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du coeur plein la tête

♥♥♥ – 29/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: c’est la tête qui crée l’abysse tandis que le coeur en est le pont...
– Nisargadatta Maharaj

si j’ai appris quelques petites choses ici et là au cours de ma vie, et en ai oublié la plupart, une chose que j’ai apprise et que je retiens, c’est bien de ne pas me fier à ma tête… du moins pas toujours…

car si parfois de bonnes idées jaillissent de cette boule qui tourne autour de mon monde et du soleil, de bien drôles aussi y prennent place…

car notre tête aime nous jouer des tours… elle adore nous faire des accroires

notre tête n’en fait souvent qu’à sa tête, sa tête à elle qui n’est pas toujours nôtre… et quand la tête en fait à sa tête, elle fait des siennes… parfois on y puise de bonnes idées, parfois des idées sottes and drôles

des idées, il en roule et en défile sans fin dans notre caboche n’est-ce pas ?

sans arrêt, sans fin, ça roule, ça tourne… on and on and on, pas de silence, on tourne, et ça roule… même quand on dort, ça pense tout seul… méchant rave de rêves… sortie de soi…

pas vraiment le choix dans notre vie de dealer avec notre tête car nous sommes pris avec… figé là, en haut du corps, vissée sur nos épaules… là que se passe une bonne partie de notre vie active… et encore pire quand on perd la tête…

si la tête est un mal nécessaire, un mâle nécessaire même, elle peut la dompter… l’apprivoiser… apprendre son fonctionnement… en fait malgré son déterminant féminin, LA tête est plus mâle que féminine, alors que c’est LE coeur qui nous rend plus réceptif, compassionné(e) et empathique…

si c’est la tête qui nous permet de comprendre et de – tenter de – figurer le monde, c’est le coeur qui nous y relie…

avec le coeur, on a un antidote à la tête… si la tête est dure, le coeur ? mou mou et poupoum poupoum… sans fin lui aussi… la tête pense et le coeur bat…

notre coeur est un contre-poids à notre tête… le coeur équilibre la tête, il l’adoucit, la médiatise, l’allège, l’humanise… entre les deux, le coeur devance… la tête, et de loin…

mais contrairement à la tête, si le coeur domine, il ne compte pas… le coeur ne tient pas de comptes, ni de registres… il donne, dépense sans penser, sans compter… le coeur donne ce qu’il veut recevoir en faisant confiance que le don est le cadeau en soi… le coeur donne car le coeur ne peut rien prendre au sérieux…

le coeur est en soie… doux, feutré, respectueux… le coeur va de soi…

le coeur ne pousse pas, le coeur attend… le coeur offre… si la tête se sent parfois poussée à forcer les choses à coup d’impatience, le coeur attend, le coeur patiente… patient le coeur qui guérit…

et le coeur se module et se régularise grâce à la respiration… le coeur inspire… on peut ralentir et sentir davantage son coeur en respirant… lentement, dans le coeur… le coeur est un filtre d’amour…

un seul coeur en ce monde… même si 8 milliards de petits coeurs qui bougent à l’horizontal, un seul grand et unique coeur qui bat verticalement, au diapason, même pour les gens dont le coeur a cessé de battre…

car le coeur est hallucinant… et éternel…

Méditation d’Atisha

Si habituellement, certaines techniques de méditation ont tendance à vouloir faire sortir le méchant en expirant la noirceur et à inspirer la lumière dans notre coeur, Atisha nous invitait au contraire à inspirer toute la misère dans notre propre coeur, la nôtre comme celle du monde, une respiration à la fois, à utiliser le feu au coeur de notre coeur qui y brûle pour purifier la souffrance, puis à expirer la lumière, la légèreté et le soulagement…

ainsi plutôt que d’envoyer dans le monde notre négativité, on purifie cette négativité ambiante et/ou personnelle et on redonne au monde lumière et guérison… fort comme ça ce cher coeur…

petite l’échelle, toute petite

♥♥♥ – 20/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: je n’ai aucune idée face à ce qui va arriver, et j’aime ça

la plupart du temps en tous cas…

hier un ami postait qu’il s’était acheter une chaise de lecture confortable et une pile de livres pour passer les mois à venir… et il affirmait qu’ il se cherchait une idée pour faire partie des personnes qui œuvrent à ralentir le mouvement pendant que le monde courre à sa perte, avec un certain questionnement au coeur… et un léger inconfort aussi j’imagine… car nous sommes plusieurs à vouloir faire quelque chose sans trop savoir quoi ni comment…

il postait ceci aussi

Chaque jour, nous portons atteinte à la nature de manière irréversible, nous le savons et continuons à contribuer à la catastrophe planétaire qui met en danger l’humanité. Nous appartenons à cette génération qui est informée de ses responsabilités et nous sentons bien petits, bien misérables pour pouvoir agir et tenter de comprendre ce qui nous arrive: nous êtres humains, attentons à notre nature d’être humain. Pourquoi ?

– Laure Adler, Avant propos de l’édition 2018 – Condition de l’homme moderne par Hannah Arendt

son témoignage m’a rejoint, m’a touché…

car en ces temps troubles et incertains, moi aussi je porte au coeur ce questionnement quant à savoir quoi faire sur cette boule qui ne semble pas toujours tourner si rond…

et moi aussi je partage l’impression qu’une partie primordiale quant à ce qu’il y a à faire pour contribuer est simplement d’en faire moins… de ralentir, de prendre le temps à sa vitesse réduite en ce moment… conscient que ceci est un privilège car pour certains, notamment les parents de jeunes enfants et les travailleurs des services essentiels, les jeunes en général, les politicien(ne)s et responsables de la santé publique pour qui la vie continue d’aller vite vite vite… et les responsabilités nombreuses…

alors quand même un luxe la slow life… apprécions-le nous qui pouvons nous le permettre…

ralentir tout en gardant en tête les difficultés économiques de certain(e)s touché(e)s de près par ce ralentissement imposé car pas facile pour tous ni toutes… notamment à cause des dysfonctions dans le fonctionnement social en général, la crise de santé publique (réelle pour certains, gros set up pour d’autres) et toute l’insécurité que cela génère… et cela dans une partie du globe parmi les plus privilégiées où nous avons à manger, chaud, un toit… et le wifi…

car tant de monde souffre en ce monde et ce monde souffrait bien avant la crise actuelle… mais comme on dit : le monde est monde…

personnellement, dans mes bois, cet hiver sera rempli de musique, d’écriture, de longues marches en forêt et du plus d’air frais possible, tout en me pratiquant à savourer le temps qui passe… d’ailleurs, on dirait que le temps passe toujours plus lentement en hiver non ? un peu figé peut-être…

on ne peut changer le monde, on ne peut que contribuer à notre petite échelle dans ce grand jeu de serpents et échelles… parfois c’est up, parfois moins…

on ne peut changer le monde mais on peut modifier notre perception, notre vision du monde… car tout part de nos yeux… et de notre coeur…

donc vivre plus lentement, à plus petite échelle, et prendre soin des quelques personnes que l’on rencontre dans nos activités quotidiennes en étant tout simplement gentil(le) et respectueux(se)… car tous et toutes ensemble dans cette tempête, avec chacun(e) notre propre type d’embarcation… chacun(e) son ptit bout de houle…

alors sincèrement et simplement, je vous souhaite à tous/tes et chacun(e) de trouver un passe-temps créatif qui servira à ralentir le rythme du temps qui passe drôlement sur nous en ce moment… comme l’impression que la terre a besoin de ralentir elle aussi… à trouver l’amour en nous-même car là que ça commence dit-on 😉

et en terminant, je partage la légende du colibri que quelqu’un a posté en commentaire sur le post de mon ami hier… right on…

Voici la légende amérindienne du colibri :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt.
Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.
Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

La morale de la légende du colibri ?

Plutôt que de ne rien faire face aux problèmes environnementaux, sociaux ou économiques actuels parce que l’on se sent impuissant ou que l’on pense que la solution doit venir des autres, on peut agir avec ses compétences, à son échelle…

Et même si pris isolément nos actes semblent dérisoires, c’est grâce à la somme des colibris que les choses changent.

drôle de temps


♥♥♥ – 2/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

drôle de temps non ?

on blâme souvent le temps, mais ce temps n’existe pas… du moins, pas vraiment comme tel, dans l’absolu… pas de temps en dehors de soi car toujours que maintenant… et maintenant, et encore maintenant…

on utilise souvent le temps, et les gens, et les événements pour justifier nos vagues à l’âme, nos ups and downs, nos moods internes… car lorsque les choses vont bien, le temps file toujours trop vite et jamais on ne blâme le temps, sinon pour trouver qu’il passe trop vite…

alors un signal là non ?

quand on blâme le temps, pas vraiment le temps le problème en fait, mais plutôt comment on répond aux choses que le temps envoies en notre direction, dans nos vies…

le temps est comme le fond d’écran du monde dans lequel on choisit de vivre… ou comme l’écran de cinéma dans lequel on choisit de jouer notre rôle…

ce prétendu temps est toujours déterminé par nos émotions, nos attentes et notre disposition psychologique…

plusieurs circonstances extérieures peuvent influencer nos divers états d’âme intérieurs, et transformer nos états par définition neutres en états downs… si ce n’est en des états d’âne…

mais comme disent les sages et certains moins sages, on ne voit que soi… on ne fait que projeter nos idées, pensées, croyances et concept sur le monde… le monde n’est en fait que ce que nous décidons de voir, consciemment, ou moins, ou pas…

oh que oui, les temps présents sont particulièrement confrontants…

ça semble pêter de partout… et avec novembre qui vient de se pointer le bout du nez dans le calendrier en cette partie du monde, avec la noirceur qui arrive presque en plein après-midi désormais, le temps est propice à recevoir sa part de blâme… blame on it on the time…

mais le temps est comme un fantôme… ou comme nos prédispositions génétiques et/ou psychologiques… on peut le rendre responsable de tous nos malheurs, ou faire avec… il ne revient qu’à nous de faire du temps le temps qu’on veut, le temps qu’on peut… c’est notre temps, right here right now…

certain(e)s font du temps, d’autre prennent le temps de vivre… certain(e)s en manquent, d’autres se noient dans leur temps libre…

car si on abdique notre responsabilité de choix et qu’on admette une totale incapacité et absence à choisir, nous nous en remettons au destin… et comme dit Jung, ce que l’on n’ose pas adresser en terme d’inconscient reviendra nous hanter sous forme de destinée… time to wake up and to look up

oh, parfois on a le choix, parfois moins… parfois pas du tout… pas de généralités possibles… et certains choix sont plus limitées que d’autres… mais toujours toujours au moins une ptit bit de choix non ? comme celui d’arrêter de lire ceci dès maintenant… ou pas… 😉

oui, bien sûr, certaines personnes vivent des drames… oui, bien sûr, certains événements terribles affublent des individus davantage que d’autres… mais si on ne choisit pas ce qui nous tombe dessus, ce qui nous arrive, j’aime croire qu’on peut au moins choisir comment on répond à ces événements… qu’on les considère comme des tuiles, des badlucks, ou comme des occasions de les transformer d’une façon constructive, comme une leçon d’apprentissage…

la vie ? matière à réflexion et matériau de construction…

si vous lisez ces lignes, comme moi qui les écrit, c’est que nous faisons probablement partie des personnes les plus privilégiées du monde entier sur le plan matériel… logé(e)s nourri(e)s chauffé(e)s… déjà en soi beaucoup…

mais évidemment, le plan matériel n’est qu’une des multiples dimensions de l’existence… et combien de personnes bien nanties et profondément malheureuses n’avons-nous pas rencontrées ? et combien de personnes matériellement pauvres mais néanmoins rayonnantes ?

certaines personnes ont passé à-travers des expériences difficiles et en sont sorties grandies, plus fortes et positives, tandis que d’autres à l’existence douillette et confortable trouvent le moyen de broyer du noir entourées de luxe ?

pas de règle universelle, que du cas par cas, mais dans notre cas personnel, que notre cas que nous contrôlons… que notre propre capacité individuelle – et ensuite collective – de transformer notre monde, de transformer le monde… à petite échelle, du mieux que l’on peut à la mesure de notre capacité… autour de soi… maintenant…

car même qu’avec du noir et divers tons de gris, on peut peindre un chef d’oeuvre…

on dit que la santé mentale va devenir l’un des enjeux de société les plus importants dans les temps à venir… comme le temps n’est toujours que maintenant, n’est-il pas temps, maintenant justement, de prendre conscience de notre capacité à transformer ce que la vie nous offre comme expériences, et d’en squeezer le meilleur jus possible ?

car même avec des citrons, on peut faire une délicieuse limonade… autant avec les ingrédients qu’on nous fournit, qu’en développant notre palette gustative…

c’est le temps de s’éveiller…

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ci-bas, une délicieuse perle danoise sur l’art de prendre la vie…

https://www.lapresse.ca/societe/2020-11-01/un-hiver-en-pandemie/la-survie-a-la-danoise.php

prières pour un ami

♥♥♥ – 18/10/2020 (2)
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

chronique spéciale… j’étais dehors, au soleil, et je pensais à mon ami…

car demain matin à 6 h, un ami à moi va se faire opérer… selon ce que j’en comprends, quand même une grosse affaire… selon ce que j’en comprends, mais je ne comprends pas grand’chose aux opérations…

alors pour ne pas prendre de chances (drôle d’expression quand même non ?), miniati va prier des 2 bords…

et même à l’envers…

car comme en matière d’opérations, je ne comprends grand’chose non plus à la prière… alors mains par dessus tête… pour lui souhaiter le mieux… à lui en particulier, et tant qu’à y être, au monde entier… mais ici, à lui en particulier… que tout aille bien… comme dans ça va ben aller

pourquoi j’écris ceci ? me suis-je demandé…

pourrais me contenter de penser à mon ami, en ratelant les feuilles, en buvant du soleil d’automne au grand verre, en rentrant les meubles de jardin… et lui envoyer de bonnes vibes

mais me suis dit que si j’écris ici, ça peut juste aider… pour ne pas prendre de chances… ou pour prendre la chance par en arrière…

écrire quelques mots pour lui souhaiter que tout se déroule mieux que prévu… que tout soit tiguidoutourlou dans la salle d’opération… et avant, et après…

car que souhaiter à un ami qui va se faire opérer demain ?

quoi lui souhaiter d’autre que tout roule, que tout coule, que tout roucoule…

et lui envoyer de

OK, et on retourne prier dans la grande église forestière…

un monde à la carte

♥♥♥ – 18/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

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traduction: suis responsable pour tout ce qui m’arrive ?

pendant 24 heures, observez vos jugements à-propos d’autrui… sont-ils positifs ou négatifs ? observez d’où émergent vos réactions/réponses aux autres… viennent-ils de l’extérieur ou de vous ?

ce monde entier empli de misère et de souffrance est en vous… le monde entier peut devenir un monde de béatitude et de bénédictions si votre perception change

– Osho
___

ces temps-ci, peu intéressé par ce qui se passe dans le monde votre humble chroniqueur… mon regard porte en dedans… sur l’émetteur de ce monde…

plus occupé par le changement de saison, par la grande métamorphose, par l’ultime strip tease forestier… et tout ce qui vient avec.. car dans le grand now, beaucoup à faire avant la grand’veille… le grand sommeil… faut se préparer à l’hiver quoi…

mais même sans connaître tous les détails du monde out there, je sais que beaucoup de chaos et d’incertitude en ce bas monde… donc plusieurs choses sur lesquelles faire porter son regard pour se rendre compte que tout ne roule pas toujours si rond… que parfois et par endroits, ça jamme dans les coins… notamment south of the border… le monde bouille… et s’embrouille… ou se clarifie, c’est selon…

intéressant donc, comme le suggère Osho, d’observer la source de nos jugements, l’origine de nos pensées en lien avec ce monde… car si on ne fait que vivre les yeux ouverts et le regard sur ce out there, à l’affut de stimulis extérieurs, on finit par penser que le monde se passe surtout out there

mais très plausible que ça soit surtout en nous que l’action se déroule… dans notre regard, dans nos lunettes, dans notre ptite tête de peanut

plus que plausible en fait que le monde ne soit qu’un écran de cinéma sur lequel on transpose et impose notre propre version d’une certaine réalité, qu’une toile vide qu’on emplit de tout ce qui se trouve en dedans, dans notre caboche si fertile en toutes sortes de catastrophes…

très possible que le monde ne soit plein que ce qui se trouve dans nos yeux…

alors selon ce que l’on décide de regarder, et comment on choisit de le voir et de le conceptualiser, ainsi sera le monde…

bien sûr que beaucoup de souffrance, d’événements tragiques, de terribles drames out there… et que la vie finit habituellement par la mort…

mais entre-temps, comment faire face au monde ?

d’ailleurs y faire face ou s’y fondre ? y faire face ou le prendre en soi ?

car ce monde dans lequel nous vivons est nous, ce monde est en nous… et en retour, nous sommes ce monde… et il y a beaucoup de monde en nous et beaucoup de nous en ce monde… pertinent d’observer, de sentir, de voir d’où tout cela émane…

de prendre le temps de réaliser – comme dans rendre réel – ce que l’on fait subir au monde en le considérant tel qu’on le pense et l’imagine… car jamais tel quel le monde, que comme on le voit et on le veut… ou le peut… que comme on le projette… et qu’on l’accepte ou le rejette…

la vie – ce grand mystère que certain(e)s nomment Dieu – passe en soi, devant soi, sur soi… la vie nous passe dessus et dedans et nous on la prend pour du cash… sans toujours se poser de questions… les bonnes questions…

mais jamais du cash pur la vie…

qu’une certaine illusion diront certain(e)s, ou une illusion certaine diront d’autres…

mais cette illusion ne se cache peut-être surtout que dans notre propre regard…

moitié vide ou moitié plein, mais pas un verre d’eau la vie… qu’un écran sur lequel on voit ce que l’on veut, ou ce que l’on peut…

comme un forfait télé… on choisit le poste de son choix…

alors misère et souffrance ou béatitude et bénédictions ?

tombée de rideau

photo: Luc Vallières

♥♥♥ – 12/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

ces temps-ci ceci est mon monde…

ces temps-ci toutes les feuilles tombent…

autour d’ici, c’est l’automne, la grande tombée…

je nettoies la forêt, pendant que les arbres se dénudent, et que la nature se prépare à un grand repos…

en moi, tout renait…

et en moi, la vie…

et en avant la musique

♥♥♥ – 9/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

salut lecteur/trice bien heureux…

en haut c’est moi…

hier, faute de disponibilité pour écrire, je partageais avec vous une vidéo…

aujourd’hui, encore busy busy à cause du beau temps, je vous en offre 14…

les 14 hymnes captés lors de notre spectacle intime enregistré ici à la fin août… avec mes amis Charles (guitare et caméra/micros), Guy (contre-basse) et Raoul (percussions)…

ci-bas c’est nous…

ce sont les 14 hymnes qui composent l’album Os Hinos do Vale da Vida, album dédié à JP Desjardins… lui ci-bas…

comme j’ai mis un terme à la campagne de $ocio$ hier pour cause de mauvais timing, je continues à distribuer cette musique et je redis :en avant la musique…

si vous êtes curieux/se, par là la musique: https://atidion.com/cdvdv/

hommage aux soignant(e)s

♥♥♥ – 5/10/2020
l’amour au temps du Corona… semi reconfinement automnal… et vague la galère

ce matin, des fleurs… et une éternelle gratitude…

et les mots d’une autre, médecin… pour nous tous et toutes, qui avons le luxe de ne pas avoir à côtoyer quotidiennement les maisons à maladie… et le luxe de penser la situation de loin, dans la sécurité de notre home confortable…

LA VÉRITÉ ? J’AI LA CHIENNE !

CYNTHIA LAURIAULTMÉDECIN DE FAMILLE ET EN SOINS PALLIATIFS, GATINEAU

Ça faisait un petit bout que mon écriture m’avait échappé, comme oubliée dans le coin de la chambre mal rangée, sous une pile de scrubs à laver. La vérité, c’est que le temps aussi semble m’échapper… et bien que cette réalisation ne me soit pas étrangère, le contexte dans lequel elle se produit, lui, est bien particulier.

Je suis revenue travailler en pleine pandémie, jonglant avec mon rôle de mère, celui de médecin, celui de meilleure amie de la plus belle femme du monde, en soins palliatifs… et celui d’humaine, entourée d’inconnu, encore et toujours.

Et du coup, on me demande souvent, récemment, comment je vais. Et je me suis mise à détester la question, littéralement.

Je la déteste parce que je n’ai jamais été capable de mentir pour deux cents, que je suis tannée de ne pas être simplement capable de lancer un « ça va bien ! » banal, non réfléchi et naïf… mais je la déteste surtout parce que je n’ai pas encore trouvé la réponse.

Je trouve ça très difficile de savoir comment ça va quand j’ai l’impression que la route vers la réponse est pavée de pierres instables, incertaines. Je n’ai juste pas ça en moi, je pense, faire abstraction de ce qui se passe. Plus maintenant, du moins.

La vérité, c’est que comme plusieurs de mes collègues, j’ai la chienne.

J’ai peur du orange, qui virera inévitablement au rouge, et de cette deuxième vague, dont on ne devine que le début. En réalité, j’ai peur de nous voir nous écrouler, un à un, sous son poids, faute d’être capables de le supporter.

Mais par-dessus tout, j’ai peur de nous.

J’ai peur de notre humanité, fragile, qui s’éteint si facilement, sous la maladie, indépendamment de notre âge, notre sexe, notre couleur ou notre religion.

J’ai peur de notre humanité fragile qui nous pousse à douter et nier, faute d’être équipés pour gérer nos craintes, nos incertitudes, nos cauchemars.

Je crains cette humanité qui fabule, depuis la nuit des temps, faute de savoir comment trouver les bonnes réponses.

J’ai peur qu’il ne soit trop tard, tantôt, pour intervenir plus fermement. Pour crier haut et fort plus clairement à quel point c’est réel, ce qui se passe. À quel point personne ne l’a inventée, la pandémie. À quel point personne ne joue la comédie, face à la détresse qui nous envahit, avec toutes ses facettes et ses couleurs, du jaune au rouge.

J’ai peur qu’on se réveille, mais surtout qu’on se lève trop tard de notre pensée magique, seulement pour se retrouver face à des questions dont les réponses seront encore plus difficiles à formuler… et à entendre.

Quand le monsieur du dépanneur réalise que je suis médecin et qu’il me demande si c’est vrai, « toute cette histoire de COVID-19 », j’ai peur.

Quand on veut changer ma meilleure amie si vulnérable de chambre, pour la mettre près d’une unité d’éclosion de COVID, j’ai peur.

Quand j’entends les patients mentir au sujet de la fièvre de leur enfant, pour le faire voir au sans rendez-vous, sans être habités par l’ombre d’un remords ou de compréhension du sérieux de la chose, j’ai peur.

Quand mes collègues les plus brillants, les plus dévoués, les plus posés, habituellement rassurants, me disent qu’ils ont plus peur qu’au printemps, qu’on n’a rien vu encore, que c’est vraiment difficile, à l’hôpital… là, j’ai vraiment peur.

En fait, la peur a pris une telle place, au sein de mon vécu de cette pandémie, que je n’arrive plus à lire les commentaires sur les réseaux sociaux. Chaque personne, cachée derrière son écran, qui minimise, insulte, nie, conspire et désinforme… me fait peur.

Les professionnels de la santé, qui mettent leur sécurité, leur santé mentale et leur intégrité physique à risque (ainsi que celles de leurs proches), ont peur, en lisant les commentaires. En lisant la fragilité de notre humanité.

Ça teinte nos journées… et nos nuits. Même Luc De Larochellière a pris un autre sens, quand il chante la fragilité de la vie, à la radio.

On a peur en santé parce qu’on ne sait plus comment aborder la vérité, pour que vous daigniez la croire. On ne sait plus comment vous parler, pour vous aider à comprendre. Pour vous permettre d’attraper, au passage dans nos bureaux, sur nos tables d’examen ou même chez vous, en lisant les nouvelles… un aperçu de notre réalité, à travers nos yeux cernés.

Et bien que je vous prêterais bien mes yeux à moi, pour vous la montrer, cette réalité, je n’ai malheureusement que ma plume.

On ne sait plus comment répondre, même aux questions les plus simples, tellement notre fragilité nous frappe de plein fouet, à répétition, depuis des mois. C’est elle, au fond, qu’on craint… bien plus que la COVID-19.

Donc, même à « comment ça va ? », je ne réponds plus vraiment, maintenant.

Je pense que la vérité, c’est qu’on a juste réalisé que ça n’allait pas bien aller, finalement.

de CyberPresse, 27 septembre…

pan dé pi dé mi fa sol la si

♥♥♥ – 29/9/2020
l’amour au temps du Corona… semi confinement automnal… et deuxième vague la galère

alors ça y est le temps est au rouge…

et jaune, et vert tendre, et orange…

la nature, pudique, dans tous ses éclats…

la santé, publique, dans tous ses états…

et certain(e)s, plus que jamais, dans tous leurs débats…

on va en voir de toutes les couleurs pour le mois à venir…

un arc-en-ciel d’émotions et de sensations
une nouvelle ronde de discussions, d’opposition et de suppositions…

mais il ne faut pas avoir peur, du moins pas trop, car et malgré les couleurs

et peut-être que

alors ici, maintenant et dans le mois qui vient, le mois du grand retour en soi…

dans les bois des alentours, je vais discuter avec la forêt… et l’écouter car elle chuchote cette coquine… et je vais la ménager, lui faire la cour et le grand ménage, la mettre belle, la dégager, créer de l’espace en elle pour qu’elle et nous respirions mieux…

alors ici, dans le now, dans le pays d’en haut, ici bas, je ferai musique et dring dring wow wow… je gratterai les tréfonds de mon âme pour écouter ce qui s’y trouve et chanterai les pommes dans toutes les tonalités…

alors ici, dans et autour de mon petit home, je prendrai soin soin, comme dans I will take care… dispensant amour et harmonie à toutes choses, tous hêtres à tenter de mettre de la beauté partout sur le chemin, le mien et le leur… car si on en sait peu sur Dieu, la beauté parle en son nom…

alors ici, tout simplement et humblement, je tenterai de parler moins et d’écouter plus, de bouger plus lentement et délicatement car la vie nous chuchote ceci :

et chanterai plutôt que parlerai car

alors même si je ne te connais pas personnellement cher lecteur/trice

je t’aime


et même si tu penses que je ne te connais même pas, alors comment puis-je t’aimer, si certaines personnes peuvent haïr autrui sans les connaître, tout le monde peut aimer pour les mêmes raisons…

car au fond, on n’aime toujours que’à partir de soi et j’imagine que l’on aime autrui ni plus ni moins que l’on ne s’aime soi-même…

allez, bonne deuxième vague d’amour… floush floush…

et si la vie est une danse, it takes love to tango… avec elle

et si la vie est une chanson, chantons-la…

attention, terre (r)appelle humains… à l’ordre

♥♥♥ – 19/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir

quand je vois les gens manifester par milliers contre le port du masque et pour la défense de leurs libertés individuelles, comme l’étrange impression qu’on ne regarde pas à la bonne place, qu’on détourne le regard des vrais enjeux, ceux qui crient l’urgence pourtant… comme si on vivait déconnectés de la terre sur laquelle on vit…

alors que la côté ouest brûle et que même d’ici on voit leur chaude boucane, que les ouragans semblent de plus nombreux et menaçants (parait qu’on manque de prénoms maintenant sur une année), que 2/3 de la faune a disparu en 50 ans (faites les calculs pour ce qui reste), je me dis qu’on se trompe de cible… comme le feeling qu’une – très – mauvaise surprise nous attend…

je me dis que la terre va nous surprendre très bientôt, que dis-je, qu’elle est en train de nous avertir right now et sérieusement à part ça… mais pendant ce temps-là, on manifeste pour notre liberté… pas certain qu’il nous en reste beaucoup ni pour trop longtemps… car tant que l’on est incarné(e), toujours très relative la liberté… et ici ? pas mal parmi les plus libres du monde…

mais je demeure optimiste… car comme on dit, vaut mieux être optimiste et avoir tort que pessimiste et avoir raison… alors en attendant le grand rappel, je chante et pousse pousse mes ptits hymnes, je prends autour de moi et de mon jardin et forêt…

comme l’impression que nous, les humains, dans toute notre naïveté et notre ultime quête de liberté, nous ne regardons pas ce qui devrait pourtant nous sauter au visage, en fait ce qui est en train justement de nous sauter au visage…

pendant que nous nous rebellons contre LE gouverne et mentcome on guys, elle est usée celle-là, un peu gênant quand même, faites un effort… vous pouvez faire mieux que ça… et d’ailleurs votre gouverne et ment, peu importe qui vous pensez qu’il est, ne mène plus vraiment le jeu depuis longtemps… come on, think plus big que ça sti, ce sont les corporations qui mènent le bal des finissants et qui gèrent le party depuis un bon bout… et d’autre part, le méchant gouverne et ment, note bonhomme 7 heures, IL ne ment pas, IL ne sait pas plus que personne… et LE gouverne et ment, c’est nous et rien du tout en même temps… et son contraire…

pendant que se rebelle la terre sous nos pieds et que le ciel au-dessus de nos têtes s’emboucane et menace de nous tomber sur nos têtes dures de gaulois revendicateurs/trices et outrées de notre perte de libarté, certains crient à la dictature 😉 lol… comme des ados qui veulent rappeler à leurs parents qu’ils sont des adultes alors qu’ils habitent chez-eux et que ceux-ci payent toutes les dépenses… liberté sans responsabilité… et revendications mal ciblées… bonhomme 7 heures, du soir ou du matin…

et pendant ce temps, Gaïa crie good morning

car la terre sur laquelle on fait nos niaiseries s’en contrefichent de nos revendications… pendant que l’party est pogné ben dur et qu’on a déjà mal à la tête, elle crie haut et fort que quelque chose cloche, ding dong et badaboum !

mais c’est OK, pendant ce temps-là, continuez à manifester pendant que c’est encore possible, continuez à mener le combat pour vos droits qui fondent et mentaux… la terre, pas plate du tout, continue à nous avertir qu’à part le party, la chicane pis le bordel est aussi pogné… et nous dedans…

sur ce, m’en vais passer la journée en forêt, pendant qu’il en reste… et j’écouterai… car elle chuchote aussi notre mère nourricière…

bon matin…

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excellent texte de Josée Blanchette, Le Devoir 18/9
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/586185/le-ciel-est-bleu-comme-une-orange

le nouveau plan vert trop pâle de Québec
https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2020-09-18/plan-vert-de-quebec/consternation-chez-les-ecolos.php

lettre d’opinion
https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2020-09-18/sauver-la-planete-ou-nous-sauver-de-la-covid-19.php