vive la peur, vivre la peur

♥♥♥ – 2/1/21
l’amour au temps du Corona… take 2… de l’autre bord de la 20…

c’est quoi le problème avec la peur ?

avec le fait de ressentir de la peur devant l’inconnu ?

et pourquoi on ne devrait pas avoir peur ?

car la peur a toujours été, toujours existé… elle a sauvé plusieurs vies au cours de l’humanité…

la peur n’est qu’une émotion parmi les autres, une énergie parmi tant d’autres…

elle peut autant nous prévenir d’un danger imminent, que nous permettre de nous enfuir devant une menace quand c’est nécessaire, ou encore elle peut nous paralyser… ce qui est parfois la meilleure chose à faire devant certaines sources de dangers… geler, attendre et laisser passer…

sauf que depuis quelques mois, plusieurs personnes accusent les gens de «l’autre camp» d’avoir peur… de réagir par peur, d’avoir peur de tout, et de rien…

mais au fond tout le monde a peur… soit de perdre une partie de notre liberté, nos droits, soit de contracter le virus et de souffrir ou de mourir…

peur de soi, peur des autres… mais surtout peur d’avoir peur…

mais c’est quoi le problème avec avoir peur ?

car tout à fait naturel et normal d’avoir peur parfois… rien d’anormal là… surtout devant l’inconnu, devant l’incertitude, devant la menace… et devant la mort…

j’ai souvent entendu des gens : ah moi je n’ai pas peur de mourir ! je l’ai moi-même dit à plusieurs reprises… jadis… dans l’arrogance de ma jeunesse… jadis, on disait aussi qu’un vrai homme, ça n’avait jamais peur… bull fear

demandez à tout parent et il et elle vous dira que la peur est toujours présente quand on a des enfants… quand on peur, normal d’avoir peur pour ceux et celles qu’on aime, ceux et celles plus vulnérables… normal d’avoir peur pour l’avenir de nos enfants, devant les risques actuels et à venir, autant sanitaires qu’environnementaux…

depuis que j’ai vu ou accompagné quelques ami(e)s dans leur dernier stretch de vie corporelle avant la mort, et les avoir vu rencontrer une grande peur par moment au cours de leur grand processus de lâcher prise, de l’ultime laisser aller, je réalise que faire face à la peur, face à sa propre peur, cette émotion/sensation/état fait seulement partie de la vie… naturel, normal, humain, tout simplement…

alors oui, je nous souhaite un cosmos joyeux mais pas de happy no fear

je nous souhaite plutôt tout simplement d’être assez courageux/se pour reconnaître la peur quand elle se montre la face, quand elle se manifeste dans notre vie, quand elle résonne partout dans notre corps, quand elle prend le contrôle de notre mental et le fait spinner à toute vitesse… only a game…

je nous souhaite simplement l’humilité et la lucidité de la reconnaître pour ce qu’elle est, soit une sensation, une réaction physique, psychique et psychologique, un état temporaire en réponse à une situation stressante… qu’elle soit réelle ou pas… car parfois les peur sont vraies, parfois qu’imaginées, mais son effet est toujours ancré quelque part dans le corps… fouillons-nous alors…

et je nous souhaite de bouger – ou pas – à partir de cette peur… parfois la peur nous dit de sacrer notre camp, parfois elle nous dit de faire face et de combattre, alors que parfois, elle nous dit d’attendre et de prendre le temps de ressentir pour ne pas bouger trop vite… distinctions…

et de se faire confiance quand on la ressent… de prendre le temps, la regarder entre ses quatre yeux…

car la peur peut être une grande enseignante…

peur et excitation sont deux soeurs jumelles… pour ça qu’il faut prendre le temps de sentir et ressentir, tout le temps nécessaire pour voir ce qu’elle veut nous dire, le message qu’elle veut nous passer en provenance de soi ou de l’au-delà… et souvent, la distinction entre peur et excitation ne relève que de l’interprétation qu’on en fait… alors prenons le temps avec sa peur, pour bien l’entendre… et se détendre en elle…

déchiffrer vers quoi elle veut nous mener, ce qu’elle veut nous révéler… ce qu’elle signale et vers quoi elle pointe…

car on aura beau prétendre qu’on pas ou à peu près jamais peur, désolé mais la peur n’est qu’une réalité humaine à mon humble avis… soyons totalement humain…

autant la nature a besoin du soleil, de ciel gris et de pluie, et de neige en hiver ici, autant nous les zumain(e)s avons besoin de ressentir les 4 principales émotions humaines, soit la peur, la colère, la tristesse et ultimement l’amour… l’amour de tout ce que l’on est, l’amour de tout ce que l’on a l’occasion de vivre… notamment toute la gamme des émotions humaines… pour être pleinement humain…

alors riche peur chez-vous et en vous quand elle se manifestera… jusqu’à fear de rire… ou rire de fear…

souhaits lodge

vidéo via Srajano…

♥♥♥ – 1/1/2021
l’amour au temps du Corona… take 2… de l’autre bord de la 20…

en cette nouvelle page de calendrier d’après l’an 20, souhaits lodge…

je nous souhaite plus de nous et moins de je me moi

je nous souhaite plus de confiance et moins de méfiance… plus de nuance, plus de confiance, en soi comme aux autres…

je nous souhaite plus de gratitude et moins d’attitude… plus de respect et moins de mépris… plus de grandeur d’âme et moins de petitesse… plus de coeur et moins de tête…

je nous souhaite de considérer chaque être humain comme nous-même, comme notre frère et notre soeur, notre père ou notre mère, chaque enfant comme le nôtre, chaque personne avec une opinion ou une vision différente comme notre allié(e) et non comme un(e) ennemi(e)… car deep down, dans chaque coeur, pas mal certain qu’on veut tous et toutes le bien du plus grand nombre… même si certaines actions nous questionnent et nous dérangent…

je nous souhaite, en tant qu’humain(e), d’être capable de nous sentir comme une seule et même grande famille, ce que nous sommes, et de pouvoir nous mettre à la place de ceux et celles qui ont besoin, besoin du support du groupe, besoin de moi, besoin de nous…

je nous souhaite d’arrêter de voir ce qui nous sépare et davantage ce qui nous unit…

je nous souhaite, si on tient absolument à se comparer, à le faire avec à ceux et celles qui ont moins, plutôt qu’à ceux et celles qui ont plus… pour relativiser…

je nous souhaite de voir, quand on n’accepte pas quelque chose, en soi ou en dehors, comment aborder la situation pour amorcer un début de changement, plutôt que de rester pris dans le refus de ce qui est… car on ne peut que partir de ce qui est…

je nous souhaite de parler moins et de faire davantage, de critiquer moins et de proposer plus, de solutions, des façons nouvelles, du concret…

je nous souhaite d’arrêter de penser que notre façon de voir et percevoir le monde est la seule et la meilleure, et d’accepter davantage le point de vue des autres… pour rendre un dialogue possible…

je nous souhaite d’être aussi scandalisé(e)s par le sort des migrant(e)s, des enfants et des personnes âgées dont on ne prend pas assez soin que par notre prétendu brimage de liberté de citoyens choyés…

je nous souhaite plus d’inclusion et moins d’exclusion… plus d’acceptation et moins de rejet…

je nous souhaite moins de racisme, sexisme, homophobisme… qu’il soit systémique, systématique ou automatique…

je nous souhaite d’être capable de voir qu’on ne vit pas dans une dictature ici, que le simple fait d’exprimer ceci constitue la preuve d’une grave ignorance, d’une méconnaissance de l’histoire et d’un mépris envers ceux et celles qui l’on vécu pour de vrai

je nous souhaite qu’on arrête de se plaindre et d’apprécier davantage le fait que nous sommes logé(e)s, nourrie(e)s et bien au chaud dans nos homes, avec de l’eau à boire, avec une sécurisante couverture médicale… même si pas parfaite…

je nous souhaite d’apprécier davantage ceux et celles qui sont passé(e)S ici avant nous, car on leur doit beaucoup…

je nous souhaite, comme on a commencé à en prendre conscience cette année, d’apprécier davantage et de plus en plus l’importance du rôle des aidant(e)s de toutes sortes et ceux et celles qui prennent soin, les naturels, médecins et infirmières, les préposés des aîné(e)s, des malades et des enfants, les professeurs, les camionneurs, les épiceries et les cultivateurs qui font qu’on mange à tous les jours…

je nous souhaite d’apprécier davantage le rôle des politicien(ne)s, élu(e)s, décideurs publics, gestionnaires et autres commis de l’État, notre précieux filet social… méchante job, particulièrement en ce moment…

je nous souhaite de réaliser qu’en tant que société, quand nous en sommes rendus à mettre dehors des gens qui vivent déjà dans la rue, c’est qu’on a besoin de plus de logements sociaux et de soutien à ceux et celles qui décident de vivre dans la rue…

je nous souhaite d’apprécier davantage ce que l’on a déjà plutôt que ce qui nous manque…

je nous souhaite que les plus riches d’entre nous, ceux dont les profits croissent encore plus en temps de crise, partagent davantage leurs abondantes ressources avec ceux et celle qui n’ont même pas le strict minimum pour vivre…

je nous souhaite d’acheter nos biens de plus en plus auprès de commerçants locaux plutôt que via ces grandes corporations qui ont comme but principal d’en faire le plus possible…

et en ce sens, je souhaite que les actionnaires des grandes corporations commencent à mettre plus d’emphase sur le bien-être du bien du plus grand nombre que sur le strict profit, sur la collaboration que sur la concurrence…

je nous souhaite la fin des paradis fiscaux et un meilleur partage des ressources…

et en terminant, je nous souhaite moins de guerre, autant sur le terrain que sur les ondes, autant en présenciel qu’en virtuel, et plus de paix, en soi, ici et dans le monde… de plus en plus de paix… pour de plus en plus de monde…

psst psst… du lousse pour tous

♥♥♥ – 31/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… aux confins des fêtes…

ça y est, dernière journée d’une année que plusieurs aiment tant détester… maudire même… numérofolie…

mais si cette année avait été une grande bénédiction après tout ?

car elle nous a permis de ralentir, sinon d’arrêter complètement par moment… rare ça… elle a aussi permis à la terre de respirer un peu, un peu mieux… et à nous du même coup… plus à l’unisson…

l’année qui se termine nous a aussi permis de réfléchir, de se questionner, de se remettre en questions… et il n’y a peut-être pas de réponse… pas encore du moins… mais au moins elle aura le mérite d’avoir bouleversé notre place dans l’univers que nous tenions pour acquise… good morning gang…

cette année a peut-être scrappé quelques plans ici et là, mais comme on dit, il y a nos plans, et il y a la vie… et la vie s’est imposée… 1 à 0 pour la vie… quoi qu’en disent certains qui affirment que ce sont plutôt EUX qui nous imposent leur plan… on saura peut-être un jour qui ILS sont… ou possiblement pas… car que sait-on de toute façon ? d’expérience concrète je veux dire…

personnellement en cette nouvelle année, je ne nous souhaiterai pas une bonne année

car on se l’était souhaiter bonne il y a un an et voyez ce qui est arrivé… spéciale année en effet…

et en souhaitant le bon, il me semble qu’on invite automatiquement le mauvais… comme l’ombre et la lumière ça dirait-on… un ne va pas sans l’autre…

alors souhaitons-nous la simplement neutre OK ? car de toute façon, has been les concepts de bon et mauvais… out… toujours le mieux et le parfait car ce qui arrive anyway… pour quelque raison que ce soit…

pour ce tournant de carré aux dates planétaire, je nous souhaite alors du neutre, et du lousse… beaucoup de neutre, beaucoup de lousse… du slack en masse, du lousse en douce…

du lousse dans la tête, pour que les idées n’y prennent pas toute la place, surtout celles qui dérangent notre paix d’esprit… je nous souhaite du lousse afin qu’il reste un peu d’espace et de vide derrière nos yeux (les deux comme les trois car jamais un sans l’autre et jamais 203 😉 de la place et de l’espace pour de nouvelles idées, de nouvelles inspirations, de nouveaux projets qu’on ne devine même pas encore, plus ajustés à cette nouvelle réalité

du lousse dans la tête pour qu’on puisse entendre ce que le ptit moineau tente de nous chuchoter à l’oreille… la vie nous parle, mais tout doucement parfois… il la faut tendre, cette oreille 😉

du lousse en bouche… pour que nos paroles reflètent la paix de notre coeur…

je nous souhaite du lousse dans le coeur aussi…

pour que l’amour puisse y frayer son chemin, grandir, croître, s’expandre… jusqu’à soi, jusqu’aux autres, jusqu’à tout ce qui bouge et existe, tout ce qui est immobile et que l’on considère parfois débile… oui, surtout ce qui nous dérange et nous provoque…

de l’amour pour cette humanité que nous partageons tous et toutes malgré nos différences d’opinions, nos divergences de vision, peu importe nos lieux de vacances 😉

du lousse dans le coeur pour la compassion, l’empathie, l’acceptation… de ce qui est, de ce que l’on perçoit être… de ce que l’on veut et ne veut pas…

du lousse sur notre marge ou cartes de crédit si nos finances sont difficiles à cause de la situation actuelle… car difficile sur ce plan pour certains…

mais du lousse aussi dans la mémoire afin de garder en tête que nous nous situons parmi les plus favorisé(e)s du monde entier… et du lousse dans notre générosité pour partager si on le peut avec ceux et celles qui ont plus besoin que nous… et si pas en cash, au moins en temps et en attention… et en soins… soin soin…

du lousse dans notre environnement immédiat, pour le silence, pour la paix, pour l’air pur… pour de la place, de l’espace… plus plus de lousse…

du lousse minimalement dans notre capacité de tolérance de la différence, jusqu’au mieux, dans notre capacité d’acceptation totale des autres… pour qu’on puisse passer de l’un à l’autre… éventuellement… long processus…

car en ce moment, s’il sévit un certain virus et ses nouveaux variants, il y a aussi beaucoup de chaos social, de dissension, d’opinions différentes et divergentes… et d’irritation virtuelle qui finit par s’incarner en chacun chacune de nous…

puissions-nous apprendre à entendre et écouter le point de vue de l’autre, des autres, de tenter de voir d’où ils et elles partent quand ils et elles parlent, de même que ce qui est ébranlé et dérangé en nous par ces propos différents des nôtres… car il y aura toujours les autres

je nous souhaite de l’acception pour reconnaître nos limites personnelles et nos zones d’ombre, nos lacunes et nos amertumes, les nôtres comme celles des autres…

et une acceptation grandissante de ces autres que l’on finit par diaboliser ou infantiliser s’ils et elles ont le malheur de penser différemment de nous…

différentes têtes, mais coeur unique… le même coeur… le coeur de l’humanité…

et rappelons-nous que tout le monde fait du mieux qu’il et elle peut… j’imagine 😉

je nous souhaiter aussi de troquer un peu – ou beaucoup – de virtuel pour plus de réel, de concret, de présenciel, et de présence sous le vrai ciel, qu’il soit bleu, beau, blanc ou gris…. car toujours plusieurs nuances de gris la vie… mais derrière les nuages, le soleil, toujours… ou la lune… pleine ou pas, de mie ou noire…

et finalement, je nous souhaite de réussir à ne plus souhaiter rien d’autre que ce qui arrive et arrivera… avec la paix et le calme dans la tête et le coeur pour l’accepter…

et les oreilles bien ouvertes pour écouter ce que nous dit et dicte la vie…

psst psst… celle de gauche comme celle de droite 😉

et en prime, la prière de la sérénité, car on revient toujours aux classiques

Mon Dieu, donne-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer,

le courage de changer les choses que je peux,

et la sagesse d’en connaître la différence…

société splittée

♥♥♥ – 30/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… aux confins des fêtes…

d’un côté, il y a, appelons-les les pro-santé publique

et de l’autre, les pro-liberté individuelle pour les besoins de la cause…

bien sûr, la réalité est plus nuancée que ça… et bien plus grise que noire et blanche…

mais je ne sais pas si on peut être entre les deux désormais, ou ni un ni l’autre… on nage en pleine dualité… nous sommes au paroxysme de la dualité sociale…

selon les uns, les croyances et le moutonnement des autres menacent nos libertés individuelles, et de l’autre côté, les croyances et agissements des autres menacent la santé publique…

alors on fait quoi avec ça ?

en ce moment, les cas du jour concernent les voyageurs qui vont dans le sud… et qui reviendront… à mon avis, une situation en effet très préoccupante s’il en est une… quand même indécent de les voir faire la rumba sur la plage dorée pendant qu’on se le gèle en solo ici dans le blanc et le frett par solidarité…

comme si, en ce moment, il n’existe pas d’entre deux… la société semble coupée en deux… splittée… et complètement banana… avec de nombreuses cerises sur le sundae…

les adeptes de l’un et l’autre groupe se tapochent à coups de gros mots, de mépris, et de chiffres, chacun chacune convaincu(e) qu’il et elle a raison… chacun chacune plein de peur, peur de la pandémie ou de la perte de liberté… quand ce n’est pas de la colère envers les autres qui pensent différemment…

mais au fond peur et colère, peut-être pas si différent quand vient le temps de discuter…

décidément, je ne voudrais pas avoir à tenter de gérer ça…

par médias interposés, chaque groupe évite de plus en plus l’autre, que ce soit par savant calcul algorythmique, ou par désamisation volontaire… ce qui fait que nos mondes respectifs se rétrécissent et du même coup s’extrêmisent selon le sens de nos opinions…

et comme on peut le constater, il ne sert à rien de tenter d’argumenter avec l’autre bord car les opinions sont trop tranchées… et les couteaux volent bas en virus

personnellement, j’ai davantage d’ami(e)s du côté des pro-santé publique, et là que je me situe aussi… j’y vois là plus de retenue, plus de précaution, plus de respect envers les autres… quoi que parfois, les nerfs nous pognent

mais en même temps, plusieurs ami(e)s et connaissances logent chez les pro-liberté individuelle… et je regarde la game de ping-pong, sans trop trop savoir quoi faire… de chez-moi, dans les bois… via mon écran…

alors j’écris un peu afin de tenter de prendre une certaine distance, de voir ma propre impuissance, et de trouver une certaine perspective… sans tenter de convaincre, seulement de réfléchir publiquement… avec certaines limites, avec des limites que plus certaines… car la capacité de raisonner de certains est certainement limitée…

parfois les arguments pro-liberté individuelle me surprennent, d’autres fois, il me font réagir et me mettent en criss, ou plus doucement, me désolent… genre celui-ci…


toi qui chiâle contre une prétendue dictature, tu nous dit carrément quoi faire, soit de faire comme Simon… come on man… toi qui dis qu’on vit en dictature ?

ou encore certains rient carrément de l’image des autres, tel que cette édifiante annonce qui suinte le mépris… cheap shot… en bas de la ceinture de dignité celle-là… quand t’es rendu à rire du monde, c’est que tu manques clairement d’arguments… répugnant…


et de l’autre côté, certains pro-santé publique vont aussi loin de l’autre côté… ils et elles sont prêts à carrément enfermer leurs récalcitrants opposants, ou encore qu’on refuse de les soigner s’ils deviennent malades… really ?

alors, dites-moi, on fait quoi avec ça ?

car on a beau dire fuck les opinions, ce sont les faits qui comptent, mais même les faits sont devenus sujets à interprétation variable, donc en quelques sorte aussi des opinions… on se bat avec les mêmes data… qu’interprétées différemment… car les scientifiques sont aussi divisé(e)s, ce qui est un peu le propre de la science car toujours une approche en mouvement par définition… les chercheurs, et parfois ils et elles trouvent des choses différentes…

nous sommes plusieurs gérants et gérantes d’estrade à faire nos prétendues recherches et à émettre nos opinions à la lumière de ces recherches, à afficher nos positions, mais il se trouvera toujours quelqu’un de plus extrême que nous d’un côté comme de l’autre…

on fait quoi alors ?

votre opinion vaut la mienne, mais elle ne sert à rien…

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bon papier de Patrick Lagacé dans LaPressePlus…

https://www.lapresse.ca/covid-19/2020-12-30/cher-voyageur-chere-voyageuse.php

voir ce que l’on veut, ou ce que l’on peut

♥♥♥ – 29/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… aux confins des fêtes…

il me semble que cette image est représentative de la situation actuelle… en modifiant légèrement notre focus, notre point de vue, on y voit soit un visage de face, mais aussi un autre de profil…

selon notre perspective, qui peut et doit changer à l’occasion si on veut – mieux – saisir la complexité d’une situation dans son ensemble, et cela toujours et inévitablement en fonction de notre position sociale et individuelle, on perçoit différemment la situation mondiale actuelle…

ainsi on peut y voir :

soit une tentative gouvernementale visant à brimer nos droits et libertés individuelles,

soit une plandémie orchestrée par des forces obscures, notamment les grandes pharmas et autres corporations diverses,

soit une réelle crise de santé publique révélant la faiblesse de nos ressources de santé, notamment les soins aux personnes âgées,

soit une conséquence directe ou indirecte de nos abus face à l’environnement,

soit une crise économique mondiale affectant certains secteurs plus que d’autres alors que pour quelques acteurs, cette crise est une bénédiction,

soit…

évidemment, la liste pourrait être plus longue… mais vous comprenez l’idée…

mais peut-être qu’en réalité, dans la globalité existentielle, toutes ces possibilités perceptuelles existent en même temps ?

peut-être que tout le monde a raison, et tort aussi, en même temps ?

car pas la même situation pour tous…

comme dans l’image, différentes perceptions sont présentes simultanément, qu’un petit switch de perception requis pour changer de réalité… suffit d’une certaine volonté de vouloir voir les deux côtés de la médaille… ou les multiples facettes de la crise actuelle…

et la situation actuelle, dans cette crise – qui, souvenons-nous signifie opportunité de changement – possible de voir ce qu’on veut y voir, ou ce que l’on peut… la réalité est dans notre regard… et la situation immense bar ouvert pour nos projections…

pour certains, la réalité est unidimensionnelle, pour d’autres, multiformes…

les mêmes data peuvent être interprétées selon notre bon vouloir…

il semble que le virus soit en train de muter ?

évident pour les microbiologistes car tout virus se modifie constamment, alors que pour les douteux chroniques, qu’une évidence également, mais dans le sens ou cela ne constitue qu’un argument de plus – et prévisible selon eux – pour brimer encore davantage notre liberté et étendre le contrôle des autorités…

toujours rassurant de penser la réalité comme on la voudrait, ou comme elle nous plairait, mais peut-être que rien n’existe dans l’absolu, en dehors de notre perception, de notre interprétation, de notre compréhension ?

alors qui dort ? qui est éveillé(e) ? la question se pose et se repose, mais pas nous…

personnellement, je me méfie des gens trop certains d’eux-mêmes et de leur croyances, surtout ceux aux capacités intellectuelles et aux connaissances limitées face à un phénomène aussi complexe… ceux qui possèdent des concepts trop simplistes pour pouvoir expliquer une réalité de plus en plus complexe et mouvante qui, de surcroit, ne nous est présentée que par médias interposés, qu’ils soient mainstreams ou propagandistes alternatifs…

car on a beau faire nos recherches, jamais tout à fait à jour les données… et jamais complète notre compréhension…

car tous et toutes, toujours on porte un biais d’interprétation dans le regard, toujours des intérêts particuliers en jeu, toujours une volonté consciente, mais surtout inconsciente, de vouloir saisir une situation afin qu’elle fasse sens pour nous…

afin de nous rassurer, de nous conforter dans nos croyances, de nous mettre en paix face à l’inconnu et à l’incertitude, on fait fitter l’inconnu dans notre connu…

car une tête aime bien saisir le sens des choses… et devant une situation nouvelle et inconnue, même si le passé ne nous sera pas d’une grande aide, on ne peut souvent que répéter ce que l’on connait déjà…

mais indispensable de garder l’esprit ouvert… car comme un parachute pour prévenir une chute trop brutale, plus utile ouvert notre esprit…

mais peut-être que le temps est venu de descendre de la tête au coeur ?

peut-être que seul le coeur peut réellement comprendre ce qui se passe en ce moment ?

alors peu importe nos croyances, nos idées préconçues, nos fameuses certitudes, restons humbles en cet inconnu partagé, le coeur calme dans la tempête, et respectueux des opinions et croyances de chacun… même si certains nous étonnent…

car tout le monde a raison, mais surtout tout le monde a tort de préconiser sa vision comme la seule et la plus juste… que des morceaux de réalité, que des perceptions différentes d’une réalité multiple qui nous dépasse largement…

alors doutons de tout, car tout reste à voir, et gardons la foi et la confiance car on en a bien besoin non ?

devenir chronique

♥♥♥ – 28/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… aux confins des fêtes…

traduction: je pensais que je voulais devenir poète, mais au fond, je ne voulais que devenir poème… – source inconnue

après 10 ans d’écriture quasi quotidienne ici – et 2486 chroniques et 1/2 (celle-ci) pour être approximativement à peu près quasiment presque exactement juste avec le compte même si je ne compte pas vraiment car il me manque de doigts et de doigté 😉 je ne suis finalement pas devenu chroniqueur…

je suis devenu chronique… tap tap tap chronique… fou chronique de mots…

en fait, je ne suis pas devenu quoi que ce soit, ou devrais-je dire rien que ce soit, depuis ces années et ces milliers, sinon millions de mots… encore et toujours que bla bla bla…

car en fait, je ne deviens rien, au contraire, je suis les mots, je cours après… et eux un peu plus vite que moi… je ne fais que suivre mes mots qui n’en font qu’à leur tête…

je suis mes mots, j’enfile les phrases, je suis même et peut-être surtout ce que je n’écris pas non plus… je poursuis mes omissions, j’obéis à mes silences, je m’enfarge dans mes hésitations et trébuche sur mes trop pleins d’idées… mes mots me bousculent tout le tour de la tête…

je suis les mots partout où ils veulent aller… esclave des mots… oui maîtres…

day in day out, je tape ces mots qui illustrent du mieux qu’ils le peuvent ce que je suis ou pas de l’autre côté de cet écran, le mien et le votre… qu’à un écran de distance vous et moi…

tout comme les maîtres qui nous invitent à ne pas devenir danseur/se mais danse plutôt, cette citation file dans le même sens et la même direction… double ou sens unique, direction de tous bords tous côtés…

si je suis ces mots qui s’écrivent à-travers moi, je suis aussi les mots qui ne seront jamais écrits ni lus… comme l’homme invisible, ou pourquoi pas la femme ? ni lus ni connus… ni vus ni lus… ni de moi ni de toi…

car même si on vit dans la matière, même si quelques yeux se pencheront sur ces mots et en comprendront bien ce qu’ils veulent ou peuvent, pas vraiment moi qui écris, car ça écrit tout seul en ce moment – écriture non pas automatique mais intuitionique et passionique – mes doigts n’en font qu’à leur tête… et bypassent le mienne…

car même si on vit dans la matière, on vit aussi dans le vide, dans l’invisible, dans l’abstrait, dans le nowhere, dans le now, dans le here… ici et maintenant, dedans et dehors du temps…

donc personne qui écrit ceci, pas plus que personne qui ne les lit de l’autre côté de cet écran, le mien le vôtre… personne d’autre que vous-même face à vous-même en ce moment même… ce toi chronique, ce toi cathodique…

et si personne ne pose ni ne dépose ses yeux sur ces mots, ces ptits mots dits et écrits demeureront tout de même ce qu’ils sont au fond, des mots cachés, des mots discrets, des mots dits mais non lus…

mais si vos yeux vont ont mené jusqu’ici, sachez que nous sommes au moins un en ce moment, unis par ces mots, par l’espace entre chaque mot, liés par ce temps qui coule lentement comme vitement en ce doux moment de confinement…

rien à dire de plus que mon petit non-sens organisé et un brin dé… cette source de vie qui me coule entre les doigts, et qui se rend vers quelques-un(e)s d’entre vous…

réalité multiplessssssssss

♥♥♥ – 27/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… aux confins des fêtes…

alors la réalité hein ? OK… mais laquelle ?

car on en fait toujours ce qu’on veut – ou ce qu’on peut – de cette prétendue réalité… pas mal tendue notre réalité partagée en ce moment d’ailleurs…

certain(e)s sont certains que tout ÇA est un scam… d’autres le prennent très au sérieux…

certain(e)s annonçaient un virus depuis un bout, les autres trouvent ça louche justement…

certain(e)s veulent se faire vacciner le plus tôt possible, d’autres vont le refuser catégoriquement…

même monde, même réalité ? pas certain de ça moi… notre choix… des ptits dieux finalement…

me semble que l’on vit de plus en plus dans des réalités différentes, des univers parallèles… ça a probablement toujours été le cas mais ça semble pas mal plus évident ces jours-ci dirait-on… surtout sur les réseaux

mais peut-être ça la justice ultime ? faire du monde que l’on voit notre réalité… notre monde…

mais n’oublions pas notre humanité… car tous et toutes ensemble in there, in here

nous sommes peut-être seul(e) dans notre petite tête, mais toutes et tous ensemble et uni(e)s dans le même grand univers virtuellement réel…

vous pensez qu’on le choix dans la vie ? ou pas ? ici un super doc de physique… ça vaut vraiment la joie…
https://www.bbc.com/reel/video/p086tg3k/the-physics-that-suggests-we-have-no-free-will?ocid=ww.social.link.email

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et si vous êtes persuadé(e) que la plupart du monde est égoïste et ne pense qu’à soi (mon cas parfois je l’avoue mon père), je vous invite à écouter la/le balado d’Alain Crevier intitulé Être sur l’appli Ohdio de Radio-Canada… passionnant… le monde est encore full coeur…

boîte de pandore de Cracker Jack

♥♥♥ – 26/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… aux confins des fêtes…

traduction: tu ne peux pas perdre ce que tu donnes, tu ne peux que perdre ce que tu tentes de conserver… – Mooji

rien ne se perd, rien ne se crée… et rien ne s’échangera aujourd’hui…

en ce 26 décembre, la disparition du boxing day est probablement la plus grande bénédiction de cette année un peu fofolle…

en effet pas de boxing day cette année… calme plat dans les centre d’achats… hi ha ! praise the lord, alleluia, I see the light… et prenons ça pour du cash

si ce n’était que pour cela, vive le confinement finalement !

et paix sur la terre aux magasineux et magasineuses de gourmande volonté… qui devront se faire aller les doigts plutôt que les jambes…

non, cette année, pas de folle folie dans les centres d’achats, pas de course folle aux spéciauxxx, pas de cohue dans les stationnements, pas de deal ni de mega deal qui n’en même jamais vraiment anyway… pas d’écoulement dans le porte carte… de crédit… pas de poussage dans les interminables files d’attente…

avec le black friday, le boxing day était – espérons que Dieu ait son âme pour l’éternité – probablement la plus folle des inventions magasinesques de l’univers capitaliste…

en cette année un peu fofolle et sur la rumba, un virus nous a délivré du mal… comme le bon dieu… justice sur terre… et dans nos intérieurs…

n’étant pas moi-même un fan de magasinage, plutôt le contraire, je ne me suis jamais ramassé dans une tempête tourbillonnaire du fameux jour de la boîte… allergique… mais j’en ai aperçu de loin les conséquences au fil des ans en revenant de partys… à partir de l’auto…

et cette année, cette folie a subitement disparu… merci Covid…

mais ce symptôme particulier du jour de la boîte, comme c’est le cas pour le vendredi noir et toutes les autres mégaventes de malades, n’est qu’un indicateur de l’un des pires mals (à mon humble avis) qui ronge notre société qui affecte notre monde avec beaucoup plus de dommages que les virus… la surconsommation, qui s’accompagne du suremballé, de la sur-dépense, du sur-jetage et du grand remplit tout le vide intérieur qui ne se remplit jamais

suite à cette peut-être prise de conscience de notre surconsommation qui finira peut-être par nous tuer, ou nous ensevelir sous les décombres, j’espère que nous réaliserons aussi qu’il faut arrêter d’encourager les gros bonnets chinois et iouessés…

et que ce que nous devons consommer pour notre bien minimal, il faut apprendre à l’acquérir le plus près possible d’ici… pour encourager nos artistes et artisans locaux, nos voisins et voisines et autres producteurs/trices le plus localement possible…

car si on a un pouvoir limité en matière de consommation, on peut au moins décider où on achète et quoi…

alors Bezos et autres grandes chaines US, see you never… on se reverra pas le 11 janvier, mais de moins en moins jusqu’au grand jamais…

et quant à la citation de Mooji, peut-être là le secret de la vie ? ou l’un de ceux-ci ? donner donner donner, et pas que des bébelles, surtout des morceaux de qui l’on est ?

car le cadeau à l’intérieur de la boîte de Cracker Jack, on ne peut – peut-être – que le trouver après avoir tout donné ? qu’une seule façon de savoir…

une vue de l’esprit ?

♥♥♥ – 24/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… full dans le rouge…

il parait qu’une bonne vie spirituelle aiderait à mieux vivre ici-bas dans le monde des humains… c’est ce que raconte l’extrait d’une étude réalisée au printemps 2020 auprès de 2754 étudiants et employés du Réseau de l’Université du Québec parue dans Cyberpresse récemment… intéressant…

mais qu’est-ce qu’une bonne vie spirituelle au juste ? car concept un peu abstrait avouons-le…

selon divers intervenants en soins spirituels, ce serait une ressource interne qui permet de donner un sens à sa vie et de faire face aux souffrances

ressource interne, autre concept abstrait s’il en est un…

selon l’OMS, cette vie spirituelle comprendrait

1- les croyances personnelles,
2- la spiritualité
et
3- la religion…

et comporte huit dimensions:

1- l’espoir
2- l’optimisme
3- le sens de la vie
4- l’émerveillement
5- la paix intérieure
6- la plénitude
7- la puissance spirituelle
8- la connexion à un être ou à une force spirituelle,
et

9- la foi…

encore quelques concepts abstraits…

et pourquoi la spiritualité aurait un effet bénéfique ?

parce qu’elle permettrait de

1- mettre en perspective notre vie (en lui donnant une orientation),

2- mettre en perspective ce qui nous arrive (à partir de quelque chose de plus grand que nous)

et

3- de nous inscrire dans un réseau formé de personnes qui se soutiennent mutuellement (groupe écologiste, communautaire, religieux, club de course, etc.)…

personnellement, pour moi qui ait une imagination limitée ni très imagée, quoi que parfois ça spinne en crime ici en haut de mes deux épaules, je n’ai pas une idée si claire que ça quant à ce qu’est une vie spirituelle… pour le concept de vie, ça va, c’est la partie spirituelle que c’est plus floue… sinon un peu fou… fiou…

si je peux dire qu’en général, j’ai la foi et confiance en quelque chose de bon et de juste en cette réalité, cette quête est toujours en processus…

je sens qu’il y a un certain sens en cette existence, sinon un sens certain, en notre existence, celle de chacun chacune… même si parfois un peu difficile à démêler tout ça on doit se l’avouer…

alors en ces temps de grande incertitude, qui est quand même excitant non ? car un peu plate de toujours et tout savoir d’avance, je vous souhaite une explosion de vie spirituelle pour la fête du ptit Jésus et en cette période de grand grand repos… autant pour le corps que pour l’âme… et avec votre esprit…

allez, Joyeux Noël quand même… Joyeux Noël surtout en fait… temps parfait pour plonger en soi et dans les hautes sphères… car comme disent les anglos, as above so below…

lien vers l’article de CyberPresse

23 décembre, Joyeux Noël, Mr Vigneault, salut ti-cul

♥♥♥ – 23/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… full dans le rouge…

traduction: si nous sommes au seuil d’une nouvelle ère, l’âge du Verseau, mon travail consiste à calmer mon esprit, ouvrir mon coeur et soulager la souffrance… si, au contraire, nous faisons face à l’Armageddon, que la fin du monde approche, mon travail consiste alors à calmer mon esprit, ouvrir mon coeur et soulager la souffrance… – Ram Dass

relativement simple non ?

non en effet, pas toujours si simple de calmer son mind (esprit ou mental dans la langue dans le vinaigre ;-), ouvrir son coeur et soulager sa souffrance… la job d’une vie quoi… au jour le jour… chaque jour, chaque instant… surtout maintenant… toujours maintenant… maintenant toujours…

surtout en ces temps de brassage social comme on en a rarement connu auparavant vous et moi ainsi que nos voisins/voisines…

mais, tout de même, pas mal ça qui est ça… calmer son esprit, ouvrir son coeur et laisser se soulager la souffrance… et respirer…

alors mantra du moment : calmer son esprit, ouvrir son coeur et soulager la souffrance… quant à la souffrance, que cela soit la nôtre, ou celle des autres car toujours que la même et grande souffrance au fond… la peur, la crainte, l’insécurité… la mienne ou celle du monde entier, du pareil au même au final…

car le même grand esprit commun, le même grand coeur universel, la souffrance des êtres humains…

parfois, j’aime consulter des gens en qui j’ai confiance pour avoir un point que j’estime au sujet de cette crise que nous traversons… pour prendre le contre pied aux rapports trop près du terrain…

Noam Chomsky, Christian Bobin, Edgar Morin (99 ans), Jeff Foster et Boris Cyrulnik sont quelques-uns des penseurs que j’aime consulter… ou encore Osho, cher beloved, ainsi que d’autres maîtres spirituels qui, même si décédés, offrent des points de vue alternatifs sur la réalité du quotidien quelle qu’elle soit… sans oublier Christine Singer dont les féminins mots doux réconfortent toujours autant…

alors ce matin, c’est aux mots de notre grand sage de Natashquan que j’aimerais faire la place douce ici car les quelques mots qui suivent sont emplis d’une grande sagesse extra ordinaire apaisante… clin d’oeil à mon amie spéciale qui me les a envoyés 😉

L’APRÈS SE PRÉPARE MAINTENANT

Je ne me considère pas comme un oracle ou quelqu’un de sage. Enfin, sage : peut-être la semaine prochaine !

Mais je suis une personne à risque, j’ai 91 ans, c’est la seule chose qui me donne le droit de parler…

Ce que je fais aujourd’hui ?

Eh bien, le Bouddha a dit : “Fais ce que tu fais d’habitude, en ayant beaucoup d’empathie.”

Bouddha, j’en ai une statue dans mon jardin.

Des fois, je vais la voir… Et je lui pose des questions. C’est drôle, elle me répond ! Elle me dit : “Pense à l’autre.” Elle me dit : “Tu es dans l’impermanence.”

Je pense que c’est ce que la pandémie nous a laissé de plus précieux : nous ne serons plus les mêmes, comme nous n’avons plus été les mêmes après la bombe atomique.

Aujourd’hui, il faut des réflexions qui ne soient pas toujours conduites par les taux d’intérêt et l’argent.

Des fois, je me dis : “Est-ce que nous méritons la Terre ?

”Si je m’ennuie ? Je ne m’ennuie jamais !

L’expression “je m’ennuie” a une curieuse signification pour moi, c’est pronominal, ça rebondit sur le pronom : je suis celui qui ennuie moi !

Quand tu fais face à ça, tu te dis : “Je vais attendre que les autres m’ennuient, et là je vais me plaindre !”

Je ne m’ennuie jamais. Je rêve beaucoup. Il m’arrive de parler. Mais il m’arrive beaucoup, beaucoup plus de me taire !

C’est simplement un exercice de préparation pour plus tard, c’est du rodage…

Ça ne sert à rien de se confiner à écouter la peur… La peur ! On la connaît, la peur.

Elle arrive, laide comme un pou, on lui dit qu’elle est laide, elle retourne se maquiller et revient belle comme une déesse des variétés : faut jamais se laisser abuser par la peur!

C’est bien de prier ! Mais on ne peut pas se confier qu’aux prières. Quand on se confie aux prières, on donne le job à quelqu’un d’autre.

Mais quand on se confie à soi-même, là on est à l’ouvrage !

On apprend qui nous sommes dans cette pandémie, on apprend que nous sommes tous devenus responsables de nous, et du voisin.

C’est extraordinaire. Ça ne nous est jamais arrivé avant. C’est un moment de réflexion, de réalisation de ce qu’est la planète, de ce qu’on est…

C’est la première fois dans l’histoire de la Terre habitée qu’on a une photographie instantanée de nous-mêmes.

Et chacun de nous peut faire un selfie : c’est un immense miroir qui nous dit qui nous sommes et ce que nous faisons sur cette Terre. Qui nous dit d’où nous venons.

Qui nous demande : “Êtes-vous digne de cette planète ?” Et on ne sait pas trop quoi répondre.

C’est la première fois qu’on a une photographie qui nous renvoie notre image : est-ce qu’on continue comme ça ?

Oui, il faut penser à l’autre, l’autre juste à côté… L’autre qu’on a un peu oublié

Réfléchir, c’est fléchir le genou de nouveau, s’apercevoir qu’on s’est trompé. Réfléchir, c’est s’arrêter…

Il y aura un après, il en est sûr.

Mais l’après se prépare maintenant.

Alors le Bouddha m’a dit ce matin : “Que fais-tu aujourd’hui ?”

J’ai répondu : “Du sirop !”

Il m’a dit : “Continue et donnes-en à tout le monde…

– Gilles Vigneault, poète-acériculteur québécois