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bem vindo em Brasil

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••• les zultimes chroniques – 19/2/2020

ça y est… nous sommes arrivés à la maison, à Ceu Sagrado, Sorocaba, Brasil… Éloi et moi hier en provenance de Montréal via Toronto, où nous ont rejoint Marika et Ravi qui ont passé la semaine précédente à Rio… et aujourd’hui, 5 autres amis nous y rejoignent…

nous sommes ici pour 2 semaines, pour aider à brasser le thé Daime… dont nous rapporterons une partie au Canada pour l’année à venir… je vous présenterai tout ce qui entoure le rituel de fabrication de ce thé sacré, révélateur de conscience, filtre de vérité, personnelle et cosmique…

j’ai la chance d’être accompagné de mon ami Éloi, super photographe, qui a et va croqué à pleine caméra notre périple en de superbes photos qui accompagneront mes mots…

par le biais de ces pages, j’ai envie de vous inviter à partager avec nous notre périple en notre demeure brasileira, notre sister church…

partager en mots et en photos car j’aime écrire, j’aime partager et j’aime les mots, et Éloi est un pro de la caméra… alors comme 1 + 1 = 3…

à un rythme plus ou moins régulier donc, je viendrai ici pour vous expliquer et vous présenter ce qui nous motive à revenir ici quelques semaines à chaque année depuis 4 ans… voyages qui ont bouleversé notre vie… pour le meilleur et pour le dire, car rien de tel que de dire le meilleur…

pas pour vous convaincre de rien, simplement par envie et besoin de partager car si riche ce chemin du Daime que nous marchons, chantons, buvons, communions et incarnons depuis quelques années…

ate logo…

peur et/ou amour

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••• les zultimes chroniques – 29/12/19

traduction: il existe fondamentalement deux forces dans la vie : la peur et l’amour… quand on est dans la peur, on se retire de la vie… quand on est dans l’amour, on s’ouvre à tout ce que la vie nous offre avec passion, anticipation et acceptation… – John Lennon

on dit que le contraire de l’amour n’est pas la haine mais la peur… makes sense… 

quand on a peur, on se ferme la shoppe, on se rétracte, on se replie et on ratatine en soi… on imagine le pire, soit que les autres personnes – ou même des parties de soi-même – ou les événements extérieurs sont menaçants, dangereux et qu’on doit s’en méfier en projetant le pire…

quant à l’amour, plus difficile à décrire que la peur il me semble, car l’amour est vaste et multiforme… comme l’affirmait notre beloved, l’amour n’est pas une relation mais un état, une façon d’être, une disposition intérieure… une attitude face à la vie, une façon de recevoir la vie…

dans la tradition spirituelle dans laquelle je chemine ces temps-ci, on favorise l’acception de tout ce que la vie nous donne, nous offre… pas seulement ce que l’on souhaite… tout, et même rien si ce qui doit… car souvent ce que l’on perçoit comme rien n’est rien d’autre qu’un subtil chuchotement de l’existence, un très subtil murmure de la vie…

si on sait écouter, et ressentir…

ma tradition spirituelle est le Santo Daime… Daime, terme portugais, veut dire donne-moiDai = donne / me = moi… pas donne-moi dans le sens d’une demande, d’une quête…

plutôt donne-moi – peu importe, réellement – comme dans j’accepterai tout ce que tu m’as donné, me donnes et me donneras…

l’idée est de faire du mieux que l’on peut avec ce que la vie nous offre avec passion, anticipation et acceptation pour reprendre les mots de Lennon

parfois, la vie nous offre… parfois, elle insiste un peu plus, parfois elle nous force même… car on ne comprend pas toujours du premier coup… Veeresh disait qu’on apprend soit par choc ou par répétition… notre choix… et notre capacité…

alors grosso modo, l’idée est de choisir entre peur et amour… même si on a peur de l’amour, même si l’amour nous fait peur 😉 love here we are…

en bref, l’amour ça ouvre, la peur, elle, ferme…

l’amour c’est le corps qui se détend, c’est le coeur qui ouvre (coeur, qui a la même racine que courage), alors que la peur est souvent générée par la tête, et là que ça dégénère… car même si la tête fait partie du corps, souvent elle fait à sa propre tête…

entre chaque inspiration et chaque expiration, et vice versa, il existe un ptit gap, un espace où il est possible de changer de track, et de revenir vers l’amour, vers la lumière, vers l’ouverture et la compassion…

parce que l’amour est un choix… notre choix, toujours notre choix… même si l’amour fait parfois peur… car l’amour ouvre la voie vers le coeur de soi…

en route vers la lumière

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••• les zultimes chroniques – 21/12/19

et celle en elle…

ça y est, la traversée prend fin… le mouvement dans lequel les jours raccourcissaient est terminé… un autre cycle de complété…

le mouvement du temps vers le bas et le court, en suspension durant quelques jours, reviendra vers le haut, vers le long, vers la lumière…

la vie est question de cycles, toujours…

inspire, expire…

la vie, la mort…

l’amour, la peur…

l’ouverture et la fermeture…

Osho disait qu’on ne peut se battre contre la noirceur, contre l’ombre, on ne peut que faire briller sa lumière, aussi petite soit-elle… les deux ne peuvent co-exister…

après ces quelques mois d’automne qui nous ont mené vers le fond de notre corps, vers le coeur de notre âme, l’extérieur nous tire de nouveau vers la lumière… double mouvement…

et quand la vie nous attire vers le fond, vers la marge, vers l’ombre en soi, on ne peut qu’y plonger… et laisser briller la lueur de l’espoir, de la foi, et se laisser émerger de nouveau…

double mouvement…

rien qu’on ne puisse vraiment faire, on ne peut que laisser la vie se faire et se défaire, et se refaire, et permettre à la vie de se déployer… dans toutes ses nuances de blancs et de noirs, en passant par tous les tons de gris…

grise et grisante et grivoise la vie… dans toutes ses manifestations…

sain et inévitable d’oser l’ombre parfois, car en elle y réside la source de notre lumière…

notre ombre donne de la profondeur à notre brillance…

la noirceur permet à notre lumière de trouver force et courage… la lumière doit se mesurer à aussi forte qu’elle pour acquérir force et rigueur…

on dit qu’il faut plonger creux creux au fond de son ombre en soi pour y trouver et re trouver sa lumière…

l’automne constitue l’occasion idéale pour entamer cette plongée…

sol – comme soleil – stice… fin d’une étape, début d’une autre… retour du balancier…

alors chers lecteurs/trices, bonne lumière, bon chemin, bonne vie…

brillons de tous nos feux…

dé penser sa vie

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••• les zultimes chroniques – 20/12/19

et je crois que la plus grande découverte de la prochaine génération sera de se rendre compte que nous ne sommes pas ce que nous pensons…

ni ce que nous croyons, voulons croire, imaginons et autres ons…

en effet, on peut transformer – certaines sphères de – sa vie en changeant sa façon de penser… mais l’essentiel en cette existence réside au-delà de la pensée, ou en deça c’est selon…

somewhere over the rainbow…

car qu’est-ce qui, en nous, observe la pensée ?

qu’est-ce qui a décidé de s’incarner ?

qu’est-ce qui était avant et demeurera après que notre corps ait rendu l’âme ?

qu’est-ce que ce même coeur qui bat en chacun(e) de nous ?

car nous sommes toujours dans le mystère en lien avec ce qui se passera après que notre corps aura rendu notre âme libre de nouveau… car on dit que notre âme a déjà été libre…

nous pouvons bien travailler sur notre pensée, ou sur nos émotions, sensations et impressions for that matter, mais il me semble que l’essence de notre être se situe derrière la scène… oui, backstage que ça se passe la vraie vie il me semble… main dans la main avec la fille des vues…

là où un plan divin explique possiblement le non sens apparent dans lequel on vit… car il doit bien y avoir un sens en cette existence… sens unique ou multi, peu importe…

depuis que je suis tout petit, il me semble évident que quelque chose de plus grand, de plus vaste, de plus smatt doit exister… le grand mystère…

cette intelligence cosmique qui tient tout ceci ensemble… l’immensité de la création, les planète, étoiles, systèmes solaires, trous noirs et autres concepts tellement immenses et éclatés que notre petite tête a bien de la difficulté à saisir…

alors, pour ce qui est de la pensée, je veux bien, mais il semble exister une faculté de loin supérieure à celle-ci…

quelque chose comme l’intuition, comme une certaine forme de télépathie, pour nous permettre de communiquer avec le grand tout de l’existence…

une forme d’intelligence supérieure que les mots ne peuvent définir ni décrire, dont on ne peut rendre compte avec notre tête pensante

ce que certains désignent comme Dieu… ou le hasard…

ou peut-être est-ce la même chose ?

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peu importe son ptit nom,…

petits questionnements ce matin comme vous voyez dans la ptite caboche et le coeur du chroniqueur, en cette veille d’hiver, veille de solstice… alors que les journées recommenceront à allonger bientôt...

we – will – see the light, more and more light… pouvons-nous clamer…

sur ce, je vous en souhaite une bonne…

bonne pensée, bonne saison, bonne année, bonne vie, en commençant par ce moment… car comme on sait vous et moi, tout commence ici…

ni comme ci, et comme ça non plus

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••• les zultimes chroniques – 19/12/19

traduction: la vie n’est pas ce qu’elle semble être, mais elle n’est pas autrement non plus…  
– Longchempa, jadis

j’adore ces ptits bouts de phrases twistés… ces quasi koans, ces mots qui nous font spinner dans notre tête comme nos ordinateurs parfois… sans nous donner rien de concret, ni compréhensible…

ni comme-ci, ni comme-ça la vie…

on dit que tout est illusion…

que tout est tributaire de notre perception de ce qui se passe en soi ou en dehors… rien de réel, ni en soi, ce qui voit, regarde et observe, non plus que ce qui est vu et observé…

nulle part où aller, rien à faire, tout est ici ou là, ou est-ce vraiment le cas ?

la vie n’est pas ce qu’elle semble être, et elle n’est pas autrement non plus…

qu’y-a-t’il à comprendre dans ces mots ?

allez, on pense à ça aujourd’hui… mais sans trop d’attente d’y percer le mystère…

car peut-être qu’il y en a un, peut-être pas… ou quelque chose d’autre…


En fait, il n’y a pas de soi qui se constitue sans un non-soi.
À son tour, aucun moi constituant ne constitue la constitution du moi constitué.
De cette façon, le monde qui constitue la conscience devient le monde de la conscience, un objectif perçu qui lui est propre, auquel il est destiné…  –
Paulo Freire

 

porter attention

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••• les zultimes chroniques – 18/12/19

ça fait 8 ans que j’écris quasi quotidiennement mais je n’ai pas vraiment de contenu à transmettre… j’écris simplement par amour, pour jouer avec mots… en fait j’écris par habitude matinale pourrais-je même dire… une habitude que j’aime et apprécie… une habitude pour partager mes questionnements avec moi-même, en public, avec vous, avec la vie…  même si je ne sais pas vraiment non plus qui VOUS êtes, à part quelques ami(e)s réguliers qui commentent… hello friends d’ici et de par le monde

pendant 30 ans, j’ai guidé des méditations et des ateliers dits de croissance, mais j’ai mis terme à cette activité il y a quelques années toutefois, ne me sentant plus apte à oeuvrer en tant que thérapeute, ne sentant plus que j’avais quoi que ce soit à enseigner à personne d’autre que moi-même…

j’ai enseigné pendant 20 ans à-propos des divers contextes d’usage des substances psychotropes depuis le début de l’humanité au département de toxicomanie à l’université de Sherbrooke, et là, évidemment, j’avais un certain contenu à transmettre… même si c’était un cours universitaire, c’était secondaire comme objectif, élémentaire cher(e)s lecteur/rice (jeu de mots)…

ce qui m’intéressait dans le domaine de l’enseignement, c’était surtout que les étudiant(e)s apprennent à penser par eux et elles-mêmes, qu’ils et elles se fassent une tête par et pour eux-mêmes… mais je prends ma retraite la semaine prochaine… dernière saison de correction et pouf ! l’inconnu ensuite…

depuis quelques années, je guide des cérémonies spéciales avec silence, chants et musique, mais là non plus, pas de contenu particulier à convier… qu’un espace à tenir, que de la musique à jouer désormais, qu’un silence à écouter avec mes frères et mes soeurs… pour que les êtres d’en haut fassent le travail…

malgré toutes ces activités de transmission diverse, je considère que je n’ai rien à enseigner à personne, car très sincèrement, votre sagesse vaut la mienne… nous sommes tous égos devant la vie…

tous des étudiant(e)s qui tentons du mieux que l’on peut de saisir le grand mystère… tous et toutes tentant de faire du mieux que l’on peut en cette existence avec ce que l’on a entre les mains, dans la tête et le coeur… et entre les deux oreilles comme on disait jadis…

tous de simples êtres humains, des personnes, qui tentons, entre la naissance et la mort, de retrouver le sens profond de cette incarnation… de se souvenir pourquoi notre âme a choisi de se retrouver en corps… encore car parait que ce n’est pas la première fois…

car comment penser comprendre quoi que ce soit de la grande et petite vie quand on ne sait même pas pourquoi on s’est incarné(e) ?

l’autre jour, quelqu’un m’a offert de me rencontrer pour m’aider – selon ses dires – dans mon étude intérieure… je ne sais pas trop ce que cela veut dire pour lui mais par principe, j’ai dit oui car je me fais un devoir – le plus possible – de demeurer ouvert à recevoir du feedback…

la plupart du temps…

car d’un côté, je veux rester ouvert pour apprendre sur moi-même, mais de l’autre, je ne suis pas vraiment intéressé à savoir ce que les autres pensent de moi et ce qu’ils pensent que je devrais faire pour grandir…

car je ne veux plus grandir… quand j’étais petit, je voulais devenir grand… maintenant que je le suis, je sais que je suis toujours demeurer petit, le petit gars qui ne sait pas, qui ne sait rien…

un ptit gars qui pensait savoir mais avec le temps qui passe, ce ptit gas réalise qu’au fond il ne sait pas grand chose, sinon rien… car comme Socrate, Platon et Jean Gabin, la seule chose que je sais est que je ne sais rien…

de mon côté, plus vraiment envie de donner de conseils à personne… assez de travail à faire à tenter de me comprendre moi-même, de même que le mystère qui gravite autour de moi et dans lequel je gravite…

alors penser pouvoir aider les autres avec leur propre réalité dont je ne sais rien ?

non merci…

pas que je me fous des autres… au contraire, grand respect pour chacun(e)…

simplement, je ne pense tout simplement pas avoir une meilleure perspective que la vôtre sur votre réalité… de toute façon, qu’est-ce que la réalité ?

nos points de vue se valent chers lecteurs/trices…

tous et toutes en apprentissage dans ce grand laboratoire, en cette grande soupe…

autant par la musique partagée en cercle que par ces quelques mots matinaux, mon unique intention n’est que de faire contact avec vous…

simplement, humblement, humainement…

que partager mon humanité, exprimer les doutes et les questionnements qui vivent en moi, qui me passent par la tête et le coeur… poser et exposer toutes les questions qui m’habitent ici bas…

et comme la plupart d’entre vous j’imagine, tenter de déployer mes ailes pour reconnecter avec l’immensité de l’existence… les deux pieds sur terre, ailes toutes déployées…

et comme le dit Mme Singer, réveiller notre richesse…

prestar atençao… porter attention…

com amor… avec amour…


un bel exemple de transmission… vieux vidéo mais riche riche riche…