sixième chronique qui tique et pique… 15/10
les chansons sont vivantes, elles ont une âme, c’est clair… parfois elles nous tapent sans cesse sur l’épaule, ou sur le nerfs, elles nous harcèlent presque pour se faire jouer et chanter… allez allez le musicien, fais-moi, joue-moi, interprète-moi à ta façon… fais-moi belle, donne-moi vie, amène-moi dans la tienne, mets-moi en bouche et en mains et partage-moi au monde entier… ou fais-moi juste pour toi… fais-moi plaisir, fais-toi plaisir… je le désire…
mais grosse responsabilité d’interpréter une chanson… on respecte l’air et la mélodie originale à la lettre ou on y met du sien et on la change un peu, beaucoup ou au complet ? de toute façon, peut-on vraiment faire autre chose que d’interpréter une chanson à sa façon ? avec respect pour l’auteur bien sûr mais en même temps, il ne faut pas avoir peur de la bonifier, la modifier, de la mettre au son du jour… avec sa couleur, son ton, son teint, sa saveur à soi…
parfois les chansons nous restent en tête pour qu’on les fredonne, en bouche ou dans la douche, des vers d’oreille… obsession musicale… chanson ravageuse… petit air coquin et hypnotisant qui reste accroché dans notre caboche comme les disques sur les pick-ups de notre enfance… l’air nous tourne en boucle dans le ciboulot, dans la boîte à mots, dans le tiroir à notes… tra la la, tra la la, choubidou bidou…
quand on chante, on est toujours heureux, dans le moment, dans l’instant suspendu entre deux notes, coulant sur la mélodie, roulant sur le rythme… quand on chante, on ne pense pas, on chante… en chanson, en action, mobilisé par et dans le son… le son de la vie… car la vie est une chanson,,, écoutez ! toujours un OM d’arrière-plan, une mélodie en trame de fond… des notes qui flottent, des mots là-haut…
quand on parle on peut se cacher derrière les mots, mais jamais quand on chante…
et vous, qu’attendez-vous pour chanter ? pour jouer avec la musique ? un peu, un peu plus et encore plus.. pour ouvrir votre bouche et délier vos doigts et ainsi permettre à la vie de se faire son et mélodie à travers vous ? oui ! vous êtes dignes de chanter et de jouer, du moins d’oser oser, de laisser sortir les sons et les mélodies qui veulent s’incarner via vous…
nous entretenons tellement de jugements négatifs face à notre chanteur intérieur, notre chanteuse rieuse… pourtant tout à fait OK de chanter en faussant… si on s’écoute, on va finir par s’ajuster, par trouver la place en soi où ça sonne juste… quelques cours privés peuvent bien sûr aider pour se starter… mais l’idée est d’exprimer, laisser sortir, faire passer…
pour moi, le fait de commencer à chanter a changé ma vie, donc je ne peux que vous le recommander plus que fortement… si cette chronique peut convaincre une seule personne de s’y mettre, sa job est faite… chanter est la plus thérapeutique des approches car elle n’est que jeu et plaisir et liberté… se faire ami(e) avec sa voix et/ou son instrument… accepter sa voix, c’est s’accepter soi-même car nous sommes voix… couper à travers ses jugements, découvrir un amour et une empathie pour soi car faut passer à-travers un gros motton les premières fois qu’on s’ouvre la bouche… chanter met l’estime de soi à l’épreuve et en même temps, c’est ce qui la bâtit aussi… ah la vie…
maintenant que l’on est grand(e), dès qu’on ouvre la bouche, on se juge, on a honte, on veut s’éteindre, mais ça n’a pas toujours été ainsi… petit, on criait plus qu’on chantait mais maudit qu’on avait du fun… moi ma première chanson fétiche a été J’entend frapper de Michel Pagliaro… je n’avais pas 10 ans… et je connaissais chaque mot, chaque note, en fait j’étais Michel Pagliaro avec mon micro-manche à balai quand je garrochais la toune au monde entier… j’étais transporté… aucun complexe là madame… et vous quelle a été la première chanson qui vous a transformé en vedette ? car une chanson c’est comme l’amour, on se souvient toujours de la première…
en fait, les chansons sont des entités propres, avec leur propre vie… personnellement, je fais surtout dans l’interprétation de musique brésilienne, mais j’ai commis aussi 5 ou 6 compositions originales, une seule toutefois avec des mots, de vrais mots… une chanson de peine d’amour que je vous ferai quand on se verra, promis… les autres n’ont que des la la la comme mots qui accompagnent les accords et les notes… autant les mots coulent pour les chronique, autant ils se cachent quand c’est le temps de les mettre en musique… mais j’accepte ce mystère pour le moment, en espérant que l’inspiration viendra quand même me visiter un moment donné…
donc cette chronique matinale pour parler notes et airs et vanter musique, pour chanter la vie, pour transformer la vie en musique en ces temps gris d’automne pluvieux… car les chansons, la musique, tout ce qui est mélodique a le pouvoir de transformer le quotidien en magie, en musicalité qui amène vers l’en-dedans puis vers l’au-delà, … la musique c’est la vie et la vie est musique… à notre coeur, à nos oreilles, dans l’univers entier, tout chante, les oiseaux, les ruisseaux et autres cours d’eau…
allez ami(e)s, chanter, fredonner, crier, fausser, torder, choubidoubidouser, tralalalèrer, dans votre douche ou dans votre auto, laisser sortir les sons de votre bouche, laisser chanter votre coeur, seul ou en choeur, faites-vous chorale, orchestre symphonique ou band rock n roll à vous tout seul… tapez sur les poubelles et les casseroles… ouvrez votre gorge… laissez-vous être un canal, une boîte de son, un haut parleur ou une belle chanteuse… permettez-vous d’être possédé par le dieu du son, la déesse de la musique, les ancêtres mélodieuses et rieuses… 1-2-3, go !
et tiens, voici un de mes plaisirs coupables… Ginette Reno, une des plus grandes voix, un des plus grands coeurs à elle tout seule…
Ce soir je ne me suis pas épargnée
Toute ma vie j´ai raconté
Comme si ça ne se voyait pas
Que la pudeur en moi n´existe pas
Ce soir au rythme de mes fantaisies
J´vous ai fait partager ma vie
En rêve ou en réalité
Ça n´en demeure pas moins la vérité
Mais moi je ne suis qu´une chanson
Je ris je pleure à la moindre émotion
Avec mes larmes ou mon rire dans les yeux
J´vous ai fait l´amour de mon mieux
Mais moi je ne suis qu´une chanson
Ni plus ni moins qu´un élan de passion
Appelez-moi marchande d´illusions
Je donne l´amour comme on donne la raison
Ce soir je n´ai rien voulu vous cacher
Pas un secret j´ai su garder
Comme si ça ne se voyait pas
Que j´avais besoin de parler de moi
Ce soir je ne me suis pas retenu
Je me suis montrée presque nue
Sur une scène trop éclairée
J´aurais du mal à me sauver de moi

Ma chanson fétiche à 15 ans: Ma liberté de Georges Moustaki…
Ma liberté, c’est toi qui m’aidée à larguer les amarres;
Ma liberté, longtemps je t’ai gardée, comme une perle rare.
On allait n’importe où,
On allait jusqu’au bout des chemins de fortune.
Pour cueillir en rêvant une rose des vents ou un rayon de lune…
Déjà j’avais besoin d’espace d’être TOTALE Chantal!
Je vais chercher dans mes boîtes le petit bivouac que j’avais pour les paroles que j’avais même apprises pour un exposé oral en examen au secondaire. Avec le temps, la mémoire devient plus sélective mais les émotions restent! Allons Chantons nos chansons!
😉
Le métèque de Moustaki, j’avais 9 ans et une enregistreuse, ma soeur, ma cousine et moi, assises sur le petit lit simple, on choisissait notre chanson de Moustaki et on s’époumonnait dans le petit micro, certaines d’être de grandes chanteuses, on avait hâte que ce soit notre tour, il ne venait jamais assez vite. Ce souvenir est encore si vivant. J’adore chanter, ça me nettoie l’intérieur…
Une chanson qui vient me chercher, un plaisir de moins en moins coupable signé Maurane et Lara Fabian (J’aime les grandes voix, elle me donnent des frissons), que je vous recommande: http://www.youtube.com/watch?v=h_RTXeOTcXc
yé… belle gueule de métèque le Georges…
Oui , c’est bon de chanter , seule , en groupe, à jeun… où pendant une cérémonie….
J’aime beaucoup : Dit quand reviendras-tu ? de Barbara. maintenant , j’ai moins besoin de la chanter. Guérison , tu me fais du bien et je savoures d’avantage l’ instant qui est !
Prashanti.
aho