écrire pour sortir de la boîte

62900_600cinquante-et-unième pop-up /// 11/3/13

ce matin, j’ai envie de sortir de la boîte, le génie a envie de sortir de sa bouteille (ne vous en faites pas, c’est plus pour faire image que j’utilise cette expression que pour me considérer comme un génie)…

car quiconque écrit, s’il/elle le fait pour rejoindre le monde, pour être lu, entendu, su, deviné, interprété, saisi, compris, pour passer son message, partager, j’imagine qu’il/elle le fait principalement pour faire contact… c’est mon cas du moins…

même si le contact est virtuel, même s’il se fait par les mots plutôt que par la peau… même s’il est virtuel, il est réel… et le contact se fait… car on n’a beau que se lire et s’écrire vous et moi, on connecte à quelque part… ici en fait…

du moins, dans mon cas, quand j’écris, j’ai vraiment l’impression de faire contact avec vous, même si je ne sais pas qui vous êtes… quand j’écris, je me parle à moi tout d’abord et ensuite, quand je pèse enter, ça y est, je me lance dans le vide et je ne m’appartiens plus…

je me donne à vous, je me pitche dans le monde avec mes mots, je m’extirpe de mon monde à moi tout seul de ce côté-ci de l’écran pour le rendre public, pour le rendre ouvert, gratis, free… le bar à mots est ouvert… ça swing hors de la boîte à mots du chronicoeur…

je vous ouvre mon monde avec mes doigts, avec mes mots, vous m’ouvrez le vôtre avec vos yeux et vos commentaires… mon monde c’est le vôtre, le vôtre le mien… donc notre monde…

écrire pour sortir de la boîte, écrire pour ouvrir ma boîte, pas pour la fermer… car écrire, c’est ouvrir sa boîte à surprises… quand on écrit, on ne sait pas toujours ce qui va sortir, en fait on ne sait jamais ce qui va sortir… et si on ne censure pas, on peut se surprendre soi-même… sans parler des autres…

écrire tout bas pour ne pas crier, écrire ses downs et ses highs, écrire son âme et son mind… écrire pour dire, pour se dire dans tous ses états, écrire pour s’extasier et sortir de soi… écrire pour écrire, écrire juste pour rire, écrire pour écrire et pour dire, le mieux et le pire…

alors ce matin quand vous me lirez, je vous conseille de garder un petite distance de votre ordinateur car vous n’avez jamais vu ça un chronicoeur poppé out d’un écran spontanément… on va se garder une ptite gêne et nos distances, sinon on va finir par se piler sur les pieds, en fait moi sur vos doigts… on va se retrouver mots par dessus mots…

voilà donc ma petite chronique matinale sans prétention en ce lundi matin ordinaire de mars… prélude au printemps, la grande fonte est débutée… nos coeurs, nos mots, nos vies se sont mis à fondre et à laisser cette grande et lourde chape de neige commencer à se retirer pour que la nature se découvre à nouveau… au-delà des mots, notre vraie nature…

attention reculez, j’arrive…

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