hommes âge et chums de gars

66207549_10157223336960561_4115159791528050688_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 9/7/19

traduction: plus vous vieillissez, plus vous devenez tranquille… la vie vous rend profondément humble à mesure que vous prenez de l’âge…  vous réalisez tout le temps que vous avez perdu sur des niaiseries

bien vrai que le temps de la vie nous sable… nous polit, nous rend humble…

hier je vous parlais de mon best, Ravi…

aujourd’hui, je souligne la présence de quelques autres chums de gars qui sont aussi très précieux dans ma vie…

tout d’abord, il y a Pierre, Peter parfois, mon ptit Pete d’autre fois, avec qui j’ai construit ça récemment…

62359943_2511218475831428_818299898200850432_n

Pierre, avec qui je soupe régulièrement, joue de la guitare et placote en masse… tous les deux on approche la soixantaine, on a fait des cérémonies de toutes sortes dans nos jeunes et folles années, on a chacun 2-3 enfants dans la vingtaine/trentaine, à la seule différence que lui est grand-père et moi pas… pas encore du moins… bref on a beaucoup en commun comme chemin de vie lui et moi…

il y a aussi Bliss, mon vieux chum sannyas depuis plus de 30 quelques années, avec qui je jase et échange régulièrement de tout et de rien depuis toujours, de rien surtout, mais autour duquel on a beaucoup à dire… relation dans le cadre de laquelle il prend toujours plaisir à me r’noter mes frangliscismes, et à qui, en retour, je prends malin plaisir à lui en lâcher un bien senti une fois de temps en temps, parfois juste pour lui… précieuse relation de très longue date que celle-ci…

et puis il y a mes chums musiciens, Raoul, Steph et Vincent, avec qui je fais de la musique régulièrement, des percussions Afro-Brésiliennes notamment ces temps-ci… boum boum les boys

et je n’oublie pas mon lil’bro, Éloi, mon supertalented en tout et young ami et frère d’âme et de musique… irmao da musica e do espirito… on ne se voit pas beaucoup ni assez à mon goût ces temps-ci because bébé, famille et travail et etc. de son côté, mais ainsi va la vie parfois, on comprend right ? mais je sais qu’on pense quand même souvent l’un à l’autre right lil ? et qu’on s’apprécie, même si à distance ces temps-ci…

et finalement, il y a Gordon, le chum de ma chum Paule Lebrun qui nous a quittés il y a presque deux ans déjà…

Gordon et moi on ne se voit pas souvent mais régulièrement depuis une quinzaine d’années… genre une fois ou deux max par année… car il vit en Arizona et trippe désert et quêtes de vision pas mal… tandis que moi je vis ici et trippe plutôt Brésil et cérémonies musicales épicées…

mais Gordon et moi, même si on se voit peu souvent, on tient beaucoup l’un à l’autre… precious buddies we are… respect et appréciation de part et d’autre… c’est pour cette raison que, malgré le fait que j’ai arrêté d’animer des ateliers il y a quelques années, j’ai accepté d’animer un groupe d’hommes conjointement avec lui en août prochain…

parfait prétexte pour hanger out ensemble lui et moi, mais aussi entre hommes, entre gars, entre boys… ça va faire 5-6- fois qu’on fait ça ensemble, un rite d’hommes…

pour partager, échanger, monter un sweatlodge et le chauffer à quelques occasions (Ravi sera gardien du feu pour l’occasion, tiens donc, quelle coïncidence ;-), pour chanter ensemble aussi… tout simplement… simplement être entre hommes pour 2 jours…

alors que Gordon et Ravi sont septuagénaires (sorry les boys !), donc d’aguerris guerriers pacifiques, c’est moi qui ferai office de ptit jeune dans ce trio d’elders d’enfer pour l’occasion… en fait, j’apprends toujours quelque chose en présence de Gordon et de Ravi…

car mes amis sont aussi des mentors… important d’avoir des mentors je trouve… des gens qui ont marché un peu plus que nous sur ce chemin… et deux hommes à qui la mort a repris la femme de leur vie dans les dernières années… ça marque son homme ça j’imagine…

alors ces quelques jours pour passer du temps de qualité ensemble, nous retrouver, partager nos expériences de vie, tenir l’espace comme on dit dans notre jargon… et humblement devenir une sorte de club de mentors car il semble que pas mal de jeunes hommes seront au rendez-vous…

car Gordon, Ravi et moi, simples au max comme hommes je trouve… rien à enseigner comme tel, rien d’autre que d’être qui nous sommes du mieux qu’on peut, avec nos forces et nos faiblesses, toute notre humanité, avec nos similarités et nos différences, notre simplicité respective, notre solitude grandissante et de plus en plus assumée – on dirait que ça vient avec l’âge ça – et notre présence, juste une ordinaire présence…

justement, vendredi passé, Gordon est venu prendre un café à la maison… faisait longtemps car on s’était manqués l’an passé… après la mort de Paule, il a pris temps et espace pour lui dans ses terres désertiques, pour digérer le choc, immense a-t-il dû être d’ailleurs… on a jasé pendant des heures… pour deux gars qui parlent peu, spectaculaire…

il est serein l’ami, ému et solide en lui-même suite au départ de sa Paula… ancré en lui suite au départ de sa conjointe de longue date et partner de multiples aventures de désert et de rites…

alors quelle meilleure excuse pour animer un groupe que celui de vouloir passer du temps avec ses chums et partager qui nous sommes avec ceux qui décideront de se joindre à nous ?

en nature, en silence, en mots parfois, en musique et en chants, mais surtout en grande simplicité et en sagesse à acquérir toujours davantage en si précieuse compagnie…

aho !

en terminant, ma ptite toune dédiée à Gordon ! Okahey, bonne journée pour vivre, mourir, être reconnaissant d’être en vie… tout en même temps…


60809946_673277603108965_7823053260582813696_n.jpg

best, juste le best

65942687_905909313094358_2616057171175014400_n

••• les zultimes chroniques – 8/7/19

meilleur ami, ça ne se conjugue pas au pluriel… car on ne peut pas avoir plusieurs meilleurs ami(e)s… meilleur, c’est meilleur…

on peut en avoir plusieurs bons, mais un seul meilleur…

et le mien c’est le best des meilleurs… en tous cas pour moi… car mon best à moi…

mon brodeur, mon frère, mon chum… le meilleur des copains…

depuis plus de 20 années, nous sommes amis Ravi et moi, et depuis, nous sommes les meilleurs amis… le best l’un et l’autre pour l’un et l’autre…

on a crié et rué dans les brancards ensemble dans nos plus jeunes années, depuis l’an 2000 en fait, autant à la Humaniversity qu’à l’auberge du lac pas vraiment carré, on a passé plusieurs nuits blanches, à crier en Hollande, et à chanter et à flyer au Brésil, souvent et régulièrement, nous y étions ensemble et cheminions la même route…

on a même parti une église légale, c’est vous dire notre sens du sacré…

sacrée amitié really…

Sashi, sa blonde pendant 40 quelques années et mère de leurs 4 enfants (plusieurs petits enfants dans le portrait aussi) nous a quitté le lendemain du jour de mon 50ème anniversaire, il y quelques années… à moi qu’il a demandé d’animer la cérémonie d’aux revoirs… touché fut et est encore l’ami que je suis de ce grand honneur…

puis, suite au décès de Sashi, le cancer a aussi sauté sur mon ami… comme s’il en a profité pendant qu’il était vulnérable…

mais il s’est battu le Johnny, et il a gagné…

à l’époque, même si j’espérais le mieux pour mon best, je m’étais résigné à ce qu’il parte pour se soulager de ce corps si telle avait la décision du grand whatever

régulièrement, durant sa convalescence, j’allais lui jouer de la guitare… ça tombe bien, tout comme Sylvain Lelièvre, je n’avais jamais joué à Drummondville… clin d’oeil…

et un moment donné, quand je suis passé lui faire mon ptit dring dring thérapeutique, il a repris sa guitare et m’a accompagné… et alors on a su que les choses s’amélioraient sérieusement…

la musique et Marika, sa si précieuse amoureuse et compagne depuis le départ de Sashi qui a pris si bien soin de Ravi à l’époque de sa maladie, ont été de solides et précieuses médecines qui nous l’ont protégé et l’ont en quelque sorte sauvé… pour notre bonheur à nous… et à nous deux en particulier…

l’amitié, c’est précieux… et l’amitié de long cours encore plus… car ça a passé à-travers toutes sortes d’épreuves…

encore plus précieux quand ça brasse dans notre vie et que l’amitié dure et rassure… et prends soin…

encore plus quand nos intérêts sont tout naturellement communs et mutuels et qu’ils nous transportent vers les hautes sphères…

autant plus quand un dirige barque et que l’autre soutient inconditionnellement… quand la mer est agitée, l’équipage est primordial… a barca que corre no mar…

encore plus quand pendant des années, l’un a guidé les loges de sudation et que l’autre gardait silencieusement et fidèlement le feu à l’extérieur…

encore plus quand les bests peuvent jouer de la guetare ensemble pendant des heures et des heures… brothers in arms

parlant guitare, en passant, regarder la photo ci-haut, of course, on jase accords

merci pour ton amitié cher ami…  précieuse… unique… appréciée…

inside out

66359145_2307942212792467_2566559549989322752_n

••• les zultimes chroniques – 7/7/19

nous avons tenu une superbe cérémonie hier pour souligner le passage de Mestre Irineu, le fondateur du Santo Daime…

lui Mestre…

55467843_1180888745412418_7347652139566497792_n

en compagnie de bons(ne)s ami(e)s, collègues de l’astral ici bas sur terre, même dédication pour les mêmes chants sacrés que nous apprenons ensemble, un chemin de vie précieux que nous partageons depuis quelques années…

là que ça passait vu d’où est Mestre ces temps-ci…

unnamed-5

lui et ses copains anges et archanges veillaient sur nous de là-haut…

comblé et complet le chroniqueur, coeur aimant plus que tout ce chemin…

si, de chez-vous, à ça qu’il ressemble dans le feu de l’action

66359145_2307942212792467_2566559549989322752_n

à l’intérieur, ainsi qu’il se sent…

11389993_10152876115022797_3227911024527296510_n

bon dimanche

100 % humain

65854376_10157120584846047_553466661336776704_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 6/7/19

traduction: personnellement, je suis profondément en amour avec cette délicieuse «giblotte d’humanité»… je suis en relation intime – oui oui en relation – avec des coeurs ébranlés, des bedons qui tremblent, des aspirations, de la confusion et même de l’anxiété… je ne vois rien de tout cela comme séparé de la non-dualité, rien de cela comme un signe que nous échouons, ou que nous ne sommes pas encore tout à fait réalisés… je vois tout ceci comme profondément sacré… je crois que c’est dans cette ordinaire sacralité  que nous pouvons trouver notre liberté authentique… – Jeff Foster

ce matin que des mots des autres, car ils disent si bien notre simple humanité…

… nous sommes aussi des êtres humains désordonnés, imparfaits, inachevés, au point d’en être traumatisés.
Se rendre compte que nous sommes Conscience ne change pas ce fait.
En fait, cette réalisation nous rend plus conscient(e)s que jamais des subtilités de notre humanité, plus disposé(e) à être cru(e), vulnérable, nu(e).
Admettre que nous ne savons pas, admettre nos erreurs, admettre que nous apprenons pour toujours.
Pleurer, trembler, dire notre terrifiante vérité humaine, révéler nos dégâts…

– Jeff Foster

___
Les choses ne se produisent pas pour une raison précise mon ami(e)
Non
La vie n’a pas besoin de raison
Pour se dérouler
Elle fleurit tout simplement
Dans un chaos à couper le souffle
Des pluies tombent sur toi
Une beauté insensée
Et un chagrin de coeur incommensurable
Tu peux inventer des histoires si tu veux
A propos du sens que révèlent les choses qui passent
Tu peux fermer un œil et plisser les yeux pour créer des motifs
Tu peux te raconter des histoires de tragédies ou de perfection
de malédictions ou de bénédictions
Ou tu peux simplement rester nu(e) sous la pluie

Et tu réaliseras que rien ne fera jamais vraiment sens
Si tu es vraiment honnête

Si tu écoutes vraiment
Rien qui ne se passe pour une raison précise
Oui, c’est la vérité
Ce qui est est, et il n’y a rien d’autre que ton propre cœur

Plonge dans la réalité
Ton propre cœur qui boit l’eau issue de l’éruption des étoiles
L’ émergence radicale de l’âme incarnée
Du souffle qui rencontre le ciel

Peut-être qu’il n’y a rien à chercher ?
Peut-être que les choses n’ont pas tourné pour le mieux ?
Peut-être que tout n’est qu’un malheureux gâchis ?
Peut-être qu’aucun grand esprit ne viendra t’aider ?
Quelque chose t’arrive-t-il ?

Peut-être, seulement peut-être
Que la vie se déroule telle quelle,
Impitoyablement
Sans plan sacré

Mais peut-être aussi que la vie est sacrée telle qu’elle est ?

Et que l’innocence n’exige aucune justification
Que sa perfection n’exige de faire aucun sens
Peut-être rien ne signifie quoi que ce soit d’autre
Que la rose n’a pas d’autre sens que de fleurir

Et que cela signifie que
je suis ici
je suis ici
je suis ici
je suis ici

– Maya Luna

 

à tout de suite DJiPi

65848657_10220062400858178_3841299186242813952_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 5/7/19

alors mon cher DJiPi, tu es parti hier… tu as choisi le jour de l’indépendance des USA – the 4th of July comme disait la ptite vue du même nom – pour quitter ton corps… pour kicker le bucket comme disent les zanglas… to leave the boat…

mais pour moi, l’image qui résume le mieux ce passage étroit qui mène vers le large est que tu es redevenue une âme libre… full indépendance alors… libéré de ce douloureux navire qui transportait ton âme et qui depuis 10 ans, devait sûrement te faire souffrir plus que tu ne le laissais paraître…

à Dieu tu es retourné, ou quoi qu’on nomme ce grand mystère, alors à tout de suite… pour maintenant, pour toujours… à jamais, ici avec nous, nous avec toi up here and there

car on dirait que lorsque les gens quittent leur corps tel que tu viens de le faire, il devient alors possible de vous parler directement… comme je le fais depuis maintenant, depuis tout de suite… pour cela que je me permets de m’adresser à toi directement… de t’adresser ma parole, mes paroles… ma parole juste, juste la mienne, humble, respectueuse devant ton épreuve des derniers jours, semaines, mois et années… 100 % respect… et bien bas je m’incline… quelle grandeur d’âme en ce corps qui faiblissait…

l’épreuve de ta vie… tu as passé le test avec grand succès… car tu nous as montré mieux que quiconque ce qu’est mourir bien entouré… on dirait bien que tu as mourru comme tu as vécu… plein et entouré d’amitié et d’amour…

tu as beau avoir quitté ton corps, les récentes photos de tes nombreuses et chaleureuses visites des dernières semaines nous ont montré que tu seras très manqué autour d’ici… très manqué et par plusieurs à part ça… très manqué mais encore plus apprécié et rappelé avec chaleur au coeur et humanité à l’âme… éternellement vivant en plusieurs d’entre nous…

ça a dû te rendre heureux de voir tous ces gens défiler pendant ces quelques récentes semaines dans ton home devenu chambre de soins palliatifs pour les besoins de la cause… on y voyait sur ces témoignages photographiques beaucoup de musique, d’amitié, d’amour et de bonne humeur… ta mort appelait la vie… quel bel héritage tu nous a laissé, et que tu as reçu en retour j’en suis certain, de tous ces gens qui t’aiment sincèrement encore et encore, juste autrement, ça se voyait dans nos visages et probablement que maintenant ça se sentira dans nos coeurs…

comme tu n’as pas plus d’oreilles pour nous écouter et nous entendre, on peut dorénavant te parler directement… 10-4 ?

on me dit que tu aimerais que je joue un ptit quelque chose pour la cérémonie de ton passage la semaine prochaine ? merci de l’honneur d’avoir laissé ça comme demande, mon plaisir of course… quelle chaleur juste là dans mon ptit coeur d’humble humain… et réel plaisir ce sera…

on dit que l’âme des gens flotte près de leur corps au cours des jours suivant leur ultime départ… avant de prendre son ultime envol… fly fly high dit la chanson…

alors les prochaines fois que je chanterai et jouerai, je chanterai pour toi au cas où… beau retour des choses pour toi qui a fait le son à quelques reprises pour nos concerts locaux…

et tel que promis – merci pour l’inspiration en passant – je me remets à mon projet d’album que l’on avait commencé à travailler ensemble récemment – avec les notes de basses que tu m’as remises lors de notre dernière rencontre… mais tu vois, jamais de dernière vraiment entre musiciens… car on va jouer ensemble pour la vie…

à tout de suite, pour toujours et à jammais 😉

certains te souhaitent de reposer en paix… moi je pense plutôt que tu vas gratter comme un ptit fou dans les cieux dorénavant… ta basse vient de s’élever de quelques octaves par contre…

car si Jésus cries là-haut, DJiPi y joue maintenant de la guetare…

et au plaisir de connecter dans nos futurs moments de lucidididididité…

10-4… et ouane tout testing…

Happy IDiPiDiDay

64367221_1189417947907171_8301332327515029504_o.jpg

••• les zultimes chroniques – 4/7/19

today is July 4th, the Bday of the USA

jour de leur indépendance – IDiPiDiDay – en bas de chez-nous… de ce peuple qui aime se dire American… quand, au fond, ils ne sont que des États-Unis de l’Amérique du Nord… avec sa propre histoire, et son système électoral aux moeurs douteuses…

selon notre ami JiPi, même God is an American

quel pays quand même que celui-là…

s’il a été à une époque le sauveur d’un monde en guerre, en ce moment, on peut dire qu’il vit des temps inquiétants… entre autre avec leur clown en chef…

mais il faut se souvenir que les USA ne sont pas ce clown…

le peuple américain est en grande partie du bon monde, des gens de coeur qui aiment leurs enfants, leur famille, leurs proches… des gens comme vous et moi…

les USA sont capables du meilleur comme du pire… comme nous finalement, comme moi, comme toi, et vous…

et en fait, le monde entier est un peu American… de plus en plus on dirait… à cause de ses valeurs, sa culture, sa flamboyance, son outgoingness…

pays yang, pays expressif à la culture questionnante, en fait, on dit pays, mais les USA sont plusieurs pays en un… différentes régions avec des valeurs et cultures multiples…

le Vermont a peu  à voir avec le South Dakota, la Californie pas l’Alabama… et les états de la Bible Belt si loins des valeurs de la Nouvelle-Angleterre… en fait, comme partout ailleurs, les grandes villes et les régions qu’on dit éloignées sont deux univers totalement différents…

alors autant les USA ne sont pas l’Amérique, autant elles ne sont pas homogènes, ni uniformes… et encore moins leur clown de service qui squatte la maison qui n’a pas de couleurs… clown mais pas drôle… pas lol pantoute le gros roux rough

alors American people, bon anniversaire, malgré lui là…

ben de service

65183258_859607741075212_7661032989505093632_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 3/7/19

I slept and dreamt that life was joy.
I awoke and saw that life was service.
I acted, and behold, service was my joy…
– Ram Das

traduction:
je me suis endormi et jai rêvé que la vie était joie…
je me suis réveillé et j’ai vu que la vie était service…
j’ai servi, et j’ai réalisé que le service était ma joie… 

ah le service, quel terme élastique…

qu’est-ce que le service ?  il se rend ou il se donne ? il se vend ou se loue ?

allez savoir…

peut-on être de service si on est – plus ou moins, un autre question – bien payé(e) pour faire quelque chose ?

je crois que servir est davantage une façon de faire quelque chose, que ce soit un travail ou un bénévolat, que d’aider sans être payé pour…

au resto, les cuisinier(ères)s servent autant que les serveurs/serveuses… de même que les plongeurs/ses et autre employé(e)s…

serveurs(es), serviteurs(ses) et servant(e)s… trois déclinaisons similaires, à connotation différente…

mais peu importe les mots et leurs divers twists et consonances et interprétations, si on a réussi à trouver une activité qui nous remplit de satisfaction et qui aide nos frères et soeurs humains, une grande réalisation…

le fait d’être rémunéré(e) ou pas est secondaire, tant que l’action posée est empreinte de soin, d’intégrité, de liberté et de bienveillance…

la nature est d’un naturel serviable… elle se met à notre disposition pour nous nourrir et nous offrir beauté…

on dit d’ailleurs qu’une preuve d’amour ultime réside dans l’odeur qu’émet la fleur quand elle se fait écraser…

servir le beau, le bon, le juste… un grand apprentissage qui dure toute une vie…

___
Pour ceux et celles d’entre vous sur le chemin spirituel,
J’ai un secret pour vous.
Quand vous vous êtes assis dans de nombreuses cérémonies d’ayahuasca,
Lorsque vous complétez votre 16ème quête de vision,
Ou fait d’innombrables rituels, et jeûné pendant 10 jours…

Le secret est: revenez sur terre et faites le travail. Ici.

Où êtes-vous?
Et avec ce que vous avez devant vous.
Soyez un(e) bon(ne) humain(e).
Soyez un(e) bon(ne) ami(e).
Servez ceux et celles qui ont moins que vous.
Protégez la terre.
Protégez l’innocence.
Commencez avec ce qui est innocent à l’intérieur de vous.
Soyez un(e) bon(ne) humain(e).
Soyez gentil(le). Soyez honnête.
Soyez humble. Pardonnez-vous.
Oui, il est important de guérir.
Oui, il est important d’avoir une perspective plus large.
Mais ne vous perdez pas dans le désir de toujours vouloir quelque chose de plus.
N’attachez pas votre ego à votre spiritualité.
Chaque gourou a sa folie.
Ne soyez pas si prompt(e) à remettre votre pouvoir à autrui.
Tout(e) véritable enseignant(e) vous mènera à votre propre pouvoir.
Tout médicament utile vous soignera jusqu’à ce que vous n’en ayez plus besoin.
Ne laissez pas votre chemin de libération devenir un piège.
Faites le travail. Soyez un(e) bon(ne) humain(e).
Vous n’avez pas à essayer si fort pour être parfait(e).
Vos erreurs sont le plus grand professeur que vous n’aurez jamais.
Votre amour est le cadeau le plus précieux que vous ferez.
Vous pouvez vous détendre.
Soyez un(e) bon(ne) humain(e).

– Miriam Elyse