soixante-treizième pop-up /// 26/3/13
parfois la vie est au neutre, rien ne se perd mais, surtout, rien ne se crée… je sors d’une telle période… tout ce que je tentais d’entreprendre depuis plus d’un an fouèrrait, tombait à l’eau, faisait patate… les relations, les projets de travail, le processus de légalisation de l’ayahuasca… la vie semblait me mettre constamment des bâtons dans les roues… pour mon bien probablement, mais pas évident à voir sur le coup…
et depuis quelques semaines, comme par magie car je ne sais vraiment pas comment ça c’est passé, c’est reparti… les voyages, quelques projets, la musique, une possible édition de mes chroniques… le printemps peut-être ? pourtant le printemps passé c’était l’hécatombe… chaque chose en son temps…
alors que ça passe ou que ça casse, on s’accroche et on suit la parade… bienvenue à bord de nouveau la vie ! mais plus jamais à un rythme aussi rapide qu’auparavant… prendre son gaz égal… pas sur les chapeaux de roues… car après des années de speed living, puis la dernière au neutre et au calme un peu plate, là on repart lentement mais sûrement… première vitesse… deuxième…
car tout va tellement vite… de plus en plus vite… les communications sont de plus en plus rapides, instantanées et on manque de plus en plus de temps… cherchez l’erreur… le temps devient la denrée la plus précieuse… pouvoir s’ennuyer, quel luxe !

traduction maison : arrêtez de glorifier le fait de toujours être débordé(e)…
avez-vous remarqué vous aussi que plusieurs parmi nous sommes fiers et valorisons le fait de toujours être débordé(e)s ? en tous cas ça semble assez répandu autour… probablement parce que ça nous fait nous sentir quelqu’un(e), vivant(e), important(e), in, dans la game… je cours donc je suis… mais éssoufflé(e) en ta… soit que le temps passe plus vite qu’avant, soit nous courrons après notre queue et n’y arriverons jamais…
mais ne rien faire par contre, ne compter pour personne, ne pas être productif, c’est socialement looser… je sais, j’ai passé la dernière année chez moi à ne rien faire pratiquement… à attendre que ça passe… que le motton me passe à travers la gorge… et le coeur… que les vieilles peaux du serpent tombent… que la vie revienne en moi… faut savoir aller au fond des choses chose !
se lever le matin et ne pas vraiment savoir ce que l’on fera de sa peau et de son motton, de son spleen, pas toujours confortable… et en même temps, quand c’est ça qui est ça, c’est ça qui est ça… on se bat pas contre ça… du moins rendu à un certain âge…
car lorsqu’on est jeune, on a tendance à ramer contre le courant… on a l’énergie et la drive pour… mais après l’avoir fait pendant quelques années, ramer contre le courant, on reconnaît la vibe et on sait que c’est futile… follow the river…
alors me semble que l’idée consiste peut-être à accueillir ce que la vie nous envoie, toujours conscient qu’il nous revient toujours le choix de dire oui ou non… car une autre tendance, chez moi du moins, était aussi de dire oui à tout ce que l’on m’offrait… car qui sait quand ça va revenir ? mais à ce rythme-là, la vie va vite…
donc pas fou d’apprendre à prendre le temps, se demander ce que l’on veut vraiment, quelles sont nos priorités, et à quelle vitesse on veut rouler… sans se faire rouler…
parfois on a pas tout à fait le choix et on doit dire oui à ce que la vie nous envoie… défi, maladie, malchance, difficulté, grande joie, grande opportunité ou grande chance… et parfois, on a le choix… et parfois, on ne sait pas, on ne sait plus… alors suffit de se laisser porter… ou de s’accrocher, se boucher le nez et d’apprécier la ride…
Mon Dieu,
Donnez-moi la sérénité
D’accepter
Les choses que je ne peux pas changer,
Le courage
De changer les choses que je peux,
Et la sagesse
D’en connaître la différence.

La prière de la sérénité…
Toujours bon d’avoir ça sur un jeton dans le fond de sa poche.
J’ai l’impression que les périodes de tournage en rond, de sécheresse (intérieure et bancaire), de tergiversations apparemment inutiles, sont là effectivement pour nous apprendre et nous montrer quelque chose.
Mais quoi?
Faut être patient et attendre. Attendre que ça émerge dans la lumière.
De ce temps-ci, pour moi, tout semble bloqué. Comme du ciment à prise rapide. Il y a quelque part en moi un espace qui ne crois pas à l’abondance et à la lumière, qui ne crois pas que ça y est, que c’est fait, que j’y suis dans cet espace de full bliss où balayer la maison est un geste d’extase.
Je retourne méditer…
la vie c’est comme la pêche…
y se passe rien de la journée puis 10 minutes avant de partir à la maison, bingo bongo !
bonne attente
j’ai découvert «apprendre à remettre au lendemain ce que je peux remettre au lendemain»
c’est l’antithèse de ce que j’ai vécu durant la majeure partie de ma vie….
en apprentissage, insécurisant, dévalorisant à l’occasion, difficile de me sentir inutile moi qui était tellement utile (grrrrrrrrrrrrrrrrrrr)
bonne fin de semaine de Pâques
Un peu bizarre , les routines habituelles sont tombées sans dessus dessous.
Je regarde et je sens….y a toutes sortes de pièces qui n’ont plus leur place .
Toutes les directions sont possibles. Patience !
Un inspire à la fois. Un petit tour et puis s’en vont…..