troisième offrande 16/11 (34 jours avant le 21 décembre youhou…)
la réalité n’est pas plate ni linéaire, pas horizontale, la mienne du moins, je ne sais pas pour vous…
ces jours-ci, la vie est verticale, pleine de hauts mais aussi de bas… et ça peut descendre creux autant que monter… roller coaster… en fait, ça aura inévitablement tendance à descendre avant de pouvoir monter car comment prendre son envol avec tous ces poids attachés aux ailes ? conditionnements, croyances, rêves, illusions, peurs, compromis, name it… et on ne veut pas tant descendre en soi vous et moi, moi le premier, je ne sais pas pour vous… du moins tant qu’on a le choix… mais la vie ne nous donne pas toujours le choix… il faut aller détacher ces poids lourds qui nous gardent au ras du sol…
j’ai toujours pensé que la vie commençait à la naissance pour se terminer sur le pas de la porte de la mort… ensuite ? mystère ! je pensais donc que la vie se déroulait via un long et plus ou moins sinueux chemin horizontal, plus ou moins prévisible, ou pas, rempli d’amitiés, de quelques amours passionnés, de quelques enfants pour certain(e)s, de quelques succès et échecs professionnels et personnels… par des rencontres marquantes, d’autres insignifiantes, bref, la ptite vie quoi !
mais bonne nouvelle, beaucoup plus rock n roll que ça la vie ! pour le meilleur et pour le vivre… personnellement, je me retrouve en ce moment dans un motton dense, vrai, riche mais intense à passer à travers de… gros motton de reality check qui ne peut que prendre le temps que doit… pas moi qui est aux commandes… finalement c’est peut-être le motton qui me passera au travers… me polira, me sablera, me rendra fin ou fou, ou mort… ou A majuscule…
plus moyen de rêver, de m’évader, de me projeter par en avant, de m’illusionner… ça a déjà marché mais ça ne fonctionne plus… je n’en sortirai pas le même de ce motton, même pas certain que j’en sortirai d’ailleurs… le petit a se majusculise… mais il risque d’y laisser sa peau de petit a… A A ! ati est pris… je me vois de plus en plus sans voile, pas toujours beau ce que je vois… du moins je vois le petit a avec moins de voile que jamais auparavant… le striptease se continue… et ce que je vois n’est pas toujours aussi rose que je le croyais… certainement pas ce que j’aurais choisi de voir… mais je creuse… et continue de creuser… avec courage, persévérance, lucidité, les yeux grand ouverts… ça creuse creux…
plus moyen de rêver donc… j’ai perdu ce luxe… plus possible d’avancer par en avant, pas de b en vue… qu’un petit a qui devient grand, plus creux, plus vrai, et qui veut éclater et exploser pour éventuellement se fondre et se dissiper dans la vie et se discipler dans le grand maître du jeu…
le quêteux veut s’ouvrir à la quête, bondir hors de soi, s’offrir, mourir à son petit a… et il est prêt à souffrir et même à mourir pour cela… car grandir implique inévitablement et incontournablement une part de souffrance… sortir de ses anciens habits, de son petit habitacle, de ses anciennes habitudes… que l’on aime ou pas… qu’on le veuille ou non… on ne peut qu’avoir le dessert, il faut manger son steak, ses patates et ses choux de Bruxelles avant… et bien mâcher, mastiquer et goûter pour digérer le tout… rentrer dedans, se faire les dents…
la vie ordinaire donc le maintenant de l’ici, dans le novembre de l’année et de la vie, sur le neutre, à faire du sur place horizontal mais en avançant par en dedans… surtout par en bas, dans la cave… digging digging… deep cleaning... du sur place horizontal mais du creusage à l’interne, du drillage dans la mine… ce qui implique donc fouiller dans ses croyances, ses illusions, ses vieilles émotions emmagasinées, se mettre le nez dedans, réaliser que le petit a, même s’il veut devenir majuscule, est aussi confortable dans sa minisculité… car il connaît… mais ça ne suffit plus…
mais la majusculité est inconnue, imprévisible, épeurante, stretchante, étirante… elle semble prometteuse mais qu’en sait-on vraiment ? petit a depuis si longtemps… mais on avance par en-dedans tout de même, même si on ne sait pas où l’on s’en va… et qui sait, peut-être que dans ce processus de majusculisation, le petit a ne se rendra pas, il se perdra possiblement en chemin, tournera en rond dans le néant, peut-être bien que le petit a devra y laisser sa peau et qu’il ne deviendra jamais le grand A majuscule qu’il convoite… car un effort spectaculaire et un don de soi est requis… sans parler du risque… et bien qu’on prétende vouloir y arriver, les distractions et les illusions sont nombreuses… et attirantes…
mais le petit a, le petit gars n’a plus le choix… l’idée du bonheur tranquille ne suffit plus, désormais c’est la grande grande quête qui s’impose…

Pour moi tu seras toujours Ati en majuscule… même, malgré, avec les jours ou ça grince.
ouin ! les illusions, pas facile à lâcher. Les yeux dans la graisse de bean….
Je manque de courage parfois, c’est ça qui est ça.
Go for la grande quête. moi j’avance à petits pas en reculant souvent.
Humblement.