en tous cas moi j’y suis ;-) vous venez me voir ?

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huitième chronique qui tique et pique… 17/10

quelques réponses de votre part suite à ma chronique youhou d’hier… merci à ceux et celles qui ont pris la peine – ou la joie c’est selon – de me faire un coucou suite à mon youhou… tout doux pour pitou itou… heureux de vous savoir toujours là… et encore plus ici… et de vous lire et de vous entendre et de vous savoir avec moi sur ce nouveau blogue flambant…

ça fait longtemps que je lance des youhou virtuels comme ça… pendant de nombreuses années en effet, j’ai entretenu des groupes de discussion pour les formations annuelles que je supervisais et souvent l’automne et l’hiver, quelques personnes se faisaient tout à coup plus silencieuses, pour ne pas dire muettes… et dans ce temps-là, je sentais bien que ça brassait en dedans pour eux et elles… mystère et bouche cousue ? malheur et douleur for sure… hier justement, j’ai contacté une amie qui postait mystérieusement beaucoup moins de choses sur Facebook depuis un bout et bingo ! elle ne va pas bien… et ça lui a fait du bien de jaser m’a-t-elle dit… et moi de lui tendre une perche…

car quand ça brasse en dedans, quand ça s’assombrit et que ça s’alourdit, comme c’est souvent le cas à l’automne (dépression saisonnière, manque de lumière, mon cas à moi mais la luminothérapie fait des miracles, et jouer dehors aussi) on parle peu, on se la boucle et la ferme… on a moins tendance à donner de ses nouvelles… qu’y a-t-il à dire anyway ? il fait noir en dedans et on se trouve pas toujours beau ni belle et ça ne sonne pas toujours uplifting uplifting notre affaire alors pourquoi ne pas garder ça pour soi right ? on veux-tu vraiment montrer ça au monde ce dark side of the moon ?

l’hiver dernier, dans un bout rough, j’avais moi-même tendance à me la fermer, que dis-je à me la boucler, mais par instinct de survie, j’ai fait un effort pour garder le contact, avec vous via Facebook, avec mes ami(e)s du coin en chair et en os… je me suis forcé à communiquer malgré ma tendance de retour à l’oursitude, malgré l’appel de la caverne, malgré le désir de plonger… ça m’a permis de garder le contact avec la réalité, même si c’est aussi dur à vivre à l’intérieur… précieux les ami(e)s…

les temps sont durs pour plusieurs ces temps-ci… la vague ratisse creux, elle scrape le fond de nos mers intérieurs, elle rotocultive le sous-sol et la cave de nos homes… 2012 ? let’s blame it on 2012…  mais en même temps, il semble qu’il se passe réellement quelques chose de vrai, de dense, de révélateur et de transformateur en ce moment… alors on se bouche le nez, on garde espoir, on fonce dans le tas… et in God we trust…

ces temps plus intenses sont essentiels semble-t-il… en tous cas, ils nous visitent plus ou moins régulièrement pour nous remettre en question, nous laissant longtemps sans réponse, suscitant plusieurs interrogations et questionnements… ça nous vire l’âme à l’envers, ça nous bouleverse le coeur, ça nous inverse les shoeclacks, ça nous chavire le témoin qui est pourtant censé rester neutre devant la houle existentielle… mais parfois, le titanic intérieur se pointe le bout du nez… et on touche le fond… mais que temporairement rappelez-vous…

oui la vie est dure parfois, où n’est-ce pas simplement nous qui sommes durs avec elle ? peu importe, quand ça fait mal, ça fait mal…

et je me souviens encore de ce dicton : la douleur est inévitable mais la souffrance optionnelle (pain is inevitable, but suffering is optional)… subtil et pas encore compris compris à 100 % même si j’y touche parfois et que je l’ai sur le bout de la langue et du cerveau… oui OK, ça peut faire mal parfois mais on est pas obligé de s’y attacher, pas obligé de la provoquer cette souffrance, de la chérir, on peut sentir la douleur sans la juger ni surtout la combattre et vouloir s’en débarrasser… simplement accepter, sentir, respirer et laisse partir… koan koan quand tu nous tiens…

alors à ceux et celles qui en arrachent en ce moment, je suis avec vous, je pries pour vous, je vous envoies mes meilleures intentions, que nous nous connaissions ou pas… nous sommes tous et toutes des humains dans le même bateau, tous et toutes des moutons dans l’même troupeau, marchant ensemble vers la même destination, ici, maintenant, ensemble… merci de porter une partie de la douleur humaine et de marcher votre ptit bout de chemin de croix avec moi… this too shall pass… promis, juré craché, argh tchou… 😉

et en attendant que ça passe, allez jouer dehors, hugger un arbre, roulez-vous dans les feuilles, dansez, marchez avec des ami(e)s ou votre chien, sautez, jouez de la musique et chantez, mais faites de quoi ! et dehors de préférence… le simple fait de respirer de l’air, de connecter avec les éléments et du monde est le meilleur des antidotes à la crotte au coeur…

aho !

5 réflexions au sujet de « en tous cas moi j’y suis ;-) vous venez me voir ? »

  1. Avatar de claude samano lemieuxclaude samano lemieux

    Oui, en effet on peut prendre le thé avec la souffrance mais ce n’est pas nécessaire de la garder pour le weekend!… Ce n’est pas OBLIGATOIRE!

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