chronique vingt-septième / 14-9-13
weird ! quel beau mot non ? encore plus beau de l’être que le mot lui-même… eh oui, nous sommes weird les humains…
oui, ouird, weird… comme dans bizarre et excentrique… comme dans différent(e) et créatif/ve, audacieux et innovateur/trice, pionnier/ère et un peu fou/folle… pas trop, juste assez… weird comme dans prendre des risques et ne pas savoir si on va se casser la gueule… ou gagner le jackpot… bingo !
weird , weird, weird, eh que ça fait du bien de le dire… mais encore plus de l’être… et vous ne savez pas combien je le suis… et ce n’est pas moi qui va vous le dire… oh que non…

et ne vous en faites pas… je sais que vous êtes aussi weird que moi… je le sens, je le sais, la preuve ? vous lisez ce texte weird … mots weirds, texte weird, donc weird chroniqueur et weird lecteurs/trices… de toute façon la vie est weird non ?
osons être weird pour être vivants vous et moi, totalement, tout à fait vivants, et non pas à moitié normalement morts d’ordinaire… pas moitié weird moitié straight… totalement nous-même… full weird… osons sortir du rang pour se perdre sur des chemins non encore explorés… être le/la premier/ère à marcher sa voie, sa parole… prendre sa propre parole au mot…
car qu’est-ce qu’être weird à part un jugement que le monde «normal» – de quessé anyway ? impose à ceux et celles qui osent, qui risquent, qui affirment leur vérité et leur différence ? de loin préférable d’être weird que normal, ordinaire, plain et plate…
alors oser écrire des chroniques weird même quand on se sait pas vraiment quoi dire… oser écrire la weirditure, dire sa propre weirditude… oser inventer des mots weird à mort… je suis mort de weird… vivre weird et mourir d’absurdweirdté…
jouer avec les mots pour twister la vie, pour déculotter la logique, pour tordre le cou au sens normal des choses… transformer la vie en juicer et faire sortir le jus créatif de soi-même…
voir la vie follement, amusé d’amusement, la vie comme un grand parc d’amusement, un grand parc d’attraction dans laquelle on attire les choses improbables à soi… devenir un aimant qui attire les idées folles et fofolles et frivoles… pour que vole et revole la vie de toute part… splash de créativité partout… slush d’excentricité…
alors lecteurs/trices, une chronique weird ce matin, pour tasser les nuages et la pluie qui planent sur nos têtes depuis une semaine…
du weird pour chasser – c’est la saison non ? – la morosité, pour transformer le gris en toutes sortes de couleurs… un arc-en-ciel de weird…
du weird pour mettre du pep et un peu de luminothérapie dans cette tendance pluvieuse qui se maintient…
du weird pour mettre de l’indien dans cette fin d’été qui se prend pour l’automne…
du weird pour mettre de la vie dans votre écran et vous éclabousser de folie pour la journée…
car à force de tenter d’être normal, on risque de devenir très très weird … je peux en témoigner…

de plus en plus weirdeur
le chroniqueur…….?
qui régulièrement se vide le cœur,
permettant d’éveiller les penseurs,
éclaboussant les humeurs,
de nombreux lecteurs,
et ceux des noceurs,
traçant un vecteur,
dans cet courbe automnal des couleurs.
Tel un veilleur,
tous les matins, de bonne heure,
je suis attablé comme lecteur,
à mon ordinateur,
pour lire les weirdeur
du chroniqueur.
En mal de bonheur,
et cherchant en sens à mon humeur,
je ne suis pas ici par erreur.
ciao brother
ciao brodeur
Il est magnifique ton poème, Ravi. Quel beau cadeau à faire à son brother!
bizarre …bizarre… bizz bizz bizz…
Au moins ou au plus , les weirdo éveillent ma curiosité. Allument ma flamme….
Oser la différence pour réveiller l’ennuiyance.