continuer de faire en dépit de

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••• les zultimes chroniques – 11/11/19

ça n’épargne pas grand monde ça right ?

mais on ne s’en fait pas trop avec ça non plus right ?

un peu parfois, mais pas trop optimalement…

car lorsqu’on fait quelque chose, notamment quelque chose de nouveau, ou un peu différent de ce que les gens connaissent, ou sont habitué(e)s à, ça suscite toujours des critiques, commentaires ou autres choses du genre…

ces temps-ci, je suis parfois confronté à cela…

parfois ça m’enrage, parfois ça m’affecte un peu ou plus, parfois ça me laisse indifférent, parfois ça me fait réagir plus ou moins fortement, mais la plupart du temps, j’imagine que je ne sais pas ce que les gens pensent et disent de moi… et probablement mieux comme ça…

sincèrement, j’aimerais dire que je suis totalement indifférent à ce que les autres pensent de moi, indifférent aux commentaires, surtout les négatifs, mais en toute sincérité, je ne peux avancer cela…

sauf qu’avec le temps, je réalise que les choses dites à notre sujet, les positives comme les négatives, finissent par passer… pas toujours comme comme l’eau sur la peau d’un canard – coin coin – mais ça finit par passer… this too shall pass… comme tout le reste…

parfois on laisse ces gossips nous motiver, parfois on les laisse nous ralentir… long apprentissage que celui-ci…

en fait, nous-même sommes souvent à parler des autres, à rapporter le correia do mal noticia – courrier de mauvaises nouvelles… l’une des plus grandes leçons de vie à apprendre… arrêter de faire ça I mean

que ce soit des gens autour de soi, des gens publics, on a une opinion sur tout et tout le monde…  et parfois on rapporte ces ragots…

alors premièrement, porter davantage attention à ne pas rapporter de ragots…

ensuite, apprendre à ne pas prendre personnel ce qu’on dit sur soi…

mais en même temps, même s’il ne fait pas trop s’arrêter à ce que l,On raconte sur soi, aussi important d’écouter ce que l’on dit à notre sujet car parfois on fait des erreurs, parfois on manque de respect pour autrui, parfois on bully around

alors quand on se pogne sur le fait – ou qu’on se le fait dire par autrui – on doit écouter, s’excuser et porter davantage attention à ne pas le refaire… jusqu’à la prochaine fois possiblement car c’est un processus qui prend du temps… et qui s’apprend parfois par répétition…

mais en même temps, même si on doit être sensible aux autres, il nous faut un peu d’audace et de persévérance pour continuer à marcher son chemin… faire du mieux que l’on peut, avec respect pour les autres, pour les traditions, pour la vie en général… et foncer, oser, et faire… en dépit des commentaires, qu’ils soient positifs ou négatifs…

et accepter que l’on puisse déplaire, que l’on puisse faire les choses contrairement aux attentes des autres, différemment des habitudes acquises et connues…

délicat équilibre…

mais quoi faire d’autre que de faire ce que l’on sent qu’on doit faire right ?

gardons la flamme vivante

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••• les zultimes chroniques – 9/11/19

en nous, une flamme… en moi, en toi aussi…

la seule et même flamme… répartie en des milliards et des milliards d’organismes vivants… humain(e)s et animaux… en-deça et au-delà…

rien à faire, elle brûle d’elle-même cette flamme… ainsi va la vie… qu’à en prendre soin…

tout comme le coeur, même et unique, même si logé en différentes cages – que thoraciques – qui bat en chacun(e) de nous… à nous de prendre soin de ce petit bout du même grand coeur qui nous a été prêté…

en chacun et chacune de nous, une même source de vie infinie et perpétuelle…

éternel recommencement… à chaque lueur, à chaque battement…

une flamme, un coeur qui bat, une observation qui prend place…

une présence… seule et même présence, logée en chacun(e) de nous…

il y a une présence en ce monde…
sans cette présence, il ne peut y avoir de monde…
et au coeur de cette présence, il n’y a pas de monde…
– via Alan Morelock

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en ce début d’hiver, bonne idée de mettre toute notre présence afin de garder la flamme forte et vigoureuse, afin d’aider le coeur à battre dans notre cage…

malgré le froid, malgré les fluctuations, malgré les bas entre les hauts…

et comme le disait notre amie Paule, keep the flame alive

 

 

facilement l’impossible

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••• les zultimes chroniques – 8/11/19

ce matin peu de mots m’habitent…

difficile de les trouver, difficile de les laisser sortir… alors un peu de temps…

mais pas impossible…

mais ça demandera un peu plus que du temps ce matin…

ça demandera de la persévérance, du risque, de l’audace de dire ce qui ne veut pas nécessairement sortir pour écrire ce qui veut se dire… ou pas…

ce matin, je pourrais passer tout droit et passer mon tour, ne pas écrire, ne rien dire… faire chronique basse… mausus de bouche cousue… et doigts immobiles…

je pourrais me taire et laisser passer la vie tout droit devant et en moi… m’éclipser, demeurer invisible et inaudible… être l’homme indicible… et invisible, en couleurs…

mais alors vous ne seriez pas ici, à lire ces mots en ce moment même…

ces mots qui nous unissent, ces mots qui nous font nous croiser sur cet écran parfois ou à chaque matin… car vous êtes quelques-un(e)s à être ici quotidiennement… et d’autres à l’occasion… avec ces mots…

quelques mots matinaux pour entamer ma journée, qui donne vie à votre regard maintenant… mes mots qui vous amènent ici… oh ! rien de grandiose dans ces mots, que votre regard qui se portent sur eux… connection anonyme… car sans votre regard, ces mots n’existent pas…

ce matin, comme chaque matin en fait, j’écris sans savoir vraiment ce que je dirai, et vous, vous lisez sans savoir ce que vous lirez next… un mot à la fois… alors vous et moi, dans la même aventure humaine… via ces mots en ce moment…

car vous et moi, same same.., moi j’écris, toi tu lis… qui lit qui lit qui lit… mots chatouilleux…

aucune prétention dans ces chroniques… rien à accomplir en fait… même pas difficile alors… qu’un peu de temps requis pour taper des bribes débridées… un peu de temps pour tenter de dire l’indicible…

couler entre les mots, lire entre les lignes…

mais pour communiquer l’essentiel, plus sera requis…

qu’un simple exercice ces chroniques matinales, un yoga quotidien, un temps pour moi, moi et mon clavier… vers vous, vos yeux et votre coeur… avec un feu qui crépite et réchauffe le home, un café qui réveille, et la lumière du jour qui apparait tout doucement…

et tout doucement, tout blanc dehors… nous sommes passés de noir à blanc, du noir au blanc… et voilà l’hiver revenu et installé… dehors novembre…

tenter de dire l’indicible, transmettre l’impossible… en ce novembre dedans aussi…

alors, voilà, un peu de temps partagé vous et moi… facile non ?

mais davantage sera requis car nous visons l’impossible vous et moi…

alors un peu plus sera requis…

je vous laisse déterminer l’impossible…

 

exploration minière

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••• les zultimes chroniques – 7/11/19

pour continuer dans la foulée de novembre et du grand voyage du retour en soi qui recommence, parlons grotte…

premièrement, phonétiquement, grotte est un drôle de mot… sonnant un peu trop grrrr au goût de certain(e)s, et trop semblable à un autre mot nauséabond, peut-être pour cela qu’on hésite à y entrer…

noire, froide, sombre, peu invitante la grotte à première vue… on doit faire preuve de foi et de confiance si on veut s’y aventurer… mais parfois, c’est là que la vie nous amène… si on cherche habituellement à s’élever, à prendre de l’altitude, parfois la vie nous tire vers le bas, elle nous y attire… parfois le voyage passe par là…

bien sûr, la grotte est davantage un concept qu’un lieu physique… néanmoins, dès qu’on ferme les yeux, là qu’on se retrouve dans un premier temps quand on plonge en soi…

au début, tout est noir, on n’y voit rien, on avance à tâton, ou encore on fait du surplace pour un moment… puis, peu à peu, une petite flamme apparaît, jaillissant au coeur de la noirceur initiale…

faible et vacillante au début, cette petite flamme prend graduellement de la vigueur…

parfois, un coup de vent vient l’ébranler, semblant même la mettre KO temporairement, mais toujours elle jaillit, et rejaillit… de nulle part… toujours ici… de ce lieu mystérieux d’où l’on vient et où l’on retournera, au plus profond de l’âme… au coeur du mystère…

si on craint d’y entrer pendant un bout de temps, éventuellement, on n’a plus vraiment le choix de pénétrer dans cette grotte symbolique… au coeur de soi… symbolique mais aussi très réelle…

malgré la peur, le froid et malgré l’inconnu, on finit éventuellement par se laisser descendre en soi… on s’y glisse, avec respect, avec précaution car l’entrée du tunnel est étroite… mais comme un entonnoir inversé, la suite du chemin devient plus spacieuse, et graduellement plus familière… on y avance pas par pas, respiration par respiration… en fait pas certain, qu’on y avance tant qu’on y descend…

au début, on est insécure car nouveau terrain d’exploration… besoin d’instinct, de senti, de délicatesse… puis on reconnait lentement mais sûrement certains escarpements car on a déjà cheminé en ces contrées intérieures, même si on ne s’en souvient plus, ou pas toujours… on y nage plus qu’on y marche, on y cale plus qu’on y vole… au début du moins…

le concept de la grotte est symbolique évidemment… mais en même temps, il représente bien un certain chemin intérieur à parcourir…

comme on dit en anglais, as above so below… semblerait qu’on ne peut monter plus haut qu’on se permet de descendre…

avant de pouvoir penser s’élever au-dessus de la mêlée humaine, au-delà de l’âme incarnée en corps, aussi important de plonger en soi… qu’on le veuille ou pas, parfois la vie nous entraîne par en bas

et parfois, il faut partir down there pour atteindre les cieux… les deux pieds ancrés dans l’inconnu, aux racines de son être, dans le terreau de son âme…

pas un chemin facile ni toujours confortable, mais en persévérant, on réalise en effet qu’un certain trésor réside là… patience, persévérance et foi… un pas à la fois… pas un chemin nécessairement facile, mais parfois inévitable… et récurrent…

comme le veut la petite histoire, alors que l’on cherche partout en dehors de soi la clé du grand mystère, voyageant le monde entier, on dit que c’est en notre propre coeur que cette clé a été déposée… mais pour la trouver, il faut avoir le courage de plonger…

une fois de temps en temps, la vie nous invite à explorer ce fond, notre monde inconscient, notre grand mystère intérieur… comme une inévitable force de gravité, parfois la vie tend vers le bas… vers le centre de soi…

au-deça de la tête, se trouve le coeur… et pour l’atteindre, il faut parfois creuser en soi, il faut parfois fermer les portes du monde extérieur que sont nos yeux, et se laisser aller dans les profondeurs de son âme…

ce mystérieux chemin que certain(e)s d’entre nous parcourons ces temps-ci…

avec le plus de présence possible, avec lucidité, les yeux et le coeur ouverts, en toute humilité devant ce grand mystère qu’est la vie…

bon voyage si c’est par là que le chemin vous mène ces temps-ci…

novembre sul neutre

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••• les zultimes chroniques – 6/11/19

traduction: il existe une facette de vous que la plupart des autres ne voient pas… cette facette de vous a besoin de vous… elle requiert votre conscience, votre reconnaissance, votre amour, et elle doit être neutralisée pour que vous puissiez croître… – Rob Reynosa

densité existentielle chronique ces jours-ci… on parle du fond… du fond de moi, le même fond que le vôtre… fond d’automne, mood de novembre, l’avant hiver… ce in-between entre les sandales et les bottes d’hiver et raquettes…

ce twilight zone saisonnier… ces pré winter blues qui teste les craques de notre armure… et comme Noël et le reste, ça arrive rien qu’une fois par année… mais passage particulier s’il en est un…

jouer avec les mots et discourir littérairement allège l’atmosphère intérieur en ce blanc matin ici… ça met du vent dans le cerebelum, de l’air crèmefouètté dans le moral, de la broue dans le toupet… et toupet or not toupet n’est pas du tout LA question right ? peu importe la réponse… chauve qui peut…

ce matin, j’ai décidé de jouer avec cette citation qu’une amie m’a envoyée hier (Hi H ;-) même si je ne sais pas vraiment ce qu’elle veut dire, pas plus que je ne connais ce Rob Reynosa…

c’est qu’elle m’a titillé cette citation… que peut-elle bien vouloir dire ?

voyons-là en trois temps…

il existe une facette de vous que la plupart des autres ne voient pas…

on ne peut nier qu’une facette – au moins une mais sûrement plus d’une non ? – de chacun(e) de nous existe, une facette que l’on ne veut pas trop trop montrer, ni même voir soi-même, parfois même on ne sait même pas que cette facette existe… ce que l’on nomme habituellement l’inconscient… vaste programme…

parfois j’ai osé montrer cette facette de moi ici… et là… mais pas trop… discrètement, avec une certaine censure… quand même, encore un égo orgueilleux chatouilleux le chroniqueur…

jusqu’à maintenant, rien de trop intrigant dans cette citation…

cette facette de vous a besoin de vous…

oups ici ça commence à questionner… pourquoi cette facette – qu’on ne décrit pas vraiment –  aurait-elle besoin de nous ? en fait, pourquoi une facette n’aurait-elle pas besoin de nous ?

quelle facette ? et quel besoin ?

facette fragile ? hideuse ? trompeuse ? hypocrite ? allez savoir…

j’imagine que chacun chacune doit voir pour lui/elle même… je ferai de même… comme chacun(e) de vous je suis certain…

elle requiert votre conscience, votre reconnaissance, votre amour, et elle doit être neutralisée pour que vous puissiez croître

c’est avec cette phrase qu’on peut imaginer que cette facette est fragile, enfouie, qu’elle a peut-être été blessée et enfouie, si elle requiert conscience, reconnaissance et amour… mais en même temps, toutes nos infinies facettes ont besoin de conscience, de reconnaissance et d’amour non ?

comme tout, comme toute chose, comme tout le monde… tout a besoin de conscience, reconnaissance et amour… car tout est conscience, reconnaissance et amour… avec une emphase sur l’amour…

mais le terme qui me titille le plus est neutralisée…

si elle doit être neutralisée pour que l’on puisse croître, on peut supposer qu’elle a une connotation négative, ou du moins limitative… OK I can buy that mister Reynosa…

mais en même temps, ne dit-on pas que tout est parfait ? que chaque chose est à sa place et en son lieu ? que tout nous est révélé au bon moment, en temps et lieux, lorsqu’on nous sommes prêt(e) à le voir ?

et quant à croître, je ne suis certain de rien, mais il me semble que le but du jeu de cette petite et grande existence n’est pas tant de croître, mais plutôt de rétrécir, revenir à l’essentiel en soi… à tendre vers l’espace en soi ou plus aucune facette ne tient, où plus aucune facette n’existe car nous sommes multidimensionnel(le)s…

cet espace où seul l’observateur/trice existe… en fait, même pas de genre là, seul le processus d’observation existe… me semble…

mais peu importe le nombre et les qualités de nos facettes pour le moment, on se doit de les assumer et de se les approprier… avant de prendre une distance et de s’en dissocier car aucune facette ne nous définit essentiellement…

de toute façon, novembre nous offre l’occasion de nous révéler à soi-même certaines facettes qu’on ne voit pas nécessairement durant les autres saisons, simplement parce que novembre est novembre…

à nous d’oser les voir, les reconnaître, les adresser… et faire confiance que ce qui a à se révéler le fera au bon moment… foi et confiance requises…

alors à nous aussi de sortir le miroir, d’ouvrir nos yeux et notre âme, de même que notre sincérité et courage… car ces deux qualités sont essentielles dans tout processus d’introspection…

processus qui consiste à prendre responsabilité (comme dans habilité à répondre) pour toutes nos pensées, émotions et actions, responsabilité pour tout ce qui nous arrive, même si on ne voit pas toujours notre part active dans telle ou telle situation…

définitivement, novembre est tout sauf un mois neutre…

confort inconfort réconfort

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••• les zultimes chroniques – 5/11/19

parfois la vie est rock n roll

et ce rock n roll frappe à ses moments chaque membre de la commune des mortel(le)s…

en ce temps-ci de l’année calendrière, quand novembre frappe et que les jours rétrécissent comme peau de chagrin (drôle d’expression quand même non ?), les chances que l’on découvre en soi certaines zones plus heavy metal sont statistiquement parlant plus fortes qu’au coeur de juillet… juste comme ça la vie… l’ombre appelle la lumière… peut-être pas seulement à cause des feuilles que les anglais appellent l’automne fall…

l’automne, par définition, est aussi un retour à soi, une chute en soi… pas chute comme dans tomber, chute comme dans atterrir dans le plus profond de soi…

chut aussi, comme arrêter de parler, chut comme dans arrêter de tenter de comprendre et d’expliquer à autrui hors de soi le problème avec un certain inconfort…

simplement dire oui à ce qui est…

et arrêter de courir comme une poule sans tête à la recherche d’un raccourci extérieur hors de ces zones plus denses et sombres en soi… on sonne la fin du divertissement et le début de l’investissement de ces zones…

et alors oser aller plus profondément en soi, les accueillir, comme dans explorer tous ses racoins les plus cachés, surtout ceux qu’on ne voudrait pas voir, fouiller…

oser l’apnée du sommeil de ses ombres et plongée sous-marine intérieure… même en mer houleuse… surtout en mer houleuse…

oui, bien sûr que je parle pour moi, on ne parle toujours que de soi anyway comme le dit Betty, mais je sais aussi que je ne suis pas seul à vivre ceci en ce moment particulier de l’année et de la vie… car vous êtes quelques-un(e)s à me le laisser savoir en privé…

alors bien heureux et bienheureux de pouvoir faire sentir à quelques-un(e)s parmi vous qu’ils/elles ne sont pas seul(e)s à vivre un certain inconfort automnal…

même si parfois on se sent seul à vivre cette plongée, nous sommes tous et toutes membres de cette commune des mortel(le)s… tous et toutes des mortel(le)s commun(ne)s, et comme tout le monde, des êtres uniques aux prises avec notre propre dynamique interne… tous et toutes seuls et ensemble…

chacun chacune sa propre inside job à faire… et personne d’autre que soi ne peut la faire à notre place…

car ni faible ni problématique de sentir ses propres failles… au contraire, il en faut du courage pour aller au coeur de soi en cours de tempête… d’ailleurs, il serait fou de penser que l’on pourrait éviter ces espaces en soi…

d’ailleurs, coeur et courage tirent leur racine de la même source… là que réside le coeur du monde…

comme le dit madame Padovani up there, le refus de l’inconfort est le plus grand des inconforts… dès qu’on dit oui à ce qui est, même l’inconfort n’est plus si inconfortable… même l’inconfort peut devenir semi puis full confortable…

car l’inconfort est juste du in confort, ici, là, si cela qui est présent en ce moment… juste inconfort, juste de l’inconfort… comme dans justesse, comme dans justice… juste de l’inconfort… comme quelque chose à fouiller, à investiguer… comme un fil à suivre vers plus grand que soi…

peu importe ce que la vie nous présente, simplement dire oui et y faire face… même quand c’est difficile, ardu, étroit, respirer et accueillir, faire face et prendre sur soi, prendre en soi, et faire sien ce moment… chaque moment, un moment à la fois…

et, éventuellement, continuer de chercher à trouver la paix au centre de cet inconfort lorsqu’il se présente à soi…

non pas rationaliser et justifier, non pas le parler à l’extérieur de soi (talk it out), non pas tenter de le sortir de soi, mais simplement le sentir, l’accueillir, demeurer ouvert(e) aux messages que cet inconfort tente de nous révéler… un fil doré vers le coeur de soi…

L’éclat de la lumière qu’un être est capable de tirer de soi en se meurtrissant aux silex de la route, se mesure à l’épaisseur de la nuit, à la profondeur des abîmes dans lesquels il peut avancer sans sombrer.
– Raymond Abellio – Les yeux d’Ezéchiel sont ouverts–  via Jean Gagliardi

 


ci-bas, quelques mots d’Osho, et quelques notes tibétaines…
à propos de l’amour, de la souffrance et de la voie vers l’extase…


des branché(e)s dé branché(e)s

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••• les zultimes chroniques – 4/11/19

3 jours sans courant ici… pensées pour ceux et celles qui en sont encore privé(e)s… et remerciements pour les gens d’Hydro, rien de plus sexy qu’un camion HQ parfois…

3 jours sans courant mais surtout 3 jours sans internet… 3 jours en circuit fermé, 3 jours dehors, 3 jours de hors ligne… 3 jour débranchés du grand fil invisible… oui fifi… atomes crochus libres d’attache virtuelle…

ah quel délice…

un peu comme passer de 150 km à l’heure à 20 subitement… après un petit temps d’adaptation, quel soulagement de se faire couper ainsi le cordon oui wifical… comme si les fenêtres du monde rétrécissaient pour mieux voir le monde autour de soi… plus vrai, plus concret, plus lent surtout…

jamais un changement d’heure n’a été aussi confusionnant… que le soleil pour nous rappeler que le temps passe et repasse nos plis…

avec un poêle à bois, des ronds à propane, une back house extérieure, que l’eau qui pose petit problème… mais avec quelques contenants de 18 litres en réserve, tout coule comme de l’eau de souche…

quel délice que de vivre ainsi unplugged…

et en même temps, désormais presqu’incontournable de l’être de façon permanente si on veut communiquer avec le reste du monde… un cell. a ses limites…

quoi que ces quelques jours m’ont vraiment titiller à l’idée de couper le fil qui n’existe même pas, le fil invisible des humains tout aussi invisibles… envie de devenir l’homme invisible perdu dans l’espace (retour clin d’oeil sur nos émissions fétiches d’antan pour les un peu plus vieux d’entre nous)… soyez les bienvenu(e)s 😉

ce week-end, malgré la panne, deux amis sont venus m’aider à préparer la place avant l’hiver… merci les gars… si précieuse l’amitié… on a – presque – tout fait… même sans power… avec beaucoup de pouvoir et de vouloir humain…

cette panne m’amène à réflexion quant à se débrancher… pour le meilleur et pour le pire… après été un prof virtuel et en ligne depuis 12 ans, je tirerai la plug virtuelle dans 2 mois en ce domaine… déjà en soi une étape importante… et ces 3 derniers jours m’ont fait miroiter l’idée d’en déplugger un bout un peu plus long de ce sans fil, ce fil sans toujours de dessein clair…

nous sommes des branché(e)s vous et moi… la preuve ? pour la grande majorité, on a une relation strictement virtuelle – plus ou moins régulière – ici depuis des années, mois ou semaines… sans la grande plug au fil perdu, on ne se frôlerait même pas, ni n’aurions ainsi contact… importante relation quand même…

alors ces 3 jours hors fil ont semé en moi une soif de tirage de plug… à voir ce que la réalité fera de cette graine d’intention qui doit se confronter à la réalité du fil sans fil tendu entre les humain(e)s… 

d’ici là, je continuerai à légèrement déblatérer virtuellement ici… sur mes oh ! et mes bah… pieds nus dans mes pantoufles et dans mes bas… de laine ou de cotton… car l’important c’est le fil… avec ou sans…