cons… frontations

♥♥♥ – 8/1/21
l’amour au temps du Corona… take 2… de l’autre bord de la 20…

traduction: confronter les gens qui nous «déclenchent» plutôt que d’observer notre propre colère s’apparente à blâmer la pluie parce qu’elle nous mouille plutôt que d’utiliser un parapluie

dès qu’on s’obstine et qu’on veut imposer notre point de vue et con vaincre l’autre, on est con… vaincu… con de penser vaincre par la force… con de fronter… con de penser vaincre… con de tester… con spuer… jusqu’à s’en trumper…

dès qu’on se pogne avec autrui, c’est l’autre qui a gagné…

et on dit que l’on certain(e) de perdre quand on tente de convaincre quelqu’un car en nous entrainant sur le terrain de l’argumentation, son terrain, là où il/elle est souvent un(e) expert(e), et expérimenté(e), il/elle gagnera la game des mots…

dès qu’on obstine avec quelqu’un(e), il/elle a déjà gagné…

en fait, dès qu’on essaie de convaincre quelqu’un, on a perdu car on a déjà mordu dans son jeu…

car au fond, pourquoi vouloir convaincre quelqu’un ? le faire changer d’idée ? en particulier s’il ou elle est déjà convaincu(e) du contraire ?

car comme on dit, seulement les fous et folles ne changent pas d’idée, alors bon chance

et on dirait que le monde est un peu fou ces temps-ci…

plus qu’avant ?

peut-être ben que oui, peut-être ben que non…

mais peut-être ben que oui… car nos jeux de têtes et nos obstinations se font maintenant sur la place publique… aux yeux de tous… sur la place du grand marché des idées…

dès qu’on réagit – action réaction – aux propos de l’autre plutôt que de répondre – ou encore mieux, ne pas répondre et simplement observer ce qui monte en soi – c’est toujours 1 à 0 pour l’autre, cet autre apparent qui se situe en dehors de soi… mais qui n’est souvent que soi en soi d’ailleurs car nous ne sommes pas seuls à l’intérieur de nous-même, toute une foule y vit… full idées… foule de croyances, d’idées pré-conçues, de conditionnements…

ces derniers jours, j’ai reçu quelques invectives suite à quelques récentes chroniques qui interpellaient mes ami(e)s qui doutent… qui doutent de tout, mais surtout des idées mainstream – comme si une telle distinction existait pour vrai, mainstream versus alternatifs – qui doutent de tout, mais très peu d’eux et d’elles mêmes et de leurs croyances…

drôle d’être la cible de telles attaques écrites – que légères, que légères – car je ne défends rien… je n’ai pas de positions ni d’opinions très rigides ni arrêtées à propos de rien… encore moins à propos de tout..

je suis assez curieux, plutôt ouvert à entendre tous les points de vue, à tenter de voir et sentir d’où les gens partent en eux dans leurs sparages intellectuels et idéologiques parfois plus que surprenants…

je tente aussi de concilier les divers arguments et points de vue car je suis persuadé qu’au fond, nous nous entendons… qu’au fond de notre coeur, on veut tous et toutes la même affaire… notamment la paix…

mais je trouve curieux de voir comment chacun(e) de nous on se construit notre réalité à partir de timbits d’information bigarrées puisées dans le grand Tim virtuel… car peu importe nos sources, toute source extérieure à soi est plus que douteuse… et suspecte, et sujet à interprétation…

les sources externes sont douteuses, mais même nos sources internes sont louches… ainsi, il me semble évident qu’on ne peut se fier à quoi que ce soit avec certitude… si vous le pouvez de votre côté, bien heureux pour vous, mais moi, incapable…

ainsi il me semble que la culture du doute est sage…

je ne sais pas s’il y a un complot out there, je crois plutôt qu’il y en a plusieurs, comme je crois aussi qu’on en tisse tous un… chacun chacune notre petit plan de vinaigre face à la grande vinaigrette… et quelle salade la vie… plan de vie… plan démis de ses fonctions…

je crois aussi que tout le monde désire le mieux pour lui et elle même, de même que pour ses proches… faudrait seulement s’entendre sur le mieux

perso, je pense qu’il n’y a pas de mieux, qu’il n’y a que du juste… pas de juste et bon pour tous… juste du juste pour soi… comme dans justesse et non pas comme dans justice…

car la vie n’est pas juste… elle est comme elle est… et on doit faire du sens avec tous les ingrédients qu’on nous offre du mieux qu’on peut… pas toujours comme on veut… et la situation actuelle nous le démontre assez bien…

et ce juste pour soi n’est pas nécessairement le plus juste ni le mieux pour tous

car impossible de trouver un mieux pour tous… trop éclaté le grand nous désormais… comme il l’a probablement toujours été, mais désormais on a tous et toutes des portes voix pour crier nos opinions haut et fort, on a désormais tous et toutes accès aux microphones sur la grande scène publique et impudique… et le macro fun est pogné dans la baraque…

si on pouvait seulement nuancer nos opinions… si on pouvait seulement griser un peu notre pensée qui, au fond, n’est qu’un ramassis d’idées puisées ici et là, à diverses sources…

car en ce moment, plus que jamais, nous sommes dans le festival de la dualité… nous sommes pour ou contre… et surtout contre… les un(e)s contre les autres…

et bien difficile de faire dans la nuance, difficile de raffiner le fil d’une pensée qui, pourtant, évolue, bouge, change selon les événements et le temps qui passe…

et sincèrement, on s’en fous-tu de nos opinions ? les miennes comme les vôtres, comme celle du peuple en général…

nos opinions ne changeront rien à ce qui était, à ce qui est, ni à ce qui sera…

nos opinions sont à l’image du chien qui jappe après le train qui file à toute allure avec grand vacarme, nos opinions résonneront dans le grand vide insterstellaire du grand plat existentiel pour le reste de l’éternité… comme les critiques littéraires face au grand film de la vie…

personnellement, je ne sais pas grand chose des choses du monde

je continue de regarder, d’observer et on dirait bien que plus ça change, plus c’est pareil… mais est-ce que anything ever change really ? et est-e que les choses peuvent être pareilles à ce qu’elles ont déjà été ? car ont-elles déjà été anyway ?

poser la question, ce n’est pas savoir… ce n’est peut-être même pas vouloir savoir…

poser la question, c’est laisser l’espace ouvert pour que des réponses nous soient chuchotées à l’oreille…

poser la question, c’est simplement se questionner, descendre en soi, pour mieux écouter, et laisser émerger un début de réponse en provenance du fin fond de soi…

mais ça, c’est long, ça prend du temps, c’est insécurisant et surtout, ça n’implique aucune certitude… et pas sujet à grand débat… que des petits ébats…

mais en creusant en soi, on finit par rejoindre les autres…

____

À force de descendre profondément en soi, on finit par rejoindre les autres parce que ça crée un vase communiquant… – Gaston Miron

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