petit rien du tout

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les dernières chroniques – 5/7/18

ce matin, une photo qui dit rien du tout, qui dit tout et rien… une photo qui dit tout… bien…

car tout est rien, tout est bien, et bien de ne dire rien du tout…

et si tout est rien, tout est bien et si tout est bien, rien est aussi tout…

rien est aussi bien que tout… car tout est tiguidou… et rien itou…

tout est fou, tout est doux… ici, partout…

tout est dit quand on ne dit rien… et quand on dit tout, on ne dit rien du tout…

alors petite chronique de rien en ce petit matin de rien du tout…

quelques oiseaux chantent pour le monde autour…

la belle dort… la petite aussi…

et moi je tape tape quelques mots de rien, ce grand rien du tout…

la vie passe, nous dedans… comme le temps… qui n’est pas vraiment…

et toujours ce rien, ce petit rien du grand tout… le rien qui justement manie tout…

toujours plein de vide ce rien, toujours plein de tout…

on ne dit pas rien du tout pour rien…

car le rien contient le tout, le rien est plein du tout, plein de tout…

tout et rien…

que deux mots qui ne semblent vouloir rien dire, mais qui disent tout…

tout ou rien, rien du tout…

car toujours tout, et jamais rien vraiment…

comme le koan qui veut que l’on se craque la noix pour ne rien trouver du tout, tout est toujours ici, assis ou debout, devant nous… et en nous…

et pourtant toujours ce rien qui habite tout…

rien n’y fera, rien n’est requis… rien de plus que tout ce qui est n’est déjà…

et pourtant encore rien du tout… ici et partout… chez-nous comme chez-vous…

écrire ce rien, le décrire, le ré-écrire… et lui de rire de nous…

ne rien écrire et vouloir tout dire… tout écrire pour ne rien dire…

et pourtant, toujours rien…

ou vouloir rire du tout… de ce grand rire de fou… mais jamais rire du tout, ni de vous…

vouloir tout dire en ne disant rien du tout, et vouloir ne rien dire du tout car rien ne peut être dit du tout… on ne peut rien dire du tout…

alors je me tais…

et rien c’est tout…

la fin d’un monde

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les dernières chroniques – 4/7/18

ce matin je voyais sur FB cette photo saisissante en provenance d’une amie à Hawaii qui a perdu sa maison suite à l’éruption d’un volcan… elle affirme avec désolation et tristesse que plus de 670 maisons autour de la sienne ont été ensevelies sous la lave… pensées vers eux et elles…

et pendant ce temps-là, nous on se plaint de la – relativement petite – chaleur… que l’on fuit grâce à la clim…

mais peut-être que le temps presse plus qu’on ne le pense les ami(e)s… lisez ça mais je vous avertis, pas jojo… ni très espératif…

http://nymag.com/daily/intelligencer/2017/07/climate-change-earth-too-hot-for-humans.html

mais vous ne lirez probablement pas au complet ou jusqu’au bout… ou pas du tout… car en général on ne veut pas connaître ni savoir le pire à venir

pourtant, plusieurs scientifiques affirment avec quasi certitude que la terre se réchauffe inexorablement… et que les choses se corsent sérieusement, whether we want to see it or not

certains scientifiques n’osent trop l’affirmer haut et fort de crainte de nous faire peur et de créer panique… mais pourtant, ça chauffe… et certains faits parlent d’eux-mêmes…

par exemple que nous avons exterminé environ la moitié des espères animales depuis une cinquantaine d’années… genre… ne me souviens plus des chiffres exacts ni précis mais something like that… ou que certains endroits sur terre deviennent de plus en plus chauds… et seront bientôt trop chauds pour qu’on y vive et survive… sans parler de la fonte des glaces et de la hausse du niveau des mers qui pourrait suivre et qui pourrait bien emporter des grandes villes portuaires en entier…

je viens de lire l’article cité ci-haut (en me forçant à continuer car pas jojo) et j’écris cette chronique en cet aurore bucolique rosé et calme, ici au milieu de la forêt boréale… deux chevreuils viennent de passer devant ma fenêtre… les oiseaux chantent et pit-pittent… perceptions locales du moment…

et pendant ce temps, le monde chauffe et se réchauffe… les éléments se corsent… des ami(e)s perdent leur maison sous la lave… et des millions de personnes sont en exile… certains qu’on refuse d’accueillir et qui doivent continuer de voguer…

mais peut-on y faire quoi que ce soit ?

on vit pour maintenant ou on prévoit et on tente de minimiser les dommages ? si oui, que fait-on ?

d’ailleurs, peut-on vraiment inverser le mouvement actuel à notre relativement petite échelle ?

petites questions philosophiques en ce petit mercredi matin de juillet…

mais so far so good

pour moi, pour toi, pour vous, mais pas nécessairement pour tous ni toutes… pas fou de se rappeler la chance que nous avons… malgré nos complaintes, malgré nos petites insatisfactions du moment… un peu banales…

le pire est peut-être à venir pour l’humanité si on se fie aux scientifiques du climat…

mais pour le moment, so far so good

alors profitons de ce qui est, de ce que la vie nous offre…

profitons du moment, malgré notre impuissance, ou justement peut-être en raison même de cette impuissance… car nous sommes si peu en ce grand tout… et peut-être aussi ce grand tout… et si nous sommes ce grand tout, nous sommes aussi la lave et responsables des conditions actuelles… mais qu’en sait-on vraiment d’expérience directe ?

alors restons humbles et compassioné(e)s… et en reliance car humain(e) et rganismes vivants nous aussi…

et continuons d’observer… sans nier, sans couler…

Witnessing needs a non-judgmental awareness:

nothing is good, 
nothing is bad;
whatsoever is, is,

and you have to see it…

– 0sho

 

les mots des autres

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les dernières chroniques – 3/7/18

traduction:  oublie la sécurité, vis là où tu as peur de vivre, détruis ta réputation, sois non conventionnel(le)… – Rumi

drôle, mais comme pas certain du tout moi que ça soit Rumi qui ait dit ça… mais pas grave, il a le dos large de Rumi… alors on lui grattera…

car de toute façon, ces mots sont punchés, ils parlent d’eux-mêmes… ils frappent même, dans le dash comme au ptit cul de notre indifférence et de notre quête de confort… quête comme dans quêteux de non dérangeant, de sécure, de safe… normal de tendre vers la sécurité, mais pas à n’importe quel prix… certainement pas au prix de notre vitalité, de notre humanité distincte…

on dit habituellement : connais toi toi-même… mais pourquoi ne dirait-on pas aussi : dérange-toi toi-même… sortons-nous nous-même de notre propre zone de confort avant que quelqu’un ou quelque chose d’autre le fasse…

que ce soit Rumi, Jung ou tante Jeanine qui les disent, certains mots coups de poing méritent d’être dits… et écrits… et lus… énoncés… et partagés… puis passés, d’un oeil à l’autre… d’une main à l’autre…

parfois, des mots sages et des messages sortent de nous, parfois on ne fait que relayer ceux des autres… un peu le cas ce matin… que passeur de mots… car de toute façon, toujours un peu Dieu, ou la vie, qui ne fait que passer à-travers nous… qu’on se le tienne pour dit, et écrit…

et tant qu’à être dans les mots des autres, quelques-uns d’Osho ici, mon Beloved…

Life is God-given, 
love is God-given,
light is God-given.

We don’t have anything of our own;
hence the falsity of our ego,
hence the pretension and the lies of the ego.

It gives the illusion that you are creating something.

Man creates nothing – man himself is created by God, 
and if something happens through man,
it only happens through him.

But the doer is always God.

Once we understand this, all anxiety disappears from life. 

Then there is no problem left.

A problem is a by-product; the problematic life means an ego-oriented life.

Once this trust has arisen – that all is given and done by God – we disappear.

Then only he is.

Then whatsoever happens is good: we cannot expect otherwise; there is nobody to expect.

Then whatsoever happens is welcomed; there is nobody to reject it.

And that’s the state of the religious mind. Then the day is good and so is the night.  Then life is bliss and so is death.

Just think of that moment when one can accept death too as beautifully as life. 
That is serenity, tranquility, silence.

And only out of that silence does one become aware of that which is.

Truth is reflected in that mirror of serenity.

The ego creates much fuss – it keeps the mind wavering, waving.

Nothing can be reflected; all is distorted by the mind.

Sannyas means a surrender to God, saying to God,

« Thy will be done. All is yours – I am yours, so whatsoever will happen from now onwards is good. »

One drops all valuation, judgment, and to live without judgment is to live in beatitude…

sur ce, je vous laisse à vous-même pour la journée… avec d’autres mots, ceux de Jung…

De l’ego au grand soi

Selon Jung, le but d’une vie est de passer de l’ego, notre petite personne, au grand soi grâce au « processus d’individuation ».

Il s’agit d’un cheminement intérieur par lequel nous allons tenter de devenir le plus conscient possible, afin de nous « autoengendrer » en tant qu’individu particulier, humain parmi les humain, mais unique.

Une seconde naissance, en quelque sorte.

Pour Jung, l’enjeu est d’importance.

Car « devenir conscient de son soi, c’est permettre à l’univers de devenir conscient de lui-même ».

« En général, l’individuation devient possible après la crise de la cinquantaine, dans la deuxième moitié de la vie, la première étant accaparé par l’ego suractif. »

Pour y parvenir, nous devons nous confronter avec notre ombre (cette part dont nous avons honte), avec notre persona (notre image sociale), avec notre anima et notre animus.

Nous devons cesser de nous mentir et de rejeter ce qui nous dérange en nous.

Nous ne réussirons jamais totalement, bien sûr, l’essentiel est d’essayer.

Plus qu’un grand ménage, c’est un effort d’intégration et d’assimilation des différents aspects de notre personnalité que nous devons entreprendre.

Mais, prévient Jung, nous ne sommes pas des anges : « Une vie sous le signe de l’harmonie totale », sans aspérités, serait « très ennuyeuse et déprimante ». Pire, « inhumaine ».

Ce trajet initiatique peut passer par un travail sur soi, l’analyse des rêves, la méditation, la prière, la contemplation, l’écriture…

Cette démarche est mystique, idéaliste, naïve même, mais la rationalité pure et dure rend-elle plus heureux ?

Fournit-elle des réponses à nos questions existentielles : comment être plus heureux, surmonter la souffrance, aimer, être aimé, faire face à la maladie, le deuil, la mort ?

En 1946, à un vieil ami qui lui demandait quelle attitude adopter pour achever son existence dignement, Jung répondit : « Vivre sa vie. » 

Vivre, c’est tout. 

– Carl Jung via Robert Potvin

beau tsé ?

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les dernières chroniques – 2/7/18

traduction: laisse la beauté de ce que tu aimes être ce que tu fais… – Rumi

un peu mystérieux ces mots de Rumi non ?

en gros, moi j’en comprends :

qu’il dit de se laisser inspirer par la beauté pour créer notre vie… tout ce que l’on crée…

que la beauté doit être notre principale motivation dans tout ce que l’on entreprend…

que la beauté est le synonyme d’amour au fond…

et que tout ce que l’on fait doit être fait au nom de la beauté, et de l’amour…

pour le reste votre compréhension vaut la mienne…

bon et beau show chaud…

con plein

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les dernières chroniques – 29/6/18

traduction: se plaindre est toujours une non acceptation de ce qui est… – Eckart Tolle

on se plaint beaucoup vous et moi… on se plaint tout le temps en fait… mais on s’en rend rarement compte… et c’est ça le problème…

trop ci, pas assez cela, tout coûte trop cher, pas assez d’argent et autre bla bla du genre sont souvent notre lot quotidien…

pas vraiment rien d’autre à faire que de se l’avouer, de s’en rendre compte et ça devrait tomber de soi…

car si se plaindre est toujours une non acceptation de ce qui est, soit on arrête de se plaindre, soit on accepte ce qui est… aussi simple que ça en fait…

et plutôt que considérer la vie en terme de problèmes à résoudre, prenons donc la vie coolement…

ah maudit que c’est l’fun !

ici, quelques méfaits concrets de la complainte :
https://www.espritsciencemetaphysiques.com/recherche-se-plaindre-malade-tue.html

utile inutile

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les dernières chroniques – 28/6/18

traduction : les premières 90 minutes de ta journée doivent être consacrées à tes rêves et à ta vision de la vie

souvent je me réveille en pleine nuit… au coeur de la nuit… ou, parfois, un peu plus tard, aux aurores… mais peu importe le moment, quand je me réveille, je réfléchis, je ne fais rien et j’écris…

au milieu de la nuit noire, puiser en soi et jeter des mots divers sur écran blanc…

auparavant on les écrivait à la main les mots, on les jetait manu militari et à pleine main sur papier, maintenant, on les tape tape aux doigts et à l’oeil sur cathodique blanc écran… religion cathodique…

on sort les mots de leur écrintérieur, petits et longs mots, des bribes, des tentatives de dire ce qui vit en nous, en moi, en toi… on tape de soi à toi…

quand on le peut, important de prendre ce temps pour soi… luxe pour certain(e)s en fait car  pour plusieurs, pas toujours possible de réserver ce temps de réveil du corps pour soi seul(e)… mais quand on le peut, alléluia…

précieux moment pour puiser dans ses rêves… et jeter… et trier… et fouiller dans le fouillis pour défouilliser… prendre le matériau brut et le mettre en ordre, ou encore en plus grand désordre… grand désordre orchestré… mettre ses mains dans son inconscient et y fouiller à bras raccourcis pour pétrir, squeezer le jus de vie que la matière brute de la nuit contient… de la où l’on vient… et parfois revient… pas tout à fait…

pour faire sens, pour mettre ordre, pour jongler avec la vie… la faire, la défaire, la refaire ou la parfaire… le r’virer de tous bords tous côtés… regarder les choses de l’envers du décor, du grand backstage… virer son propre monde à l’envers et refaire le tout de la terre…

nous qui sommes si et tant sollicité(e)s par l’extérieur, formidable si ces premières minutes de vie ne peuvent être que pour nous non ? qu’à soi, pour rien, pour le fun, pour l’inutile… jouer avec les mots ou les laisser se jouer de nous…

du temps précieux qui ne sert à rien, à rien d’autre que ça, au service de la vinutile, celle qui ne sert à rien, à rien d’autre que ci et ça… car essentiel d’être futile à l’occasion, de ne servir à rien, d’aller nulle part, d’être bon à rien… car lorsqu’on peut être bon(ne) à rien, on peut l’être tout autant et à tout aussi… et tout un atout que d’être bon(ne) à rien…

ce rien qui devient précieux au fil du temps, au fil de la vie qui nous passe tout droit, au visage et sous le nez… le temps file, défile, et nous de même… alors rien comme ces moments qui ne servent à rien… d’autre que d’être… et d’écrire l’inutile… décrire l’inutile… car si utile l’inutile… essentiel même… fondamental pour faire fondre le mental…