soixante-neuvième pop-up /// 24/3/13
traduction : après que tout cela soit terminé, tout ce qui aura vraiment compté est la façon dont nous avons pris soin les un(e)s des autres…
certain(e)s d’entre vous vont avoir de la misère avec mon titre hein ?… oui je sais je sais, ça griche… ça donne drôle… mais écoutez ça et on se reparle OK ?
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touchant non ? que de bonté, de beaux yeux, de mots sages, de grands coeurs, de sincérité dans ce tout petit film brillant de coeur… OK je l’avoue, j’ai joué avec un titre un peu confrontant et controversé pour vous accrocher l’oeil et le reste… agace lecteurs/trices le chroniqueur…
car le mot souffrir ne passe pas si facilement pour nous ex-peuple catholique soumis, à seulement quelques générations de distance dans le rétroviseur… la souffrance valait cher dans le temps… mais on ne veut pas souffrir… normal, à moins d’être masochiste… souffrir, on juge ça, on s’en pousse, on l’évite, on regarde ailleurs… on nie… on minimise… on démonise… on se divertit… on s’entertaine… (dans ce cas, on inclut tout à fait la personne qui parle)…
pourtant…
le fait d’expérimenter sa propre souffrance par moments nous ré/humanise, nous rend de nouveau humble… dingue et humble, digne et humble… et plus tendre, plus mou, plus soft… je sais, je vous en passe un papier… sablé…
compassion compassion… un bien gros mot… un bien beau mot… un mot clé…
voici quelques bribes retenues en vrac par le chroniqueur quant au terme compassion à la suite de quelques visionnements de ce film…
regard bienveillant sur soi autant qu’envers le monde;
touché la douleur de l’autre;
compassion : une marche vers sa propre humanité qui passe par l’humanité de l’autre;
il n’y a pas de compassion, il n’y a que des preuves de compassion;
les autres sont aussi des moi qui sont aussi des centres du monde;
compassion = regarder l’autre à la même hauteur que soi;
écoutez l’autre, c’est un acte de générosité;
prêter une oreille;
échos de compassion… de l’Aiglise…
aujourd’hui il y avait une journée de méditation en silence chez moi… j’ai donc passé la journée entouré… et en silence… entouré de gens sensibles, introspectifs, près d’eux/elles-même… dont plusieurs portent de la douleur… ils/elles en ont parlé, et on a aussi senti… car la douleur ça se sent facilement, ça se ressent tout autant… de la douleur, quand on en a en soi, on la sent chez l’autre… et quand on sent sa douleur, c’est qu’on est en contact avec une partie intime de soi… alors handle with care…
ce que l’on peut ressentir si on a touché à sa propre douleur récemment… ce qui a un peu été mon cas, vous le savez si vous lisez ces mots depuis un bout… gros mottons de moments… alors oui s’il le faut la vie, de la souffrance dans nos coeurs, pas plus qu’il faut mais s’il le faut… pour les pétrir, les ouvrir, les guérir nos coeurs… pour les bercer, les toucher, les laisser, aimer et être aimés… nos ptits coeurs encore un peu bleus… petits coeurs qui veulent devenir grands… comme le monde…
compassion : avec passion… vivir con pasion… vivre avec passion… avoir de la passion pour soi, avoir de la passion pour l’autre, avoir de la passion pour les autres…
parallèlement à une réflexion importante autour du thème de la compassion, ce film m’a mis aussi mon racisme envers les français/ses en pleine face… j’avais un jugement gros comme le bras à savoir que ceux et celles-ci n’étaient que des intellos fini(e)s, coupé(e)s de leurs émotions… et vlan sur le pif le chroniqueur plein de ses préjugés de colonisé québécois…
ces descendants d’Astérix qui percent l’écran vivent direct dans le coeur, sensibles, à fleur de peau, intelligent émotionnellement… ça se respire… et ça s’entend… alors on remballe les jugements… ceux-ci du moins car ils ont été infirmés… mes jugements sont rendus infirmes… yé…
exactement ça la compassion… juger moins sentir davantage…
vive le 23 avril ! jour de la compassion !
conseil d’ami : je vous recommande de classer tout de suite ce film dans votre liste de favoris… meilleur qu’une méga bouteille d’anxiolytiques…

xx
superbe…magnifique…merci
c’est si honteux avoir besoin….
mais heureusement ce ne l’est plus, honteux !