réaction, réponse et autres aller-retours

420297_350734121698341_197603040_n

soixante-dix-huitième pop-up /// 1/4/13

traduction maison: tiens-toi debout pour ce en quoi tu crois, même si tu dois te tenir seul

lors d’un voyage dans la jungle du brésil il y a quelques années, j’ai eu une vision… encore très très claire aujourd’hui cette vision : je marchais sur un chemin, seul, et lorsque je me suis retourné pour regarder derrière moi, il n’y avait personne… et j’ai entendu une voix me disant clairement et avec affirmation de continuer à avancer… même si j’étais seul…

ce que je tente de faire depuis… avec ce que ça implique… avec tout ce que ça implique… et ça implique pas mal d’affaires… des doutes, des questionnements, de l’audace, une certaine propension à déborder du cadre, à initier du nouveau, à défoncer des portes…

si je désire me tenir debout quitte à rester seul, de mon côté, je ne sens pas nécessairement le besoin de faire deux beaux gros fingers au monde entier comme le fait l’amazone de la photo… si j’ai des fingers à faire à quelque chose, ça ne serait qu’à mes peurs, mes vieilles bibittes, mes jugements, mes petitesses, mes vieilles histoires qui ont tendance à revenir me hanter dans certaines situations actuelles, mes limites et mes croyances qui me gardent petit petit…

non, définitivement, pas de fingers à faire au monde le chroniqueur…

je veux simplement me tenir debout, digne, digne et droit, et me sentir solide même si un peu fébrile, fort même si parfois ébranlé… non pas de fingers, que les mains sur le coeur, les mains et la tête ouvertes…

je veux me tenir droit en moi, sur place et groundé, et aller lentement, un pas à la fois, vers ce que en quoi je crois… et sens… et valorise… et aime… et idéalise… et répondre à ce qui arrive à moi… et choisis de vivre… ou pas…

je ne veux pas bouger en réaction à quelque chose, mais plutôt en réponse à une pulsion interne… bouger à partir d’une im/pulsion, un mouvement qui parle en soi, qui parle de soi… mouvement qui peut être stimulé par l’extérieur, bien sûr, mais doit avoir racine en son âme et corps…

donc cette claire vision qui déterminera la route à suivre demande de se fermer les yeux et la trappe et de regarder en dedans pour voir, sentir, reconnaître et écouter LA voix, oui oui celle-là… la petite qui chuchote mais qui parle fort fort toutefois quand on l’entend…

donc bouger à partir de ce qui naît en soi… sentir ce qu’est son chemin… chemin à faire ou à découvrir… chemin à suivre ou à ouvrir… ouvrir des portes… des portes à défoncer, à pousser ou à tirer ?

mais pas toujours évident de distinguer, de faire la différence entre un défi et une situation stérile… un pas en avant ou un retour en arrière ? j’arrête ou je continue ? j’y vais ou je passe mon tour et continue ou tourne ailleurs ?

car parfois, il faut y aller pour savoir… sinon on se demandera toujours si on a pas passé à coté de quelque chose… et tant qu’y a un minimum d’attrait, il faut y aller… mais on a aussi toujours le choix de ne pas y aller… et se demander si c’était la route à suivre…

cher libre arbitre…

9 réflexions au sujet de « réaction, réponse et autres aller-retours »

  1. Avatar de RaviRavi

    je te saisie complètement…..
    si je vois cette vie terrestre comme une finalité, je manquerai de temps….
    si je me laisse habiter par cette vie terrestre avec un regard d’éternité, je goûte l’expérience de vivre le moment présent….. et cela se «délamine» à l’intérieur de moi…. mon corps physique qui exige et mon corps « ????? d’énergie» qui apprécie ce passage terrestre
    …………contemplation de cet Univers dont je fais partie

    Répondre
  2. Avatar de SamanoSamano

    Il n’y a rien de plus beau qu’un homme qui se tiens debout dans sa vérité, malgré les peurs de toutes sortes et comme tu le dit si bien, sans faire de finger sinon à ses vieilles,très vieilles névroses!

    AHO, brother!

    Répondre
  3. Avatar de jackiejackie

    Persévérance ou acharnement? Se demander si c’était bien la route à suivre? Qu’est-ce qui se cache derrière y faut? Peur des regrets, de l’échec, de perdre le connu? Personnellement, je sais hors de tout doute que j’aurais pu devenir danseuse professionnelle, artiste de cirque, médecin ou travailleuse sociale, j’avais la facilité, les qualités et aptitudes requises et pourtant… j’ai choisi un autre chemin. Aujourd’hui, je danse pour le plaisir, pratique l’acroyoga, soigne avec les plantes et les mains, accompagne des jeunes femmes enceintes et des jeunes parents, et plus d’une douzaine d’adolescents sont venus habiter chez moi à court ou long terme, mais mon métier est tout autre… Sometimes the wrong choices bring us to the right places (inconnu) Tous les chemins mènent à une plus grande connaissance de soi… essai-erreur ou tout simplement expérience?

    Répondre
  4. Avatar de Carole TremblayCarole Tremblay

    Un finger oui c’est très efficace contre les peurs. Moi j’habite seule en forêt et j’avais souvent peur quand j’arrivais tard le soir. Instinctivement j’ai découvert qu’en faisant d’horribles grimaces à mes peurs elles s’évanouissaient…

    Répondre
  5. Avatar de BodhidanaBodhidana

    Faire peur à ses peurs.
    Tout est là.
    Je me rappelle pendant une cérémonie un monstre, une espèce de loup reptilien, essayait de m’effrayer. Soudain, je l’ai regardé en pleine face et j’ai soutenu son regard. Et j’ai vu toute la douceur de son regard et tout l’amour qu’il avait pour moi.
    La peur était ma propre création.
    Bonne route!

    Répondre
    1. Avatar de Carole TremblayCarole Tremblay

      À une certaine période de ma vie je faisais de mauvais rêves à propos d’un tueur qui, je le savais, venait de tuer. Il avait toujours un fusil sur l’épaule et lorsqu’il apparaissait dans mes rêves la frayeur qu’il m’inspirait me réveillait. À force de rêver à lui j’ai fini par l’appeler mon tueur intérieur et aussi à m’habituer à lui. En état de veille j’ai commencé à me dire que je devrais tenter de lui parler et lui demander ce qu’il me voulait. Une nuit je suis arrivé face-à-face avec lui, il avait son fusil sur l’épaule comme d’habitude et je savais qu’il allait tuer. Je lui ai souri et j’ai dit « bonjour mon ami ». Il ma regardé, m’a fait un grand sourire et je n’ai plus jamais rêvé de lui. J’avais apprivoisé mon tueur intérieur.

      Répondre

Laisser un commentaire