des deux côtés du miroir… clown et bouddha


troisième chronique qui tique et pique… 13/10

des deux côtés du miroir… clown et bouddha, voilà qui je suis… qui nous sommes… qui vous êtes… visages à deux faces, êtres à deux facettes, bibittes à deux pattes, à patate et à papattes…

une face givrée, nounoune et follage, un brin niaiseuse, un tantinet fofolle et pas vite vite… qui veut être vue et reconnue, faire rire et être aimée, simple d’esprit à qui appartient le royaume des cieux… attachée, rêveuse, prise dans ses jeux mentaux, s’enfargeant dans les fleurs du tapis, innocente dans tous les sens du terme, jouant dans l’inconscience à deux mains et s’y poignant à deux pieds, répétant les même leçons sans toujours les apprendre totalement puisqu’elles réapparaissent… un grand enfant rêveur et lunatique, pas tout ici, ni tout à fait là-bas mais pas du tout ailleurs… un patof à gros souliers et à gros sabots de denver… un taureau daltonien aux grosses papattes, qui voit rouge, ou pas, lâché lousse dans une shoppe de cristal… une face à claque, un visage de tarte à la crème… un ignorant aux non jugements tranchants et découpant la réalité en ptits morceaux… bozo le fils du matelos…

et l’autre, plus posée, introspective, délicate, vaporeuse, légère et raffinée mais aussi solide et groundée, mature et raisonnée, capable de détachement et de subtilité, observatrice neutre et bienveillante, déjouant la dualité… clown et bouddha… une présence qui voit, à la vision périphérique, qui comprend et qui sait, un silence calme… une vieille âme sage et légère, une sagesse sans borne, une légèreté immortelle… siddharta gautama buddha etcetera incorporé…

clown ou bouddha, clown et bouddha… tralali tralala… nous voici, nous voilà, grujo et délicat, vous et moi… parfois à se prendre au sérieux, alors clown ou bouddha ? parfois à se prendre à la légère, bouddha ou clown alors ? joueur de tour, joueuse de mots… ceci et cela… tour à tour et tout en même temps, tout à la foi… passe passe l’eau sous les ponts petit fanfaron… trois petits tours et puis s’en vont…

on est mieux de rire de soi mes ami(e)s, et donc rire de soi avec le monde, sinon le monde rira de nous… ah ah ah, hi hi hi… rire de soi avec le monde ou ne pas rire de soi et seul au monde… peinturé dans un coin d’une grande salle circulaire… alors nous y revoici, nous y revoilà, valderi valdera, face de souris ou face de rat… comme un tout ou en ptits tas… oui papa…

pas sérieux cette histoire au fond… l’existence ? un jeu, un grand, un beau, un grand et beau jeu cosmique et comique… comique conscience cosmique… en nous… autour de nous, tout partout… et nulle part… tout ce qui vit rit, valdera valderi, guiliguili, tout danse et s’en fout, de nous, de tout… les choses se passent, à notre insu, dans notre dos et pendant ce temps-là, nous on ne voit que nous, certain(e)s d’être le nombril du monde… ah ah ah, hi hi hi… certain(e) que tout gravite autour de soi… pas la goutte dans l’océan, l’océan dans la goutte…

grande joke, grande blague, beau blogue et ptit bug… non sens et sensations, perte de sens et sensationnalisation… le monde est fou et dieu est mort de rire… la réalité surpasse la fiction, la science dépasse la fiction, le silence déclasse la diction… jeux de mots et mots qui rient d’eux-mêmes… ah ah ah, hi hi hi… non sens et ses conséquences… faut que j’y pense…

clown sans frontière, bouddha sans barrière, chroniqueur de rire, critiqueur c’est pire, pique-niqueur pour dire… dis dis le choniqueur, y faut que j’le dise astheur… cause toujours mon lapin, la carotte continue d’avancer et le bâton de menacer… chroniquer pour ne rien dire mais au moins je ne gaspille pas de papier… que de l’espace sur un serveur, que du vide dans votre heure, que des messages sur blogue, que des passages avec blagues… à tabac… ou pas…

clown et bouddha, comme mendiant et roi, comme noir et blanc… non pas dualité mais intégralité, raoul nous le disait il y a longtemps déjà : toutte est dans toutte et toutte est au boutte… du doute, d’la route… manger ses croutes pour grandir, croissance impersonnelle, coûte que coûte, croûte que croûte… boutte par boutte, jusqu’au boutte de la route… cul de sac cosmique, fin morte comique, dead end pathétique, empathique, sympathique, parasympathique et paraplégique… jouer avec les mots pour se faire jouer le tour de la vie, par la vie, mourir de trop vivre… se laisser faire jouer un tour… vouloir y croire… se faire fourrer royalement par un mendiant, comme un enfant, aimant, innocent…

si la nuit tous les chats sont noirs, et ces jours-ci la nuit traîne au lit, au cirque tous les clowns sont rois… au fond, les clowns ne sont tous pas tristes, ils rient dans leur barbe… mais comme ils se sont rasés… ah ah ah, hi hi hi… good morning !

photo via Almasta, merci !

4 réflexions au sujet de « des deux côtés du miroir… clown et bouddha »

  1. Avatar de Chantal DeslauriersChantal Deslauriers

    Triple Wow Ati!
    Vraiment tu m’épatates!!! Je ne me lasse pas de te lire, de te rire.
    Merci, Milles merci! Je suis vraiment comblée car tes chroniques me remplissent de joie, de bonheur simples et tranquille. Aujourd’hui, cours de cuisine avec Léonie chez Linda. Du plaisir et de la bonne bouffe en perspective…
    J’ai juste hâte de prendre plus de temps pour lire le reste du site! Pour mon bonheur, il sera encore là quand j’aurai quelques minutes pour te lire, te suivre…
    Excellente journée à toi!
    Chantal

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  2. Avatar de Manon RousseauManon Rousseau

    À peu prês le même âge, même référence culturelle (blanche, québécoise de souche, nourri au pâté chinois, grujot et délicat, valderi, valdera et tra lala), même posture intérieure, ça sent le cliché, le bouddha sans le clown, mais c’est ce qui me vient à te lire (faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux, ce que je fais en t’écrivant là maintenant! Enfin je crois mais je n’en suis pas si sûre à l’écrire, c’est donc plus facile à dire qu’à écrire). Pause! Reprenons, champ d’étude et intérêts similaires (du travail social à HO! consciente de l’importance cruciale de mes mentors, guides presque gourous mais allergiques à la culture de gouroutisation actuelle qui place trop de personnes vulnérables et en quête dans une posture d’éternels disciples). Bref, je ne sais pas tout ce que nous partageons mais à te lire je me sens définitivement des accointances avec ce que tu écris et c’est l’fun, ce qui me fait voir que je manque de miroirs où autant de facettes de ce que je suis sont intégrées / reflètées, rebref (donc pas si bref que ça) j’aime le regard large, parfois caustique, rarement cynique, bon, intelligent, senti, spirituel, ludique, pas sérieux, sérieux, gentil, critique, innocent que tu poses sur toi et le monde. Voilà pourquoi j’ai pris l’habitude de te lire…

    Sincèrement!

    Manon Rousseau

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    1. Avatar de atisupinoatidion666 Auteur de l’article

      salut manon / gros merci pour les bons mots – douces bene dictions – oui similarités et même brièveté étendue – au plaisir de se croiser en chair et en os… bon week-end / ati

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