cinquant-OK-taine

10670082_10152386663958581_3595181554269500612_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sèvunetitri /// 15-9

traduction : en fait, en retrospective, il me semble que je ne savais rien jusqu’à ce que j’ai atteint 50 ans environ… – Nora Ephron

hommage aux cinquantenaires et à leurs prédécesseur(e)s…

hommage aux elders, jeunes et vieux… hommage à ceux et celles qui ont vu passé la moitié d’un siècle et plus…

hommage aux poils blancs, aux cheveux manquants, à la chair défermie et rabougrie, aux corps moins forts mais qui ont vu neigé beaucoup beaucoup et qui savent que tout passe, même nous, surtout nous…

hommage à toute personne qui a vécu plus longtemps que moi, même si ce n’est qu’une seconde de plus, car ce que vous avez réalisé jusqu’à maintenant, soit soutenir autant de temps qui passe, je ne l’ai pas encore fait moi, alors chapeau et penché bien bas devant vous le chroniqueur…

en vieillissant  – de corps du moins – on s’humilise, on devient plus réaliste face à qui l’on est, face à ce que l’on peut faire pour changer le monde, soi-même prioritairement qui en constitue la première étape de ce dit monde…

en accumulant les années au compteur, on prend son gaz de plus en plus égal, on ménage la machine… mais ce que l’on perd en fermeté de chair, on le gagne en sagesse, en patience, en slomoïtude, terme qui représente notre capacité de respirer par le nez et de relaxer fondamentalement avec qui l’on est… face à la mort qui se rapproche…

avec les années qui coulent en nous, on passe lentement mais sûrement du corps à l’âme, notre axe de définition se modifie… on renoue avec le fil qui nous lie à l’univers, ce fil doré qui ne nous a jamais quitté, qui nous a toujours garder attaché(e) à plus grand que soi…

quand j’étais jeune, en fait, plus jeune que maintenant, je considérais la cinquantaine comme quétaine, comme la vieillesse et les cinquantenaires comme des vieux quétaines et croulants… mais depuis que j,ai franchi le cap il y a quelques années, je me sens encore comme un ptit cul, souvent comme un ado, aussi comme un enfant… qu’un atiguy… on retombe en enfance avec le temps dit-on… oh que oui, l’enfance nous retombe dessus et nous dedans…

chez les amérindiens, on dit qu’à 52 ans, soit après 4 cycles de 13 lunes, un être humain devient un elder… un jeune vieux et vieille sage en devenir… qui prendra lentement et sûrement de l’âge, et qui, comme le bon vin, deviendra meilleur et prendra du mieux, de mieux en mieux, pour graduellement devenir une référence pour les plus jeunes… pour éventuellement fleurir et s’embellir…

mais pas automatique que les années qui passent s’additionnent en beauté, en maturité et en sagesse… le poids de l’âge peut parfois faire crouler les gens, les faire s’écrouler sous le poids de la connaissance trop lourde, trop sûre d’elle-même, trop connaissante… important de vider sa tasse régulièrement…

l’âge nous travaille tous et toutes… pour les femmes un peu différemment que pour les hommes, mais pour les deux genres, les années qui s’enfilent nous permettent d’apprendre, sur nous-même, sur la vie, sur le temps qui passe de plus en plus vite et en même temps qui ne passe pas, jamais…

salut vieux et vieilles jeunes de coeur…

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