sur l’importance du contenant…
petite journée de pluie qui donne au feu toute sa candeur, petite journée de pluie qui rend aquatiquement fluide le flot des vagues de l’écriture, alors hop une deuxième chronique car mes projets rénos sont stallés pour le moment, j’ai un fantasme, rien d’osé rassurez-vous, envie de faire une expérience avec vous, du moins ceux et celles qui se rendront jusqu’au bout, c’est ici qu’on voit les vrais, je veux vous démontrer par un contre-exemple l’importance des petits paragraphes et des trois petits points, le contenant de mes mots, qui font que vous aimez me lire, jamais, parfois, souvent, régulièrement, ou pas, en ces temps de ratatinage de la capacité de rétention mnémonique (beau hein? qui réfère à la mémoire) on doit séparer les communications en petits blocs, simples, une phrase une idée, d’ailleurs pourquoi j’use régulièrement de courts praragraphes et de trois petits points (et puis s’en vont), alors que dans ce cas-ci je vous filerai ça d’un coup, qu’avec des virgules, ce chapelet de mots qui rendra votre lecture difficile, dense, touffue, plus challengeante que d’habitude, comme l’est pour moi l’écriture, car ça ne respire pas, ce n’est pas suspendu par des trois petits points qui apparaissent normalement aux 5-6 lignes, alors ici vous commencez sûrement à voir plus clairement comment, en ne voyant presque plus ce que je dis, quand le contenant est mal défini, serrant trop les mots, contraignant les yeux à un texte en bloc, il devient difficile d’espacer les idées et les concepts, de réfléchir entre les paragraphes, de ne pas se perdre dans les mots et entre les mots, alors qu’ici si vous décrochez vous ne saurez même plus où vous êtes rendu(e) dans le texte et il vous sera difficile de vous y retrouver, peu importe si ce que j’écris est intéressant ou pas; alors l’écriture est comme la vie, faut savoir doser, espacer, ralentir, respirer, décorer, faut savoir la séparer en petits blocs qui sont gérables par et pour le mental, alors il peut relaxer et vous aussi, séparant la vie en petits morceaux qui se prennent bien l’un après l’autre, un moment à la fois…
