vingtième offrande 27/11 (24 jours avant le 21 décembre… bong)
ces temps-ci, quand le motton est intense, quand c’est dense, quand c’est trop, ou presque, je m’engouffre, je me cache, je trouve refuge… dans le moment, dans le maintenant, dans le now… et zoup disparu dans le moment le gars… zoomé dans le présent, ici, zappé dans le maintenant… right here, right now…
parce que quand je regarde en avant, c’est trop vaste et je me perds… trop loin, trop vague, trop inconnu, trop flou… trop tirant vers la mort du corps… et avec votre esprit… en avant, c’est pas encore ici, ça ne le sera jamais, ou n’est-ce pas toujours maintenant en avant ? en tous cas, plus tard, ça ne sera sûrement jamais comme je le veux, le sens ou le pressens… inconnu futur pas simple…
quand je regarde en arrière, c’est passé décomposé, c’est plus que parfait mais c’est surtout fini, kapout, basta… c’est mort et enterré, reject et passé date… et y a plus rien à faire à son sujet, le passé, même s’il était plus que parfait, ou heureusement composé… que reste-t-il de nos amours ? que de beaux souvenirs, mais surtout que de la vapeur, du vide, du voile de vide, du vent… apprécié pour ce que c’est, pas grave en soi… quand on veut y retourner ? futile et inutile… liquidé le passé…
quand je regarde trop creux vers le bas, c’est lourd, sombre, creux, c’est spiralisant et attirant vers le bas… le bas c’est grave, gravitant, gravitationnel… le bas, ça tire vers les limbes, ça soutire hors de notre contrôle, ça engouffre, ça engloutit, ça emporte vers le fond de la mer… c’est noir et c’est spooky… OK aussi si apprécié avec modération et lâcher prise… nos ruines peuvent contenir un trésor…
quand je regarde par en haut, c’est épeurant, vertigineux, innatteignable, trop grand ouvert… en haut, c’est loin du sol, c’est haut et froid… c’est noir vide, ou bleu vide… mais vide quand même… et nos ailes ne sont pas suffisamment déployées pour qu’on s’y sente à l’aise…
alors ?
prendre refuge au centre, au coeur de soi… ici, maintenant, dans le coeur, dans le ventre, le troisième oeil du cyclone, l’oeil qui voit en tout et partout… prendre racine dans ses pieds et laisser pousser vie, sa vie à soi, son corps, là où tout est pas mal tout le temps OK… se réfugier dans le focus du moment, moment présent parfait, présent composé d’une infinité de moments et décomposé en d’innombrables présents simples, vindicatifs présents…
alors ?
se fourrer l’âme dans le présent, sniffer le maintenant… se camoufler dans de l’ici, simple, ordinaire, touchable, coupable en petits morceaux d’éternité… goûter le cadeau de la vie là là, le seul qui existe pour vrai… ici, juste là, là… le seul refuge qui nourrisse le vrai, le seul espace temps qui soutienne le frais… au-dedans du réel… au-dehors de maya… au-delà du radar…
alors ?
se fermer les yeux, rentrer en soi, se rentrer dans le dash, investiguer, suivre le fil, ressentir la trace qui passe dans le corps… faire corps avec le moment, le laisser nous brûler, se laisser le moment, devenir présent, laisser le nous passer dans le corps, sur le corps, tous les corps… physique, éthérique, énergétique et autre tic et tac…
alors, quand la tempête du large frappe la côte, quand la houle a du toupette, que trouver refuge en soi, juste ici, là, là… juste maintenant… ici et là, là, où tout est OK, où tout est tel quel, plain, at face value…
allez bonne plongée d’ici, bon refuge…

J’aime beaucoup le moment présent, même si comme tu le dis nos ruines peuvent contenir des trésors aussi…et le futur, des rêves en devenir. Le vrai est toujours dans le « now »…dans la présence à ce qui est. Dans l’acceptation, et la « façon de voir » ce que la vie nous apporte, comme nouveau cadeau, comme nouveau défis…
Pour ça..un certain calme intérieur, ou plutôt une paix…avec soi-même…avec la vie?!
Merci! Bon présent…là…maintenant!
tard tard t’est now
Oui respirons le moment…
Quand ça sent bon, la dinde qui cuit…
Pour prendre de l’avance sur Noël? Non simplement pour manger de la dinde pour le goût.
Plus je te lis, plus je médite et fais mon powershaking quotidien, plus le présent m’appelle.
Avant: c’est fini! En arrière, et s’il le faut parfois …Dans le derrière!
Le futur: Je l’imagine merveilleux, bon et enveloppant…
C’est mon côté rêveuse et je commence à l’accepter.
Pourquoi pas tant qu’à fantasmer négatif!?
Longtemps je doutais. Maintenant la confiance en la Vie s’installe dans mon NOW.
Que c’est génial!
Faut dire que la différence: Je viens de ré ouvrir mon coeur…
Avec douceur et patience envers moi, envers l’Autre…
Mon présent rempli de pensées pour l’Autre. Ça aussi c’est bon!
Alors mon refuge est confortable, et pour le moment je me sens vraiment très bien…
Meci encore pour l’info de Jed Mckenna, le début de l’audio que j’écoute dans mon camion est
Super!
En arrière, ou en avant, dans ma tête, j’entends en back ground les chants de dimanche en boucles…
Ces chants me remplissent de joies instantanées. Gratitude
Bonne journée dans ton Now et dans ton Nord!
😉
Chantal
merveilleux futur fantasmé… à voir !
Oui, juste … .ici dans mon corps et tout autour. Ça respire l’instant et ça relaxe le dedans.
Merciiiiiii!!!!!!!!
biiiiiiiiiiiienvenue
Ouais, en plongée, avec un bon scaphandre… un peu vertigineux et étourdissant mais tout autant fabuleux et saisissant… J’y retourne immédiatement…
gloup gloup gloup
Vindicatif présent…il s’agit parfois d’une lettre pour changer le présent -son présent –
V-indicatif ?
Créatif présent!
et dé composer son passé
Ton texte, Ati, me rappelle un poème que j’ai écrit il y a vingt ans pour mon amoureux de l’époque, pendant une période où je me prenais pour Jacques Prévert. Il s’intitule L’amour conjugué.
Deux amoureux imparfaits
aux passés antérieurs compliqués
unissent à présent leurs destinées
en essayant impérativement
de vivre un présent plus-que-parfait
sur un mode inconditionnel
malgré leurs passés composés
Ils rêvaient pourtant
d’un futur simple
où on participe au présent
sans penser au passé
et où « avoir » et « être »
se conjuguent aisément
sans jamais de terminaison.
Bonne semaine! Je te souhaite une succession discontinue d’excellents moments présents.
salut Madame Prévert, wow !
belle prose, belle plume
prends soin soin
ati
« Il y a quelqu’un là-dedans? »: « Oui, je suis là. Vivante. Présente. Consciente… »
pour quand le prochain Satori? tu sais?
charu pourrait te dire pour le satori, toujours around mi juiillet
soin soin
ati
oui c’est parlant……des fois j’ai l’impression de frôler des espaces de folie, ou je vais me pulvériser dans l’univers, comme si ma capacité d’absorber , d’intégrer ce qui tente de se dire à moi est trop «vaste, intense, incompréhensible, puissant……. ??????» et que ma carcasse, ma personnalité, mon ego????? ne peut pas laisser passer ça….. je tourne mon regard à l’extérieur de moi, et cela passe…..
mais cela ne me fait pas peur…..j’apprend à apprivoiser ces espaces.
now now t’est fort
TIC TAC ! le temps s’écoule …doucement , et c’est bon.
Je suis à me faire cuire une soupe au poulet .
Miam Miam.
Et …..
La mer est calme , en plongée de nuit !
gloup gloup