
chronique dix-neuvième / 4-9-13 (publi-reportage)
voir l’échec comme le début et non comme la fin de la quête,
ne jamais finir d’apprendre,
ne rien tenir pour acquis,
toujours tout remettre en question,
enseigner aux autres ce que l’on sait,
analyser objectivement,
demeurer humble,
respecter la critique constructive,
rendre le crédit à ceux/celles à qui il revient,
prendre des initiatives,
poser les questions difficiles dès le début de la recherche
et aimer ce que l’on fait sinon quitter… 
en gros, l’attitude idéale du chercheur non ?
pour connaître personnellement quelques-uns des chercheurs impliqués dans ce projet de recherche sur les vertus thérapeutiques de l’ayahuasca en lien avec la toxicomnanie, et de réputation les autres, je peux témoigner de la grande qualité de cette équipe à la base d’un vaste et innovateur projet de recherche… et je suis fier et honoré d’être impliqué à mon humble mesure dans ce projet de recherche unique en son genre…
un projet d’envergure internationale, portant sur le traitement de la toxicomanie, à base de plantes maîtresses issues de l’Amazonie, dont l’ayahuasca constitue l’une des principales… car de nombreux troubles de comportement et problèmes psychologiques, physiologiques et psychiques sont traités depuis des milliers d’années à l’aide de ces plantes… sans parler de la recherche spirituelle fondamentale…
car en effet, une science vieille de plusieurs milliers d’années, traditionnellement transmise par voie orale par les chamanes, commence à être documentée scientifiquement… et c’est pour permettre de rassembler l’équipe initiale de chercheurs que ce projet de financement circule sur le web…
http://www.indiegogo.com/projects/ayahuasca-treatment-outcome-project
la première rencontre se déroulera en octobre, à Takiwasi, à Tarapoto au Pérou… ce centre est dirigé par Jacques Mabit, pionnier du domaine scientifique dans le traitement de la dépendance à base de plantes médicinales…
y convergeront des chercheurs de plusieurs pays, mais aussi des chamanes, des sociologues, psychologues, psychiatres, etc… bref une équipe multidisciplinaire d’une qualité exceptionnelle… en provenance de plus d’une dizaine de pays… des chercheurs oeuvrant en marge des grands organismes subventionnaires, d’où le recours au financiement citoyen, aussi nommé crowdfunding…
pour avoir été formé, intervenir et enseigner dans le domaine de la toxicomanie depuis 25 ans, je suis fier et heureux de constater que les choses avancent lentement mais sûrement, malgré les nombreux détours et obstacles qui se sont présentés sur la route de la reconnaissance de certaines plantes dans le traitement de la toxicomanie…
car si on observe les progrès dans le domaine de la toxicomanie, on ne peut dire que les choses avancent si rapidement… pourtant… il existe des formes de traitement efficaces, qui ont fait leurs preuves mais qui méritent d’être mieux documentés… ce que ce projet de recherche vise justement à faire…
tous les chercheurs impliqués dans ce projet travaillent sur une base volontaire… ils le font depuis longtemps, avec persévérance, d’où le terme tête de cochon… cette levée de fond ne sert qu’à permettre la rencontre initiale pour démarrer le projet…
alors, pour aussi peu que le prix d’une bière dans un bar, vous aussi pouvez faire partie de la solution, du moins de l’une d’entre elles…
merci de contribuer si vous le pouvez…

merci