chronique vingt-cinquième / 12-9-13
traduction : fais confiance à la force qui fait pousser la barbe…
cette image de la force qui fait pousser la barbe est plus forte qu’elle peut n’y paraître à première vue… car sous des allures de farce et de citation un peu fofolle, quand on y pense bien, la force qui fait pousser la barbe, c’est Dieu… here we go again…
ah cette force de vie… force mystérieuse, grande poussée de vie… cette même force qui fait pousser les fleurs, les arbres, les enfants, les animaux, bref tout ce qui vit… la force c’est la vie quoi ! cette force qui fait tourner les têtes, les astres, les étoiles, bref tout ce qui vit…
et la vie est forte… elle balaie tout sur son passage… elle aspire, elle lave, elle polit… vous, moi, les résistances, les hésitations, les doutes… car même s’ils sont forts et déstabilisants, les doutes finissent toujours par passer, par disparaître… au profit de la vie… les doutes ne sont que des vague sur la mer de la foi… voguons frères et soeurs…
la vie balaie tout sur son passage, jusqu’à la mort… qui ramène elle aussi vers la vie éventuellement… force de vie, force de mort… pas de l’une sans l’autre… ni l’une ni l’autre… deux pour un, les deux pour toutes et tous… même force pour nous tous et toutes, jusque dans la barbe… et dans tous nos poils…
la force qui fait pousser la barbe, c’est le mystère invisible qui fait sortir la vie hors de terre chaque printemps, qui nous fait suer l’été, qui fait tomber les feuilles chaque automne, qui fait tomber la neige chaque hiver…
la force qui fait pousser la barbe, c’est la constance dans toute croissance… tout ce qui pousse et repousse… les jeunes qui poussent les plus vieux… la vie qui pousse la mort… et la mort qui ramène à la vie… comme la barbe et autres antennes poilues qui allongent sans cesse sur nos corps…
d’ailleurs, le corps est un marqueur incomparable du temps qui passe… le temps nous passe sur le corps… le temps nous blanchit la barbe et le poil du corps… on peut constater la vie qui pousse à travers nos corps… dans nos ongles qui allongent sans cesse, dans nos poils un peu partout sur notre corps, dans les plis de notre peau, dans nos cernes et nos bourrelets…
la nature, comme le corps, est un indicateur du temps… on voit la vie qui passe dans les herbes dites mauvaises de nos jardins… la vie pousse partout, la vie fait son chemin… comme les fleurs qui poussent dans l’asphalte… comme l’amour en temps de guerre… comme l’espoir qui persiste dans le doute…
les enfants sont de merveilleux exemples de vie qui pousse… à travers nos enfants, on voit le temps qui passe, on voit la vie qui va… les enfants nous montrent clairement que l’évolution est en chemin… the show must go on…
la vie se vit sur le fil du rasoir…
pour voir la vie qui passe:
http://myscienceacademy.org/2013/09/10/this-girl-ages-into-a-woman-in-front-of-your-eyes-without-you-noticing-a-must-see/

Maintenant je comprend ma mère qui commentait sa vieillesse.
Son visage qui changeait de forme. Sa peau qui devenait plus flétrie et ses muscles qui ramollissaient.
Je trouvais ses remarques un peu superflues. Maintenant lorsque je regarde le passage du temps sur mon corps , il m’est parfois difficile de trouver la beauté dans ces transformations.
Se regarder en face , en travers , les yeux qui voient ces changements et qui voudraient
faire semblant qu’ils n’existent pas.
Accepter la vieillesse et le passage du temps….
Essayer d’y voir une forme de beauté….Parfois difficile.