peur 101 : des faits qui fessent dans face

vingtième chronique qui tique et pique… 25/10

la peur quossa donne ? on ne sait peut-être pas quossa donne mais elle est tout de même très présente dans nos vies… que dis-je, pour la plupart, elle mène nos vies… à chaque jour et même la nuit quand on dort, allo cauchemars ! du moins notre cerveau reptilien carbure à la peur… et ce cerveau reptilien n’est pas à négliger mes ami(e)s, je vous en passe un papier, en fait je vous en passe un écran, plus difficile hein ?

mais la plupart du temps, on a davantage peur d’avoir peur que peur de quelque chose de concret, de réel, peur de l’ombre et non de la chose en question… alors voici tout (ou presque) ce que vous avez toujours voulu savoir sur la peur en ayant shaké dans vos frocs… et sans même le demander… que vous le vouliez ou non, que vous lisiez… ou pas…

le noir, quelle épouvante ! pourtant ! dans le noir il n’y a la plupart du temps jamais rien, rien que nos projections… mais quelle plénitude que ce rien dans le noir… en fait on n’imagine que tout ce qui nous fout la trouille, tout ce stock caché deep down dans notre inconscient qui se révèle à nous devant cet écran noir et vierge… écran qui peut ainsi devenir notre propre film d’horreur personnel house version… nous ne rêvons que de soi, salut Betty !

le vertige ? qu’est-ce que c’est sinon la simple peur de tomber de si haut… et de se fracasser la carcasse sur le sol dur et froid et non accueillant ? et croyez-le car c’est un vertigineux peureux du vide ex-sauteur de bungee qui vous le dit… parfois, de là-haut, je regarde en bas et je me vois écrapou sur le sol en bas… ou encore j’imagine la lente, pénible et interminable chute… des restes de nos anciennes incarnations de vie de propriétaires de cervelles d’oiseaux ? plus on se trouve haut, plus on a peur… comme la vie souvent alors que l’on garde nos espoirs et nos rêves pas trop loins du sol, de peur de tomber de trop haut… parfois quand ça monte tout seul, on se sacre même en bas soi-même…

peur des autres ? pourtant on ne connaît pas la majorité d’entre eux… comment avoir peur de quelqu’un que l’on ne connaît pas ? probablement plutôt la peur d’être rejeté(e) par eux right ? peur d’être humilié(e), ne pas être choisi(e), être le dernier/dernière de la cour d’école à être choisi pour la game de ballon chasseur… peur des sourires en coin quand on nous regarde… peur des jugements des autres imposés sur nous.. et le plus drôle est probablement que ce ne sont que nos propres jugements que nous entretenons et qui nous reviennent en pleine face… nous sommes les créateurs/trices de nos propres malheurs relationnels… très créatifs ces humains !

peur de l’amour ? mon oeil ! peur de ne pas être aimé(e) peut-être, ne pas être aimé(e) autant que l’on aime l’autre… peur d’en donner plus qu’on en reçoit… et ici aussi pourtant, foutaise non ? on nous rappelle sans cesse que l’amour n’est pas une relation, plutôt une disposition intérieur, un état d’être, une disposition intérieure… et il semble aussi que donner de l’amour est plus riche que de le recevoir… alors ? peur de l’amour ? non peur de se faire avoir !

peur de lâcher prise ? non ce n’est que ça qu’on veut… je crois que nous avons plutôt peur de réaliser que l’autre n’est plus là… alors on ne demande pas, ni ne vérifie… on en parle pas… même si on le sent souvent… plutôt attendre que la vie nous le confirme… car lâcher prise n’est qu’une évidence quand on constate que l’autre n’y est déjà plus… et l’autre n’y est souvent déjà plus en esprit avant qu’il ou elle n’y soit plus du corps… ce qui fait que nous aussi, notre âme vague ailleurs pendant que notre corps fait du sur place, on vague à l’âme ailleurs…

peur du nouveau ? mais comment avoir peur du nouveau quand par définition on ne peut pas savoir ce qu’est le nouveau c’est puisque le nouveau n’est qu’inconnu, il n’existe pas encore, ne peut pas exister c’est du nouveau ! pas encore inventé, vierge, tout à faire et à créer à partir de rien… notre création en devenir… à moins que la peur du nouveau ne cache que la peur trop connue et répétée advitam eternam d’être blessé(e) pour les mêmes raisons que nous l’avons été dans le passé… welcome jour de la marmotte…

alors la peur, ça tient encore ? décortiquée comme ça, la peur perd de son sens non ? disséquée dans ses nuances, analysée comme un objet de recherche par une gang de scientifiques, elle devient séparée de nous, elle ne nous appartient plus, elle devient autre chose que soi… yé !

mais nous continuerons probablement à avoir peur car nous aimons avoir du peur, nous avons du plaisir à avoir peur car c’est connu, ça nous fait sentir vivant(e), ça nous garde carrément en vie… la peur est précieuse… jusqu’à un certain point !

quand y en a plus, y en a encore, alors on dose ?

😉

traduction maison de la photo tout d’un bloc :
la réalité au sujet de la peur
tu n’as pas peur du noir juste de ce qu’il peut contenir…
tu n’as pas peur des hauteurs, seulement de tomber de si haut…
tu n’as pas peur des gens autour de toi, seulement d’être rejeté…
tu n’as pas peur de l’amour, seulement de ne pas être aimé en retour…
tu n’as pas pas peur de lâcher prise, seulement de la réalité que l’autre est parti…
tu n’as pas peur d’essayer de nouveau, seulement d’être blessé pour les mêmes raisons…

photo: Belwellbuzz.com

11 réflexions au sujet de « peur 101 : des faits qui fessent dans face »

  1. Avatar de Michel LafranceMichel Lafrance

    En lisant ta chronique Ati, je réalise que je n’ai plus à avoir peur de perdre ma conjointe, avec tout ce qui s’y rattache, parce que c’est fait. Je n’ai pas perdu l’Amour. Je suis à apprivoiser l’absence de cette peur, à goûter à ma vie sans cette peur, à me sentir VIVRE plus, plus près de mon essence. Je m’observe à oser plus, à me dire What the hell, go for it. Et c’est bon, c’est libérant. Je n’ai pas testé encore mais je sens que ma peur des hauteurs sera moindre également…

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  2. Avatar de RaviRavi

    depuis plusieurs années j’ai réalisé que lorsque je me réveille dans le millieu de la nuit, je suis régulìèrement dans toutes sortes de peurs….. et que le matin au réveil elles sont toutes parties, et que le soleil se lève à l’intérieur…. alors je mets la nuit sur un séjour, un détour dans mes zones d’ombres….. et également dans mes espaces à regarder intérieurement…..
    Depuis plusieurs semaines je rêve régulièrement à Sashi…. elle n’est pas là visuellement mais très présente en «feeling»….. et au réveil j’ai des réponses qui me font me découvrir encore plus qui je suis ….. je prends cela comme un cadeau, comme si même malgré sont départ, mon cheminement en relation continu….
    merci d’être partie avant moi…
    des fois j’ai l’impression qu’elle me fait des cadeaux….

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    1. Avatar de Michel LafranceMichel Lafrance

      Merci Ravi de ton partage. Je m’ouvre à cet espace intérieur et me souhaite ce type de rêves au fur et à mesure que mon deuil progresse.

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  3. Avatar de Chantal DeslauriersChantal Deslauriers

    Apprivoiser nos peurs… Toujours plus depuis le Courage au Coeur.
    Accueillir, sentir, laisser s’exprimer de diverses façons.
    Ne plus avoir peur d’ouvrir à soi, à L’Autre, aux événements…
    Recherche intense du bonheur à chaque instant pour surpâsser les peurs…

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