lâchez les médias

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♥♥♥ – 15/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ?

évidemment, le meme ci-haut est une boutade…

car viruswise, nous-mêmes humain(e)s nous sommes des virus sur 2 pattes, en mouvement, emprisonné(e)s, même en running shoes…

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mais depuis quelque temps, certain(e)s se plaisent à blâmer les médias… le contenant comme le contenu… maudits médias à marde… méchants médias va… surtout ceux qu’on appelle les mainstream qui, semblerait-il, ne diffusent que des fakes news… Donald sort de ce corps…

plusieurs plaintes aussi au niveau de la censure, en particulier quand ce sont les vidéos qui vont dans le sens de notre poil personnel qui sont retirés… regardez ça vite avant que ça ne soit retiré par big bother

excitant, ça crée un sentiment d’importance, de divergence et d’urgence… vite, avant que big brother ne sévisse… et ne serre la visse…

on se plaint aussi sur les réseaux sociaux du contrôle qu’exercent les réseaux sociaux, eux qui utilisent justement nos données pour vendre leur salade… y a un coût à tout… et rien de totalement neutre…

quand on chiale contre les médias, nous sommes comme des junkies qui se plaignent de leurs pushers… et de leur dope en même temps…

mais acceptons-le, nous sommes des junkies du web… médianautes anonymes…

mais si vous n’aimez pas les médias, lâchez-les !

autant au niveau du blâme et en tant qu’ultime mamelle du mal, que de votre utilisation abusive… impossible de tout savoir anyway…

car les médias ne donnent – et vendent surtout – que ce que le monde veut entendre et lire… et nous, le monde, on aime ça les mauvaises nouvelles… on s’en shoote à profusion… on en clanche… jusqu’à ce que l’on atteigne l’overdose une fois de temps en temps…

oui les médias font de la propagande, oui les médias ont des biais d’interprétation et de présentation selon les penchants de leurs propriétaires… hi ha Fox News, Le Monde et autres organes de propagande… car les propriétaires des grand médias ne sont pas neutres… comme chacun chacune de nous quoi… chacun nos angles, nos biais, nos croyances…

et en ces temps de catastrophe, naturelle ou man made, pas trop clair, on pig out et on overdose en médiatitude…

oui, les médias parlent beaucoup du Covid-19… trop si on veut… mais c’est ça qui se passe en ce moment, ça qui a arrêté le monde… et bouleversé le nôtre…

mais on n’est pas obligés de consommer… et de faire rouler leur machine à mots et à images… on dit que les grands médias sont le bras divertissement du grand capital… of course…

d’autre part, pas certain si on va réussir à faire la révolution sur le réseau de Mark… et en même temps, par où passer ailleurs ? la question se pose… et ne se répond pas nécessairement…

on dit qu’il y a deux façons de se fourvoyer, croire ce qui n’est pas vrai ou refuser d’accepter ce qui est vrai… tout ce qui reste à faire est de discerner le vrai du faux…

bon chance…

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mais isolés comme nous le sommes depuis deux mois, notre besoin de connexion passe presque inévitablement par les médias sociaux – du mainstream FB et Twitter ? – et les organes de presse, mainstream comme alternatifs… du bon et du mauvais dans les deux tranchées à mon avis… et jamais de preuves blindées… alors discernement et sens critique…

occasion parfaite pour apprendre, nous-même comme à nos enfants, à poser des questions comme à tout remettre en question… ce qu’on lit comme ce que l’on croit…

le cash n’est plus permis et on ne peut plus le prendre, ni dans nos mains, ni dans nos têtes…

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et relaxons, car pas certain qu’il existe des réponses satisfaisantes… l »information est une processus…

mais si vous êtes tannés de surconsommer de la mauvaise nouvelle, qu’elle soit vraie ou fausse on s’en balance anyway car la vérité absolue n’existe pas, arrêtez de blâmer la bouteille ou le pusher, et abstenez-vous… tout simplement… c’est le printemps après tout… et un long week-end en vue…

alors fermez vos machines, allez jouer dehors, touchez la terre, écoutez les oiseaux… eux aussi diffusent de la nouvelle, mais beaucoup plus près d’une réalité près de chez-vous… et les sources sont beaucoup plus crédibles…


ci-bas, un excellent article sur les répercussions physiques et psychologiques des mauvaises nouvelles rapportées par les médias (via mon ami DJ Edgy ;-)…

https://www.bbc.com/future/article/20200512-how-the-news-changes-the-way-we-think-and-behave?ocid=ww.social.link.email

vroum vroum pout pout wow wow

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♥♥♥ – 12/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ?

resalut lecteur/trice…

eh oui, déjà de retour le chroniqueur wannabe chauffeur d’autobus scolaire qui disait hier être probablement moins présent ici pour quelque temps…

tout juste de retour de mon deuxième matin de tournée, avant d’aller jouer dans le jardin au soleil et de repartir pour ma ride d’après-midi, j’avais le goût de vous faire tap tap du clavier… qu’y puis-je ? plus fort que moi… les doigts me démangent et ce clavier m’appelle et m’interpelle…

comme le disent souvent les joueurs et joueuses de badminton, pas que les volants dans la vie !

alors je succombe sans résister à ma dépendance chronique et scribouilleuse… à mon plus grand désir…

si depuis quelques mois, on parle beaucoup des divers intervenant(e)s de la santé et des services sociaux – et avec raison et on devrait le faire tout le temps, et encore beaucoup plus, et les traiter bien mieux et les payer outrageusement cher – en particulier des préposées qui font la job de bras et de coeur au quotidien dans les CHSLD (titre qu’on devrait faire exploser avec fracas right now pour le remplacer par quelque chose de plus humain trouvez pas ?), j’aimerais aujourd’hui vous présenter brièvement la job de chauffeur/re d’autobus scolaire…

job mal connue s’il en est une autre, et tout une job je vous en passe un écran (avant on se passait le papier mais on n’arrête pas le progrès en ces temps de vous-savez-quoi, et plus safe les écrans ça a l’air – attention jeu de mots niais de l’astre qui lui avec tant de brilliance aujourd’hui)…

j’écris sur ce thème, même si je ne connais pas la job tant que ça, l’ayant pratiqué seulement pendant 4-5 mois il y a quelques années… mais comme j’ai une tribune, j’en profites et je klaxonne quelques bribes au grand vent…

car si on a tous et toutes croisé ces gros monstres jaunes sur la route, parfois en sacrant un peu avouons-le si on est derrière pour quelques km, on connait peu le dedans de l’engin en question… tout un monde… un univers sur 6 roues…

ce travail, comme celui des préposées héroïnes des temps modernes, en est un autre qui est trop peu apprécié et sous-rémunéré et pour lequel les conditions de travail présentent de graves lacunes… le salaire n’équivaut pas à la responsabilité… pas pour rien qu’il y a souvent pénurie…

premièrement, c’est gros, c’est long et il y a plein de pitons dans un bus… les nombreux chauffages et ventilateurs, avant et arrière, plafond et plancher, defrost, les multiples clignotants, la porte, et name it

en période normale (ah le bon vieux temps qui ne reviendra jamais et c’est tant mieux, ce qui laisse potentiellement place à du bien meilleur car pas si bon que ça finalement le vieux temps, passé date, et disparu anyway) c’est jusqu’à 48 enfants qu’on peut transporter à la fois… parents, imaginez votre auto x 15 ou minivan à la 3, avec vous seul(e) comme conducteur/trice et modérateur/trice ! bon chance en effet… et patience à la tonne…

en gros, côté horaire, on commence sa journée par une ronde d’inspection en plusieurs points de notre bolide… en gros, une journée de travail implique quelques heures sur la route le matin et quelques autres en après-midi… donc on travaille du matin en fin de pm, même si en pause in between… ça bouffe quand même toute la journée, 5 jours par semaine la plupart des semaines… et vous vous rappelez qu’il neige ici de novembre à avril ?

soyons clair, je ne me plains pas car je fais ce travail par choix étant jeune retraité qui désire seulement faire sa part en ce temps fou de déconfinement… mais si je me plaignais, je le ferais au nom des chauffeur(re)s de carrière car on parle trop peu souvent d’elles et d’eux je trouve… souvent des retraité(e)s, mais pas uniquement, et des gens qui aiment beaucoup les enfants… un peu obligé pour faire cette job, sinon on fait autre chose… car on ne triche jamais avec les enfants… encore moins avec un autobus entre les mains…

en temps normal, matin et après-midi, on fait une première ronde pour le primaire, et une seconde pour le secondaire… donc deux fois deux rondes… les ptits pits du primaire, (de 4 à 12 ans maintenant avec la maternelle 4 ans) de 7 h à 8 h environ (si tôt pour des si jeunes) et les ados dans la deuxième tournée, à peu près de 8 h à 9 h… réseau et flotte limitée obligent… mais pour le moment que le primaire… break time !

donc on a intérêt à être à l’heure… nos feuilles de route sont chronométrées à la minute près… un des petits stress très stimulant métier, à conjuguer dans le traffic… et les enfants et leurs parents qui sont en général coopératifs… en général mais pandémie pandémie… oui mon capitaine… sans compter l’école qui commence à une heure précise… contrôler l’incontrôlable…

ensuite, si on est remplaçant(e) ou à nos débuts, on ne connait ni nos routes ni nos flots, étape qui prend du temps… et on a beau être entraîné, c’est sur la route qu’on ne peut qu’apprendre…

on ne connait pas plus l’autobus qu’on a entre les mains et sous les pieds car tant de modèles différents avec tant de bidules qui diffèrent tout autant d’un modèle de bus à l’autre… ça fait pas mal de gestion tout ça, en conduisant un mastodonte roulant rempli d’êtres humains très vivants…

on doit suivre les feuilles de route avec les adresses et les parcours écrits en touts petits petits caractères, salut masque et goggles – en surveillant les flots en arrière, les autres véhicules (et surprise ! tous ne respectent pas les consignes taba….) et la signalisation… car on ne lésine avec les limites de vitesse quand on est chargés d’un des trésors les plus précieux de la terre, nos enfants… à l’autre bout de l’arc-en-ciel avec nos ainé(e)s…

ensuite en cours de route, on doit activer les nombreux pitons… après avoir repéré l’adresse (plus facile habituellement le matin car les enfants sont sur le bord du chemin), premier piton pour les lumières jaunes pour avertir qu’on va arrêter bientôt (en espérant que personne ne va nous doubler, oui ça arrive)… ensuite on ralentit, et on active les panneaux d’arrêt aux clignotants rouges, et hop on ouvre la porte… et on laisse entrer l’enfant… ou les…

ces temps-ci, c’est avec un masque, des goggles de martiens et des gants qu’on accueille les petits…

tout un allo bonjour good morning mon ptit !

dans mon cas, comme je remplace un chauffeur régulier mais en congé de maladie, je m’assure de faire un premier contact chaleureux car les petits sont surpris de ne pas retrouver leur chauffeur… vraiment plus rien comme avant… pas rien pour eux et elles, surtout en ce retour plus que spécial et un peu appréhensif…

seulement lorsque le ou la ptit(e) est bien assis(e) (et ces temps-ci les modalités sont très strictes et précises dans les bus), on referme les porte, on désenclenche nos clignotants, et hop, prochaine destination… and on and on… jusqu’à l’école..

le tout en s’assurant de surveiller minimalement et les enfants en arrière, et les adresses et les noms de rue et les autres véhicules… le tout en tenant compte du temps car tout est minuté dans un circuit… et parfois, on fait des transferts avec d’autres bus qui attendent après nous…

ah oui, en plus il y a le walkie talkie… la 178 au bureau… tel ou telle enfant n’est pas sur la liste, que fait-on ? OK, 10-4 !

et en ces temps de retour printannier covidien en déconfinement progressif et parfois agressif, c’est toute une ribambelle d’imprévus qui nous attendent… car si en temps normal, vous n’avez aucune idée de la logistique du transport scolaire (garde partagée donc horaire qui change parfois à chaque semaine pour certains), vous en avez encore moins idée en ces temps de retour à la semie normalité

car tout le monde est un peu fébrile, jonglant avec l’inconnu, les parents comme les enfants, sans parler des écoles et commissions scolaires qui doivent s’adapter… les gens du dispatch de la flotte d’autobus font toute une job de relations publiques je vous jure… chapeau, casquette et béret que je vous lève…

et ceci n’est qu’un bref tour d’horizon… je ne connais même pas les détails…

alors à vous tous et toutes, personnel du réseau scolaire – ici plus particulièrement ceux et celles du réseau de transport – mais ça inclut tout le monde du monde scolaire, SVP prenez-le très personnel ce petit coup de chapeau car vous le méritez encore bien plus que ça… pout pout à vous tous et toutes !

et si vous n’avez pas d’enfants qui fréquentent l’école mais que vous connaissez quelqu’un qui travaille dans le réseau, en particulier dans le transport scolaire, n’hésitez pas à partager cette chronique… car ça fait toujours du bien de se faire flatter le poil dans le sens du devoir bien accompli, particulièrement en ces temps de popcorn émotionnel sur les plans social et personnel… et logistique…


et en terminant une joke de chauffeur d’autobus :

A à B: as-tu entendu la joke du chauffeur d’autobus ?
B à A: non j’étais assis en arrière

vroum vroum, pout pout, wow wow !

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in ou utile… vroum vroum vroum

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♥♥♥ – 11/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ?

salut lecteur/trice…

si vous êtes parmi celles et ceux qui suivez régulièrement ces chroniques et qui les lisez habituellement relativement tôt le matin (donc entre midi et 14 h en Europe ;-), peut-être avez-vous été surpris(e) de constater l’absence de mots ce matin…

eh oui, j’étais ailleurs…

depuis les quelques mois que dure cette situation, j’ai écrit quotidiennement autour de… car j’aime écrire, c’est plus fort que mes doigts… et c’est en quelque sorte mon yoga matinal…

mais au cours des derniers jours, comme certain(e)s d’entre vous peut-être, j’étais sur le point d’atteindre un degré certain de saturation discursive – autour de vous savez quoi… et non, ce n’est pas Voldemort…

parfois assez est juste assez, et d’autres fois, assez est too much… comme dans trop, comme indigestion, comme plus que ras le bol… comme dans basta la vie rtuelle !

donc dans les derniers jours, montait lentement mais sûrement en moi une certaine impulsion latente de switcher de mood, de sauter hors de la joute verbale pour me mettre à contribution plus concrètement… joindre l’effort de guère, las des mots…

car le bla bla bla a ses limites…

totalement ébranlé et bouleversé par la situation des personnes âgées qui mourraient tout(e)s seul(e) en institution et par le manque de personnel pour en prendre soin, je m’étais inscrit il y a quelques semaines à jecontribue.com pour aller donner un coup de main, peu importait où, avec la chienne au cul mais avec l’humanité au coeur… sans expérience autre que ma bonne volonté devant le triste sort de certain(e)s de nos ainé(e)s comme on les appelle parfois…

on m’a rappelé une première fois pour obtenir quelques détails quand à mes disponibilités et lieux où je pourrais me rendre… oh quel effet ce coup de téléphone a eu sur moi…

comme si la crise devenait tout à coup très très réelle… c’est à ce moment qu’une autre réalité plus concrète de cette crise s’est emparée de moi… pas qu’un mirage cette crise finalement, du vrai monde qui en souffre, ce que l’on oublie parfois lorsque trop en ligne…

et par la suite, plus de nouvelles, alors j’ai continué d’attendre…

en stand by, un peu sur le bout de ma chaise au moindre coup de téléphone car je trouvais ça un peu épeurant d’aller me mettre le nez et les mains dans le coeur – et les fesses – de la crise… ce qui me fit apprécier encore plus l’immense courage et dévouement des préposé(e)s on the job sur le terrain… re chapeau à vous toutes…

love in action… love made visible… comme disait notre mentor Veeresh…

puis, la semaine dernière, suite au message de Catherine Dorion sur FB qui rapportait les propos d’une jeune préposée de Montréal qui racontait l’apocalypse terrible qui prenait place dans une ressource privée (et qui a été vu 4 millions de fois), j’ai recontacté jecontribue.com… les larmes aux yeux, la douleur au coeur, l’âme en chamaille…

ce n’est pas que ce genre de travail m’attire particulièrement, mais il me semblait irresponsable et presqu’indécent de ne pas aller prêter main-forte devant une telle situation catastrophique… surtout quand on watch la game du confort de nos foyers et qu’on se permet de déblablatérer sur les réseaux… me semble qu’on a aussi une responsabilité sociale…

peut-être que cet élan pour aller aider est en partie lié à mon bagage de culpabilité judéo-chrétienne… peut-être… mais je crois que c’est surtout la part d’humanité en moi qui répondait, qui se sentait concernée, interpellée, convoquée… wake up call existentiel…

on a beau remercier publiquement celles et ceux qui aident et les qualifier d’anges-gardiennes et de héroïnes et héros, mais me semble qu’un moment donné, faut joindre l’effort, qu’il soit de guerre ou humanitaire…

engagez-vous qu’ils disaient…

alors vendredi dernier, comme je n’avais toujours pas de nouvelles de jecontribue.com, et que je désirais toujours contribuer d’une façon ou d’une autre, j’ai eu l’intuition de contacter la compagnie locale d’autobus scolaires où j’ai travaillé pendant quelques temps jadis… me disant que si l’école reprenait lundi (ici dans les Laurentides), ils auraient possiblement besoin de chauffeurs – ce qui est toujours le cas en temps normal alors encore plus maintenant…

et bingo !

la responsable m’a avoué avec grand soulagement lors de notre entretien qu’il lui manquait justement quelqu’un pour lundi matin… just in time…

alors vendredi après-midi, je suis allé spotter ma run et ce matin, j’étais au poste… lunettes aux yeux, masque à la bouche/nez et gants aux mains, la bouteille de gel antiseptique près de la porte et prête comme une scout et sploush, prêt à aller cueillir les ptits pits qui s’en allaient retrouver leurs amis et profs après deux mois de pause…

en compagnie des autres intervenants scolaires dont plusieurs, la semaine dernière, ont préparé ce retour en classe totalement inconnu et imprévisible… grande expérience sociale qui se joue en ce moment… millions de détails à préparer et à devenir en cours de route, on n’a pas idée…

et moi, honoré d’en faire partie… pour tenter de sécuriser ces ptits bouts de choux qui sont plongés dans cette expérience sociale avec nous…

je tiens à souligner ici l’extrême bonté, adaptabilité et flexibilité non seulement des anges de la santé, mais de toutes et tous les actrices/teurs – employées et bénévoles – du domaine de l’éducation et des autres services considérés essentiels… tous ces gens qui oeuvrent quotidiennement pour le bien du plus grand nombre… pour les enfants, les personnes âgées, et tous ceux et celles parmi les plus vulnérables…

car au-delà des mots, il y a les gestes de bonté, les actes du coeur… au-delà des plans et stratégies, il y a des gens…

à force de vivre par écrans interposés, à se concentrer sur les hypothèses et multiples niuouses – vraies et/ou fausses, qui sait vraiment ? – qui circulent dans l’abstrait univers virtuel, à critiquer les politiciens et autres acteurs de ce grand film de science fiction qui prend place actuellement, il me semble que l’on finit par perdre le contact avec une part de notre propre humanité… en tous cas, c’était un peu le cas pour moi dans les derniers jours… la peur tend à tuer l’humain…

alors ce matin, tout fébrile au volant de mon gros éléphant jaune sur roues, car tant de choses à apprendre en si peu de temps, je me suis lancé dans le trafic… le ptit dernier de la grande flotte jaune de la diligence…

les deux maints sur la volant, avec une humble intention de coeur de prendre soin du mieux que je pourrai des ptits pits pour qui je serai le premier humain à les accueillir le matin, et les reconduire en après-midi, pour les prochaines semaines, dans le cadre de ce scénario de film un brin apocalyptique à immense déploiement…

à tenter de sécuriser aussi les parents qui confient leurs enfants à ce système scolaire en état d’ébullition, en mode expérientiel dans lequel chaque actrice et acteur devra improviser au meilleur de sa connaissance…

je suis simplement honoré d’être un musicien dans le grand choeur des aidants volontaires… à vivre la situation sur le terrain, à contribuer du mieux que je peux et pourrai… à faire équipe avec mes fellow human beings

alors possible que je sois moins présent ici pour quelque temps, car le chroniqueur se fait chauffeur

la vraie vie m’appelle ailleurs que sur clavier et écran… en toute finesse et délicatesse…

fin… et fine with me…


en terminant, quelques mots pleins d’humanité de François Cheng, via Jean Gagliardi

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Le mot confinement contient l’adverbe finement. Le confinement pourrait donc signifier «être ensemble finement», voire «vivre ensemble finement».

Inutile de consulter un dictionnaire : qui dit finement veut dire penser ou faire des choses avec finesse.

Quelles sont les choses qu’on peut et doit faire avec plus de finesse ?

Notre réponse : mais tout !

Nous n’oublions pas que nous sommes venus au monde en parfait ignorant et que nous avons dû apprendre les usages terrestres à partir de zéro. À commencer par apprendre à nous tenir debout, puis à avancer pas à pas vers l’espace qui s’ouvre devant nous.

Sauf chez les plus doués d’entre nous, d’une façon générale, nos postures et nos comportements, autrement dit notre manière d’être, sont empreints de gaucherie et de maladresse ; il y manque trop de la grâce pour que nous soyons à même d’entrer en résonance avec l’invisible Souffle rythmique qui anime l’univers vivant.

Nous sommes en quelque sorte d’éternels apprentis, d’éternels amateurs. Il y a toujours lieu d’améliorer notre approche de la vie, avec plus de lucidité et de finesse. Le confinement obligatoire nous en donne l’occasion.

D’abord, dans notre rapport avec les choses qui nous entourent. Il fut un temps où l’humanité était plus humble, plus patiente. Elle chérissait les choses qui étaient à son service. Elle en connaissait le prix, éprouvait à leur égard de la gratitude. Il s’établissait entre les humains et les choses un lien de sympathie, pour ne pas dire de connivence.

On gardait les choses le plus longtemps possible, même quand elles étaient rongées d’usure. On rapiéçait les chaussettes, on ravaudait les chemises, on réparait les porcelaines fêlées, on entretenait avec vénération les meubles légués par les aïeux. Ainsi traitées, les choses prenaient un aspect personnel, revêtaient un coloris intime.

Mais depuis une ou deux générations, nous assistons à l’avènement du jetable.

Du coup, nous n’entretenons plus le même rapport avec les choses. Les traitant de haut, nous ne leur portons ni attachement ni affection. Elles sont usées par nous, dans l’indifférence. Arrive le moment où elles se montrent moins efficaces, nous les fourrons sans ménagement dans le sac-poubelle. Hop là, un bon débarras ! Ni vu, ni connu.

Tout cela ne nous éduque pas dans le sens de l’attention du respect, encore moins de la douceur et de l’harmonie. Il arrive bien souvent qu’inconsciemment, aux heures de nos désœuvrements, nous nous agacions de la présence des choses, parce qu’elles nous renvoient l’image de nos propres désarrois.

Le confinement est l’occasion de réapprendre la valeur des choses qui nous entourent. Celles-ci, nous le savons, ont une âme, même un bout de ruban, même une épingle. Elles ont acquis une âme, pour avoir été les témoins de notre vie. Elles conservent précieusement nos souvenirs, que nous avons relégués aux oubliettes. Elles peuvent nous être d’un soutien secourable si nous consentons à en faire des interlocuteurs valables. Elles sont là, pour nous rappeler que la vie n’est pas forcément un gâchis total.

Elles sont là pour nous appeler à la fidélité.

Après notre rapport avec les choses, venons-en à celui, plus complexe, que nous entretenons avec les êtres.

Le confinement crée des conditions pour vivre en compagnie des êtres qui nous sont chers, nuit et jour, sans une seconde de séparation. Au lieu de nous en réjouir, nous voilà paniqués. Jusqu’ici en effet, nous n’avons pas conçu la vie ainsi ; chacun a ses occupations, jouit des possibilités d’évasion. On découvre, effarés, qu’un tête-à-tête permanent est un casse-tête, que trop de promiscuité tue la vraie intimité. On en vient à avoir la nostalgie d’une certaine distanciation.

Or, justement, en même temps que le confinement, on nous recommande de garder une «distance sociale», et si possible de ne pas se toucher. Cette situation, apparemment contradictoire, nous incite à une réflexion plus fine. Dans notre société, les sentiments d’affection s’expriment par un ensemble de paroles et de gestes très démonstratifs, une effusion ignorant les barrières.

On s’adore, on s’embrasse, on baigne sans répit dans une mare de sentimentalité. C’est certes tout ce qu’il y a de positif. Sauf qu’en vase clos, pour peu que survienne un accroc, ces mêmes paroles et gestes, prononcées, effectués machinalement, ou devenus trop envahissants, étouffants, dégénèrent en chamailleries, quand ce n’est pas en violence.

Me revient alors en mémoire l’injonction de Confucius qui prônait dans les relations humaines, le « li », terme qu’on peut traduire par « le rituel du respect mutuel », un rituel fondé sur le principe de la distance juste.

Selon le sage, seul ce principe permet de rendre durable l’attachement le plus profond. À partir de ce principe d’ailleurs, ses disciples conseillaient d’introduire dans le lien conjugal une forme d’amour courtois où chaque conjoint traite l’autre en hôte d’honneur.

Les circonstances actuelles, pleines de paradoxe, me poussent ici à rappeler ce que Confucius avait proposé, 2 500 ans auparavant ; mais je mesure parfaitement ce qu’il peut y avoir d’inconcevable pour les gens d’aujourd’hui.

Après le rapport avec les choses et les êtres, comment ne pas aborder enfin le rapport avec soi-même. Dans le confinement, le sentiment qui domine chez chacun est la peur de se trouver seul à seul avec son ombre.

Inévitablement, nous pensons à notre cher Pascal qui déplore que l’homme ne sache pas demeurer dans une chambre ; en proie au divertissement, il cherche à se fuir pour ne pas dévisager le destin, le sien. Entre quatre murs où rien d’inespéré ne peut advenir, quel mortel ennui !

Pourtant, la chambre peut contenir plus de présence et de richesse qu’on imagine.

Il y a la mémoire de notre passé chargé d’orages, de remords, mais également de moment de félicité, il y a le présent à méditer et à métamorphoser, un présent bouleversé cette fois-ci par les actes héroïques des soignants et de tous ceux qui aident ; par les SMS reçus, qui donnent lieu à un authentique partage dans l’épreuve ; il y a le futur à préparer, un futur ouvert qui ne sera plus comme avant.

À ce point de réflexion, l’idée me vient d’évoquer un épisode dans la vie de Jakob Böhme, le grand mystique du XVIIe siècle.

Un après-midi de solitude dans son sombre logis, il voit un rayon de lumière qui entre par la fenêtre et qui s’attarde sur un ustensile en étain. L’humble objet renvoie des reflets irisés.

Soudain, il est ému jusqu’aux larmes et, empli de gratitude, il tombe à genoux.

Un matérialiste pur et dur viendrait nous expliquer doctement que tout cela relève de la loi physique, qu’il n’y a vraiment pas de quoi s’émouvoir là-dessus.

Mais Böhme voit autre chose, il voit qu’au sein de l’éternité, en ce coin perdu de l’immense univers apparemment muet et indifférent, un instant de miracle a lieu, ce rayon de lumière qui vient iriser l’après-midi terrestre où un humain anonyme, poussière d’entre les poussières, a pu capter la scène et, avec son œil ouvert et son cœur battant, être submergé par l’émotion.

Qui peut expliquer cet insondable mystère ?

Il n’y a peut-être rien à expliquer.

Il y a la vie qui est là, miraculeusement là, à recevoir comme un don inouï.

Chacun dans sa chambre, à sa manière unique, doit se tenir prêt à accueillir le rayon de vie qui se donne là, comme un ange annonciateur, comme un hôte d’honneur.»

 

ainsi soit-il… et avec votre esprit critique

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♥♥♥ – 10/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ?

ce matin, je vous présente les mots d’un certain Russel Kennedy (que j’ai traduits, version originale anglaise plus bas si vous préférez) qui explicitent mieux que je ne saurais le faire, et plus habilement que je peux le faire moi-même avec mes humbles mots, ma frustration parfois lorsque je lis les propos trop fermés de certaines personnes – très et trop – certaines d’elles-mêmes…

personnellement, en tant qu’ex-chercheur universitaire, je retiens qu’ils faut maintenir un esprit ouvert comme un parachute et vider sa tasse régulièrement… du moins tenter de le faire autant que possible et prendre conscience de ses biais d’interprétation…

je ne peux prétendre savoir quoi que ce soit avec certitude car la vie est un si grand mystère… et si complexe… et si changeante, et mouvante… particulièrement ces temps-ci…

ainsi, il me semble que vous devons demeurer ouverts et disposés à en découvrir toujours un peu plus sur soi-même et notre propre monde intérieur, comme sur la vie out there et ses multiples manifestations, tout en essayant de saisir d’où partent les gens aux arguments qui divergent des nôtres…

cela, tout en étant prêt à changer d’idée(s), du moins à modifier sa position, si les arguments des autres sont plausibles et font du sens… interaction créative…

et tout ce à quoi je m’attends quand je discute avec quelqu’un est ce même minimum d’ouverture de sa part… car alors, et seulement alors, une discussion est possible… et constructive en permettant aux deux parties de se rejoindre et d’ouvrir leurs esprits respectifs… car un seul et même esprit au bout du compte… l’esprit sain…

sinon, deux monologues qui ne se rejoindront jamais…

alors bonne lecture…

et bonne fête des mères aux mères qui glisseront leurs yeux ici aujourd’hui…


Peux-tu faire preuve d’esprit critique ?
par Dr Russell Kennedy

Les gens tirent des conclusions émotionnelles et cherchent ensuite des preuves pour les soutenir. L’être humain n’est pas rationnel. Nous sommes des animaux vivant à partir d’émotions gouvernées par notre programmation inconsciente, bien plus que par nos esprits conscients rationnels.

Le paradoxe est que nous ne réalisons pas que nous sommes irrationnels. Nous pensons que nous avons tiré une conclusion rationnelle alors que ce que la grande majorité d’entre nous fait est simplement de développer une prémisse émotionnelle ou une théorie basée sur nos propres propensions inconscientes et nous nous convainquons ensuite que nous avons fait nos propres recherches et trouvé la réponse.

Vous n’êtes probablement pas un penseur critique. Vous n’avez pas fait vos propres recherches. Vous entretenez probablement une croyance émotionnelle qui résout une incertitude douloureuse dans votre esprit.

Vous avez une opinion.

Mais les opinions ne sont pas nécessairement vraies. Je viens de regarder un grand documentaire sur les adeptes de la terre plate.  Et chaque expérience qu’ils ont réalisée avec des lasers et des équipements sophistiqués a confirmé que la terre est effectivement une sphère.

Plus les preuves objectives et scientifiques infirmaient leur théorie, plus ils redoublaient d’effort et se regroupaient pour affirmer leur vérité en affirmant que la Terre est bel et bien plate et que la terre ronde n’est qu’un complot de la NASA. Les Flat Earthers croient que tous les croyants de la sphère n’utilisent tout simplement pas leur pensée critique et qu’ils sont victimes d’une grande duperie pour contrôler les esprits.

Mais moi je considère que ce sont leurs esprits qui sont contrôlés par leur croyance inébranlable en leurs propres croyances, leur propre besoin d’avoir raison.

Vous êtes d’accord avec une théorie, par exemple que ce virus est un moyen utilisé par le gouvernement / Big Pharma / Bill Gates pour introduire des vaccinations obligatoires ou pour contrôler les populations, et nous priver de nos droits fondamentaux. Tout le monde est impliqués, Fauci, les Clinton, etc.

Ensuite, vous cherchez des preuves qui soutiennent cette croyance ou cette opinion fondée sur l’émotion.

Lorsque vous trouvez d’autres personnes qui partagent votre croyance émotionnelle, vous utilisez cela comme une validation que ce que vous croyez est vrai. Mais cela n’est pas la vérité, plutôt seulement un consensus d’opinions dans lesquelles vous avez vous-même choisi de croire.

Voici le réel test :

Pouvez-vous seulement accepter la possibilité que vous vous trompez ?

Je ne prétends pas que vous avez tort, je demande seulement si vous pouvez considérer la possibilité que votre théorie pourrait être complètement erronée ?

Pouvez-vous seulement chercher des preuves qui penchent de l’autre côté, ou les rejetez-vous tout sans même les considérer ?

Et, s’il existe des preuves solides réfutant votre position (comme les expériences scientifiques faites par les croyants de la terre plate), en tenez-vous compte ? ou ne faites-vous que réaffirmer votre position d’origine avec une vigueur proportionnelle à la mesure de l’infirmation du du défi ?

Récemment, je parlais avec une personne qui semblait intelligent et qui croyait que Bill Gates utilise ce virus comme une opportunité pour contrôler la population et gagner plus d’argent pour lui-même.

Je lui ai demandé :
y a-t-il seulement une légère possibilité que Bill Gates essaie d’aider réellement les gens ?

Il m’a répondu un Non catégorique, soutenu par une quantité de preuves indiquant que l’intention de Gates était bel et bien néfaste.

J’ai demandé à nouveau:
Il n’y a donc même pas une toute petite chance minuscule que vous puissiez vous tromper à ce sujet ?

Non, il était certain.

Encore une fois, cet homme pas un fou, ni un lunatique, mais au contraire un homme instruit qui semblait en général relativement mesuré et logique.

J’ai même commencé à me demander si Gates était vraiment la figure perverse qu’il affirmait qu’il était.

Mais selon moi, lorsque quelqu’un ne peut même pas considérer l’autre côté d’un argument, peu importe ce qu’il est, il ne pense pas de façon critique, il agit émotivement.

Vous pouvez être passionné par votre point de vue, par votre perspective, mais si vous ne pouvez même pas considérer la simple possibilité d’un autre point de vue, vousperdez alors toute crédibilité.

Je peux considérer et accepter la possibilité que le virus soit utilisé comme un moyen de contrôle de la population, pour imposer une vaccination de masse, que cela soit un plan de la part de Bill Gates, etc. J’accepte cela comme une possibilité. Cela ne correspond pas à mon système de croyances, mais je peux me tromper.

Et mon postulat avance que si vous ne pouvez même pas accepter la simple possibilité que votre théorie soit inexacte ou erronée, vous êtes pris au piège dans une croyance émotionnelle, et non dans une vérité factuelle.

La pensée critique, par définition, implique que la possibilité que votre point de vue ne soit pas exact et que celui de votre adversaire soit plus juste. Vous pouvez considérer les arguments des deux côtés.

Cela est la pensée critique. Les personnes qui connaissent le mieux un sujet peuvent considérer les arguments différents, opposés ou contradictoires. Souvent, justement, cette contradiction d’ailleurs ce qui les motive à affiner leurs connaissances. Ils ne se contentent pas de réduire tout ce qu’ils voient et ce qui va à l’encontre de leur point de vue.

Cela est ce que l’on désigne comme l’esprit critique.


YOU PROBABLY ARE NOT A « CRITICAL THINKER »
Credit to: Dr Russell Kennedy

People draw an emotional conclusion and then look for « evidence » to support it. The human being is not rational. We are emotion based animals that are ruled by our unconscious programming, far more than our rational conscious minds.

The paradox is we don’t see we are irrational. We believe that we have made a rational conclusion when what the vast majority of us do is to develop an emotional premise or theory based on our own unconscious proclivities and the convince ourselves we have « done our own research » and found the answer.

You’re most likely not a critical thinker. You haven’t « done your own research ». You probably have an emotionally based belief that resolves some painful uncertainty in your mind.

You have an OPINION.

Opinions are not necessarily true. I just watched a great documentary about « flat earthers » and every experiment they themselves did with lasers and sophisticated equipment confirmed that the earth is a indeed a sphere.

The stronger the objective, scientific evidence « against » their flat theory, the more they redoubled their belief and banded together to assert their « truth ». The Earth is flat and the earth being round is a conspiracy from NASA. The Flat Earthers believe all the sphere believers are just not using their critical thinking. There are being taken in by the government in order to control our minds.

But, I would put forward it is their minds that are being controlled by their own unwavering belief in their own beliefs, their own need to be right.

You agree with a theory, like this virus is a way the Government/Big Pharma/Bill Gates is using to introduce mandatory vaccinations or to control the populations, and take away our fundamental rights. Everyone is in on it, Fauci, the Clintons etc.

Then you look for evidence that supports that emotion based belief or opinion.

When you find other people that share your emotional belief, you use that as validation that what you believe is true. But what you have is not truth but a consensus of opinions that you yourself have selectively chosen to believe.

Here is the acid test:

Can you accept the possibility that you are wrong? Not saying you are wrong but can you see the POSSIBILITY that your theory could be dead wrong? Do you even look for evidence on the opposite side, or do you just dismiss it outright?

And, if there is strong evidence refuting your position (like the scientific experiments done by the flat earth believers) do you not only discount that, but reaffirm your original position with increasing vigor in light of the worthy challenge?

I was conversing with a fairly intelligent seeming guy who believed that Bill Gates is using this virus as an opportunity to control the population and make more money for himself.

I asked him « is there even a slight possibility that Bill Gates is just trying to help people? » I received and emphatic « No » along with a rapid fire stream of « evidence » that Gates’ intent was nefarious. I asked again, « So there isn’t even a tiny tiny tiny chance that you could be wrong about this? ».

No, he was CERTAIN. Again this wasn’t a ranting lunatic, this was an educated man who appeared for the most part quite measured and calculating. I even started to wonder if Gates really was the evil figure he was being made out to be. But then I realized that when somebody cannot even see the other side on any level, they are not thinking critically, they are feeling emotionally. Now, you can be passionate about your
POV, but if you cant even see the option of another POV, then you have lost all credibility.

I can see and accept the possibility the virus is being used as a way to control the population, to force mass immunizations, is an agenda of BIll Gates etc. I accept that as a possibility. It doesn’t fit with my belief system, but I could be wrong.

To my point. If you cannot accept the POSSIBILITY that your theory is inaccurate or wrong you are trapped in an emotional belief, not a factual truth. Critical thinking by definition is accepting the possibility that the point you have may not be accurate and the point your « opponent » has may have more truth to it. You can see both sides.

That is critical thinking. The people who know the most about a subject are also able to see the contradictory arguments. That contradiction is often what drives them to refine their knowledge. They don’t just discount anything and everything they see that runs in opposition to their POV.

THAT is critical thinking.

naviguer entre 5D et 5G

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♥♥♥ – 9/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ?

ces temps-ci, d’un côté on peut prendre connaissance des prédictions des adeptes de la Fédération Galactique affirmant rosement que tout se déroule according to plan sur notre planète… on nous observe de là-haut et il semble que nous sommes sur la voie ascenscionnelle…

l’ascenceur cosmique est en marche vers la 5D, les vibrations s’intensifient, les ondes se clarifient… tout est cosmiquement sous contrôle… acte de foi…

en même temps, ici-bas sur terre, dans la matière humaine, c’est, parait-il, la catastrophe au niveau de l’emploi, les finances publiques sont presque impudiques en termes de dettes qui se comptent en centaines de milliards de trilliards de dollars – vive le capitaine Haddock – la santé mentale générale s’effrite à vitesse grand V et nos nerfs flirtent avec la crise sous l’effet de celle-ci…

parallèlement, la crise dans le réseau de la santé s’étire, notre trio national perd de son lustre, la situation dans les CHSLD continue de se dégrader, les messages contradictoires et bien bien mêlants circulent de tous bords tous côtés et certains secteurs de la ville sont encore en état d’alerte…

et plusieurs souris des champs ne veulent pas voir les rats des villes

on ne sait pas si le monde des arts et des sports professionnels va r’partir avant 2021 et plusieurs autres secteurs de la société seront marqués à jamais pour la suite des choses…

pendant ce temps, les guerrierros anti 5G continuent de poser des bombes, du moins de mettre le feu aux tours, sans que l’on sache s’il y a vraiment et pour de vrai des antennes 5G au Québec… 4 ou 5 G, juste 1 G de différence après tout…

le yable est pogné sur la toile… et on oscille entre apocalypse initiatique et paroxysme complotiste…

on navigue entre la 5D et la 5G…

décidément, grand désordre dans les lettres et les chiffres…

en fonction de nos émotions et de nos croyances qui nous bouchent plus ou moins les yeux et les oreilles, en nous ratatinant un peu le cerebelum, et selon ce qu’on lit, entend ou regarde, et éventuellement ce qu’on réussit à comprendre, on obtient des échos variés en provenance de divers points de vue sur LA situation…

les mal-voyants et l’éléphant… mais les enfants savent qu’un éléphant ça trump énormément…

de mon côté, comme c’est le cas pour quelques ami(e)s à moi avec qui j’échange, je considère la situation actuelle comme un exercice intéressant… tentant de saisir la juxtaposition – et l’opposition sinon la compétition – entre les divers angles d’analyse et points de vue sur la même et seul et unique situation éléphantesque…

s’il y a une crise épidémiologique, s’offre aussi à nous une belle opportunité épistémologique…

qui nous permet d’apprendre à apprendre, et à tenter de comprendre les multiples sens et non sens qui se cachent dans et derrière les mots et les numéros…

et comment apprendre à entendre le silence dans et derrière tout ce bruit propagandiste numérique et médiatique…

en toute humilité et sans prétention, je tente d’ouvrir ma perception, de garder mon esprit ouvert, d’approfondir ma compréhension en faisant balayer mon regard limité mais curieux et instinctivement obtu prenant place dans ma ptite tête de pinotte sur la situation globale dans son ensemble, essayant de voir l’apparente complémentarité conflictuelle des divers points de vue…

j’essaie de ne pas le prendre personnel…

car c’est complexe, compliqué, multi-étagé et multi dimensionnel… et conflictuel, en apparence du moins… car il y a du bruit sur la toile… et des nuages de poussière dans les étoiles…

mais ça prend du temps de tenter de se faire une tête, de la concentration et de l’attention pour que s’élèvent nos ébats dans tous ces débats… sans perdre son coeur ni son humanité… et plusieurs passent au batte en tentant de prendre position… dans un camp ou dans l’autre… ça r’vole bas…

car c’est comme s’il y avait deux camps en ce moment: eux et nous… ceux et celles qui pensent comme nous, et les autres…

et il y a les Steve…

ceux qui, grâce aux médias alternatifs, grâce à leur sources semi secrètes réservées à quelques surfeurs de haute voltige sur cette mer d’information houleuse, frôlant le tsunami donnant mal au coeur et à la foi, ont réussi à percer le mystère de la caramilk…

les ptits Jos connaissants qui affirment haut et fort leur certitudes, à savoir qu’il n’y en a même pas de virus, que ce n’est un gros scam au profits du deep deep state, qu’on ne veut que nous brimer dans nos libertés individuelles pour nous enfoncer la puce sous la peau comme anguille (de vaccin) sous rush, que tout ce cirque dans lequel on fait jouer l’éléphant n’est qu’une plandémie… Bingo Bimbo !

eux qui ont réussi, grâce à leur vivacité d’esprit et leur esprit anal-ytique (s’cusez-la là là) à déjouer les plans des forces sombres… vive les guerriers de la lumière et les apôtres de la vérité vitesse gland G !

eux qui aiment blaster les mainstream mais qui le font sur des réseaux sociaux qui éventuellement appartiennent aux mêmes grands propriétaires ondiens…

tant d’information qui circule qu’on doit soit décrocher, attendre la 5D et faire confiance à la vie,

ou passer de plus en plus de temps sur les ondes pour tenter de faire des liens entre les milliards de sources et rapports pour tenter de comprendre, lire entre les tweets, déchiffrer les tonnes de stats qui ne veulent de toute façon dire que ce qu’on veut leur faire dire… et omettre de dire…

tout peut être vrai, et son contraire n’est pas plus faux… et vice et versa…

personnellement, je profites de cette explosion d’information pour apprendre à penser, pour comprendre le bruit qui gomme les messages qui circulent…

et ce vidéo ci-bas est une mine d’or en ce sens…

mais faut prendre le temps et même si ce n’est pas ça qui manque, plusieurs ne le prenne pas, préférant sauter comme des puces à gauche et à droite…

penser, mais à quoi ?

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♥♥♥ – 8/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie ?

traduction: je ne veux pas que tu penses comme moi, je veux juste que tu penses…
– Frida Khalo

ce qui est formidable ces temps-ci c’est qu’il y a tellement de matière à penser qu’on finit par dé penser…

tellement de food for thought qu’on finit par s’empoisonner à coup de mauvaises combinaisons intellectuelles… quel buffet all you can read and watch dans lequel nous sommes plongé(e)s…

après le festin de Babette, celui d’internet…

mais à cette ampleur, totalement indigeste le buffet des nouvelles fake, vraies et in between

car l’accès aux divers plats de nouvelles (et platitudes et autres tubes à la mode) est totalement ouvert et gratuit… encouragé même : faites vos propres recherches…

sauf que les effets secondaires de ce grand festin indigeste sont réels… et se répercutent dans notre corps… et jouent avec notre esprit !

tellement d’informations qui circulent – de qualités diverses et la plupart non ou peu valides ni validées – que l’on finit par tilter de la capine quand on tente de squeezer du sens hors de tout ça… plus de jus dans le citron médiatique…

on lit des : je pense comme toi… ou des tout à fait d’accord avec toi

ah que ça fait du bien quand quelqu’un pense comme nous hein ? on se sent moins seul(e)… mais ça ne change absolument rien à rien, ni rien du tout… on peut être nombreux à penser dans le champs

ou au contraire, tant de positions opposées…

et quand je ne les ai pas lus, je les ai devinés les jugements sous-jacents, les ai sentis dans les multiples : réfléchissez ! (gang de caves – ces 3 mots n’étaient pas écrits comme tels mais on les entends souvent résonner chez ceux et celles qui pensait raisonner de justesse et qui pensent saisir les dessous de ce telenovela mondial actuel qui joue en direct et en boucles) !

ce qui semble tellement évident pour certain(e)s l’est beaucoup moins pour d’autres… et au contraire et vice et versa…

en fait, même soi-même, pour et par soi-même, on peut être porté(e)s à switcher d’un bord pis de l’autre… pas le propre de l’intelligence ça d’ailleurs ? à mon avis, oui, signe de santé mentale…

swinger sa propre compagnie…

comme l’impression qu’on ne réussira jamais à comprendre, à saisir, ce qui se passe en ce moment… pas avec la tête en tous cas… car je pense que personne ne sait vraiment ce qui se passe en ce moment… ni les politiciens, ni les scientifiques, ni nous, le peuple…

car on pense en terme sanitaires, en terme d’économie, en terme de libertés individuelles et santé publique et d’utilité personnelle… on pense, mais un trop plein d’émotions diverses nous traverse et nous transperce, ce qui vient altérer notre jugement…

et comme nous sommes en pleine crise, impossible de comprendre ce qui se passe…

alors prenons soin à ce avec quoi nous nourrissons notre machine à penser

car tous et toutes déchirés entre la peur et la colère, entre l’espoir et son dé, entre la foi et le doute…


Religion is a culture of faith; science is a culture of doubt…
― Richard Feynman


ci-bas, deux citations via Zahora Chantale de Senneville sur FB pour dépenser…


Restez tranquille, ne pensez pas, et ne faites aucun effort… et si quelqu’un ne parvient pas à rester tranquille, qu’il abandonne l’intention d’être tranquille.

Il n’existe aucun objet dans le mental, pas de personne, pas de chose, aucun concept qui puisse vous donner le bonheur et la paix de l’esprit.

La paix est au dedans de vous, et dans le Cœur de tous les êtres.

En restant tranquilles, en ne permettant à votre mental de demeurer en aucun lieu, vous voyez la paix et le bonheur.

C’est la vérité fondamentale, et chaque être du monde est le bonheur même.

– H.W.L. Poonja « Papaji »


La vie se charge de toi. Tu n’as pas à porter ta vie.

Soudain, cette phrase je l’entends, ou plutôt, elle m’atteint.

Je ne la pense plus, ne l’analyse plus, ne la soupèse plus, ne suppute plus sa valeur.

Je n’ai même pas besoin de la méditer : elle m’est entrée dans la chair, s’y est installée, très à son aise.

Voilà qu’elle fait corps avec mon corps, avec mon psychisme anormalement calme qui ne lui oppose nulle résistance, qui se réjouit, au contraire, qui danse de joie au-dedans de moi.

– Yolande Duran


et comme vous avez du temps, ci-bas deux liens vers des vidéos qui vous aideront à mieux penser le monde… ou pas… à vous de juger…


cours Bullshit 101

https://callingbullshit.org/videos.html?fbclid=IwAR1FymjiwsxbXyNxQpBxiqQbOMCfMA3CEUROhmlj2yHDuRkaSx518oZCGuw