Archives pour la catégorie les chroniques d’un nôbodé

doutes et questionnements

♥♥♥ – 27/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: le fait de questionner et de douter des compagnies et entités les plus frauduleuses au monde ne font pas de vous un(e) «anti quoi-que-ce-soit»… pas plus que ça ne fait de vous un(e) conspirationniste… en fait, questionner EST et devrait être la tâche de la raison… le fait que questionner soit devenu tellement tabou, devrait, en fait, nous faire peur

depuis un an, on questionne beaucoup… on questionne tout… les stratégies de contrôle, les libertés brimées, les abus des dirigeants, la réelle amplitude de la pandémie, etc…

on questionne à peu près tout, sauf soi-même dans le plupart des cas… de même qu’on a tendance à faire confiance aux sources qui font notre affaire… car notre questionnement vise souvent à nous convaincre que l’on sait… biais d’interprétation…

et pourtant…

on dirait que plus on questionne, moins on sait…

car que sait-on ? que sait-on vraiment ? avec certitude ? nos sources sont devenues tellement nombreuses et toutes susceptibles d’être fake… car nous sommes réduits à vivre à-travers nos écrans… réalité virtuelle et relative…

mais à force de questionner, finalement, que sait-on de plus sur une prétendue vérité, sur LA réalité ? que sait-on de plus sur nous-même ? comme sur le sens de la vie ? poser la question ne solutionne rien…

alors, les questions perdurent… et tournent en boucle dans la cage du hamster cosmique…

car aucune certitude, ni à-propos des choses du monde, ni à-propos de soi-même… toujours des doutes au coeur, en tête, et tout le tour de la terre…


on dit que la principale différence entre les animaux et les humains réside dans notre capacité de penser, de réfléchir, donc de questionner…

à voir les dommages qu’on fait subir à la terre et les injustices que vivent nos frères et soeurs les plus nécessiteux, pas certain que cette capacité de penser et de questionner soit une bonne affaire… si elle pouvait seulement se traduire en une répartition juste et équitable de la richesse… on peut toujours rêver…

ainsi qu’arriverait-il si on éliminait toutes les questions hypothétiques ?

la question se pose et se répond à elle-même… ou pas… 😉


on peut penser autant qu’on veut, ou qu’on peut, mais il y existe plus de pensées que notre capacité de penser peut soutenir… les pensées nous surpassent, et nous surpensent


comprenons par ceci que nous ne vaincrons jamais la pensée… alors humilité et observation… pour trouver la paix du coeur… et de l’esprit…

en cette semaine de relâche, capitulons… car vient un temps où rien ne fait plus de sens que de capituler dans l’amour


paix et amour…

paix – d’esprit – et amour – au coeur…

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Si je suis pour mourir, la meilleure façon de me préparer est de calmer mon esprit et d’ouvrir mon cœur. Si je suis pour vivre, la meilleure façon de me préparer est de calmer mon esprit et d’ouvrir mon cœur.
– Richard Alpert, alias Ram Dass (1931-2019) via Rikki

vrai et faux

♥♥♥ – 26/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: la vérité est la vérité même si personne ne la croit… un mensonge est un mensonge même si tout le monde le croit

si vrai… et si faux aussi…

il ne nous reste seulement qu’à déterminer ce qu’est la vérité et le mensonge… simple détail… ou devrait-on dire les vérités et les mensonges car parait que chacun a les siens, propres et bien à lui et elle… que plusieurs ne veulent surtout pas voir bouleversés ni remis en question…

pourtant, personnellement, je ne pense pas qu’il n’existe rien de telle qu’une vérité ou qu’un mensonge… il existe des vérités ET des mensonges… et le même fait peut être autant l’un que l’autre…

ainsi vérité et mensonge ne sont pas exclusif, pas l’un ou l’autre… l’un et l’autre… les deux existent en même temps et au même endroit…

que diverses perceptions, croyances, idées etc… d’une même vaste réalité très diverse et relative selon chacun et chacune… tout étant vrai et faux par ailleurs…

alors pour ce qui est de LA vérité ou DU mensonge, on repassera…

car désormais, il existe de vraies fake news… et de fausses vraies nouvelles… et plein de nuances entre les deux… selon qui publie, qui lit et qui interprète les plus ou moins vraies intentions aux propos…

et les quelques lettres qui forment ces deux mots ne sont que des concepts arbitraires et fluctuant dans le temps et dans l’espace…

et un concept n’existe pas sans l’interprétation qu’en fait une personne humaine, avec son lot de croyances, d’expériences, de capacité intellectuelles, d’émotions et de sensations, etc… qui viendront moduler ces concepts…

ainsi, si la vérité et le mensonge ne sont que des concepts qui flottent en l’air, qui peut prétendre les revendiquer ?…

vrai que tout le monde vieillit et finit par mourir…

vrai que l’on vit une situation unique actuellement…

vrai que la distribution de la richesse est inégale…

vrai que certains interprètent la réponse du gouvernement face à la situation actuelle comme un abus de pouvoir, d’autres comme une crise de santé publique à laquelle on doit faire face…

vrai que les compagnies pharmaceutiques sont particulièrement très actives (et leurs directions probablement très heureu$e$) depuis quelque temps…

vrai qu’on ne peut sortir de chez-soi après 20 h sous peine d’amendes…

vrai que plusieurs ont peur ces temps-ci, certains de la perte graduelle de liberté, d’autres du virus… ce qui se traduit par de l’irritation, de la frustration et de la colère…

vrai que la situation actuelle suscite division et débats costauds…

mais pour le reste ?

qui vivra verra… peut-être… et ceci est aussi vrai que mensonger… songez-y…

écrire pour ne rien dire (de particulier)

♥♥♥ – 24/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: qui veut chanter… trouve toujours une chanson… – proverbe suédois

parlez-en aux oiseaux qui ont déjà commencé à se lâcher lousses ces jours-ci en ce début de printemps naissant au pays de l’érable presque coulant et dégoûtant et si ragoûtant…

à l’image de l’image, un chroniqueur qui veut écrire… trouve toujours une image pour le starter

j’ai pris une pause récemment de ma maladie d’écriture chronique… souvent essentiel de s’ennuyer de quelque chose pour l’apprécier davantage… et pour se ré inspirer soi-même, mais surtout se laisser inspirer par la vie… souffle requis…

parlant chanson, pendant ma pause chronique, j’ai suivi un cours de composition… en anglais por favor… pour réaliser que je ne suis pas complètement fluent dans la langue du shake and bake… et apprécier que je préfère recevoir l’inspiration que de procéder par césarienne… car tout vient à point à qui sait être tendre…

alors tac à tac à tac s’est remis à taquetter de nouveau le tapageur chronique en ce lieu…

je ne vous cacherai pas que – je pense que – j’aimerais gagner ma vie grâce à l’écriture… et/ou la traduction… et/ou la rédaction quelconque… et/ou en trouvant des titres punchés… enfin, quelque chose du genre… pour ne pas dire something like that, ou whatever… pour ne pas énerver mon ami du plat haut qui haîîît ce cher franglais que j’aime tant… respire mon bro, respire, ça va passer, et me dépasser 😉

mais même si le désir d’écrire plus sérieux me titille le clavier et le cerebelum, je suis conscient qu’écrire pour du cash n’est pas nécessairement une espèce de gagne-pain en voie d’expansion… au contraire…

même chose pour la musique que je pratique en dilettante également…

décidément, il y en a qui ont le tour de choisir des carrières pas payantes… mais ainsi va la vie… comme disait ma mère – dieu veille sur son âme, et sur son fils – pas facile d’être artiste quand on est pas vedette… jamais vraiment su ce qu’elle voulait dire… mais sounds good non ?

et probablement qu’écrire sur commande est moins élevant qu’écrire pour le fun

parlant de mon ami du plat haut non-appréciateur de mon frenchglish, il m’envoyait justement hier cette éclairante citation de notre Leonard… des mots qui ré-enlignent le clavier… et le sac à mots… et qui recadre l’ambition littéraire…

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Leonard Cohen, sur la difficulté de l’écriture

Ce processus est le contraire de l’abondance, le contraire du luxe.
C’est plutôt un travail de chiffonnier.
Finalement, on arrive à trouver quelque chose qu’on peut habiter et qui peut modifier la vision qu’on a de soi-même, transformer son cœur et créer un homme autour de cette chanson, autour de ce poème.
C’est cela, écrire, c’est ce qui fait la beauté de l’écriture…

– Leonard Cohen dans Brierre, Jean-Dominique et Jacques Vassal, Leonard Cohen par lui-même, Paris, Le cherche-midi, 2014, p.162-163
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si je ne saisis pas totalement ce qu’est habiter ce quelque chose qu’on écrit, je retiens toutefois des mots de Lenny qu’écrire peut modifier la vision qu’on a de soi-même, transformer son cœur et créer un homme autour de cette chanson, autour de ce poème.

principalement pour cela que depuis 9-10 ans et 2 500 et quelques chroniques plus tard, je tape encore sur mes touches, mes touches à tout, distribuant mes petites mouches à feu… ne sachant jamais ce qui va sortir du grand sac à surprises caché en moi, ce sac à lettres de mon grand jeu de scrabble intérieur…

écrire pour se polir, se raffiner, se dé couvrir… car lorsqu’on écrit, on se montre, on se dit, on se dévoile et on lève les voiles sur une mer de découverte… striptease littéraire de son âme… et de ce qui la recouvre… et souvent on écrit pour se délester d’un surpoids… obésité existentielle et régime d’amaigrissement de l’âme…

ainsi, comme le dit mister Leo, écrire peut modifier la vision qu’on a de soi-même, transformer son coeur et créer un homme autour de sa chanson, ce poème

au fond, on écrit non pas tant pour être lu par autrui que par soi-même… lu et encore plus relu car lors de la relecture de ses propres mots, on se re découvre… de nouveau… comme si on mettait à l’extérieur de soi – propre du mot extase – et qu’on se regardait d’en dehors de soi… nice to meet me…

on écrit donc surtout pour soi, parce que quelque chose nous pousse au cou…

et bien sûr qu’on écrit aussi un peu pour être lu par autrui… désir de connexion… mais qu’on soit lu ou pas, ou peu, ou pas du tout, secondaire mon cher Datsun (inside joke pour les plus vieux parmi nous, miow miow 😉

même s’il aime les ptites vites matinales, chronique chez lui, votre humble chroniqueur aimerait bien se trouver un objet autour duquel écrire plus longuement… plus en profondeur… écrire et discourir à plus longue échéance… écrire à long terme… écrire au long saut… aller au fond de quelque chose… même si on écrit toujours du fond de soi-même…

car si comme l’affirment les bouddhistes, la colère se cherche toujours un objet, l’écriture aussi… mais peut-être que l’objet est justement le sujet ?

alors si jamais l’objet ne se laisse pas trouver, je ferai comme les oiseaux de l’image coiffant cette chronique… et je continuerai à pitpiter

et comme le chat au pied de l’arbre, j’attendrai bien patiemment 😉

vivre sur des oeufs

♥♥♥ – 24/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

mise en garde : cette chronique pourrait offenser quelqu’un ou quelqu’une… notamment les défenseurs des oeufs à la douzaine… mais avec le gros du centre, on est presqu’au compte…

c’est la succulente chronique pas baveuse du tout (pour rester dans le langage aviaire) de Josée Blanchette de vendredi dernier dans le Devoir (lien ci-bas) qui m’a inspiré dans la ponte de mes cocos slow mots brouillés ce matin…

je partage le feeling – et les mots sunny side up – de JoBlo sur la situation actuelle…

car l’indignation règne en reine de la basse-cour ces temps-ci…

eh qu’on a l’indignation en bonne santé ces jours-ci… le monde a la coquille molle et on semble interagir sur des oeufs… handle with care…

en fait, l’omelette sociale que nous formons dégoûline d’indignation ces temps-ci… ça doit être un virus… Cocovid exposant douzaine…

on s’indigne à propos de tout, mais surtout à propos de rien… souvent de façon eggs/agérée… presque eggs/tatique… en tous cas egg/citant… ôde aux noms de restos de déjeuner doutoeufs… vivement qu’ils rouvrent pour qu’on y décocolérise… mais on ne fait pas d’Homme laite sans marcher sur des oeufs, ni de Femme d’ailleurs, pas de sexisme ici… car on a des oeufs tout le tour de la terre indignée…

en tous cas, ça jacasse dans la basse-cour des réseaux asociaux, grand poulailler aux grandes gueules de loups, comme dans les basses-cours où pulullent les folles poules à lier et leurs commentaires sur les médias en masse, tout le monde a dorénavant un porte-voix pour énoncer son indignation…

vomis d’opinions d’hiver pandémique… cot cot cot phonie publique et impudique…

d’ailleurs certains – les plus chickens – les crachent sous un faux nom à compagnie à numéro leurs opinions qui se mêlent souvent dans leurs oignons… propos rock n throlls pas très à propos… et pas de tout repos du tout…

souvent eux qui caquettent le plus fort derrière leur cape de plumes d’invisibilité anonyme…

vous en voulez une preuve de la prévisibilité réactionnaire ? faites juste prendre position publiquement et catégoriquement pour ou contre quelque chose – whatever – et attendez quelques minutes… les oeufs devraient arriver rapidement… pourri, pourri…

certains se plaignent qu’on ne puisse plus rien dire désormais… parlons-en aux Chinois pour voir 😉

ici on se rend jusqu’en Cour suprême pour protéger notre droit de pouvoir dire n’importe quoi, ce que certains ne se gênent pas de faire allègrement mais avec très peu d’alegria…

ici on utilise le droit d’injustice pour défendre le droit de rire et d’insulter n’importe qui, même des enfants handicapés, jusqu’à souhaiter leur mort… libarté d’exprassion… come on mon Mike… votre honneur en insultant le petit Jerémy, mon client lui reconnait le droit d’être égo à tout le monde… comme on Julius

quiche, jusqu’où on va aller à être ainsi baveux ?

en fait, on peut tout dire, plus que jamais en fait, mais on peut de moins en moins nommer les choses, ou les gens… trop c’est comme pas assez…

notamment les vieux (voir texte de Jocelyne Robert ci-bas), les gens de minorités visibles, les premières nations et autres tutti quantti et objets de débat difficilement nomables… difficile de tout simplement nommer les choses et les gens de maintenant, comme ceux et celles d’avant… on veut même éditer le passé pour ne pas offenser…

si on peut tout dire, plusieurs le font et ne se gênent pas… tout, mais surtout n’importe quoi… les mots sont de plus en plus délicats mais en même temps de plus en plus gros… et grossiers… et bonifiés d’Émoti-cons de caca… oui ma coco…

décidément, ce virus a un bien drôle d’effet sur nous… en ne pouvant plus se voir autant qu’avant, nos rapports se sont déplacés dans nos écrans… Zoom, beam me up Cotty Cotty

la vie est devenue base-cour virtuelle… et on dirait que désormais, les autres n’existent plus, plus vraiment du moins – avatars va – et que tous les mots sont permis, et en même temps honnis… car derrière notre écran, nous sommes invincibles… mais en même temps, tous et toutes une cible…

désormais on peut tout dire, et certains les disent tous, et en même temps, on ne peut plus rien dire… paradoxe quand tu nous – con – tiens…

allez… indignedigne pow pow…
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texte de JoBlo
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/595510/scusez-si-je-derange?fbclid=IwAR11hEl1taL8a-enpwYvJ2ovp2ptotCCRFQNtcOcDIWr–cw6mpaPD5oxgQ

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excellent texte de Jocelyne Robert sur l’âgisme
https://www.lapresse.ca/societe/2021-02-24/vieillir-avec-panache/la-revanche-des-vieux.php?fbclid=IwAR0xlTjYOD-Sqqs9UV2B4_xYafJgWWS6kYPm3Wj6je-nLGisZHuraRi0hEs

par les yeux et la bouche des femmes

♥♥♥ – 23/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: en ce qui concerne l’avenir de l’humanité, nous faisons confiance à des hommes brillants en technologie mais qui manquent absolument de sagesse… laissons ces hommes développer la technologie mais remettons à un conseil de grands-mères la tâche de décider si et comment cette technologie sera mise en place pour le bénéfice du plus grand nombreon ne peut plus laisser de jeunes «nerds» mener le jeu… – Ava Park

personnellement, j’ajouterais aussi quelques sages hommes tels Edgar Morin, Noam Chomsky et Hubert Reeves au conseil décisionnel des grands-mères…

mais, en effet, beaucoup plus de femmes, jeunes comme matures, devraient être incluses dans les prises des décisions à grande échelle de portée… celles qui nous concernent tous, telles les enjeux de distribution de la richesse, du respect de la terre et de la prise en charge des programmes sociaux…

le monde a clairement besoin de virer féminin… et d’inclure les gens qui ont beaucoup vécu, ceux et celles qui ont beaucoup de vécu sous la jupe et derrière la cravate…

car en effet, les femmes sont nos mères et nos grands-mères, celles qui voient plus grand et plus loin que leur nombril, celles le plus souvent concernées par ce qui est juste et bon pour tout le monde, le mieux adapté au bénéfice du plus grand nombre…

on ne doit pas enlever quoi que ce soit au génie des grands garçons photographiés ci-haut, car ils ont définitivement certaines qualités, qualités certaines, mais l’élan qu’est en train de prendre nos sociétés dites modernes ne devrait toutefois pas leur revenir… pas de façon aussi importante du moins… peut-être que leur mère – et leur grand-mère – devrait leur parler un peu 😉

car les ptits gars en mènent trop large en ce moment…

comme le système financier en général d’ailleurs qui est clairement trop mâle et ambitieux et pas suffisamment concerné par le bien-être de notre mère à tous, la terre, ni par le besoin des plus nécessiteux parmi nous…

alors vivement plus de vieux et de vieilles comme consultant(e)s, comme guides, comme mentor(e)s… et plus de femmes en général en politique, sur les CA et les comités de direction… plus de féminin aux commandes…

et les boys dans leurs domaines d’expertise… que là… jusqu’à ce qu’ils vieillissent un peu, qu’ils maturent et qu’ils voient plus large

ci-bas, superbe hommage aux femme de la part de Grand Corps Malade…

révolution de solidarité

♥♥♥ – 21/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

écoutez ça lecteurs/trices… ben oui, en anglais… mais le langage du coeur.. avec des images… qui parlent, qui crient…

le gars a du punch… les images aussi… et les faits parlent d’eux-mêmes…

le gars – Aubrey Marcus – dit les vraies affaires… défend les causes essentielles pour lesquelles on devrait s’offusquer plutôt que nos caprices de conforté(e)s occidentaux… les enjeux fondamentaux à la base de la vie sociale…

j’ai posté sur mon mur FB hier et un seul like… car ces choses on ne veut pas trop les entendre, encore moins les voir…

alors que les jokes sont multi likées

pourtant…

je sais… grosse job que d’affronter ça, que de s’y frotter… nous les privilégié(e)s parmi les privilégié(e)s à la couenne molle et plus que choyé(e)s… au moins apprécions-le…

mais si c’était notre enfant ? nos enfants ? nos frères, nos soeurs ? nos parents ? nos vieux… nos ami(e)s… que nous au fond…

ici en particulier ?

ceux et celles pour qui le racisme systémique n’est pas qu’un débat linguistique mais une réalité quotidienne vécue depuis longtemps… car pour connaître cet enjeu, il faut être un peu différent de ceux qui ne voit aucun racisme dans le système nerveux ni social…

mais ce vidéo pointe exactement ce que l’on aimerait mieux ne pas voir, ni savoir.. ce que l’on veut moins connaître ni reconnaître…

pourtant…

alors pourquoi on ne parle pas des gens qui ne mangent pas ? qui n’ont même pas de briques qu’ils et elles peuvent appeller home ? les négligé(e)s parmi les négligé(e)s ?

et si on remettait les priorités en première place… tout le monde ensemble…

là la vraie révolution…

je sais, plus facile à dire qu’à changer…

à suivre…

solidité fragile & solide fragilité

♥♥♥ – 19/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

la vie est une grande roue… qui repose sur bien peu de certitude et de solidité réelle…

surtout si on veut préserver quoi que ce soit de façon permanente…

on s’en rend compte depuis un bout de temps… comme en ce moment… et pour un bout encore probablement…

toutes nos certitudes et nos plans futurs sont up in the air… en suspens et en suspension…

la réalité de nos croyances repose sur une base aussi peu solide que la grande roue de la photo ci-haut… aucune garantie dans les apparences…

si on pouvait seulement faire la paix avec l’idée que tout est temporaire, impermanent… et illusoire… car rien d’aussi clair et apparent qu’il ne le semble… que des perceptions, des apparences d’intérêts confits…

quand on affirme que c’est ça qui est ça, est-ce que ça est aussi ça que ça ? tant que ça ?

la question se pose…

sommes-nous même réels et «pour de vrai» vous et moi ? existe-t-on ?

ces questions se posent aussi…

car peut-être seulement une grande roue illusoire cette prétendue réalité apparente ? qui tourne et tourne… et qui repose sur quelques bouts de bois empilés…

il parait qu’il n’existe aucune certitude ni sécurité ultime en ce bas monde…

peut-être bien finalement que la seule certitude soit l’incertitude, l’inconnu, l’innatendu…

allez, bon vendredi matin, midi, après-midi et peut-être plus… car même pas certain qu’on se rende à ce soir… comme à chaque jour…

alors apprécions notre fragilité…

lettres – et mots – d’amour

♥♥♥ – 18/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

a comme dans amor amor amor… et ainsi de suite… et b et c et d…

celles-ci ne sont que quelques-unes de mes premières lettres de l’amour… et ce matin on ira jusqu’à Z and back… et de retour à A… et en boucles… et en zig zag… entre les lettres et les lignes… en minuscule et en MAJUSCULE…

on se plongera le nez, l’âme et le reste du corps full on dans l’amour… avec un grand ou un petit A…

écrire avec des lettres d’amour pour renverser la vapeur du négativisme ambiant…

car ça pue la haine sur les ondes ces temps-ci… nausée abondantes les lettres et les mots en circulation d’une façon générale… on dirait que le monde va mal car ça écrit mal de toute part autour ces temps-ci…

à ceux et celles qui, plutôt que de partager des lettres et des mots d’amour, d’amitié et de soutien, ne font que déverser sur les ondes des lettres et mots de haine, de mépris, de critique, je vous plains…

car l’amour existe bel et bien… comme l’amitié, l’humanité, la compassion et l’empathie… et le reste de ce qui fait de nous des êtres humains…

alors jamais ridicule d’exprimer l’amour…

à vous qui ne faites que cracher votre venim alphabétique – drôle de bête tique – je trouve que vous devriez tenter de faire dans l’amour avec vos lettres et vos mots plutôt que de toujours trouver des puces chez les autres ou chez les choses… et de répandre du beurk et du ouach… et de la crainte, et du repli sur et en soi chez autrui…

car premièrement, les autres n’existent pas… pas vraiment du moins… car comme tout ce qui se trouve à l’extérieur de soi, tout ce que l’on voit et choisit de regarder, contempler et porter notre regard sur n’est toujours qu’un miroir de qui nous sommes… qu’un reflet de nous-même…

ce sur quoi on choisit de faire porter notre regard nous renvoie toujours à soi… et ce de quoi on se nourrit – alimentairement, émotivement, médiatiquement et intellectuellement – devient ce que nous sommes et qui nous serons…

alors plutôt que de toujours pointer ce qui ne fonctionne pas chez autrui, ou dans le monde, de chercher la bibitte et le bug, regardons plutôt ce que l’autre fait de bon, de beau, du mieux qu’il et elle peut… comme on voudrait que les autres fassent avec nous au fond… car nous faisons tous et toutes du mieux que nous pouvons… et malgré la situation ambiante actuelle, nous sommes des privilégié(e)s… alors cultivons la vie…

pour moi, un truc qui fonctionne pour demeurer capable de voir le mieux chez autrui est d’imaginer que les autres, chacun et chacune des autres, sont mes enfants, mes parents, mes frères et soeurs, mes ami(e)s…

car


je pense qu’être légèrement en amour avec nos ami(e)s – et nos proches en général – fait partie intégrale du fait d’être vivant(e)… ainsi, je pense que mes ami(e)s et mes proches sont les gens les plus formidables au monde et ceci n’est qu’une simple vérité

j’aime le slightly de cette citation… car pas besoin que ça soit heavy l’amour, ni celui de toute la vie pour l’éternité… l’amour peut être léger et dans le moment… tout simplement… un amour fraternel, amical, soutenant…

ainsi, en imaginant tout le monde comme nos ami(e)s, notre regard s’adoucit, devient plus léger, plus acceptant… et le monde devient automatiquement bon… malgré quelques truands in between

le fait de choisir de voir le monde comme un grand terrain de jeu et un laboratoire humain en cours d’expérimentation où chacun chacune fait du mieux qu’il et elle peut pour apprendre les leçons du moment aide à mieux vivre…

car toujours notre choix notre perception du grand verre d’eau out there… il peut être à moitié plein, à moitié vide, ou deux trop grand, mais il n’est que comme il est… on peut le faire tendre à devenir meilleur, mais pour le moment, que comme il est est… ni mieux, ni mal, ni meilleur, ni autrement… comme tous les humains qui le composent…

si on veut voir l’amour, et le projeter sur le monde, ainsi soit-il et le sera-t-il…

toujours notre choix…

oui bien sûr, il existe des choses effrayantes en ce bas monde et des êtres plus que questionnables…

mais contrairement au scrabble, on peut choisir nos lettres dans la vie… et nos lunettes… et les miennes sont multicolores, et ont des filtres amoureux, amicaux, humainement soutenant et compassionnés…

alors quand autrui s’exprime, recevons ses mots avec compassion et humanité… comme on aimerait être entendu(e) et écouté(e)…

et regardons comment on peut donner un coup de main plutôt qu’une claque car dans les deux cas, toujours entre nos mains…

car l’amour existe, et le ridicule ne tue pas, au contraire…

alors portons notre coeur sur nos mains…

très bon exemple ici-bas d’ailleurs…

https://thumbs.gfycat.com/RemarkableGreenAmethystgemclam-size_restricted.gif?fbclid=IwAR23I7sqeijlNLQsuThgeuxLl6ouCJuuZ5mraEOQ21rbsjIbXnjHDtdTxo4

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LA CLÉ DE L’HARMONIE

Je souhaite Harmonie, Amour, Vérité et Justice à tous mes frères et soeurs.

Avec la force recueillie des vibrations silencieuses de nos pensées nous sommes forts, en bonne santé et heureux, formant ainsi un lien de Fraternité Universelle.

Je suis satisfait et en paix avec tout l’Univers et je souhaite que tous les êtres réalisent leurs aspirations les plus intimes. Je rends grâce au Père invisible pour avoir établi l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice parmi tous vos enfants.

Ainsi soit-il.

bienveillons-nous

♥♥♥ – 17/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: ah la bienveillance… quelle façon simple et efficace de dire à quelqu’un qui passe un dur moment que l’amour existe en ce bas monde

j’aurais pu utiliser gentillesse, bonté, amabilité, tendresse ou délicatesse pour traduire kindness… mais j’ai choisi bien veillance… simple choix éditorial… parce que j’aime la sonnance de bien veillance… sa résonnance, comment ça sonne et résonne…

j’apprécie l’idée que l’on puisse bien veiller sur autrui, veiller en bien sur lui et elle, sur eux et elles… sur les autres comme sur soi… prendre soin de soi comme on voudrait que les autres prennent soin de soi…

se donner une chance, s’accorder du lousse, à soi et aux autres… relaxer, permettre l’erreur car la plupart d’entre nous ne faisons que de notre mieux…

en ces temps de scission sociale et de tension, accepter et respecter nos différences, vouloir le bien des autres comme le nôtre… penser en groupe… et pour le groupe… pour le bien du plus grande nombre et des plus nécessiteux…

réaliser au fond que les autres ne sont que des ptits nous-mêmes à l’extérieur de soi…

car ces temps-ci, les espaces publics – surtout virtuels en ces temps tant démiques, ce qui explique en partie cela – sont devenus des zones de guerre de mots… et de plus en plus impudiques…

mais comme les mots s’incarnent et ont des répercussions bien réelles en nous, les échanges sociaux font mal, et font pas mal de mal… il faut faire attention à tout ce que l’on dit, et même en prenant soin, on risque de se faire ramasser…

c’est notamment parce que tout le monde est sur les dents, les canines ça m’a l’air 😉 et ont les nerfs à vif… nerfs pincés et coincés dans le confinement qui tisse sa trace jusqu’à l’âme de certain(e)s, avec le moral d’autres à plat et à cran…

c’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle j’ai repris l’écriture hier… à ma bien humble mesure of course…

pour semer de la bienveillance en mots dits… et de la gentillesse, de la bonté, de l’amabilité, de la tendresse et de la délicatesse… pour tenter de contrecarrer la dureté du discours ambiant…

rough and tough les mots ces temps-ci…

alors écrire pour encourager le regard sur soi et sur ses propres réactions à autrui plutôt que le bashage de l’autre… car comme le dit Ramana, l’autre n’existe pas… du moins pas vraiment… ce que l’on voit, c’est toujours du je, du soi… mais ça, pour certains, pas facile à faire… plus facile de fesser sur l’autre…

alors que tout ce que l’on peut faire dans la majorité des cas quand on réagit – comme dans réaction – c’est de remplacer la réaction par une réponse… regarder ce qui monte quand on est déclenché, quand on se met à voir rouge…

car comme on sait tous et toutes, on ne peut changer le monde, que notre perception et nos réactions en réponses… ou lâcher un peu l’écran qui ne fait que nous projeter un trop plein d’images et fictions plus ou moins réelles quand la cour est trop pleine…

alors chers lecteurs/trices, bienveillons-nous les un(e)s les autres…


“I learned that it is the weak who are cruel, and that gentleness is to be expected only from the strong.” – Leo Rosten

nôbodé’s back

♥♥♥ – 16/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

all right lecteurs/trices pas tristes du tout, me revoici me revoilà… nôbodé’s back

après une petite pause chronique d’un peu plus d’un mois, avec une légère rechute coucou de quelques mots la semaine dernière, les doigts me démangent comme on dit… alors de retour au clavier pour gosser du mot et de la lettre… et de l’impression… tac tac tac…

de retour avec une nouvelle série de chroniques intitulée les chroniques d’un nôbodé

nôbodé juste comme ça, car j’aime nommer ces petits amas de mots chroniques, et parce que comme un personnage de Sergio Leone, je ne suis personne, même si mon nom est ati…

personne de particulier du moins… et si une personne, une personne simple et ordinaire, comme tout le monde… aussi unique et différent(e) que chacun chacune d’entre nous… tout simplement…

une personne, ou personne, c’est selon, qui, comme le dit jacques dor en minuscule ci-haut, ne cherche ni ne veut rien… le simple moment tapant épatant (comme le cuir de nos souliers d’enfants d’antan) s’avérant suffisant… que la fluidité du temps qui passe… comme une vague… comme une vague impression de temps…

si pas personne, quelqu’un qui, les yeux ouverts et en toute simplicité, laisse venir à soi l’idée même de la vie, en s’y laissant prendre… un nôbodé sans mission, sans but, sans désir autre que le pur non-désir, ou tout au plus un désir passif et paresseux, un désir fainéant à l’aise dans le néant du sans temps…

prêt à accueillir chaque moment pour ce qu’il est, soit bref et passant et fuyant la permanence… cette pandémie est un excellent guide pour cela… nulle part où aller ailleurs qu’en soi…

un nôbodé réclamant aussi le droit de ne rien inventer de nouveau… alors vous offrant ces chroniques gracieusement, comme dans sans frais et sans faire mon frais, simplement pour ce qu’elles sont… petits amas de mots n’allant nulle part, autant pour celui qui écrit que pour ceux et celles qui lisent… guili guili… qu’ici qu’ici…

tout en étant sensible comme personne à la vie qui s’offre… sensible comme personne, et sensible comme tout le monde, comme toute personne… car je suis persuadé que même les durs de durs et les rough & tough sont tout mous tout mous au centre, au milieu de leur être, plein d’amour et d’affection au coeur de leur être… qu’en surface la façade de glace… mais tout finit par fondre, ou par s’effondrer…

car comme jacques dor, je considère que la vie ne fait que s’offrir à nous… neutre, belle, sans attente, sans pression, telle quelle… on en fait ce qu’on veut… ou ce qu’on peut… ou rien du tout…

contrairement à lui cependant qui affirme que d’un geste, d’un regard, avec délicatesse ou avec rage, on a le droit de cultiver l’art de vivre, plus envie d’être délicat qu’enragé… plutôt envie de regarder ce qui m’enrage quand quelque chose m’enrage… notamment les abus imposés aux enfants, les fraudes envers les personnes âgés, les profits de bidous exagérés de certains et la manque de solidarité devant l’adversité que nous traversons actuellement… car même si pas tous dans le même bateau, tous et toutes dans la même tempête…

mais pour ce qui est de l’art de vivre, oh que oui, pour cela, très envie d’être un artiste de la vie, ou du moins, de le devenir, du moins de plus en plus…

et contrairement à lui aussi qui persiste et signe jacques dor en minuscule en osant affirmer à la fin de son texte sans y ajouter la moindre signature, de mon côté, je préfère rester un nôbodé

signé un nôbodé ben ordinaire…