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peur pas peur on avance

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les dernières chroniques – 6/11/18

traduction: pour avoir peur, vous devez imaginer des choses qui ne sont pas arrivées… pour ne pas avoir peur, il n’y a rien à faire… – Sadhguru

drôle comment en anglais on est dans la peur alors qu’en français, on doit l’avoir… to be in fear et avoir peur… bien sûr, j’aurais pu traduire par «être apeuré(e)»… mais dans e langage courant, quand on parle de la peur, on l’a ou on l’a pas… et pour l’avoir en effet, on doit faire preuve d’imagination car désormais sont les situations apeurantes au quotidien dans les faits concrets…

vrai que pour avoir peur, il faut penser par en avant la plupart du temps car pas mal comfos nos vies actuelles… un toit, au chaud, de quoi manger… seulement l’argent qui est un peu serré dans nos têtes parfois, ou dans le compte de banque… mais on aime penser à tout ce qui pourrait arriver… et qui n’arrive jamais…

c’est ce même Sadhguru qui disait l’autre jour qu’on ne souffre pas à cause du passé ni de l’avenir car ils n’existent pas… que ce qui nous fait souffrir, ce n’est que notre mémoire et notre imagination…

la peur que ce qui s’est passé de difficile avant pourrait se répéter, et encore pire bien sûr, et/ou que ce qui va arriver dans l’avenir va être terrible… ainsi va le mental humain… à observer alors… et à ne pas prendre pour du cash…

et à rire de un peu même car on connait la game non ?

alors suffit de…

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car la vie continue…

 


J’épluchais une pomme rouge du jardin quand j’ai soudain compris que la vie ne m’offrirait jamais qu’une suite de problèmes merveilleusement insolubles. Avec cette pensée est entré dans mon cœur l’océan d’une paix profonde.

🍎 Christian Bobin via Rchard T

la queue dans l’oeil

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les dernières chroniques – 14/10/18

traduction : j’ai passé 5 minutes à regarder mon chien courir après sa queue en me disant à moi-même comment les chiens pouvaient se divertir eux-mêmes si facilement… et tout à coup, j’ai réalisé que je venais de passer 5 minutes à regarder mon chien courir après sa queue

sous des allures un peu nounounes, cette citation en dit beaucoup sur nous, humain(e)s… en fait elle dit tout sur nos rapports sociaux…

c’est l’histoire de la poutre dans nos ptits quenoeils versus la paille dans ceux de nos frères et soeurs…

vieille histoire biblique d’autant plus actuelle de nos jours avec les réseaux asociaux qui nous offrent une infinitude de défilement de pailles à zyeuter…

même chose avec les glands médias qui nous présentent toutes sortes de clowns aux cheveux jaunes oranges qui nous font regarder ailleurs dans ce grand jeu cirquesque dont nous sommes tous et toutes partys prenantes

greyés d’yeux qui regardent en dehors de soi, il nous est toujours plus facile de regarder et de voir ailleurs… chez autrui… out there

pourtant, c’est avec notre propre queue que l’on joue le plus… et nous sommes autant le chien, la queue que le/la maître(sse) qui regarde…

bon film…

wouf wouf…

car au fond

43299312_2056427654409295_301961605640355840_n.jpgcombien de film d’aventures pour compenser ce manque d’aventure dans nos vies ? combien de film de super héros pour combler cette expression atrophiée de grandeur en soi ? quelle quantité de pornographie pour combler notre besoin d’intimité ? quelle somme de divertissement est requise pour remplacer notre capacité de jouer ?

Héroïne des ondes

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ce matin j’emprunte intégralement de FB les mots d’une autre personne –Sebastien Moro – pour partager une histoire de courage, un acte de grâce…


Je voudrais faire un petit post hommage de son vivant à Alexandra Elbakyan.

Personne ne connait son nom. Le grand public ne sait pas qui elle est, alors qu’à mon sens elle devrait recevoir un prix Nobel ou un truc du genre.

Alexandra Elbakyan travaillait originellement dans la sécurité informatique en Russie.

Durant ses études en neurosciences sur l’interactivité cerveau-machine (jvous laisse imaginer le cerveau de dingue qu’il y a dans la tête d’Alexandra au passage), elle se rend compte du problème massif que représentent les grands éditeurs de publications scientifiques qui prennent gratuitement les publications des chercheurs/chercheuses, font relire à des pairs, tout aussi gratuitement, et mettent ensuite tout ça derrière des « péages », ne rendant les études disponibles qu’aux gens qui peuvent payer. Même les universités qui ont financé les études à l’origine doivent payer pour accéder à ces publications (avant-hier j’ai même lu un témoignage d’un chercheur qui disait qu’un éditeur lui avait envoyé un mail disant qu’ils avaient sélectionné l’une des photos qui illustrait son étude pour faire la couverture de leur journal. Ils lui demandaient de payer un truc genre 1700$ pour qu’ils l’utilisent et lui fassent ainsi « de la pub ». Oui oui, vous avez bien compris, ils lui ont demandé de payer pour que EUX puissent utiliser SA photo en couverture).

Alexandra elle s’est dit « ben non, pas d’accord, la science doit être accessible à tout le monde ».

Alors là, tranquillement, elle a créé Sci-Hub.

Sci-Hub est une plateforme qui permet de passer à travers ces péages sans rien payer, par le biais d’accès fournis par des universitaires.

Sci-Hub permet à tout le monde d’accéder à la quasi-totalité des publications scientifiques, gratuitement et en toute illégalité.

Attaquée par Elsevier (l’un des plus gros éditeurs), elle doit interrompre ses études en Allemagne pour se réfugier chez elle, au Kazakhstan (afin d’éviter l’extradition) et suit un cursus sur la communication scientifique.

Tous les chercheurs du monde utilisent aujourd’hui Sci-Hub et cette création est en train d’ébranler les mastodontes qui privatisent la littérature scientifique.

Alexandra Elbakyan c’est la version XXIe siècle de Robin des Bois.

On ne perçoit pas forcément bien quand on ne travaille pas dans un domaine scientifique l’importance que ça peut avoir, mais ouvrir ainsi l’accès au savoir est quelque chose d’énorme.

Alors Alexandra, merci beaucoup, vous êtes l’une de mes héroïnes

Dieu le verbe

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les dernières chroniques – 26/8/18

traduction : Dieu est conscience… pas un créateur… Dieu est la source de toute création… ce n’est (et non il ou elle) pas séparé de toi… c’est la somme de tout, la totalité… ainsi lorsque je dis Dieu à propos de moi-même, je ne réfère pas à moi personnellement, je réfère à la partie de Dieu qui réside en moi… le verbe, l’ÉNERGIE, et pas le nom… dès que vous considérez Dieu en tant que nom, comme une personne, un endroit ou une chose, vous vous en séparez et du coup, vous devenez un être séparé… c’est ce qui distingue les croyant(e)s (religieux) et ceux et celles qui savent d’expérience (spirituel)

oh My God ! ma foi du bon Dieu… et tiguidoutourlou… right through…

qu’on nie Dieu, ou qu’on le prie, qu’on le craigne ou qu’on ne daigne même vouloir le voir ou le concevoir, cette définition makes so much sense non ?

divine inspirationdivine explanation…

qu’on le veuille ou non, tous et chacun/chacune de nous sommes une pure expression du verbe Dieu… avec toute notre humanité, avec notre grandeur, avec nos ptits travers que seul(e) nous connaissons… tout Dieu… all included… même ce qui n’existe pas

la guerre, la bonté, l’égoïsme crasse, la générosité san borne… tout Dieu… name it, all God…

suffit de nettoyer ce qui dépasse, ce qui entrave la voie de Dieu en soi… pour que le verbe originel puisse s’exprimer, se manifester avec fluidité, avec grâce… pour que so be it

simple comme bonjour Dieu… Dieu le verbe…

non Dieu le père… car ni père, ni mère, et en même temps et père et mère…

connaissez-vous la mère de Dieu ?

l’inclusion de tous les paradoxes en Dieu… Dieu est tout cela et Dieu n’est rien de tout cela… Dieu n’est pas, et en même temps, Dieu ne peut pas ne pas être…

Dieu est verbe, Dieu est action… Dieu est vie…

Dieu est tout, Dieu n’est rien, Dieu es tout et rien, Dieu est tout ou rien… et Dieu n’est pas cela non plus… pas que cela… toujours plus Dieu… toujours tout et son contraire, surtout ce que ça en n’a pas l’air…

Dieu est création, et toutes créatures et toute forme de créativité… même la destructrice…

Dieu est nous, et nous sommes Dieu…

et même si on voulait dire le contraire, Dieu est cela aussi… Dieu est oui, et Dieu est non…

whether we like it want it, see it, accept it or not… God is

et Dieu est conscience, et inconscience aussi…

Dieu est soleil aussi… et lune… étoiles…

bon Dieumanche…

de la musique plein les yeux…

cropped-39946611_259433931358718_8941166164084523008_nles dernières chroniques – 25/8/18

… et la tête, et le coeur, alouette… et Beija Flor (colibri en portugais – beija = embrasser et flor = fleur, voilà pour le portugais 101)

écoutez ça, en primeur, frais du studio… encore tout chaud…

la pièce Amazonia en cours de mixage… pas encore terminée, mais ça avance en do ré mi…

qu’un teaser… pour vous aguicher… pour vous remercier d’être ici… maintenant…

et pour vous donner bref un aperçu de ce que sera cet album intitulé Les Hymnes du Pays d’en Haut qui sortira cet automne… et des spectacles qui suivront…

je suis pas mal fier… très très fier en fait… et excité… tellement que je me retiens à deux mains pour ne pas partager à grande échelle car pas encore final… alors j’ai demandé à Charles de me faire une petite tranche d’Amazonia …

voix : Myriam Archambault, Édith Boutin et Joelle S. Castonguay
violon: Charles Jonson, mon capteur de rêves et preneur de son… et multi-instrumentiste inspiré et inspirant…

et moi à la guitare et à la voix of course

ça fait des années que j’entends ainsi mes ptits airs dans ma tête… et enfin, après être sortis de moi, et enregistrés, ils pénètrent dans mes oreilles mais de l’extérieur cette fois et ce, encore plus bellement, encore plus vivants…

quand on fait un album, à moins de décider de le faire en solo, on a absolument besoin des autres… et c’est justement cet échange avec les autres qui rendent nos chants, hymnes et autres ptites tounes si belles… c’est l’amitié, l’amour, la confiance, l’échange… autant au niveau technique, qu’a niveau vocal et musical…

alors merci ami(e)s qui ont contribué financièrement pour me permettre de réaliser ce doux rêve…

merci aux musicien(ne)s et chanteur(se)s qui ont mis leur touche de dentelle sur mes hymnes…

et si vous avez envie d’en entendre un peu plus de ces ptits hymnes qui me sortent par les doigts et les oreilles, j’en ai profité pour tout enregistrer ou ré enregistrer…

c’est ici :

les 12 hymnes de l’album Les Hymnes du Pays d’en Haut en version (voix et guitare):
https://atidion.com/du-pays-den-haut/

et l’intégral des 3 hinarios (voix et guitare):

https://atidion.com/hinarios/hinos-do-ouro/

https://atidion.com/hinarios/luz-azul/

https://atidion.com/hinarios/oshodaime/

et comme le colibri, j’espère vous en mettre plein les yeux… et les oreilles.. et le coeur… alouette… et Beija Flor…

et vous faire flyer un peu…

01. Les Hymnes du Pays d'en Haut - Book

quiétude

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les dernières chroniques – 23/8/18

en effet, à chaque fois que nous sommes inquiet et inquiète – donc que l’on perd notre quiétude – c’est qu’on est ailleurs, habituellement dans le futur… un futur incertain, un futur troublé, un futur qui n’existe pas… un futur que l’on veut beau et doux mais qui ne le sera pas nécessairement… alors on s’inquiète… on perd sa quiétude…

quiétude, du latin quies, -etis, signifie repos… un repos profond, fondamental… un repos profond du mental… cher mental gimme a break… ou peut-être nous qui devons donner un break à notre mental…

vu ainsi, vive l’inquiétude alors… car elle devient un rappel, une indication, un signal d’alarme signifiant que nous ne sommes pas ici, pas présent, en cet instant… car comme on dit en Chine et ailleurs, c’est toujours so far so good

l’inquiétude est l’absence de quiétude…

c’est un nom, mais c’est surtout un verbe…

on ne peut être inquiet ou inquiète que si on s’inquiète… si on est inquiet ou inquiète, c’est qu’on le crée, on doit y contribuer… l’inquiétude se fait, elle se crée, elle n’existe pas fondamentalement…

don’t worry be happy disait le poête… pourtant… on aime bien s’inquiéter parfois, se faire des peurs, imaginer le pire… on doit aimer ça un peu non ? ça doit nous faire sentir plus vivant(e)… un ptit kick…

quand on s’inquiète, on se projète dans le futur… on imagine des choses, des choses négatives, fatalistes, inquiétantes… on imagine que ça va mal aller, que ça va aller mal…

quiétude, inquiétude…

en fait si on ne s’identifie qu’au corps, il y a lieu de s’inquiéter car ce corps prendra le bord éventuellement… qu’un prêt temporaire, avec une date d’échéance… et optimalement sans déchéance…

on vit en sachant qu’on va mourir… on vit sur du temps emprunté… même si ce temps n’existe pas… en tous cas on vit maintenant right ?

et on ne veut pas trop penser au terminus… mais peut-être une bonne idée d’y penser au fond… comme le font certains habitants de la Birmanie…  au moins 5 fois par jour… il existe même une application désormais qui nous rappelle 5 fois par jour de réfléchir à notre propre mort… on arrête pas le progrès…

car si on y pense bien, si on pense à notre propre mort, on peut s’y préparer, on peut vivre plus totalement… moins inquiet et inquiète, more quiet… don’t worry be… alive right now

si on évacue la mort de nos vies, on envoie ça au fond de son âme et l’inquiétude gronde sourdement…

alors utilisons l’inquiétude pour nous ramener à l’ordre… pour nous ramener à ce moment qui est toujours OK…

inspirer, expirer… pas mal aussi simple que ça non ?

don’t worry, be quiet…

on zou ?

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les dernières chroniques – 11/8/18

avec les mots ?

ou ce sont eux qui veulent se jouer de nous en ce lendemain de 10 sous ?

alors tentons de jouer avec les mots aujourd’hui si je le veux bien, et on verra bien si ce sont eux qui nous déjoueront des tours… de mains… mains tenant… la plume ou le clavier… yé yé c’est samedi…  et dimanche douzou demain…  main de maître… à dépenser… pensez rien de mal là mais… mettez-en… zen il faut être en effet… fais ceci ou fais cela, même chose… ou ose ou rose mam chose…

variation spontanée samediesque sur trois ptits chats… chapeaux de roue… roue de bicycle… cycle délicat… caca de chat, et trois ptits chiens…

les mots les mots, on pense ce qu’on veut avec eux et pourtant… les mots sont les boss des bécosses littéraires… les mots sont finis, et avec eux, on tente de décrire l’indicible… alors évidemment que we’ll get in trouble

mais au moins on a plusieurs langages pour mixer les mots, les mêler, pour les mé tisser et en faire de belles courte-pointes aux courtes courbes pointues et turlututu…

les mots sont des jokers car ils ne disent pas toujours ce qu’ils veulent dire, ni non plus ce qu’on veut lire… mas é a vida como dizemos… et vive googletranslate qui m’aide à apprendre le poulet à la portugaise…  pouka pouka…

alors je pourrais shirer et spinner longtemps sur ces quelques mots mais mots dits n’ont encore rien dit d’intelligent…

alors en vrac, quelques mots pour casser la baraque taba… que slack que slack le tabac don’t you worry Jerry

tiens une petite perle trouvée sur FB hier pour commencer à finir chronique :

Dieu trouve toujours ceux et celles qui le cherchent… – Ion Valcéanu

et vous le cherchez-vous ?

et celle-ci pour les plus coriaces du casque et un peu en lien avec la pas sage image pas rapp d’en haut:

« Suppose que tu rencontres un fou qui affirme qu’il est un poisson et que nous sommes tous des poissons.

Vas-tu te disputer avec lui ?

Vas-tu te déshabiller devant lui pour lui montrer que tu n’as pas de nageoires ?

Vas-tu lui dire en face ce que tu penses ?

Son frère se taisait, et Edouard poursuivit :

Si tu ne lui disais que la vérité, que ce que tu penses vraiment de lui, ça voudrait dire que tu consens à avoir une discussion sérieuse avec un fou et que tu es toi-même fou.

C’est exactement la même chose avec le monde qui nous entoure.

Si tu t’obstinais à lui dire la vérité en face, ça voudrait dire que tu le prends au sérieux.

Et prendre au sérieux quelque chose d’aussi peu sérieux, c’est perdre soi-même tout son sérieux.

Moi, je dois mentir pour ne pas prendre au sérieux des fous et ne pas devenir moi-même fou. »

  • Milan Kundera, Risibles amours, Gallimard, 1986 via JF Vézina

 

sérieux ? non car je mens bien sûr… je mens, bien sûr… et je songe aussi chers gens…

bien sûr, si les mots sont d’argent, le silence, lui, dort… et veille…

“Le silence, c’est la meilleure production qu’on puisse faire, parce qu’il se propage : on ne le signe pas et tout le monde en profite.” –  Marcel Duchamp

allez boonzoù, et demain, on douz où ?

ici bien sûr… toujours qu’ici… et que now…

miow miow, trois ptits chats trois….