de faire à être ?
gros switch de perspective ça madame/monsieur…
pendant une trentaine d’années, j’ai toujours été non stop, vite vite vite, j’ai fais ben du millage, j’ai fait ben des affaires, toutes sortes d’affaires, plusieurs à la fois :
organiser et animer des ateliers et cérémonies, bacc./maîtrise/doc back to back, j’ai eu une famille, quelques jobs straight, j’ai voyagé souvent au Brésil et en Hollande, j’ai enseigné un peu partout dans la province et j’enseigne encore – dorénavant par internet, quelle belle vie quand même non ?
bref ça roulait, j’avais du succès, tout allait bien; en fait ce fut une période excitante ou tout arrivait facilement alors comment dire non quand ça se passe comme ça ?
ce faisant, j’ai côtoyé beaucoup de monde, beaucoup de beau monde de coeur, sauf que tellement pis si longtemps jusqu’à ne plus vouloir en voir un moment donné…
et depuis un bout je vis seul, tout à fait seul, tout seul… des fois je me sens seul, seul au monde, et d’autres fois pas non parce que l’univers au complet est autour et en moi… mais j’apprivoise et j’apprends… bienveillance qu’ils disent ?
faire tout ce chemin et ces projets… pour finalement me retrouver face à moi aujourd’hui, un face à face pas à peu près à part ça, dans ma petite maison dans la forêt… je dis oui à ça… même si des fois c’est dur en taba… ‘rnouche car nouveau… vertigineux par moments…
tout ce que je n’ai pas voulu – ou pas pris le temps de – voir de moi, je le vois maintenant, fret, net, sec… des fois, ouach ! mais suit toujours un : OK si c’est là, je dis oui… et on laisse aller… respirer ? bien utile… surtout l’expiration!
quand on fait des affaires dans le vrai monde, peu importe quoi, on avance par en avant, on regarde sur les côtés, à gauche, à droite, en avant et en arrière, sinon on va clasher avec les autres… ou dans les murs; on échange avec les autres, on relate, on fait du wheeling and dealing sur le plan horizontal, normal qu’on oublie un peu parfois le vertical dans nos vies…
mais quand on arrête de toujours avancer par en avant, STOP ! gros plan su’l dedans ! et là ça monte pis ça descend, entre autre parce que ça n’avance plus; on peut flyer ou gratter le fond; et il semble que la loi de la gravité s’applique ici aussi, surtout si on est pas alerte et prêt à voir ce qui se cache dans notre boîte noire. Se libérer couche par couche; même si certaines couches qui font plus mal que d’autres quand elles partent.
alors chers amis/chères amies, si il y a quelqu’un devant cet écrit, de mon clavier je vous souhaite un bon samedi après-midi…
hop ! back à la guitare… concert intime le 27 avril à Val-David si ça vous tente de venir dans notre beau village…
aho !
