musique et versa

♥♥♥ – 7/10/2020
l’amour au temps du Corona… semi reconfinement automnal… et vague la galère

à la mi-septembre, motivé par le concert live que nous avons enregistré à la fin août Guy, Charles Raoul et moi ici à Val-David (disponible ici: https://www.youtube.com/feed/my_videos, avec notre concert au Gésu en novembre 2018:), j’ai décidé de lancer une nouvelle campagne Ulule pour ramasser des fonds pour enregistrer en qualité studio les 14 hymnes de l’album intitulé Os Hinos do Vale da Vida, album dédié à la mémoire de mon ami JP Desjardins, décédé en juillet 2019 avec qui on avait commencé à travailler ensemble sur cet album…

à l’époque, les choses semblaient vouloir reprendre leur cours semi anormal… on était en basse vitesse de croisière mais ça semblait vouloir reprendre… ça semblait…

et voilà que début octobre, la seconde vague (or something générique qui peut être interprété à votre convenance selon vos croyances religio-comploto-politico-parano-épidémiogiques, ou pas) nous tombe dans la face avant qu’on vire au rouge ou en zone orange (lire à voix haute)…

après un flottement et quelques jours de réflexion mais un sentiment croissant et un penchant certain vers un arrêt stop, j’ai décidé de mettre un terme à cette campagne ce matin… contre-nature de solliciter des bidous en ce moment quand le monde est en contraction sociale et en semi-retraite… pas juste… le juste de justesse, pas justice…

alors changement de route mais on maintient le cap… car cet album va se réaliser…

quand on rencontre un obstacle, on dit qu’il faut travailler avec… alors on va travailler avec les événements actuels…

l’autre soir, en pratiquant les hymnes de cet album, j’ai eu la certitude que cet album va se faire faire car je les trouve beaux ces hymnes… je sais, pas objectif du tout le chroniqueur musicien… mais si mélodiquement charmants à mes doigts et à mes oreilles mes ptits hymnes de rien du grand manitou… et si plaisants à jouer avec des amis… comme en font foi les captations récentes… en tous cas, moi une grande motivation… partager, jouer ensemble…

alors plutôt que de ramasser des sous pour payer des frais de studio et de mixage, je vais apprendre à m’enregistrer moi-même et à mixer… à me mêler de mes affaires de son…

je vais bizouner cet album un hymne à la fois, plus lentement, plus artisanalement, plus expérimentalement… car on a le temps non ?

et pour faire la fête à JP, je compte planifier une grande fête de la musique le 4 juillet prochain autour de Val-David, ultimement au Théâtre du Marais à Val-Morin… à suivre… car en ce moment, la seule certitude est la totale incertitude…

je vais aussi offrir mes hymnes en FB Live, juste comme ça, pour la simple plaisir de jouer et de partager…

alors à ceux et celles qui m’ont encouragé malgré l’incertitude, un immense merci du fond de mon ptit coeur… car c’est là que votre soutien en ces temps incertains m’a touché… guili guili…

et on continue de se croiser ici… ou là… ou ailleurs…

mais toujours ici quand même car où ailleurs qu’ici ?

qu’ici qu’ici…

blancs que de mémoire

♥♥♥ – 6/10/2020
l’amour au temps du Corona… semi reconfinement automnal… et vague la galère

en hommage à Joyce Echaquan, son mari, ses enfants, ses ami(e)s et ses proches, sa communauté de Manawan, de même qu’à tous les peuples des Premières Nations d’Amérique et de la planète…

à nos gouvernants: pas de racisme systémique selon vos dires ?

mais pourtant l’évidence tue depuis longtemps… et elle vient de tuer encore… en direct, et cette fois, sous nos yeux… une mère de 7 enfants… qui ne demandait qu’un peu d’aide… et qui n’a reçu que jugements et insultes… mais pas de soins…

alors SVP un peu de courage et ne faisons que nommer ce qui est depuis si longtemps… ce qui a toujours été… pour qu’il y ait une chance que ça change un jour… pour ceux et celles qui ont subi ces injustices grossières, pour nos enfants, pour le coeur de l’humanité…

car nous, les blancs à la mémoire amputée, sélective, rosifiante, souffrons aussi de ces injustices… car on reçoit directement ce que l’on inflige à autrui…

paix et justice aux hommes et femmes de bonne volonté…

hommage aux soignant(e)s

♥♥♥ – 5/10/2020
l’amour au temps du Corona… semi reconfinement automnal… et vague la galère

ce matin, des fleurs… et une éternelle gratitude…

et les mots d’une autre, médecin… pour nous tous et toutes, qui avons le luxe de ne pas avoir à côtoyer quotidiennement les maisons à maladie… et le luxe de penser la situation de loin, dans la sécurité de notre home confortable…

LA VÉRITÉ ? J’AI LA CHIENNE !

CYNTHIA LAURIAULTMÉDECIN DE FAMILLE ET EN SOINS PALLIATIFS, GATINEAU

Ça faisait un petit bout que mon écriture m’avait échappé, comme oubliée dans le coin de la chambre mal rangée, sous une pile de scrubs à laver. La vérité, c’est que le temps aussi semble m’échapper… et bien que cette réalisation ne me soit pas étrangère, le contexte dans lequel elle se produit, lui, est bien particulier.

Je suis revenue travailler en pleine pandémie, jonglant avec mon rôle de mère, celui de médecin, celui de meilleure amie de la plus belle femme du monde, en soins palliatifs… et celui d’humaine, entourée d’inconnu, encore et toujours.

Et du coup, on me demande souvent, récemment, comment je vais. Et je me suis mise à détester la question, littéralement.

Je la déteste parce que je n’ai jamais été capable de mentir pour deux cents, que je suis tannée de ne pas être simplement capable de lancer un « ça va bien ! » banal, non réfléchi et naïf… mais je la déteste surtout parce que je n’ai pas encore trouvé la réponse.

Je trouve ça très difficile de savoir comment ça va quand j’ai l’impression que la route vers la réponse est pavée de pierres instables, incertaines. Je n’ai juste pas ça en moi, je pense, faire abstraction de ce qui se passe. Plus maintenant, du moins.

La vérité, c’est que comme plusieurs de mes collègues, j’ai la chienne.

J’ai peur du orange, qui virera inévitablement au rouge, et de cette deuxième vague, dont on ne devine que le début. En réalité, j’ai peur de nous voir nous écrouler, un à un, sous son poids, faute d’être capables de le supporter.

Mais par-dessus tout, j’ai peur de nous.

J’ai peur de notre humanité, fragile, qui s’éteint si facilement, sous la maladie, indépendamment de notre âge, notre sexe, notre couleur ou notre religion.

J’ai peur de notre humanité fragile qui nous pousse à douter et nier, faute d’être équipés pour gérer nos craintes, nos incertitudes, nos cauchemars.

Je crains cette humanité qui fabule, depuis la nuit des temps, faute de savoir comment trouver les bonnes réponses.

J’ai peur qu’il ne soit trop tard, tantôt, pour intervenir plus fermement. Pour crier haut et fort plus clairement à quel point c’est réel, ce qui se passe. À quel point personne ne l’a inventée, la pandémie. À quel point personne ne joue la comédie, face à la détresse qui nous envahit, avec toutes ses facettes et ses couleurs, du jaune au rouge.

J’ai peur qu’on se réveille, mais surtout qu’on se lève trop tard de notre pensée magique, seulement pour se retrouver face à des questions dont les réponses seront encore plus difficiles à formuler… et à entendre.

Quand le monsieur du dépanneur réalise que je suis médecin et qu’il me demande si c’est vrai, « toute cette histoire de COVID-19 », j’ai peur.

Quand on veut changer ma meilleure amie si vulnérable de chambre, pour la mettre près d’une unité d’éclosion de COVID, j’ai peur.

Quand j’entends les patients mentir au sujet de la fièvre de leur enfant, pour le faire voir au sans rendez-vous, sans être habités par l’ombre d’un remords ou de compréhension du sérieux de la chose, j’ai peur.

Quand mes collègues les plus brillants, les plus dévoués, les plus posés, habituellement rassurants, me disent qu’ils ont plus peur qu’au printemps, qu’on n’a rien vu encore, que c’est vraiment difficile, à l’hôpital… là, j’ai vraiment peur.

En fait, la peur a pris une telle place, au sein de mon vécu de cette pandémie, que je n’arrive plus à lire les commentaires sur les réseaux sociaux. Chaque personne, cachée derrière son écran, qui minimise, insulte, nie, conspire et désinforme… me fait peur.

Les professionnels de la santé, qui mettent leur sécurité, leur santé mentale et leur intégrité physique à risque (ainsi que celles de leurs proches), ont peur, en lisant les commentaires. En lisant la fragilité de notre humanité.

Ça teinte nos journées… et nos nuits. Même Luc De Larochellière a pris un autre sens, quand il chante la fragilité de la vie, à la radio.

On a peur en santé parce qu’on ne sait plus comment aborder la vérité, pour que vous daigniez la croire. On ne sait plus comment vous parler, pour vous aider à comprendre. Pour vous permettre d’attraper, au passage dans nos bureaux, sur nos tables d’examen ou même chez vous, en lisant les nouvelles… un aperçu de notre réalité, à travers nos yeux cernés.

Et bien que je vous prêterais bien mes yeux à moi, pour vous la montrer, cette réalité, je n’ai malheureusement que ma plume.

On ne sait plus comment répondre, même aux questions les plus simples, tellement notre fragilité nous frappe de plein fouet, à répétition, depuis des mois. C’est elle, au fond, qu’on craint… bien plus que la COVID-19.

Donc, même à « comment ça va ? », je ne réponds plus vraiment, maintenant.

Je pense que la vérité, c’est qu’on a juste réalisé que ça n’allait pas bien aller, finalement.

de CyberPresse, 27 septembre…

avoir raison d’avoir tort, et vice versa

♥♥♥ – 4/10/2020
l’amour au temps du Corona… semi reconfinement automnal… et vague la galère

hier j’ai posté cette citation qui a attiré pas mal d’attention:

sincèrement, je ne joue même plus un rôle actif dans ma vie désormais… les choses ne font qu’arriver et à chaque fois je me dis: Oh c’est ce qu’on fait maintenant ? OK d’abord…

plusieurs semblent s’être reconnu(e)s dans ces mots car vous avez été nombreux à liker, à adorer ou à sourire…


je trouve que c’est bon signe qu’on soit plusieurs à suivre le cours des choses sans trop sentir que nous décidions quoi que ce soit en ce moment… we go with the flow… et floush et floush la vie

certain(e)s y voient là une certaine docilité, d’autres une attitude Zen, c’est selon…

certain(e)s considèrent cela comme de la soumission, du moutonnisme, d’autres comme une simple réponse à ce que l’on sent qui doit être fait collectivement afin de protéger le plus grand nombre, notamment les plus vulnérables…

même si parfois, les directives sont contradictoires ou pas tout à fait claires… mais it’s a cazy world out there en ce moment… et personnellement, je ne voudrais être en charge du chaos actuel…

tout le monde est plus ou moins contrarié à divers degrés par ces mesures restrictives – relatives – de notre liberté… mais pas comme si on avait le choix, n’en déplaise à certain(e)s spectateurs/trices de cette pseudo téléréalité en temps réel, temps qui n’existerait même pas… du moins pas telle qu’elle se présente dans sa globalité…

on a tous et toutes et chacun(e) notre propre point de vue sur les choses de ce monde… et avec ce point de vue spécifique vient aussi des opinions… opinions qui ne sont au fond que des pensées futiles au sujet d’un monde qu’on ne saisit que partiellement, imparfaitement, avec tout plein plein de limites… see you later maybe pleine conscience…

hier, une connaissance à moi me disait que l’affirmation ci-haut était sujet à débat

bien sûr… tout est débattable… si on veut débattre…

ce à quoi je ne tiens plus du tout personnellement… car je considère en effet que tout le monde peut bien avoir partiellement raison dans sa ptite tête de pinotte, mais en même temps, il semble évident aussi que tout le monde a partiellement tort… car notre point de vue est limité, biaisé, optu… on ne voit que ce l’on peut voir, ce que l’on veut voir…

et pour avoir débattu en masse dans ma vie, et m’être pris au sérieux dans ce jeu futile des batailles d’idées, notamment au cours de mes études universitaires qui ont fait de moi un Ph. D. en ma ptite matière grise, j’ai réalisé l’infinie futilité des débats…

le débat d’idées est un sport extrême s’il en est un… que l’on voit se dérouler en silence bruyamment avec tant de stérilité et tout autant de passion et d’arrogance sur les réseaux asociaux ces jours-ci…

des gens qui se pitchent des arguments aux murs les un(e)s des autres, arguments fondés sur bases reposant sur du sable émouvant de sources obscures… et discutés entre Kéveunes qui ne saisissent à peu près rien de ce dont ils et elles parlent de

des masses d’épidémiologie 101 pour les nul(le)s qui s’échangent à tour de gros bras intellectuels mais bien chétifs au niveau de la logique et de la rigueur intellectuelle… émotions quand tu nous tiens… si tu pouvais nous retenir un peu plus…

il me semble qu’il se brasse publiquement plus de poutine sophiste à la grosse sauce brune bien épaisse que de virus bactériologiques ces temps-ci…

car on en sait si peu au fond et en surface, si on en sait même quelque chose du tout… car on ne sait rien du grand tout… alors la logique voudrait naturellement que l’on s’abstienne de commentaires… mais on dirait bien que ceux et celles qui en savent le moins sont ceux et celles qui se font aller les doigts le plus… et le plus fort… et souvent à coup de généralité grossières… reposant sur encore moins que de l’air chaud

si on pouvait tous et toutes se garder une ptite gêne… du moins, émettre nos opinions avec des pincettes, «entre guilllemets», avec un coussin de réserves… et de respect des idées différentes des nôtres…

et simplement utiliser davantage les termes peut-être, d’après moi, selon ce que je comprends, selon ma perception et compréhension limitée, etc… mais pour cela, ça prend beaucoup d’intelligence, la vraie, la humble… pas celle empruntée… qui shake dans ses culottes…

car derrière les multiples je respecte ton opinion mais réside souvent tant d’arrogance, de dénigrement, de disqualification… tellement de joyeux innocent(e)s tout aussi endormi(e)s les un(e)s que les autres, mais simplement différemment de leur ennemis philosophiques, incapables de saisir tout point de vue différent des leurs… et pourtant, même grand film dans lequel nous jouons, tous et toutes des rôles différents et uniques…

alors débattre ? non merci… je préfère le dalot aux abats, aux combats de mot et ébats intellectuels qui prennent place sur la palce pubique…

car chers frères et soeurs du monde entier et de tous les continents, en vérité je vous le dis : I don’t know fuck all… et je suspecte que vous non plus…

et pendant que certains s’évertuent à tenter de sauver la vie des autres, gardons-nous une grosse grosse gêne pleine d’humilité relative car la boule sur laquelle nous évoluons tourne dans le vide sidéral en allant God knows where et chacun(e) fait du mieux qu’il/elle peut avec ce qu’il/elle a dans les mains… et dans la tête, et dans le coeur…

____
et en terminant, je joins en vrac quelques commentaires witty et pertinents de mon ami Jean-Michel Placais, copiés et volés sans permission et sans vergogne aucune de son mur FB… salut JM 😉

Just be kind. Everyone is struggling: covidiots, conspirationists, government officials, parents, the jobless, the entrepreneur, children, Donald, you & me. Just be kind. We can tear ourselves apart or face this with kindness, which has another name: humanity.

Comformity and revolt are the yin-yang manifestations born out of the same fear of the unknown.

Strangely, intelligent people amongst my friends all have diverging opinions and conclusions, but are relatable and open to discussion. The less intelligent people amongst my friend have one out of two opinions only (pro-Legault or anti-mask) and their intuition tells them so strongly that they are right, that it is not even open to discussion. Of course, intuition is sometimes just another word for cognitive bias. What I find most interesting is that the people who have an educated opinion on the topic are not converging in their conclusions. I would assume that they would tend to, because with a proper investigation, one should get closer and closer to the truth. And that truth would be the same for all. So either we are not getting the good info to base our reflections upon, either my friends are not as intelligent as I believe them to be, either we’re so far in the post-truth era that truth itself is starting to disappear.

Comme le dit si bien l’expert Karim Duval:
«Ce qui est bien dans le covidisme, c’est qu’il y a pas une seule Vérité. Chacun a la sienne. Donc quelque part, la vérité est nulle part, donc partout. (…) Les fourmis, les gnous, les sardines, arrivent à aller dans la même direction. Pas nous. Mais j’ai foi en l’homme, j’ai foi que, un jour, nous nous éléverons au niveau intellectuel des sardines.»

instruments de la vie


♥♥♥ – 3/10/2020
l’amour au temps du Corona… semi reconfinement automnal… et vague la galère

traduction: sincèrement, je ne joue même plus un rôle actif dans ma vie désormais… les choses ne font qu’arriver et à chaque fois je me dis: Oh c’est ce qu’on fait maintenant ? OK d’abord…

dès que mes yeux sont tombés sur cette citation, quelque chose a clické en moi… ça a résonné, dong dong ! un gros yes a retonti dans le fond de l’ati, car tout à fait le feeling en dedans…

car de plus en plus, je sens bien que je ne contrôle plus rien… vous aussi ? alors, pas que moi… ça doit être l’âge, ou la sagesse… or something like that… ou la vie tout simplement…

car lorsqu’on est jeune, on a cette impression de contrôle sur les choses de la vie… comme un sentiment de toute puissance, d’imaginer qu’on peut décider ce qui va nous arriver si on a une intention claire et précise… et qu’on y met les efforts… en tous cas on peut le penser… et parfois ça ressemble à ça… et c’est OK ainsi aussi… une phase normale de la vie j’imagine…

car lorsqu’on est jeune, on a le besoin de sentir qu’on peut mener et bâtir notre vie comme bon nous semble… ça vient avec l’âge on dirait… mais au fil du temps, des expériences, et surtout des revers de la vie, on apprend…

on apprend que parfois nos souhaits se réalisent, et parfois pas… parfois les choses vont comme on veut, et parfois pas du tout, au contraire… et souvent là que se révèlent les plus grandes leçons… pas toujours mais parfois…

d’autres fois, on apprend que c’est dans les apparents revers de la vie que se cachent les plus grandes leçons… dans les plus grandes surprises que se cachent les plus riches trésors…

personnellement, et de plus en plus, j’apprends à couler avec la vie, à sentir où veut aller le flow naturel, et à couler avec… que suivre le courant, me laisser porter, à résister le moins possible…

pas par dépit, ni par résignation… par aisance, par facilité de l’être, par harmonie…

bien sûr, pas toujours facile ni aisé de distinguer entre paresse et sagesse, entre peur et courage, entre inertie et action juste… mais ça s’apprend, ça se sent et se ressent, ça feel plus ou moins juste au fur et à mesure que l’on expérimente…

graduellement, organiquement…

et en terminant, ci-bas, la prière de St-François, l’un des grands maîtres du lâcher prise et du flowing avec la vie…

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.
Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.
Là où il y a la discorde, que je mette l’union.
Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
Là où il y a le doute, que je mette la foi.
Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

Ô Maître,
que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer,
car c’est en donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on trouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

et sa prière mise en musique (en portugais) Oraçao de Sao Francisco

moi moi moi


♥♥♥ – 1/10/2020
l’amour au temps du Corona… semi confinement automnal… et deuxième vague la galère

traduction: les rivières ne boivent pas leur propre eau; les arbres ne mangent pas leur propres fruits; le soleil ne luit pas pour lui-même, et les fleurs ne propagent pas leur fragrance pour elles-mêmes… vivre pour autrui est une loi naturelle… nous sommes né(e)s pour s’aider les un(e)s les autres… peu importe combien cela peut être difficile… la vie est bonne quand êtes heureux mais encore meilleure quand les autres sont heureux grâce à vous… – Pape François…

réglons tout d’abord une chose pour ceux et celles qui voudraient invalider le message à cause du messager… évidemment que l’église catholique de Rome qui est hyper riche et qui apparemment a fait tant de dommages au fil des siècles, devrait partager ses richesses pour soutenir les paroles du pape…

mais si on en revient aux mots bruts, libérés du messager et du passé douteux de son institution, il me semble que la solution au problème actuel de notre société réside dans ces mots…

si on pouvait seulement apprendre à travailler davantage à rendre le monde meilleur…

si on pouvait se rendre compte que les autres ne sont que des moi, mais à l’extérieur de soi…

si le m pouvait se r’virer sur lui-même, me pourrait enfin devenir we

évidemment, on doit prendre soin de soi initialement mais toujours garder en tête le bien du plus grand nombre… si certains disent que l’on ne peut donner que ce que l’on a, d’autres disent par contre qu’on peut aussi donner ce que l’on aimerait avoir sans nécessairement l’avoir car c’est en donnant qu’on reçoit…

un peu le talon d’achille du capitalisme appliqué dans sa forme actuelle… le gain personnel à tout prix, peu importe le prix… état de fait qui résulte en quelque sorte du fait que petit moi se sent séparé du reste du grand tout…

moi et eux, eux et nous…

quand au fond moi n’existe qu’au sein du grand nous…

et non que moi moi moi…

car moi moi moi est limité, irréel, incomplet… nous ne sommes que l’une des gouttes d’eau qui composent la grande mer humaine… et la goutte sans sa mère n’est rien… comme l’humain… et notre mère est la terre…

quelqu’un postait l’autre jour sur un réseau qu’il refusait toutes sortes d’affaires car fondamentalement il était souverain… bien d’accord mais souverain de quoi au juste ? car comment pourrions-nous vivre sans le soutien des autres ?

notamment les cultivateurs quand on a faim, les médecins et infirmières quand on est malade, et tous les autres employés des services essentiels comme on vient de le réaliser ?

bien d’accord pour la liberté, mais sans responsabilité, qu’un trip de moi moi moi pré adolescent… qui s’oppose à tout, toujours, sans jamais proposer quoi que soit face à la réalité de la mécanique complexe de ce monde hyper complexe et de plus en plus divisé…

les mères de ce monde sont une représentation concrète du don de soi… elles prennent soin de leurs enfants et de leur famille, parfois même au détriment de leur propre santé…

le sort des femmes, et plus particulièrement celui des mères, et encore plus les mères monoparentales, constitue d’ailleurs l’une des plus grandes injustices de ce monde…

si on pouvait seulement réaliser que s’occuper du monde est l’une des raisons fondamentales pour lesquelles nous nous sommes incarné(e)s… il se porterait bien mieux ce monde…

Aléluia !

____
lien vers notre campagne Ulule pour la réalisation de l’album Os Hinos do Vale da Vida dédié à JP Desjardins (RIP):
fr.ulule.com/os-hinos-do-vale-da-vida/

monsieur muffler

♥♥♥ – 30/9/2020
l’amour au temps du Corona… semi confinement automnal… et deuxième vague la galère

traduction: une graine germe sans faire de bruit… mais un arbre tombe avec fracas… la destruction est bruyante mais la création est paisible et délicate… ceci est la puissance du silence… croit silencieusement… – Confucius

drôle de citation pour moi que celle-ci car hier j’étais sur ma scie à chaine toute la journée… alors du bruit j’en ai fait… excuse voisin…

mais à un certain point, quand j’ai fermé la gueule à ma scie, le silence a été… un silence d’automne… et ce fut juste et bon… et subitement, tout à coup, une volée d’outardes a rempli le ciel de ses plans de voyage vers le sud… en sons et images… quelle beauté… révélée par le silence…

je suis dans un processus d’éclaircir la forêt pour que les nouvelles pousses poussent… bébé arbres en devenir… silencieusement… tout simple processus mais grande leçon de vie… et de patience…

un peu à l’image contradictoire de la destruction bruyante versus croissance silencieuse, on peut considérer que la destruction est rapide alors que la croissance est lente… mais comme on dit, tout vient à point à qui sait attendre… patiemment… et sans attentes…

donc grosso modo, la destruction est bruyante et rapide alors que la croissance est silencieuse et lente…

drôle de lien aussi entre croissance et croyance… je crois, tu crois, ça croît… on reçoit tout cru dans le bec…

et on dirait bien que ces temps-ci, nous assistons à une grande destruction… rapide et bruyante… beaucoup de bruit sur les réseaux en tous cas… tout ce qui n’est plus juste semble sacrer le camp… avec fracas, avec tracas…

mais ici dans la forêt, loin des écrans et des médias, la vie continue son ptit bonhomme de chemin… en silence, lentement, sûrement.. parfaitement… mon dieu muffler…

les pousses poussent, les vieilles souches pourrissent et nourrissent la terre… le grand cycle de la vie…

pendant que les outardes sacrent leur camp aux States… ou plus bas sur la map o spread du monde… certain que les snowbirds sont jaloux et les envient…

si on déconnecte le moindrement des mauvaises nouvelles, on se rend compte que la vie suit lentement mais sûrement et silencieusement sa petite bonne femme de route…

de nulle part à ici, de jamais à toujours… éternellement…

pas de Trump, pas de Covid, pas de problème… que de la vie… dans toute sa réalisation…

on dirait bien que nous, les humains, sommes de drôles de créatures bruyantes et destructrices… des créateurs… de problèmes…

mais peut-être que création et destruction ne sont que les deux volets de tout processus de vie… le vieux qui quitte rapidement, bruyamment et spectaculairement pour faire place au nouveau qui s’installe lentement, subrepticement et silencieusement… en background, backstage… et à trop regarder le vieux tomber, on en vient qu’à oublier de voir la nouveau s’ériger et prendre forme…

mais dans le silence, et la lenteur, on redevient capable d’entendre la changement prendre forme… doucement, subtilement, inévitablement… et à s’élever au-delà de la forme… pensée…

et que pour toute nouvelle création prenne place, il semble qu’on doive passer par une phase de bouleversement… bruyante, spectaculaire, étonnante…

mais en arrière plan, tout en lenteur et en silence, l’évolution se poursuit, et se manifeste subtilement… la perfection se manifeste… mais pour la percevoir, essentiel d’écouter, avec patience, sans jugement ni préjugé… au-delà du bruit et du vacarme qui nous voile les yeux…

et deep down, entendre le son du silence…

le son de la vie…

le son de soi…

pan dé pi dé mi fa sol la si

♥♥♥ – 29/9/2020
l’amour au temps du Corona… semi confinement automnal… et deuxième vague la galère

alors ça y est le temps est au rouge…

et jaune, et vert tendre, et orange…

la nature, pudique, dans tous ses éclats…

la santé, publique, dans tous ses états…

et certain(e)s, plus que jamais, dans tous leurs débats…

on va en voir de toutes les couleurs pour le mois à venir…

un arc-en-ciel d’émotions et de sensations
une nouvelle ronde de discussions, d’opposition et de suppositions…

mais il ne faut pas avoir peur, du moins pas trop, car et malgré les couleurs

et peut-être que

alors ici, maintenant et dans le mois qui vient, le mois du grand retour en soi…

dans les bois des alentours, je vais discuter avec la forêt… et l’écouter car elle chuchote cette coquine… et je vais la ménager, lui faire la cour et le grand ménage, la mettre belle, la dégager, créer de l’espace en elle pour qu’elle et nous respirions mieux…

alors ici, dans le now, dans le pays d’en haut, ici bas, je ferai musique et dring dring wow wow… je gratterai les tréfonds de mon âme pour écouter ce qui s’y trouve et chanterai les pommes dans toutes les tonalités…

alors ici, dans et autour de mon petit home, je prendrai soin soin, comme dans I will take care… dispensant amour et harmonie à toutes choses, tous hêtres à tenter de mettre de la beauté partout sur le chemin, le mien et le leur… car si on en sait peu sur Dieu, la beauté parle en son nom…

alors ici, tout simplement et humblement, je tenterai de parler moins et d’écouter plus, de bouger plus lentement et délicatement car la vie nous chuchote ceci :

et chanterai plutôt que parlerai car

alors même si je ne te connais pas personnellement cher lecteur/trice

je t’aime


et même si tu penses que je ne te connais même pas, alors comment puis-je t’aimer, si certaines personnes peuvent haïr autrui sans les connaître, tout le monde peut aimer pour les mêmes raisons…

car au fond, on n’aime toujours que’à partir de soi et j’imagine que l’on aime autrui ni plus ni moins que l’on ne s’aime soi-même…

allez, bonne deuxième vague d’amour… floush floush…

et si la vie est une danse, it takes love to tango… avec elle

et si la vie est une chanson, chantons-la…

je (vous en) pries

♥♥♥ – 28/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal… vogue sur la vague et la galère

j’aurais aussi pu la placer ainsi cette petite photo cute de moi ti-cul…

mais ainsi, simplement en retournement horizontal, trop semblable, à l’original… vous n’auriez pas remarqué que je l’ai tourné de bord

et l’idée est d’attirer l’attention… alors me suis carrément viré à l’envers pour les besoins de la cause…

et la cause est la réalisation d’un deuxième album… parce que le ptit gars aime boucou boucou ça faire de la musique… et quand on a une cause à coeur, faut ce qui faut…

mais premièrement, ce matin, j’aimerais remercier ici et publiquement les gens qui m’ont soutenu jusqu’à maintenant dans le cadre de ma campagne de $ocio$ pour la réalisation de mon deuxième album intitulé Os Hinos do Vale da Vida – vous savez qui vous êtes… merci de votre confiance et de votre soutien… parce que vous me soutenez, je vais continuer…

c’est que dans les derniers jours, j’avais perdu intérêt et motivation dans mon ramassage de fonds pour ce projet… j’ai écrit un beau message personnel à tous mes ami(e)s mais ne l’ai pas envoyé…

pour moi, demander de l’argent publiquement est tout un défi… pas le genre que j’aime particulièrement… demander de l’aide non plus… je l’ai déjà fait il y a 2 ans et ça avait bien marché mais comme je répète l’expérience, je me dois d’être créatif car je redonde un peu me semble… ah encore ati pis sa musique que j’ai peur que les gens se disent…

et considérant les temps pas si faciles dans lesquels on vit en ce moment, un peu gênant et malaisant de solliciter les gens quand certain(e)s n’ont pas de revenus ou que leur avenir est incertain… et moi qui veut faire musique et qui écoeure le peuple avec ça…

comme la majeure partie des fonds servira à payer les frais de studio et de mixage, je me suis dit que je pourrais apprendre à enregistrer à la place de… j’allais écrire à la place de quêter… car oui j’ai bel et bien l’impression de quêter en demandant ce soutien… mais en fait je ne fais que vendre l’album et quelques concerts d’avance… c’est un échange… mais c’est le demandage qui est gênant, la position du demandant…

mais cette nuit, pendant ma période d’éveil nocturne, j’ai demandé conseil à mon JP à qui cet album est dédié… lui qui m’avait relancé dans ce projet avant de mourir…

je l’ai entendu me dire de continuer, que ça allait marcher… on entend bien ce qui fait notre affaire… l’ai entendu me dire de continuer… pour la musique… et pour la cause que j’ai ajoutée au projet d’album…

il m’a dit de continuer avec la confiance et l’innocence de ce ptit gars qui prie… car souvent quand on prie et que notre coeur est pur, les choses se passent… pas toujours comme on veut mais toujours comme elles doivent se passer, et elles finissent toujours par se passer et parfois, comme on les veut, parfois pas… pas grave… l’idée est de bouger, d’avancer…

ce qui continue à me faire bouger est aussi l’idée de partager ma musique avec mes amis musiciens… ces gens qui mettent tant de couleur et de dentelle sur mes ptits hymnes tout simples… qui deviennent encore plus musique à mes oreilles en leur présence… et sous leurs doigts…

alors pas envie de penser au fait que ça ne marchera peut-être pas pour le moment cette campagne… qu’envie de mettre le focus sur quoi faire pour que ça marche… et on verra en cours de route…

déjà j’ai de nouvelles idées, comme celle de faire un concert party le 4 juillet pour souligner le deuxième anniversaire du passage de JP… ses enfants aiment l’idée alors why not cocconut… le célébrer, se souvenir de lui, en musique…

et encore quelques idées que je vais sortir de ma casquette d’ici quelques jours… à suivre…

mais pour le moment, pour en savoir plus… par ici la visite…

https://fr.ulule.com/os-hinos-do-vale-da-vida/

et en prime, un autre vidéo de notre concert de la fin août… amor amor amor…

vieillir enfant

♥♥♥ – 26/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal… vogue sur la vague et la galère

j’ai récemment retrouvé cette photo de ma première communion… drôle, car en vieillissant – comme chacun(e) de nous, je sais bien, rien de très original ici – on dirait que je retrouve ce ptit gars qui prie… je retrouve cet état qui ne sait pas, non pas un je ne sais quoi mais plutôt un je ne sais rien

je retombe en enfance, avec un grand plaisir…

avec mon corps qui ramollit, avec les années qui s’accumulent au compteur, derrière l’observateur qui ne vieillit et ne vieillira jamais, je retrouve cette joie pimpante, cette innocence, cette candeur, cette foi, cette ouverture face au grand mystère… le grand mystère de l’inconnu, caché dans la nature, tapis entre les rides du temps qui passe mais qui jamais n’est dépassé…

autant on peut douter, autant on peut avoir la foi que tout est parfait… car que ce qui est… ce qui est n’est que ce qui est, tout ce qui est… qu’on aime ou pas, qu’on accepte ou non… that’s it that’s all les ami(e)s… what we see is what we get… et on peut voir ce que l’on décide de voir car rien vraiment devant soi… qu’un écran blanc… sur lequel on projette ce que l’on veut, ce que l’on veut voir… notre choix… la grande et ultime justice…

aussi trouvé cette citation d’Éric-Emmanuel Schmitt, tirée de son bouquin Plus tard, je serai un enfant qui va ainsi :

La vieillesse possède à mes yeux une deuxième qualité : la fragilité. Comme l’enfance, elle s’avoue vulnérable, et, par là même, devient intelligente. Rien ne rend plus sot que l’illusion de la force, l’illusion de la puissance, l’illusion de savoir.

et je trouve que les deux, et la photo du ptit ati et les mots de EES, vont bien ensemble… elles se marient dans la grande contradiction de la vie qui passe… elles unissent les deux bout de la vie qui finissent toujours par se retrouver éventuellement car qu’un grand cercle vicieux la vie… vicieux et vertueux… un serpent qui se mord la queue de plaisir et de mystère…

car plus on avance, plus on recule, plus on revient…

plus on apprend, moins on sait…

et plus on vieillit, plus on retrouve les fondements de notre être, les bases de notre éducation qui dorment encore en l’enfant que nous sommes resté(e)s… tout ce que l’on a pas encore osé explorer en soi nous remonte au visage afin d’être vu, et éventuellement peut-être enfin su…

plus la vie va, et plus on revient sur nos pas… nos pas perdus, nos pas tordus et évités jadis car trop de peur et de certitude que les choses sont comme on veut et voudrait… trop de tête et pas assez de coeur, trop d’ambition et pas assez d’acceptation… trop d’arrogance et pas assez d’humilité…

plus on avance et plus on recule en soi afin d’y puiser la suite de la route… l’avenir se cache parfois dans notre passé… cette route qui ne mène nulle part ailleurs qu’ici, toujours ici, là où le passé et l’avenir ne sont plus, là où ils n’ont jamais été rien d’autre qu’un songe, là où les deux ne sont et ne font qu’un présent, que le cadeau de la vie…

plus on vieillit,

et plus l’enfant en nous renait…

et si le coeur vous en dit de soutenir le ptit ati qui prie pour que musique se fasse, c’est par ici… grand merci… du tout ptit ati…

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