as above so below

625465_435577903192909_1659779827_nquarante-quatrième pop-up /// 6/3/13

traduction maison : peut-être que vous cherchez dans les branches ce qui ne peut que se trouver dans les racines… cré Rumi… toujours aussi juste et pertinent…

mais quand même, pas si évident ni toujours invitant d’aller fouiller dans ses racines… c’est salissant, faut creuser, tasser la terre, gratter les roches, nettoyer les racines, tirer, forcer, se mettre à genoux et les deux mains dedans, se crotter les ongles pour se décrotter l’âme…

fouiller dans ses racines, ça veut dire aller en profondeur, dans le noir, dans le plus profond du trou du beigne en soi, quand dans le fond, tout ce que l’on veut, c’est s’élever au-dessus de la mêlée, s’assoir sur une branche de l’arbre et chanter, aller voler avec les oiseaux, se percher sur une branche et observer le panorama, jouer dans le rose pas dans le noir, la tête dans les nuages, flirter avec les anges…

fouiller dans les racines, ça demande aussi d’aller jouer dans nos peurs, de danser avec nos ombres, retourner dans notre passé, redécouvrir ses fondations… ça demande de retourner en arrière, nettoyer, clairer, s’assurer qua la maladie n’est pas pognée dans la base, que la base est saine, sinon le tronc sera atteint éventuellement… les feuilles que l’on voit puisent directement leur nourriture dans la terre par les racines…

mais pour connaître nos racines, faut creuser en soi, faut faire la job de bras… si on veut plus tard jouir d’un arbre sain, cueillir des fruits juteux, apprécier des fleurs merveilleuses…

pour avoir creuser dans mes racines justement au cours des dernières années, pour m’être sali les mains en masse à brasser le compost, à tâter le terreau, je suis bien heureux du travail de jardinage accompli…

soulagé que le moment présent soit plus dégagé, plus calme… que le gros du dérochage et du nettoyage de terrain soit fait… car ça prend du courage pour aller au fond des racines, oser couper ce qui n’est plus sain… car se couper de ses racines, ça fait mal parfois… ça demande du détachement, ça engendre du déracinement… mais pour que l’arbre pousse plus sainement, il faut ce qui faut…

et ce qui se faut n’est pas toujours logique, ni rationnel, ni prévisible, ni agréable… quand on se met à creuser, on ne sait pas ce que l’on va finir par trouver… car on ne choisit pas ce que l’on va trouver dans le noir, sous la terre, dans le tas de racines entremêlées les unes aux autres, les unes avec les autres…

parfois les surprises sont surprenantes, ce qui n’est pas peu dire… on ne trouve pas toujours ce que l’on cherche, sinon on n’aurait probablement pas entrepris la quête en premier lieu… on commence à chercher avec sa tête, avec une idée quelconque et on finit par se rendre compte que l’on ne peut trouver qu’avec son coeur et que la quête sera longue et pénible apr moment…

on commence en cherchant du sens, mais on finit par trouver du chaos… mais un chaos organique qui a son propre sens, sa propre raison naturelle… un chaos que la raison ne connaît pas mais que le coeur reconnaît… une source qui nous ramène au berceau, à la maison… car les racines puisent toutes à la même source… droit au coeur…

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rumi bis… la raison est inutile dans l’expression de l’amour…

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le seul remède à l’amour est d’aimer encore plus… alors creuser, creuser…

6 réflexions au sujet de « as above so below »

  1. Avatar de Chantal DeslauriersChantal Deslauriers

    Meric Ati d’être encore là ce matin…
    Tes chroniques me font vraiment le plus grand bien.
    Justement ce matin, nouveau printemps et début des semis…
    Qu’est-ce que je veux dans mon jardin potager et dans mon jardin relationnel.
    Il y a comme tu dis, une job de bras et de brassage de racines, je suis aussi dans cela.
    Pour avoir des bases solides, des racines saines ont besoin d’air, de nourriture et d’éclaississement…
    Cette année, un nouveau jardin, tout neuf…
    Nous donnerons même un cours de jardinage auto-fertile (pour avoir moins de travaille de désherbage).
    Nouvelle maison, nouveau jardin, beaucoup de nouveau et beaucoup de ménage dans le jardin relationnel.
    Parfois la distance fais une différence et pour d’autres non. Bizard…
    À travers les années, j’ai remarqué que la distance est différente selon qui ont va voir ou quellles est le but du voyage…
    Que de semences et de jardins j’ai fais depuis l’âge de 15 ans, mon premier jardin…
    J’ai embellis nombreuses plates bandes de fleurs et parfois, l’année suivante je déménageais…
    Je me disais que j’ai embellis la terre et l’environnement où j’ai passé…
    Le prentemps, ma saison préférée, regain de vie et d’espoir…
    Préparation et plannification, si on veut, de promesses de beauté et de nourriture saines.
    Bonne journée Ati! De te lire me redonne le Courage au coeur d’oser être Moi.
    Chantal

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  2. Avatar de SamanoSamano

    Oser regarder, accueillir la victime en soi, le raté, le paresseux, le peureux, le suiveux et faire le grand ménage du jardin. Repartir à zéro…
    ou presque!
    Courage, mon coeur, courage!

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  3. Avatar de sylvainbretonsylvainbreton

    Très intéressant ATI. C’est le meilleur chemin à prendre pour avancer dans la vérité de soi.

    Et il y a aussi le « non-chemin », la vie dans l’appréciation de ce qui se présente à nous, sans opinion ni jugement, dans la gratitude. Dans la perspective que ce qui a été fût la juste chose, que ce qui est soit parfait et que ce qui sera soit la seule chose possible, le parcours est fluide et léger. Nul besoin de creuser ni de fouiller, uniquement d’observer. Cela demande peut-être préalablement le voyage au cœur de ses racines, je ne sais, j’ai vécu l’un, je vis l’autre.
    Tout dépend de si l’on souhaite se réaliser dans le Monde, ou si l’on souhaite la réalisation sans le soi.

    Continue d’exposer tes aventures au coeur de l’Homme …

    Sylvain

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    1. Avatar de atisupinoatidion666 Auteur de l’article

      salut sylvain,
      je crois que soit on creuse pour trouver ses racines, soit on ne fias rien et elles lèvent d’elles-mêmes et nous pêtent au visage… et oui observer sans jugement ni opinion… que l’on creuse ou pas… et toi le blogue ça roule ?

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  4. Avatar de sylvainbretonsylvainbreton

    … les problèmes et difficultés disparaissent si nous ne sommes pas dans la dualité. Creuser est dans la dualité, mettre en lumière aussi. Les attaches sont la dualité, les croyances aussi. Si il semble y avoir une problématique, c’est l’attention qu’on y porte qui fait que c’est en disharmonie, ce sont les attaches qui causent la souffrance. Nous sommes attaché au problème, car nous croyons qu’il forme notre personne. Comment ne pas être attaché à nous même? Nous croyons que la difficulté est réelle, mais c’est un mirage, une suite d’expériences que nous avons crue et fait nôtre. Si c’est accepté tel que c’est, comme étant, tout simplement, ce n’est ni un problème ni même un avantage. C’est ! Et ce qui est est en harmonie …

    ON creuse jusqu’au moment ou on s’aperçoit qu’on creuse dans le vide, tout comme l’on se sauve d’un monstre dans un rêve; il est vrai jusqu’à ce qu’il ne soit plus vrai.

    Anyway ! on ne décide pas de ne plus croire un jour … comme on ne décide pas de ne plus croire au père noël; la bulle éclate un jour et nous trouvons cela drôle d’avoir cru une chose impossible à croire.

    Le blogueur: ish! quand il a du temps pour écrire, il préfère coucher son corps à l’horizontale pour se reposer, soit entre 22h et 6h am. Le reste du temps, il croit encore qu’il doive travailler dur pour subvenir aux besoins de sa grande famille …

    On fera un « combat des blogues » ATI: si tu me nargue je vais entrer dans la danse 🙂
    Les 2 différents aspects d’une même chose

    Te lire me place en position d’éclairer mon propre « non-chemin » – alors tu es précieux.

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  5. Avatar de PrashantiPrashanti

    Lorsque le rien prend toute la place , que sont devenues les racines ?
    Coeur à la dérive. À corps perdu , je me suis donnée.

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