je me souviens

941498_470296856379529_1337043026_ncent-cinquantième pop-up /// 31/5/13

traduction : parfois tu t’ennuies davantage du souvenir que de la personne…

tellement juste non ? en tous cas pour moi, tout à fait juste…

je me prends et me surprends souvent en flagrant délit de m’ennuyer de certaines périodes de vie particulièrement excitantes, de certaines personnes, de certaines aventures romantiques passées particulièrement alléchantes… et je me prends et surprends aussi à les vouloir de nouveau vivantes et actuelles, je les reveux… je les revoies et les redésire… je voudrais tomber et retomber dans le passé…. à genoux et en pleine face… à quatre pattes et à pleines dents… je voudrais me beurrer la face de souvenirs… sauf que ça marche pas…

et riez pas, vous êtes pareils… je le sais, je vous vois… je vous connais et je vous sais… je vous sais nostalgiques vous aussi… car nous c’est vous… moi c’est toi remember ? et souvent on s’ennuie davantage des souvenirs que des personnes car autour de nous, toujours les bonnes personnes au bon moment… souvenirs ? quand même un peu vides non ?

on veut tous et toutes retourner en arrière, quand c’était doux, quand c’était bon, quand c’était la première fois… on veut vivre comme si c’était la première fois et en même temps, on veut vivre dans le connu, dans le confo, dans notre vieux pyjama… on veut tous retourner en adolescence, même si ça a été une des pires périodes de notre vie pendant qu’on la vivait… parfois, le souvenir est aussi doux que ne fut dure la période…

en fait, on veut les deux… retourner dans nos souvenirs – les albums photos en font foi – les conserver, les cristalliser, pour les regarder de nouveau et se remémorer le bon vieux temps, et en même temps on ne veut vivre que maintenant, dans le moment, fraîchement, spontanément… un jour à la fois, ici maintenant, etc…

sauf qu’on est faits de nos expériences passées et un certain réflexe nous fait vouloir aller par en arrière… car y a une renverse sur ces ptites machines-là mes ami(e)s… un piton de reculons qui reste parfois collé dans le fond, jammé… et malgré la sagesse du dicton ici maintenant, c’est souvent là-bas alors ou ailleurs dans l’temps qui nou anime

peut-être que vous vous n’êtes pas fait(e)s comme ça, que ça ne vous concerne pas ma ptite théorie à cinq cennes, mais moi j’en connais deux trois des comme ça, dont moi… ou une partie de moi du moins… en amour avec le souvenir plus qu’avec la personne… car la personne d’alors n’existe plus depuis longtemps…

car on a beau tendre à vivre le moment présent – quèssé qu’ça veut dire éniwé ? – beau projet de vie après lequel on court depuis des vies peut-être, le passé nous tire constamment par le bord de la manche…

et autant on peut avoir les deux pieds plantés solide dans le passé, autant on vit la tête dans l’avenir… cet avenir qui n’est rien d’autre qu’un passé amélioré… car que peut-on imaginer d’autre que ce que l’on a déjà connu… mais dites donc, les deux pieds dans le passé et la tête dans l’avenir, ça laisse pas le coeur dans le présent ça ?

mais souvent, dans la vie, on prend l’histoire ancienne, on efface deux trois détails, ou en rajoute deux trois autres, plus beaux, plus grands et hop, on a l’avenir…

or j’ai l’impression que l’on ne peut même pas imaginer ce qui s’en vient… on ne peut que faire du mieux qu’on peut avec ce que l’on a maintenant, ce qui est déjà beaucoup, ce qui est déjà tout… et pour le reste, en dieu nous faisons confiance… voyez comment l’anglais est plus punché ?

alors plutôt que de s’ennuyer des gens de notre passé, qui est déjà de l’histoire ancienne, suffit peut-être de regarder ni en arrière, ni en avant, mais en soi, en haut, en bas… regarder avec les yeux fermés sur le passé car il n’en reste que de la poussière, de la poussière d’étoiles peut-être, mais de la poussière tout de même…

et l’avenir, quant à lui, n’a pas besoin de nous… il n’existera jamais anyway… on peut lui faire confiance, il est déjà en train de se transformer en présent… comme cadeau…

Une réflexion au sujet de « je me souviens »

  1. Avatar de chantal deslaurierschantal deslauriers

    Mon présent est rempli de joie, de plaisir et de Bonheurs tout simples de partir pour le Saguenay.
    Dans ce coin du Québec, des amis de coeurs vraiment agréables et une immersion en plaine nature pure.
    Avec mon retour en ville, je suis parfois en manque d’air pur de campagne… Toutes les raisons sont bonnes pour me retrouver dans le bois ou dans les jardins… Questions d’équilibre émotionnel et physique.
    Bon survol du passé: L’an passé à même date, je choisissais de faire un bout de chemin de vie SEULE, sans engagement affectif… Pas réussi totalement mais beaucoup appris dans la dernière année.
    J’ai confiance absolue en l’avenir, La Vie sait parfois mieux que moi quel est Mon chemin, Ma voie.
    Aho!
    Chantal

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