Archives pour la catégorie les fous mots

miam miam miam…

1016901_10152404556542264_746436637895437050_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti neillene /// 11-9

traduction : JE SUIS, deux des mots les plus puissants car ce que vous ajoutez à leur suite donne vie à votre réalité

personnellement, j’aime l’expression «je suis» mais je ne la ferais suivre de rien d’autre…

pour simplement n’être…

enfin ne plus se qualifier de rien, ne plus se quantifier non plus… n’être rien d’autre que le JE qui est, le JE qui suis, que le JE qui n’est rien d’autre que lui-même… et même pas lui même en fait car le JE ne fait qu’être…

je suis et that’s it that’s all… déjà beaucoup non ? être totalement, être simplement, être humblement… être tellement qu’il ne reste que la vie qui se vit à-travers nous, à-travers soi, à-travers le moi qui dit je…

et je ça sonne pas comme jeu ça ? jeu suis…

en français je suis peut aussi vouloir dire suivre quelqu’un, suivre quelque chose… je suis ce que la vie me dicte de faire, je suis le chemin qui s’ouvre devant moi, je suis la route qui m’amène dans son sillon…

mais si je voulais être quelque chose d’autre que le je qui suis, je voudrais être un esclave… un esclave de la vie… je voudrais suivre le chemin qui s’ouvre devant moi à chaque pas qui foule le sol… je suis le chemin… I am the road and I follow the road…

être ou ne pas être ? telle est une maudite bonne question car ça revient à la même chose… car si on est tel qu’on doit être, tel que la vie veut que l’on soit, le JE perd de son importance et l’être est tout entier… je petit je disparait au profit du grand JE… le petit je se perd dans le grand jeu…

je suis petit que moi… je suis tout cela, tout ceci est moi… pas de séparation entre le je et le monde… le monde est et je le suis…

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alors si je ne suis pas je, je suis tout autant toi que moi… je suis lui, je suis elle, je suis vous et nous… je tout… je suis fou et je veux tout… que tout passe en moi, que tout me rentre dedans, que le tout m’envahisse et me redéfinisse… car je suis beaucoup plus grand que moi…

le petit je va se coucher pour redevenir le grand JE, pour jouer le grand jeu avec toute la présence du monde, toute l’absence du petit je qui se prend pour le grand me…

alors bye bye suie du I am, que du miam miam… un appétit grand grand pour la vie, un désir de perdre le petit je pour retrouver le grand tout…

prost, tchin tchin et santé !

qui suis-je ?

Both are ways to reach God.
One is to remember yourself totally,
and
one is to forget yourself totally…
– Osho via Aryan Joshua

tadam

1609717_10152353691203030_3057740662716194760_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti èitte /// 10-9

traduction : je pense qu’en soi, la musique est guérissante… c’est une expression explosive d’humanité… quelque chose qui nous touche tous et toutes… peu importe notre culture, tout le monde aime la musique… – Billy  Joel

oh que oui… la musique est un beau baume, un plaster sur nos bobos d’âme… la musique nous berce, nous prend dans ses bras, nous fait fondre et nous blottir dans notre coeur en passant par nos oreilles…

la musique est une muse, une fée, une mère et une amante… clairement la musique est une femme, dotée de qualité féminine indéniable… une belle qui nous caresse, qui nous joue, qui nous donne des frissons… la musique c’est l’amour…

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la musique nous fait marcher et danser…

Velazquez Raul.

la musique peut mener loin, ou nous faire faire des détours…

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la musique engourdit les bleus au coeur…

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la musique rend libre, elle libère l’âme…

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y a pas d’âge ni de style pour la musique, elle est démocratique…

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non vraiment pas d’âge…

viaLori MascoloDave Haze

la musique est l’âme qui fait son coming out…

musicnotes3depuis plusieurs années, j’en écoute beaucoup mais depuis quelques années, j’en joue… guitare, percussion et voix… humblement, passionnément…

on dit qu’un(e) musicien(ne) est quelqu’un qui possède un instrument de 4000 $, qui le transporte dans un véhicule de 400 $ et qui joue pour 40 $… quelque chose de vrai là, car quand on aime la musique, on joue pour le plaisir…

grande responsabilité envers la musique que d’être musicien… on doit la traiter avec délicatesse, avec douceur et avec soin… dring dring soin soin…

si vous êtes curieux(se), je présenterai un concert le samedi 20 septembre à 20 h à Kio-o, un formidable lieu à Ste-Lucie-des-Laurentides…

ci-bas une balade pour mon ami Ravi, pour le soutenir, pour le bercer, pour lui dire que je l’aime et qu’il est précieux dans ma vie…

mon premier enregistrement de bonne qualité que je dédie à mon ami… et ce n’est qu’un début car la suite de ma vie sera musicale…

https://soundcloud.com/atidion/ballade-pour-ravi-first-take-florida-version

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ailleurs plus tard autrement

robert holdenles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti sèvune /// 9-9

traduction: méfiez-vous de la destinationmanie… une préoccupation qui implique que le bonheur est ailleurs, plus tard, dans le prochain emploi, avec le/la prochain(e) partenaire… si vous n’abandonnez pas le concept que le bonheur est ailleurs, il ne sera jamais où vous êtes

simple simple… et pourtant… on vit sur une lancée… de la naissance, vers la mort… entre les deux ? on fait du mieux qu’on peut pour ralentir, pour vivre le moment, pour atteindre le paradis sur terre… m’enfin, le paradis, c’est gros… être heureux serait déjà pas mal…

mais souvent c’est vite vite vite faut qu’on y arrive… pas le temps de niaiser, ça presse… la vie se vit right here right now… sinon tow tow t’es mort…

quand j’aurai un peu plus d’argent, la/le bon(ne) conjoint(e), la job de mes rêves, le gros char, le bon, là je serai heureux(se)…

pas ici maintenant, là-bas plus tard… mais la seule certitude c’est que là-bas plus tard, il y a la mort du corps… ou pire, la maladie qui risque de durer plus longtemps qu’on voudrait… car nous sommes plusieurs à dire qu’on a pas peur de mourir, mais de souffrir si…

mais dans le fond je crois qu’on a aussi peur de mourir avant d’avoir trouvé la place en soi où ça fait Oumph ! où ça fait bing ! où ça relaxe profondémment, où ça s’en fout de ce qui se passe en dehors de soi… ou ne serait-ce que l’on voudrait justement sortir de soi et redevenir le monde entier ? ce que signifie le mot extase d’ailleurs, état hors de soi…

car c’est si grand hors de soi, si spacieux, si majestueux… et dire que nous sommes tout cela et qu’on se fait croire qu’on est tout petit… juste une âme dans un ptit corps, oui bel et bien vivant dans ce grand parc d’attraction, mais le monde est trop grand pour tout le contenir… pourtant… on sait que l’on a déjà été tout ça et que l’on redeviendra tout ça… en ce moment, plus difficile de le saisir… nos sens nous jouent des tours, que dire de nos mentaux…

alors il faut en finir avec la destinationmanie… la dépendance majeure, la mère de toutes les addictions… toutes les autres manies du toxique découlent de cette course folle vers plus tard, vers ailleurs vers autrement, vers autre chose que ce qui est…

car it won’t get better than this… si on ne le fait pas maintenant, on ne le fera jamais… si on ne saute pas dans le now, on ne sautera jamais… tout est ici, tout est maintenant… la table est mise… servons-nous !

ça ne se passera jamais plus tard car plus tard n’existe pas… plus tard est ici, maintenant, right now and right here

allez bon tusuite…

yin yang et beding bedang

10322686_669033273184863_2850115226515328911_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti sik’se /// 8-9

traduction : un(e) étudiant(e) Britannique a réalisé cette oeuvre d’art dans le cadre de son travail final de session… une robe de mariée conçue totalement avec des formulaires de divorce

que c’est beau, que c’est fondamentalement provoquant… comme seul l’art sait mettre en perspective les polarités de la vie… et de la mort…

ce qui semble à première vue comme une contradiction représente souvent une complémentarité absolue…

telle la naissance en cette vie qui donne naissance du même coup à la réalité de la mort… sans naissance, pas de mort possible… notre premier souffle porte en lui notre dernier souffle… entre les deux, notre vie… une infinitude de possibilités… yin, yang… et beding bedang…

comme seule la certitude de la mort qui nous attend au bout du chemin qui peut nous insuffler l’élan pour vivre totalement… à l’image du compost qui redonnera à son tour les nutriments nécessaires à la culture des nouveaux aliments…

car si on y pense, le mariage inclut intrinsèquement la certitude du divorce… ce n’est qu’une question de temps… que ça soit provoqué par la décision de l’un ou l’autre des conjoints, ou dans le meilleur des cas d’une décision conjointe et simultanée, ou par la mort… car parfois, jusqu’à ce que mort s’en suive… le grand repos final…

ce n’est pas nécessairement morbide ou cynique de reconnaître la graine du divorce dans le mariage, ou celle de la mort au coeur même de la vie… ce n’est qu’une réalité lucide et inévitable…  ça nous dit d’en profiter pendant que ça passe, pendant que ça se passe… car tout est éphémère, qu’on le voit ou pas, qu’on décide de vouloir le voir ou pas… tout passe… et parfois revient… ou parfois pas…

la vie passe, et nous avec, nous dedans… une génération pousse au cul de la prochaine… la vie nous passe dedans, la vie nous passe devant, la vie nous emporte… la vie nous permet d’apprendre les leçons que l’on doit apprendre pendant la vie nous est prêtée… un prêt à plus ou moins long terme, mais un prêt tout de même…

rien ne nous appartient, ni les gens, ni la terre, ni notre propre corps… que nous qui appartenons à la vie… avec tout ce qui s’y passe, tout ce qui passe…

la graine de notre mort réside au coeur de notre vie… nous portons déjà en nous le germe de la mort qui nous permettra éventuellement et inévitablement de changer de forme, et de retourner vers plus grand que soi… nous sommes la vie entière comprise en ce corps pour quelques années… nous apprendrons les leçons que nous devons apprendre, que nous pourrons apprendre, et trois petits tours nous referons… et reviendrons peut-être, ou pas…

la vie, la mort.. même et complémentaire énergie, même force de l’existence, les deux faces de la même lune, l’observateur/trice observé, le miroir qui se reflète dans son ombre…

alors sans opposition, mais en toute acception et complémentarité, reconnaître l’automne qui pointe comme une préparation à revenir à soi, telle une période de repos avant le retour de la vie…

une étape de retour à soi pour éclairer de nouveau les zones d’ombre qui auront besoin de lumière…

« Chaque matin, les hommes et les femmes qui prennent soin de la parcelle du réel qui leur est confiée sont en train de sauver le monde, sans le savoir. »

– Christiane Singer

Anything may trigger
the idea of death in you..
just a dry leaf falling from the tree is enough to remind you of death…

– Osho

papaternité

10544362_616979605066318_8569668552825293410_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti fève /// 7-9

j’aime les enfants, et ils/elles me le rendent bien…

en général… car une fois de temps en temps, j’apeure involontairement aux larmes les plus sensibles… soit que c’est mon nez qui leur fasse peur, à moins que ça ne soit mon ptit tas de poils blancs au menton ou encore les sons étranges qui sortent de ma bouche au contact des ptits bouts d’hommes et des ptites bonnes femmes…

mais en général les enfants et moi, c’est buddy-buddy… nos yeux font nos coeurs se comprendre…

toujours eu cette facilité avec les toupetit(e)s, cette aisance, cette attirance spontanée de part et d’autre… ça coule entre les flots et moi… flots d’amour, de simplicité… toujours eu cette compréhension instinctive avec les toupetit(e)s et leur monde… ils/elles sont souvent ceux et celles que je comprends le plus facilement et aussi les seul(e)s à comprendre mes simagrées… papafou le chroniqueur… patapouf…

j’ai viré quelques garderies sans dessus-dessous au cours de ma carrière de père… seulement quelques minutes de folie passagère lors du débarquement le matin ou du pick up le soir et le diable était pogné dans la cabane à enfants… parfois ce sont les enfants qui doivent me modérer les transports et me ramener à terre… papafou le chroniqueur…

je suis père depuis que j’ai 20 ans… 33 ans ma plus vieille et 20 ma plus jeune… et je suis redevenu beau papa è temps partiel d’une petite princesse l’an dernier… j’ai la paternité dans le coeur d’enfant… junky d’enfants le chroniqueur…

dans ces chroniques, je vous ai déjà offert ma propre théorie à 5 cennes sur les dessous et les pourquois je suis devenu père; en fait, c’est depuis que je suis tout petit que je voulais montrer à mon pops à moi c’était quoi être un bon père, lui qui en a été un plutôt piètre… mais avec l’âge j’ai lui ai pardonné car j’ai compris qu’il dû faire du mieux qu’il a pu, comme la majorité d’entre nous… me suis toujours senti père depuis que je suis tout ptit gars d’ailleurs…

l’an dernier, je suis devenu ce que l’on nomme chez les amis de Shakespeare un jeune elder… en effet, on dit qu’à 52 ans, soit après 4 tours de 13 cycles de lunes, on dit que les humains entrent dans le mature âge du monde des grands-pères et des grands-mères… et malgré ce statut nouveau, me sens encore ptit gars, et père, et presque père grand… et j’ai envie de redonner…

car le rôle de père me semble plus important que jamais… à l’heure où il n’y a presque plus d’hommes dans les écoles, plus du tout ou presque dans les écoles primaires et qu’un peu plus dans les écoles secondaires, nous vivons dans une société surtout avec des femmes comme modèles pour nos flots… pourtant le rôle des pères est crucial et les enfants ont peu de modèles masculins à part papa… peut-être qu’on doit s’impliquer davantage les boys ?

même si on retrouve peu d’hommes dans le système d’éducation, les pères nouveaux sont beaux, bons, présents… tout naturellement, ils prennent leur place auprès de leur blonde, ils se mettent le coeur dans la vie de leurs mômes et les doigts dans les couches… ils s’impliquent, ils sont là, ils sont un espoir pour l’avenir…

car oui, l’avenir de l’humanité, s’il repose en bonne partie sur les épaules des femmes, les fondations mêmes de la société, cet avenir a aussi grandement besoin des hommes impliqués dans leur rôle de père…

la semaine dernière, un père en devenir – sa blonde est enceinte de 6 mois de leur premier enfant – a manifesté son intention de joindre le groupe de soutien pour pères que je tentes de mettre sur pieds ces temps-ci autour de Val-David… impressionnant ! c’est ça les nouveaux pères, même pas encore père et déjà ils veulent s’impliquer… apprendre, devenir meilleur avant même que ça commence… tout un changement en seulement quelques générations, que dis-je un saut quantique…

d’ailleurs l’idée en mettant sur pied ce cercle de soutien et de partage pour les pères est de nous rassembler, nous pères de tous âges, pères d’enfants de tous âges, pour jaser paternité, pour jaser de soi en tant qu’homme dans ce rôle que l’on apprend ni à l’école ni dans les livres… mais si parler c’est bien beau, y a pas juste ça dans la vie… alors c’est aussi par le biais de projets créatifs, notamment par la musique et l’écriture, que j’aimerais que l’on se retrouve une fois par mois pour simplement être ensemble, entre pères, entre hommes et gars, entre modèles pour nos enfants… parfois seulement entre pères, parfois avec nos enfants peut-être… pour simplement tenter de devenir de meilleurs pères, de meilleur en meilleur…

car être le meilleur père qui soit pour nos enfants, on doit doit bien ça au monde non ?

miaow

10559702_669641073128950_2763422160621501712_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti fort /// 5-9

traduction : tous les chats sont des libertaires… complètement dépendants des autres mais tout à fait convaincus de leur indépendance

nous sommes tous des chats, miaow miaow… oui tous et toutes des ptits minous et tites minounes vous et moi, moi zévous…

tous et toutes convaincues de notre indépendance et de notre autonomie, mais souvent inconscient(e)s de notre interdépendance envers tout ce qui vit, négligeant souvent notre interconnexion, de notre besoin face aux autres…

mais autonomie vraiment ? d’où viendra mon prochain repas ? et mes vêtements ? et ma dose d’affection et de chaleur ? non décidément, minous et minounes moi et vous…

car on a beau se penser indépendant(e) de corps, de fortune ou d’esprit, nous ne sommes qu’une infime partie de ce grand toutout… nous que petits minous… et grand grand ce tout tout…

car qu’on le réalise ou pas même si n l’oublie souvent, nous sommes intimement lié(e)s aux autres… par autres, je parle des gens, mais aussi de tout ce qui vit : animaux, minéraux, végétaux… tout ce qui vit en nous et autour de nous… dans l’infiniment petit et dans l’immensémment grand…

peut-être pas tant que ça quand on est jeunes et fringant(e)s, ambitieux et bien portant. mais en vieillissant, on s’en rend davantage compte… de ce lien d’interdépendance… avec la maturité du corps, on perd graduellement de notre minoutude…

tant que la santé va bien, tant que les revenus rentrent au poste (des dépenses), tant que les choses se déroulent relativement according to the plan, pas de panique en la cabane à minou… on ronronne, on se prélasse, on se fait allègrement les griffes sur les meubles de cuir, on ne mord pas la main qui nous nourrit…

mais dès que les fondations sont ébranlées, dès qu’un peu de sable s’insère dans l’engrenage, dès q’un chien rode dans les parages de notre minoutude, on réalise alors la fragilité de la vie et du même coup, notre interdépendance… notre besoin face au plus grand que chat…

les chats jouent cool en général, mais dans le fond, coupons-leur les vivres et ils meurent c’est pas trop long… finies les graines et les crottes qui sentent le fromage ou le saumon et la bouffe en canne qui arrivent par magie dans notre bol deux trois fois par jour et minou perd de son lustre et de sa superbe… on sort les griffes et on lève la queue… pour la ramener entre ses jambes…

et on est comme les chats souvent nous aussi… on oublie notre extrême fragilité, on oublie notre profonde humanité, on oublie que sans notre maître, ps de bouffe dans le bol… notre humanité fondamentale qui consiste à vivre, et à mourir éventuellement… à quitter ce corps auquel on a souvent même pas idée dans quelle mesure on y est lié et attaché… on tient son corps pour acquis, et la vie aussi… miaow…

on joue souvent cool aussi face à l’incertitude vous et moi, face à la mort, à la maladie, tant que les choses roulent rondement… on a l’impression d’être immortel(le) vous et moi, on joue à dieu… mais dès que la machine toussote, on est amenés à voir la fragilité qui sous-tend notre sentiment d’indépendance…

oui définitivement, miaow et re miaow…

on se croit dieux et déesses quand au fond, nous ne sommes que timinous… des gros minous, des timinous, des beaux minous, mais minous quand même…

on se pense chat sauvage, mais au fond on est chat de salon… même vous chers gros minous du 1 % qui carburez à la recherche du profit à tout prix, quitte à provoquer la guerre entre chats de ruelle… malgré vos minousdollards et vos griffes, que minous vous êtes, que minous… doux doux ! y en a pour tout l’monde… et pas parce que vous jouez avec des souris que vous n’en êtes pas moins minous… minous you too… sioux minous…

on s’imagine co-créateurs avec le bon dieu, me and god, mais au fond, la vie qui nous est prêtée nous sera éventuellement retirée… avant qu’on s’aperçoive que le prêt n’est pas éternel et qu’il porte intérêt… avant qu’on retombe sur nos pattes… et nous redeviendrons alors les vrais maîtres de la maison, de retour à la source, back home my friends… mais avant ça, vie de minou à vivre… ou 7 vies…

en attendant le retour au grand petshop, on a choisi de s’incarner pour apprendre quelques leçons… et j’imagine qu’on le fait du mieux qu’on peut à la démesure de nos moyens… mais il me revient à ma cervelle d’oiseau de ne pas oublier que minou pas minou, la vie en est une d’interdépendance et que chacun et chacune de nous est essentiel aux autres…

on vit tous et toutes ensemble dans ce beau petshop humain

miaow…

menues minutes

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les fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti tou /// 3-9

traduction: pouvons-nous prendre une minute pour apprécier le fait qu’il y a quelques centaines d’années, un(e) artiste a passé des heures et des heures de dur labeur pour peindre des chérubins qui font des pets faisant des bulles

pouvons-nous prendre quelques minutes pour lire cette chronique écrite par un chroniqueur peu connu – pour ne pas dire presque anonyme – au 21ème siècle et sur laquelle seulement quelques personnes oseront jeter les yeux ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour sauter d’un mot à l’autre composant cette chronique inutile, volage et un peu nounoune ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour ne rien faire qui vaille, faire quelque chose d’inutile ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour respirer, apprécier la vie juste comme ça, pour rien de particulier ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour arrêter, réaliser que l’on ne s’en va nulle part, que chaque moment n’est que celui-ci, toujours que celui-ci ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour fermer la shoppe, entrer en soi et aimer la personne que l’on est et que l’on est en train de devenir ?

pouvons-nous prendre quelques secondes pour fermer nos yeux avant de lire la prochaine ligne ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour apprécier et aimer les gens autour de nous, ami(e)s, amour(e)s, famille ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour émettre des intentions de paix, de fraternité et de compassion pour le monde entier ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour apprécier la moitié du verre d’eau dans lequel on baigne ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour penser à notre mort, cette mort qui viendra, qui est presque déjà ici, et qui nous permet de vivre totalement car on sait que le temps est compté et que le sable coule dans le sablier ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour simplement les perdre, question de faire en sorte que la vie devienne plus légère ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour aller marcher à l’air frais et prendre en soi le prana qui circule partout et inspirer la poussière d’étoiles qui tombe du cosmos sur nos têtes et nos coeurs ?

pouvons-nous prendre quelques minutes pour inspirer et sentir de tout nez ce petit souffle de vie de chérubin délicat et qui sent bon le bon dieu ?

prout prout chronique…

ah cette odeur de la vie !

 

salut septembre

Vladimir Kush Artist Page

art: Vladimir Kush artiste…

les fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti ouane /// 2-9

c’est septembre, c’est la rentrée…

c’est septembre, le plus beau mois de l’année…

c’est septembre, de toutes les couleurs elles s’en viennent…

c’est septembre, le mois le plus beau, désolé mai… toi aussi tu es le plus beau, mais de l’autre côté de l’été…

c’est septembre, le temps de shaker les feuilles mortes de toutes sortes, en dedans comme en dehors…

c’est septembre, le mois préféré de certain(e)s, le pire pour d’autres…

c’est septembre, le temps de récolter les fruits et légumes du jardin…

c’est septembre, le parfait moment d’entreprendre de nouveaux projets, dont celui de faire de la musique et de se procurer de l’équipement de qualité pour l’enregistrer…

c’est septembre, le mois idéal pour commencer la rédaction d’un livre sur la paternité…

c’est septembre et pour l’occasion, je vous proposerai quelques chroniques qui dorment tranquillement sur mon blogue, qui s’ennuient et qui voudraient bien se faire déshabillées par vos yeux

c’est septembre…

déjà… enfin… c’est septembre…

mal à ma mère, mal à ta terre

10616654_833022833404874_6461817721349783956_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti /// 1-9

traduction: les arbres sont nos poumons, les rivières notre système circulatoire, l’air notre souffle et la terre notre corps… – Deepak Chopra

vérité fondamentale que celle-ci, projection de soi dans et sur la terre, notre mère, notre vaisseau, notre habitacle et habitat de moins en moins naturel… notre mère et nous-même…

quand on vit en nature, le contact avec la terre et les cycles des saisons est plus facile, plus évident, plus simple… en ville, plus dur, trop concrete…

vivant en nature, rien qu’à voir on voit bien, rien qu’à voir on observe et constate, et rien qu’à observer, on voit que la vie qui passe à l’extérieur de soi c’est la même vie qui passe en soi et qui nous dépasse… on voit que si les cycles passent hors de soi, ils passent également en soi… et nous dépassent…

la vie passe, la vie continue, la vie avance, et simultanément, la vie fait du sur place… les formes changent mais le fond demeure… les événements se modifient, mais l’observateur/trice persiste… et signe, et dignes fils et fille de la terre qui saigne, nous sommes en train de tuer notre matrice, notre moûman, notre base maternelle et nourricière…

en ce moment, la santé de notre mère est fragile, précaire, menacée… nous avons perdu le contact, avec ses éléments fondamentaux, avec nos principaux nutrients, avec notre habitat, avec notre corps le plus grand… grand corps malade…

les cours d’eau sont malades, transportant une multitude d’agents toxiques, les rejetant dans les flots des mers étouffant dans le plastique et autres détritus…

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quand il en reste encore, les poissons agonisent pas si lentement et inévitablement… quand il en reste encore, on peut toujours les manger, mais en quantité limitée car trop plein de toxiques… tellement bons pour la santé les poissons aujourd’hui qu’il faut les manger avec modération sinon on risque de mourir de santé…

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et que dire du traitement que certains réservent aux baleines ? barberement humain… désolant spectacle de boucherie marine… haut le coeur dans la gorge… quoi que dès que l’on consomme de la viande commerciale, on participe aussi à une certaine forme de boucherie commerciale…

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10653463_10152611271540932_2262205710472815031_nde causes naturelles ou par la faute de l’homme, les forêts et la terre brûlent un peu partout sur la planète, comme les poumons des fumeurs qui s’encrassent de nicotine, de goudron de cadmium et autres produits cancérigènes et qui peinent à trouver leur air… allo 911, puff puff, tough tough, j’étouffe…

forestfires_homehr2_enla terre s’assèche, se désèche, s’arridifie, atteignant des proportions alarmantes en plusieurs régions du monde… notre mère perd ses eaux, et ce n’est pas pour donner naissance… pendant que les dirigeants de Nestlé veulent privatiser l’accès à ce qui reste d’eau potable et que ls golfeurs swingnent avec allégresse dans le désert…

California Droughtet que dire de l’exploitation des sables bitumineux qui laisse des traces débiles et indélébiles sur le corps de notre propre mère ? esprit de l’ouest, vient à notre secours… comme si on lui creusait dans le ventre à môman pour mieux la tuer pendant que nous on s’étouffe avec ses bouffées grisâtres… Harper en Nobel de la paix ? get real !

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et ici, on s’apprête à menacer la survie même des baleines du St-Laurent et de leur lieu de reproduction pour exporter ce fuel sale et grossier partout dans le monde… c’est pour notre santé économique, tente-t-on de nous passer à-travers la gorge… mais ça reste prix…

non définitivement, notre relation avec notre mère est dysfonctionnelle et malade… il nous faudra bien réaliser – plus tôt que tard car il est minuit tapant et ça sent la citrouillle – que la terre est notre corps, que la terre est nous… et indispensable pour le bien du plus grand nombre, pour chacune et chacun de nous… ses ptits enfants encore bien immatures..

môman môman, tes enfants sont en train de te faire passer un bien mauvais moment… t’es triste hein môman ?

pour terminer, cette citation de Pema Chodron sur notre relation à la terre et à l’observance de ses cycles naturels… de circonstance…

nous pourrions apprendre à arrêter entre le moment où le soleil se couche et qu’il se lève…

nous pourrions apprendre à écouter le vent, nous pourrions apprendre à observer quand il pleut ou qu’il neige, quand il grèle ou quand c’est calme…

nous pourrions reprendre contact avec le fait que nous sommes nous-mêmes les conditions climatiques extérieures, qu’elles constituent notre être et reconnaître et accepter lorsque la tristesse prévaut… car plus c’est triste, plus c’est vaste et plus le coeur peut ouvrir…

il faut arrêter de penser que c’est bien quand tout est calme et paisible et que c’est mal quand c’est difficile et sombre…

si nous pouvons tout porter en notre coeur, alors nous pourrons faire une tasse de thé de façon adéquate…

ça c’est ma tasse de thé…

attendre patiemment le présent

10514549_838697122830078_2624501098510430575_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre fifti naïllene /// 29-8

cette citation m’interpelle… vous aussi ?

d’un côté, aux premiers abords, cette citation peut sonner plate, comme une démission, comme une renonciation face à la vie, comme un abandon de l’ambition… qui implique de faire son temps, que ne faire que son temps…

mais de l’autre, il y a quelque chose de profondément reposant dans ces quelques mots de Paolo Coelho, quelque chose de zen… de reposant, posé et déposé…

personnellement depuis quelques années, je n’attends plus grand chose de la vie, du moins de moins en moins… pas que j’aie renoncé à la vie, pas du tout… au contraire même… full vivant le chroniqueur… plus que jamais les deux pieds dans l’ici, les deux mains dans le maintenant…

je n’ai que renoncé aux attentes irréalistes, aux juteuses promesses d’un ailleurs meilleur issues de nos histoires d’enfance, d’une apothéose grandiose, plus rose que rose…

comme vous probablement, en vieillissant je me satisfais de mieux en mieux du vide, du rien environnant, du lent temps qui passe et qui ne laisse pas de trace en moi, devant moi et partout autour de moi… que la vie qui nous passe dedans… mais le temps lui ne passe pas vraiment quand on abandonne montre et horloge, quand on ne s’en va plus nulle part… n’aller qu’ici… right here right now…

plus absolument besoin de défis les plus excitants les uns que les autres le chroniqueur, qu’ils soient grands ou petits défis… non ! très à l’aise avec l’ordinaire du quotidien, l’extra ordinaire du quotidien qui s’enfile comme un collier de perles de vie dans le grande coffre à bijoux de l’existence…

chaque matin, se lever simplement avec le soleil, apprécier la nature toujours pleine de surprises et de transformations, apprécier de plus en plus simplement chaque souffle de vie que la vie daigne nous prêter, jusqu’à ce que le soleil se couche… chaque soir, jusqu’au dernier soleil couchant éventuellement… si jamais il se couche car il ne fait que toujours se lever ailleurs…

oui apprécier de plus en plus l’ordinaire du quotidien… chaque jour, quelques repas frugaux, quelques notes à pousser et quelques accords à gratter ou à picker, la rédaction d’une chronique… ou pas, mais en général si… comme celle-ci… pas pour personne en particulier les chroniques d’ailleurs, que pour tout le monde en général, et pour personne si cela est, pour le simple plaisir de chroniquer pour ne rien dire d’important… chroniquer dans le vide, sur le vide… chronique le vide…

d’ailleurs, comme le disait Coluche : de tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent.,  Moi, lorsque je n’ai rien à dire, je veux qu’on le sache ! ah mais c’est moi ça…

apprécier de plus en plus cette très soutenable légèreté de l’être… et du non-faire… que laisser se faire la vie en dépit de soi… car la vie a sa propre logique et nous berce dans ses bras, plutôt illogique d’ailleurs la vie…

et si la vie m’envoie des défis, je les relèverai avec enthousiasme, avec diligence, avec une acceptation joyeuse… et si elle décide de ne pas envoyer de défis, ainsi soit-il… je continuerai d’attendre patiemment, ou plutôt d’inattendre tel que le conçoit le psychanalyste J.F. Vézina…

car de toute façon, la vie nous enverra un ultime défi, celui de notre passage au-delà de ce corps… celui du grand retour à la maison… ceci est l’événement pour lequel on se prépare car les chances sont fortes pour qu’il se produise celui-ci… le défi le plus prévisible que la mort du corps… le retour à l’âme détachée… et le plus important… utiliser sa vie pour préparer sa mort…

en attendant le passage ultime – ou pas – apprendre à goûter chaque moment, chacun unique, chacun éphémère… patiemment, patiemment…

en attendant le passage ultime – ou pas – la vie m’a envoyé de nouveau l’amour de l’amour… une belle amoure qui m’aime d’amour et vice et versa… aimer l’amour d’amour… un amour qui nourrit, qui me fait aimer encore davantage, elle, moi-même et la vie qui va et vient avec…

la vie m’a aussi envoyé une vie de famille à temps partiel… moi qui avais pourtant fait une croix sur la paternité, avec deux grandes filles belles et bien élevées aux ailes déployées, la vie m’a redonné la chance de découvrir à nouveau une petite fille pleine de vie qui croît, qui aime, qui s’épanouit… cette fois, comme un ultime tour de piste, j’observe le déploiement de ce processus des premières années de la vie avec des yeux de grand-père davantage qu’avec ceux d’un père… à moitié père, et totalement père la moitié du temps…

alors oui, si c’est cela ne pas trop s’ennuyer, ne pas trop pleurer et attendre que le temps passe, j’achète… l’art de l’attente tranquille… car de plus en plus zen cette vie qui coule, pour le moment du moins, la vie qui passe délicatement, sans que les défis ne se manifestent nécessairement… pour le moment… et la vie change d’idée, oui à ça aussi…

bonne vie…