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ire réalité / here réalité

10665861_819848388037016_4472362614736416383_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sèveuneti n/ail/ne /// 25-9

traduction: je ne raffole pas de la réalité, mais c’est encore le meilleur endroit pour prendre un repas décent… – Groucho Marx

là-bas, ailleurs, nulle part, ici… en haut, en bas, au milieu…

l’immensément grand, si grand qu’on ne peut même pas imaginer…

l’infiniment petit, si infiniment petit que l’on ne peut non plus suspecter…

on dit qu’on vient d’ailleurs, qu’on retournera ailleurs… mais où peut être ailleurs ailleurs qu’ici ?

la réalité, l’illusion, le vrai, le faux… pour qui ? pour celui ou celle qui voit, tout est vrai… ou pas…

avant, après, plus tôt, plus tard… comment cela peut-il être perçu en un moment autre que maintenant ?

si je peux toucher c’est vrai ? les idées, les émotions, l’air et le vent alors ?

on vit dans la matière, matière que l’on croit matière solide, mais un fort pourcentage de cette matière est vide… vraie alors ?

réalité et illusion, couple mystique dans lequel tout est et rien aussi… trop flou à capter pour le menu mental…

alors entre temps on vit dans l’entre deux, entre deux eaux, entre l’air…

OK time for lunch…

se sentir bien et faire les autres se sentir ainsi

10653573_10152769776203628_6506154924355455266_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sèveuneti n/ail/ne /// 24-9

traduction: la façon dont les autres se sentent avec eux-mêmes autour de vous en dit long sur vous

j’espère que vous vous sentez bien… bien quand vous lisez ces lignes, quand vous jetez vos yeux sur mes mots… car si j’écris, c’est principalement parce que ça me fait me sentir bien moi-même, mais tant qu’à me sentir bien, j’aime aussi que les autres se sentent de même…

au cours de ma vie, j’ai eu la chance de créer plusieurs espaces et activités qui ont permis aux gens de se sentir davantage, se sentir bien, se sentir mieux… et souvent je prenais ce que je voyais devant moi et autour de moi comme une  mesure de la valeur de mes actions… comme un reflet de soi devant nos yeux… un miroir du dedans…

quand les gens se sentent bien autour de nous, ça constitue un signal sur notre propre état de soi et en soi… car nous et les autres pas si différents au fond… la même âme dans différents corps… la même essence dans des bodys distincts… dieu incarné en pièces détachées…

dans la vie, notre propre bonheur est essentiel et primordial… on ne peut bonifier le monde si nous ne sommes pas profondément heureux(ses) en soi… le monde est nous… mais le vice est aussi versa… nous sommes le monde…

alors donnons-nous aujourd’hui notre pain quotidien… prenons la permission de vivre totalement… à partir de notre coeur, pas trop dans notre tête, capable et à l’aise de se sentir tout à fait soi mais aussi plus grand(e) que soi, car plus grand(e) que soi nous le sommes… car soi est aussi plus grand(e) que soi… soi et les autres… ainsi soit0il, ainsi sommes-nous le tout…

alors chronique bonbon, chronique feel good, chronique vitamines A à Z… totale permission de passer l’une des journées les plus aisées de notre vie… qu’elle coule, qu’on se la coule douce…

je me le souhaite, et vous le souhaite aussi… car moi c’est vous, et vous c’est moi… un point c’est tout et tiguidou…

10532355_806291689393435_4040723442284462329_ntraduction: par la présente, vous avez le droit d’être heureux(se), de vous aimer vous-même, de réaliser votre pleine valeur, de croire en de grandes choses et d’être traité(e) avec amour et respect...

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The Master knocks on the door and goes on knocking…

The moment you will open the door, the Master will disappear; he will not stand in the way…

That is the difference between the true Master and the pseudo Master…

The pseudo Master will stand between you and God…

The true Master will disappear…

The moment you are awake you will find God, and the Master is not standing there any-where…

But because the Master disappears he creates more respect and more love in you…

– Osho via Ma Haridasi

mots en ligne, alignés, enlignés, enfilés, sans-fil

10414410_583647931740144_2311362975105130244_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sèveuneti eillete /// 23-9

c’est nous ça, oui oui vous et moi… nous nous rencontrons quasi-quotidiennement sur le fil… en ligne… sur nos sans-fil… wifi relationnel…

le fil de la vie… en ligne droite, chacun chacune vers l’avenir, ligne droite vers la mort du corps mais l’âme vivante et vibrante… en attendant la mort du corps, les mots dansent sur le fil de la vie… le fil de presse qui presse de plus en plus vite avec le temps qui passe, apparemment plus vite qu’avant… ou n’est-ce pas que nous qui filons plus doux et lent ?

750 chroniques derrière le cravate le chroniqueur depuis avril 2012… tadam… quelques-unes de moins dans les dents et dans les yeux pour mes lecteurs/trices… mais quelques personnes – lecteurs/trices aussi chroniques que moi – les ont presque toutes lues…

presqu’une chronique par jour le chroniqueur… et un recueil de celles-ci que j’ai ré-écris et re-lues plusieurs fois… elles comptent au moins en double…

j’ai joint plus bas un article au sujet de l’un de mes chroniqueurs mentors (le doyen étant Foglia), Stéphane Laporte, qui a publié plus de 1000 chroniques dans La Presse depuis 1996… un amoureux de l’écriture lui aussi… un vrai…

même s’il est beaucoup plus lu que moi Steph – tu me permets de parler de toi comme d’un chum Steph même si on ne se connait pas personnellement ? quand même, entre chroniqueurs compulsifs amoureux des mots – on aime autant écrire lui et moi… il raconte dans l’article joint que lorsqu’il était petit, il remplissait des milliers de pages de scrapbook juste pour le plaisir d’écrire… sans être lu par personne… c’est aimer écrire mes amis… et I can so much relate to it…

pas trop différents Steph et moi… même âge, même amour de l’écriture et des mots, lui avec plus de succès médiatique que moi mais ça c’est un détail… car ce qui compte le plus à mes doigts c’est notre amour commun de l’écriture… frères de mots, amoureux de la même langue… adeptes du french list

moi quand j’étais petit, je n’écrivais pas comme des rapports de 1000 pages au sujet des matchs de hockey, mais j’écrivais beaucoup de poésie… qui, à l’adolescence, s’est bonifié des vapeurs des herbe folles… autre ère, autres sphères…

je me souviens d’ailleurs qu’en secondaire 1, on devait faire un texte sur notre héros en français… j’ai donc écrit sur ma mère, qui avait élevé seule 4 enfants… et ma prof avait tellement été touchée par mon texte qu’elle m’avait demandé si elle pouvait en remettre une copie à ma mère… texte que ma mère a conservé jusqu’à sa mort, on l’a retrouvé dans ses choses précieuses après son décès… touchant pour un ptit gars ça…

plusieurs points en commun Steph et moi… comme Steph, j’ai choisi les chroniques les plus appréciées de mes lecteurs/trices pour savoir lesquelles inclure dans mon recueil… lui en a 4 au compteur, moi un seul, mais je n’ai pas dit mon dernier mot… tenez-vous le pour dit, mots dits… et les mots dits restent… promesse et menace…

j’ai aimé le texte sur Steph, ça me parle les mots dits… les siens ou les miens, je sens qu’on les aime autant l’un et l’autre… et j’aime oser me comparer à Steph… car quand on se compare aux meilleurs, on le devient…

je le dis ouvertement, je veux continuer à écrire, éventuellement j’aimerais le faire dans un média à plus grand échelle, plus grande que celle de mon blogue anyway, car pas beaucoup de barreaux mon blogue… mais mes lecteurs/trices sont de la plu haute qualité, les meilleurs au monde…

et comme Steph, j’adore quand mes mots résonnent en vous, quand vous me dites qu’ils vous font du bien, qu’ils vous prennent dans les bras et qu’ils vous bercent… en bonne partie pourquoi j’écris, en bonne partie pourquoi je cries silencieusement en ligne…

écrire à plus grande échelle, question d’avoir des réactions, d’avoir un impact plus grand, plus large… question de peut-être même gagner ma vie avec mes mots… mes mots réclament vision, ils veulent être déshabillés, désabrillés, interprétés, tordus…

à la différence de mon nouveau chum Steph, je suis davantage un chroniqueur de l’intérieur qu’un chroniqueur d’événements sociaux, quoi qu’il parle de son dedans beaucoup lui aussi… mais je suis prêt à élargir mon registre… prêt à parler à plus de monde, à parler de plus de choses… de choses que l’on partage vous et moi et qui vivent en dehors de nous…

car en réalité, y a-t-il quelque chose qui existe en dehors de nous et pas en nous ?

allez, allez lire l’article, touchant:
http://plus.lapresse.ca/screens/ca54be3e-b739-4941-b30d-8ef415323b31%7C_0.html

sortie de piste

10665286_578565798915024_2470575197765410097_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sèveuneti sèvune /// 22-9

traduction: je vais prendre ma retraite et vivre de mes économies… ce que je ferai le jour suivant ? je n’en ai aucune idée

resalut lecteurs/trices, quelques jours sans mots de ma part… non non pas mort le chroniqueur, pas du tout…

j’étais à Kio-o, à guider une loge de sudation, à chanter et à faire chanter, et à animer ma dernière Aum à vie… 25 ans après avoir animé la première AUM au Québec, une des premières au monde à être exportée de la maison mère… donc sortie de piste de Aum leader hier…

coïncidence, ce week-end, j’étais dans la même salle où j’ai annoncé, l’an dernier, la fin de ma «carrière» de thérapeute… coming out ou coming in ?

et troisième sortie de piste, et non la moindre, en début de session j’ai annoncé à la directrice du département où j’enseigne (à distance) à l’université de Sherbrooke que cette session-ci était ma dernière…

ma décision l’a déstabilisée… en effet, je venais de mettre le cours à jour et elle croyait que je filais encore pour au moins quelques années… et moi aussi d’ailleurs… mais cette récente mise à jour m’a montré que le coeur n’y était plus… presque 20 ans d’enseignement et je sens avoir fait le tour…

alors ça y est ! that’s it ! je saute dans le vide et je prends ma retraite… de ma job de thérapeute, de la AUM et, en décembre, de mon poste de chargé de cours universitaire… tour du chapeau…

ben oui ! seulement 53 ans et 1/2 et déjà la retraite… on peut dire pré-retraite car pour la plupart d’entre nous, nous allons toujours travailler car le fond de la pension n’est pas très bas…

en fait, ce n’est pas moi qui prend ma retraite, c’est plutôt la retraite qui me prend… dans ses bras, dans son lit, elle me prend en charge…

quand je serai grand, et je le suis devenu, un peu plus qu’avant du moins, en fait moins grand qu’avant mais un peu plus vieux, je veux devenir musicien… et écrivain… dorénavant, je ne veux faire que ce que j’aime, ce qui me passionne, ce qui met du bois dans mon poêle intérieur… ce qui souffle sur la flamme, ce qui fait des flammèches dans ma vie…

élément déclencheur de ces décisions, quelques bons amis ont récemment été diagnostiqués avec le cancer… et par ricochet, leur cancer est en quelque sorte aussi le mien… il me ramène à l’ordre, il m’incite à cesser de procrastiner… les cancers de mes amis me disent : do it right here right car if not now when ?

je vis leur cancer par procuration… leur potentielle mort est la mienne… et contre la leur, je ne peux rien faire… mes amis, qui sont activement impliqués dans leur propre processus de guérison, ont décidé de prendre leur vie en main… et de se battre… ils ont décidé de dire oui et de faire ce que doit… mais moi, tout ce que je peux faire, c’est leur souhaiter le mieux et utiliser leur défi pour revenir à ce qui essentiel dans ma propre vie…

pour avoir travaillé pendant des années pour une université, j’ai le luxe d’avoir un ptit coussin de côté… pas gros, suffisant pour un an ou deux si je vis frugalement mais il m’est essentiel de sauter dans le vide… car je ne peux travailler que pour l’argent… ma famille est élevée, mes besoins sont plus limités qu’avant alors je saute dans le vide…

je veux gratter la guitare, offrir quelques spectacles… je veux affiner mon clavier et prendre des risques, écrire et soumettre mes textes à des éditeurs… j’ai envie de prendre des risques et oser de me faire dire non, mais surtout oui à l’occasion… mais pour récolter un oui de temps en temps, il faut savoir risquer quelques nons… faut se faire un nom… ah oui !

alors retraite here I jump…

un speech intéressant:
https://www.facebook.com/video.php?v=10152625573641844&set=vb.362258071843&type=2&theater

adieu ma vieille

12les fous mots /// ••• \\\ nombeurre sèveuneti six /// 19-9

ça y est… le couperet est tombé… la vieille a été déclarée coupable et s’est vue condamnée à une sentence de mort… et ça s’est fait il y a quelques jours, que dis-je quelques heures… ça sent encore l’auberge au lac carré…

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une page d’histoire est terminée… j’ai bien hâte de voir en quoi elle se réincarnera… en tous cas, on y vivra toujours… nous sommes devenus les fantômes de l’auberge…

j’avais déjà écrit une chronique sur le sujet il y a quelques années…

https://atidion.com/2012/10/10/les-chroniques-dun-hyperactif-en-vacances-la-12-retour-dans-le-futur/

qu’on l’aimait cette vieille bâtisse… on a été plusieurs à y vivre des expériences significatives, marquantes, life-changing… depuis 1985 qu’on y passait tous nos étés… le camp familial… n’est plus snif snif… une autre page de tournée… pincement au coeur et la vie continue… que le changement qui ne change pas… le temps, lui, passe… avec nous dedans, avec nous devant….

allez, regardez ça, voyez comment on était pas mal fous dans l’temps…

https://www.youtube.com/watch?v=01kMsPwIbN0

à tous ceux et celles qui ont y passé, merci de votre humanité…

à tous ceux et celles qui y ont travaillé, merci de votre soutien…

à tous ceux et celles qui y ont fait des ateliers, merci d’avoir ouvert et de vous être montré à nu…

à André son propriétaire pendant 40 ans, merci de ton travail et ton soin…

à Charu qui en a pris soin pendant 25 ans, merci de ta générosité…

à toi l’Auberge, merci de nous avoir bercé dans tes bras… on te rejoindra bientôt… pour toujours…

et en tombée de rideaux, une diaporama touchant réalisé par nos amis Pritam et Pantha…

https://www.youtube.com/watch?v=WFyuNwj7oFQ&feature=youtu.be 

stupide, avide et cupide course folle et en rond

10703821_10152751913442069_5746447574593965056_oles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sèvunetifève /// 18-9

traduction : l’avidité est l’effort stupide de l’homme pour donner un sens à sa vie… – Osho

message aux cochonneurs et autres siffonneurs avides de ressources naturelles…

aux représentants des compagnies pétrolières qui nous garantissent qu’il n’y a – presqu’ – aucun risque d’accident pour les baleines avec vos forages ou de déversement sur votre immense ligne de pipe…

aux profiteurs à la bourse sonnante et dégoulinante qui courent sans cesse et de plus en plus vite après le gros paquet de petits chiffres qui roulent à vide dans vos têtes et qui vous grisent la matière verte…

aux boursicotteurs de tout acabit qui dealent de l’air et des ptits numéros sur le dos de leurs concitoyen(ne)s…

aux dirigeants de multinationales qui ont les revenus toujours plus grands que la dépense et qui sucent à l’os notre mère à moëlle à tous…

aux assoiffés d’argent liquide qui veulent privatiser l’eau potable et assoiffer la planète jusqu’à plus soif…

aux politiciens qui s’abaissent toujours de plus en plus bas devant les représentants des compagnies de ressources on ne peut plus non naturelles…

je sais bien que vous ne lirez ces mots… car vous êtes trop occupés à courir… après les profits, après votre queue, votre course sans queue mais avec beaucoup de tête, trop tight pour nous vos pipelines…

je pense savoir aussi qu’en votre fort intérieur, vous ne réalisez pas que la terre est en train d’expier vos péchés d’avidité…

je pense savoir aussi que voulez le mieux pour vos enfants, du moins j’ose le croire… mais sachez que tous les enfants sont les vôtres, les nôtres… tous les enfants, petits et grands, noirs et blancs, sont les fils et les filles de la terre…

je vous lance cette claque à la gueule car nous ne savons plus quoi faire pour se faire entendre de vous… on vous demande respect et écoute mais vous, vous courrez trop vite, vous flottez trop haut dans vos tours à barreaux…  vous jouez à la roulette russe avec la boule sur laquelle on tente de se ternir debout…

on crie mais vous n’entendez pas… vos oreilles sont pleines de promesses, vos yeux de dollars à saisir, vos têtes croulent sous nos dettes…

oui vous êtes puissants, oui vous avez des moyens, les nôtres souvent mais où vous allez, il n’y a rien qui vaille… que de la fumée, que de la brume, que des chiffres qui ne goûtent rien et ne valent pas plus…

il est encore temps d’arrêter, d’écouter, de vous mettre à pause profits… pour votre bien-être, pour votre rien-faire… SVP, prenez le temps, même si vous n’êtes pas ici mais quand même d’ici, de lire ces quelques citations, prenez le temps de refaire vos sources naturelles, et allez puisque vous en avez besoin, re-sources naturelles…

au cas où, elles sont en anglais car l’avidité est toujours de la matière greed…

10689935_574452612659731_5485208109625112908_ntraduction: une fois détruite, la beauté de la nature ne peut être achetée de nouveau, et ce peu importe le prix… – Ansel Adams

10438443_10152729131448669_7606160800439186079_ntraduction: la terre n’est pas une plateforme pour la vie humaine… c’est un être vivant… nous ne vivons sur elle, nous en faisons partie… sa santé est notre santé… – Thomas Moore

alléluia et soyez religieux…

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1-2-3 égo

10626681_10152733495097069_6577310849819564822_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sèvunetifort /// 17-9

traduction : essayez de comprendre l’égo… analysez-le, disséquez-le, regardez-le, observez-le de tous les angles possible… et ne soyez pas si pressé(e) de le sacrifier, autrement vous tomberez dans le plus grand égoïsme qui soit : une personne qui pense qu’elle est humble, quelqu’un qui pense qu’il ou elle n’a pas d’égo… – Osho

combien de fois n’entendons-nous pas qu’il ne faut pas vivre dan l’égo ? qu’il faut en faire abstraction, qu’on doit vivre plutôt dans son coeur ? comme si on trainait un cancer en soi, comme si on était affublé d’une tare…

voyons donc ! quelle niaiserie ! laissons-nous vivre l’égo et vive l’égo !

impossible de vivre ailleurs que dans l’égo anyway… nous sommes égos… tous et toutes pareilles, même si tous et toutes unique…

cet égo est notre saveur personnelle, notre couleur que l’on ajoute au monde… il est notre véhicule qui nous permet de voyage dans ce monde et dans les autres, notre touche d’humanité en ce bas monde… on nous a prêté la vie et sans égo, on serait déjà mort(e) il y a longtemps vous et moi… un enfant ne peut survivre plus de quelques heures sans égo…

regardez un enfant aller… dès qu’il n’a que quelques minutes, il se met à pleurer et il crie famine et réclame nourriture, qu’elle soit affective ou alimentaire… dès lors c’est le début de la construction de l’égo, outil de construction massive… le reste sera de l’histoire… bâtie sur cette pièce fondamentale de notre si humble humanité…

vouloir vivre à côté de son égo, sans cet égo, c’est comme marcher à côtés de ses souliers, comme essayer de vivre en dehors de son corps… car l’égo est intimement lié au corps… les besoins corporels structurent l’égo… et aucun problème à vivre les deux pieds dans l’égo… nous sommes tous et toutes égaux face à cette partie fondamentale de qui nous sommes…

poussé à sa plus simple expression, même l’altruisme est de l’égo… ça me fait du bien à moi de faire du bien à l’autre, aux autres, ça me fait du bien à petit moi d’aider les autres petits toi sous ce grand toît… mais pas besoin de me prendre en photo et de publier sur la place publique en me versant de l’eau glacé sur la tête pour faire savoir au monde que je suis généreux, que j’aide une cause… c’est là que l’égo dérape d’après moi… on peut se garder une ptite gêne avec son égo… pousse mais pousse égal mais pas l’égo… car si on n’échappe pas à l’égo, pas besoin d’en donner plus que le client en demande…

comme l’indique la citation ci-haut, Osho, de son vivant en corps, nous disait souvent ne pas trop mettre de jus à vouloir se débarrasser… il comparaissait l’égo à une pomme… une pomme que l’on devait amener à maturité, que l’on devait faire grossir rouge et pulpeuse pour qu’au moment où Dieu (ou le nom que vous voulez) nous la réclamerait, on pourrait lui remettre un fruit mature, plein de jus, sucré et bombé de vie… pas un ptite pomme verte et sûre… une grosse rouge délicieuse prêt à exploser de créativité…

belle image, qui remonte même au paradis terrestre et au mythe des dents et des lèvres… mordre dans la pomme all the way… et dealer avec les conséquences…

non définitivement, rien à faire contre l’égo… au contraire… comme le dit notre beloved, regardons-le, virons-le de bord, jouons avec, soyons au somment de notre égo et quand viendra le moment de rendre grâce, la job sera complète, faite, complétée…

et alors, pour avoir été au bout de ce prisme par lequel on peut saisir la vie, s’ouvrira une autre dimension qui nous permettra de vivre dans toute notre totalité, dans notre grandeur ultime… il nous sera alors possible de redevenir le monde entier, ce que nous étions avant de prendre corps, ce que nous redeviendrons en le quittant…

mais d’ici là, let’s égo…


« There is no point in doing anything unless you want to take it to the highest that it can be… that is the only way the best of you will be born. » – Dhyan Vimal

« Chaque matin, les hommes et les femmes qui prennent soin de la parcelle du réel qui leur est confiée sont en train de sauver le monde, sans le savoir. » – Christiane Singer

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cinquant-OK-taine

10670082_10152386663958581_3595181554269500612_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sèvunetitri /// 15-9

traduction : en fait, en retrospective, il me semble que je ne savais rien jusqu’à ce que j’ai atteint 50 ans environ… – Nora Ephron

hommage aux cinquantenaires et à leurs prédécesseur(e)s…

hommage aux elders, jeunes et vieux… hommage à ceux et celles qui ont vu passé la moitié d’un siècle et plus…

hommage aux poils blancs, aux cheveux manquants, à la chair défermie et rabougrie, aux corps moins forts mais qui ont vu neigé beaucoup beaucoup et qui savent que tout passe, même nous, surtout nous…

hommage à toute personne qui a vécu plus longtemps que moi, même si ce n’est qu’une seconde de plus, car ce que vous avez réalisé jusqu’à maintenant, soit soutenir autant de temps qui passe, je ne l’ai pas encore fait moi, alors chapeau et penché bien bas devant vous le chroniqueur…

en vieillissant  – de corps du moins – on s’humilise, on devient plus réaliste face à qui l’on est, face à ce que l’on peut faire pour changer le monde, soi-même prioritairement qui en constitue la première étape de ce dit monde…

en accumulant les années au compteur, on prend son gaz de plus en plus égal, on ménage la machine… mais ce que l’on perd en fermeté de chair, on le gagne en sagesse, en patience, en slomoïtude, terme qui représente notre capacité de respirer par le nez et de relaxer fondamentalement avec qui l’on est… face à la mort qui se rapproche…

avec les années qui coulent en nous, on passe lentement mais sûrement du corps à l’âme, notre axe de définition se modifie… on renoue avec le fil qui nous lie à l’univers, ce fil doré qui ne nous a jamais quitté, qui nous a toujours garder attaché(e) à plus grand que soi…

quand j’étais jeune, en fait, plus jeune que maintenant, je considérais la cinquantaine comme quétaine, comme la vieillesse et les cinquantenaires comme des vieux quétaines et croulants… mais depuis que j,ai franchi le cap il y a quelques années, je me sens encore comme un ptit cul, souvent comme un ado, aussi comme un enfant… qu’un atiguy… on retombe en enfance avec le temps dit-on… oh que oui, l’enfance nous retombe dessus et nous dedans…

chez les amérindiens, on dit qu’à 52 ans, soit après 4 cycles de 13 lunes, un être humain devient un elder… un jeune vieux et vieille sage en devenir… qui prendra lentement et sûrement de l’âge, et qui, comme le bon vin, deviendra meilleur et prendra du mieux, de mieux en mieux, pour graduellement devenir une référence pour les plus jeunes… pour éventuellement fleurir et s’embellir…

mais pas automatique que les années qui passent s’additionnent en beauté, en maturité et en sagesse… le poids de l’âge peut parfois faire crouler les gens, les faire s’écrouler sous le poids de la connaissance trop lourde, trop sûre d’elle-même, trop connaissante… important de vider sa tasse régulièrement…

l’âge nous travaille tous et toutes… pour les femmes un peu différemment que pour les hommes, mais pour les deux genres, les années qui s’enfilent nous permettent d’apprendre, sur nous-même, sur la vie, sur le temps qui passe de plus en plus vite et en même temps qui ne passe pas, jamais…

salut vieux et vieilles jeunes de coeur…

futur antérieur et mort vivante

10629723_10152716352467491_6813415130328643630_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sèvuneti /// 12-9

traduction: votre problème a déjà été résolu, vous n’êtes simplement pas encore à cette étape en terme de temps… – Sue Moses

tout à fait juste, tout à fait pertinent… déjà solutionné le problème, en fait tous les problèmes sont déjà résolus… même plus besoin de s’en faire… mais en même temps, plus de temps à perdre…

car le temps, on sait bien que ça n’existe pas et que c’est une invention humaine… même Lao Tzu nous le disait way back dans le bon vieux temps, du temps qu’existait encore le concept de temps…

10620674_929308070415961_5887021975704334038_nsi on pousse la logique du problème déjà résolu mais seulement pas encore réalisé dans le temps un peu plus loin, on pourrait aller jusqu’à dire que nous sommes déjà mort(e) vous et moi…en fait, on même pourrait dire que dès que l’on naît, on commence à mourir, seulement pas encore réalisé dans le temps…

vu ainsi, la vie qu’on nous a prêtée très temporairement porte déjà en elle le germe de notre propre mort… si cela s’avère, on n’a alors pas de temps à perdre car nous sommes déjà à moitié mort(e)s vous et moi… mi-vivant / mi-zombie… alors que maintenant le temps pour en profiter pleinement, maintenant le temps de tout faire ce que l’on doit et veut faire au cours de notre vie car la mort nous attend incessamment, elle nous guette, dans quelques détours ou au prochain… la grande faucheuse veille sur nous…

intéressant de concevoir que le futur est déjà contenu dans le présent… vu ainsi, tout est déjà ici, prêt à germer et à s’actualiser, tout est bourgeon… les fruits qui se manifesteront dans 5 ans sont déjà ici… qui nous serons à l’âge de la retraite ou sur notre lit de mort ? déjà ici…

alors pas de temps à perdre si celui ou celle que nous serons plus tard est déjà en qui nous sommes maintenant… la mort constitue un rempart précieux contre la procrastination, contre la remise à plus tard… la mort est un contrefort qui nous ramène è vivre ce moment, car il n’y a que ce moment, que cet instant… même notre mort est présente en ce moment… celle du corps en tous cas car il paraît que notre âme est éternelle… toute la vie et tout l’univers sont inclus dans ce moment que l’on nous offre à vivre maintenant… à nous d’en profiter… ou pas… notre choix, notre décision…

ainsi si nos problèmes sont déjà réglés et que notre vie est déjà vécue dans son entièreté en ce moment même, on peut relaxer et en même temps vivre totalement… si le temps n’existe pas – ce que l’on achète assez facilement vous et moi right ? – alors tout est toujours ici, dans le moment qui porte la conscience de qui l’on est, de ce qui est… en nous ou en dehors de nous… car tout fait partie maintenant de cette conscience qui nous porte…

allez, bon maintenant, et ce, pour l’éternité…

“Death is the only wise advisor that we have. Whenever you feel, as you always do, that everything is going wrong and you’re about to be annihilated, turn to your death and ask if that is so. Your death will tell you that you’re wrong; that nothing really matters outside its touch. Your death will tell you, ‘I haven’t touched you yet.”  – Carlos Castaneda, Journey to Ixtlan

Risk is the only guarantee for being truly alive…

– Osho via Aryan Joshua
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