mon pays c’est lit vert, et blanc

484838_750874728263647_1445960714_n2.0 virgule 9 / 28/1/14

quelle journée puissante et forte hier… quel petit lundi grandiose… quel début de semaine renversant… extra ordinaire et pourtant, extraordinaire… on nous annonçait quelques pouces, on nous en a mis plein les pieds… et dans la bouche, les mains plein les pouces, la pelle tout le tour de la tête…

au menu : vents, bourrasques, neige, poudrerie, glace sur la chaussée, carambolages sur les routes… caramba ! dire que le monde du sud a manqué ça…

quand on ne l’attend plus, car il est tellement là, présent, l’hiver nous frappe dans le dash, l’hiver nous prend par derrière et nous surprend par en avant, l’hiver prend son temps et le nôtre… l’hiver nous rebrousse le poil blanc… l’hiver est hiver pas calvaire…

notre pays c’est l’hiver, notre contrée, c’est le vent du nord… notre country, c’est le now… avec la neige en prime… prime time…

hiver, saison où le vent nous sort de nos gonds, où le ciel qui gronde nous tombe sur la tête à coup de flocons, dans la face à coup de glaçons… l’hiver, le vent nous empêche de dormir trop lourd, de dormir trop sourd, de dormir trop ours… l’hiver nous fait fort, l’hiver nous rentre dans le corps, et encore, et encore…

l’hiver dans le sud c’est show et humide, l’hiver dans l’now, c’est froid et pur, droit et dur… l’hiver c’est drette et sec, straight et net…

l’hiver rend tout vrai et limpide, polit tout, crystal clear… on peut bien rêver à l’été et au soleil, mais la réelle réalité est blanche, jaune et bleue… avec des gros tons de gris, de blancs et de froid… au bout des doigts…

quand on aime l’hiver, il nous le rend bien… quand on l’haït aussi… car l’hiver est avec nous comme nous sommes avec lui… l’hiver n’existe pas vraiment, l’hiver ce n’est que nous en dehors de nous, que notre miroir… notre côté givré… car l’hiver n’existe pas en dehors de nous, il n’est qu’en nous, il est partout… l’hiver nous permet d’apprécier le cycle des saisons, sa bipolarité, chaud et froid, sa quadripolarité, printemps été lit vert, automne et hiver…

l’hiver nous rend gaga à rêver au printemps, l’hiver nous rend suave à sweater l’été, l’hiver nous rend couleur foule d’automne… l’hiver met les choses au clair, et chaque chose en son temps et à sa place… l’hiver nous pousse au cul, l’hiver nous y met le feu… en fait l’hiver nous chauffe la vie au corps…

l’hiver tue toute impureté, l’hiver remet tous les cadrans à zéro… l’hiver, la nature, et l’ours dort, paisible, dans sa caverne… tandis qu’en région, l’homme rentre dans sa taverne… les deux pieds sur la bavette du poêle… l’hiver nous rend brave, l’hiver nous bave, l’hiver nous rend frette et drette…  awèye l’allumette…

l’hiver c’est pas l’enfer, l’hiver c’est l’envers du décor… c’est le nord du sud, c’est le bout du chemin… l’hiver faut ouvrir le chemin… l’hiver tous les chars sont blancs, et lors des nuits de pleine lune, toutes les cas de conscience s’éclairent, sont clairs… et croustillants… et lumineux… et numineux…

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ah l’hiver que j’aime, et que j’étrenne… et qui m’entraîne, loin en dedans de moi, loin au sein des mois, décembre janvier février… et vive février en masse, court et doux, short and sweet et doux et fou… ptit mois annonciateur de promesses et de lumière, annonciateur de printemps… pré temps des sucres…

l’hiver, tu me joues un tour, je te joue dehors, tu me rentres en dedans, je me sors dehors et me r’tourne de bord… hiver je te pellette par en avant, tu me charries par en dedans… l’hiver tu allumes mon feu, et me le mets au derrière aussi parfois, surtout par grands froids…

l’hiver tu m’offres un jeu de moment présent… car comme aucune autre saison, tu nous tentes à ne plus être ici, dans le now, souhaitant souvent l’été… ah hiver mal aimé… pourtant, tu es cadeau, présent, lent et reposant, slow et mollo… tu as tout ton temps, et tu prends bien le nôtre…

cher hiver, allume encore et encore la vie en nous, allume en corps encore l’esprit de la grande vie, le souffle du toucher juste sur la braise bise, sur la braise bien prise…

l’hiver t’es trop hot, top hot… et hop hop hop… et up up up… pop pop up…

l’hiver de gré, ou l’hiver de force…

feu

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