joyeuses Pâques, viva Ishtar, happy Easter…

401228_453244081420129_243731631_nsoixante-quinzième pop-up /// 28/3/13

traduction: ceci est Ishtar, prononcé Easter en anglais…

traditionnellement, Pâques (Easter) était la célébration d’Ishtar, la déesse Babylonnienne et Assyrienne de la fertilité et de la sexualité… ses symboles (tels l’oeuf et le lapin) étaient et sont encore des symboles sexuels et de fertilité (pensiez-vous sérieusement que les oeufs et les lapins avaient rapport à la résurrection ?)… après que l’empereur Constantin ait décidé de christianiser l’empire romain, Pâques fut lié à la représentation de Jésus… mais fondamentalement, Pâques  (Easter en anglais, originalement Ishtar) constituait la fête de la fertilité et de la sexualité…

intéressant non ? Ishtar, symbole de la fertilité et de la sexualité, qui se transforme en Easter… alors c’est de là que ça vient tous ces cocos et lapins en chocolat… Ishtar… déesse de la fertilité… cycle de reproduction… la vie… les bebés… yes… donc Pâques serait davantage sain et sein que saint alors !

très fort comme instinct de vie et pulsion de mort Pâques d’ailleurs… oui, plein de mort et de vie à Pâques… les deux bouts de la vie dans la même fin de semaine… fort ce Jésus quand même : mourir un vendredi après-midi pour renaître le dimanche matin suivant… et on dit que la vie va vite de nos jours… ce week-end de Pâques de l’an 33 fut assez intense et rapide pour un certain fils quand même non ?

Pâques ça concerne donc un peu la mort, si on colle à l’histoire de Jésus, mais ça concerne surtout la vie… quant à la mort, c’est une une mort illogique, injuste et mystérieuse mais qui ultimement porte à renaissance… et la résurrection… mais surtout le triomphe de la vie sur la mort…

mais si on cherche davantage la vie, il y a tellement de signes de manifestation de vie dans les symboles de Pâques… premièrement le printemps… ayant traverser un autre hiver, ultime ressuscitance, on ressent soudain une vie nouvelle à cette étape de l’année… l’espoir de la chaleur à revenir, le soleil qui fait fondre la neige et qui recommence à chauffer nos visages couleur carême à ce temps-ci de l’année… yes…

mais les oeufs remplis de vie, la sexualité, la fertilité lapinale – ou lapinaire ? et autres activités connexes de reproduction et de regénération de toutes sortes… lapins et poules en chocolat et agneaux de lait… oui la vie…

mais autour d’ici, dans le grand bain catholique dans lequel nous nageons encore un peu même si moins présent que jadis, Pâques concerne aussi et surtout la mort… celle du Christ, l’un des plus fils préférés de dieu à ce qu’il semble, qui serait mort pour nous libérer de nos péchés… pas certain que que ça se soit tout à fait passé comme ça et que ça ait tout à fait fonctionné non plus… car il semble rester quelques péchés flottant autour…

quand même un beau symbole que celui de donner sa vie pour sauver les autres… c’est ce qu’on appelle faire don de soi… mais je crois qu’on a  mis beaucoup d’emphase sur la souffrance de Jésus, comparativement à la rédemption et au don de soi… quel chemin de croix que le sien… l’église catholique a d’ailleurs utilisé longtemps la valorisation de la souffrance pour maintenir les gens dans l’ignorance et la petitesse…

c’est pas la croix qui est si importante, c’est le gars dessus !

alors en ce jeudi saint, sortons Pâques de la religion catholique pour lui redonner son sens originel, celui du retour de la vie, du retour à la vie, du réveil de la terre et de l’émergence nouvelle de la joie dans nos coeurs…

joyeuses Pâques, viva Ishtar, happy Easter

illustration:  Moving The Sun To Shine In Dark Places‘s photo.

5 réflexions au sujet de « joyeuses Pâques, viva Ishtar, happy Easter… »

  1. Avatar de sylvainbretonsylvainbreton

    Belle recherche Ati … Bien intéressant !
    Vivre aujourd’hui même, instant même et annuler toute croyance et même toutes pensées, toute pseudo spirituo-philo-sacro-esoterico-mystico ‘mailting pot’ certitudes et vérités qui en fait sont des ramassis d’histoires infertiles … Il y a tellement plus dans ce que l’on vit que ce que les autres disent avoir vécu.

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  2. Avatar de jackiejackie

    Inanna, antique Déesse-Mère chez les Sumériens, devient Ishtar chez les Babyloniens… Toutes deux, dans la mythologie, sont descendues aux enfers, y furent assassinées et suspendues à un crochet pendant 3 jours et 3 nuits et, tout comme Jésus, elles ressuscitent ensuite et retournent à leur existence… Pendant leur séjour dans le monde souterrain, la terre se met à dépérir et aucune vie ne peut germer… Déesses puissantes, passionnées, aux multiples visages, associées à l’autonomie et à la fertilité, agissant comme guides à travers les ténèbres de la mort et de la renaissance… féminités créatrices, agissantes et courageuses.

    La version grecque du mythe s’appelle Perséphone, jeune fille qui fut enlevée par Hadès, le roi des Enfers. Dans cette version,Perséphone personnifie la Koré, l’aspect de la jeune fille chez la déesse. Son mythe illustre les cycles de la nature, car lorsqu’elle séjourne dans le royaume souterrain, la nature est en sommeil, alors que son retour sur la terre s’accompagne du début du printemps.

    Dana, dans la mythologie celtique irlandaise, patronne des mères, des naissances et de la création, elle symbolise la fertilité, la richesse de la nature, et protège la famille, les enfants et les animaux. On la représente souvent sous trois aspects: la Vierge, la Mère et la Vieille Femme, elle est puissance, sagesse, amour et créativité infinie.

    Flore, dans la mythologie romaine, déesse des Fleurs et du Printemps… Flore, ou Flora, trouve ses racines dans la mythologie grecque, où on la nommait alors Chloris.

    Shaushka, 2300 ans avant J-C chez les Hourrites
    Turan, dans la mythologie étrusque
    Papa, déesse mère dans les légendes polynésiennes
    Astarté, dans tout le Proche -Orient, 1800 ans av. J-C.
    Tanit, déesse d’origine berbère
    Athtart, en ancienne Syrie
    ,
    Vénus, Aphrodites… toutes associées à la croissance et à la beauté du monde naturel, responsables de la floraison printanière, représentantes des multiples aspects de la condition féminine et de la fertilité…
    Pâques est une fête de printemps qui célèbre le renouveau, la renaissance, la fertilité, la victoire de la lumière sur les ténèbres. Elle est fêtée depuis l’Antiquité… même chez les juifs

    Pâque: fête juive (Pessah en hébreu) signifie: passer par-dessus

    La fête juive de Pâques est l’une des fêtes la plus importante dans la religion juive, elle célèbre la sortie d’Égypte, la naissance d’Israël en tant que peuple, elle est la fête de la liberté, celle de la délivrance, de la fin de l’esclavage.
    D’après la Hagada (livre de textes et rituels récité les 2 premiers soirs de Pessah) chaque juif à le devoir de se considérer comme s’il était sorti lui même d’Égypte.
    Pessah s’appelle aussi la fête des Matzoth. Les matzoth sont des galettes de pâte non levée qui sont consommées durant la fête en souvenir du pain non levé emporté par les hébreux à la sortie d’Égypte. Durant la fête de Pessah toute pâte levée (appelée Hamets) est interdite, les juifs ne doivent même pas en posséder.

    Ouf! J’aurais jamais cru en avoir autant à dire sur Pâques 😉

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  3. Avatar de Manon RousseauManon Rousseau

    Päques, renaissance, chocolat et tralala ! (Texte écrit l’an dernier à pareil date)

    Vendredi saint et journée de lune pleine, de bedon rond et de passage. J’attends dans la présence mon petit fils à naître et dans la confiance que je puisse trouver dans ce passage pascal, l’humilité d’accueillir ce qui cherche à naître et le courage d’accepter d’entrer dans le passage pour laisser mourir le vieux, l’inutile. Car toutes naissances passe par des morts, petites et grandes.

    Pâques en témoigne encore, car dans tout ce qui se marchande et nous est proposé en vitrine, dans le profane se trouve encore le sacré. Le sens de cette fête qui nous vient de loin et dont le sens ne s’est pas éteint, porté tant par les rites païens que chrétiens.

    Pâques, célébration du retour de la lumière après de long mois dans la pénombre et les longues nuits d’hiver. Les fleurs de printemps, les jacinthes, narcisses, tulipes, nous rappellent que ce qui fleurit et sort de terre, encore neuf et fragile, vient de l’ombre, du centre. Que chaque fleur a mis du temps, engourdie dans le sol gelé, à briser la graine qui la retenait prisonnière, défiant la terre froide, cherchant la lumière et la chaleur pour enfin sortir de terre.

    L’œuf de Pâques, le poussin en chocolat, nous rappelle que pour éclore, nous devons briser les coquilles qui nous enferment (même éthymologie qu’enfer, enfermement).

    Mattéo, mon petit fils, nous rappelle la patience, l’attente, avec son arrivée qui tarde… Cette naissance qui ne devrait tarder, me rappelle encore une fois que nous devons mourir de ce cocon utérin et affronter le passage pour naître en ce monde.

    Päques me rappelle que tout ce qui est à naître cherche un passage. En nous et en dehors de nous, le même processus est à l’oeuvre. La nature n’est qu’un rappel de ce que nous sommes, un miroir précieux dans lequel se regarder! La nuit, le jour, l’hiver, le printemps, la dormance, la renaissance, la résurrection.

    En ce week-end de Pâques, aurais-je l’audace de faire le ménage du printemps, tant au dedans qu’au dehors, de regarder ce qui cherche à émerger, à briser la vieille coquille, à accepter le passage pour naître dans la plus grande fragilité, pour ainsi fleurir de nouveau et apporter mon parfum? Quest-ce qui doit mourir pour renaître ? Quelles parties de moi sont mortes, sclérosées sous la peur, le poids des années, des habitudes, des certitudes, des obstacles rencontrées, quelles parties de moi doivent renaître ?

    Voilà ce à quoi Pâques me convie. Je me souhaites le courage de la fleur de printemps à peine éclot, qui s’offre dans toute sa fragilité, me rappelant la force et la puissance de la vie et par conséquent, que la force et la fragilité sont des sœurs siamoises.

    Joyeuses Pâques !

    Manon Rousseau
    06 avril 2012

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