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trans mutation

♥♥♥ – Mai 2021
les c h r o n i q u e s d ’ u n n ô b o d é . . . . . .

ceci est la dernière de cette série de chroniques… toute bonne chose a une fin… ou un nouveau début, c’est selon…

depuis 10 ans, et presque 2600 chroniques publiées ici, temps de passer à autre chose… pour le moment…

même si j’aime toujours autant dire, écrire, décrire… la perspective vue d’ici, de ma ptite tête de pinotte… et sentie dans mon coeur d’ati chaud… et ressentie par mon âme de ptit bonhomme…

j’aime partager ces pensées volages, celles qui me visitent puis me quittent, les réflexions qui m’habitent temporairement et les incessantes observations que, comme leur nom l’indique, j’observe… en flot et flow continu… ou sont-ce elles qui m’observent ces petites observations ? car sommes-nous l’observé ou l’observateur/trice ? telle est l’une des questions qui chatouillent mon âme…

comme vous savez probablement si vous feuilletez ces pages d’écran de temps en temps, je suis à mettre sur pied un nouveau projet, que je nomme La nouvelle Tribu… https://lanouvelletribu.ca/

un projet de cercle créatif, de collectif de présence, de méditation et de connexion, de partage et de mise en commun… en ligne pour le moment, et en personne parfois quand on pourra… mais qui pourra aussi seulement demeurer un lien en ligne pour les plus introverti(e)s d’entre nous… car pour certain(e)s, les relations virtuelles suffisent…

un groupe d’appartenance à la carte même, car pour d’autres, une fois de temps en temps est suffisant, et même la seule réalité pour ceux et celles qui ne veulent pas s’engager… car pas tous des romain(e)s…

ainsi, pour le mois de mai, je compte mettre mon énergie et mon attention sur ce nouveau projet et poster mes chroniques là-bas… car de toute façon, ailleurs est toujours ici… https://lanouvelletribu.ca/blogue/

d’une certaine façon, la chenille s’en va voir ailleurs pour vérifier si elle peut devenir papillon… pas de fin, ni même de début, qu’une seule et même continuité de petit pas vers le grand now, vers le wild wild où est du nulle part…

symboliquement, petit moi a envie de se fondre dans un plus grand moi, ou dans un petit nous, c’est aussi selon…

envie de fonctionner davantage en groupe qu’en personne désormais, car comme le dit le titre de cette série de chroniques, nôbodé’s home… alors tant qu’à ne pas y être, allons voir si ici ne serait pas ailleurs…

même s’il est possible que je revienne ici plus tôt que tard, ou pas, pour le moment je migre… je mute et transmute… sur une autre tribune, vers La nouvelle Tribu…

pendant ces presque 10 années, ça aura été un plaisir de vous deviner ici, posant vos yeux sur mes mots qui ne sont pas vraiment miens anyway… plutôt nous qui appartenons aux mots… plaisir de dire n’importe quoi mais pas n’importe comment je l’espère… plaisir de nous deviner ensemble grâce à ces quelques mots… et ces images…

alors pour le mois de mai, je vous invite à aller voir ailleurs car j’y serai…

je compte continuer à poster mes chroniques – sans connaître le rythme encore – car j’aime trop écrire pour arrêter de dire ce grand n’importe quoi… mais comme c’est le printemps, envie de le faire dans un environnement différent… que logé à une autre adresse…

mais si vous aimez lire, vous trouverez sur ce site-ci, sous le signet CHRONIQUES, 2 570 chroniques, du mot ça mes larmes et mes yeux… et de la musique, et des vidéos en concert et…

comme mot de la fin, je vous offre mon cadeau de fête, la plus récente version de l’hymne Flow, enregistrée avec mon amie Joelle Castonguay il y a quelques semaines…

et comme disait Yogi Berra, ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini

et comme le dit ptit ati, pas parce que c’est fini que c’est fini… f i fi / n i ni… que nenni…

on y va ?
On ne va jamais si loin que lorsque l’on ne sait pas où l’on va… – Rivarol via Pierre Lemieux

à toi qui like, love

♥♥♥ – 25/4/2021
les chroniques d’un nôbodé…

mamamia… même le ptit mafioso à la gomme balloune en a le coeur qui branle, qui shake et qui tremolotte… FB et les anniversaires, ça te blast son homme ça ! overflow d’amour… love is in the air… and light dans nos coeurs…

tant de beaux messages, tant de beaux souhaits, tant de mots de coeur (je sais ça sonne drôle)… que dire de plus que wow wow wow et watatow ! ou mamamia… mais surtout MERCI en lettres majuscules… du fond du coeur, à vous tous et toutes, MERCI…

pour votre présence, votre attention… pour vos ptits mots d’amour et d’amitiés… pour vos ptits coeurs de toutes les couleurs et vos ptits bonhomes drôles… qui bougent ou pas…

et plus personnellement,

à toi qui prends le temps de liker les mots des autres, d’y poster un coeur, de déposer de toutes sweets attentions dans la vie des autres, dont moi, MERCI…

à toi qui prends la peine, et la joie, de porter attention aux petits détails de la vie d’autrui… de souhaiter tout simplement bonne fête et joyeux anniversaire… tu fais une différence… toute la différence du monde…

à toi qui partages tes bons mots attentionnés, bene dictions, tes mots doux, tes doux mots… tes pensées belles, tes voeux de soin… soin soin soin…

à toi qui prends le temps de lire ces quelques mots, ce matin je t’offre des fleurs…

et souhaite que quelque chose d’outrageusement bon et innatendu arrive vers toi cette semaine…

car lorsqu’on reçoit autant, on ne peut que vouloir partager…

bonne fête le monde / Sweet 60eens / Saudades Brasil

♥♥♥ – du 23 au 24/4/2021
les chroniques d’un nôbodé…

quand je n’étais encore qu’un tout petit bonhomme et qu’on me souhaitait bonne fête, je me souviens que je répondais souvent par automatisme : à toi aussi !

alors comme je ne suis encore et toujours qu’un tout petit bonhomme célébrant tout de suite ses toutes sweet 60, je vous souhaite bonne fête à vous aussi !

et pour notre fête, je voulais nous offrir un ptit cadeau…

mon premier hymne ever… enregistré samedi dernier avec mon amie Joëlle à la voix si pure et cristalline comme vous venez probablement de le constater – au studio de notre lutin magique Charles… Flow… Power… Flow/er Power

et si vous voulez me faire plaisir, sentez-vous libre de partager cet hymne… ça rendra cet hymne heureux, et son tipère aussi…

j’aime l’idée d’offrir des cadeaux pour son anniversaire, car ça me semble de plus en plus vrai d’expérience que c’est en donnant qu’on reçoit vraiment…__________________________________________________________________________________________
aussi en cette journée de fête, envie de partager également les premiers pas d’un nouveau projet en devenir (encore à l’étape sommaire et en élaboration) qui me tient à coeur et qui prendra son envol début mai…

un projet qui, en ces temps de confinement pré retrouvailles à venir, se veut rassembleur, unifiant et soutenant… je le décrirerai cette semaine dans le cadre de mes chroniques quotidiennes sur mon blogue… à suivre…

https://lanouvelletribu.ca/

d’ici là, tchin tchin et laissons le bon temps flower !

FLOW
Love is in the air, and it flows from me to you, from you to me
Light is in my eyes, and it shines from me to you, from you to me
Water is everywhere, and it runs inside of you, inside of me
Fire is in my heart, and it burns inside of you inside of me
Blood runs in my veins, and it boils deep down in you, deep down in me
Spirits fly all around, and they move inside of you, inside of me
God is in everyone, and she lives inside of you, inside of me
The Sun shines on all of us, and it warms body and soul, body and soul

Joyeux anniversaire belle amie des mots !

d’avoir vu autant de beaux visages plein le Zoom tout à l’heure témoigne de ta grande générosité…

et allez hop un autre 60 chère amie blogueuse…
je te rejoindrai dans la 60 taine dans un mois exactement… merci d’ouvrir le chemin… une bonne cuvée la 1961 !

et oui une rencontre en chair et en peau d’ici très bientôt pour jaser mots et vie…

avec amour et amitiés…

vers le blogue de Manon:
http://www.manonrousseau.com/

liberté relative

♥♥♥ – 19/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

quelqu’un postait avec sarcasme cette image sur FB au lendemain du passage du couvre-feu de 20 h à 21 h 30… me suis tout de suite demandé quelle serait la taille de sa prison quand il n’y aura plus de couvre-feu…

car plusieurs semblent penser qu’on vivait en toute liberté avant la mise en place des mesures sanitaires…

pourtant, on n’avait qu’à passer les frontières américaines pour se rendre compte qu’on a toujours vécu dans une immense prison à ciel ouvert… ou qu’à se promener sur les réseaux sociaux et voir des pubs ciblées en lien avec quoi on surfait il y a 2 minutes apparaître dans notre écran… sans parler de nos besoins corporels qui impliquent un certain respect de certaines règles…

liberté ? on repassera… car au fond, chacun(e) sa prison… mais l’idée consiste à réaliser que cette prison est notre création…

une fois de temps en temps, on se cogne sur les barreaux, comme maintenant… mais ces barreaux sont toujours là… dans les lois, dans le respect des droits d’autrui, dans notre deal social… jamais tout à fait libres nous ne sommes, que plus ou moins limité d’action et d’accès… à part comme on choisit de répondre à ce que la vie nous envoie plutôt que de réagir…

car tant qu’on est vivant, humain, incarné, nous sommes toujours en prison… plus ou moins grande et confo, avec des barreaux là-bas, ou juste ici… prison adaptable… plus ou moins près, plus ou moins visibles mais barreaux quand même… les plus près étant right here dans notre tête, nos croyances et nos conditionnements…

si vous suivez un peu mes mots ici, vous savez que je vis loin loin de la ville (salut Boule Noire) et que le confinement ne me dérange pas du tout… ou si peu les quelques rares fois lorsque je vais dans le monde

mais je peux comprendre les gens qui vivent seul(e)s, en ville où la dynamique est totalement différente… ou pour les jeunes, les parents et leurs enfants masqués, bref ceux et celles qui vivent directement les conséquences des récentes limites, sous pression en cette situation frustrante et limitative…

on peut voir sur les ondes des manifestations verbales la plupart du temps – si facile de chiâler sur les réseaux – des gens des deux clans: les plus dociles qui s’accommodent assez bien des mesures restrictives de liberté, et les autres que ça dérange davantage…

pourtant, ils sont nombreux sur les réseaux privés et lucratifs qui nous contrôlent à tour de bras à revendiquer la liberté… les Che Guevarra virtuels du web… hey boys and girls, on joue exactement le jeu des grandes corporations… vous blâmez les gouverne et ment en faisant exactement le jeu des corpos… vous vous trompez de cible d’après moi…

allez, il fait beau, vais allez m’aérer le cerveau et jouir de ma liberté environnante…

(encore un) excellent papier de JoBlo:
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/597204/delinquants-la-nuit-dociles-le-jour?fbclid=IwAR3Hl9DLSVGZbVFZ3v6uSvLftkUwTomu8-t_9BErLr5eanZots5gxiAifY0

et touchants et puissants mots d’Anaïs Barbeau-Lavalette sur la désobéissance:
https://plus.lapresse.ca/screens/710b7b87-e9fb-4036-bb1a-1a3dd11fe3bb__7C___0.html?fbclid=IwAR2J–TuWL7RIu9zH7Z0F3hegR-O4XeTgWLwcGs9WGSB8fF1RL1gFWTTtNw

rechute chronique

♥♥♥ – 10/2/21
l’amour au temps du Corona… couvre-feu, le feu couve…

traduction: bois ton thé lentement et avec révérence, comme si c’était l’axe sur lequel la terre tourne – lentement, uniformément, sans se presser vers l’avenir… – Thich Nhat Hanh

coucou lecteur/trice…

je me permets un tout petit saut hors de retraite chroniqueless ce matin…

juste te dire allo, coucou, salut… faire un petit signe de vie en ta direction… de ce côté-ci de mon écran au tien…

petit signe de vie… d’entre mes cours de composition de chansons – et en anglais siouplait – ma pratique guitaristique quotidienne, mes grandes réflexions sur la vie en général et petites réflexion de rien du tout en particulier, mes marches et mon pelletage dans le grand blanc d’un superbe hiver ici, de grandes périodes de silence, sans oublier les joies d’une amitié d’amoure partagée avec ma voisine si spéciale à mon coeur… et si près de ma maison… bénédictions…

petite rechute chronique simplement pour faire contact avec toi de l’autre côté de cet écran-ci… de mon écran à ton écrin de vie intime, limitée, à petite échelle physique mais à grand déploiement au niveau de ton âme… étanchéité cathodique…

alors que les divers événements du monde d’ici et d’ailleurs se bousculent et nous confrontent dans nos limites de toutes sortes, la vie – et la pandémie – continue… et continue…

du temps pour apprendre la tolérance et le respect de la différence dans nos perceptions de soi et du monde extérieur, l’expansion, sinon l’allongement, de nos limites de patience, l’espoir à court terme, mais aussi et surtout le changement de ce paradigme de la vie…

parce que ce changement de paradigme existentiel est nécessaire… la nature nous parle, elle crie, même si ici c’est l’hiver…

elle nous impose l’ordre de ralentir, de prendre davantage soin, de soi et des autres, de rapporter notre vision à partir d’un endroit en nous plus près du coeur…

prendre le temps pour retrouver une simplicité d’être… vouloir moins, être plus… posséder moins et donner plus… et accepter tout, totalement…

alors en guise de conclusion, cette citation de Thich Nhat Hanh prend tout son sens ce matin…

boire son thé lentement et avec révérence, comme si c’était l’axe sur lequel la terre tourne – lentement, uniformément, sans se presser vers l’avenir…

car l’avenir est ici… maintenant… toujours…

allez…

on se recroise un moment donné…

ou emprunté…

car toute vie n’est qu’empruntée… temporairement…

2500… et puis après ?


♥♥♥ – 12/1/21
l’amour au temps du Corona… couvre-feu, le feu couve…

salut lecteur/trice…

ça y est… deux-mille-cinq-centième chronique que celle-ci…

ça fait du mot ça hein mes âmes et mes cieux ? et de l’image… et du 3 petits points

moi-même le premier surpris de ça

surpris car je n’ai pas l’impression d’avoir écrit quoi que ce soit encore après tout ce bla bla… rien qui vaille, rien qu’il ne faille…

en tous cas pas le feeling d’avoir rien dit ni écrit qui n’ait changé quoi que ce soit à ce qui s’est passé, ce qui se passe et se passera… ni pour moi, ni pour le monde…

car nos opinions de toute façon…


car la vie va, avec ou sans nous… avec ou sans nos mots, nos petits et gros maux, et nos silences radio…

surpris aussi car je ne suis pas du tout un chroniqueur, simplement un wannabe blogueur chronique… qui aime boucou boucou écrire… souvent comme il parle…

mais ces derniers temps, quand j’écris, je me demande à quoi ça sert que j’écrive, et si ça sert à quelque chose…

car il y a déjà tant de bruit out there ici dans le now here… alors en rajouter encore ?

oui à mon avis si c’est pour tenter de réfléchir, sur soi et sur le monde autour, moi et nous tous et toutes…

pour nous remettre en questions sans réponses mes lecteurs/trices et moi-même…

et réaliser que pas parce que je perçois le monde comme je le perçois que c’est la vision la plus juste, ni celle de tous et toutes… que ma vision personnelle d’un monde qui va vite vite vite ces temps-ci… à partager, à exprimer, à communiquer…

c’est donc principalement un acte égoïste que celui d’écrire… qui ne sert tout d’abord qu’à soi, à sa propre petite personne… car j’aime écrire… que dis-je, j’adore écrire…

j’aime jouer et jongler avec les mots, traduire des citations avec lesquelles je suis d’accord, ou pas… broder autour de quelques concepts plus généraux et questionner mon – et nos petits – ordres pré-établis internes…

car toujours rafraîchissant de se provoquer moi-même…

et découvrir ce qui se cache en soi au sujet de certains enjeux personnels et sociaux car écrire est immensément révélateur de – et face à – soi-même…

se brasser le cerebelum et en présenter son contenu au reste du monde… sans filtre… ou presque…

comme je disait plus haut, ces derniers temps, je me demande plus que jamais pourquoi écrire… à part la bête réponse parce que j’aime ça… qui serait en soi suffisante pour certain(e)s, mais encore ?

questions, questions…

car ces temps-ci, à-travers le maillage de mes questionnements en ce grand tout mélangé, mêlé et bien brassé, je me demande si je pourrais faire en sorte que mes mots parlent davantage… qu’ils parlent aux gens qui se posent trop peu de questions sur leurs croyances à mes yeux et mon avis… alors réfléchissons ensemble…

quand on écrit, on peut présumer que l’on a quelque chose à dire…

mais quoi au juste ?

ces mots qui reposent au fond de notre coeur ?

ce qui nous fait nous lever à chaque matin et garder espoir ?

ce qui nous garde en vie ?

nos ambitions, nos rêves, nos questions ?

ce qui nous inspire au plus profond de soi ?

et nous donne envie de partager avec les collègues de cette grande école qu’est la vie ?

mais… aussi être entendu ? avoir une influence ? faire réfléchir ?

of course… mais pas à tout prix…

comme je devrai retourner faire des sous éventuellement car ma pré-retraite est surtout pré que retraite, je réfléchis ces temps-ci à la possibilité de créer un espace de connexion qui me permettrait en partie de gagner un bout de ma vie grâce à mes écrits, ma musique, mes connaissances acquises, mes réflexions…

un espace à l’aide de mots, de musique, entrecoupée de silence commun parfois, d’échanges avec certain(e)s d’entre vous à l’occasion par voix et/ou par mots… car j’apprécie aussi vous lire et vous entendre puisque vos interventions alimentent ma propre réflexion…

sans tomber dans le recrutement, j’aimerais créer un espace réservé à quelques personnes qui ont envie de réfléchir ensemble… en français et en anglais car many people out there… et l’anglais est une si belle langue à frencher

un espace de création donc, et de récréation… un lieu inspirant, où l’on pourrait réfléchir ensemble, abaissant nos limites et relevant nos ambitions de vie…

alors…

question de marquer cette étape qui n’est qu’un numéro mais, tout de même un beau gros et rond numéro, twenty five hundred comme disent nos friends, je prendrai quelques jours de pause de cette tribune afin de réfléchir justement… faire fléchir mes idées, et le refaire, et encore, et encore…

mais comme 2500 chroniques dorment sous l’onglet chroniques ci-haut, et que plusieurs ont trop peu été yeuxtés à mon avis, je plongerai moi-même dans mon vieux stock de mots usagés pour vous présenter quelques-unes parmi les chroniques que j’ai eu le plus de plaisir à écrire… et à relire…

et quand les choses auront suffisamment mariner et mijoter, je vous donnerai des nouvelles au sujet de la suite à venir… si suite il y aura… et cela, seul les cieux le savent…

car bien beau d’avoir publié 2500 chroniques, et puis après ?

à suivre…

____
La planète n’a pas besoin de personnes plus prospères, mais elle a désespérément besoin de plus de pacificateurs, de guérisseurs, de restaurateurs, de conteurs et d’amoureux de toutes sortes.

Elle a besoin de personnes qui vivent bien à leur place, de personnes de courage moral désireuses de se joindre à la lutte pour rendre le monde habitable et humain.

Et ces qualités n’ont pas grand-chose à voir avec le succès tel que nous l’avons défini.

~ David W. Orr via Alan Reed

redevenir tribu

♥♥♥ – 10/1/21
l’amour au temps du Corona… couvre-feu, le feu couve…

redevenir tribu, et tributaire de son propre mieux-être, mais aussi et surtout peut-être encore plus de celui des autres, surtout ceux et celles qui ont le plus besoin… oeuvrer pour le bien du plus grand nombre…

et comme les arbres de l’image, se reposer et construire sur les expériences de nos ancêtres pour mieux avancer…

je suis en train de lire Sapiens de Yuval Noah Harari qu’on m’a offert à Noël… passionnant… particulièrement en ces temps actuels si riches sur le plan sociétal…

quel précieux recul de perspective que de lire l’évolution de notre histoire depuis des dizaines, voir des centaines de milliers et même millions d’années…

il semble que ce soit l’agriculture qui nous ait fait perdre notre feeling de grande gang, notre connexion à la tribu… et peut-être que c’est à partir de là que les choses ont commencé à se gâter… de là que viendrait notre sens de la propriété, duquel découle notre grande individualité tant chérie, ici en Occident du moins…

car auparavant les groupe d’humains voyageaient et partageaient de grands territoires et devaient collaborer… lorsque de petits lots individuels furent attribués à certains individus, nous avons commencé à nous sentir quelqu’un… de séparé… du plus grand groupe… autre virus qui sévit en ce moment autour…

et peut-être justement ce que nous devons ré-apprendre ces temps-ci… à redevenir une tribu… celle des humain(e)s, des terriens… vivant sur la même boule, avec relativement les mêmes besoins fondamentaux: manger, boire, chaleur, amour et sécurité… mais avec des conceptions différentes du quoi et du comment

d’où la beauté, mais aussi d’où les frictions…

ce matin envie de partager avec vous trois textes… qui illustrent assez bien ma perception du temps actuel qui nous passe plus ou moins de travers par la gorge ces temps-ci… de nos relations tendues et scindées, et de notre lien à la tribu…

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Texte de Valerie Lanctot-Bédard via Benoit Ouellet

Ridiculiser la différence. Triste effet de la peur…

Fait marquant: qu’on soit de ce côté-ci ou de ce côté-là de l’équation, je suis triste de constater qu’on utilise partout le ridicule pour taire les voix dissidentes.

La certitude d’avoir raison + la peur en toile de fond = se donner le droit de se moquer et de déshumaniser les autres.

Et notre tissu social s’effrite, une moquerie à la fois.

Je le sens ici aussi, la lourdeur de s’exprimer avec des opinions impopulaires, la méfiance qui s’est installée entre nous de façon générale…

Vivement plus d’habiletés dialogiques pour toutes et tous!

Vivement développer des habitudes de sincère curiosité envers ce qui n’est pas comme nous, d’apprendre à vivre l’enrichissement qu’offre la différence, ainsi que la puissance du lien qui passe à travers des moments intenses dans le respect mutuel.

Les multiples couches de polarisation dans lesquelles nous vivons, combinées à l’auto radicalisation dans laquelle nous enferme les médias sociaux, font – selon moi – tomber les sociétés occidentales en panne d’empathie et en échec dialogique.

Je rêve de

1) voir tout le monde apprendre à gérer leur peur afin d’éviter de perdre accès à leur discernement

et

2) développer de nouvelles façons d’aborder la complexité extrême dans laquelle baigne notre époque – ensemble.

___
un deuxième, de Jeff Foster

les conflits se terminent
lorsque tu écoutes l’autre en face de toi
à partir d’un espace non-défensif d’acceptation profonde et d’amour,

un espace au-delà de «J’ai raison» et «tu as tort»
un espace où tu honores pleinement et autorises son expérience présente de la vie,
aussi absurdes ou cruels que ses points de vue puissent te sembler à ce moment.

les conflits se terminent lorsque tu es prêt(e) à être perçu(e) comme ayant tort,
même si tu es tout à fait certain(e) que tu as raison.

les conflits se terminent lorsque tu arrêtes de faire semblant d’avoir toutes les réponses, quand tu arrêtes de faire semblant de savoir,

et qu’au contraire

tu écoutes, tu écoutes vraiment celui en face de toi,
qui est secrètement toi-même, ingénieusement déguisé.

ce que tu es n’a rien à défendre, et nulle part où se cacher

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CONTRIBUTE (texte en anglais, non traduit cette fois)

When we stopped being tribes, the unit cracked.
We believed that the couple, or the family nucleus, were going to be enough, while friends and circles of belonging gave us the crumbs of ephemeral coexistence.

The tribe is much more than friends, and blood brothers.
The tribe is the spiritual belonging to a brotherhood that sustains and invites us to sustain.
The tribe is where natural roles are shared, exchanged, and interact.

Mothers today breastfeed alone without the group of containment and support.
Children have brothers who are always the same, those of the blood, and spiritual brothers who are many should be playing together, co-creating.
We separated in small private properties, running from one side to the other to seek sustenance for the family nucleus.
The natural thing is to group ourselves and while some plant, others educate, others build, some cook, and at the right time we get together to eat, to celebrate, to continue working.

The love that we seek so much, in addition to the self-love that is cultivated, is not that of a partner, children, family, but by not having a tribe to practice love in infinite facets, we overload the idea that the couple, the children, and the family, will give us the land to channel love.

Without a tribe it is like a dismembered human body trying to function, each member separately.
We have to go back to the tribes where grandparents are dignified and we are all uncles.
Commerce, private property, and individualism tore us like branches from the trunk that unites us.
In the tribe all gifts are welcome, and rotating roles do not create boredom or saturation.
In the tribes there are so many brothers and sisters that sharing is very rich and the models alternate.

Now aging is beginning to be used among friends, and that is appreciating the tribe.
We can start earlier and give children the healthy environment where sharing is natural and where there are many role models to learn from.

The tribe: It is to create love.

– Laura Losada
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et ci-bas excellent «papier» pour donner encore plus de perspective

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1761625/cerveau-conspirations-complots-covid-19?fbclid=IwAR0omAxSeREnuPnKLqyobuwel6_toRfwyVSjjUlTBE8hdl9CR_-_2SZP-qM

St-Doute et St-Déni, priez pour nous

♥♥♥ – 6/1/21
l’amour au temps du Corona… take 2… de l’autre bord de la 20…

traduction: le scepticisme constitue un doute sain face à un manque d’évidence crédible… le déni est un doute délibéré face à plusieurs sources d’évidence crédible

ma chronique d’hier destinée à mes ami(e)s qui doutent a fait réagir…

j’ai reçu quelques messages un peu fâchés, alors que certains disent penser comme moi – ce que je ne recherche pas du tout en passant, d’où mon hésitation à chroniquer Covid trop directement… polarisant débat…

car les 2 camps sont comme le pain Weston de notre enfance, assez bien tranché merci… et pas mon but de pencher d’un bord ou de l’autre, me semble que la Vérité – ou ce qui peut s’en approcher – se trouve quelque part entre les deux extrêmes… large et bigarré spectre cependant je le reconnais…

le ton de la fille du vidéo hein ? mamamia… je ne sais toujours pas si elle se prenait au sérieux ou si elle se parodiait elle-même, elle ou le mouvement dit complotiste… mais elle a quand même été vue plus de 100 000 fois et reçu des milliers de like – et des bidous – sur sa page Youtube… incredible… nous ne sommes pas sortis du boa…

mon ami Srajano m’a suggéré que j’aurais dû intituler ma chronique mes amis qui nient plutôt que mes amis qui doutent, et il m’a fourni ce meme sur le scepticisme versus le déni ci-haut… mais pas tous mes ami(e)s qui nient, certains ne font que douter… doutent de tout, mais que doute, pas déni de tout…

lui ai dit que j’avais intitulé intentionnellement ma chronique mes amis qui doutent afin de garder la discussion ouverte… pas certain si j’ai réussi…

j’avais même pensé intitulé ma chronique d’hier convainquez-moi

car je suis vraiment prêt à entendre les arguments de mes amis qui doutent… car peut-être pas que du vent dans leurs affirmations j’imagine… mais leur argumentaire est souvent mal ficelé et leur désir de convaincre très vigoureux pour dire le moins… mais j’ai besoin de preuves – ou disons de manifestations – un peu plus solides que de lointains et obscurs oui-dires en provenance de médias alternatifs étrangers… et le tout tricotés maison à la broche à foin…

quiconque a déjà étudié un peu l’argumentation philosophique a besoin d’un peu plus de viande intellectuelle… mais je suis près à écouter et à entendre… jusqu’à un certain point évidemment… car la fille du vidéo d’hier, y a toujours ben des limites… et souvent les arguments qui remettent en doute la bonne foi de l’état laisse grandement à désirer… plus de rigueur intellectuelle… néanmoins, ouverture… mais convainquez-nous avec du bon stock à penser… et vérifiable…

je veux rester ouvert car oui, peut-être que les médias mainstream sont biaisés, mais pas qu’eux… le monde entier est biaisé… et alors trop biaisé ainsi, tout le monde finit par se faire biaiser des deux bords…

par exemple, quand on nous dit Eux, les tenants du Nouvel Ordre Mondial, de qui parle-t-on au juste ? les Zaméricains ? les Chinois ? les Russes ? les têtes couronnées d’Europe ? le Vatican ? les propriétaires des quelques plus grandes Corporations dont font parie les Big Pharmas ? les riches magnats du pétrole ? les vendeurs d’armes ? les dirigeants du GAFAM ? Bezos, Gates et Zuckerberg ?

alors qui ça Eux au juste ?

car nous pouvons toujours être le Eux de quelqu’un d’autre… soit la masse d’endormis qui dort au gaz, ou les complotistes, c’est selon… mais au fond, nous sommes tous et toutes des nous… des humains qui font du mieux qu’on peut…

je n’ai pas de parti pris autre que l’intelligence et une position épistémologique cohérente, le tout partagée dans un contexte de discussion éclairée et lucide… mais pas toujours le cas…

et peut-être bien qu’il y a des tentatives de complot de la part de certains groupes autour ou derrière la situation actuelle, mais peut-être y a-t-il plutôt ou aussi de nombreux complots en concurrence les uns avec les autres ? et qui sait qui gagnera la joute ? les paris sont ouverts…

car complexe le monde de nos jours, et limitées sont nos sources d’information de même que leur solidité… de même que le temps que nous pouvons consacrer à faire nos recherches 😉

comme l’illustre le meme ci-haut, oui, il existe sûrement une certaine nuance, sinon une nuance certaine, entre scepticisme – doute sain face à un manque d’évidence crédible – et déni qui serait plutôt un – doute délibéré face à plusieurs sources d’évidence crédible

il ne nous reste maintenant qu’à juger si le doute est sain ou délibéré… de même que de la qualité de nos sources d’évidence si on veut se prononcer… et de la neutralité de la transmission de ces sources qui suit… ce qui n’est pas toujours simple ni limpide car les scientifiques ne forment pas un bloc monolithique…

car si la science fondamentale est en principe neutre et objective, et sa méthodologie reproduisable, les chercheurs, comme les juges, ont certains biais personnels, et des opinions et convictions, d’où la nécessité d’une méthodologie solide et reproduisable

sans compter que la science est financée par des groupes d’intérêts particuliers, et rapportée et diffusée par certains groupes d’intérêts tout aussi particuliers… et opaques… et que plusieurs décisions sont davantage politique que strictement scientifiques… pas simple que ça tout ça… joyeux bordel laboratoire en fait…

s’il est sain d’afficher du scepticisme face à la nouveauté, aux données non vérifiées, ça prend tout de même une dose minimale de bonne foi si on veut finir par saisir la complexité de la réalité des choses du monde… de part et d’autre… en ce sens le déni, que nenni…

alors du doute, oui, mais teinté d’ouverture d’esprit, de transparence et de sincérité…

car certains adeptes des théories du complot autant que certains adeptes des théories sanitaires – gros gros italiques car ces termes sont si flous, imprécis et si chargés – refusent d’entendre tout argument qui vient ébranler leur conviction…

bonne foi, chères ouailles, cessons de faire preuve de mauvaise foi baptême…

un peu de bonne foi et beaucoup d’humanité est requise de la part de tous et toutes envers nos semblables, et surtout envers nos moins semblables… car nos différences apparentes d’opinions et de convictions nous empêchent souvent même d’entendre les propos de l’autre, ou du moins les distortionnent considérablement…

alors quelque soit notre bord de la clôture dans ce débat, rappelons-nous notre humanité commune et continuons à sincèrement vouloir comprendre et entendre ce qui se dit au-delà des mots… car les mots ne sont que des mots, et les mots ne traduisent pas toutes les aspirations du coeur humain…

pour pas que mots ne se transforment en maux…

Ste-Lucidité, veuillez sur nous…

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grille d’écoute pertinente pour sortir de la dichotomie noir/blanc et comprendre le discours ambiant délicat

vive la peur, vivre la peur

♥♥♥ – 2/1/21
l’amour au temps du Corona… take 2… de l’autre bord de la 20…

c’est quoi le problème avec la peur ?

avec le fait de ressentir de la peur devant l’inconnu ?

et pourquoi on ne devrait pas avoir peur ?

car la peur a toujours été, toujours existé… elle a sauvé plusieurs vies au cours de l’humanité…

la peur n’est qu’une émotion parmi les autres, une énergie parmi tant d’autres…

elle peut autant nous prévenir d’un danger imminent, que nous permettre de nous enfuir devant une menace quand c’est nécessaire, ou encore elle peut nous paralyser… ce qui est parfois la meilleure chose à faire devant certaines sources de dangers… geler, attendre et laisser passer…

sauf que depuis quelques mois, plusieurs personnes accusent les gens de «l’autre camp» d’avoir peur… de réagir par peur, d’avoir peur de tout, et de rien…

mais au fond tout le monde a peur… soit de perdre une partie de notre liberté, nos droits, soit de contracter le virus et de souffrir ou de mourir…

peur de soi, peur des autres… mais surtout peur d’avoir peur…

mais c’est quoi le problème avec avoir peur ?

car tout à fait naturel et normal d’avoir peur parfois… rien d’anormal là… surtout devant l’inconnu, devant l’incertitude, devant la menace… et devant la mort…

j’ai souvent entendu des gens : ah moi je n’ai pas peur de mourir ! je l’ai moi-même dit à plusieurs reprises… jadis… dans l’arrogance de ma jeunesse… jadis, on disait aussi qu’un vrai homme, ça n’avait jamais peur… bull fear

demandez à tout parent et il et elle vous dira que la peur est toujours présente quand on a des enfants… quand on peur, normal d’avoir peur pour ceux et celles qu’on aime, ceux et celles plus vulnérables… normal d’avoir peur pour l’avenir de nos enfants, devant les risques actuels et à venir, autant sanitaires qu’environnementaux…

depuis que j’ai vu ou accompagné quelques ami(e)s dans leur dernier stretch de vie corporelle avant la mort, et les avoir vu rencontrer une grande peur par moment au cours de leur grand processus de lâcher prise, de l’ultime laisser aller, je réalise que faire face à la peur, face à sa propre peur, cette émotion/sensation/état fait seulement partie de la vie… naturel, normal, humain, tout simplement…

alors oui, je nous souhaite un cosmos joyeux mais pas de happy no fear

je nous souhaite plutôt tout simplement d’être assez courageux/se pour reconnaître la peur quand elle se montre la face, quand elle se manifeste dans notre vie, quand elle résonne partout dans notre corps, quand elle prend le contrôle de notre mental et le fait spinner à toute vitesse… only a game…

je nous souhaite simplement l’humilité et la lucidité de la reconnaître pour ce qu’elle est, soit une sensation, une réaction physique, psychique et psychologique, un état temporaire en réponse à une situation stressante… qu’elle soit réelle ou pas… car parfois les peur sont vraies, parfois qu’imaginées, mais son effet est toujours ancré quelque part dans le corps… fouillons-nous alors…

et je nous souhaite de bouger – ou pas – à partir de cette peur… parfois la peur nous dit de sacrer notre camp, parfois elle nous dit de faire face et de combattre, alors que parfois, elle nous dit d’attendre et de prendre le temps de ressentir pour ne pas bouger trop vite… distinctions…

et de se faire confiance quand on la ressent… de prendre le temps, la regarder entre ses quatre yeux…

car la peur peut être une grande enseignante…

peur et excitation sont deux soeurs jumelles… pour ça qu’il faut prendre le temps de sentir et ressentir, tout le temps nécessaire pour voir ce qu’elle veut nous dire, le message qu’elle veut nous passer en provenance de soi ou de l’au-delà… et souvent, la distinction entre peur et excitation ne relève que de l’interprétation qu’on en fait… alors prenons le temps avec sa peur, pour bien l’entendre… et se détendre en elle…

déchiffrer vers quoi elle veut nous mener, ce qu’elle veut nous révéler… ce qu’elle signale et vers quoi elle pointe…

car on aura beau prétendre qu’on pas ou à peu près jamais peur, désolé mais la peur n’est qu’une réalité humaine à mon humble avis… soyons totalement humain…

autant la nature a besoin du soleil, de ciel gris et de pluie, et de neige en hiver ici, autant nous les zumain(e)s avons besoin de ressentir les 4 principales émotions humaines, soit la peur, la colère, la tristesse et ultimement l’amour… l’amour de tout ce que l’on est, l’amour de tout ce que l’on a l’occasion de vivre… notamment toute la gamme des émotions humaines… pour être pleinement humain…

alors riche peur chez-vous et en vous quand elle se manifestera… jusqu’à fear de rire… ou rire de fear…