentir tout à fait soi mais aussi plus grand(e) que soi, car plus grand(e) que soi nous le sommes… car soi est aussi plus grand(e) que soi… soi et les autres… ainsi soit0il, ainsi sommes-nous le tout…

alors chronique bonbon, chronique feel good, chronique vitamines A à Z… totale permission de passer l’une des journées les plus aisées de notre vie… qu’elle coule, qu’on se la coule douce…

je me le souhaite, et vous le souhaite aussi… car moi c’est vous, et vous c’est moi… un point c’est tout et tiguidou…

10532355_806291689393435_4040723442284462329_ntraduction: par la présente, vous avez le droit d’être heureux(se), de vous aimer vous-même, de réaliser votre pleine valeur, de croire en de grandes choses et d’être traité(e) avec amour et respect...

____________

The Master knocks on the door and goes on knocking…

The moment you will open the door, the Master will disappear; he will not stand in the way…

That is the difference between the true Master and the pseudo Master…

The pseudo Master will stand between you and God…

The true Master will disappear…

The moment you are awake you will find God, and the Master is not standing there any-where…

But because the Master disappears he creates more respect and more love in you…

– Osho via Ma Haridasi

mots en ligne, alignés, enlignés, enfilés, sans-fil

10414410_583647931740144_2311362975105130244_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sèveuneti eillete /// 23-9

c’est nous ça, oui oui vous et moi… nous nous rencontrons quasi-quotidiennement sur le fil… en ligne… sur nos sans-fil… wifi relationnel…

le fil de la vie… en ligne droite, chacun chacune vers l’avenir, ligne droite vers la mort du corps mais l’âme vivante et vibrante… en attendant la mort du corps, les mots dansent sur le fil de la vie… le fil de presse qui presse de plus en plus vite avec le temps qui passe, apparemment plus vite qu’avant… ou n’est-ce pas que nous qui filons plus doux et lent ?

750 chroniques derrière le cravate le chroniqueur depuis avril 2012… tadam… quelques-unes de moins dans les dents et dans les yeux pour mes lecteurs/trices… mais quelques personnes – lecteurs/trices aussi chroniques que moi – les ont presque toutes lues…

presqu’une chronique par jour le chroniqueur… et un recueil de celles-ci que j’ai ré-écris et re-lues plusieurs fois… elles comptent au moins en double…

j’ai joint plus bas un article au sujet de l’un de mes chroniqueurs mentors (le doyen étant Foglia), Stéphane Laporte, qui a publié plus de 1000 chroniques dans La Presse depuis 1996… un amoureux de l’écriture lui aussi… un vrai…

même s’il est beaucoup plus lu que moi Steph – tu me permets de parler de toi comme d’un chum Steph même si on ne se connait pas personnellement ? quand même, entre chroniqueurs compulsifs amoureux des mots – on aime autant écrire lui et moi… il raconte dans l’article joint que lorsqu’il était petit, il remplissait des milliers de pages de scrapbook juste pour le plaisir d’écrire… sans être lu par personne… c’est aimer écrire mes amis… et I can so much relate to it…

pas trop différents Steph et moi… même âge, même amour de l’écriture et des mots, lui avec plus de succès médiatique que moi mais ça c’est un détail… car ce qui compte le plus à mes doigts c’est notre amour commun de l’écriture… frères de mots, amoureux de la même langue… adeptes du french list

moi quand j’étais petit, je n’écrivais pas comme des rapports de 1000 pages au sujet des matchs de hockey, mais j’écrivais beaucoup de poésie… qui, à l’adolescence, s’est bonifié des vapeurs des herbe folles… autre ère, autres sphères…

je me souviens d’ailleurs qu’en secondaire 1, on devait faire un texte sur notre héros en français… j’ai donc écrit sur ma mère, qui avait élevé seule 4 enfants… et ma prof avait tellement été touchée par mon texte qu’elle m’avait demandé si elle pouvait en remettre une copie à ma mère… texte que ma mère a conservé jusqu’à sa mort, on l’a retrouvé dans ses choses précieuses après son décès… touchant pour un ptit gars ça…

plusieurs points en commun Steph et moi… comme Steph, j’ai choisi les chroniques les plus appréciées de mes lecteurs/trices pour savoir lesquelles inclure dans mon recueil… lui en a 4 au compteur, moi un seul, mais je n’ai pas dit mon dernier mot… tenez-vous le pour dit, mots dits… et les mots dits restent… promesse et menace…

j’ai aimé le texte sur Steph, ça me parle les mots dits… les siens ou les miens, je sens qu’on les aime autant l’un et l’autre… et j’aime oser me comparer à Steph… car quand on se compare aux meilleurs, on le devient…

je le dis ouvertement, je veux continuer à écrire, éventuellement j’aimerais le faire dans un média à plus grand échelle, plus grande que celle de mon blogue anyway, car pas beaucoup de barreaux mon blogue… mais mes lecteurs/trices sont de la plu haute qualité, les meilleurs au monde…

et comme Steph, j’adore quand mes mots résonnent en vous, quand vous me dites qu’ils vous font du bien, qu’ils vous prennent dans les bras et qu’ils vous bercent… en bonne partie pourquoi j’écris, en bonne partie pourquoi je cries silencieusement en ligne…

écrire à plus grande échelle, question d’avoir des réactions, d’avoir un impact plus grand, plus large… question de peut-être même gagner ma vie avec mes mots… mes mots réclament vision, ils veulent être déshabillés, désabrillés, interprétés, tordus…

à la différence de mon nouveau chum Steph, je suis davantage un chroniqueur de l’intérieur qu’un chroniqueur d’événements sociaux, quoi qu’il parle de son dedans beaucoup lui aussi… mais je suis prêt à élargir mon registre… prêt à parler à plus de monde, à parler de plus de choses… de choses que l’on partage vous et moi et qui vivent en dehors de nous…

car en réalité, y a-t-il quelque chose qui existe en dehors de nous et pas en nous ?

allez, allez lire l’article, touchant:
http://plus.lapresse.ca/screens/ca54be3e-b739-4941-b30d-8ef415323b31%7C_0.html

sortie de piste

10665286_578565798915024_2470575197765410097_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sèveuneti sèvune /// 22-9

traduction: je vais prendre ma retraite et vivre de mes économies… ce que je ferai le jour suivant ? je n’en ai aucune idée

resalut lecteurs/trices, quelques jours sans mots de ma part… non non pas mort le chroniqueur, pas du tout…

j’étais à Kio-o, à guider une loge de sudation, à chanter et à faire chanter, et à animer ma dernière Aum à vie… 25 ans après avoir animé la première AUM au Québec, une des premières au monde à être exportée de la maison mère… donc sortie de piste de Aum leader hier…

coïncidence, ce week-end, j’étais dans la même salle où j’ai annoncé, l’an dernier, la fin de ma «carrière» de thérapeute… coming out ou coming in ?

et troisième sortie de piste, et non la moindre, en début de session j’ai annoncé à la directrice du département où j’enseigne (à distance) à l’université de Sherbrooke que cette session-ci était ma dernière…

ma décision l’a déstabilisée… en effet, je venais de mettre le cours à jour et elle croyait que je filais encore pour au moins quelques années… et moi aussi d’ailleurs… mais cette récente mise à jour m’a montré que le coeur n’y était plus… presque 20 ans d’enseignement et je sens avoir fait le tour…

alors ça y est ! that’s it ! je saute dans le vide et je prends ma retraite… de ma job de thérapeute, de la AUM et, en décembre, de mon poste de chargé de cours universitaire… tour du chapeau…

ben oui ! seulement 53 ans et 1/2 et déjà la retraite… on peut dire pré-retraite car pour la plupart d’entre nous, nous allons toujours travailler car le fond de la pension n’est pas très bas…

en fait, ce n’est pas moi qui prend ma retraite, c’est plutôt la retraite qui me prend… dans ses bras, dans son lit, elle me prend en charge…

quand je serai grand, et je le suis devenu, un peu plus qu’avant du moins, en fait moins grand qu’avant mais un peu plus vieux, je veux devenir musicien… et écrivain… dorénavant, je ne veux faire que ce que j’aime, ce qui me passionne, ce qui met du bois dans mon poêle intérieur… ce qui souffle sur la flamme, ce qui fait des flammèches dans ma vie…

élément déclencheur de ces décisions, quelques bons amis ont récemment été diagnostiqués avec le cancer… et par ricochet, leur cancer est en quelque sorte aussi le mien… il me ramène à l’ordre, il m’incite à cesser de procrastiner… les cancers de mes amis me disent : do it right here right car if not now when ?

je vis leur cancer par procuration… leur potentielle mort est la mienne… et contre la leur, je ne peux rien faire… mes amis, qui sont activement impliqués dans leur propre processus de guérison, ont décidé de prendre leur vie en main… et de se battre… ils ont décidé de dire oui et de faire ce que doit… mais moi, tout ce que je peux faire, c’est leur souhaiter le mieux et utiliser leur défi pour revenir à ce qui essentiel dans ma propre vie…

pour avoir travaillé pendant des années pour une université, j’ai le luxe d’avoir un ptit coussin de côté… pas gros, suffisant pour un an ou deux si je vis frugalement mais il m’est essentiel de sauter dans le vide… car je ne peux travailler que pour l’argent… ma famille est élevée, mes besoins sont plus limités qu’avant alors je saute dans le vide…

je veux gratter la guitare, offrir quelques spectacles… je veux affiner mon clavier et prendre des risques, écrire et soumettre mes textes à des éditeurs… j’ai envie de prendre des risques et oser de me faire dire non, mais surtout oui à l’occasion… mais pour récolter un oui de temps en temps, il faut savoir risquer quelques nons… faut se faire un nom… ah oui !

alors retraite here I jump…

un speech intéressant:
https://www.facebook.com/video.php?v=10152625573641844&set=vb.362258071843&type=2&theater