les offrandes du quêteux…


première offrande… 15/11 (35 jours avant le 21 décembre, ouh…)

les offrandes du quêteux ? je sais, je sais, drôle de titre pour une nouvelle série de chroniques, je l’avoue bien candidement… mais il s’est imposé à moi aussi clairement que claire se peut… et dieu sait qu’elle ne se peut presque plus l’amie claire…

j’ai même voulu le changer ce titre, car un peu gênant que de se traiter publiquement soi-même de quêteux non ? mais le quêteux a tué la lune puis est revenu… il me demande de redéfinir son sens… alors OK OK ! on y va pour les offrandes du quêteux, s’il insiste, résiste et persiste le quêteux…

donc offrandes comme dans offrir ses mots, s’offrir soi-même, présenter, mettre à la disposition de, se donner, donner et redonner, même ce que l’on a pas, surtout ce que l’on a pas… pas de plus beau cadeau que de donner ce que l’on a pas… don de choix… donner ce que l’on aura donc jamais… ne laisser passer par soi et en soi que les offrandes qui passent, dépassent et surpassent… le réel don de soi…

et quêteux comme quêteur de sens, chercheur de non-sens, sniffeur de vérité, senteur de vélléité… une quête perpétuelle, constante et infinie, de vérité à nettoyer et de mensonges à détecter… une douce quête en soi, donc une quête en soie… une en/quête de sensations, de lucidité, de disparition, d’élimination ou d’illumination, une quiétude quête de jeux de mots…

offrandes d’un quêteux, ouvert, confiant, mû par la foi… intéressé par la quête et pas tant par la trouvaille en tant que telle… pas un enquêteur, qui cherche la faute en dehors de soi, pas un quêteur, trop formel… un quêteux de l’intérieur…

lundi j’ai trébuché… tombé le chroniqueur… dans un grand trou noir, creux, profond, sans fond… un trou en moi, béant, géant, tout grand… ouvert… où suis-je ? que ne vois-je ? je ne l’avais tout simplement pas vu venir ce trou à moi… peut-être y était-il déjà en moi ? en true gars, j’en fus troué de surprise !

le soleil dans les yeux, une ombre sur la bouche, bang ! le chroniqueur dans le fond du trou… du cul-de-sac… cul par-dessus tête… meilleur moyen de se réveiller que de tomber en pleine face dans le fond du trou du cul-du-sac… vous n’aurez donc besoin de le faire, tomber… je l’ai fait pour vous… un chroniqueur de tombé dans la boue, dix lecteurs/trices toujours debout… généreux le chroniqueur non ? il tombe pour ses lecteurs/trices…

suis tombé puis ai repris la route… du boutt de soi avec comme seule larme que mes mots… donc de retour car les mots coulent, fusent, pétaradent, jaillissent, émergent, caraquêtent en tabarouette dans ptite tête, pouett pouett font les mots, coulent coulent font les larmes… faut que je tapette sur ce clavier clavette… je clavette plus que je ne vous fait la jasette… et je ne vous ferai pas de jambète, promis juré… car les trous sont partout… en moi et en vous…

je n’ai vraiment rien à dire, je n’ai pas vraiment rien à dire, j’ai vraiment rien à dire, et il faut que le le dise et que je l’écrive quand même… vous n’aurez donc rien à lire… reposant non ? rien à lire… lire dans le vide pour faire le plein… donc j’écrirai quand même rien sinon il me faudra le crier et le décrier et déboucher l’encrier… rien à dire ni à cirer de ce rien ? mais je dirai rien quand même, votre rien est le mien… mon rien ? le tien ! tiens tiens… donne le quêteux…

on peut donner ce que l’on a pas… la preuve ? vous ne lisez rien right now ! je n’ai plus rien à donner car j’ai déjà donné… j’ai tout donné, n’ai rien gardé… que des idées ordonnées… des ordonnées et désordonnées… des mots bousculés et maculés… et ces mots ne s’appartiennent pas, ne m’appartiennent plus, ni à eux-mêmes ni à moi, ni à vous… des mots perdus dans l’espace pour faire de la place dans la place, dans le palace de nos carcasses et pour percer nos carapaces… parler pour parler, dire pour dire, c’est pas pour rire, c’est pas peu dire…

comme l’affiche l’indique, SVP, n’achetez rien de moi… n’achetez rien de ce que j’écris ici car tout est gratuit, donné, vendu, offert pour rien… je me suis donné et j’ai vendu mon âme à madame la vie, comme mon corps à monsieur la mort… à dieu ai donné et du diable recevrai… mourir avant de mourir pendant qu’on nous prête vie…

le quêteux se permet de donner pour que davantage lui vienne, revienne et parvienne… à lui, à vous… que rien ne vienne d’ailleurs, de nulle part, d’ici… et y retourne.. des mots à partager, à tapager, pour faire du vacarme et nous éveiller à plus fou que soi, plus doux que moi, plus saoûl que toi… et tomber dans le trou, tout droit… right true

cheers !

P.S. je ne suis pas l’ennemi de votre liberté

9 réflexions au sujet de « les offrandes du quêteux… »

  1. Avatar de SamanoSamano

    On est tous des quêteux… d’attention, de reconnaissance, d’affection, de sexe, d’amour ou d’argent, de pouvoir, de contrôle ou de sens, d’idéal et d’extase.
    On est tous des quêteux, aussi bien assumer!

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    1. Avatar de atisupinoatidion666 Auteur de l’article

      plus envie de quémander quoi que ce soit personnellement, quitte à rester seul…

      mon quêteux ne veut plus être un mendiant mais davantage un esprit libre en quête de liberté totale

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  2. Avatar de Alain LeBlondAlain LeBlond

    L’image qui me viens en tête, (comme ça tout de suite, sans réfléchir) c’est, cette vieille tradition des nos grand-et arrières grands parents…
    Qui voulait..(comme dans les histoire d’un pays d’en haut) « c’est pas dans ton bout’ ça » Ati »? 😉

    Ben oui..la tradition qui voulait qu’on laisse toujours une place à table, pour le quêteux. Pour pouvoir l’acceuillir , qu’il mange à sa faim et se repose avant de poursuivre sa route…
    Tradition qui existe, encore dans d’autre pays si je ne me trompe? Belle idée en tout cas!

    On est tous à notre façon..sur la route? Et c’est si bon de savoir que y’a une lumière qui nous attend quelque part…quelqu’un qui est prêt à nous ouvrir sa porte…et à acceuillir, comme un « roi »…celui qui sait, ou qui a pris conscience qu’il n’a « rien » (et qui a tout à la fois)
    Qui humblement, dis ne rien savoir…alors que ses yeux portent les étoiles, du dedans…

    Touchante ta chronique! Tes mots me font voyager en images encore une fois…Merci pour
    l’offrande, le quêteux…

    Y’aura toujours une place à ma table pour quelqu’un comme toi…

    p.s. continus…de nous nourrir de tes mots ! 🙂

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  3. Avatar de PrashantiPrashanti

    En ce moment de cette tranche de vie , je me regarde quémander des petits instants de présence là où je ne devrais pas. Chez l’autre.
    Ce côté là de moi , difficile à regarder , encore moins en parler. Y fait noir.
    Tout ce que je peux faire, c’est me pardonner.
    Au moins ce soir , la lune est pleine.

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