2.0 virgule 12 / 31/1/14
traduction: quand on écrit, on offre le silence autant que l’histoire… les mots sont la partie du silence qui peuvent être dits…
m’entendez-vous ? saisissez-vous ce que je tente de dire ? me comprenez-vous quand vous lisez entre les lignes lignes et les dignes ding ? voyez-vous les points sur les i et croisez-vous les barres sur les T ?
car justement, je n’écris que pour tenter de dire ce que je ne peux dire… toute une job… j’ai presque terminé l’édition de mes 570 premières chroniques, je suis passé à-travers des millions de mots… me relisant me relisant, encore et encore… que de mots dits… pour en arriver encore ici… un mot à la fois, le silence dans la foi…
et je ne ne me saisis même pas encore tout à fait moi-même, quoi que je commence à savoir qui je ne suis pas à travers ces ptits mots dits… mais j’ai aussi dit des gros mots, pas juste des ptits… toutes sortes de mots à part ça… des mots de trop, des maux de dos… des mots à dire, et à maudire… des mots d’ati…
les mots ne servent qu’à faire le pont entre deux silences… alors voilà… voici…
Osho nous disait souvent qu’il ne parlait que pour occuper notre mental pendant que le vrai travail prenait place, pendant que la vraie job se faisait… il travaillait sur nos âmes… en passant par le coeur…

souvent, je me demande pourquoi j’envoies ces chapelets de lettres dans la stratosphère… pourquoi je m’évertue à taper sur mon clavier… mais qu’a-t’il tant à dire ce chroniqueur ? que veut-il tant communiquer ? quand au fond il ne veut que communier avec vous lecteurs/trices… ne faire qu’un, n’être qu’une seule et même personne… vos deux yeux et mes dix doigts…
car vous et moi même combat, même arène, mêmes ébats, mêmes beaux draps, même vie qui bat dans nos coeurs et nos bras… même sang qui coule dans nos veines et artères… une seule vie, qu’on réalise qu’on en aie seulement une ou huit, comme les chats… une seule vie dans laquelle nous faisons tous et toutes du mieux que l’on peut, du mieux que l’on veut…
on écrit pour parler comme on parle pour ne pas écrire… mais ce que l’on communique est parfois surprenant… révélateur… communiant… on n’est pas seul en soi… tous nos ancêtres y résident à perpétuité… et lorsqu’on écrit, on se surprend souvent soi-même… quand on écrit publiquement et qu’on ne se censure pas, on peut surprendre les autres aussi…
vraiment surprenant tout ce que l’on transporte dans sa boîte à mots… y a de vieilles structures de phrases qui poppent up régulièrement… surprenant… les mots de ma tradition se révèlent à moi par mes doigts… parfois je les laisse, parfois je les laisse aussi… et parfois ce sont eux qui me tiennent en laisse…

et parfois c’est la mère qui nous sort par les doigts… et parfois le père qui dit… et dicte… et tape, sur le clavier ou sur les nerfs…
alors quoi à dire de si important ? pourquoi ces millions de mots ?
si je n’écrivais pas, le monde serait à peu près exactement pareil, le monde serait monde et la vie lui passerait dessus, comme si j’écrivais cette chronique… ou pas… d’ailleurs je pourrais écrire cette chronique et ne pas la poster… quelle différence ? pour qui on écrit au juste ?
mais c’est probablement l’amour des mots qui me tapent sur le nerf de la guerre… ces mots pour leurs jeux, leurs sens et double-sens, leur démesure, leur signification, leur racine éthymologique qui remonte au latin… cours toujours mon latin… chaque mot, chacun comme un outil précis dans la grande boîte à tout ptits, chacun utile pour une tâche particulière… unique, essentiel et humblement non requis… car au bout du conte, le silence…
alors lecteurs/trices, plaisir de vous avoir rejoint jusqu’ici… quand même tout un miracle que nous soyons encore ensemble rendus ici vous et moi non ? car tellement d’opportunités que vous ayez été voir ailleurs si vous y étiez… et moi qui attendais ici… impatiemment…
allez on se rencontre au-delà des mots… à tout de suite…

Et bien moi, tes mots dits, écrits et lus pratiquement toutes tes chroniques,
me font vibrer du cœur et de l’intérieur.
Celle-ci je l’adore!
La façon dont tu réussis à me toucher, sans toucher;
à m’émouvoir sans le savoir peut-être…
Des mots qui oui nous ressemblent ou nous rassemblent.
Tellement vibrante, élevante et qui me rend plus vivante de l’intérieur.
Merci Ati!
bienvenus à tous ces mots dits, bénis!
Aho!
Chantal
aho chantal…
Je reste sans mots, devant ce beau texte! Shuttttt….