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Joyeux anniversaire belle amie des mots !

d’avoir vu autant de beaux visages plein le Zoom tout à l’heure témoigne de ta grande générosité…

et allez hop un autre 60 chère amie blogueuse…
je te rejoindrai dans la 60 taine dans un mois exactement… merci d’ouvrir le chemin… une bonne cuvée la 1961 !

et oui une rencontre en chair et en peau d’ici très bientôt pour jaser mots et vie…

avec amour et amitiés…

vers le blogue de Manon:
http://www.manonrousseau.com/

liberté relative

♥♥♥ – 19/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

quelqu’un postait avec sarcasme cette image sur FB au lendemain du passage du couvre-feu de 20 h à 21 h 30… me suis tout de suite demandé quelle serait la taille de sa prison quand il n’y aura plus de couvre-feu…

car plusieurs semblent penser qu’on vivait en toute liberté avant la mise en place des mesures sanitaires…

pourtant, on n’avait qu’à passer les frontières américaines pour se rendre compte qu’on a toujours vécu dans une immense prison à ciel ouvert… ou qu’à se promener sur les réseaux sociaux et voir des pubs ciblées en lien avec quoi on surfait il y a 2 minutes apparaître dans notre écran… sans parler de nos besoins corporels qui impliquent un certain respect de certaines règles…

liberté ? on repassera… car au fond, chacun(e) sa prison… mais l’idée consiste à réaliser que cette prison est notre création…

une fois de temps en temps, on se cogne sur les barreaux, comme maintenant… mais ces barreaux sont toujours là… dans les lois, dans le respect des droits d’autrui, dans notre deal social… jamais tout à fait libres nous ne sommes, que plus ou moins limité d’action et d’accès… à part comme on choisit de répondre à ce que la vie nous envoie plutôt que de réagir…

car tant qu’on est vivant, humain, incarné, nous sommes toujours en prison… plus ou moins grande et confo, avec des barreaux là-bas, ou juste ici… prison adaptable… plus ou moins près, plus ou moins visibles mais barreaux quand même… les plus près étant right here dans notre tête, nos croyances et nos conditionnements…

si vous suivez un peu mes mots ici, vous savez que je vis loin loin de la ville (salut Boule Noire) et que le confinement ne me dérange pas du tout… ou si peu les quelques rares fois lorsque je vais dans le monde

mais je peux comprendre les gens qui vivent seul(e)s, en ville où la dynamique est totalement différente… ou pour les jeunes, les parents et leurs enfants masqués, bref ceux et celles qui vivent directement les conséquences des récentes limites, sous pression en cette situation frustrante et limitative…

on peut voir sur les ondes des manifestations verbales la plupart du temps – si facile de chiâler sur les réseaux – des gens des deux clans: les plus dociles qui s’accommodent assez bien des mesures restrictives de liberté, et les autres que ça dérange davantage…

pourtant, ils sont nombreux sur les réseaux privés et lucratifs qui nous contrôlent à tour de bras à revendiquer la liberté… les Che Guevarra virtuels du web… hey boys and girls, on joue exactement le jeu des grandes corporations… vous blâmez les gouverne et ment en faisant exactement le jeu des corpos… vous vous trompez de cible d’après moi…

allez, il fait beau, vais allez m’aérer le cerveau et jouir de ma liberté environnante…

(encore un) excellent papier de JoBlo:
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/597204/delinquants-la-nuit-dociles-le-jour?fbclid=IwAR3Hl9DLSVGZbVFZ3v6uSvLftkUwTomu8-t_9BErLr5eanZots5gxiAifY0

et touchants et puissants mots d’Anaïs Barbeau-Lavalette sur la désobéissance:
https://plus.lapresse.ca/screens/710b7b87-e9fb-4036-bb1a-1a3dd11fe3bb__7C___0.html?fbclid=IwAR2J–TuWL7RIu9zH7Z0F3hegR-O4XeTgWLwcGs9WGSB8fF1RL1gFWTTtNw

rechute chronique

♥♥♥ – 10/2/21
l’amour au temps du Corona… couvre-feu, le feu couve…

traduction: bois ton thé lentement et avec révérence, comme si c’était l’axe sur lequel la terre tourne – lentement, uniformément, sans se presser vers l’avenir… – Thich Nhat Hanh

coucou lecteur/trice…

je me permets un tout petit saut hors de retraite chroniqueless ce matin…

juste te dire allo, coucou, salut… faire un petit signe de vie en ta direction… de ce côté-ci de mon écran au tien…

petit signe de vie… d’entre mes cours de composition de chansons – et en anglais siouplait – ma pratique guitaristique quotidienne, mes grandes réflexions sur la vie en général et petites réflexion de rien du tout en particulier, mes marches et mon pelletage dans le grand blanc d’un superbe hiver ici, de grandes périodes de silence, sans oublier les joies d’une amitié d’amoure partagée avec ma voisine si spéciale à mon coeur… et si près de ma maison… bénédictions…

petite rechute chronique simplement pour faire contact avec toi de l’autre côté de cet écran-ci… de mon écran à ton écrin de vie intime, limitée, à petite échelle physique mais à grand déploiement au niveau de ton âme… étanchéité cathodique…

alors que les divers événements du monde d’ici et d’ailleurs se bousculent et nous confrontent dans nos limites de toutes sortes, la vie – et la pandémie – continue… et continue…

du temps pour apprendre la tolérance et le respect de la différence dans nos perceptions de soi et du monde extérieur, l’expansion, sinon l’allongement, de nos limites de patience, l’espoir à court terme, mais aussi et surtout le changement de ce paradigme de la vie…

parce que ce changement de paradigme existentiel est nécessaire… la nature nous parle, elle crie, même si ici c’est l’hiver…

elle nous impose l’ordre de ralentir, de prendre davantage soin, de soi et des autres, de rapporter notre vision à partir d’un endroit en nous plus près du coeur…

prendre le temps pour retrouver une simplicité d’être… vouloir moins, être plus… posséder moins et donner plus… et accepter tout, totalement…

alors en guise de conclusion, cette citation de Thich Nhat Hanh prend tout son sens ce matin…

boire son thé lentement et avec révérence, comme si c’était l’axe sur lequel la terre tourne – lentement, uniformément, sans se presser vers l’avenir…

car l’avenir est ici… maintenant… toujours…

allez…

on se recroise un moment donné…

ou emprunté…

car toute vie n’est qu’empruntée… temporairement…

2500… et puis après ?


♥♥♥ – 12/1/21
l’amour au temps du Corona… couvre-feu, le feu couve…

salut lecteur/trice…

ça y est… deux-mille-cinq-centième chronique que celle-ci…

ça fait du mot ça hein mes âmes et mes cieux ? et de l’image… et du 3 petits points

moi-même le premier surpris de ça

surpris car je n’ai pas l’impression d’avoir écrit quoi que ce soit encore après tout ce bla bla… rien qui vaille, rien qu’il ne faille…

en tous cas pas le feeling d’avoir rien dit ni écrit qui n’ait changé quoi que ce soit à ce qui s’est passé, ce qui se passe et se passera… ni pour moi, ni pour le monde…

car nos opinions de toute façon…


car la vie va, avec ou sans nous… avec ou sans nos mots, nos petits et gros maux, et nos silences radio…

surpris aussi car je ne suis pas du tout un chroniqueur, simplement un wannabe blogueur chronique… qui aime boucou boucou écrire… souvent comme il parle…

mais ces derniers temps, quand j’écris, je me demande à quoi ça sert que j’écrive, et si ça sert à quelque chose…

car il y a déjà tant de bruit out there ici dans le now here… alors en rajouter encore ?

oui à mon avis si c’est pour tenter de réfléchir, sur soi et sur le monde autour, moi et nous tous et toutes…

pour nous remettre en questions sans réponses mes lecteurs/trices et moi-même…

et réaliser que pas parce que je perçois le monde comme je le perçois que c’est la vision la plus juste, ni celle de tous et toutes… que ma vision personnelle d’un monde qui va vite vite vite ces temps-ci… à partager, à exprimer, à communiquer…

c’est donc principalement un acte égoïste que celui d’écrire… qui ne sert tout d’abord qu’à soi, à sa propre petite personne… car j’aime écrire… que dis-je, j’adore écrire…

j’aime jouer et jongler avec les mots, traduire des citations avec lesquelles je suis d’accord, ou pas… broder autour de quelques concepts plus généraux et questionner mon – et nos petits – ordres pré-établis internes…

car toujours rafraîchissant de se provoquer moi-même…

et découvrir ce qui se cache en soi au sujet de certains enjeux personnels et sociaux car écrire est immensément révélateur de – et face à – soi-même…

se brasser le cerebelum et en présenter son contenu au reste du monde… sans filtre… ou presque…

comme je disait plus haut, ces derniers temps, je me demande plus que jamais pourquoi écrire… à part la bête réponse parce que j’aime ça… qui serait en soi suffisante pour certain(e)s, mais encore ?

questions, questions…

car ces temps-ci, à-travers le maillage de mes questionnements en ce grand tout mélangé, mêlé et bien brassé, je me demande si je pourrais faire en sorte que mes mots parlent davantage… qu’ils parlent aux gens qui se posent trop peu de questions sur leurs croyances à mes yeux et mon avis… alors réfléchissons ensemble…

quand on écrit, on peut présumer que l’on a quelque chose à dire…

mais quoi au juste ?

ces mots qui reposent au fond de notre coeur ?

ce qui nous fait nous lever à chaque matin et garder espoir ?

ce qui nous garde en vie ?

nos ambitions, nos rêves, nos questions ?

ce qui nous inspire au plus profond de soi ?

et nous donne envie de partager avec les collègues de cette grande école qu’est la vie ?

mais… aussi être entendu ? avoir une influence ? faire réfléchir ?

of course… mais pas à tout prix…

comme je devrai retourner faire des sous éventuellement car ma pré-retraite est surtout pré que retraite, je réfléchis ces temps-ci à la possibilité de créer un espace de connexion qui me permettrait en partie de gagner un bout de ma vie grâce à mes écrits, ma musique, mes connaissances acquises, mes réflexions…

un espace à l’aide de mots, de musique, entrecoupée de silence commun parfois, d’échanges avec certain(e)s d’entre vous à l’occasion par voix et/ou par mots… car j’apprécie aussi vous lire et vous entendre puisque vos interventions alimentent ma propre réflexion…

sans tomber dans le recrutement, j’aimerais créer un espace réservé à quelques personnes qui ont envie de réfléchir ensemble… en français et en anglais car many people out there… et l’anglais est une si belle langue à frencher

un espace de création donc, et de récréation… un lieu inspirant, où l’on pourrait réfléchir ensemble, abaissant nos limites et relevant nos ambitions de vie…

alors…

question de marquer cette étape qui n’est qu’un numéro mais, tout de même un beau gros et rond numéro, twenty five hundred comme disent nos friends, je prendrai quelques jours de pause de cette tribune afin de réfléchir justement… faire fléchir mes idées, et le refaire, et encore, et encore…

mais comme 2500 chroniques dorment sous l’onglet chroniques ci-haut, et que plusieurs ont trop peu été yeuxtés à mon avis, je plongerai moi-même dans mon vieux stock de mots usagés pour vous présenter quelques-unes parmi les chroniques que j’ai eu le plus de plaisir à écrire… et à relire…

et quand les choses auront suffisamment mariner et mijoter, je vous donnerai des nouvelles au sujet de la suite à venir… si suite il y aura… et cela, seul les cieux le savent…

car bien beau d’avoir publié 2500 chroniques, et puis après ?

à suivre…

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La planète n’a pas besoin de personnes plus prospères, mais elle a désespérément besoin de plus de pacificateurs, de guérisseurs, de restaurateurs, de conteurs et d’amoureux de toutes sortes.

Elle a besoin de personnes qui vivent bien à leur place, de personnes de courage moral désireuses de se joindre à la lutte pour rendre le monde habitable et humain.

Et ces qualités n’ont pas grand-chose à voir avec le succès tel que nous l’avons défini.

~ David W. Orr via Alan Reed

redevenir tribu

♥♥♥ – 10/1/21
l’amour au temps du Corona… couvre-feu, le feu couve…

redevenir tribu, et tributaire de son propre mieux-être, mais aussi et surtout peut-être encore plus de celui des autres, surtout ceux et celles qui ont le plus besoin… oeuvrer pour le bien du plus grand nombre…

et comme les arbres de l’image, se reposer et construire sur les expériences de nos ancêtres pour mieux avancer…

je suis en train de lire Sapiens de Yuval Noah Harari qu’on m’a offert à Noël… passionnant… particulièrement en ces temps actuels si riches sur le plan sociétal…

quel précieux recul de perspective que de lire l’évolution de notre histoire depuis des dizaines, voir des centaines de milliers et même millions d’années…

il semble que ce soit l’agriculture qui nous ait fait perdre notre feeling de grande gang, notre connexion à la tribu… et peut-être que c’est à partir de là que les choses ont commencé à se gâter… de là que viendrait notre sens de la propriété, duquel découle notre grande individualité tant chérie, ici en Occident du moins…

car auparavant les groupe d’humains voyageaient et partageaient de grands territoires et devaient collaborer… lorsque de petits lots individuels furent attribués à certains individus, nous avons commencé à nous sentir quelqu’un… de séparé… du plus grand groupe… autre virus qui sévit en ce moment autour…

et peut-être justement ce que nous devons ré-apprendre ces temps-ci… à redevenir une tribu… celle des humain(e)s, des terriens… vivant sur la même boule, avec relativement les mêmes besoins fondamentaux: manger, boire, chaleur, amour et sécurité… mais avec des conceptions différentes du quoi et du comment

d’où la beauté, mais aussi d’où les frictions…

ce matin envie de partager avec vous trois textes… qui illustrent assez bien ma perception du temps actuel qui nous passe plus ou moins de travers par la gorge ces temps-ci… de nos relations tendues et scindées, et de notre lien à la tribu…

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Texte de Valerie Lanctot-Bédard via Benoit Ouellet

Ridiculiser la différence. Triste effet de la peur…

Fait marquant: qu’on soit de ce côté-ci ou de ce côté-là de l’équation, je suis triste de constater qu’on utilise partout le ridicule pour taire les voix dissidentes.

La certitude d’avoir raison + la peur en toile de fond = se donner le droit de se moquer et de déshumaniser les autres.

Et notre tissu social s’effrite, une moquerie à la fois.

Je le sens ici aussi, la lourdeur de s’exprimer avec des opinions impopulaires, la méfiance qui s’est installée entre nous de façon générale…

Vivement plus d’habiletés dialogiques pour toutes et tous!

Vivement développer des habitudes de sincère curiosité envers ce qui n’est pas comme nous, d’apprendre à vivre l’enrichissement qu’offre la différence, ainsi que la puissance du lien qui passe à travers des moments intenses dans le respect mutuel.

Les multiples couches de polarisation dans lesquelles nous vivons, combinées à l’auto radicalisation dans laquelle nous enferme les médias sociaux, font – selon moi – tomber les sociétés occidentales en panne d’empathie et en échec dialogique.

Je rêve de

1) voir tout le monde apprendre à gérer leur peur afin d’éviter de perdre accès à leur discernement

et

2) développer de nouvelles façons d’aborder la complexité extrême dans laquelle baigne notre époque – ensemble.

___
un deuxième, de Jeff Foster

les conflits se terminent
lorsque tu écoutes l’autre en face de toi
à partir d’un espace non-défensif d’acceptation profonde et d’amour,

un espace au-delà de «J’ai raison» et «tu as tort»
un espace où tu honores pleinement et autorises son expérience présente de la vie,
aussi absurdes ou cruels que ses points de vue puissent te sembler à ce moment.

les conflits se terminent lorsque tu es prêt(e) à être perçu(e) comme ayant tort,
même si tu es tout à fait certain(e) que tu as raison.

les conflits se terminent lorsque tu arrêtes de faire semblant d’avoir toutes les réponses, quand tu arrêtes de faire semblant de savoir,

et qu’au contraire

tu écoutes, tu écoutes vraiment celui en face de toi,
qui est secrètement toi-même, ingénieusement déguisé.

ce que tu es n’a rien à défendre, et nulle part où se cacher

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CONTRIBUTE (texte en anglais, non traduit cette fois)

When we stopped being tribes, the unit cracked.
We believed that the couple, or the family nucleus, were going to be enough, while friends and circles of belonging gave us the crumbs of ephemeral coexistence.

The tribe is much more than friends, and blood brothers.
The tribe is the spiritual belonging to a brotherhood that sustains and invites us to sustain.
The tribe is where natural roles are shared, exchanged, and interact.

Mothers today breastfeed alone without the group of containment and support.
Children have brothers who are always the same, those of the blood, and spiritual brothers who are many should be playing together, co-creating.
We separated in small private properties, running from one side to the other to seek sustenance for the family nucleus.
The natural thing is to group ourselves and while some plant, others educate, others build, some cook, and at the right time we get together to eat, to celebrate, to continue working.

The love that we seek so much, in addition to the self-love that is cultivated, is not that of a partner, children, family, but by not having a tribe to practice love in infinite facets, we overload the idea that the couple, the children, and the family, will give us the land to channel love.

Without a tribe it is like a dismembered human body trying to function, each member separately.
We have to go back to the tribes where grandparents are dignified and we are all uncles.
Commerce, private property, and individualism tore us like branches from the trunk that unites us.
In the tribe all gifts are welcome, and rotating roles do not create boredom or saturation.
In the tribes there are so many brothers and sisters that sharing is very rich and the models alternate.

Now aging is beginning to be used among friends, and that is appreciating the tribe.
We can start earlier and give children the healthy environment where sharing is natural and where there are many role models to learn from.

The tribe: It is to create love.

– Laura Losada
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et ci-bas excellent «papier» pour donner encore plus de perspective

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1761625/cerveau-conspirations-complots-covid-19?fbclid=IwAR0omAxSeREnuPnKLqyobuwel6_toRfwyVSjjUlTBE8hdl9CR_-_2SZP-qM

St-Doute et St-Déni, priez pour nous

♥♥♥ – 6/1/21
l’amour au temps du Corona… take 2… de l’autre bord de la 20…

traduction: le scepticisme constitue un doute sain face à un manque d’évidence crédible… le déni est un doute délibéré face à plusieurs sources d’évidence crédible

ma chronique d’hier destinée à mes ami(e)s qui doutent a fait réagir…

j’ai reçu quelques messages un peu fâchés, alors que certains disent penser comme moi – ce que je ne recherche pas du tout en passant, d’où mon hésitation à chroniquer Covid trop directement… polarisant débat…

car les 2 camps sont comme le pain Weston de notre enfance, assez bien tranché merci… et pas mon but de pencher d’un bord ou de l’autre, me semble que la Vérité – ou ce qui peut s’en approcher – se trouve quelque part entre les deux extrêmes… large et bigarré spectre cependant je le reconnais…

le ton de la fille du vidéo hein ? mamamia… je ne sais toujours pas si elle se prenait au sérieux ou si elle se parodiait elle-même, elle ou le mouvement dit complotiste… mais elle a quand même été vue plus de 100 000 fois et reçu des milliers de like – et des bidous – sur sa page Youtube… incredible… nous ne sommes pas sortis du boa…

mon ami Srajano m’a suggéré que j’aurais dû intituler ma chronique mes amis qui nient plutôt que mes amis qui doutent, et il m’a fourni ce meme sur le scepticisme versus le déni ci-haut… mais pas tous mes ami(e)s qui nient, certains ne font que douter… doutent de tout, mais que doute, pas déni de tout…

lui ai dit que j’avais intitulé intentionnellement ma chronique mes amis qui doutent afin de garder la discussion ouverte… pas certain si j’ai réussi…

j’avais même pensé intitulé ma chronique d’hier convainquez-moi

car je suis vraiment prêt à entendre les arguments de mes amis qui doutent… car peut-être pas que du vent dans leurs affirmations j’imagine… mais leur argumentaire est souvent mal ficelé et leur désir de convaincre très vigoureux pour dire le moins… mais j’ai besoin de preuves – ou disons de manifestations – un peu plus solides que de lointains et obscurs oui-dires en provenance de médias alternatifs étrangers… et le tout tricotés maison à la broche à foin…

quiconque a déjà étudié un peu l’argumentation philosophique a besoin d’un peu plus de viande intellectuelle… mais je suis près à écouter et à entendre… jusqu’à un certain point évidemment… car la fille du vidéo d’hier, y a toujours ben des limites… et souvent les arguments qui remettent en doute la bonne foi de l’état laisse grandement à désirer… plus de rigueur intellectuelle… néanmoins, ouverture… mais convainquez-nous avec du bon stock à penser… et vérifiable…

je veux rester ouvert car oui, peut-être que les médias mainstream sont biaisés, mais pas qu’eux… le monde entier est biaisé… et alors trop biaisé ainsi, tout le monde finit par se faire biaiser des deux bords…

par exemple, quand on nous dit Eux, les tenants du Nouvel Ordre Mondial, de qui parle-t-on au juste ? les Zaméricains ? les Chinois ? les Russes ? les têtes couronnées d’Europe ? le Vatican ? les propriétaires des quelques plus grandes Corporations dont font parie les Big Pharmas ? les riches magnats du pétrole ? les vendeurs d’armes ? les dirigeants du GAFAM ? Bezos, Gates et Zuckerberg ?

alors qui ça Eux au juste ?

car nous pouvons toujours être le Eux de quelqu’un d’autre… soit la masse d’endormis qui dort au gaz, ou les complotistes, c’est selon… mais au fond, nous sommes tous et toutes des nous… des humains qui font du mieux qu’on peut…

je n’ai pas de parti pris autre que l’intelligence et une position épistémologique cohérente, le tout partagée dans un contexte de discussion éclairée et lucide… mais pas toujours le cas…

et peut-être bien qu’il y a des tentatives de complot de la part de certains groupes autour ou derrière la situation actuelle, mais peut-être y a-t-il plutôt ou aussi de nombreux complots en concurrence les uns avec les autres ? et qui sait qui gagnera la joute ? les paris sont ouverts…

car complexe le monde de nos jours, et limitées sont nos sources d’information de même que leur solidité… de même que le temps que nous pouvons consacrer à faire nos recherches 😉

comme l’illustre le meme ci-haut, oui, il existe sûrement une certaine nuance, sinon une nuance certaine, entre scepticisme – doute sain face à un manque d’évidence crédible – et déni qui serait plutôt un – doute délibéré face à plusieurs sources d’évidence crédible

il ne nous reste maintenant qu’à juger si le doute est sain ou délibéré… de même que de la qualité de nos sources d’évidence si on veut se prononcer… et de la neutralité de la transmission de ces sources qui suit… ce qui n’est pas toujours simple ni limpide car les scientifiques ne forment pas un bloc monolithique…

car si la science fondamentale est en principe neutre et objective, et sa méthodologie reproduisable, les chercheurs, comme les juges, ont certains biais personnels, et des opinions et convictions, d’où la nécessité d’une méthodologie solide et reproduisable

sans compter que la science est financée par des groupes d’intérêts particuliers, et rapportée et diffusée par certains groupes d’intérêts tout aussi particuliers… et opaques… et que plusieurs décisions sont davantage politique que strictement scientifiques… pas simple que ça tout ça… joyeux bordel laboratoire en fait…

s’il est sain d’afficher du scepticisme face à la nouveauté, aux données non vérifiées, ça prend tout de même une dose minimale de bonne foi si on veut finir par saisir la complexité de la réalité des choses du monde… de part et d’autre… en ce sens le déni, que nenni…

alors du doute, oui, mais teinté d’ouverture d’esprit, de transparence et de sincérité…

car certains adeptes des théories du complot autant que certains adeptes des théories sanitaires – gros gros italiques car ces termes sont si flous, imprécis et si chargés – refusent d’entendre tout argument qui vient ébranler leur conviction…

bonne foi, chères ouailles, cessons de faire preuve de mauvaise foi baptême…

un peu de bonne foi et beaucoup d’humanité est requise de la part de tous et toutes envers nos semblables, et surtout envers nos moins semblables… car nos différences apparentes d’opinions et de convictions nous empêchent souvent même d’entendre les propos de l’autre, ou du moins les distortionnent considérablement…

alors quelque soit notre bord de la clôture dans ce débat, rappelons-nous notre humanité commune et continuons à sincèrement vouloir comprendre et entendre ce qui se dit au-delà des mots… car les mots ne sont que des mots, et les mots ne traduisent pas toutes les aspirations du coeur humain…

pour pas que mots ne se transforment en maux…

Ste-Lucidité, veuillez sur nous…

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grille d’écoute pertinente pour sortir de la dichotomie noir/blanc et comprendre le discours ambiant délicat

vive la peur, vivre la peur

♥♥♥ – 2/1/21
l’amour au temps du Corona… take 2… de l’autre bord de la 20…

c’est quoi le problème avec la peur ?

avec le fait de ressentir de la peur devant l’inconnu ?

et pourquoi on ne devrait pas avoir peur ?

car la peur a toujours été, toujours existé… elle a sauvé plusieurs vies au cours de l’humanité…

la peur n’est qu’une émotion parmi les autres, une énergie parmi tant d’autres…

elle peut autant nous prévenir d’un danger imminent, que nous permettre de nous enfuir devant une menace quand c’est nécessaire, ou encore elle peut nous paralyser… ce qui est parfois la meilleure chose à faire devant certaines sources de dangers… geler, attendre et laisser passer…

sauf que depuis quelques mois, plusieurs personnes accusent les gens de «l’autre camp» d’avoir peur… de réagir par peur, d’avoir peur de tout, et de rien…

mais au fond tout le monde a peur… soit de perdre une partie de notre liberté, nos droits, soit de contracter le virus et de souffrir ou de mourir…

peur de soi, peur des autres… mais surtout peur d’avoir peur…

mais c’est quoi le problème avec avoir peur ?

car tout à fait naturel et normal d’avoir peur parfois… rien d’anormal là… surtout devant l’inconnu, devant l’incertitude, devant la menace… et devant la mort…

j’ai souvent entendu des gens : ah moi je n’ai pas peur de mourir ! je l’ai moi-même dit à plusieurs reprises… jadis… dans l’arrogance de ma jeunesse… jadis, on disait aussi qu’un vrai homme, ça n’avait jamais peur… bull fear

demandez à tout parent et il et elle vous dira que la peur est toujours présente quand on a des enfants… quand on peur, normal d’avoir peur pour ceux et celles qu’on aime, ceux et celles plus vulnérables… normal d’avoir peur pour l’avenir de nos enfants, devant les risques actuels et à venir, autant sanitaires qu’environnementaux…

depuis que j’ai vu ou accompagné quelques ami(e)s dans leur dernier stretch de vie corporelle avant la mort, et les avoir vu rencontrer une grande peur par moment au cours de leur grand processus de lâcher prise, de l’ultime laisser aller, je réalise que faire face à la peur, face à sa propre peur, cette émotion/sensation/état fait seulement partie de la vie… naturel, normal, humain, tout simplement…

alors oui, je nous souhaite un cosmos joyeux mais pas de happy no fear

je nous souhaite plutôt tout simplement d’être assez courageux/se pour reconnaître la peur quand elle se montre la face, quand elle se manifeste dans notre vie, quand elle résonne partout dans notre corps, quand elle prend le contrôle de notre mental et le fait spinner à toute vitesse… only a game…

je nous souhaite simplement l’humilité et la lucidité de la reconnaître pour ce qu’elle est, soit une sensation, une réaction physique, psychique et psychologique, un état temporaire en réponse à une situation stressante… qu’elle soit réelle ou pas… car parfois les peur sont vraies, parfois qu’imaginées, mais son effet est toujours ancré quelque part dans le corps… fouillons-nous alors…

et je nous souhaite de bouger – ou pas – à partir de cette peur… parfois la peur nous dit de sacrer notre camp, parfois elle nous dit de faire face et de combattre, alors que parfois, elle nous dit d’attendre et de prendre le temps de ressentir pour ne pas bouger trop vite… distinctions…

et de se faire confiance quand on la ressent… de prendre le temps, la regarder entre ses quatre yeux…

car la peur peut être une grande enseignante…

peur et excitation sont deux soeurs jumelles… pour ça qu’il faut prendre le temps de sentir et ressentir, tout le temps nécessaire pour voir ce qu’elle veut nous dire, le message qu’elle veut nous passer en provenance de soi ou de l’au-delà… et souvent, la distinction entre peur et excitation ne relève que de l’interprétation qu’on en fait… alors prenons le temps avec sa peur, pour bien l’entendre… et se détendre en elle…

déchiffrer vers quoi elle veut nous mener, ce qu’elle veut nous révéler… ce qu’elle signale et vers quoi elle pointe…

car on aura beau prétendre qu’on pas ou à peu près jamais peur, désolé mais la peur n’est qu’une réalité humaine à mon humble avis… soyons totalement humain…

autant la nature a besoin du soleil, de ciel gris et de pluie, et de neige en hiver ici, autant nous les zumain(e)s avons besoin de ressentir les 4 principales émotions humaines, soit la peur, la colère, la tristesse et ultimement l’amour… l’amour de tout ce que l’on est, l’amour de tout ce que l’on a l’occasion de vivre… notamment toute la gamme des émotions humaines… pour être pleinement humain…

alors riche peur chez-vous et en vous quand elle se manifestera… jusqu’à fear de rire… ou rire de fear…

réalité multiplessssssssss

♥♥♥ – 27/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… aux confins des fêtes…

alors la réalité hein ? OK… mais laquelle ?

car on en fait toujours ce qu’on veut – ou ce qu’on peut – de cette prétendue réalité… pas mal tendue notre réalité partagée en ce moment d’ailleurs…

certain(e)s sont certains que tout ÇA est un scam… d’autres le prennent très au sérieux…

certain(e)s annonçaient un virus depuis un bout, les autres trouvent ça louche justement…

certain(e)s veulent se faire vacciner le plus tôt possible, d’autres vont le refuser catégoriquement…

même monde, même réalité ? pas certain de ça moi… notre choix… des ptits dieux finalement…

me semble que l’on vit de plus en plus dans des réalités différentes, des univers parallèles… ça a probablement toujours été le cas mais ça semble pas mal plus évident ces jours-ci dirait-on… surtout sur les réseaux

mais peut-être ça la justice ultime ? faire du monde que l’on voit notre réalité… notre monde…

mais n’oublions pas notre humanité… car tous et toutes ensemble in there, in here

nous sommes peut-être seul(e) dans notre petite tête, mais toutes et tous ensemble et uni(e)s dans le même grand univers virtuellement réel…

vous pensez qu’on le choix dans la vie ? ou pas ? ici un super doc de physique… ça vaut vraiment la joie…
https://www.bbc.com/reel/video/p086tg3k/the-physics-that-suggests-we-have-no-free-will?ocid=ww.social.link.email

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et si vous êtes persuadé(e) que la plupart du monde est égoïste et ne pense qu’à soi (mon cas parfois je l’avoue mon père), je vous invite à écouter la/le balado d’Alain Crevier intitulé Être sur l’appli Ohdio de Radio-Canada… passionnant… le monde est encore full coeur…

du coeur plein la tête

♥♥♥ – 29/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: c’est la tête qui crée l’abysse tandis que le coeur en est le pont...
– Nisargadatta Maharaj

si j’ai appris quelques petites choses ici et là au cours de ma vie, et en ai oublié la plupart, une chose que j’ai apprise et que je retiens, c’est bien de ne pas me fier à ma tête… du moins pas toujours…

car si parfois de bonnes idées jaillissent de cette boule qui tourne autour de mon monde et du soleil, de bien drôles aussi y prennent place…

car notre tête aime nous jouer des tours… elle adore nous faire des accroires

notre tête n’en fait souvent qu’à sa tête, sa tête à elle qui n’est pas toujours nôtre… et quand la tête en fait à sa tête, elle fait des siennes… parfois on y puise de bonnes idées, parfois des idées sottes and drôles

des idées, il en roule et en défile sans fin dans notre caboche n’est-ce pas ?

sans arrêt, sans fin, ça roule, ça tourne… on and on and on, pas de silence, on tourne, et ça roule… même quand on dort, ça pense tout seul… méchant rave de rêves… sortie de soi…

pas vraiment le choix dans notre vie de dealer avec notre tête car nous sommes pris avec… figé là, en haut du corps, vissée sur nos épaules… là que se passe une bonne partie de notre vie active… et encore pire quand on perd la tête…

si la tête est un mal nécessaire, un mâle nécessaire même, elle peut la dompter… l’apprivoiser… apprendre son fonctionnement… en fait malgré son déterminant féminin, LA tête est plus mâle que féminine, alors que c’est LE coeur qui nous rend plus réceptif, compassionné(e) et empathique…

si c’est la tête qui nous permet de comprendre et de – tenter de – figurer le monde, c’est le coeur qui nous y relie…

avec le coeur, on a un antidote à la tête… si la tête est dure, le coeur ? mou mou et poupoum poupoum… sans fin lui aussi… la tête pense et le coeur bat…

notre coeur est un contre-poids à notre tête… le coeur équilibre la tête, il l’adoucit, la médiatise, l’allège, l’humanise… entre les deux, le coeur devance… la tête, et de loin…

mais contrairement à la tête, si le coeur domine, il ne compte pas… le coeur ne tient pas de comptes, ni de registres… il donne, dépense sans penser, sans compter… le coeur donne ce qu’il veut recevoir en faisant confiance que le don est le cadeau en soi… le coeur donne car le coeur ne peut rien prendre au sérieux…

le coeur est en soie… doux, feutré, respectueux… le coeur va de soi…

le coeur ne pousse pas, le coeur attend… le coeur offre… si la tête se sent parfois poussée à forcer les choses à coup d’impatience, le coeur attend, le coeur patiente… patient le coeur qui guérit…

et le coeur se module et se régularise grâce à la respiration… le coeur inspire… on peut ralentir et sentir davantage son coeur en respirant… lentement, dans le coeur… le coeur est un filtre d’amour…

un seul coeur en ce monde… même si 8 milliards de petits coeurs qui bougent à l’horizontal, un seul grand et unique coeur qui bat verticalement, au diapason, même pour les gens dont le coeur a cessé de battre…

car le coeur est hallucinant… et éternel…

Méditation d’Atisha

Si habituellement, certaines techniques de méditation ont tendance à vouloir faire sortir le méchant en expirant la noirceur et à inspirer la lumière dans notre coeur, Atisha nous invitait au contraire à inspirer toute la misère dans notre propre coeur, la nôtre comme celle du monde, une respiration à la fois, à utiliser le feu au coeur de notre coeur qui y brûle pour purifier la souffrance, puis à expirer la lumière, la légèreté et le soulagement…

ainsi plutôt que d’envoyer dans le monde notre négativité, on purifie cette négativité ambiante et/ou personnelle et on redonne au monde lumière et guérison… fort comme ça ce cher coeur…

petite l’échelle, toute petite

♥♥♥ – 20/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: je n’ai aucune idée face à ce qui va arriver, et j’aime ça

la plupart du temps en tous cas…

hier un ami postait qu’il s’était acheter une chaise de lecture confortable et une pile de livres pour passer les mois à venir… et il affirmait qu’ il se cherchait une idée pour faire partie des personnes qui œuvrent à ralentir le mouvement pendant que le monde courre à sa perte, avec un certain questionnement au coeur… et un léger inconfort aussi j’imagine… car nous sommes plusieurs à vouloir faire quelque chose sans trop savoir quoi ni comment…

il postait ceci aussi

Chaque jour, nous portons atteinte à la nature de manière irréversible, nous le savons et continuons à contribuer à la catastrophe planétaire qui met en danger l’humanité. Nous appartenons à cette génération qui est informée de ses responsabilités et nous sentons bien petits, bien misérables pour pouvoir agir et tenter de comprendre ce qui nous arrive: nous êtres humains, attentons à notre nature d’être humain. Pourquoi ?

– Laure Adler, Avant propos de l’édition 2018 – Condition de l’homme moderne par Hannah Arendt

son témoignage m’a rejoint, m’a touché…

car en ces temps troubles et incertains, moi aussi je porte au coeur ce questionnement quant à savoir quoi faire sur cette boule qui ne semble pas toujours tourner si rond…

et moi aussi je partage l’impression qu’une partie primordiale quant à ce qu’il y a à faire pour contribuer est simplement d’en faire moins… de ralentir, de prendre le temps à sa vitesse réduite en ce moment… conscient que ceci est un privilège car pour certains, notamment les parents de jeunes enfants et les travailleurs des services essentiels, les jeunes en général, les politicien(ne)s et responsables de la santé publique pour qui la vie continue d’aller vite vite vite… et les responsabilités nombreuses…

alors quand même un luxe la slow life… apprécions-le nous qui pouvons nous le permettre…

ralentir tout en gardant en tête les difficultés économiques de certain(e)s touché(e)s de près par ce ralentissement imposé car pas facile pour tous ni toutes… notamment à cause des dysfonctions dans le fonctionnement social en général, la crise de santé publique (réelle pour certains, gros set up pour d’autres) et toute l’insécurité que cela génère… et cela dans une partie du globe parmi les plus privilégiées où nous avons à manger, chaud, un toit… et le wifi…

car tant de monde souffre en ce monde et ce monde souffrait bien avant la crise actuelle… mais comme on dit : le monde est monde…

personnellement, dans mes bois, cet hiver sera rempli de musique, d’écriture, de longues marches en forêt et du plus d’air frais possible, tout en me pratiquant à savourer le temps qui passe… d’ailleurs, on dirait que le temps passe toujours plus lentement en hiver non ? un peu figé peut-être…

on ne peut changer le monde, on ne peut que contribuer à notre petite échelle dans ce grand jeu de serpents et échelles… parfois c’est up, parfois moins…

on ne peut changer le monde mais on peut modifier notre perception, notre vision du monde… car tout part de nos yeux… et de notre coeur…

donc vivre plus lentement, à plus petite échelle, et prendre soin des quelques personnes que l’on rencontre dans nos activités quotidiennes en étant tout simplement gentil(le) et respectueux(se)… car tous et toutes ensemble dans cette tempête, avec chacun(e) notre propre type d’embarcation… chacun(e) son ptit bout de houle…

alors sincèrement et simplement, je vous souhaite à tous/tes et chacun(e) de trouver un passe-temps créatif qui servira à ralentir le rythme du temps qui passe drôlement sur nous en ce moment… comme l’impression que la terre a besoin de ralentir elle aussi… à trouver l’amour en nous-même car là que ça commence dit-on 😉

et en terminant, je partage la légende du colibri que quelqu’un a posté en commentaire sur le post de mon ami hier… right on…

Voici la légende amérindienne du colibri :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt.
Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.
Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

La morale de la légende du colibri ?

Plutôt que de ne rien faire face aux problèmes environnementaux, sociaux ou économiques actuels parce que l’on se sent impuissant ou que l’on pense que la solution doit venir des autres, on peut agir avec ses compétences, à son échelle…

Et même si pris isolément nos actes semblent dérisoires, c’est grâce à la somme des colibris que les choses changent.