compassion douloureuse et libératrice

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traduction : la compassion est douloureuse… quand vous vous sentez en lien avec tout, vous vous sentez également responsable pour tout… et vous ne pouvez pas retourner en arrière… votre destin est lié à celui des autres… vous devez apprendre soit à porter l’univers ou à être écrasé par cet univers… vous devez devenir suffisamment fort(e) pour aimer le monde, et en même temps assez détaché(e) pour embrasser ses pires horreurs…  – Andrew Boyd

cette citation rejoint en moi quelque chose que je ressens depuis longtemps…

en fait, souvent je me demande comment je peux être heureux quand toute cette horreur prend place dans le monde: la Syrie, l’Irak, la Palestine et Israel, plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient, les droits humains en Chine, sans oublier l’Ukraine ces jours-ci…

et nous ne sommes pas en reste ici dans le plus meilleur pays du monde avec la misère de plusieurs de nos concitoyen(ne)s, les meurtres passionnels, le sort qu’on réserve à certaines premières nations, les sans-abris qui se les gèlent, les enfants abusés et négligés… et j’en passe mais vous voyez ce que je veux dire…

alors comment réussir à apprécier sa chance, son bonheur, cultiver sa gratitude, manger à sa faim, quand toute cette misère est aussi présente sur cette même grosse boule que nous partageons ? apprécier mon petit monde dans ce plus grand ?

car si nous sommes le moindrement ouvert(e), toute cette misère nous atteint, tout cette misère vit en nous aussi… la misère du monde est ma misère à moi aussi… gros package deal que cette existence… pas de limite entre bibi et le monde… en fait, rien n’est séparé du tout… tout est dans tout, Raoul nous le disait il y a longtemps déjà… donc si je suis sensible à ce qui se passe en moi, je suis sensible à tout ce qui vit hors de moi, autant le beau ptit rose bonbon que le gros noir lourd et sombre… si on accepte les fleurs, on doit accepter le pot dans lequel elles viennent…

tout un défi de rester ouvert et sensible au beau, au grand, au magnifique et, en même temps, ne pas être submergé(e) par la misère humaine… car la misère est toujours humaine… et comment voir la beauté du monde quand en même temps, on voit le sort que l’on réserve à la nature, autant humaine qu’environnementale ?

comment garder le coeur ouvert et l’âme en paix avec les risques que ça comporte ?  comment conserver un regard plein de compassion sur le monde et ses locataires sans juger ni chercher la faute ? et que faire ? pas simple…

ce monde est mon monde, notre monde, il m’appartient, il nous appartient… et je lui appartiens, et nous lui appartenons… pour le meilleur et pour le pire… pour le meilleur et pour le dire… en même temps, que puis-je faire pour changer ce monde ? il est grand ce monde… et complexe… et pas mal fou aussi…

certain(s) parmi vous avez peut-être tiqué sur le terme responsable dans la citationquoi ? moi responsable pour le monde entier ?  no way 

mais je crois qu’on doive prendre le terme responsable davantage comme une habileté à répondre (response/ability) que dans le strict sens catholique du terme à forte saveur de culpabilité… merci Jésus mais je ne te dois rien et je vais prendre ma part de responsabilité et te laisser la tienne… pas envie de payer pour l’éternité… donc être responsable comme dans «habile pour répondre» plutôt que de réagir mécaniquement… et de juger les autres et se dire que le monde est fou…

oui le monde est fou… mais nous sommes tous et chacun de ce monde, dans ce monde, ce monde, nous en faisons partie, et ce monde fait partie de nous… tous et toutes un peu fous et folles, et fofolles…

alors chers et chères ami(e)s, qu’en fait-on de ce monde ? quand fait-on ce monde dont nous rêvons temps ? ce monde, mon monde, notre monde… à faire et à refaire…

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traduction : chaque geste d’amour élève la vibration de toute l’énergie du multivers…

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en terminant, je tiens à saluer les gens à qui j’ai lancé une invitation FB hier et qui l’ont acceptée… bienvenue dans mon petit monde, heureux désormais de faire partie du vôtre aussi… notre destin est devenu commun… mon monde, notre monde…

2 réflexions au sujet de « compassion douloureuse et libératrice »

  1. Avatar de DanyDany

    Cette chronique décrit bien ce que je ressens présentement et très souvent.Mais il y aussi le sentiment d impuissance de tout régler qui est très fort et qui créer une culpabilité.Pourquoi moi et pourquoi pas eux ? Bref,right on the money Ati !

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  2. Avatar de Ravi/Jean-Claude CoutureRavi/Jean-Claude Couture

    ….selon les anciens mystiques, nous avons le pouvoir de créer dans le monde extérieur ce que nous imaginons par nos croyances (Gregg Braden, La Divine Matrice) alors à nous de changer avant de forcer le monde autour de nous à changer, même si cela semble complètement absurde. ……….. superbe chronique

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