la 12, retour dans le futur…

une chronique en provenance de l’auberge du lac carré, le camp familial où j’ai passé plus de 20 et quelques étés depuis 1986…

là où j’ai fondé famille avec Charu… là où mes 2 filles ont passé la plupart de leurs étés… là où j’ai appris à guider des loges de sudations… là où j’ai suivi puis animé à mon tour par la suite de nombreux ateliers de croissance et de méditation… là où nous avons accueilli nos amis de l’Europe et des USA pendant les années de formation Humaniversity, nos années rock n roll… là où nous avons passé de nombreuses nuits blanches… là où nous avons pris des milliers de repas sur le magnifique balcon… là où j’ai enterré les cendres de ma mère… là où nous avons rencontré la grande majorité des gens que l’on connait aujourd’hui… et personnellement, là où je suis devenu qui je suis aujourd’hui… et aussi qui je ne suis plus…

tous ces «là où» pour dire que cet endroit est plus qu’important dans ma vie, en fait on pourrait dire fondateur… et c’est le cas aussi de plusieurs ami(e)s et connaissances… ce fut le quartier général des disciples d’Osho au Québec… là où nous avons vécu de nombreuses aventures fondatrices dans nos vies… là où la famille sannyas (1) a grandi en bonne partie…

hier j’y suis arrivé pour animer un week-end d’activités… et j’ai eu un petit choc – heureux – en constatant que c’est ma fille Fanny, la plus jeune, qui accueillait les gens à la réception tandis que Léonie, ma plus vieille, est en charge de la cuisine d’une main de maître, c’est d’ailleurs là que Léonie est devenue une super chef… succulente nourriture d’ailleurs qui contribue d’ailleurs à faire le succès de l’auberge… donc une entreprise familiale dirigée dorénavant uniquement par Charu… et ses filles… Dagenais et filles inc…

ce lieu est encore magique… il a conservé son âme… la place tient debout en bonne partie à cause des incalculables couches de peinture qui recouvrent les murs, plafonds et planchers… en effet à chaque année, nous avons ajouté une couche de peinture sur le plancher de la réception notamment… comptez…

tant de souvenirs existent en cette place… que dès nous y mettons les pieds, les fantômes s’excitent et se réincarnent… et tout ce qui nous y avons vécu reprend vie en quelque sorte, comme emmagasiné en notre corps et âme…

ce n’est pas la plus belle bâtisse qui soit mais elle a une âme, comme une vieille femme sur qui les années ont laissé leur trace mais dont on devine encore la grâce, les traits fins et raffinés… ça sent le bon vieux temps en ces lieux… quand on y met le pieds, on y redevient un peu enfant, comme pris en charge par le passé, un passé nostalgique qui nous rend complet et innocent, rêveur…

au fil des ans, nous avons développé une relation de coeur avec le propriétaire de l’auberge (en effet nous ne l’avons jamais acheté, toujours loué), André, à qui on achetait des cadeaux pour la fête des pères… en fait, je soupçonne que nous avons continué à louer la place en partie pour continuer à le voir, pour le garder dans notre vie… aussi attaché à lui qu’à sa bâtisse…

ses années actives achèvent sûrement à cette chère auberge… car on ne peut tenir la place indéfiniment uniquement avec de la peinture et de l’amour… mais tout cet amour et ces expériences marquantes que nos y avons vécues ont sûrement fait en sorte que l’auberge tienne encore debout jusqu’à aujourd’hui…

car cette place est chaleureuse, au-delà des personnes qui y passent… et cela est en bonne partie dû au charisme de Charu qui a tenu la place depuis presque ses débuts… alors que moi je jouais surtout dans la salle de groupe et autour du tipi en arrière dans la forêt, elle a été la «preneuse de soin» de la maison, s’assurant que la place soit propre – on a souvent dit qu’à l’auberge, ce n’était pas beau mais que c’était propre – que les repas sortent à l’heure, que les problèmes du personnel se règlent, que les visiteurs soient accueillis avec soin et chaleur humaine… et encore aujourd’hui, même si je n’y suis plus, elle continue de garder la place vivante et allumée… avec coeur… et une équipe qui la soutient avec tout leur coeur…. merci la gang…

le lac ? y est même pas carré… pas grave, l’eau y est bonne…

(1) sannyasins veut dire disciple en sanskrit et «prendre sannyas» veut dire devenir disciple du maître spirituel Osho

2 réflexions au sujet de « la 12, retour dans le futur… »

  1. Ping : adieu belle vieille amie | Ati Dion

  2. Ping : adieu ma vieille | Ati Dion

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