Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (6)…

un message pour vous, lecteurs/trices qui ne verrez jamais ce message…

je prends le temps d’écrire – ou n’est-ce pas le temps qui me prend ? – spécialement à vous, ceux et celles qui ne liront jamais ces quelques lignes…

ceux et celles pour qui ces mots ne se rendront pas jusqu’à l’oeil… nu… ou couvert d’un verre… optique ou de contact…

des mots que vous ne verrez pas, que vous entendrez encore moins, des mots qui ne veulent rien dire de toute façon, qui veulent dire le grand rien, des mots trop petits pour décrire l’immensité et la complexité du dedans et du dehors et du tout, des mots qui vous sont destinés mais qui ne veulent que tenter de vous rejoindre sans nécessairement vouloir réussir à tout ou aucun prix… car vous êtes ailleurs… ici… là-bas… ou pas…

des mots surtout français, et quelques anglais, qui de toute façon ne sont que charabia ou musique pour vous qui n’avez aucun rapport avec Molière et sa langue, de bois ou dans le vinaigre…

des mots envoyés comme un message dans une bouteille – de bière, de coke ou de vin, votre préférence – à la mer, sans destination… mais quel hasard quand même que vous les lisiez en ce moment même non ? ça aurait été tellement facile de passer à côté… imaginez tout ce dont on passe à côté de dans la vie… des millions, des milliards de possibilités et plausabilités, une seule réalité, une seule actualité… à la fois…

des mots qui rencontrent des yeux pour leur donner vie… et qui aurait pu ne pas… être lus…

ou qui ne rencontreront jamais les vôtres car ceci est un rendez-vous manqué… voulu et planifié…

puisque vous ne verrez jamais ce message, je peux dire n’importe quoi, oublier l’essentiel, mentir, inventer, fantasmer, car de toute façon inutiles ces chroniques right ?

inutiles, donc plus qu’essentielles car sans pression d’exister, libres, free et gratuites, sans but, sans attentes, sans fonction particulière ni besoin de performance ou d’efficacité…

ne servir à rien, pour jouir de tout…. ne servons à rien…

entendez-vous le silence entre ces mots ?

tout est là, tout s’y cache, tout y est dit et révélé…

tout et rien…

à +

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