forédou et autres tiguidou

644357_10151556214240708_2074136090_nquatre-vingt-huitième pop-up /// 9/4/13

traduction : plus tu deviens fort(e), plus tu seras doux(ce)…

quelle belle image non ?  image qui illustre, en effet, une douce force tranquille, ou une forte douceur… c’est selon…

et, d’expérience, il semble tout à fait juste que plus on ose aller dans sa vulnérabilité, plus on en sort fort(e), grandi(e), solide… plus on ose plonger et puiser dans son ombre, plus notre lumière peut jaillir et briller à nouveau… car ce sont les plus fortes lumières qui produisent les ombres les plus sombres, les plus noires, les plus aveuglantes… passage obligé… gros yin, ptit yang, béding bédang…

le principe de résilience veut que les plus éprouvé(e)s par la vie peuvent aussi devenir les plus fort(e)s, les plus résistant(e)s, les plus tough… coeur brisé deviendra grand… et fort… et aimant… en général et en principe seulement, car il arrive aussi que certain(e)s sortent si brisé(e)s de certaines expériences qu’ils/elles ne peuvent plus plier après avoir autant craqué, cassé… mais parfois si… et parfois pas… et ainsi va la vie…

oser les extrêmes de la vie, pour trouver le milieu… oser se perdre pour retrouver son centre, se retrouver soi-même… oser être seul(e), totalement seul(e), pour pouvoir être avec autrui… oser la solitude et la sécheresse du coeur pour y retrouver tout le jus de la vie, toute son inspiration… oser vivre si totalement qu’en frôlant la mort d’intensité, on extrait tout le jus de la vie…

vieillir de corps et rester jeune d’esprit, être témoin du temps qui passe et garder le contact avec l’enfant qui vit en soi, qui vivra éternellement… l’enfant qui n’est jamais né, qui ne mourra jamais… l’enfant qui vit depuis toujours et qui ne mourra pas… vivre des expériences éprouvantes et conserver sa capacité d’émerveillement… aller dans le laid pour connaître le beau… aller dans le beau pour apprécier le laid… aller dans le laid et le beau pour ne plus faire de différence, ne plus distinguer, ne plus discriminer…

la vie la mort, que les deux extrêmes du même chemin, que les deux bouts du même grand voyage… la vie comme début de la mort, la mort comme passage vers une autre vie, vers d’autres vies, vers plus de vie… la vie la vie… la vie la mort… encore et toujours la vie, même et surtout dans la mort, la vie la vie même et surtout malgré la mort la mort… vivre et mourir, gagner sa vie, vivre à mort…

pas de printemps sans hiver… pas d’hiver sans automne…  pas d’automne sans été… et pas d’été sans printemps… et valsent les saisons, et tournent les portent battantes des divers temps de la vie… passent les étapes… le printemps maintenant, le printemps tout le temps…

tous ces extrêmes, toutes ces apparentes contradictions se rassemblent, ne font qu’un, se fondent en un…  tout se fond en un tout au fond… qu’apparente cette dualité car au fond… au fond du chaudron, qu’une même et grande soupe, une même et grande vie, qu’une même et grande existence qui vit, qui bouille, qui mijotte… que des perceptions différentes, qu’un semblant de différence car au fond, une seule vie…

et nous sommes tous et toutes ensemble dans cette grande marmite… le bonheur des un(e)s c’est le bonheur des autres… en fait ni un, ni autre, que nous… nous tous, nous toutes… ensemble, uni(e)s, together… forever… advitam aeternam…

hommes et femmes de bonne volonté, êtres humains d’intentions pures, ensemble… malgré les forces et les faiblesses, malgré les faiblesses et les bassesses, tous des dieux, toutes des déesses…

un seul et même grand bonheur duquel naît la compassion, l’empathie et la solidarité… ni mon bien ou le tien, que le bien, notre bien, notre bien commun, le bien commun… que certain(e)s contribuent à faire grandir, alos que d’autres le dilapident… ainsi va la vie…

tout est dans tout, tout est au bout et l’arbre est dans ses feuilles maridondondé… excusez-là…

Une réflexion au sujet de « forédou et autres tiguidou »

  1. Avatar de ShantiShanti

    Cette chronique me parle bcp, ❤ merci Ati

    oser les extrêmes de la vie, pour trouver le milieu…
    oser se perdre pour retrouver son centre, se retrouver soi-même…
    oser être seul(e), totalement seul(e), pour pouvoir être avec autrui…
    oser la solitude et la sécheresse du coeur pour y retrouver tout le jus de la vie, toute son inspiration…
    oser vivre si totalement qu’en frôlant la mort d’intensité, on extrait tout le jus de la vie…

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