cinquante-deuxième pop-up /// 12/3/13
milieu de nuit… décalage horaire du changement de saison… heure perdue, heure retrouvée… j’en perds la raison dans ma maison… mais écrire n’est pas seulement un rangeur de bordel, c’est un passeur de temps… donc écrire pour ne pas dormir, écrire pour se réveiller, pour s’éveiller, écrire pour surfer sur les vagues de temps qui passent…
presque 400 chroniques de pondues depuis le printemps passé le chronicoeur… quoi que d’affirmer ça après avoir afficher cette citation indique une royale cacophonie dans ma boîte à mots non ? chronique sa manie… mais le ménage se fait… ranger, ranger… déranger les idées…
je vous l’avoue candidement, oui, sacré bordel dans la tête… la mienne, la votre, la notre… joyeux bordel de mots, de jus de mots, de jeux entre ces mots, d’idées qui s’enfilent, de concepts qui prennent forme et se déforment, difformes, informes, et qui informent sur moi, sur toi, sur nous… et nos multiples mondes intérieurs…
car y en a des mondes dans nos cabanes… cabanes à mots… cabanes amour… cabanes amor amor amor… cabanes à mots couverts, cabanes à mots perdus… cabanes chroniques de mots partagés… les miens, les vôtres…
et j’espère qu’il va continuer de s’exprimer comme ça longtemps ce verbeux bordel de mots dans ma ptite tête car j’ai réellement beaucoup de plaisir à écrire…possiblement parce que ça libère le bordel justement… ça aère mon bout de ciel… tenir un bordel chronique pour se libérer de ses péchés, ne pas se dépêcher, prendre son temps… un chronicoeur, c’est plus cathodique que le pape…
non mais oui, sérieusement, joyeux bordel dans ma tête…
des étrangers m’avaient radicalement squatter depuis des années… vivaient en moi des croyances limitatives, des idées noires et blanches, et de toutes les couleurs, des conditionnements me gardant peureux et tout petit… des images de moi qui ne concordaient pas ni plus avec mes intentions, avec ma mission de vie actuelle…
alors écrire écrire écrire… faire le ménage du printemps… faire circuler le gros stock qui alimente ces chroniques… ménage chronique… go go go monsieur net, internet, extranet… super net dans la cabane…
écrire pour se dire, écrire pour s’ouvrir les veines créatives… ouvrir les vannes à ces mots qui poussent à la curiosité… ces mots qui, lus et relus, finissent pas faire sens, ou pas, mais même ça, ce non sens, c’est plein de sens…
car un non sens qui se révèle à la lumière finit toujours par faire sens malgré tout… un fou qui est fou… sens, non sens, sens unique… on a besoin de sens seulement si on s’en va à quelque part… ici ? maintenant ? aucun sens requis, ni d’un bord ni de l’autre… sensationnel…
écrire ça soulage l’âme, ça libère l’esprit, ça éclaire la vie, ça digère les mottons, ça intègre les expériences, ça aère la sphère… écrire ça présente qui on est, ou pense être… ça révèle ce qu’on sait et surtout ne sait pas, ça décante… écrire c’est dire, se lire c’est rire, se relire c’est pire…
quoi ? c’est le bordel dans votre tête à vous aussi ? good to know ! ça va être le temps d’écrire pour vous aussi bientôt donc… vous allez voir… au début, c’est un peu touffu, décousu, perdu, tordu… puis, après un moment, ça commence à sortir, tout seul, à se tenir, à se définir, à bouillir, à s’éclaircir…
image volée sur la mur de mon amie Nini à qui j’envoie une shower of love… pshhhhtttt…

Faire maison nette dans sa maisonnette… écrire à tue-tête en nettoyant la maisonnée… ou lire en silence quand le cœur porte poussière et que les mots n’y voient que du gris… Écris et crie Ati, pendant que je remets de l’ordre, en sourdine, dans mon capharnaüm…
bing ba dabam… pow tchouk pow !!! pif paf pouf… le ménage se passe…
Tu m’enlève les mots de la bouche, j’en suis presque jaloux…disons un peu envieux. (l’m just a jealous guy) Et pourtant, l’écriture n’est pas une compétition mais l’expression unique de notre singuliarité.
À chacun son beau, son grand ou son méchant bordel!
À chacun son bourbier émotionnel selon l’expression d’Édouard Finn.