
quarante-cinquième pop-up /// 7/3/13
traduction maison: n’élève pas la voix, précise ton argumentation…
si on doit parler fort ou convaincre ou crier, c’est que le message ne passe pas… et si le message ne passe, c’est alors notre responsabilité personnelle d’être plus clair(e), plus précis(e)… ou se de la fermer… ou de changer d’auditoire… car ce n’est pas tout le monde qui est prêt ou disposé à entendre ce que l’on a à dire… et ce n’est pas toujours nécessaire de tout communiquer… je dis donc je suis ?
une question que cette citation soulève est : est-ce que ce que j’ai à dire est si important à communiquer ? car si j’applique cette question à moi-même et à la publication de ces chroniques, ça me porte à me demander ce qui me motive à écrire sur la place publique…
pourquoi est-ce que je sens important, depuis un an déjà, de poster ces mots quotidiens qui me sortent de la tête et du coeur ? ai-je tant besoin d’être lu ? d’être compris ? ai-je tant besoin d’yeux extérieurs pour me donner vie ? ai-je seulement un message à passer ? si c’est le cas, quel est-il ? et-pourquoi ? pour qui ? pourtant, pas essentiel il me semble d’obtenir les réponses à ces questions mais ces questions se posent… pour moi du moins… à vous en plus…
car inévitablement, en postant mes mots sur la place publique, je serai inévitablement incompris ou mal compris par plusieurs paires d’yeux qui se posent sur mes mots – qui ne sont plus vraiment mes mots de toute façon lorsque vous les lisez… je serai aussi contesté, challengé par des commentaires de lecteurs/trices… mais je ne compte pas élever le ton…
donc pourquoi j’écris alors ? est-ce que le fait d’être lu, compris et d’avoir un impact fait en sorte que mon message devient plus clair pour moi ? est-ce que le fait d’être lu me donne ou me redonne vie ? me fait me sentir plus vivant ? me fait me sentir utile ? en connexion ? est-ce que d’écrire comme ça fait de moi un écrivain ? et si oui, pourquoi est-ce que je veux tant être et devenir un écrivain ? pour ne plus être rien ? pour avoir une raison de vivre ? pour me donner un statut social/personnel ? simplement parce que ça sort ?
comme vous voyez, petit midi de questionnement…
et tiens, voici un début de réponse…

traduction maison: le solitude ne résulte pas du fait de ne pas avoir de gens autour de soi, mais plutôt du fait de ne pas être capable de communiquer les choses qui sont importantes pour vous…
ça y est, le chronicoeur devient un peu fêlé, il se répond à lui-même à l’aide de citations… mais je dois avouer que cette citation répond un peu à mes questionnements, elle les éclaire…
et ça fait en sorte que je n’ai pas besoin de hausser le ton pour me comprendre moi-même, seulement lire les yeux ouverts plus grands et l’esprit ouvert full house…
et vous ?
allez, bon jeudi !

Ati fêlé??? Heureux les fêlés car ils laisseront passer la lumière!
Michel Audiard
AHO! Samano…un peu fêlé aussi!
Écrire…ce n’est pas un peu se parler à soi-même? Mettre ses idées sur papier…de l’ordre dans ses pensées?
Communiquer à d’autres…une autre étape?
Difficile…de savoir ce qui sera compris,?
Mais un jolie partage…essayer de se dire, être dans la tête, le cœur d’au moins une autre personne?
Communiquer…
Pas fêlé…juste être plus que 1???
Pour moi écrire est un processus alchimique qui permet la descente et en cours de route de transformer/ préciser / donner du sens à ce qui n’était au départ, qu’un filon, une intuition, une intention. Et puis partager parce que nous sommes grégaires, que nous partageons cette condition humaine et que dans l’écho de nos mots, nous tissons des relations qui nous porte, nous réconforte, nous lie et nous relie. Plus je vieillis, plus je me sens reliée dans l’invisible de tous les liens tissés en cours de vie et cela me comble.
j’apprécie tes mots, fêlé ou pas.
J’aime les réflexions, les mots, les liens…
Pour moi aussi cette pensée de Carl Jung est très importante.
Quand on est mal compris ou qu’on réussit pas à communiquer l’important c’est diffficile.
Merci encore pour tes mots Ati
Chantal
Écrire pour moi, c’est me parler à moi-même. Me trouver des réponses.
C’est aussi me connecter à ma créativité.
Et je dirais: ..la solitude, c’est peut-être ne pas dépasser sa zone de confort…